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Gestern — 11. April 2026Haupt-Feeds

Les seniors face au «chômage déguisé»

11. April 2026 um 10:24

De plus en plus de personnes se trouvent en situation de chômage, y compris celles qui disposent de plusieurs années d’expérience professionnelle. Ce phénomène est particulièrement visible sur des plateformes comme LinkedIn, où de nombreux cadres et seniors peinent à retrouver un emploi, malgré un parcours solide.

Plusieurs raisons expliquent cette difficulté, principalement le coût salarial élevé des profils expérimentés qui peut freiner les recruteurs en période de restrictions budgétaires. De plus, certains recruteurs ont une idée qui persiste, celle qu’un senior serait trop spécialisé, trop cher ou moins adaptable qu’un jeune diplômé. Enfin, le marché du travail valorise aujourd’hui une grande flexibilité, comme le freelance ou les missions courtes, que tous les professionnels expérimentés ne savent pas toujours bien aborder.

Face à cette situation, il est essentiel de revoir sa candidature pour qu’elle passe les systèmes de tri automatique. Le CV doit être adapté à chaque offre avec des mots-clés précis, et il faut privilégier les réalisations chiffrées plutôt que la simple liste des responsabilités passées.

Par ailleurs, changer de cible peut être une stratégie payante, en se tournant vers le consulting, l’intérim de direction, les TPE/PME qui ont besoin d’expertise sans pouvoir embaucher un cadre en CDI, ou encore le portage salarial et le freelance comme transition. En parallèle, une courte formation sur une compétence tendance (Power BI, gestion de projet agile, IA appliquée à son métier) permet de montrer sa capacité d’adaptation et de débloquer des entretiens.

Revoir ses prétentions salariales de manière stratégique peut aussi aider. Accepter temporairement une rémunération inférieure pour décrocher un poste permet de se réinsérer, quitte à négocier d’autres avantages (temps partiel, télétravail, formation, évolution rapide à six mois). En Tunisie, le marché du travail souffre de plusieurs rigidités qui compliquent le retour à l’emploi des seniors et des profils expérimentés. Le Code du travail, bien qu’il protège les salariés, rend les procédures de licenciement longues et coûteuses, ce qui incite les employeurs à hésiter avant d’embaucher, particulièrement des profils seniors dont le salaire est plus élevé.

L’économie informelle, qui reste massive, fausse la concurrence et pousse de nombreuses entreprises à préférer des contrats précaires ou non déclarés plutôt que des CDI pour des profils expérimentés, jugés trop coûteux.

Le résultat est que beaucoup finissent par accepter des postes en dessous de leur niveau, ou se tournent vers l’auto-emploi faute de mieux, mais sans filet de sécurité sociale adapté. Le phénomène du «chômage déguisé» est fréquent. Des cadres restent bloqués dans des missions subalternes ou des contrats précaires, érodant leur confiance et leur employabilité future.

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Port de Zarzis : une rénovation en marche

10. April 2026 um 08:57

logiDerrière chaque baguette de pain, il y a une chaîne invisible — et en Tunisie, cette chaîne montre des signes d’essoufflement. Le problème ne vient pas des champs, ni des boulangers. Il vient en partie des ports.

Le 9 avril, des représentants des ministères de l’Agriculture et du commerce se sont réunis pour une séance d’audition. Sur la table, une question concrète : comment le blé arrive-t-il en Tunisie, et dans quelles conditions est-il stocké ? Les réponses ont mis en lumière une réalité difficile, notamment au port de Zarzis, où les infrastructures peinent à suivre le rythme des importations et des exportations. Containers mal gérés, flux mal organisés, capacités dépassées — les défaillances sont connues. Ce qui est nouveau, c’est que l’État l’admet officiellement. Les représentants du ministère du Commerce ont confirmé qu’un projet de réforme portuaire est en cours, piloté par le ministère du Transport.  L’objectif : moderniser, fluidifier, et rendre ces infrastructures à la hauteur des besoins du pays. Mais le problème ne s’arrête pas au bord de la mer. Dans le sud du pays, à Tataouine notamment, les agriculteurs pourraient bientôt produire plus de céréales que les silos locaux ne peuvent en absorber. Une bonne nouvelle qui risque de tourner mal, si les infrastructures de stockage ne suivent pas.  

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Tunis s’impose comme un hub africain de l’innovation économique…

08. April 2026 um 10:28

La Tunisie accueillera officiellement le siège du Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs. L’ARP a tranché mardi, en votant massivement en faveur du projet de loi qui entérine l’accord signé en juillet 2022 avec la Commission de l’Union africaine, 92 députés ont dit oui, seuls 6 ont résisté entre abstentions et refus. Derrière ce vote, une ambition claire: faire de Tunis une vraie capitale africaine de l’innovation économique. Le CAEMI n’est pas un énième organisme régional de façade. Selon l’ARP, il est censé s’attaquer à des problèmes concrets: le chômage des jeunes, l’exclusion des femmes de l’économie formelle, le manque de financement qui étouffe les petites entreprises depuis des années. La Tunisie s’inscrit ainsi dans la dynamique du programme Agenda 2063 de l’UA, qui vise à transformer structurellement le continent. Reste maintenant à voir si ce centre tiendra ses promesses sur le terrain.

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Tunisie-Italie | Pour la valorisation et la préservation du corail rouge

08. April 2026 um 09:58

Le corail rouge s’affirme à nouveau comme un axe de coopération entre l’Italie et la Tunisie, non plus seulement comme matière première pour la joaillerie, mais comme un vecteur potentiel de filière euro-méditerranéenne à forte valeur ajoutée, fondée sur la protection de l’environnement, l’innovation et une production spécialisée.

Telle est l’orientation de l’atelier international sur le thème : «Le corail, pont de la coopération en Méditerranée», qui s’est tenu le 25 février 2026 à Torre del Greco, qui a réuni des acteurs économiques, des pôles de compétitivité, des centres de recherche et des institutions des deux pays, avec pour objectif de construire une filière éthique, circulaire et durable.

Parmi les intervenants de renom, dont le journaliste spécialiste Domenico Letizia, figuraient Fabrizio Monticelli, PDG de ForMare Innovation Hub for Blue Economy, et Emna Sohlobji, présidente du Cluster maritime de Tunis. Des délégués d’Assocoral, du BIG (Blue Italian Growth Cluster), du WestMed National Hub pour l’Italie, de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM-Tunisie) et du zoo Anton Dohrn étaient également présents.

Complémentarité des deux rives.

D’une part, la Tunisie entretient une relation historique avec le corail rouge, notamment dans la région de Tabarka, où le secteur conserve des racines ancestrales ; d’autre part, Torre del Greco demeure un haut lieu de l’art du corail et du travail du camée.

Le protocole signé en marge de la réunion vise à mutualiser les ressources, la recherche et l’expertise, renforçant ainsi la pêche professionnelle tunisienne et la capacité de l’Italie à transformer les matières premières en produits finis de meilleure qualité, valorisant l’identité territoriale et offrant de nouvelles perspectives commerciales.

Ce projet s’inscrit également dans un cadre méditerranéen plus large, marqué par de fortes contraintes environnementales.

Evoquant ce projet de coopération entre l’Italie et la Tunisie pour la création d’une chaîne corail durable, Domenico Letizia a déclaré: «C’est une initiative fondamentale non seulement pour la protection de la biodiversité marine, mais aussi pour la valorisation de l’excellence artisanale et commerciale qui unit les deux rives de notre mer».

Nécessité de prévenir la surpêche

La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO a adopté un plan de gestion du corail rouge afin de prévenir la surpêche et de maintenir les populations à des niveaux biologiquement durables.

Ce même programme a renforcé les travaux sur la traçabilité, les analyses de laboratoire, l’évaluation des stocks et la dimension socio-économique de la chaîne d’approvisionnement.

En 2024, le groupe de travail de la CGPM a constaté des signes de surexploitation dans certaines zones méditerranéennes, soulignant la nécessité de mesures à long terme et de contrôles plus efficaces.

Pour la Tunisie, la coopération corallienne est également liée à l’économie bleue et au renforcement des économies côtières.

La FAO en Tunisie note que le programme de recherche méditerranéen sur le corail rouge a été mis en œuvre localement par l’INSTM, dans le but de créer une plateforme de coordination pour le suivi des stocks et de fournir une base scientifique pour les futures mesures de conservation et de gestion.

Dans ce contexte, l’accord avec l’Italie peut constituer un laboratoire concret de coopération économique ciblée, où la protection de la biodiversité, la formation des jeunes artisans et plongeurs, l’inclusion des femmes et des communautés locales, la certification des produits et la lutte contre l’illégalité deviennent des outils de développement partagé dans le détroit de Sicile.

I. B. (avec Ansa).

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Désormais, fabriquer, importer, distribuer ou utiliser ce produit dans votre voiture est passible de sanctions en Tunisie

06. April 2026 um 09:03

Il ressemble à une simple pièce en plastique, s’insère dans la boucle de ceinture en quelques secondes, et convainc aussitôt le tableau de bord que tout va bien. Pourtant, derrière ce geste banal se cache une pratique qui vient d’être placée hors-la-loi. Le «faux verrou de ceinture de sécurité», cet accessoire vendu à bas prix pour faire taire le bip d’avertissement, est désormais formellement interdit en Tunisie.

La décision, portée conjointement par cinq ministères, Commerce, Santé, Intérieur, Transport et Finances, traduit une prise de conscience collective face à un phénomène qui s’était banalisé sur les routes tunisiennes. Le texte va loin: il prohibe non seulement la vente et la distribution de ces dispositifs, mais aussi leur fabrication, leur importation, leur stockage, et jusqu’à leur remise gratuite.

Un petit objet, de grands risques

On pourrait croire qu’il s’agit simplement d’éviter un bip irritant. Mais la réalité est plus sérieuse. En simulant le port de la ceinture, ces verrous factices trompent des systèmes de sécurité qui, dans beaucoup de véhicules modernes, sont interconnectés, notamment avec le déclenchement des airbags. Autrement dit, un conducteur qui pense être protégé peut se retrouver, en cas de choc, dans une situation bien plus vulnérable qu’il ne l’imaginait.

Face à ce constat, les autorités n’ont pas opté pour la demi-mesure. Les stocks existants seront saisis et détruits, aux frais des fournisseurs. Les produits déjà présents sur le marché devront être retirés des circuits de distribution, là encore à la charge des importateurs et distributeurs. Les contrevenants, eux, s’exposeront aux sanctions prévues par la loi sur la protection du consommateur.

La mesure entre en vigueur dès sa publication au Journal officiel de la République tunisienne, vendredi dernier.

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L’inflation se stabilise à 5,0% fin mars 2026

06. April 2026 um 08:23

En mars 2026, le taux d’inflation annuel en Tunisie s’est établi à 5,0%, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,0% par rapport à février 2026. Cette hausse mensuelle s’explique principalement par la progression des prix des produits alimentaires (+2,0%) et de l’habillement et chaussures (+1,5%), dans un contexte marqué par les préparatifs de l’Aïd al-Fitr. Par ailleurs, le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) s’est stabilisé à 4,6%.

En glissement annuel, l’accélération de l’inflation à 5,0% est largement portée par le groupe «Alimentation», dont les prix augmentent de 6,8% (contre 6,7% en février 2026). Cette hausse est notamment due aux fruits frais (+17,1%), à la volaille (+16,7%), à la viande d’agneau (+14,3%), au poisson frais (+12,3%) et à la viande bovine (+10,8%). À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 7,3%.

Parallèlement, le groupe «Restaurants, cafés et hôtels» a enregistré une hausse de 6,2% (contre 5,6% en février), tirée par les services d’hébergement (+14,7%). Le groupe «Habillement et chaussures» a augmenté de 7,5% sur un an, bien que son rythme de progression ait légèrement ralenti par rapport à février (8,9%).

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,3% sur un an, sous l’effet des hausses dans l’habillement (+7,5%) et les produits d’entretien courant du foyer (+4,9%). Les services (hors transport, restaurants et hôtels) augmentent également de 4,3%, toujours portés par l’hébergement.

En ce qui concerne les régimes de prix, les produits libres (non encadrés) voient leurs prix augmenter de 6,1% sur un an, contre seulement 1,2% pour les produits encadrés. Les produits alimentaires libres enregistrent une hausse de 7,7%, tandis que les produits alimentaires encadrés n’augmentent que de 0,2%.

Enfin, l’analyse des contributions à l’inflation globale montre que les groupes «Produits manufacturés» et «Services» en sont les principaux contributeurs, avec respectivement 1,6 et 1,4%. Selon le régime de prix, ce sont les «produits non alimentaires libres» (2,8%) et les «produits alimentaires libres» (2,0%) qui pèsent le plus dans l’inflation totale.

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Tourisme social en Tunisie: une bonne idée, une mauvaise méthode

03. April 2026 um 16:53

Cette position a été exprimée jeudi 2 avril 2026 devant la commission parlementaire du Tourisme, lors d’une audition commune de la Fédération tunisienne des hôtels et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques.

Un sujet a particulièrement retenu l’attention lors des deux sessions: la proposition de loi visant à créer un système national de tourisme social. Le principe — permettre à des catégories sociales modestes d’accéder aux hébergements touristiques— n’est pas contesté en soi. C’est la méthode qui pose problème.

Le texte envisage d’obliger les établissements privés à réserver environ un tiers de leur capacité à ces publics. Pour les deux fédérations, cette disposition va trop loin. Elle heurte la liberté contractuelle, la liberté d’investissement, et les règles élémentaires de la concurrence. Elle risque surtout de faire fuir des investisseurs déjà échaudés par un environnement des affaires compliqué.

La proposition alternative des professionnels est simple : rendre ce dispositif volontaire, et le rendre attractif grâce à de vraies incitations fiscales. En parallèle, ils suggèrent de mobiliser les hôtels fermés pour développer l’offre d’hébergement interne, et d’investir dans l’aménagement de plages et d’espaces publics accessibles à toutes les familles.

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164 hôtels fermés en Tunisie en quelques années

03. April 2026 um 16:28

Ces chiffres ont été présentés jeudi 2 avril 2026 devant la commission parlementaire du Tourisme, lors d’une audition de la Fédération tunisienne des hôtels.

164 hôtels classifiés ont fermé leurs portes. Le parc hôtelier tunisien est passé de 235 000 à 175 000 lits. Près d’un tiers de la capacité nationale a disparu. Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter.

Les raisons sont connues. La première: le manque de personnel qualifié. Les centres de formation existent, mais leurs programmes ne collent pas aux besoins réels des hôtels. Quant aux professionnels expérimentés, beaucoup sont partis. L’étranger offre de meilleures conditions. La Tunisie les forme, d’autres pays en profitent.

La deuxième: le transport aérien. La compagnie nationale traverse une crise sérieuse. Les liaisons manquent. Les tarifs restent élevés. Résultat: les touristes choisissent d’autres destinations, plus accessibles, mieux desservies. Les hôteliers demandent l’ouverture du ciel tunisien à des compagnies étrangères. Au moins à titre provisoire.

Au-delà de ces deux chantiers urgents, les professionnels ont listé d’autres besoins concrets: numériser les services touristiques, faciliter l’accès au crédit bancaire et remettre en état les zones touristiques.

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Tunis-Jelma sur l’autoroute en 2027

03. April 2026 um 10:10

L’autoroute Tunis-Jelma ouvrira en 2027. C’est la promesse du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari. Il l’a réaffirmé mercredi 1er avril, lors d’une visite sur le chantier du premier tronçon entre Tunis et Zaghouan.

Le projet affiche aujourd’hui 38% d’avancement. Sur 186 kilomètres à construire, c’est insuffisant pour tenir le calendrier. Le ministre le sait et c’est précisément pour cela qu’il s’est déplacé sur place où il a présidé des séances de travail sur les trois premiers tronçons: Tunis-Zaghouan, Zaghouan-El Fahs et El Fahs-Nadhour. Sa consigne aux entreprises était sans ambiguïté: plus de matériel, plus d’ouvriers, plus de rythme, sans jamais sacrifier la qualité.

 

 

Pour les habitants de Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, cette autoroute est bien plus qu’une route. C’est une connexion directe avec la capitale. Moins de temps de trajet. Un accès facilité aux services, aux marchés, aux opportunités. Le projet traverse cinq gouvernorats et est découpé en 8 tronçons, pour un coût total de 1,7 milliard de dinars.

 

Le ministre a également appelé à une coordination permanente entre services centraux, équipes régionales, entreprises et bureaux d’études. Objectif: détecter les blocages tôt et les résoudre sans délai.

 

 

 

La visite a eu lieu en présence du gouverneur de Zaghouan, Karim Beranji, des directeurs généraux des Ponts et Chaussées et de l’unité de réalisation, ainsi que des représentants des entreprises chargées des travaux.

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Toujours plus de prêts, toujours moins de phosphate… Détails

30. März 2026 um 12:08

La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a approuvé, jeudi 26 mars 2026, un projet de loi portant sur un accord de prêt conclu avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). L’objectif: financer la rénovation et le développement des lignes ferroviaires dédiées au transport du phosphate.

Un secteur en difficulté structurelle

L’accord avait été signé le 16 octobre 2025 entre la République tunisienne et le FADES. Il vise à moderniser une infrastructure ferroviaire jugée vétuste, indispensable à l’acheminement du phosphate depuis les zones d’extraction vers les unités de traitement.

Lors de la séance d’audition, le directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa a reconnu que de nombreux prêts contractés par le passé n’ont pas produit de résultats tangibles. Il a pointé des difficultés structurelles persistantes, aussi bien dans la production que dans le transport. La production en 2025 n’a atteint que 3,9 millions de tonnes, loin du potentiel du secteur. Pire, aucun programme clair de renouvellement du parc de wagons n’existe à ce jour.

Le Groupe chimique sous pression

Le directeur général du Groupe chimique tunisien a, de son côté, alerté sur l’état critique des infrastructures ferroviaires actuelles, incapables de répondre aux besoins de transport industriel. Le Groupe, qui consomme environ deux millions de tonnes de phosphate par an, tourne actuellement à seulement 40% de sa capacité. Ses usines souffrent de problèmes techniques, environnementaux et logistiques chroniques, notamment à Gabès où la pollution industrielle reste une préoccupation majeure.

Les parlementaires sceptiques

La séance n’a pas été sans tensions. Le président de la commission, Maher Ketari, a mis en doute les chiffres avancés sur la production réelle de phosphate, estimant qu’elle ne dépasserait pas un million de tonnes. Il a ouvertement questionné la pertinence d’investir dans de nouveaux wagons si les volumes extraits restent aussi faibles.

Plusieurs députés ont dénoncé un schéma répétitif: des emprunts successifs sans résultats probants. Ils ont appelé à l’élaboration urgente d’une stratégie sectorielle intégrée avant tout nouvel endettement.

Des pistes alternatives ont été évoquées, comme le transport hydraulique du phosphate, une technologie déjà adoptée avec succès au Maroc, et la création d’une entité unifiée regroupant l’ensemble de la chaîne de valeur: extraction, transport, transformation et exportation.

Une stratégie en chantier

Le directeur général du Groupe chimique a assuré qu’une vision stratégique est en cours d’élaboration. Une commission interne, créée il y a une dizaine de mois, planche sur une réforme en profondeur du secteur. Un conseil ministériel a également mandaté des comités spécialisés pour définir les orientations futures.

Malgré les réserves exprimées, la commission a finalement voté en faveur du projet de loi.

 

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Quatre multinationales derrière la modernisation du réseau électrique de Moknine

30. März 2026 um 09:32

À Moknine, les pannes d’électricité pourraient bientôt appartenir au passé.

Jeudi 27 mars, officiels tunisiens et diplomates américains se sont réunis pour célébrer la mise en service d’un système que peu de pays africains possèdent: un réseau électrique intelligent, capable de détecter une panne, de l’isoler et de rétablir le courant, presque seul, presque instantanément.

Fini les heures d’attente dans le noir

Concrètement, ce que change ce projet pour les habitants et les entreprises de la région, c’est le rapport au temps. Avant, une coupure pouvait signifier des heures d’attente, le temps qu’une équipe se déplace, localise le problème et intervienne. Désormais, le système FLISR fait ce travail en quelques secondes. Il repère la panne, coupe uniquement la zone concernée et reroute automatiquement l’alimentation pour les autres.

Moins de noir. Moins d’attente. Moins de pertes pour les commerces et les ménages.

Six ans de travail, 15 millions de dinars

Derrière cette inauguration, il y a six ans d’efforts discrets. De 2020 à 2026, des ingénieurs tunisiens et américains ont travaillé ensemble: études techniques, formation des équipes de la STEG, installation des équipements. Le tout financé par le gouvernement américain, pour un budget total de 15 millions de dinars, dont 5 millions pour les équipements désormais opérationnels.

Trois entreprises américaines ont mis leurs technologies au service du projet: E3-International, Schweitzer Engineering Laboratories et G&W Electric. Nokia, de son côté, a fourni l’infrastructure de communication, un réseau LTE privé qui permet à la STEG de surveiller son réseau en temps réel, depuis une salle de contrôle, sans attendre qu’un technicien soit sur le terrain.

Moknine, laboratoire du futur?

Ce projet reste pour l’instant pilote. Moknine est le terrain d’expérimentation. Mais si les résultats sont au rendez-vous, l’ambition est claire: reproduire ce modèle à l’échelle nationale.

Pour un pays qui mise sur la transition énergétique, avoir un réseau capable d’absorber la variabilité des énergies renouvelables n’est pas un luxe. C’est une condition.

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Tunisie: la Banque mondiale accorde 90 millions de dollars pour renforcer la protection sociale

28. März 2026 um 12:10

La Banque mondiale et le gouvernement tunisien approfondissent leur partenariat pour renforcer le système de protection sociale du pays, avec l’approbation par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale d’un financement supplémentaire de 90 millions de dollars en faveur du Projet d’appui à la promotion du développement social en Tunisie.

Ce soutien aidera les populations à créer de meilleures perspectives pour leur vie et à renforcer leurs moyens de subsistance. 

Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité des résultats probants du projet initial de 700 millions de dollars mis en œuvre au cours des cinq dernières années, qui a permis de fournir des transferts monétaires d’urgence à plus de 895 000 ménages et d’étendre les transferts monétaires permanents dans le cadre du programme AMEN, programme phare d’assistance  sociale en Tunisie, à plus de 386 000 ménages bénéficiaires tout en versant des allocations familiales à plus de 150 000 enfants âgés de moins de 6  ans. Ces nouveaux financements permettront de renforcer ces acquis, améliorant ainsi l’efficacité et la soutenabilité financière à long terme du système tunisien de protection sociale. 

Ce soutien permettra également d’étendre les allocations familiales à environ 450 000 enfants âgés de 6 à 18 ans issus de ménages pauvres et à faible revenu, contribuant ainsi à réduire les obstacles à l’éducation et les taux d’abandon scolaire. Il soutiendra également la création d’un fonds national de promotion des personnes handicapées, destiné à financer des prestations spécifiques favorisant leur inclusion sociale et professionnelle. 

“Ce financement additionnel témoigne de notre engagement continu à soutenir la Tunisie à mettre en place un système de protection sociale plus complet, adaptable et résilient”, souligne Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. “En élargissant les allocations familiales aux enfants en âge d’être scolarisés et en renforçant le soutien aux personnes handicapées, nous contribuons à protéger les ménages vulnérables et à offrir de meilleures perspectives aux enfants partout au pays”. 

Au-delà de l’élargissement de la couverture, le nouveau financement permettra d’accélérer la numérisation du système tunisien de protection sociale, notamment en soutenant la mise en place d’un registre intégré des bénéficiaires des prestations sociales et l’expansion de l’usage des outils de paiement numérique. Il pilotera également des initiatives d’inclusion économique combinant le travail indépendant et l’emploi salarié, aidant ainsi les ménages bénéficiaires du programme Amen à mieux saisir les opportunités d’emploi et à devenir plus autonomes.  

“Les réformes soutenues par ce projet vont au-delà des transferts monétaires”, souligne Mohamed El Aziz Ben Ghachem, spécialiste senior de la protection sociale à la Banque mondiale. Et d’ajouter: “La modernisation du système de ciblage, la mise en place d’un registre unifié des bénéficiaires, le pilotage d’initiatives d’inclusion économique et la poursuite de l’harmonisation des différents programmes d’assistance et de sécurité sociale en Tunisie poseront les bases d’un système de protection sociale moderne, intégré et basé sur les données”.  

 

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Premier en Afrique, deuxième au monde: voici le nouveau pont de Bizerte

25. März 2026 um 11:50

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, s’est rendu ce lundi sur le chantier du nouveau pont de Bizerte. Objectif : évaluer l’avancement des travaux et rappeler les entreprises à leurs engagements.

Une visite en présence de hauts responsables

Le ministre était accompagné du gouverneur de la région, ainsi que de la directrice générale de l’unité de réalisation du projet, des entreprises chargées des travaux et de plusieurs cadres centraux et régionaux.

Deux premières tranches bien avancées

Le ministre a inspecté les deux premières tranches du projet :

  • Tranche 1 : une voie rapide de 4,7 km avec 3 échangeurs, au croisement de la route nationale 8 et de l’autoroute A4.
  • Tranche 3 : une voie rapide de 2,7 km avec un échangeur vers Menzel Bourguiba via la route nationale 11.
75%Tranches 1 & 3
Le ministre a demandé aux entreprises tunisiennes d’accélérer la cadence pour que les échangeurs soient opérationnels avant l’été, afin de réduire la pression sur la circulation.

Un pont unique au monde

Lors d’une réunion avec les responsables de l’entreprise chinoise chargée de la tranche 2, le ministre a rappelé l’importance du projet. Ce pont sera :

  • Le premier de ce type en Afrique
  • Le deuxième au monde selon ses caractéristiques techniques (béton et structure métallique)

Salah Zouari a exhorté la partie chinoise à mobiliser tous ses moyens humains et logistiques pour rattraper les retards et respecter le calendrier convenu. La mise en service est prévue pour fin 2027.

Le pont principal : les fondations en mer avancent

Le ministre a également inspecté les travaux de fondations profondes en mer pour le pont principal. Ce dernier mesure 2,1 km et s’élèvera à environ 60 mètres au-dessus du canal de Bizerte.

16%
Pont principal
La finalisation des études techniques détaillées permettra d’accélérer cette tranche. Le ministre a insisté sur le suivi continu et la coordination entre tous les intervenants.

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Investissements étrangers: la Tunisie vise 4 milliards de dinars en 2026

23. März 2026 um 16:42

La Tunisie anticipe une nouvelle progression des investissements étrangers en 2026. Le pays table sur un volume d’environ 4 milliards de dinars, porté par une dynamique positive observée ces dernières années, selon les données de l’agence TAP.

Cette projection repose sur l’évolution des intentions d’investissement. En 2025, celles-ci ont fortement progressé pour atteindre près de 8 milliards de dinars. Une partie de ces engagements devrait se concrétiser, comme c’est généralement le cas. Les autorités estiment qu’environ la moitié de ces projets se réalisera effectivement, ce qui explique le niveau attendu pour 2026. Comme a été annoncé le directeur général de la Fipa. 

Cette tendance confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour la Tunisie. Sa proximité avec l’Europe, ainsi que les transformations économiques dans certaines régions du monde, renforcent son attractivité. Le pays attire notamment des investisseurs venus d’Europe et d’Asie, à la recherche de nouvelles opportunités proches des marchés européens.

Cependant, cette dynamique reste fragile. La concurrence internationale est forte et plusieurs pays offrent des conditions attractives pour capter ces investissements. Selon les propos du directeur, la Tunisie doit donc améliorer son environnement des affaires, développer ses infrastructures et simplifier ses procédures pour transformer les intentions en projets concrets.

Si la Tunisie met à disposition des investisseurs ses zones industrielles, assure un accompagnement efficace et propose les facilités nécessaires, tout en respectant les normes environnementales et l’urbanisme, elle pourra renforcer son attractivité et fidéliser les investisseurs étrangers, a déclaré Tebib.

Par ailleurs, malgré les défis à relever, le pays dispose d’atouts solides, notamment une main-d’œuvre locale qualifiée et un positionnement géographique stratégique. L’objectif est désormais de consolider ces avantages pour attirer davantage d’investissements et soutenir la croissance économique dans les années à venir.

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Diplômés mais exclus: 93% des demandeurs d’emploi sont issus de trois filières seulement

23. März 2026 um 09:15

Le nombre total de demandeurs d’emploi est passé de 117 705 avant 2021 à 130 612 actuellement. Les diplômés des sciences et technologies représentent 39,4% du total des demandeurs, contre 30,3% de titulaires de diplômes en gestion et droit. Ceux des lettres et sciences humaines représentent 24,1% des demandeurs d’emploi. Ces trois filières représentent à elles seules 93,8% de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Il est clair que ces filières scientifiques sont les plus exposés au chômage. Par contre, les domaines les moins représentés sont l’agriculture et la pêche, la médecine et le paramédical, et le tourisme et restauration.

Par ailleurs, la majorité des demandeurs d’emploi se concentre dans les tranches d’âge 30-40 ans (44,9%) et 40-50 ans (42,1%). Les jeunes de 20-30 ans ne représentent que 10,9% du total, ce qui est étonnamment faible. Bien que cela puisse indiquer une insertion professionnelle rapide après le diplôme, nous pensons que c’est plutôt le résultat de la non-inscription des jeunes comme demandeurs d’emploi.

Les titulaires d’une licence et/ou maîtrise représentent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi (95 440 personnes) et sont donc le diplôme le plus concerné par le chômage. Les diplômes techniques sont également très représentés, notamment dans les tranches d’âge 30-50 ans. Les ingénieurs et les architectes ont une présence modérée mais non négligeable parmi cette population (surtout entre 30 et 50 ans). Par contre, les titulaires de doctorat en pharmacie et médecine sont les plus faibles demandeurs d’emploi, ce qui est normal compte tenu de la spécificité et de la meilleure employabilité de ces filières.

Globalement, ces chiffres montrent qu’il y a un décalage entre l’offre de formation et les besoins économiques. La présence importante de demandeurs d’emploi âgés (40-50 ans) reflète des difficultés de reconversion ou de maintien dans l’emploi. Le chômage en Tunisie est structurel et il faut un effort national pour l’atténuer.

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Les infrastructures énergétiques menacées de frappes, le pétrole s’envole

19. März 2026 um 08:30

Il paraît que l’année sera compliquée pour l’économie mondiale sur le front des prix de l’énergie. Les cours du pétrole ont continué à grimper, alors que l’escalade des menaces entre Israël et l’Iran visant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient risque d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement mondial déclenchées par l’effondrement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent, référence internationale, continue à surfer au-dessus de 110 dollars le baril.

Israël a attaqué la plus grande installation de traitement de gaz d’Iran, située dans la province de Bushehr. Téhéran a menacé de frapper des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti la population de s’éloigner de plusieurs installations qu’il a décrites comme des cibles légitimes et de premier choix. Ces installations sont la raffinerie de Samref et le complexe pétrochimique d’Al-Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la société holding de Mesaieed au Qatar.

Dans un scénario où des attaques généralisées sur les infrastructures énergétiques se produiraient et où le détroit resterait fermé pendant une période prolongée, les prix du Brent pourraient atteindre de nouveaux pics, selon toutes les grandes banques internationales.

Avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’impact sur notre quotidien ne va pas tarder à se faire sentir. L’inflation repartirait mécaniquement à la hausse sous l’effet des produits importés, qu’ils soient finis ou semi-finis. Le prix de l’énergie, et notamment du pétrole, flamberait en premier lieu, entraînant dans son sillage une hausse généralisée des coûts de transport et de production. Très vite, ce choc pétrolier se répercuterait sur les biens de consommation courante, fragilisant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages.

 

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Investissement, blocages, solutions: le dossier des renouvelables au cœur d’une réunion État-privé

18. März 2026 um 08:37

L’investissement dans les énergies renouvelables s’accélère en Tunisie. Le gouvernement mise désormais sur le système des autorisations pour débloquer les projets et attirer davantage d’opérateurs privés.

Une concertation pour lever les blocages

Une réunion de travail s’est tenue mardi 17 mars au ministère de l’Industrie. Elle a été présidée par Ouael Chouchene, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique. Des représentants de la Conect, des entreprises du secteur et plusieurs responsables publics étaient présents autour de la table. L’objectif est d’identifier précisément les obstacles pour accélérer la mise en œuvre de ces projets stratégiques.

Les autorisations comme levier de croissance

Le mécanisme des autorisations devient aujourd’hui un outil central pour le développement du secteur. Lors de la cinquième ronde, 186 autorisations ont été accordées pour une capacité totale de 286 mégawatts. Ce système vise à faciliter l’installation des investisseurs. Il complète les dispositifs déjà existants, comme les concessions et l’autoproduction, afin d’augmenter rapidement la part du vert dans le mix énergétique national.

Des solutions concrètes pour les ménages

En parallèle, plusieurs programmes continuent de se déployer auprès des particuliers. Le programme Prosol Elec permet notamment aux ménages de produire leur propre électricité. Une version économique de ce dispositif cible également les familles à revenus moyens. Ces initiatives ont pour but d’élargir l’accès aux énergies propres tout en réduisant la facture énergétique des foyers.

Le rôle essentiel du secteur privé

L’État considère le secteur privé comme un partenaire indispensable pour réussir cette mutation. Les entreprises participent activement à la mise en œuvre des solutions énergétiques sur le terrain. Ouael Chouchene a rappelé que cette collaboration est la clé pour renforcer l’efficacité énergétique du pays. Face à une demande en électricité qui augmente, la Tunisie accélère pour bâtir un modèle plus durable et sécuriser son approvisionnement.

 

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