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L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal

27. Mai 2026 um 08:42

La guerre pourrait se terminer avec un Iran plus confiant, plus radical et disposant de nouvelles ressources pour reconstruire son programme nucléaire

Gideon Rachman *

«La pire chose que vous puissiez faire dans une négociation est d’avoir l’air désespéré de la conclure. Ça donne à l’autre l’impression de sentir le sang, et alors vous êtes mort. La meilleure chose à faire est de négocier en position de force, et la capacité de pression est la plus grande force que vous puissiez avoir.»

Tel était le principe énoncé par Donald Trump (ou son prête-plume) dans «The Art of the Deal», publié en 1987 [en français Le plaisir des affaires, puis Trump par Trump].

Trump aurait peut-être dû relire son propre livre avant de poster le 5 avril : «Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon vous vivrez en enfer.» Aux yeux d’un observateur non averti, cette exigence semblait un tantinet désespérée – d’autant que Trump n’a pas donné suite à ses menaces de déchaîner une violence infernale contre l’Iran.

L’Iran dans une position plus forte qu’avant la guerre.

La triste réalité est que, dans les pourparlers pour mettre fin à la guerre, c’est Téhéran qui a eu la haute main. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a exercé une pression intense sur l’économie mondiale. Alors que les prix de l’essence augmentaient aux USA, la cote de popularité de Trump dans les sondages s’effondrait. Le résultat est qu’au moment où j’écris ces lignes, les USA semblent prêts à accepter un accord qui – à long terme – menace de laisser l’Iran dans une position plus forte qu’avant le début de cette guerre.

L’essence de l’accord qui se dessine est que l’Iran accepte d’ouvrir le détroit sans percevoir de péage. En échange, il bénéficie d’un allègement progressif des sanctions – y compris le dégel de milliards de dollars d’avoirs. L’Iran fera des promesses de restreindre son programme nucléaire. Mais les détails feront l’objet de négociations futures – cette question reste donc essentiellement non résolue.

Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas pressé et n’accepterait jamais un mauvais accord. Mais la réaction des Républicains faucons à l’accord émergent était révélatrice.

Le sénateur Ted Cruz a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une «erreur désastreuse» car elle laisserait l’Iran «capable d’enrichir de l’uranium et de développer des armes nucléaires, et d’avoir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz».

Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat, a averti que l’accord émergent «ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit».

Le gouvernement israélien, qui a joué un rôle crucial en persuadant Trump d’entrer en guerre en premier lieu, sera poli en public à propos de tout accord – non seulement parce que Benjamin Netanyahou doit bientôt affronter les électeurs. Mais la réalité est que le leader israélien a présenté la guerre comme une opportunité unique de provoquer un changement de régime en Iran.

Le régime iranien toujours en place – plus confiant, plus radical

Il voit maintenant le conflit se terminer alors que le régime iranien est toujours en place – plus confiant, plus radical et avec de nouvelles ressources financières pour reconstruire son programme nucléaire et son réseau de mandataires dans tout le Moyen-Orient.

Eli Groner, ancien directeur général du cabinet de Netanyahou, affirme que le fait que l’Iran puisse désormais fermer le détroit d’Ormuz à tout moment à l’avenir «est une victoire bien plus profonde et plus stratégique que n’importe quelle réussite militaire marquant des points». Son résumé tenait en un mot : «Désastre.»

Tout en atténuant potentiellement la situation financière et économique désastreuse de la république islamique, l’accord est susceptible de faire pencher l’équilibre régional des forces en faveur de l’Iran. Comme l’a observé Dan Shapiro, ancien ambassadeur usaméricain en Israël, sur X : «L’Iran a acquis une capacité de pression significative pour l’avenir en démontrant qu’il peut contrôler le détroit, en attaquant ses voisins et les bases américaines dans la région et en causant des dégâts importants, et en encaissant les coups les plus durs des USA et d’Israël et en survivant. »

Shapiro estime néanmoins que Trump est dans une telle impasse qu’accepter un mauvais accord qui ouvre le détroit serait une meilleure option que de continuer la guerre.

Compte tenu des risques croissants d’une crise énergétique et d’une récession mondiales, ce calcul est compréhensible. Les Etats-Unis ont également des souvenirs récents de guerres – y compris le Vietnam et l’Afghanistan – qui ont duré beaucoup trop longtemps, alors que les Etats-Unis luttaient en vain pour améliorer une position perdante.

Si et quand Trump acceptera un mauvais accord, ce sera parce qu’il n’a pas d’alternative viable. La proposition du sénateur Wicker était «de permettre aux forces armées qualifiées de l’Amérique de finir de détruire les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, puis de rouvrir le détroit». Mais une tentative de sécuriser le détroit par des moyens militaires aurait probablement nécessité le déploiement de troupes au sol et l’acceptation de lourdes pertes états-uniennes. Même alors, les Iraniens auraient pu menacer le transport maritime avec des drones ou des missiles.

Les menaces occasionnelles de Trump de déchaîner «l’Enfer» sur le régime iranien manquaient de crédibilité – en raison de son évidente réticence à s’engager dans une guerre terrestre et du danger de représailles iraniennes contre les États du Golfe et leurs infrastructures énergétiques.

Dans le jargon des analystes militaires, la vulnérabilité du Golfe a donné à l’Iran une «dominance de l’escalade». Le président américain – qui se compare obsessionnellement à l’ancien président Barack Obama – aimait railler l’accord nucléaire que l’administration Obama a conclu avec l’Iran en 2015. Trump l’a qualifié de «l’une des pires et des plus unilatérales transactions que les USA aient jamais conclues» et a affirmé : «Jamais, jamais, jamais de ma vie je n’ai vu une transaction aussi incompétente que notre accord avec l’Iran.» Mais Trump lui-même négocie désormais un accord qui ressemble, à bien des égards, à pire que celui négocié par Obama – en partie à cause du savoir latent que l’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz, quand bon lui semble. Sacré exploit de la part du maître de l’art du deal.

Source : Financial Times.

* Chroniqueur principal des affaires étrangères au Financial Times.

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États-Unis | Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie !

25. Mai 2026 um 08:30

L’État de droit ne cesse d’être piétiné par le président américain Donald Trump. Ce dernier a retiré sa plainte contre l’administration fiscale en contrepartie d’une immunité fiscale à vie pour lui, sa famille et ses entreprises. Il a également créé un fonds doté de 1,8 milliard de dollars pour indemniser ses partisans poursuivis sous Joe Biden après l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021. Ce n’est plus le président qui se soumet au droit mais le droit qui devient un gadget entre ses mains afin de servir ses intérêts. Comme dans la plus grotesque dictature du tiers-monde…

Imed Bahri  

Le New York Times a rapporté que l’administration Trump est entrée dans une phase inédite d’extension de l’immunité présidentielle suite à la décision très controversée du procureur général par intérim Todd Blanche qui n’est autre que l’ancien avocat personnel de Trump ! Cette mesure va au-delà du concept traditionnel de grâce présidentielle puisqu’elle accorde non seulement une protection contre les poursuites pénales mais aussi une immunité préventive contre toute enquête ou réclamation financière ou fiscale future.

Le juriste et ancien magistrat Jeffrey Toobin explique que le document publié par le Département de la Justice empêche définitivement le gouvernement américain de poursuivre le président Trump, les membres de sa famille ou ses entreprises dans des affaires financières et fiscales liées à des périodes antérieures, que ces affaires soient connues actuellement ou qu’elles puissent être révélées ultérieurement.

Selon l’auteur, cela met effectivement fin aux longues enquêtes que le fisc américain (IRS) menait sur les finances de Trump, des enquêtes qui auraient pu lui coûter des centaines de millions de dollars si elles avaient abouti à des conclusions défavorables.

Un clan au-dessus de la loi ! 

Le danger de ce document réside non seulement dans le classement sans suite des affaires en cours mais aussi dans l’impossibilité pour toute administration future de les rouvrir même si des preuves de violations financières ou fiscales venaient à apparaître.

Cette situation exceptionnelle où la famille Trump se trouve au-dessus des règles qui régissent le reste de la société américaine est un phénomène que Toobin décrit comme l’émergence d’une «nouvelle classe juridique» bénéficiant d’une immunité quasi permanente.

Pour parvenir à cette mesure, Trump et ses fils ont déposé plainte contre le fisc américain (IRS) suite à la fuite de leurs déclarations de revenus. Ils ont réclamé des milliards de dollars. Dans un second temps, il y a eu l’amnistie accordée au clan Trump en échange de l’abandon de leurs poursuites judiciaires contre l’administration fiscale. 

L’affaire était entachée d’un conflit d’intérêts flagrant puisque Trump était à la fois le plaignant et le supérieur hiérarchique du directeur de l’agence gouvernementale poursuivie.

Par conséquent, l’auteur conclut qu’il ne s’agissait pas d’un «accord à l’amiable» entre deux parties égales mais bien d’un abus de pouvoir exécutif visant à protéger le président et ses intérêts financiers.

Du clientélisme au service de Trump 

Par ailleurs, Toobin évoque un autre caprice trumpien à savoir la création d’un nouveau fonds fédéral d’environ 1,8 milliard de dollars, baptisé «Fonds anti-politisation», dont l’objectif est d’indemniser les personnes que l’administration considère comme victimes d’enquêtes gouvernementales injustes sous l’ère Biden.

Les bénéficiaires probables de ce fonds sont les personnes impliquées dans la prise d’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, après que Trump leur a accordé une grâce à son retour au pouvoir. Cela confère au président une influence politique et financière considérable car il peut ainsi distribuer des fonds publics à ses alliés par le biais d’un comité dont il contrôle de fait les membres.

L’auteur estime que ces développements constituent un prolongement d’une décision antérieure de la Cour suprême des États-Unis accordant aux présidents une large immunité pour leurs actes officiels accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Cependant, cette nouvelle mesure va encore plus loin car elle inclut les affaires civiles, financières et fiscales et non plus seulement les affaires pénales.

Toobin met en garde contre le risque de créer un précédent dangereux au sein du système politique américain car de futurs présidents pourraient s’arroger le droit de se soustraire ainsi que leurs familles à toute responsabilité future. Il estime que cette situation témoigne d’une profonde mutation du concept de la présidence américaine où la loi est désormais façonnée pour servir le président et sa famille au lieu de constituer un cadre général applicable à tous sans discrimination.

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Chine – Etats-Unis | La grande leçon de sagesse de Xi Jinping

23. Mai 2026 um 08:43

La récente rencontre à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping a constitué un tournant dans les relations internationales, la géopolitique mondiale et l’équilibre des puissances.

Habib Glenza

En recevant le président américain, venu lui demander de faire pression sur l’Iran afin qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, le président chinois a évoqué le «piège de Thucydide», concept utilisé par les analystes politiques pour souligner le risque de conflit entre deux puissances qui se menacent mutuellement, l’une établie et l’autre émergente. Soit, on l’a compris, entre la Chine, incarnant ici l’Athènes antique en pleine ascension, et les États-Unis, la Sparte de jadis, une puissance sur le retour qui va s’autodétruire.

Thucydide, l’Athénien, dans son récit de la guerre du Péloponnèse il y a près de 2 500 ans (au Vᵉ siècle avant J.-C.), racontait comment Sparte, confrontée au danger que représentait l’Athènes émergente, avait déclenché une guerre, qu’elle a fini par perdre.

L’avertissement est lourd de sens, et Trump a sans doute eu le temps de se faire expliquer l’analyse du Chinois qui doit être comprise non comme une ferme déclaration d’intention, car un conflit reste évitable, mais comme un avertissement à méditer. Le président chinois a d’ailleurs adopté une posture nettement plus conciliante envers les États-Unis que celle de son homologue yankee envers la Chine en déclarant qu’ensemble, la Chine et les Etats-Unis ont beaucoup à gagner.

Sagesse chinoise, forfanterie américaine

«Réaliser le grand renouveau de la Chine et rendre sa grandeur à l’Amérique peuvent parfaitement aller de pair, et de cette manière, on contribuerait au bien-être du monde entier», a lancé Jinping à Trump.

De son côté, Trump a réagi sur les réseaux sociaux, avertissant que Jinping avait déclaré, «avec beaucoup d’élégance», que les États-Unis étaient peut-être «une nation en déclin». Et de préciser avec sa forfanterie habituelle : «Il y a deux ans, c’était le cas. Mais aujourd’hui, les États-Unis sont la nation la plus dynamique du monde.»  

Quatre jours après la visite de Trump, le président russe Vladimir Poutine est arrivé lui aussi à Pékin pour une visite officielle de quatre jours. Accompagné de membres du gouvernement (cinq vice-Premiers ministres, huit ministres, et la présidente de la banque centrale) et de dirigeants d’entreprises leaders du gaz et du pétrole, officiellement pour célébrer le 25e anniversaire du Traité de coopération, d’amitié et de bon voisinage entre les deux pays.

Cette visite doit spécifiquement aboutir au renforcement du partenariat global et de la coopération stratégique entre les deux pays.

Une amitié qui se veut non dirigée contre quiconque, mais destinée à promouvoir la paix et la prospérité universelles, selon Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin. Qui a également souligné la forte convergence des politiques étrangères de Moscou et Pékin, une allusion directe à la crise iranienne et à ses répercussions régionales et internationales.

Cette rencontre est également l’occasion pour les deux dirigeants d’afficher leur proximité, dans la foulée de la visite de Trump en Chine dont les résultats ont été mitigés et controversés.

Selon le Kremlin, une quarantaine d’accords bilatéraux doivent être signés au terme de la visite. Les échanges entre les deux pays atteignent désormais 240 milliards de dollars, avec une hausse d’un tiers des exportations de brut russe au premier trimestre de cette année. La Chine est devenue le premier importateur de combustibles fossiles russes. Moscou espère également conclure un accord sur un nouveau gazoduc pour ouvrir de nouveaux débouchés.

Présentée avant l’invasion de l’Ukraine comme une «amitié sans limites», la relation s’est depuis resserrée, tout en devenant de plus en plus asymétrique, la Russie dépendant dorénavant fortement de ses liens commerciaux avec la Chine. De plus en plus dépendante pour se maintenir à flot, elle s’appuie aussi sur les exportations chinoises, devenues essentielles à son effort de guerre en Ukraine.

Un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale

    Selon l’agence de presse Chine nouvelle, le président Jinping a déclaré : «Nous avons su approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique avec une persévérance inébranlable qui a résisté à mille épreuves».

    De son côté Poutine a dit devant la presse que son pays et la Chine ont «une politique étrangère indépendante et souveraine. Elles œuvrent ensemble dans le cadre d’une coopération stratégique étroite et elles jouent un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale.» 

    Les deux pays soulignent, également, la nécessité «de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible» au Moyen-Orient, selon le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin. Ils sont en «accord complet» quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale

    Sans avoir recours à la force, sans avoir à capturer un chef d’Etat, sans vouloir revendiquer le Groenland, annexer le Canada, faire la guerre à l’Iran pour satisfaire les désidératas d’Israël, à Cuba et à d’autres pays militairement faibles, la Chine cherche à maintenir de bonnes relations avec les pays du monde entier, y compris les Etats-Unis. Si elle est en passe de devenir la première puissance économique (et, peut-être demain, militaire) du monde, grâce à la sagesse de Xi Jinping, elle n’est pas pressée de le crier sur tous les toits, de bomber le torse et de vouloir imposer sa volonté au reste monde, comme le fait, avec une pathétique maladresse, un Trump ignorant de l’histoire humaine.

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    Démonstration de force des Évangéliques à Washington

    20. Mai 2026 um 10:24

    Dimanche 17 mai 2026, une foule de milliers de chrétiens conservateurs dominée par les Évangéliques -noyau dur de l’électorat trumpiste- a transformé le National Mall en un lieu de culte évangélique, lors d’un événement intitulé « Rededicate 250 » organisé dans le cadre du 250e anniversaire de États-Unis et soutenu par Donald Trump. 

    Imed Bahri

    Le Washington Post a estimé que cet immense rassemblement religieux tenu dans le centre de Washington, D.C., avec le soutien du président américain, ravive l’un des débats les plus anciens et les plus sensibles de la vie politique américaine : l’Amérique est-elle fondamentalement une nation chrétienne ? Et où tracer la ligne de démarcation entre l’Église et l’État ?

    Le WP indique que l’évènement ayant rassemblé des milliers de participants dans une ambiance a mêlé culte évangélique et meeting politique national. Au programme : hymnes religieux, prières collectives et lectures bibliques, ainsi que des discours de hauts responsables de l’administration qui ont directement lié l’identité américaine au christianisme.

    Des écrans en forme de vitraux ont diffusé tour à tour des images des pères fondateurs des États-Unis et des vidéos de responsables de l’administration Trump à l’instar du secrétaire d’État à la Guerre Pete Hegseth, du secrétaire d’État Marco Rubio, du vice-président J.D. Vance et évidemment du président Trump lui-même ! Il a lu un passage des Écritures tiré du chapitre 7 du deuxième livre des Chroniques, issu de l’Ancien Testament. Cet extrait est régulièrement cité par les personnes estimant que les États-Unis sont une nation chrétienne à l’origine et qu’elle devrait revenir à cette identité.

    «Si mon peuple, sur lequel porte mon nom, s’humilie, prie, cherche mon visage et se détourne de ses travers alors je l’exaucerais depuis les cieux, je lui pardonnerais son péché et je guérirais son pays», a notamment lu Trump.

    Erosion de la séparation de l’Église et de l’État

    Les fils des célèbres pasteurs évangéliques Billy Graham (surnommé le Pape des Évangéliques), Jerry Falwell et Pat Robertson ont également pris la parole. Parmi les personnalités les plus en vue de la culture populaire contemporaine figuraient Sadie Robertson Huff, 28 ans, podcasteuse et star de l’émission Duck Dynasty et Jonathan Roumie, vedette de la série télévisée The Chosen qui retrace la vie de Jésus.

    Si les partisans de l’événement y voyaient une réaffirmation nécessaire de l’identité spirituelle américaine, ses détracteurs y voyaient un signe inquiétant de l’érosion de la séparation constitutionnelle de l’Église et de l’État.

    Le recours à ce type de discours religieux en public par de hauts responsables américains était rare dans la vie politique américaine contemporaine. Cependant, la seconde administration Trump a insisté sur la nécessité de présenter le christianisme non seulement comme une foi personnelle mais aussi comme le fondement spirituel même de l’État américain.

    Cet événement révèle également l’influence croissante de ce que l’on appelle le «nationalisme chrétien» au sein du mouvement conservateur américain. Cette idéologie repose sur la conviction que les États-Unis ont été fondés comme une nation chrétienne et doivent le rester politiquement et culturellement.

    Un événement religieux financé par des fonds publics

    Parallèlement, des manifestants rassemblés devant le site du festival brandissaient des pancartes proclamant : «L’Amérique n’est pas un pays chrétien», exprimant leur opposition à l’utilisation de fonds publics pour financer un événement religieux de cette ampleur.

    Une manifestante, Karen Irwin, a déclaré : «Je ne veux pas vivre dans un pays qui me dicte comment je pratique ma religion». Elle a décrit le festival comme «l’antithèse de ce que signifie être Américain, voire chrétien»

    Le débat porte sur la Constitution américaine et le principe de la séparation de l’Église et de l’État. Bien que la Constitution garantisse la liberté de religion et interdise l’établissement d’une religion d’État officielle, les Américains sont divisés depuis des siècles sur le degré de séparation entre le pouvoir politique et les institutions religieuses.

    Les partisans de cet événement ont soutenu que la reconnaissance du rôle historique du christianisme n’est pas contraire à la Constitution et les organisateurs ont souligné que nombre des Pères fondateurs des États-Unis étaient croyants.

    Un récit simplifié et déformé

    Cependant, des historiens interrogés par le WP ont affirmé que l’événement présentait un récit simpliste et déformé de l’histoire américaine, riche de sa diversité religieuse et culturelle. L’historien Matthew Sutton a critiqué l’utilisation par Trump de symboles bibliques, arguant que cela lui conférait une image politique quasi-sainte.

    Le rassemblement a également révélé des mutations au sein du christianisme américain contemporain. Le journal américain a noté que de nombreux participants confondaient la foi évangélique avec le nationalisme américain, les théories du complot voire certaines croyances spirituelles non conventionnelles.

    Ce n’était pas un simple rassemblement religieux mais une manifestation politique et culturelle d’une opinion de plus en plus répandue selon laquelle le christianisme est l’essence même de l’identité américaine. Si ses partisans y voient un projet de «renaissance morale», ses détracteurs avertissent qu’il menace l’un des fondements les plus importants de l’expérience démocratique américaine : la séparation de la religion et de l’État.

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    Chine-Etats-Unis ou l’inévitable affrontement

    15. Mai 2026 um 13:12

    En dépit des sourires de rigueur et des déclarations soporifiques des dirigeants des deux superpuissances mondiales actuelles, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire, tout en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes, y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial. L’affrontement, inévitable, serait-il seulement reporté ?  (Photo : Xi Jinping a reçu Donald Trump hier à Pékin. Devinez qui est le patron !) **

    Elyes Kasri *

    Tête-à-tête des titans, hier, jeudi 14 mai 2026, à Pékin, entre Donald Trump et Xi Jinping, chacun croyant à sa manière à la fin du monde. Le président chinois exprimant sa ferme croyance en la fin du monde unipolaire, tandis que son homologue américain, poussé par les chrétiens évangéliques et les milieux sionistes, surfe sur la vague idéologique et religieuse de la fin du monde tout court avec l’espoir d’une rédemption et l’avènement du messie salvateur.

    L’Amérique attend le retour du messie

    Les chrétiens évangéliques américains, socle politique du mouvement Make América Great Again (Maga), qui a ramené Trump à la Maison Blanche, en dépit de ses scandales à répétition, sont très infiltrés et financés par les milieux sionistes mondiaux, comme l’indique le triste épisode de l’assassinat de Charlie Kirk, leader de la jeunesse chrétienne de droite et de l’organisation TPUSA. Ils croient fermement en la bataille d’Armageddon menant à l’apocalypse et au retour du messie salvateur pour un règne de mille ans à Jérusalem.

    Ce n’est pas par accident si Michael Huckabee, ancien pasteur évangélique et actuel ambassadeur américain à Jérusalem, fait preuve d’une plus grande déférence à Benjamin Netanyahu et au projet du Grand Israël qu’à Trump et à la diplomatie officielle des Etats-Unis.

    La Chine s’est bien réveillée

    De son côté, la Chine donne tous les signes de s’être bien réveillée (référence à l’ouvrage d’Alain Peyrefitte qui se serait inspiré de Napoléon 1er qui aurait dit : «Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera le monde entier tremblera»).

    Longtemps focalisée sur son développement économique et technologique et sentant un puissant courant d’opinion aux Etats-Unis et dans certains quartiers de l’Alliance Atlantique la classant comme le rival et même l’ennemi numéro un de la Pax Americana-Judaica, la Chine adopte des positions mettant clairement en avant sa force économique, technologique et militaire en se posant comme le chef de file du courant mondial contestant l’ordre unipolaire et la suprématie américaine sous toutes ses formes y compris à travers l’énergie, le dollar et le système monétaire mondial.

    Cet eschatologisme, qui empreint les deux premières puissances mondiales, a une marge très réduite de convergence et d’importantes chances de mener, même si graduellement, vers un affrontement qui déterminera la force qui dominera le XXIe siècle.

    Les enjeux sont planétaires et le dénouement présente de nombreux indices de pénibilité et de dégâts collatéraux.

    Les puissances moyennes et petites font face au défi existentiel de surmonter la tempête qui pointe à l’horizon et la bourrasque qui risque d’emporter les plus légers et les moins amarrés à leur réel socio politique et socle populaire et régional.

    * Ancien ambassadeur.

    ** «Entre Xi Jinping et Donald Trump, le dominant n’est pas celui qu’on pense», titrait Alain Frachon sa chronique dans Le Monde d’hier.

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    Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? 

    14. Mai 2026 um 08:15

    Nombreux sont les fossoyeurs qui voient dans le Conseil de paix du président américain un rival de taille au Conseil de sécurité des Nations unies. Initialement prévu pour Gaza, sa seule tâche est de superviser la phase 2 d’un plan visant à mettre fin à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Donald Trump a revu à la hausse son conseil et corrigé sa trajectoire. Désormais, son but ultime est de promouvoir la stabilité et la paix dans les zones touchées ou menacées par des conflits. C’est la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf. Vanité des vanités et tout est vanité. Une initiative vouée à l’échec. Un «machin» * mort-né.

    Mohsen Redissi

    Les conflits armés sont des facteurs propices pour réfléchir et repenser la paix après la désolation et la destruction. Les Américains y sont passés maîtres dans les deux cas : faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.

    Les présidents américains ont acquis, au cours de leur histoire bien mouvementée, l’art et la manière de lancer des organismes multinationaux. Woodrow Wilson est le père fondateur de la Société des Nations (SDN) en 1918. Comble de l’ironie : le pays initiateur n’y a jamais siégé. Le Sénat américain de l’époque n’a pas ratifié le Traité de Versailles. Le «non» l’emporte et les États-Unis n’ont jamais fait partie de la SDN. 

    La guerre de 1939 redessine un nouvel ordre mondial. Franklin Delano Roosevelt, conjointement avec le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, trace les premiers contours d’une nouvelle structure : l’Organisation des Nations unies.

    Butin de guerre pour un opportuniste hors pair

    Le tout dernier, Donald Trump, est un opportuniste et un imitateur hors pair qui se met en scène. Il suit les chemins balisés par ses pairs. Selon Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Le président du Conseil a transféré au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement du chantier pour la reconstruction de Gaza. Gaza ! Trop peu pour lui.

    Le Conseil de sécurité des Nations unies est en quelque sorte complice. Dominé par les grandes puissances, les États-Unis en particulier, il n’a pas considéré le Conseil de paix comme un concurrent. L’initiative de Donald Trump peut faire des émules ; quelle serait la réaction du Conseil vis-à-vis de nouvelles initiatives ? La résolution 2803 du 17 novembre 2025 du Conseil de sécurité accorde au président américain, premier président du Conseil de paix, de larges pouvoirs. Une dérive grave. Il n’a de compte à rendre à aucune instance, ni nationale, ni internationale.

    Libre cours et libre de ses décisions. Une dualité s’installe entre ce qu’il fait et dit en sa qualité de président de la première puissance mondiale et ce qu’il fait et dit en sa qualité de président du Conseil de paix. Qui est qui ? Une double casquette, ce n’est pas nouveau : il s’affiche assez souvent arborant la casquette Maga rouge vif, son signe distinctif. Il est le seul, d’après la résolution, à pouvoir accepter les nouvelles adhésions, révoquer un membre, confirmer ou rejeter un vote. L’homme-orchestre.

    Une main de fer dans un gant de velours

    Trump s’est autoproclamé président à vie de son propre chef. L’article 3.3 du Conseil de paix stipule que «le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité…». Une attitude et une mentalité répandues dans ce qu’on appelle communément le tiers-monde et les régimes totalitaires, jamais dans des institutions qui se respectent. Il a ainsi confortablement assuré ses arrières en faisant main basse sur le Conseil pour le restant de sa vie. De la présidence des États-Unis à la présidence du Conseil avec un cumul de fonctions et une double paie. Une vie cousue de fil d’or. Il sera souvent au-devant de la scène internationale. Gare à vous !

    Un ticket d’entrée à un milliard de dollars est exigé pour les membres permanents, les VIP. Une somme considérée comme faramineuse. Un club fermé réservé aux très riches. Un mandat de second degré, de trois ans max, est réservé aux autres membres du conseil, avec une possibilité de renouvellement par la grâce du sieur Trump. L’égalité des chances est écartée d’après la charte.

    Promoteurs immobiliers et affairistes alléchés

    Trump n’a ouvert que la première et l’unique réunion préparatoire de son Board of Peace (BoP), le Conseil de paix. Une réunion de promoteurs immobiliers et d’affairistes alléchés par l’odeur de l’argent facile. Ce sont les nouveaux liquidateurs de la Palestine. Une Déclaration Balfour 2 en bonne et due forme. 

    Trump a promis de s’atteler à la tâche d’établir un plan de développement économique à la hauteur des espérances des membres du Conseil et des attentes de leurs partenaires financiers. Gaza sera une ville moderne et prospère à l’image des nouvelles villes du Golfe arabique.

    Pour l’instant, ni paix ni trêve à Gaza : des tirs de missiles et des bombardements rythment les journées, semant la mort et la désolation, même la nuit quand les Palestiniens s’y attendent le moins. Destruction contre reconstruction et désolation contre une paix fugitive.

    Obsolescence programmée

    La vie dudit Conseil est comptée. Le ver est dans le fruit. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs endogènes. Donner les pleins pouvoirs à une seule personne sans garde-fous, checks and balances chers aux Américains, c’est aller au-devant de la confrontation et du culte excessif de la personnalité.

    Trump est obnubilé par son ego ; il ne cesse de rabaisser ses interlocuteurs et de les traiter comme trois fois rien, même ses pairs ne sont pas épargnés.

    La résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité de l’Onu a accordé au président du Conseil un délai, jusqu’en décembre 2027, pour mettre en place les assises du conseil, et l’a autorisé à déployer une Force internationale d’interposition dans l’esprit et le rôle que jouent les Casques bleus. Cette force pourra-t-elle créer une zone tampon entre toutes les forces en présence pour stabiliser l’enclave ?

    Le temps presse : le mandat de Trump en tant que président des États-Unis prend fin le lendemain des résultats des élections présidentielles de novembre 2029. Le Conseil de paix est appelé à disparaître quelques instants, jours ou mois après la fin du mandat de D.T. Paix à son âme.

    Quel Conseil de quelle paix ?

    Trump prône la paix mais met toute son ardeur à semer la zizanie et la discorde entre les nations. Une imposition tarifaire monstre, un rapt au Venezuela, une guerre au Moyen-Orient. La faiblesse du conseil réside dans sa structure : l’adhésion se fait selon l’épaisseur du portefeuille et non selon le désir de servir autrui sans rien attendre en retour. Trump le veut ainsi. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Lui est le premier intéressé. Le sort de Gaza et le devenir des Palestiniens sont leurs derniers soucis. Certains membres, la peur au ventre, ont rejoint les rangs pour plaire à D.T. Tels des moutons de Panurge. Le torchon brûle entre plusieurs membres d’un organe qui prétend régler les conflits et faire régner la paix. Ses murs sont lézardés dès sa conception.

    Comment peut-on œuvrer pour la paix et la concorde quand la Grande-Bretagne refuse d’y siéger en présence de la Russie ? Le Canada a été invité puis recalé. Cette volte-face est considérée comme une peine pour sa sagacité face à la voracité de Trump Baba ou l’Oncle pique-sous . Le gouvernement canadien oppose une résistance farouche face aux visées hégémoniques de D.T. Ce dernier compte, dans son esprit accapareur, agrandir les États-Unis aux dépens du Danemark et réécrire une nouvelle page de l’histoire américaine. Cette fois-ci, une ruée vers l’est. Des colons d’un genre nouveau. Le Danemark refuse (Nej tak, non merci) de céder son lopin de terre. Tout à son honneur. Si la discorde États-Unis vs Canada perdure, elle risquerait de mettre en péril un ancien accord commercial de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord, l’Alena (Nafta), conclu en 1992.

    Donald Trump le dos au mur

    Le Conseil de sécurité des Nations unies, tout au long de son histoire, n’a pas cessé de condamner Israël pour ses multiples violations des résolutions des Nations unies et du droit international. Plus de 131 résolutions sont restées lettres mortes. D.T. est devant un défi majeur. Israël est son partenaire stratégique, membre de ce même Conseil et membre du commandement de la Force de stabilisation internationale. Comment un conseil, fraîchement moulu et créé de toutes pièces, va-t-il faire pour obliger Israël à se conformer aux résolutions du Conseil de paix ? À suivre !

    * Le Général De Gaulle appelait le «Machin» l’Organisation des Nations Unies, la jugeant ô combien inutile et même dangereuse.

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    Marokko – Rabat verurteilt bewaffneten Angriff auf US-Korrespondentendinner

    Von: maghreb
    26. April 2026 um 19:44

    Weißes HausNach den Schüssen auf die US-Präsidentschaftsfamilie in Washington bekundet das Königreich seine Solidarität mit dem engen Verbündeten und warnt vor politischer Gewalt. Rabat – Am Abend des 25. April 2026 wurde das jährliche White House Correspondents‘ Dinner in Washington zum Schauplatz eines schwerwiegenden Sicherheitsvorfalls. Während des festlichen Empfangs im Washington Hilton, an dem rund 2.600 […]

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    Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

    05. Januar 2026 um 09:50

    Le président américain Donald Trump a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre de la Colombie, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une intervention militaire américaine. Des déclarations qui s’inscrivent dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques.

    S’exprimant dimanche devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, Donald Trump a qualifié la Colombie de pays « très malade », affirmant qu’elle était dirigée par « un homme malade ». Sans le nommer explicitement, le président américain semblait viser son homologue colombien Gustavo Petro, qu’il a accusé de fermer les yeux sur la production et l’exportation de cocaïne vers les États-Unis.

    Selon Trump, cette situation ne pourrait pas durer, laissant entendre que Washington pourrait durcir sa réponse face à ce qu’il considère comme une menace directe pour la sécurité américaine.

    Une option militaire ouvertement évoquée

    Interrogé sur l’éventualité d’une opération militaire contre la Colombie, Donald Trump n’a pas écarté cette hypothèse. « Cela me paraît bien », a-t-il répondu, sans fournir davantage de détails sur la nature ou le calendrier d’une telle intervention.

    Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce fracassante de la Maison-Blanche concernant une opération menée à Caracas, au cours de laquelle les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Ce dernier est accusé par l’administration Trump d’être impliqué dans un vaste réseau de narcotrafic et aurait été transféré à New York pour être présenté à la justice américaine.

    Cuba jugée hors de portée d’une intervention

    Dans le même temps, Donald Trump a estimé qu’une intervention militaire américaine à Cuba ne serait probablement pas nécessaire. Selon lui, l’île serait déjà engagée dans un processus d’effondrement interne, rendant toute action militaire superflue.

    Ces déclarations, mêlant menaces explicites et jugements abrupts, risquent d’alimenter les tensions diplomatiques en Amérique latine, où plusieurs capitales observent avec inquiétude l’escalade verbale du président américain.

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    Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines

    03. Januar 2026 um 10:50

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le Venezuela a basculé dans une séquence d’une gravité inédite. Après plusieurs heures d’explosions à Caracas et dans d’autres régions du pays, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, confirmant ainsi une opération militaire directe menée sur le sol vénézuélien.

    Selon des témoins cités par Reuters, des détonations, des survols d’aéronefs à basse altitude et d’épais panaches de fumée noire ont été observés à Caracas à partir de 2 heures du matin (06h00 GMT), pendant près de quatre-vingt-dix minutes. Des coupures d’électricité ont touché le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Le gouvernement vénézuélien affirme que des frappes ont également visé les États de Miranda, Aragua et La Guaira.

    Une annonce spectaculaire, encore sans confirmation indépendante

    Dans une déclaration officielle, Donald Trump a assuré que Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » à l’issue de ces frappes, présentées comme une opération de grande ampleur. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’est venue corroborer cette annonce, et les autorités vénézuéliennes n’ont pas reconnu la capture du chef de l’État.

    Quelques heures plus tôt, Caracas avait pourtant décrété l’état d’urgence et annoncé la mobilisation des forces armées, dénonçant une « agression impérialiste » et accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole et les minerais. Le pouvoir chaviste a assuré que les États-Unis « n’atteindraient pas leurs objectifs », sans préciser la situation du président Maduro.

    De la pression maximale à l’intervention directe

    Si elle venait à être confirmée, la capture du président vénézuélien marquerait un tournant historique dans les relations entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump multipliait sanctions économiques, menaces publiques et opérations militaires ciblées, principalement en mer, contre des navires accusés de trafic de drogue.

    Les États-Unis contestent la légitimité de Nicolás Maduro, qu’ils accusent d’avoir truqué l’élection présidentielle de l’an dernier pour se maintenir au pouvoir. Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche avec une ligne dure sur l’Amérique latine, avait récemment estimé qu’il serait « intelligent » pour le dirigeant vénézuélien de quitter le pouvoir.

    Washington a parallèlement renforcé de manière significative son dispositif militaire dans la région, avec le déploiement d’un porte-avions, de navires de guerre et d’avions de combat dans les Caraïbes, tout en évoquant un possible blocus du pétrole vénézuélien.

    Un choc régional aux conséquences incertaines

    Dans les rues de Caracas, la stupeur domine. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des habitants filmant les explosions depuis leurs fenêtres, parfois entre cris de peur et silence incrédule. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade.

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    Scandale Epstein : 16 fichiers disparaissent mystérieusement du site du ministère de la Justice américain

    21. Dezember 2025 um 12:21

    Seize fichiers liés à l’affaire Jeffrey Epstein ont disparu du site officiel du ministère de la Justice des États-Unis, dont une photo montrant l’ancien président Donald Trump, moins de 24 heures après leur mise en ligne. Le ministère n’a fourni aucune explication officielle sur cette disparition, provoquant un regain d’interrogations autour de la transparence du dossier.

    Une disparition inexpliquée

    Les fichiers concernés, rendus publics vendredi, n’étaient plus accessibles samedi matin. Leur disparition concerne notamment des images et documents relatifs à Jeffrey Epstein et à son entourage. Parmi ces fichiers figurait une photo montrant Donald Trump aux côtés d’Epstein, de Melania Trump et de Ghislaine Maxwell, ancienne collaboratrice proche d’Epstein.

    D’autres fichiers incluaient des photos de tableaux représentant des femmes et des clichés montrant des photographies placées sur une commode et à l’intérieur de tiroirs, donnant un aperçu de l’environnement privé d’Epstein.

    Vers une transparence sous contrôle

    Interrogé sur la disparition de ces documents, le ministère de la Justice américain n’a pas fourni de justification détaillée. Sur le réseau X (anciennement Twitter), il a simplement indiqué que « les photos et autres matériaux feront l’objet d’une révision et d’une modification continues conformément à la loi, par mesure de précaution à la réception d’informations supplémentaires ».

    Cette réponse laisse planer le doute sur les raisons exactes de la suppression, renforçant les théories autour d’une éventuelle manipulation des archives accessibles au public.

    Cette disparition intervient dans un contexte où les documents relatifs à l’affaire Epstein ont été largement surveillés par le public et les médias, notamment en raison des personnalités impliquées. Les experts estiment que toute modification ou suppression de fichiers peut avoir des implications sur la perception de la transparence du ministère et sur le suivi judiciaire des affaires liées à Epstein.

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    Donald Trump poursuit la BBC pour diffamation et réclame 5 milliards de dollars

    16. Dezember 2025 um 11:41
    Donald Trump poursuit la BBC pour diffamation et réclame 5 milliards de dollars

    Le président américain Donald Trump a intenté une action en diffamation d’un montant de 5 milliards de dollars contre la BBC, l’accusant d’avoir déformé intentionnellement un extrait de son discours du 6 janvier 2021 dans un documentaire de l’émission Panorama. Selon les documents déposés devant un tribunal en Floride, Trump reproche à la chaîne publique […]

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    Racisme : Trump qualifie des pays du tiers-monde de “trous à rats” lors d’un meeting

    10. Dezember 2025 um 20:42
    Racisme : Trump qualifie des pays du tiers-monde de “trous à rats” lors d’un meeting

    Lors de son rassemblement en Pennsylvanie, Donald Trump a de nouveau laissé éclater son racisme ordinaire à travers une tirade particulièrement choquante sur l’immigration. S’adressant à son public, il a expliqué vouloir davantage de personnes venues de Norvège, de Suède ou du Danemark, qualifiées de « gens sympas », avant d’opposer à ces Européens les […]

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    Trump transforme le Nobel de Machado en hommage personnel

    11. Oktober 2025 um 09:12

    Fidèle à son style, Donald Trump a trouvé le moyen de ramener à lui le prix Nobel de la paix attribué vendredi à Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne récompensée pour son combat démocratique contre le régime de Nicolás Maduro.

    Lors d’une conférence de presse à Washington, le président américain a affirmé que la lauréate l’avait appelé “pour lui dédier” la distinction.

    “Elle m’a dit qu’elle l’acceptait en mon honneur, parce que je le mérite vraiment”, a lancé Trump, avant d’ajouter, non sans humour : “Je ne lui ai pas demandé de me le donner, mais elle aurait pu.”

    Maria Corina Machado a bien confirmé un entretien téléphonique avec le président américain dans un entretien à El País, mais sans mentionner de dédicace.

    À la Maison-Blanche, ces déclarations font grincer des dents : plusieurs conseillers dénoncent une récupération politique, tandis que Trump assure qu’il “continuera à sauver des vies et à conclure des accords de paix”.

    Trump: "The person who actually got the Nobel Prize called today, called me, and said 'I'm accepting this in honor of you, because you really deserved it.' A really nice thing to do. I didn't say 'Then give it to me, though.'" pic.twitter.com/NsMY97IP2J

    — Aaron Rupar (@atrupar) October 10, 2025

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    Accord sur Gaza et moment théâtral : Comment Trump a orchestré la trêve

    09. Oktober 2025 um 10:42

    Mercredi, Donald Trump a annoncé un accord historique entre Israël et le Hamas, marquant le début d’une trêve à Gaza. Derrière cette scène spectaculaire, le président américain a joué un rôle déterminant en combinant pressions diplomatiques, négociations secrètes et mises en scène médiatiques, pour faire accepter le plan et sécuriser la libération des otages.

    Un moment théâtral à la Maison-Blanche

    Mercredi, en pleine réunion télévisée à la Maison-Blanche, le secrétaire d’État a interrompu Donald Trump pour lui remettre une note confidentielle. Le président américain a alors levé les yeux vers les caméras avant d’annoncer sur son réseau Truth Social : « BÉNIS SOIENT LES FAISEURS DE PAIX ! ».

    L’annonce tonitruante marquait l’aboutissement de plusieurs jours de tractations menées dans le plus grand secret, entre Washington, Doha, Le Caire et Jérusalem. Si Trump s’est empressé d’endosser le rôle de « faiseur de paix », ses équipes diplomatiques travaillaient depuis des semaines à convaincre les deux camps d’accepter la première phase du plan de paix de Gaza, centré sur un cessez-le-feu humanitaire et un échange d’otages.

    Pression directe sur Benyamin Netanyahu

    Officiellement allié indéfectible d’Israël, Donald Trump n’a pas offert de chèque en blanc à Benyamin Netanyahu. Lors de leur rencontre à la Maison-Blanche le 29 septembre, le président américain a surpris son hôte en lui présentant un plan de paix en 20 points, élaboré avec la participation de plusieurs dirigeants arabes et musulmans rencontrés à l’ONU quelques jours plus tôt.

    Parmi les points qui ont irrité le Premier ministre israélien figure la mention explicite d’un État palestinien, une ligne rouge pour une partie de son gouvernement. Mais Trump a insisté : sans cette concession, aucun consensus régional n’était possible. En coulisses, il aurait dit à Netanyahu, selon Axios : « Bibi, c’est ta chance de victoire. Avec moi, tu n’as pas le choix. »

    Une coalition arabe reconstituée

    Trump a également tiré parti d’un épisode diplomatique tendu : une attaque israélienne au Qatar, survenue alors que les discussions approchaient d’un tournant. Furieux, le président américain a utilisé l’indignation des États arabes pour rallier un front commun autour de son initiative.

    Il a même contraint Netanyahu à appeler l’émir du Qatar depuis le Bureau ovale pour présenter des excuses officielles. Une scène immortalisée par la Maison-Blanche : on y voit Trump tenant le combiné pendant que le chef du gouvernement israélien lit des excuses préparées à l’avance.

    Peu après, Washington a signé un décret de garanties de sécurité en faveur du Qatar, preuve du rôle central que cet émirat joue dans la médiation. Ce geste illustre la nouvelle orientation de Trump, qui mise désormais sur ses alliances arabes tissées lors de ses deux mandats.

    Une stratégie à double tranchant avec le Hamas

    En parallèle, Trump a exercé une pression maximale sur le Hamas, lui fixant un ultimatum : accepter un accord avant le 5 octobre, sous peine de subir un « enfer total ». Le mouvement islamiste a toutefois su exploiter le désir du président américain de rapatrier les otages israéliens détenus à Gaza.

    Plusieurs rencontres ont eu lieu à la Maison-Blanche entre Trump et les familles des otages, préparant une mise en scène politique à fort impact. L’annonce de leur libération prochaine, prévue pour lundi, constitue déjà une victoire symbolique pour le président.

    Dans un geste inédit, il a même republié une déclaration officielle du Hamas, pourtant considéré par Washington comme une organisation terroriste, sans la commenter. Pour Trump, peu importe les nuances : ce qui compte, c’est le message d’efficacité et de puissance projeté vers l’opinion américaine.

    Un calcul politique assumé

    L’accord sur Gaza offre à Donald Trump une double opportunité : redorer son image internationale et imposer sa marque sur la diplomatie du Proche-Orient, à un an d’une possible nouvelle campagne électorale.

    Après les Accords d’Abraham de 2020, cette percée pourrait asseoir son statut de négociateur pragmatique capable de forcer les adversaires à la table des discussions. Pour ses soutiens, c’est la démonstration que « seul Trump » pouvait briser le mur de méfiance entre Israël, le Hamas et leurs voisins arabes.

    Mais pour ses détracteurs, il s’agit avant tout d’un coup politique, orchestré pour maximiser son image et peser sur les équilibres diplomatiques régionaux.

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