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Heute — 18. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie | La hausse des salaires risque d’aggraver l’inflation

18. April 2026 um 12:24

Les effets des hausses des prix et de l’inflation importée ne se sont pas tous manifestés en mars. Leur véritable impact commencera à se faire sentir en avril et mai, et pourrait se prolonger jusqu’en juin et juillet, en grignotant sur le pouvoir d’achat, a averti Hatem Fathallah, lors d’une interview accordée à Diwan FM. 

L’expert-comptable et professeur d’université a ajouté que ces hausses sont directement liées aux augmentations des prix sur les marchés mondiaux et que la guerre israélo-américaine contre l’Iran pourrait aggraver les pressions inflationnistes mondiales et, par conséquent, impacter le marché tunisien.

L’expert a, par ailleurs, exprimé son inquiétude quant au recours aux augmentations salariales comme mécanisme d’atténuation de l’inflation, dont le taux officiel a été estimé à 5% en mars dernier. Car, selon lui, augmenter les salaires sans une augmentation équivalente de la production et de la productivité alimenterait l’inflation au lieu de la freiner, entraînant de nouvelles flambées des prix.

Selon lui, ces approches «fragmentaires» n’apportant aucune valeur ajoutée réelle à l’économie, d’autant plus que l’augmentation salariale anticipée pourrait être inférieure à la hausse effective des prix. Par conséquent, elles n’auront pas d’impact positif sur le pouvoir d’achat des citoyens et pourront même engendrer de nouvelles pressions inflationnistes dans les semaines à venir.

M. Fathallah a souligné que les solutions durables résident dans le soutien à l’investissement, l’amélioration du climat des affaires, l’augmentation de la productivité et la résolution des problèmes structurels, notamment dans le secteur agricole.

I. B.

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L’UGTT exige des augmentations salariales

18. April 2026 um 11:52

Réunie jeudi 16 avril 2026, sous la houlette du nouveau bureau exécutif conduit par Slaheddine Selmi, la Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la première depuis le congrès de l’organisation tenu du 25 au 27 mars dernier à Monastir, a exigé des augmentations de salaires dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé, ainsi que des revalorisations des pensions, du salaire minimum dans l’industrie et l’agriculture, et la reprise du dialogue social.

Dans un communiqué publié hier, vendredi, la centrale syndicale a condamné la hausse incontrôlée et sans précédent des prix, qui a entraîné une forte baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, selon ses termes. Elle a aussi appelé au versement des augmentations salariales prévues pour 2025 dans le secteur privé, à la mise en œuvre des accords existants afin de préserver la crédibilité de la négociation collective, au retour du dialogue social et à l’activation effective et régulière de ses mécanismes, ainsi qu’à l’adoption de réformes économiques et sociales équitables.

Le Commission administrative a également plaidé pour le retour au dialogue comme principal mode de résolution des différends et pour la libération du syndicaliste Sanki Assoudi.

Le syndicat a souligné que la défense des droits économiques et sociaux demeure intrinsèquement liée aux libertés syndicales, publiques et individuelles, à la liberté de la presse et d’expression, ainsi qu’au respect de l’État de droit et des institutions.

Il a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte légitime pour la défense des droits des travailleurs et de l’intérêt national supérieur, dans un esprit d’unité, d’indépendance et de respect des principes syndicaux.

L’UGTT a enfin exhorté les travailleurs à se préparer activement la plus large mobilisation possible pour assurer le succès des célébrations du 1er mai, fête du travail, préserver l’unité de l’organisation, renforcer la solidarité interne et intensifier les campagnes de recrutement et d’adhésion.

Sur un autre plan, l’organisation a réaffirmé son soutien indéfectible aux luttes du peuple palestinien et à sa résistance légitime pour la libération, condamnant la loi autorisant l’exécution de prisonniers palestiniens et exprimant sa solidarité avec tous les peuples luttant contre l’occupation et la domination.

I. B.

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Gestern — 17. April 2026Haupt-Feeds

Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie

17. April 2026 um 13:15

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions économiques de la Tunisie pour 2026 et préconise une trajectoire plus prudente que celle envisagée par le gouvernement. Selon le profil de pays du FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s’établir à 2,1 % en 2026, nettement inférieure à l’objectif de 3,3 % fixé par les autorités tunisiennes pour l’année en cours. L’inflation, les chocs externes et la fragilité de l’économie pèsent sur le pays.

Ces données laissent présager un possible ralentissement par rapport à 2025, année où l’économie tunisienne avait progressé de 2,5 % selon l’Institut national de la statistique, grâce notamment à la contribution de l’agriculture (huile d’olive) et des services (tourisme).

Selon l’analyse du FMI, outre une croissance plus modérée, les prix à la consommation restent sous surveillance et devraient augmenter en moyenne de 6,5 % en 2026, un niveau qui continue de comprimer le pouvoir d’achat et de limiter les possibilités de relance de la demande intérieure.

La divergence entre Washington et Tunis reflète deux interprétations différentes de la capacité du pays à véritablement accélérer sa croissance à court terme.

Pour sa part, le gouvernement met en avant l’investissement, le tourisme et la reprise de certains secteurs productifs ; alors que le FMI maintient une évaluation plus prudente, conforme à un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie et l’accroissement des risques pour les économies émergentes importatrices de pétrole et de gaz. Et c’est le cas de la Tunisie qui doit importer plus de 60 % de ses besoin énergétiques dans un contexte de renchérissement des cours de pétrole et de gaz.

Dans son rapport sur « Les perspectives de l’économie mondiale publié » publié le 16 avril 2026 sous le titre « L’économie mondiale menacée par la guerre », le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour 2026 concernant les économies émergentes et en développement, soulignant la vulnérabilité des pays importateurs nets d’énergie aux chocs géopolitiques et aux fluctuations des prix des matières premières.

Pour la Tunisie, le message du FMI est clair : la reprise est en cours, mais elle demeure fragile. La comparaison entre les prévisions du FMI (2,1 %) et celles du gouvernement (3,3 %) confirme que 2026 sera une année cruciale pour évaluer la crédibilité de la stratégie économique adoptée par le gouvernement tunisien, dans un contexte d’équilibre encore délicat entre croissance, stabilité des prix et besoin de financement.

I. B.

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