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Portrait. Ouassila Arras, une mémoire en chantier

25. September 2026 um 09:05
Des matériaux de chantier aux tapis détissés, Ouassila Arras place la transmission au cœur de sa pratique. Entre la France et l’Algérie, l’artiste explore les silences, les mémoires et les histoires qui se transmettent d’une génération à l’autre. Son travail…

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Trump vs les médias américains : un bras de fer à haut risque

23. September 2026 um 11:10

Donald Trump face à ses démons. En s’attaquant frontalement à plusieurs médias américains, le président américain a engagé un bras de fer explosif avec la presse, au risque de heurter l’un des piliers de la démocratie américaine.

 

Les Pères fondateurs de l’Amérique doivent se retourner dans leurs tombes. Ces hommes, qui participèrent à la Révolution américaine, à l’indépendance des États-Unis et à la création de leurs institutions à la fin du XVIIIᵉ siècle et qui avaient fait de la liberté d’expression et de la liberté de la presse le socle de la démocratie américaine, verraient aujourd’hui leur héritage constitutionnel sérieusement malmené.

Ainsi, le Premier amendement de la Constitution, conçu pour protéger la parole libre des citoyens contre les abus du pouvoir, se retrouve ainsi au cœur d’un bras de fer inédit entre la Maison-Blanche et une partie de la presse américaine.

Or, en s’attaquant à des médias qu’il accuse de diffuser de « fausses informations », Donald Trump semble avoir franchi une ligne rouge constitutionnelle. Lui qui, Bible à la main, avait juré lors de son investiture de « préserver, protéger et défendre » la Constitution et les lois des États-Unis, semble désormais engagé dans un bras de fer frontal avec une partie de la presse américaine. Car le droit américain encadre strictement la possibilité pour le gouvernement de sélectionner ou d’exclure des journalistes en fonction de leurs opinions ou de leur couverture éditoriale.

Pied de nez

En effet, après avoir, le 19 septembre 2026, exclu de la Maison-Blanche des journalistes des chaînes de télévision CNN et MSNOW (anciennement MSNBC) ainsi que le média en ligne Politico «avec effet immédiat», les accusant de diffuser des « fake news », de la « fiction » et des « mensonges », et affirmé qu’il ne voulait plus les voir « dans son bureau », Donald Trump est passé à la vitesse supérieure. Et ce, en lançant sa propre chaîne privée, « Trump TV », une chaîne YouTube qui lui est exclusivement consacrée et disponible 24h/24 et 7j/7. Une manière pour l’imprévisible milliardaire républicain de contourner les médias traditionnels et de s’adresser directement au public.

« D’autres médias propagateurs de fausses informations suivront », avait prévenu le président républicain. Une menace qui intervient dans un contexte politique particulièrement difficile pour Donald Trump, à quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre. Sa cote de popularité s’est récemment dégradée, sur fond de mécontentement croissant face au coût de la vie et à la hausse des prix du carburant.

La guerre en Iran, qui se prolonge depuis plusieurs mois sans issue clairement en vue, pèse également sur son bilan aux yeux d’une partie de l’opinion américaine.

Fronde

Mais c’était sans compter sur le sursaut de la presse américaine. Consciente que la décision de Donald Trump pourrait créer un dangereux précédent et faire jurisprudence, l’ensemble de la profession s’est rapidement mobilisé. Dans  un mouvement de solidarité inédit, les trois médias bannis de la Maison-Blanche ont ainsi reçu le soutien de leurs confrères, y compris de médias conservateurs, pourtant loin d’être systématiquement hostiles au président.

Le front de la presse s’est même élargi aux quatre autres chaînes qui composent le « pool » présidentiel — CBS, ABC, NBC et Fox. Toutes ont décidé de suspendre leur participation à ce dispositif chargé de suivre les déplacements et activités du président américain, notamment ses voyages officiels, comme celui effectué cette semaine à New York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, où CNN devait initialement assurer la couverture.

« A partir d’aujourd’hui, le pool télé ne couvrira pas les événements auxquels participera le président », a indiqué Bryan Boughton, représentant de Fox et organisateur de ce groupe de chaînes.

Un exemple spectaculaire de ce boycott des activités présidentielles par les grandes chaînes américaines — CBS, ABC, NBC et Fox ? L’inauguration lundi 21 septembre par Donald Trump d’une gigantesque plateforme pour hélicoptères, installée à la Maison-Blanche, n’a tout simplement pas été retransmise à la télévision. De plus, sur le départ pour New York, où il devait participer à l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump s’est contenté de prononcer un bref discours. Mais faute de couverture télévisée par les grandes chaînes, les images diffusées par la Maison-Blanche elle-même, sur lesquelles on distingue à peine ses propos, ont constitué l’essentiel de la séquence constituée d’images mais sans son.

Rappelons enfin que les trois médias interdits d’accès à la Maison-Blanche ont déposé plainte et demandent la suspension en urgence de la mesure les visant. Dans leur plainte, CNN, MS Now et Politico estiment que la décision de Donald Trump constitue une atteinte « directe au Premier amendement » de la Constitution américaine, garantissant la liberté de la presse, et une violation « flagrante de nos principes constitutionnels les plus fondamentaux ».

Reste désormais à savoir si cette mobilisation, la première d’une telle ampleur depuis le début de son second mandat marqué par des attaques répétées contre les journalistes, finira par infléchir Donald Trump. Le président américain est un téléspectateur compulsif et un grand amateur de couverture médiatique, de reportages et de clichés de presse. Privé désormais d’une partie de cette exposition médiatique, il devra surtout compter sur sa propre chaîne pour revoir en boucle ses anciens discours. Une bien maigre consolation pour cet octogénaire à l’égo surdimensionné.

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Droits de l’Homme : renouvellement officiel de la Commission nationale de suivi et d’élaboration des rapports

21. September 2026 um 16:09

Un texte réglementaire daté du 18 septembre 2026, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), officialise la désignation des membres de l’instance nationale chargée de la coordination, de la rédaction, de la présentation des rapports et du suivi des recommandations en matière de droits humains.

Cette décision émanant de la cheffe du gouvernement modifie la composition d’une structure regroupant des délégués issus de la Présidence du gouvernement, de l’Institut national de la statistique (INS) ainsi que d’un large éventail de ministères. Le texte publié annule et remplace la précédente décision prise par le chef du gouvernement le 16 juillet 2024.

Au sein de cette instance, la Présidence du gouvernement est représentée par Nadia Saya. De leur côté, les services en charge des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme y comptent deux représentants : Slim Khalifa siège en qualité de membre; tandis qu’Imen Kalaï assume le rôle de rapporteure avec la qualité de membre rapporteure. Pour sa part, Anissa Najjar y siège au nom de l’Institut national de la statistique.

Plusieurs départements ministériels disposent d’un binôme de représentants. C’est le cas du ministère de la Justice, représenté par Badia Jaziri et Mohamed Amine Guebsi, de la Défense nationale (Khamis Ghali et Abdel Salam Khemiri), de l’Intérieur (Fatma Mahdaouani et Ghada Dhaouadi), ainsi que des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger (Sami Saïdi et Sarra Chaouani Abidi).

Les autres ministères y sont représentés par un membre unique :

  • Finances : Adel Brahem;

  • Économie et Planification : Yosra Mbarek;

  • Affaires sociales : Hamdi Khalfa;

  • Industrie, Mines et Énergie : Faïza Jabloun;

  • Commerce et Développement des exportations : Asma Hedri;

  • Agriculture, Ressources hydrauliques et Pêche : Khawla Ibrahim Faqih Ahmed;

  • Santé : Hayet Sabri;

  • Éducation : Sondes Mahfoudh;

  • Enseignement supérieur et Recherche scientifique : Meriem Belhaj Kacem;

  • Jeunesse et Sports : Nesma Hizami;

  • Technologies de la communication : Wafa Bensaoudi;

  • Transports : Meriem Bekri;

  • Équipement et Habitat : Jilani Jlassi;

  • Domaines de l’État et Affaires foncières : Khawla Achouri;

  • Environnement : Siham Filali;

  • Tourisme : Ridha Bouchahma;

  • Affaires religieuses : Massaouda Hilali Battikh;

  • Famille, Femme, Enfance et Personnes âgées : Hanen Benzarti;

  • Affaires culturelles : Iskander Hammami;

  • Emploi et Formation professionnelle : Lilia Makhlouf.

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Près d’un milliard de dinars d’excédent alimentaire : miracle de l’huile d’olive ou trompe-l’œil ?

21. September 2026 um 12:23

La balance commerciale alimentaire tunisienne a dégagé un excédent de 983,1 millions de dinars à fin août 2026, contre 684,1 millions de dinars un an auparavant, soit une amélioration de 43,7%. En valeur, l’excédent s’est ainsi accru de 299 millions de dinars en un an, largement porté par les performances de l’huile d’olive. Hors ce...

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Droits humains : La Tunisie renouvelle sa commission chargée des rapports internationaux

19. September 2026 um 08:50

Un arrêté daté du 18 septembre 2026 renouvelle la composition de la commission interministérielle chargée de préparer les rapports de la Tunisie en matière de droits humains et de suivre les recommandations internationales. La nouvelle composition comprend 32 représentants de plusieurs institutions publiques.

Une mission de coordination entre administrations

Cette commission ne constitue pas une nouvelle structure créée. Elle s’inscrit dans un dispositif institutionnel existant, chargé de coordonner la préparation des rapports gouvernementaux destinés aux organes conventionnels des Nations unies, au Conseil des droits de l’homme et aux mécanismes régionaux.

Suivi des observations et recommandations internationales

Ses missions comprennent également le suivi des observations et recommandations internationales, la collecte des données auprès des administrations concernées et l’identification des structures chargées de leur mise en œuvre.

La nouvelle composition intervient ainsi dans le fonctionnement régulier du mécanisme national de reporting. La diversité des ministères représentés doit permettre de réunir les informations nécessaires à l’élaboration des réponses officielles de l’État tunisien.

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Banque d’affaires africaine et grands groupements : l’impératif de l’ingénierie d’exécution

19. September 2026 um 07:00

L’ambition de renforcer la présence économique de la Tunisie sur le continent africain intervient dans un contexte où les contraintes extérieures rendent la diversification des marchés plus stratégique que jamais. Les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS) illustrent cette équation : sur les huit premiers mois de 2026, les exportations tunisiennes ont progressé de 8 %, mais les importations ont augmenté de 11,6 %, portant le déficit commercial à 17 853,8 millions de dinars. Le taux de couverture s’est ainsi établi à 71,4 %, contre 73,9 % un an auparavant.

 
Dans ce contexte, la perspective de constitution de grands groupements économiques et de mise en place d’un outil bancaire dédié au développement des affaires sur le marché africain ne peut être appréhendée comme une simple opération institutionnelle. Elle pose une question beaucoup plus structurante : la Tunisie dispose-t-elle de l’ingénierie financière, numérique et organisationnelle nécessaire pour transformer l’ambition africaine en flux commerciaux et en investissements effectivement réalisés ? C’est là que se situe le véritable enjeu.

L’Afrique : un marché, mais surtout une chaîne d’exécution

L’Afrique ne constitue pas un marché homogène auquel il suffirait d’accéder par une présence commerciale. Elle rassemble des économies, des cadres réglementaires, des systèmes financiers, des risques souverains et des chaînes logistiques profondément différents. La Tunisie dispose pourtant d’atouts réels. Ses entreprises sont présentes dans plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée, notamment les industries électriques et mécaniques, l’agroalimentaire, les services, la santé et certaines activités technologiques.
Mais notre présence subsaharienne demeure limitée. Les données citées par le CEPEX en 2024 faisaient état d’exportations tunisiennes vers l’Afrique subsaharienne représentant 3,5 % des exportations nationales en 2023.
Le problème n’est donc pas uniquement celui de l’accès aux marchés. Il est celui de la capacité à convertir une opportunité commerciale en opération financée, sécurisée, exécutée et finalement encaissée. C’est précisément ici que la notion d’ingénierie d’exécution prend tout son sens.

Une banque d’affaires ne peut pas être un simple guichet

Une banque d’affaires tournée vers l’Afrique ne devrait pas être conçue comme une structure supplémentaire venant simplement accompagner les entreprises dans leurs démarches. Sa valeur ajoutée devrait résider dans sa capacité à assembler les différentes briques nécessaires à une opération internationale : structuration financière, analyse du risque pays et du risque contrepartie, mobilisation de garanties, financement du commerce extérieur, couverture des risques, ingénierie de projet et recherche de partenaires financiers.
Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de financer une entreprise tunisienne qui veut exporter, mais de construire l’architecture financière permettant à cette entreprise de s’implanter, d’investir, de produire, de vendre et de rapatrier les revenus dans un environnement transfrontalier complexe. Cette distinction est fondamentale.
Une banque peut disposer de capitaux sans disposer nécessairement de l’ingénierie permettant de transformer ces capitaux en opérations africaines sécurisées et rentables.

Du Code des changes à la réalité opérationnelle

Le débat sur l’expansion africaine revient souvent sur les contraintes du Code des changes et, plus largement, sur le cadre réglementaire applicable aux opérations internationales. Ces contraintes doivent naturellement être traitées. Mais elles ne doivent pas devenir l’explication unique de notre déficit de projection.
L’expérience internationale montre qu’un cadre réglementaire favorable ne suffit jamais à lui seul. Il faut également disposer d’une infrastructure opérationnelle capable de traiter rapidement les opérations transfrontalières : procédures de Trade Finance digitalisées, gestion documentaire automatisée, dispositifs de conformité adaptés, échanges sécurisés de données, mécanismes de couverture du risque de change et outils de suivi des contreparties.
La ZLECAf illustre parfaitement cette nécessité. La Tunisie a ratifié l’accord et a participé aux premières initiatives de commerce guidé. Parmi les instruments opérationnels identifiés figurent notamment les règles d’origine, les mécanismes de notification des obstacles non tarifaires et le système panafricain de paiement et de règlement, le PAPSS. L’enjeu est donc de passer de l’existence des instruments à leur intégration effective dans les chaînes de traitement des entreprises et des banques.

Le financement doit suivre le projet

La conquête de marchés africains ne pourra pas reposer uniquement sur des crédits classiques. Les entreprises auront besoin de solutions combinant financement du commerce, garanties, capital, assurance, couverture du risque et parfois financement de projet.
C’est ici que les grands groupements économiques pourraient jouer un rôle déterminant, à condition qu’ils soient structurés autour de projets identifiés plutôt qu’autour d’une simple addition d’acteurs. Un consortium efficace devrait pouvoir répondre à une chaîne de questions très concrètes : quel marché ? Quel partenaire local ? Quel contrat ? Quel risque ? Quel financement ? Quelle garantie ? Quelle capacité logistique ? Quelle devise ? Quelle stratégie de rapatriement des revenus ? Cette logique transforme le consortium en plateforme d’exécution, et non en simple regroupement institutionnel.

La donnée devient une infrastructure stratégique

Cette transformation passe également par un changement profond dans la manière d’appréhender le risque. L’expansion africaine produira nécessairement davantage de données : données commerciales, financières, sectorielles, réglementaires, logistiques et comportementales.
La capacité à les exploiter correctement deviendra un avantage compétitif. L’intelligence artificielle peut notamment contribuer à l’analyse documentaire, à la détection d’anomalies, à l’évaluation des risques, au suivi des contreparties et à l’identification des signaux faibles sur certains marchés. Mais l’IA ne doit pas être réduite à un outil de scoring supplémentaire.
Elle doit s’inscrire dans une véritable gouvernance de la donnée, avec des règles claires de qualité, de sécurité, de traçabilité, de protection et de responsabilité. Pour le secteur bancaire, cela signifie également faire évoluer les dispositifs de contrôle interne. Le financement international ne peut plus reposer exclusivement sur une logique traditionnelle de garanties. Il doit progressivement intégrer davantage la qualité du projet, la robustesse des flux attendus, la solidité des partenaires et la capacité réelle de génération de valeur.

Le véritable enjeu : l’architecture d’exécution

La Tunisie dispose aujourd’hui de plusieurs leviers : accords commerciaux, réseaux institutionnels, entreprises exportatrices, compétences financières et technologiques, ainsi qu’un potentiel de coopération économique avec de nombreux marchés africains. L’enjeu est désormais de les articuler au sein d’une chaîne intégrée, reliant prospection, information économique, identification des partenaires, structuration juridique, financement, gestion des risques, logistique, paiement et suivi des opérations.
C’est cette cohérence qui permettra de réduire la distance entre une opportunité identifiée et une opération effectivement réalisée. À l’aube du cycle 2026-2030, la question n’est donc plus seulement de savoir si la Tunisie veut renforcer sa présence en Afrique. Elle est de savoir si elle peut se doter des outils et des compétences nécessaires pour accompagner durablement ses entreprises sur ces marchés. La réussite de cette ambition se mesurera moins au nombre de structures créées qu’à leur capacité à faire émerger des opérations viables, financées et durables.
 
C’est sur cette capacité d’exécution, davantage que sur les annonces institutionnelles, que se jouera la crédibilité de notre stratégie africaine.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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Portrait. Il était une fois Halima Hamdane

18. September 2026 um 08:51
Conteuse, écrivaine et passeuse d’histoires entre les deux rives de la Méditerranée, Halima Hamdane puise dans les récits de son enfance pour nourrir ses spectacles. Du Maroc aux scènes internationales, son parcours est celui d’une femme qui a fait du…

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Lancement du projet «Zéro déchet» à Tunis

17. September 2026 um 11:02

La Tunisie mise sur le modèle «Zéro déchet» pour s’attaquer à l’un des problèmes environnementaux les plus urgents du pays : la gestion et la valorisation des déchets urbains. Voilà pour les bonnes intentions, les stratégies et les plans sur la comète. Pour ce qui est de la réalité, les déchets urbains sont aujourd’hui jetés partout, les citoyens comme les responsables municipaux ne font pas beaucoup pour aider à améliorer cette situation que tout le monde crée et dont tout le monde en même temps se plaint.  

La gestion des déchets demeure l’un des principaux défis environnementaux de la Tunisie. Selon des données publiées en mars dernier par le ministère de l’Environnement, le pays produit chaque année environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers, dont la collecte et le transport sont principalement assurés par les municipalités.

Dans ce contexte où les annonces sont souvent présentées comme des réalisations, le ministère de l’Environnement a lancé, dans la région du Grand Tunis, le projet national de transition vers le «Zéro déchet», mis en œuvre en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et avec le soutien du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). S’il n’y avait pas ces deux institutions internationales pour s’y associer et, surtout, le financer, l’on se demande bien si ce projet aurait vu le jour, un jour. Qu’on nous permette d’en douter…  

Selon un communiqué du ministère, le programme impliquera les quatre gouvernorats de l’agglomération de la capitale et un total de 34 communes. Celles-ci seront accompagnées dans l’élaboration de plans d’investissement et de financement visant à mettre en place les infrastructures nécessaires au traitement, à la récupération et à la valorisation des déchets.

L’une des premières initiatives concrètes concerne La Marsa, où la création d’une unité de valorisation des déchets ménagers et assimilés est prévue ; cette installation desservira également les communes de Sidi Bou Saïd et de Carthage.

La Tunisie produit chaque année environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers…
Leurs collecte et transport sont principalement assurés par les municipalités.

Une usine de production d’engrais organiques devrait par ailleurs voir le jour dans la même localité. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a visité, le 11 septembre 2026, le site en compagnie des responsables du projet, après s’être entretenu à Tunis avec la représentante résidente du Pnud, Céline Moyroud.

Le plan prévoit également un renforcement de la réglementation contre l’usage de plastiques à usage unique ainsi que l’introduction de mécanismes de responsabilité élargie des producteurs pour diverses catégories de matériaux, allant des déchets de construction et de démolition aux emballages et aux équipements électroniques.

Un autre volet concerne le développement du compostage des déchets verts et organiques. Les autorités entendent par ailleurs développer, au sein des cimenteries, l’utilisation de combustibles dérivés de déchets non recyclables (les «RDF») pour remplacer progressivement une partie des combustibles fossiles.

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale «Shifting to Zero Waste Against Pollution » (Swap), promue par le Pnud et financée par le FEM ; cette initiative, qui associe également la Chine, la Turquie, l’Uruguay et la Sierra Leone, vise à réduire la pollution, à favoriser l’économie circulaire et à améliorer la gestion des ressources dans les villes.

I. B.

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« The Gentlemen » : la saison 3 de Guy Ritchie pose ses caméras au Maroc

17. September 2026 um 10:19
Le tournage de la troisième saison de The Gentlemen a débuté au Maroc. Rabat accueille les premières prises de vues, avant un passage à Erfoud. De la capitale aux portes du désert, la série de Guy Ritchie s’offre de nouveaux…

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La Tunisie met son expertise cuir au service des pays africains

16. September 2026 um 13:59

La Tunisie s’affirme comme un acteur clé de la coopération Sud-Sud en partageant son savoir-faire dans la filière du cuir avec plusieurs pays africains les moins avancés (PMA), a souligné Aïssatou Diallo, directrice exécutive du Cadre intégré renforcé (CIR) de l’OMC, en marge du Forum public de l’Organisation mondiale du commerce à Genève.

Bien que la Tunisie ne soit pas éligible directement aux aides du CIR, son expertise technique sert aujourd’hui de levier de développement pour l’Afrique subsaharienne.

Une coopération concrète : l’exemple du Tchad. Face aux difficultés de finition et de conformité aux normes internationales rencontrées par plusieurs pays de la région, la Tunisie a déployé un programme d’assistance technique ciblé :

  • Initiative financée par la coopération italienne : des artisans tchadiens ont été accueillis en Tunisie pour suivre des formations spécialisées.

  • Transfert de compétences : dispensée notamment par le Centre national du cuir et de la chaussure (CNCC), cette formation a porté sur le tannage, ainsi que sur la fabrication artisanale et industrielle de chaussures et d’articles de maroquinerie.

  • Impact direct : la montée en gamme des produits bruts et transformés permet désormais de mieux cibler le marché local mais aussi les exigences d’exportation vers l’Europe, notamment l’Italie.

Vers un renforcement des partenariats régionaux

Saluant la réussite de ce modèle, Aïssatou Diallo a plaidé pour une multiplication de ces échanges interafricains. Elle a également rappelé que le CIR continue d’appuyer l’application du protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf) en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Le Cadre intégré renforcé (CIR), fondé sous l’égide de l’OMC, est un partenariat mondial destiné à aider les PMA à faire du commerce un moteur de croissance et de réduction de la pauvreté.

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À Montpellier, Arabesques met le Maroc au cœur de sa 21e édition

16. September 2026 um 11:30
Depuis le 8 septembre, le festival Arabesques fait vibrer Montpellier au rythme des cultures du monde arabe. Pour sa 21e édition, le Maroc occupe une place importante dans la programmation. Oum a ouvert le festival, avant Meryem Aboulouafa et Zina…

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Santé | L’Ordre des médecins de Tunisie lance son nouveau site internet officiel

14. September 2026 um 23:44

Le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie annonce, ce lundi 14 septembre 2026, le lancement officiel de son nouveau site internet : ordremedecins.tn septem.

​Développé pour répondre aux besoins actuels de la profession, cette plateforme modernisée s’impose comme un carrefour d’information et de services pour les praticiens, les usagers de santé et l’écosystème médical tunisien.

Le site centralise l’accès aux démarches administratives, aux ressources réglementaires et à l’actualité ordinale pour simplifier l’exercice quotidien des médecins et orienter les patients « et vise à construire un outil moderne, accessible et utile, au service des médecins, des patients et d’une médecine tunisienne toujours plus exigeante ».

L’Ordre des Médecins affirme qu’il s’agit d’une plateforme évolutive et participative, conçue pour s’adapter continuellement : l’espace intégrera les remarques, suggestions et propositions des professionnels de santé afin d’enrichir progressivement ses fonctionnalités, lit-on encore dans le communiqué.

Et d’ajouter : « Ce site est appelé à évoluer. Vos remarques, suggestions et propositions sont les bienvenues afin de l’améliorer progressivement et de mieux répondre aux attentes de l’ensemble de la profession ».

Y. N.

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Classement: pourquoi le déficit tunisien s’alourdit malgré la hausse des exportations

14. September 2026 um 10:35

Les chiffres du commerce extérieur tunisien sur les 8 premiers mois de 2026 montrent une situation moins simple qu’un simple creusement du déficit. La Tunisie continue d’augmenter ses exportations, mais ses importations progressent plus rapidement. C’est cet écart qui pèse aujourd’hui sur la balance commerciale.

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les exportations ont atteint 44,67 milliards de dinars entre janvier et août, en hausse de 8% sur un an. Les importations, elles, ont progressé de 12%, à 62,5 milliards de dinars. Le déficit s’établit ainsi à 17,8 milliards de dinars, contre 14,6 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture recule parallèlement de 74% à 71%.

Le constat mérite d’être nuancé. La progression des exportations n’est pas négligeable. Elle est même soutenue dans plusieurs filières. Mais elle ne suffit pas à suivre le rythme des achats extérieurs. En d’autres termes, le problème n’est pas que la Tunisie n’exporte pas assez, mais que ses besoins d’importation augmentent plus vite que ses recettes d’exportation.

L’énergie reste le premier facteur de pression. Le déficit énergétique atteint 8,9 milliards de dinars, contre 7,2 milliards un an auparavant. Les importations de produits énergétiques ont augmenté de 29%. Dans le même temps, les exportations énergétiques ont progressé de 44%, notamment grâce à la hausse des ventes de produits raffinés. Cette amélioration du côté des exportations ne suffit toutefois pas à compenser le poids des approvisionnements énergétiques.

Et même en retirant l’énergie, le déficit commercial reste conséquent, à 8,9 milliards de dinars. Cela signifie que la question dépasse la seule facture énergétique. Elle renvoie plus largement à la structure des échanges et à la capacité de l’économie à transformer ses besoins d’importation en capacité productive et, à terme, en recettes d’exportation.

Les performances de certaines filières montrent pourtant que des marges existent. Les industries agroalimentaires enregistrent une hausse de 21%, portée notamment par l’huile d’olive, dont les exportations atteignent 3,77 milliards de dinars, contre 2,70 milliards un an auparavant. Les industries mécaniques et électriques progressent également de 8,5%.

Ces résultats sont importants parce qu’ils montrent que la Tunisie dispose encore de secteurs capables de générer davantage de recettes à l’extérieur. Mais cette dynamique reste inégale. Le textile, l’habillement et le cuir reculent de 4,8%, tandis que les exportations de mines, phosphates et dérivés diminuent de 12%.

Du côté des importations, la hausse concerne pratiquement tous les grands groupes de produits. Les achats de produits alimentaires augmentent de 17%, ceux des biens de consommation de 8%, des matières premières et demi-produits de 8% et des biens d’équipement de 6%.

Cette dernière évolution doit d’ailleurs être regardée avec prudence. Une hausse des importations de biens d’équipement n’est pas nécessairement un mauvais signal. Elle peut traduire des investissements, le renouvellement des équipements ou une augmentation des capacités de production. Le véritable enjeu est de savoir si ces importations contribuent ensuite à produire davantage, à substituer certaines importations ou à renforcer les exportations.

La géographie des échanges confirme, elle aussi, certaines constantes. L’Union européenne absorbe 70% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent notamment vers la France, l’Italie et l’Allemagne. Dans le même temps, la Tunisie cherche à développer d’autres débouchés. Les exportations vers l’Égypte et l’Arabie Saoudite progressent fortement, tandis que celles vers l’Algérie et le Maroc reculent.

Au fond, les chiffres des huit premiers mois ne racontent donc pas une histoire de faiblesse généralisée des exportations. Ils montrent plutôt une économie qui continue à vendre à l’extérieur, mais dont la facture des achats augmente encore plus vite. L’enjeu est désormais de renforcer les filières qui créent le plus de valeur à l’export, d’élargir les débouchés et de mieux transformer les importations nécessaires à la production en capacités supplémentaires d’exportation.

Avec un déficit de près de 17,9 milliards de dinars après seulement huit mois, la question n’est donc pas uniquement de savoir comment exporter davantage. Elle est aussi de savoir comment faire en sorte que la croissance des exportations rattrape durablement celle des importations.

Voici le top 5 des pays clients

  1. France

  2. Italie

  3. Allemagne

  4. Espagne

  5. Libye 

Top 5 des pays fournisseurs

  1. Chine

  2. Italie

  3. France

  4. Allemagne

  5. Algérie

Classement des secteurs par croissance des exportations

  1. Énergie : +44,3%

  2. Industries agro-alimentaires : +20,8%

  3. Industries mécaniques et électriques : +8,5%

  4. Textile, habillement et cuirs : -4,8%

  5. Mines, phosphates et dérivés : -12,0%

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Tunesien: Außenhandelsdefizit erreicht in acht Monaten 17,854 Milliarden Dinar

13. September 2026 um 14:11

Der tunesische Außenhandel setzt seinen wertmäßigen Anstieg fort, doch die Lücke zwischen Exporten und Importen wird immer größer. In den ersten acht Monaten 2026 stiegen Mehr

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La municipalité de Radès appelle au respect des règles de propreté et de sécurité

10. September 2026 um 23:57

La municipalité de Radès a appelé, dans un communiqué publié ce 10 septembre 2026, l’ensemble des riverains au civisme et au respect strict des règles d’urbanisme.

Plusieurs consignes fondamentales pour le bien-être collectif ont été rappelées par la municipalité, concernant notamment la festion des déchets et la protection des équipements publics.

La municipalité rappelle ainsi l’interdiction de jeter les ordures et débris de chantier sur les trottoirs et voies publiques et tout ce qui peut dégradé le paysage urbain et a appelé à utiliser exclusivement les espaces dédiés.

Soulignant que la propreté et la sécurité de la ville reposent sur une responsabilité partagée entre les autorités locales et les citoyens, la municipalité conclut son appel autour d’un engagement commun : « Ensemble pour un Radès plus propre, plus beau et plus sûr. »

Y. N.

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Atlasarts : huit artistes marocains en route pour Paris

09. September 2026 um 11:23
Le nouveau programme de résidence porté par le Maroc, la Cité internationale des arts et l’Institut français du Maroc veut offrir à huit créateurs un temps de recherche, de création et de rencontres à Paris. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au…

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Esclavage: un comité de l’ONU réclame des réparations généralisées

03. September 2026 um 11:24
Les États ont l’obligation juridique de fournir ces compensations. C’est une recommandation du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale.   En bref Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale a adopté une nouvelle recommandation…

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De Marrakech à Kuala Lumpur, la mode marocaine s’ouvre au monde

31. August 2026 um 10:36
La créatrice marocaine Loubna Ayouche vient de présenter à Kuala Lumpur « Autour du Monde », une collection où peinture et haute couture se rencontrent. Sa participation à la Couture Fashion Week Malaysia témoigne d’une évolution plus large : la…

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Portrait. Nourdine Bihmane, enfant d’ouvrier devenu patron de la tech

28. August 2026 um 13:20
De Amizmiz à Madrid, en passant par Paris et Princeton, Nourdine Bihmane a esquivé les cases dans lesquelles on voulait l’enfermer. Ce fils d’immigrés marocains défend aujourd’hui une conviction : face à l’intelligence artificielle, l’empathie et la capacité à rester…

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