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Escroquerie au Hajj et à la Omra | Le suspect arrêté à Tunis

Von: Yusra NY
23. Mai 2026 um 19:54

La police de Bab Bhar a arrêté le gérant d’une agence de voyages à Tunis, soupçonné d’avoir escroqué 50 pèlerins lors de l’organisation de séjours pour le Hadj et la Omra.

L’individu faisait l’objet de plusieurs mandats de recherche émis par différentes autorités judiciaires et sécuritaires pour des faits d’escroquerie, à la suite de plaintes déposées par les victimes. Le suspect a été localisé puis arrêté par les agents de la brigade de police judiciaire, qui l’ont placé en garde à vue.

Selon les éléments de l’enquête préliminaire, il lui est reproché d’avoir encaissé des sommes d’argent auprès de plus de 50 clients en leur promettant l’organisation de ces voyages religieux, alors que les prestations d’hébergement et de transport convenues n’auraient finalement jamais été réalisées.

Sur décision du ministère public, le mis en cause a été maintenu en garde à vue en attendant sa présentation devant la justice.

Y. N.

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Le WWF appelle à préserver les écosystèmes marins en Tunisie

20. Mai 2026 um 13:20

Le WWF Afrique du Nord renouvelle son appel à la préservation des écosystèmes marins en Tunisie à l’approche de la saison estivale, période où la fréquentation accrue des plages accentue la pression environnementale sur les littoraux et le risque de pollution, notamment par les déchets plastiques.

Dans ce contexte, l’association met en avant l’initiative «Adoptez une plage méditerranéenne», un programme de sciences participatives mené par le WWF en Tunisie, en Grèce et en Turquie. Ce programme vise à surveiller la pollution marine et à sensibiliser les citoyens, les écoles et les associations à la pollution plastique en Méditerranée.

Il encourage des groupes de bénévoles à «adopter» des portions de plage, à réaliser des relevés réguliers, à identifier la nature des déchets et à contribuer à la mise en place d’une plateforme de surveillance pan-méditerranéenne.

Les déchets jetés sur les plages ou en mer menacent non seulement la beauté des lieux, mais ont également un impact direct sur la vie marine, mettent en danger les organismes marins et perturbent l’équilibre des écosystèmes côtiers. Les données indiquent que plus de 84 % des déchets présents dans le milieu marin côtier sont composés de polymères, principalement du plastique, faisant de la pollution l’un des principaux défis environnementaux auxquels nos mers et nos plages sont confrontées aujourd’hui.

Selon le WWF, les données recueillies permettent non seulement de mesurer l’ampleur de la pollution, mais aussi d’orienter des politiques publiques et des comportements individuels plus durables sur le littoral. La situation demeure particulièrement préoccupante en Tunisie, pays identifié par le WWF comme l’un des plus touchés en Méditerranée.

Le WWF note également que la Tunisie produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 10 % sont du plastique. Près de 500 000 tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans la mer, endommageant les écosystèmes marins et ayant des conséquences potentielles sur la santé.

Ce problème affecte aussi directement la biodiversité, des habitats côtiers aux herbiers de posidonie, considérés comme essentiels à la protection du littoral, à la pêche et au stockage du carbone bleu.

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L’Organisation des jeunes médecins annonce la levée du gel de ses activités

Von: Yusra NY
19. Mai 2026 um 19:31

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a annoncé la levée officielle de la décision de gel de ses activités, qui avait été émise le 14 mai dernier.

Tout en prenant acte de cette décision, l’OTJM a qualifie la levée du gel de « recul de la part des autorités » face à une mesure qu’elle jugeait initialement « injustifiée, arbitraire et injuste ».

Pour le bureau exécutif, ce dénouement est avant tout une victoire pour « l’indépendance des structures d’activité, d’expression et d’organisation », lit-on dans le communiqué de l’organisation, qui a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers les jeunes médecins, les composantes de la société civile, les organisations nationales, ainsi que les figures médiatiques et juridiques qui lui ont apporté un soutien moral et militant jugé « crucial ».

​Par ailleurs, pour faire la lumière sur les dessous de cette affaire, l’organisation donne rendez-vous lors d’une conférence de presse qui aura lieu le 22 mai 2026 à 11h.

Y. N.

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Le Togo supprime les visas pour tous les ressortissants africains

19. Mai 2026 um 19:00

L’Afrique bouge, pour faciliter le business, les échanges, la mobilité, le commerce, l’intégration économique se transforme et évolue selon 2 stratégies:

  • soit en supprimant l’exigence des visas, c’est le cas du Burundi, du Ghana, du Bénin et dernièrement du Togo ;
  • soit en mettant en place des plateformes digitales de “Evisa“,  comme récemment le Tchad.

Pendant ce temps, la Tunisie reste immobile, elle ne change ni sa politique de visas ni ne parvient à mettre en place une plateforme digitale de Evisa. Pourtant, elle disposerait d’un financement de la Banque mondiale, mais, selon de sources concordantes, l’appel d’offres international pour l’acquisition d’une plateforme digitale Evisa aurait été annulé, selon une source bien informée.

Malheureusement, pour obtenir un visa pour visiter la Tunisie, plusieurs citoyens africains sont obligés d’en faire une demande manuelle dans les ambassades ou consulats dans les 12 pays africains où on dispose d’une représentation diplomatique. Ou bien faire une demande via un formulaire papier, qu’on envoie par mail après l’avoir scanné.

Cet état de fait est loin d’être satisfaisant, surtout que notre pays brille par ses compétences en ingénieurs dans le digitale et dont les entreprises d’édition de logiciels, d’intégration disposent de toutes les solutions et l’expertise nécessaires pour déployer rapidement une solution moderne et digitale dans un temps record et un coût abordable.

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Inflation énergétique : les ménages américains paient le prix du choc pétrolier

16. Mai 2026 um 10:05

La hausse brutale des prix des carburants liée à la guerre contre l’Iran commence à produire des effets massifs sur l’économie américaine. Selon une analyse de l’expert américain Jeff Colgan, les consommateurs américains auraient déjà supporté près de 40 milliards de dollars de coûts supplémentaires en raison de l’envolée des prix à la pompe.

Depuis le début du conflit, les prix de l’essence aux États-Unis ont bondi de plus de 50 %, atteignant en moyenne plus de 4,50 dollars le gallon à l’échelle nationale. Cette flambée est directement liée aux tensions dans le Golfe et aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

Selon un article de Jeff Colgan, professeur de sciences politiques à l’Université Brown, aux USA, paru dans le quotidien The New York Times : « la gravité de la hausse des prix du carburant ne se limite pas au seul coût, mais s’étend au fardeau inégal qu’elle fait peser sur les familles américaines, car les coûts de l’énergie ont pesé sur la classe ouvrière, et la situation pourrait s’aggraver cet été, les prix augmentant de plus en plus tant que le détroit d’Ormuz restera fermé à la navigation ».

Colgan affirme que la hausse des prix de deux produits énergétiques seulement, à savoir l’essence et le diesel, a alourdi la facture des consommateurs américains de près de 40 milliards de dollars… L’impact dépasse largement les seules stations-service. La hausse des prix du pétrole alimente désormais une inflation plus générale : transport aérien, produits alimentaires et logistique enregistrent eux aussi des augmentations sensibles. Selon les dernières données américaines, l’inflation a atteint 3,8 % en avril, son plus haut niveau depuis trois ans.

Face à cette situation, l’administration Trump cherche des mesures d’urgence pour contenir la colère des consommateurs. La Maison-Blanche envisage notamment une suspension temporaire de la taxe fédérale sur l’essence afin d’atténuer la hausse des prix. Mais plusieurs analystes jugent cette mesure insuffisante si les tensions militaires persistent au Moyen-Orient.

Les marchés restent extrêmement nerveux. De nombreux observateurs redoutent qu’un prolongement du conflit ou une nouvelle perturbation dans le détroit d’Ormuz ne fasse grimper durablement le baril au-dessus de 100 dollars, avec un risque accru de ralentissement économique mondial.

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Suspension des activités de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins

Von: Yusra NY
14. Mai 2026 um 22:17

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a annoncé, ce jeudi 14 mai 2026, avoir été notifiée par la présidence du gouvernement d’une décision de gel de ses activités pour une durée d’un mois.

L’OTJM rappelle dans un communiqué qu’elle s’apprêtait à tenir, ce vendredi, une conférence de presse très attendue pour y présenter une étude alarmante sur l’état de la santé publique en Tunisie. Ce rapport devait notamment aborder la recrudescence des violences contre le personnel soignant et les failles de sécurité dans les hôpitaux.

En raison de ce gel immédiat, l’événement a été reporté d’un mois. L’organisation souligne, par ailleurs, qu’elle ne perçoit aucune subvention de l’État ni aucun don étranger : son financement repose exclusivement sur les cotisations et les contributions de ses membres.

« L’organisation dont les activités ont été gelées aujourd’hui reprendra son action, son militantisme et sa défense du secteur de la santé publique ainsi que du droit du citoyen à une santé digne », conclut le communiqué.

Y. N.

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Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs

 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le segment haut de gamme et les voyages expérientiels ont visité la Tunisie récemment en dépit des problèmes liés au visa.

Alors que l’intérêt des voyageurs sud-américains pour la Tunisie est une évidence, la question du visa demeure aujourd’hui le principal frein au développement de ce marché à fort potentiel. Malgré des procédures jugées longues et complexes, les touristes d’Amérique Latine continuent pourtant de manifester un intérêt croissant pour la destination tunisienne, laissant entrevoir des perspectives bien plus importantes en cas d’assouplissement des conditions d’accès.

Touristes haut de gamme

C’est dans ce contexte que Gold Experiences, en partenariat avec l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), a organisé du 24 avril au 2 mai 2026 un éductour réunissant 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le tourisme haut de gamme et les voyages expérientiels.

L’objectif était de faire découvrir les multiples facettes de la destination Tunisie à une clientèle latino-américaine premium, particulièrement sensible aux expériences culturelles, authentiques et exclusives. Durant leur séjour, les participants ont parcouru plusieurs régions du pays et séjourné dans des établissements haut de gamme à Tunis, Sousse, Douz, Tozeur et Hammamet.

De la médina de Tunis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO aux paysages du Sahara, en passant par Carthage, El Jem, Kairouan, Matmata, Tozeur ou encore le Cap Bon, les professionnels ont découvert une destination capable de conjuguer patrimoine, désert, gastronomie, culture et hôtellerie de prestige.

Les expériences sahariennes, les oasis de montagne, les sites historiques ainsi que la découverte œnologique au Domaine Neferis ont particulièrement marqué les participants, qui ont unanimement souligné le fort potentiel de la Tunisie auprès des voyageurs sud-américains à fort pouvoir d’achat.

Une demande en pleine croissance

Le consulat tunisien au Brésil, qui couvre plusieurs pays d’Amérique Latine, a d’ailleurs constaté une hausse significative des demandes de visas ces derniers mois. Une évolution qui confirme l’intérêt grandissant pour la destination, malgré les contraintes administratives existantes.

Les professionnels présents ont cependant insisté sur les difficultés rencontrées par les voyageurs colombiens, péruviens et guatémaltèques, soumis à l’obligation de visa et confrontés à l’absence de représentations diplomatiques tunisiennes dans plusieurs pays de la région.

Une situation qui ralentit fortement les réservations et réduit la compétitivité de la Tunisie face à certaines destinations concurrentes, notamment européennes, accessibles sans visa pour ces nationalités.

Pour Gold Experiences, une simplification des procédures, voire une suppression du visa, pourrait considérablement accélérer le développement de ce marché et multiplier les flux touristiques vers la Tunisie.

Cet éductour confirme ainsi que, malgré les obstacles administratifs, la Tunisie suscite un intérêt réel et croissant en Amérique Latine. Un potentiel encore largement sous-exploité qui pourrait permettre au pays de renforcer sa position sur le segment du tourisme premium international.

Lire aussi:

Gold Experiences fait découvrir la Tunisie à des voyagistes mexicains

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L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant

12. Mai 2026 um 07:25

Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, attirés par de meilleures conditions de travail et des perspectives d’avenir plus prometteuses, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays. (Photo : Diplômés de la faculté de Médecine de Sfax en 2025).

Iyed Hamadi *

En mai 2025, une nouvelle vague de grèves et de manifestations menées par les jeunes médecins tunisiens a révélé l’ampleur de la crise qui frappe le système de santé tunisien. Confrontés à la dégradation de leurs conditions de travail, à des affectations arbitraires et à des critères d’évaluation flous, les médecins se sont mobilisés face à l’inaction persistante du ministère de la Santé, dont les réponses officielles, à l’instar de celles du gouvernement dans son ensemble, ont exacerbé les tensions.

Les hôpitaux tunisiens perdent du personnel, la plupart des jeunes médecins quittant le pays en nombre record : près de 84 % des diplômés en médecine ont fait le choix de partir pour la seule année 2025. Cet exode prive le pays de ses professionnels les plus précieux, alors même que l’État investit massivement dans la formation des médecins. On estime qu’un seul médecin coûte à l’État environ 150 000 dinars tunisiens (environ 50 000 dollars) entre sa première année d’études et l’obtention de son diplôme dans le système d’enseignement public.

Alors que les établissements de santé publique peinent à fournir des soins de qualité, l’État ne s’attaque pas aux causes profondes de cette fuite des cerveaux, aggravant ainsi la crise. Sans solutions concrètes, le personnel médical tunisien, pourtant essentiel, continuera de se réduire comme peau de chagrin.

Évolution des revendications des médecins

Les médecins tunisiens ont formulé de nombreuses revendications à l’encontre du gouvernement. Le point de bascule pour les médecins du pays a été le décès, en décembre 2020, d’un interne en chirurgie de 27 ans, qui a fait une chute de plusieurs étages après avoir utilisé un ascenseur défectueux. Cet incident a suscité une vive indignation face à la vétusté des infrastructures hospitalières, mettant en danger la vie du personnel médical. Un accord a été trouvé avec le gouvernement dans le mois qui a suivi afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.

Début 2021, les jeunes médecins ont entamé des grèves sporadiques suite à l’échec des réformes. Ce mouvement s’est poursuivi les années suivantes, alimentant la frustration et préparant le terrain pour la mobilisation massive de 2025.

En 2025, les médecins ont commencé à se sentir «exploités», explique le Dr Asma, une jeune interne en dentisterie interrogée par le Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep). «Les internes et les résidents sont surmenés et exploités, sans aucun répit… le système les écrase», dit-elle.

Les médecins sont confrontés à de multiples défis : pénurie de personnel et de matériel, installations vétustes et surcharge de travail. «J’ai même dû réaliser des extractions dentaires à la lampe torche de mon téléphone à plusieurs reprises», ajoute le Dr Asma.

Outre les conditions de travail, le principal défi pour les jeunes médecins demeure la faiblesse des salaires et les retards de paiement. Les internes perçoivent environ 1 400 dinars tunisiens (environ 480 dollars) par mois et encore moins pendant leur année de service civil après l’obtention de leur diplôme – une période de service militaire obligatoire pour les médecins – où ils reçoivent entre 750 et 1 200 dinars (environ 250 à 400 dollars). Par ailleurs, les gardes de nuit sont rémunérées en moyenne de 1 à 3 dinars de l’heure, avec des retards de paiement pouvant atteindre un mois.

Le Dr Sonia, médecin dans un hôpital public rural, souligne l’importance d’une augmentation drastique des salaires des médecins afin de leur permettre de vivre dignement.

Alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques, la situation des médecins s’est également dégradée. Ils doivent composer avec une inflation galopante, des pénuries persistantes et des salaires stagnants, à l’instar du reste de la population.

Après des années de promesses non tenues, la réforme structurelle du secteur de la santé est fortement compromise par la politisation du dossier. Les restrictions budgétaires imposées depuis la pandémie et un modèle de gouvernance centralisé ont empêché les hôpitaux de réaliser des améliorations significatives et durables.

La planification et l’allocation des ressources étant concentrées au niveau national et l’autonomie institutionnelle limitée, les hôpitaux régionaux voient leur pouvoir de décision restreint, ce qui engendre une stagnation des structures et des inégalités persistantes.

Promesse d’un nouvel accord

Au printemps 2025, les tensions entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé s’intensifient suite au non-respect des engagements pris lors des négociations, entraînant des grèves et des manifestations d’envergure. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) reprend alors les négociations avec le ministère, sans succès. La frustration grandit, poussant l’OTJM à appeler à une grève nationale et à une marche en mai. De nombreux médecins y participent, notamment des étudiants en médecine, des internes et des résidents. Un étudiant en quatrième année témoigne : «C’était tellement inspirant de voir tout le monde se rassembler malgré leurs horaires de travail épuisants et leurs examens imminents.»

Le ministère de la Santé réagit en menaçant de représailles : réaffectation aléatoire des postes de stage, retenues sur salaire pour les grévistes et annulation des stages.

En 2025, les responsables du ministère aggravent la situation en menaçant de poursuites judiciaires les représentants de l’OTJM pour organisation des manifestations. Suite à des débrayages successifs de jeunes médecins, le ministère a publié un communiqué exprimant son intention de satisfaire la plupart des revendications des manifestants, en détaillant les mesures proposées telles que des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.

Cependant, en novembre, les tensions se sont ravivées face aux retards du ministère dans la mise en œuvre des réformes promises, entraînant une nouvelle grève nationale. Après une réunion tenue plus tard dans le mois, l’OTJM a suspendu les manifestations suite à une rencontre de conciliation avec le ministère de la Santé et à l’obtention d’assurances concrètes quant à la mise en œuvre des résolutions.

L’exode des médecins

De jeunes médecins ont expliqué à Timep que leur décision de quitter la Tunisie était rationnelle, motivée par la crainte d’une stagnation de carrière et de perspectives économiques limitées. Le Dr Amine, interne en psychiatrie en France, a déclaré : «Dès mon premier jour à l’université, je savais, sans l’ombre d’un doute, que je partirais avant la fin de ma cinquième année d’études.»

Si les facteurs économiques sont au cœur de cet exode, l’évolution professionnelle est tout aussi importante. Le Dr Nada, chirurgienne orthopédiste exerçant actuellement en France, est partie à la recherche de «plus de ressources, d’une formation continue et de réelles perspectives d’évolution». Elle a souligné la difficulté d’acquérir une expérience chirurgicale suffisante pendant son internat et a fait valoir que, pour retenir les médecins, il est nécessaire d’améliorer «les infrastructures et les équipements, de proposer une rémunération plus juste, à la hauteur des responsabilités de la profession, et de mettre en place une culture qui respecte les médecins et protège leur santé mentale».

D’autres spécialisations, comme la radiologie, font également face à des perspectives limitées dans le pays et restent sous-développées, comme l’a souligné le Dr Khaled, interne en radiologie de première année.

Parallèlement, les étudiants qui n’ont pas encore débuté leur internat constatent des problèmes structurels dès leurs stages. Amine, étudiant en cinquième année, a cité la corruption, les pénuries de matériel et le manque de lits, tandis que Rihem, également en cinquième année, s’est inquiété des «injustices subies par les médecins de la part des patients, de leurs familles et du système lui-même».

«Vu la manière dont le gouvernement agit, entre menaces et discours sur notre remplacement par des médecins étrangers, rien ne semble pouvoir enrayer cet exode», a déclaré le Dr Amine.

L’incapacité et le refus de l’État de réformer le système ont fait de la migration un moyen de survie pour les jeunes professionnels. Bien que la Tunisie investisse considérablement dans la formation de ses médecins, leur départ allège la pression salariale sur un système en crise, constituant ainsi un mécanisme discret de réduction des coûts.

Un système de santé au bord de la rupture

L’émigration des médecins et autres professionnels de santé a gravement affecté la capacité du système de santé à fournir des soins de qualité. Alors que la Tunisie perd une part croissante de ses médecins, le système de santé public est le plus durement touché. Nombre de médecins restants se tournent vers le secteur privé, aggravant la pénurie de personnel dans les hôpitaux publics.

Parallèlement, les difficultés économiques que traverse le pays réduisent considérablement l’accès aux services médicaux privés, faisant du système de santé public la seule option pour beaucoup.

Le Dr Sonia a décrit une forte dégradation des conditions dans les hôpitaux publics, soulignant que «des articles de base autrefois considérés comme allant de soi, tels que les gants, les sondes et le désinfectant, sont manquants ou de mauvaise qualité».

Le fort taux de rotation du personnel infirmier et technique – dont beaucoup partent après deux ou trois ans – signifie que les hôpitaux sont «constamment dotés de personnel inexpérimenté». Ce problème ne se limite pas aux médecins, mais concerne tous les professionnels de santé en quête de meilleures perspectives. Ce taux de rotation élevé affecte par conséquent la qualité des soins prodigués, puisque le personnel est constamment formé pour ensuite partir dès qu’il a acquis les compétences nécessaires pour être employable à l’étranger.

Le Dr Sonia a relaté un exemple poignant survenu dans son hôpital : une patiente atteinte d’un cancer de l’endomètre avait besoin d’une IRM, mais a dû attendre six mois pour en obtenir une, faute de quoi elle devait se tourner vers une option hors de prix dans le secteur privé. Son cas aurait pu être facilement guéri par une simple intervention chirurgicale. Au lieu de cela, la maladie est devenue inopérable en raison de métastases importantes. Selon le Dr Sonia, «cette situation aurait pu être facilement évitée si l’IRM avait été réalisée à temps».

Le Dr Mouna, interne en pédiatrie, évoque les conditions de travail dangereuses, expliquant que des agressions de la part de proches de patients sont possibles et qu’«on peut être exposé à la violence sans aucune protection». Elle constate que les réformes promises tardent toujours à se mettre en œuvre, surtout après l’accord de juin 2025. «On nous avait dit que les changements commenceraient fin octobre, mais pour l’instant, rien n’a changé», déplore-t-elle.

Des réformes indispensables pour fidéliser les médecins

Pour faire face à cette crise, une approche globale est nécessaire. Il faut commencer par améliorer la sécurité et les infrastructures des hôpitaux publics afin de garantir un environnement de travail sain.

Parallèlement, il est nécessaire de rétablir la confiance dans le système grâce à des formations transparentes et des critères d’évaluation objectifs.

Il convient également d’améliorer la rémunération des médecins afin de valoriser davantage leur travail.

L’année de service civique obligatoire doit être repensée pour devenir une véritable opportunité professionnelle et non une contrainte.

La mise en œuvre de ces réformes pourrait inciter les médecins tunisiens expatriés à revenir, notamment si le gouvernement met en place un dispositif de réintégration efficace.
En définitive, le système de santé doit placer les patients et les médecins au cœur de ses préoccupations. Des histoires comme celle de Sonia devraient orienter les décisions politiques concernant les chaînes d’approvisionnement, le personnel, la rémunération, la gouvernance, la sécurité et bien d’autres aspects.

Les jeunes médecins constituent l’épine dorsale du système de santé tunisien et ont fait part à maintes reprises de leurs besoins et de leurs préoccupations aux autorités. La solution est simple : il faut les écouter.

Traduit de l’anglais.

* Chercheur associé au Timep, où il travaille sur les migrations et les déplacements de population en Tunisie.

Source : The Tahrir Institute for Middle East Policy.

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Tunis | 6 ans de prison pour exploitation d’enfants dans la mendicité

11. Mai 2026 um 11:53

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné une femme à six ans de prison et à une amende de 20 000 dinars pour traite des êtres humains. La justice a établi son implication dans l’exploitation de ses enfants mineurs à des fins de mendicité sur l’avenue Habib Bourguiba et dans plusieurs rues de la capitale.

D’après l’enquête, la prévenue répartissait ses enfants dans des endroits très fréquentés de Tunis et les obligeait à mendier dans des conditions difficiles afin de collecter de l’argent qu’elle récupérait ensuite intégralement, a rapporté Mosaïque FM.

Le tribunal a considéré que la prévenue exploitait le jeune âge de ses enfants pour susciter la compassion des passants et qu’un tel agissement est une forme d’exploitation économique et une grave violation des droits de l’enfant.

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Tunesien: Handelsdefizit steigt – Einige Sektoren exportieren gut, Importe steigen

Von: Redaktion
12. Januar 2026 um 18:39

Das Handelsdefizit Tunesiens belief sich 2025 auf 21.800,3 Millionen Dinar (MD) gegenüber 18.927,6 MD im Jahr 2024, wie das Nationale Institut für Statistik (INS) am Mehr

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Médecine en prime time : Samir Elwafi dans le viseur de l’Ordre !

30. Dezember 2025 um 18:23

À force d’inviter des médecins et de traiter de sujets de santé dans ses émissions, Samir Elwafi se retrouve au cœur d’une crispation avec l’Ordre des médecins, qui resserre le contrôle sur les interventions médiatiques des praticiens.


Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation préalable avant toute participation aux médias. Une mise au point qui intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Ordre et certaines émissions très suivies, au premier rang desquelles celles animées par Samir Elwafi.

L’ordre a insisté sur le caractère impératif de cette procédure, présentée comme une garantie du respect des règles professionnelles et déontologiques. Les médecins souhaitant intervenir dans les médias audiovisuels, écrits ou numériques sont désormais tenus de déposer une demande officielle via l’espace dédié sur le site électronique de l’Ordre, afin qu’elle soit examinée avant toute autorisation formelle.

Le communiqué précise également que le numéro d’autorisation délivré doit obligatoirement être mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. L’objectif affiché est clair : encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins et prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à l’éthique de la profession.

Un programme consacré à la psychiatrie

Derrière cette décision, difficile de ne pas voir une réaction directe à certaines émissions diffusées récemment sur des chaînes privées, et notamment à celles animées par Samir Elwafi, qui invite régulièrement des médecins ou aborde des questions médicales sensibles. Dimanche dernier, un programme consacré à la psychiatrie a particulièrement suscité l’ire de l’Ordre, qui estime que le sujet a été traité d’une manière contraire aux valeurs professionnelles et éthiques de la médecine.

Sans être cité nommément, l’animateur vedette semble ainsi devenir la bête noire de l’Ordre des médecins. Ses émissions, connues pour leur ton direct et leur forte audience, sont régulièrement accusées de brouiller la frontière entre information, spectacle et expertise médicale, en exposant des praticiens à des débats jugés parfois simplificateurs ou sensationnalistes.

Cette sortie ferme de l’Ordre relance un débat récurrent en Tunisie : jusqu’où peut aller la liberté d’expression des médecins dans l’espace médiatique, à l’heure de la multiplication des plateaux télévisés et des contenus numériques dédiés à la santé ? Entre impératif d’information du public et responsabilité professionnelle, la ligne de crête apparaît plus étroite que jamais, surtout lorsque la télévision transforme la médecine en sujet de prime time.

Lire aussi : L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

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L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

30. Dezember 2025 um 14:33

L’Ordre des médecins a durci le cadre encadrant la présence médiatique des praticiens. Désormais, toute participation à un programme audiovisuel ou numérique devra être soumise à une autorisation préalable du Conseil national, sous peine de manquement aux règles déontologiques.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation officielle avant toute apparition dans les médias. Cette mesure, annoncée dans un communiqué publié sur la page officielle de l’Ordre, vise à encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins.

Une procédure désormais obligatoire

La présidente du Conseil national, Rim Ghacham Attia, a précisé que les médecins souhaitant intervenir dans des émissions de télévision, de radio ou sur des plateformes numériques devront déposer une demande formelle via l’espace professionnel dédié sur le site officiel de l’Ordre. Ces demandes seront examinées avant toute délivrance d’un accord préalable.

L’Ordre a également exigé que le numéro de l’autorisation accordée soit clairement mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. Cette disposition vise à garantir la traçabilité des interventions et à prévenir toute utilisation abusive du statut médical dans l’espace public.

Un rappel motivé par un dérapage télévisuel

Selon la présidente du Conseil, cette décision fait suite à la diffusion récente d’un programme sur une chaîne privée ayant abordé la psychiatrie d’une manière jugée contraire aux valeurs éthiques et professionnelles de la médecine. L’Ordre estime que ce type de dérive nuit à l’image de la profession et peut induire le public en erreur.

L’Ordre des médecins réaffirme, à travers cette mesure, son rôle de garant de la déontologie et de la responsabilité scientifique dans l’espace médiatique. Il appelle les praticiens à faire preuve de rigueur et de discernement dans leurs interventions publiques, dans le respect des règles professionnelles et de l’intérêt général.

Lire aussi :

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CNRPS : prolongation du délai de mise à jour des dossiers pour la pension temporaire des filles sans ressources

24. Dezember 2025 um 17:40

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a prolongé jusqu’au 15 janvier 2026, le délai de dépôt des documents pour les bénéficiaires de la pension temporaire d’orphelins, attribuée aux filles sans ressources qui ont dépassé l’âge de 21 ans.

La CNRPS a indiqué, dans un communiqué publié hier mardi, que les personnes concernées par cette mesure doivent déposer les documents requis auprès du centre régional ou local le plus proche de leur domicile ou de la maison de services dans le délai indiqué ci-dessus, afin de garantir la poursuite du versement de la pension dans les délais fixés.

Ces documents consistent en une déclaration de revenus pour l’année 2024 pour les bénéficiaires qui n’ont pas déposé de documents d’actualisation pour la même année, une déclaration sur l’honneur de non- activité légalisée ( formulaire disponible à l’adresse.
https://bit.ly/4ehEX5X), un formulaire d’engagement à remplir avec signature (disponible à l’adresse : https://bit.ly/4ex1aN4) et une copie de la carte d’identité nationale de la fille concernée.

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Cimenterie : Cementos Molins rachète Secil pour 1,4 milliard d’euros et renforce sa présence en Tunisie

Von: walid
22. Dezember 2025 um 16:08

Le groupe espagnol “Cementos Molins” a annoncé, le 19 décembre 2025, avoir conclu un accord avec le groupe portugais Semapa, portant sur l’acquisition de 100 % du capital social du cimentier Secil pour une valeur d’entreprise de 1,4 milliard d’euros. La finalisation de l’opération est prévue au premier trimestre 2026.

Cementos Molins financera l’opération grâce à une combinaison de liquidités disponibles et de fonds provenant d’un accord de crédit syndiqué et d’une émission obligataire.

Fondée en 1930, et basée à Lisbonne, Secil est un fournisseur de matériaux de construction et de solutions pour le bâtiment, présent sur huit marchés dont la Tunisie à travers “Les Ciments de Gabès” (SCG). Secil Tunisie intervient également sur le marché du béton prêt à l’emploi à travers ses 2 filiales “Sud Béton” et “Zarzis Béton”.

Avec cette acquisition, Cementos Molins, déjà actionnaire principal de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), consolide sa présence en Tunisie et en Afrique du Nord.

Selon le groupe Cementos Molins, cette transaction constitue une étape majeure dans la stratégie de croissance rentable et durable de Molins, étendant ainsi son empreinte mondiale, renforçant sa présence en Europe et complétant son expansion géographique en Amérique latine avec l’entrée au Brésil, le seul grand marché de la région où Molins n’était pas encore présent.

Pour le portugais Semapa, la vente de Secil s’inscrit dans la stratégie de gestion active de son portefeuille, visant la diversification industrielle et la création de valeur durable à long terme. Le produit de cette transaction permettra à Semapa d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie, d’investir dans de nouvelles pistes de croissance et de consolider sa position de plateforme d’investissement industriel diversifiée.

 

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Rapport : Que disent les experts américains sur le présent et l’avenir de la Tunisie ?

22. Dezember 2025 um 10:47

Le Washington Institute for Near East Policy, think tank américain spécialisé dans le Moyen-Orient, a récemment publié une analyse détaillée de la situation politique et sociale en Tunisie mais aussi sur les perspectives du pays. Le rapport met en lumière une montée des tensions internes, des contestations sociales et des enjeux économiques critiques, tout en suggérant des voies d’action pour la communauté internationale, notamment les États-Unis.

Selon l’institut, près de 5 000 mouvements de protestation ont été recensés depuis le début de 2025, soit une hausse de 84 % par rapport à l’année précédente. Ces mobilisations reflètent un mécontentement croissant lié à la fois aux difficultés économiques, aux problèmes environnementaux et aux restrictions sur les libertés civiles.

Des manifestations d’ampleur ont notamment eu lieu à Gabès, où la population a protesté contre la pollution causée par le complexe chimique local et a réclamé la fermeture ou la réhabilitation de l’usine de phosphate. Ces mouvements ont été ponctués d’affrontements avec les forces de l’ordre, soulignant le caractère sensible des enjeux environnementaux dans une région historiquement dépendante de l’industrie chimique pour l’emploi et l’économie locale, toujours selon ce rapport.

Contestation politique et restrictions judiciaires

« La capitale n’est pas en reste : des manifestations récurrentes depuis novembre ont été motivées par des arrestations massives dans le cadre de l’affaire dite de « conspiration contre l’État ». Quarante personnalités politiques et figures de l’opposition ont été condamnées à de lourdes peines, ce qui a suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains et accentué les tensions avec la société civile », indique le rapport.

Le rapport souligne que, malgré ces mobilisations, une chute du régime reste peu probable. Le sentiment dominant parmi les Tunisiens est plutôt un désenchantement généralisé, avec une partie de la population envisageant l’émigration comme solution, ce qui entraîne un risque de fuite des compétences.

Pour le Washington Institute, la stabilité économique reste le point crucial. La Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, main-d’œuvre jeune et dynamique, potentiel dans l’agro-industrie et les infrastructures stratégiques. Toutefois, ces avantages risquent de se perdre si le climat politique ne s’améliore pas et si les réformes structurelles tardent.

Les experts américains suggèrent des mesures ciblées et peu coûteuses pour soutenir le pays, telles que :

  • l’allègement des droits de douane sur certaines exportations tunisiennes,
  • le soutien à des projets commerciaux moins politisés,
  • l’encouragement d’infrastructures vitales et de secteurs à forte valeur ajoutée.

Ils insistent également sur la nécessité de soutenir la vision des Tunisiens pour un avenir plus prospère, rappelant des initiatives passées comme le « Tunisian American Enterprise Fund » ou le « Millennium Challenge Agreement » sous l’administration Obama, qui avaient renforcé la confiance citoyenne dans les réformes.

A prendre avec prudence

Le rapport offre une lecture mais qui doit être lue avec prudence. Sa perspective reflète une approche stratégique américaine, parfois centrée sur les intérêts géopolitiques et économiques des États-Unis. Les observateurs tunisiens peuvent noter que certaines recommandations, comme la suspension de droits de douane ou le soutien à des projets ciblés, ne tiennent pas toujours compte des contraintes budgétaires locales, des dynamiques sociales internes et des enjeux de gouvernance.

Car il faut rappeler également que cet institut publie régulièrement des rapports sur la Tunisie. Fin 2023, il a expliqué que Washington pouvait améliorer son image en Tunisie en défendant les droits humains et en soutenant concrètement un public tunisien réceptif. Après les évènement du 25 juillet, on avait affirmé que ces développements allaient avoir des retombées sur la politique américaine envers la Tunisie.

La Tunisie traverse une phase complexe, marquée par une contestation sociale croissante et un contexte politique tendu. Le rapport du Washington Institute rappelle l’importance de réformes structurelles et d’un dialogue ouvert avec la société civile, tout en soulignant les opportunités que le pays peut encore saisir pour renforcer sa résilience économique et sociale.

Lire aussi : Tout savoir sur le projet sur la démocratie tunisienne au Congrès américain

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JCC 2025 : liberté d’expression et droits humains à l’honneur

Von: hechmi
20. Dezember 2025 um 16:35

JCC 2025Les Journées cinématographiques de Carthage ont annoncé, le vendredi 19 décembre 2025, les prix parallèles de leur 36ᵉ session. Ces distinctions, attribuées en marge du palmarès officiel, mettent en lumière des œuvres abordant des thématiques liées à la liberté d’expression et aux droits humains.

La liberté d’expression au cœur du palmarès

Le « Prix de la liberté d’expression cinématographique », décerné par le Syndicat national des journalistes tunisiens, a été attribué au film Où le vent nous emmène-t-il ? de la réalisatrice tunisienne Amal Guellaty. Cette distinction récompense une œuvre retenue pour son traitement cinématographique des enjeux liés à la liberté d’expression.

Dans le cadre de ce même prix, le jury a également attribué une mention spéciale au film Les oiseaux ne migrent pas du réalisateur tunisien Rami Jarboui.

Un jury composé de professionnels des médias et du cinéma

Le jury du Prix de la liberté d’expression cinématographique était composé du réalisateur Abdallah Chamekh ainsi que des journalistes Jihene Turki et Samah Kasdallah. Les délibérations ont été menées conformément aux critères définis par le syndicat.

Le Prix Lina Ben Mhenni dédié aux droits de l’homme

Le « Prix Lina Ben Mhenni des Droits de l’homme » a été décerné au film Les Lions sur le Tigre du réalisateur irakien Zardasht Ahmed. Cette récompense distingue une œuvre traitant de questions relatives aux droits humains.

Un jury académique pour le Prix Lina Ben Mhenni

Le jury de ce prix était composé des professeurs Amna Ben Ghorbal, Saïda Bennour et Hachemi Ben Fraj. À l’issue de leurs délibérations, un lauréat unique a été désigné pour cette édition.

Des prix parallèles ancrés dans l’identité des JCC

Les prix parallèles des Journées cinématographiques de Carthage s’inscrivent dans une tradition visant à valoriser des œuvres engagées et des regards cinématographiques sensibles aux enjeux sociétaux, en complément de la sélection officielle du festival.

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Tunisie – Résidanat : Une solution digitale qui complique tout ?

17. Dezember 2025 um 09:36

Présentée comme une avancée majeure pour simplifier les démarches des résidents en médecine, la plateforme numérique dédiée au choix des stages se retrouve aujourd’hui au cœur d’une vive contestation. Censée mettre fin aux déplacements obligatoires vers Tunis et instaurer plus d’équité dans l’affectation des stages, la solution digitale mise en place par le ministère de la Santé peine à tenir ses promesses.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Santé a annoncé la reprogrammation de l’opération de choix des stages au profit de l’ensemble des résidents inscrits en troisième cycle des études médicales. Cette opération se déroulera à partir du samedi 20 décembre 2025 via la plateforme numérique. Selon le ministère, cette décision vise à garantir le principe d’égalité des chances entre tous les candidats.

En pratique, la situation est tout autre. Dès les premières tentatives d’accès, de nombreux résidents ont signalé des dysfonctionnements techniques récurrents : impossibilité de se connecter, lenteur excessive du système, erreurs lors de la validation des choix ou encore interruptions brutales de la plateforme. Ces problèmes ont plongé des centaines d’étudiants dans un profond désarroi, d’autant que le choix du stage conditionne directement leur parcours professionnel.

Equité dans les choix

Jusqu’à récemment, les résidents étaient contraints de se déplacer physiquement à Tunis pour effectuer ce choix, une procédure lourde, coûteuse et source d’inégalités régionales. La digitalisation de cette étape devait corriger ces déséquilibres. Or, la défaillance de la plateforme a eu l’effet inverse, accentuant le stress et le sentiment d’injustice chez des étudiants déjà soumis à une forte pression académique.

Sur les réseaux sociaux et dans les échanges entre résidents, la colère est palpable. Beaucoup dénoncent une transition numérique mal préparée, lancée sans tests techniques suffisants ni dispositif d’accompagnement efficace. Certains redoutent même que des pannes prolongées n’avantagent indirectement certains candidats au détriment d’autres, remettant en cause l’objectif affiché de transparence et d’équité.

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Siliana-Hajj : 130 pèlerins concernés par les procédures de voyage vers les lieux saints

Von: walid
15. Dezember 2025 um 14:08
Siliana-Hajj : 130 pèlerins concernés par les procédures de voyage vers les lieux saints

Quelque 130 pèlerins au gouvernorat de Siliana se sont rendus au guichet unique inauguré, hier dimanche, au complexe culturel de Siliana-sud pour finaliser les démarches de voyage vers les lieux saints. Le directeur des affaires régionales, Abdelhamid Berari, a indiqué à l’Agence TAP que ce guichet permet aux pèlerins d’achever les procédures nécessaires au hajj, […]

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Luanda 2025 : Youssef Douma sacré champion du 800 m nage libre aux Jeux Africains de la Jeunesse

13. Dezember 2025 um 12:40
Luanda 2025 : Youssef Douma sacré champion du 800 m nage libre aux Jeux Africains de la Jeunesse

La délégation tunisienne brille de mille feux aux Jeux Africains de la Jeunesse de Luanda, où les jeunes athlètes ne cessent d’enchaîner les exploits. Aïcha Ben Milad a ouvert la voie en décrochant l’or au 200 mètres papillon grâce à une performance remarquable de 2 minutes et 27 secondes, suivie par Youssef Douma qui s’est […]

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