Normale Ansicht

La «culture du jetable» s’empare de notre quotidien

Von: tmps
27. August 2026 um 09:27

Les économistes classiques classifiaient les biens de consommation en biens durables et en biens non durables. En effet, il y avait des produits achetés pour être conservés durant des années et peut-être pour toute la vie (les ustensiles de cuisine fabriqués en cuivre, des nappes, les tapis, les couvre-lits, les rideaux, les bijoux, le vélo, la moto, la voiture…) et d’autres pour la consommation immédiate, tels que les produits alimentaires ou vestimentaires. C’est que dans les ménages traditionnels, on distinguait entre l’indispensable et le superflu et la priorité était toujours donnée aux besoins vitaux, donc nécessaires. Il fut donc un temps où les choses étaient faites pour durer et où l’on jetait très peu. Or, dans la vie moderne, tout semble devenir provisoire, même ce qu’on considérait jadis comme un objet durable et permanent. Aujourd’hui, dans une conjoncture socio-économique stimulant la consommation, presque tous les achats effectués par les ménages sont devenus non durables, donc jetables, à telle enseigne que des sociologues parlent d’une «culture du jetable».

Décidément, les temps changent et les habitudes aussi. Notre société de consommation a favorisé l’industrie des biens de consommation à outrance, donnant naissance à un mode de vie différent où les gens sont devenus de grands consommateurs de produits «jetables» pour les remplacer par d’autres dernier cri, quoique souvent plus chers. Conséquence : la durée de certains produits devient de plus en plus courte, quoiqu’ils soient souvent utiles pour les consommateurs toujours avides de «prêt-à-porter» et de «prêt-à-consommer», eu égard à leur rythme de vie qui devient très accéléré. Et c’est ainsi que chez nous, à l’instar d’autres pays de consommation, les produits jetables sont devenus nécessaires et plus pratiques et rencontrent un très grand succès chez la majorité des consommateurs. Quant aux fabricants de ces produits jetables, ils se frottent les mains en encourageant activement cette tendance, et ce, à grand renfort de publicité. Cette mentalité s’est ancrée partout chez nous depuis des années et c’est devenu comme un fait accompli.

 

Ces produits «jetables» qui nourrissent nos poubelles…

En effet, nos poubelles débordent de produits usés : vaisselle en papier ou en plastique, serviettes, objets de décors, jouets, ballons, bouteilles, gadgets électroniques, voire postes de télévision, ordinateurs, frigidaires, fauteuils et tutti quanti. Côté nourriture, les restes de la veille sont déversés quotidiennement à la poubelle, quand bien même ils pourraient être gardés au congélateur pour être consommés ultérieurement. C’est que les enfants d’aujourd’hui n’aiment pas manger les restes de la veille et préfèrent un sandwich tout prêt ou un repas instantané acheté à l’extérieur du foyer. Des chaises en plastique, des poussettes pour bébés, des ustensiles de cuisine encore fonctionnels, tout se jette après un certain temps d’usage pour être remplacé par d’autres neufs certes, mais pas forcément plus performants ou plus solides. Alors qu’avec un peu d’entretien et de soin, on aurait allongé la durée de vie de ces produits qui vont nourrir nos poubelles et gâcher notre environnement. «Dans le passé, nous a confié un chef de famille, mon père prenait mon cartable chez le cordonnier pour le raccommoder et le même cartable avait servi à mon frère cadet durant plusieurs années. On ne jetait pas les vêtements usés, on les gardait pour la saison suivante. On se contentait de la nourriture préparée à la maison : on ne jetait pas du pain à la poubelle. Aujourd’hui, mon fils peut avoir jusqu’à trois paires de chaussures de sport pendant l’année scolaire et pourtant, elles ne sont pas assez usées pour être jetées. C’est une culture du jetable qui gagne nos enfants, ils n’ont pas la notion du durable. Seuls l’immédiat et le tout prêt comptent pour eux ! On doit, au contraire, leur apprendre à prolonger la durée de vie des biens et des produits qu’ils utilisent en les faisant réparer plutôt que de prendre du neuf».

 

L’environnement menacé

Les sacs en plastique, pourtant interdits à cause de leur nocivité, sont de plus en plus utilisés pour contenir nos achats ou servir d’emballage à nos produits alimentaires. Il est de plus en plus rare de voir dans nos marchés des clients portant les traditionnels filets à provisions ou des couffins en paille ou en alfa, ces matières naturelles, durables et non nuisibles. Tout le monde se sert de sachets plastiques dont on se débarrasse dès qu’ils sont vidés de leur contenu. Les sacs en plastique qui jonchent nos rues et nos trottoirs donnent un spectacle désolant, sachant que la dégradation d’un sac de plastique jeté dans la nature dure jusqu’à 400 ans ! Des milliers d’articles sont jetés à la poubelle ou dans la nature aussitôt qu’ils sont utilisés ou épuisés : rasoirs, appareils photos, briquets, livres scolaires ou parascolaires, parapluies… On avait pourtant l’habitude d’utiliser un briquet qu’on rechargeait avec du butane. Idem pour les rasoirs traditionnels dont seules les lames étaient remplacées, ce qui aidait énormément à protéger l’environnement et diminuer les dépenses. Les cahiers parascolaires, qu’on vend actuellement chez les libraires, une fois utilisés par un enfant, ne seront plus utiles pour son frère ou sa sœur, qui auront besoin d’autres cahiers encore vierges… Les produits jetables sont bien utiles pour gagner du temps et faciliter la vie ; mais le revers de la médaille, c’est que ces articles jetés sont une énorme source de pollution. Des milliers de briquets, de rasoirs, d’assiettes en papier ou en plastique, de sacs d’emballage et d’autres items encore utilisables vont aux ordures chaque jour en aggravant les problèmes environnementaux. Ces produits à usage unique, pas forcément plus pratiques que ceux qui sont réutilisables ou rechargeables, sont généralement deux à cinq fois plus nocifs pour l’environnement.

 

Question de goût et de bon sens

Cette «culture du jetable» fait naître chez nous la facilité d’usage : au lieu d’utiliser de la vaisselle en porcelaine ou en verre lors de nos cérémonies (fêtes d’anniversaire, réceptions…) qui demande à être lavée et essuyée avant d’être rangée, on préfèrerait la vaisselle en papier ou en plastique dont il est plus facile de se débarrasser après usage. Ces produits jetables se consomment en grandes quantités et finissent rapidement en déchets déversés à la poubelle. L’usage à outrance de ces produits jetables peut influer sur le goût et le bon sens de nos enfants, a fait remarquer une dame interrogée sur ce sujet, donner à boire à un invité dans un gobelet en plastique ou à manger dans une assiette en papier, pour éviter de faire la vaisselle et gagner du temps, c’est un signe de mauvais goût et surtout, une mauvaise leçon à donner à nos enfants à qui, en principe, nous devons inculquer les bonnes manières et les règles du bon usage des choses. Lors des cérémonies, la plupart du temps, tout est fait en «jetable» : le décor et la consommation. De même, des familles utilisent des assiettes jetables tous les jours pour éviter de faire la vaisselle, trouvant plus pratique de les jeter à la poubelle, histoire de gagner du temps. Et là, c’est plutôt une question de paresse et de manque de respect envers l’environnement.

Hechmi KHALLADI 



L’article La «culture du jetable» s’empare de notre quotidien est apparu en premier sur Le Temps News.

Psychodrame à la pompe : l’étincelle médiatique qui a mis le feu aux poudres

27. August 2026 um 09:12

Hier soir, le 26 août 2026, une radio de la place a annoncé l’imminence d’une grève des transporteurs de carburant. Cette information a semé la panique parmi les consommateurs, qui se sont immédiatement rués vers les stations-service.

Cet afflux massif a provoqué des embouteillages, du désordre et des tensions, submergeant totalement les employés des stations, qui se sont retrouvés dans l’incapacité de gérer une telle situation.

Des vidéos relayant ce chaos ont montré des scènes désolantes, illustrant l’ampleur de cette situation épineuse. Les conducteurs ont agi dans la précipitation, persuadés par cette annonce que la grève était pour le 27 aout. Cependant, l’information exacte était tout autre. En réalité, le département du secteur privé relevant de l’UGTT s’apprête simplement à déposer un préavis de grève. Celle-ci est prévue pour la fin du mois prochain, les 23 et 24 septembre 2026, afin de laisser un laps de temps suffisant aux négociations. Ces pourparlers portent sur les revendications du secteur, notamment le droit à la sécurité sociale et l’application d’un procès-verbal datant du 2 mai 2019.

La  grève n’est pas pour tout de suite, et c’est une simple imprécision médiatique qui a provoqué ce vent de panique injustifié.

L’article Psychodrame à la pompe : l’étincelle médiatique qui a mis le feu aux poudres est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Eau minérale : la demande explose de 30 %, les producteurs tourneraient à plein régime

27. August 2026 um 08:58

La Chambre syndicale nationale des fabricants de boissons non alcoolisées assure que la capacité de production nationale est actuellement mobilisée au maximum afin de répondre aux besoins du marché et de rétablir un rythme d’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Dans un communiqué publié mercredi, la Chambre a précisé que le suivi de la situation est assuré de manière continue, à travers des réunions régulières avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie. L’objectif est de suivre les niveaux de production et les quantités disponibles et d’orienter la distribution en fonction des besoins des différentes régions du pays.

Cette coordination, menée sous le suivi des directions régionales du commerce, vise à assurer le meilleur équilibre possible dans la répartition des volumes disponibles entre les différentes régions de la Tunisie.

Une demande en hausse de 30 %

Selon la Chambre, les difficultés ponctuelles d’approvisionnement s’expliquent principalement par la progression exceptionnelle de la demande durant cette saison estivale. Celle-ci a atteint près de 30 % au-dessus des niveaux habituels, sous l’effet des vagues de chaleur intense qui ont touché le pays.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées les coupures répétées d’électricité enregistrées dans plusieurs régions. Ces interruptions ont entraîné l’arrêt temporaire de plusieurs unités de production d’eau minérale, pendant des périodes variables, affectant ainsi le rythme de production et, par conséquent, celui de l’approvisionnement du marché.

La Chambre souligne également que la conjugaison de ces facteurs a conduit à l’épuisement du stock stratégique constitué durant l’hiver. Ce stock avait précisément été préparé afin de couvrir l’écart entre la capacité de production nationale et l’augmentation attendue de la consommation pendant la période estivale.

Les producteurs démentent toute rétention à des fins spéculatives

Face aux informations relayées sur certaines pages et réseaux sociaux faisant état d’une rétention volontaire des eaux minérales par les producteurs ou de la constitution de stocks à des fins spéculatives, la Chambre syndicale dément catégoriquement ces accusations.

Elle affirme que l’ensemble des entreprises relevant de sa compétence fonctionne à pleine capacité, avec pour priorité d’assurer la continuité de l’approvisionnement et de répondre, dans la mesure du possible, aux besoins des consommateurs dans les différentes régions du pays.

La Chambre estime par ailleurs que le stockage d’eau minérale à des fins spéculatives ne présente pas de logique économique dans le contexte actuel. Les tensions observées sont, selon elle, de nature conjoncturelle et principalement liées au pic de consommation enregistré durant l’été.

Un retour progressif à la normale attendu

La demande devrait progressivement diminuer au cours de la prochaine période avec la baisse des températures. Selon la Chambre, les quantités disponibles devraient alors dépasser les besoins du marché, ce qui rendrait économiquement peu pertinent le recours à des stocks spéculatifs dans la situation actuelle.

La Chambre syndicale appelle enfin les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter de relayer des informations imprécises susceptibles d’alimenter les inquiétudes. Elle met notamment en garde contre les achats de volumes supérieurs aux besoins réels, qui pourraient accentuer davantage la pression conjoncturelle exercée sur le marché de l’eau minérale embouteillée.

L’article Eau minérale : la demande explose de 30 %, les producteurs tourneraient à plein régime est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Nabeul : saisie de 25 000 litres d’eau minérale à Nabeul, Hammamet et Béni Khalled

Von: tmps
27. August 2026 um 08:50

Les services de contrôle économique relevant de la direction régionale du commerce à Nabeul ont procédé, mercredi, à la saisie de 25 mille litres d’eau minérale, à l’issue d’une série d’opérations de contrôle menées dans les délégations de Nabeul, Hammamet et Béni Khalled.

La directrice régionale du Commerce à Nabeul, Sihem Mabrouk, a indiqué à l’Agence TAP que ces interventions, menées conjointement par les équipes du contrôle économique et les services sécuritaires, s’inscrivent dans le cadre de la poursuite des efforts visant à lutter contre les pratiques spéculatives et les dépassements en matière de prix dans le secteur de l’eau minérale.

Elle a précisé que les quantités saisies provenaient des circuits de distribution en gros et au détail de l’eau minérale, ainsi que de cafés et de kiosques à journaux.

Les saisies ont notamment été effectuées pour non-respect des marges bénéficiaires légales, refus de vente entre professionnels, recours à des pratiques commerciales frauduleuses et détention de produits en dehors du cadre de l’activité professionnelle déclarée.

Les équipes du contrôle économique ont, par ailleurs, engagé les procédures nécessaires au versement de la valeur financière des produits saisis à la Trésorerie Générale de Tunisie, à l’établissement de procès-verbaux de recherche économique et à la réintroduction des quantités saisies dans les circuits de distribution organisés.

Des sanctions administratives seront également prises à l’encontre des contrevenants.

L’article Nabeul : saisie de 25 000 litres d’eau minérale à Nabeul, Hammamet et Béni Khalled est apparu en premier sur Le Temps News.

Marques fantômes, rayons vides : anatomie d’une pénurie d’eau minérale

26. August 2026 um 13:18

Pénurie, marques inconnues et silence des autorités : plongée dans la crise de l’eau minérale qui assoiffe les Tunisiens.

Depuis la fin du mois de juin, il n’y a plus que l’inquiétude qui règne en maître chez le consommateur tunisien. Une inquiétude qui se manifeste à travers la triste bousculade des consommateurs, allant de magasin en magasin, d’une épicerie à une autre, d’une supérette à une autre, à la recherche désespérée d’une bouteille d’eau minérale. Et l’on ne parle plus de six bouteilles d’eau potable, ni même de la possibilité de choisir parmi les marques préférées des Tunisiens. De nouvelles marques, jusque-là totalement inconnues sur le marché de l’eau potable, ont récemment émergé comme par enchantement. Drôle de coïncidence : l’apparition de nouvelles marques au beau milieu d’une période de pénurie sévère !

« J’en ai marre de dire à mes clients que je n’ai plus de bouteilles d’eau. J’en ai marre de jurer que je ne cache pas d’eau », me confie le propriétaire d’une supérette de mon quartier.

Un autre me raconte que ses trois fournisseurs ne veulent plus recevoir d’appels pour s’enquérir de la possibilité d’obtenir de nouvelles quantités d’eau minérale. Plusieurs dépôts d’eau minérale, auparavant archicombles de marchandises, ont mis, on l’espère provisoirement, la clé sous la porte, faute de stock. Et lorsque, par chance, ils reçoivent des quantités limitées, ils ouvrent leur dépôt pour voir leur marchandise s’évaporer en un temps record, emportée par des clients assoiffés et désespérés. Ils sont ensuite contraints de fermer à nouveau leurs portes, jusqu’à la réception d’un nouvel arrivage, dont la date demeure incertaine. Dans une grande surface, une employée me confie que ce n’est pas facile du tout, que c’est presque ingérable de gérer les consommateurs lors de l’arrivage des bouteilles d’eau minérale, et ce pour deux raisons : la bousculade devant la marchandise et les mains qui s’arrachent violemment les bouteilles.

En vain, l’équipe de la grande surface tente de convaincre les clients que chaque personne n’a droit qu’à douze bouteilles d’eau. Cette grande surface garde jalousement, y compris auprès de la majorité de ses propres employés, la date et l’heure de l’arrivée de la marchandise. Notre interlocutrice affirme en ignorer les raisons, mais nous pensons qu’il s’agit d’éviter que les employés ne communiquent cette information à leurs parents et amis pour leur faciliter les choses. Ce n’est pas une ruée vers l’or, c’est une ruée vers l’eau minérale (il faut dire que la Constitution garantit de toute façon l’accès à l’eau potable).

Un autre fait qui attise la curiosité et l’inquiétude des consommateurs livrés à eux-mêmes, c’est l’absence de toute communication institutionnelle sur le sujet de la pénurie. Où sont les points de presse ? Où est le porte-parole du gouvernement ? La presse et les consommateurs voudraient recevoir des réponses claires. En attendant ces réponses, la ruée vers l’eau minérale ne cessera pas ; le triste paysage des dépôts fermés et les réponses négatives des commerçants continueront de ponctuer le quotidien des Tunisiens.

Où va la Tunisie ?

L’article Marques fantômes, rayons vides : anatomie d’une pénurie d’eau minérale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité

26. August 2026 um 12:38

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué qu’en raison de la vague de chaleur prévue à partir du mercredi 26 août 2026, des perturbations et des coupures dans la distribution d’électricité sont à prévoir, notamment durant les périodes de pic de demande, soit de 13h00 à 17h00 ; et de 22h00 à 01h00 du matin.

Toutes ls régions tunisiennes sont concernées par ces coupures qui interviendraient par séquences intermittentes ne dépassant pas deux heures chacune, en fonction de l’état du réseau, explique la Steg.

A ce niveau, au moins, nous devons être reconnaissants à l’entreprise publique pour son esprit égalitaire et son sens de l’éthique : tout le monde sera servi par ces coupures d’électricité, sans discrimination (positive) aucune. En sommes, nous sommes tous égaux face aux désagréments causés par la mauvaise gouvernance publique !

Pour ce qui est des dégâts qui seront provoqués par ces coupures intempestives, vous les assumerez comme des grands. L’Etat ne peut rien pour vous, il s’en lave les mains. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Rappelons que, dans un communiqué publié hier, mardi, la Steg avait appelé à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs — considérés comme la cause principale de la hausse de la demande d’électricité aux heures de pointe — et à adopter des pratiques de consommation rationnelle de l’électricité. Ces mesures visent à alléger la pression sur le réseau et à éviter, dans la mesure du possible, les perturbations qui, faute de production suffisante d’électricité, reste inévitable pour le restant de l’été.

Il faut dire que l’Etat, qui ne cesse d’augmenter le budget de la présidence de la république, comme ceux des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et qui trouve assez d’argent aussi pour financer (à perte) les sociétés communautaires si chères à notre cher président de la république, ne trouve plus forcément de quoi financer la construction de nouvelles centrales électriques. Alors, il faut prendre son mal en patience, et ne pas demander l’impossible ! Il y a des urgences nationales, et l’électricité, semble-t-il, n’en fait pas partie.

I. B.

L’article Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité est apparu en premier sur Kapitalis.

Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé

24. August 2026 um 19:12

Le retour à la normale dans l’approvisionnement en eau minérale ne devrait finalement intervenir que progressivement à partir de septembre, selon une nouvelle déclaration de Lassâad Mezah, président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées. Alors qu’un rétablissement était encore annoncé dans les prochains jours, le responsable mise désormais sur une baisse de la consommation pour permettre aux producteurs de retrouver progressivement leur rythme habituel.

Une amélioration attendue en septembre

Intervenant lundi 24 août sur les ondes de la Radio nationale, Lassâad Mezah a indiqué que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de septembre, principalement sous l’effet de la diminution attendue de la consommation.

Il s’agit donc d’un nouveau décalage du calendrier de normalisation, alors que les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs régions.

Cette amélioration reste toutefois présentée comme une perspective et non comme une échéance ferme. La disponibilité des bouteilles dépendra notamment de la capacité des unités de production à reprendre un fonctionnement plus régulier.

La chaleur et les coupures électriques toujours en cause

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées continue d’attribuer les perturbations aux conditions exceptionnelles enregistrées cet été.

La forte chaleur ainsi que les coupures d’électricité ont affecté le fonctionnement des usines et certains de leurs équipements, limitant les capacités de production alors même que la demande connaissait une forte progression.

Cette combinaison entre une consommation élevée et des contraintes pesant sur la production a contribué aux tensions observées sur le marché de l’eau minérale.

Un calendrier plusieurs fois repoussé

Cette nouvelle échéance contraste avec les précédentes annonces formulées par le même responsable. Le 20 août, Lassâad Mezah évoquait encore un retour à la normale « dans quelques jours ».

Plus tôt, une amélioration avait également été annoncée pour la semaine suivante. Le calendrier s’est donc progressivement décalé, illustrant les difficultés rencontrées par le secteur pour absorber les effets de la canicule et des perturbations électriques.

Pour l’heure, les producteurs tablent sur une détente progressive en septembre, sans pouvoir garantir une date précise de retour à une situation normale.

Lire aussi :

L’article Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé est apparu en premier sur webdo.

APAISE-PBF : 5 000 bénéficiaires pour mieux gérer l’eau à Gafsa et Kairouan

24. August 2026 um 12:45

Selon un communiqué conjoint de l’UNICEF Tunisie et de la FAO Tunisie, 5 000 personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement dans le cadre du projet APAISE-PBF, mis en œuvre à Gafsa et Kairouan.

Le projet vise à renforcer la gouvernance de l’eau au niveau local, en développant les capacités des acteurs à mieux comprendre les enjeux liés à cette ressource, à prendre des décisions et à agir collectivement. Le ministère de l’Agriculture, la FAO, l’UNICEF et le PNUD unissent ainsi leurs expertises pour placer les communautés locales au cœur des solutions.

Le renforcement des capacités constitue un axe central du projet. 300 femmes rurales et 100 jeunes seront formés à la gestion efficiente de l’eau, tandis que 100 agriculteurs bénéficieront de formations consacrées à des techniques innovantes visant à améliorer l’utilisation des ressources hydriques.

Le projet prévoit également de renforcer les compétences de 50 acteurs locaux en matière de gouvernance participative.

Au-delà des formations, l’objectif est de transformer les connaissances acquises en pratiques concrètes, de favoriser le dialogue entre les différents acteurs et de renforcer les capacités locales à anticiper et à gérer durablement les ressources en eau.

À travers cette démarche, le projet APAISE-PBF entend contribuer à renforcer la résilience des territoires de Gafsa et de Kairouan et à favoriser des solutions durables et équitables en matière de gestion de l’eau. Le projet est consacré à l’amélioration de la gouvernance territoriale pour un accès équitable et une utilisation durable de l’eau dans les deux gouvernorats.

L’article APAISE-PBF : 5 000 bénéficiaires pour mieux gérer l’eau à Gafsa et Kairouan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Aram Belhadj : le plafonnement des prix de l’eau minérale risque d’aggraver le marché parallèle

24. August 2026 um 10:20

L’économiste Aram Belhadj estime que la décision de plafonner les prix de l’eau minérale en bouteille intervient sur le dernier maillon de la chaîne de valeur, celui de la distribution et de la fixation des prix, alors que le véritable problème se situe, selon lui, en amont, au niveau de la production.

Dans une publication, il considère que cette décision illustre un mode d’intervention classique de la politique économique tunisienne, fondé principalement sur des décisions administratives rapides, au lieu de s’orienter vers des solutions permettant de traiter le problème de manière structurelle.

Un risque d’aggravation du marché parallèle

Selon Aram Belhadj, le plafonnement des prix pourrait, dans le contexte actuel de pénurie persistante d’eau minérale conditionnée, contribuer à renforcer le marché parallèle en Tunisie.

Il estime que cette mesure risque également de créer un décalage entre les prix fixés par les autorités de tutelle et les prix effectivement appliqués aux consommateurs lors de la vente.

Pour l’économiste, le traitement du problème devrait ainsi davantage porter sur les difficultés liées à la production, plutôt que de se limiter à une intervention sur la distribution et les prix.

L’article Aram Belhadj : le plafonnement des prix de l’eau minérale risque d’aggraver le marché parallèle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mouled : l’OTIC plaide pour un contrôle renforcé des prix et des stocks

Von: tmps
24. August 2026 um 10:17

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) appelle à un suivi rigoureux des circuits de distribution du « zgougou » et des fruits secs à l’approche du Mouled. L’objectif est d’endiguer la flambée des prix, en identifiant l’impact réel de chaque intermédiaire, afin de garantir un prix équitable aux consommateurs sans léser les producteurs.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, a souligné que le prix final payé par le citoyen ne reflète pas uniquement le coût de production, mais intègre également les frais de collecte, de stockage, de transport, de vente en gros et de vente au détail. La multiplication des intermédiaires accentue ainsi l’écart entre le prix à la source et le prix de vente, favorisant, selon lui, la spéculation et certaines pratiques commerciales abusives, à l’occasion de cette fête religieuse.

Sur une production globale estimée à 350 tonnes de pignons de pin d’Alep, seules 95 tonnes seraient effectivement récoltées. L’OTIC sollicite l’intervention de la Direction générale des forêts pour déterminer les raisons de ce faible taux de récolte, qui pèse directement sur l’offre et contribue à tirer les prix vers le haut face à une forte demande saisonnière.

Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en préservant les marges légitimes des commerçants et des agriculteurs, l’OTIC préconise un contrôle renforcé des stocks et des circuits de distribution, afin de lutter contre la spéculation et les pratiques monopolistiques, ainsi que la promotion de la vente directe du producteur au consommateur, ce qui permettrait de réduire les intermédiaires superflus.

L’organisation appelle également à davantage de transparence dans la fixation des prix de l’ensemble des produits agricoles et alimentaires de consommation courante, estimant que cette démarche devrait s’inscrire dans la durée et être étendue à l’ensemble des produits alimentaires de grande consommation.

L’article Mouled : l’OTIC plaide pour un contrôle renforcé des prix et des stocks est apparu en premier sur Le Temps News.

Trop cher… Faut-il le bouder ?

Von: tmps
22. August 2026 um 09:30

Comme le veut la tradition, à quelques jours de la fête du Mouloud, les différents produits alimentaires, notamment le Zgougou et les fruits secs, connaissent une augmentation des prix. Si les étals sont bien garnis, les marchés bondés, les acheteurs se montrent hésitants devant les prix affichés. Le prix du Zgougou (graines de pin d’Alep) oscille entre 53 et 60 dinars. Le prix du pignon a dépassé les 150 dinars le kg. Les amandes sont proposées à 45 dinars le kilo. Les noix sont affichées à 75 dinars le kilo alors que les pistaches s’élèvent à 58 dinars le kg.

Un tour effectué hier, dans les différents marchés, renseigne sur la cherté de ce fruit qui atteint 55 dinars le kg. Il y a à peine quelques années, le Zgougou était cédé entre 20 et 30 dinars. Le prix du Zgougou, considéré comme l’ingrédient incontournable pour la confection de l’assida, s’est déjà envolé. Les étals, naguère bondés à la veille de l’approche du Mouled, sont presque vides. La raison ? Les prix du Zgougou, des noisettes, des noix et des pistaches dépassent tout entendement.

«Il me faut au moins un kg de Zgougou ainsi que des fruits secs», nous dit Alia, une jeune cadre dans une banque. «Il faut respecter la tradition sinon les langues vont se délier et les gens jaser», a-t-elle raconté. «Je dois faire des calculs», ajoute la dame visiblement «douchée» par les prix affichés. «C’est inabordable. Ma bourse ne permet pas d’acheter du Zgougou. J’opterai pour une assida à base de noisettes», dit-elle. L’astuce peut s’avérer acceptable mais le goût diffère. Par contre, d’autres mères de famille redoublent d’ingéniosité pour pouvoir confectionner une assida à base de farine. «Pour moi, la dimension enfantine de cette célébration est la principale motivation pour maintenir ces achats, malgré un contexte économique difficile», confie Fatma qui s’est contentée d’un demi-kilo de Zgougou. 

Une production en baisse

Mais pourquoi cette hausse des prix ? Ce fameux «Zgougou», bien qu’étant source de délice, constitue un fardeau économique pour le citoyen tunisien gravement affecté par la baisse de son pouvoir d’achat. «Personnellement, j’ai décidé de boycotter cette denrée. Où est le mal si je n’achète pas du Zgougou ? Il y a d’autres alternatives pour célébrer le Mouled», souligne Donia. 

Il est vrai que la récolte des graines de pin d’Alep se fait de décembre à mars/avril chaque année. Elle a connu cette année une baisse en raison de la sécheresse, des effets du changement climatique, des incendies qui ont ravagé de vastes surfaces forestières au cours des dernières années, ainsi que le retard enregistré dans la délivrance des autorisations de récolte. Les forêts de pin d’Alep s’étendent en Tunisie sur 360 mille hectares et sont situées à Kasserine, au Kef et à Siliana. Les superficies productrices de Zgougou s’étalent sur 70 mille hectares qui attirent actuellement 70 exploitants pour l’extraction de cette matière. Les prix devraient se situer entre 50 et 55 dinars le kilogramme dans les zones de production, avec une légère hausse dans d’autres régionsde quoi susciter l’inquiétude des ménages qui doivent faire attention en se procurant le Zgougou, surtout que des quantités ont été introduites illégalement ces derniers jours en Tunisie. Le Zgougou, qui fait l’objet d’une large consommation à l’occasion du Mouled, peut être contaminé s’il est stocké dans des conditions inappropriées. Le risque augmente principalement lors de l’achat de graines d’origine inconnue ou stockées pendant de longues périodes dans des conditions humides. Le directeur de l’Instance nationale pour la sécurité alimentaire, Mohamed Rabhi, rassure en confirmant que «les produits offerts à l’occasion du Mouled, notamment les pignons de pin et les fruits secs, sont sûrs et contrôlés», en réponse aux rumeurs et aux inquiétudes circulant récemment sur les réseaux sociaux concernant la présence de mycotoxines qui détériorent et contaminent ces produits.

Kamel BOUAOUINA



L’article Trop cher… Faut-il le bouder ? est apparu en premier sur Le Temps News.

A quelques jours du Mouled, le Zgougou défraie la chronique : mise en garde contre la vente en ligne et dans les commerces non agréés

Von: tmps
22. August 2026 um 08:26

«Sur la base de l’observation du croissant lunaire, tout en tenant compte des calculs astronomiques, le mardi 25 août 2026, correspondant au 12 Rabi Al-Awwal 1448 de l’Hégire, sera célébré le Mouled, marquant la naissance du Prophète Mohamed», a annoncé le Mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud.

La célébration du Mouled est étroitement associée à des traditions culinaires bien ancrées en Tunisie. À l’approche de cette fête, les ménages se rendent traditionnellement aux marchés afin de s’approvisionner en graines de pin d’Alep, communément appelées «Zgougou», ainsi qu’en fruits secs, des ingrédients incontournables pour les préparations culinaires associées à cette occasion.

L’ODC prévient

À ce propos, l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a mis en garde les consommateurs contre l’achat de Zgougou et de fruits secs via les réseaux sociaux, notamment auprès de vendeurs dont l’origine des produits et les conditions de leur commercialisation ne sont pas clairement établies.

Dans une déclaration à la Radio nationale, Thouraya Tebassi, vice-présidente de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur, a souligné que les graines de pin d’Alep constituent un produit particulièrement sensible, dont l’utilisation nécessite une attention particulière, notamment lorsqu’elles sont commercialisées sous forme conditionnée. Elle a ainsi insisté sur l’importance de privilégier des produits dont l’origine, la composition et les conditions de conditionnement sont clairement identifiées.

«L’organisation a relevé la présence, sur certains sites et plateformes de vente en ligne, de produits de Zgougou dont l’origine, la composition ou encore les conditions de conditionnement demeurent inconnues», a-t-elle révélé. Une situation qui, selon elle, appelle à une vigilance accrue de la part des consommateurs à l’approche du Mouled.

S’agissant des prix du Zgougou, Thouraya Tebassi a également affirmé qu’ils connaissent traditionnellement une hausse à l’approche de cette fête. «Cette matière enregistre, chaque année, une augmentation de son prix à l’approche de la période du Mouled, contribuant ainsi à alourdir les dépenses des ménages tunisiens», a-t-elle déclaré.

Les risques liés aux graines de pin d’Alep mal conservées

Ce constat a également été souligné par Youssef Hamdouni, spécialiste en santé globale (One Health) et en toxicologie, et expert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), l’expert de l’OMS a mis en garde contre l’achat de graines de pin d’Alep et de fruits secs auprès de points de vente non agréés, afin de prévenir les risques sanitaires liés notamment à des conditions de stockage inadéquates et au risque de contamination par les aflatoxines.

À cet égard, il a expliqué que les aflatoxines sont des mycotoxines produites par certaines moisissures, susceptibles de se développer lorsque les denrées alimentaires sont stockées dans de mauvaises conditions, notamment dans des environnements chauds et humides

Selon lui, une exposition prolongée à ces toxines peut entraîner de graves atteintes hépatiques, affaiblir le système immunitaire et être associée, à long terme, à une augmentation du risque de cancer du foie.

Le spécialiste a précisé que le risque est particulièrement élevé lors de l’achat de graines d’origine inconnue ou ayant été conservées pendant de longues périodes dans des conditions humides ou insalubres.

 «Les analyses officielles régulièrement effectuées par les structures de contrôle sanitaire montrent que la majorité des échantillons de Zgougou commercialisés dans les circuits légaux et réglementés sont exempts d’aflatoxines et conformes aux normes en vigueur», a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, il a appelé les consommateurs à acheter le Zgougou et les fruits secs auprès de commerces et de points de vente ouverts au public et soumis aux contrôles sanitaires. Il a également recommandé de privilégier les produits conditionnés présentant un étiquetage clair, mentionnant notamment la date de péremption ainsi que les informations relatives au produit.

Concernant la conservation à domicile, Youssef Hamdouni a recommandé de stocker le Zgougou dans un endroit frais et sec, à l’abri de la chaleur, de l’exposition directe aux rayons du soleil et de l’humidité.

Nouha MAINSI



L’article A quelques jours du Mouled, le Zgougou défraie la chronique : mise en garde contre la vente en ligne et dans les commerces non agréés est apparu en premier sur Le Temps News.

Contrôle économique: déjà plus de 3 800 infractions relevées en août

20. August 2026 um 15:30

Les services de contrôle économique ont relevé 3 826 infractions économiques et saisi d’importantes quantités de produits, dont plus de 186 000 litres d’eau minérale, durant la période allant du 1er au 18 août 2026.

Selon des données fournies jeudi 20 août par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les infractions constatées se répartissent en 823 infractions relatives aux dépassements de prix et aux pratiques de spéculation, 2 186 infractions relatives à la transparence des transactions, 12 infractions de détournement de produits subventionnés et 805 autres infractions touchant à la qualité, la métrologie et d’autres secteurs économiques.

Selon la même source, les opérations de contrôle ont ciblé les produits agricoles et de la pêche frais avec 1 544 infractions, les denrées alimentaires  avec 1 510 infractions, les boulangeries, restaurants et cafés avec 217 infractions, ainsi que les produits industriels divers avec 555 infractions.

Dans le secteur de l’eau minérale, 291 infractions liées aux dépassements tarifaires et aux pratiques spéculatives ont été enregistrées, dans le cadre  des opérations de contrôle visant à lutter contre les pratiques illicites contre la concurrence loyale et à protéger les consommateurs.

Concernant les saisies réalisées au cours de la même période, elles portent notamment sur 45 tonnes de dérivés de céréales subventionnés, 127 tonnes de fruits et légumes, une tonne de sucre, 1 347 kg de viande blanche, 7 200 œufs et 186 543 litres d’eau minérale. Les services de contrôle ont également confisqué près de 12 tonnes de fourrages, 1 729 cahiers scolaires et 21 536 paquets de tabac.

Avec TAP

L’article Contrôle économique: déjà plus de 3 800 infractions relevées en août est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre

19. August 2026 um 20:47

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié plusieurs décisions ayant trait aux produits de consommation courante comme l’eau minérale ou la viande blanche.

Mercredi 19 août est la date d’entrée en vigueur de ces décisions lesquelles fixent la marge de bénéfice des professionnels. C’est ainsi que les professionnels dans la production et la vente de l’eau ont droit à une barge bénéficiaire de 15 millimes par bouteille, que ce soit lors de la vente en gros ou en détail. Ah bon!

 Elle fixe, aussi, le plafond de prix de vente de l’eau minérale au public, à 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, à 800 millimes pour la bouteille de 1 litre, à 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre et à 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le département du Commerce a appelé, à cette occasion, tous les intervenants dans cette filière d’activité, à se conformer aux circuits de distribution organisés, à régulariser leurs situations fiscales, à respecter l’obligation de facturation.

Il s’agit là d’une bonne intention de la part du département du Commerce, mais il nous semble qu’il vit sur une autre planète que la Terre, tant il se trouve à mille lieues de la réalité sur le terrain. D’ailleurs, pour nous démentir si besoin est, nous invitons ses agents à se déguiser en « clients mystères » et aller acheter une bouteille d’eau aux prix fixés plus haut.

L’article Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026

16. August 2026 um 10:12

Les estimations issues des comptes nationaux trimestriels de la Tunisie montrent que le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance au taux de 2,3% sur un an au cours du deuxième trimestre de 2026.

C’est ce que signale l’Institut national de la statistique (INS) dans son rapport périodique sur la croissance économique, ajoutant que le PIB en volume, au cours de la même période, et en glissement trimestriel, c’est-à-dire par rapport au premier trimestre de 2026, a augmenté de 1,4%.

S’agissant des variations trimestrielles, le PIB a enregistré une croissance de 1,4 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre de la même année.

Sur cette base, le PIB a enregistré une croissance de 2,4 % au cours du premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année précédente.

Les activités agricoles ont enregistré une accélération de leur croissance au cours du deuxième trimestre 2026, le volume de la valeur ajoutée du secteur progressant de 5,5 % en glissement annuel.

Ce secteur a contribué à hauteur de 0,51 point de pourcentage au taux de croissance de 2,3 % enregistré pour le PIB.

De même, les activités de services ont maintenu une dynamique de croissance positive au cours du deuxième trimestre de l’année en cours ; le volume de la valeur ajoutée a augmenté de 1,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025, contribuant pour 1,18 point de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+4,6 %), de l’information et de la communication (+3,5 %) et des transports (+1,7 %).

S’agissant des industries manufacturières, le volume de la valeur ajoutée a progressé de 0,9 % au cours du deuxième trimestre 2026, porté par la croissance de l’agroalimentaire (2,1 %), des industries mécaniques et électriques (1,6 %) et des industries diverses (3,7 %).

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets a enregistré un recul de 1,7 % de sa valeur ajoutée ; ce repli est principalement imputable à la baisse de la valeur ajoutée dans le secteur minier et dans celui de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse respective de 9,6 % et de 1,1 %.

Dans l’ensemble, le secteur industriel a enregistré une croissance de 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Celui de la construction a également affiché une croissance positive, le volume de la valeur ajoutée augmentant de 3,6 % en glissement annuel par rapport au deuxième trimestre de 2025.

La répartition du PIB par composante de la demande pour le troisième trimestre 2026 fait apparaître une hausse de 3,3 % du volume de la demande intérieure — incluant les dépenses de consommation et la formation brute de capital fixe (investissement) — par rapport au deuxième trimestre 2025 (en glissement annuel). Cette évolution positive a contribué à hauteur de 3,61 points de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

À l’inverse, le solde du commerce extérieur a contribué par une baisse de -1,33 point de pourcentage à ce taux de croissance du PIB. Cette situation s’est inscrite dans un contexte de progression de 10,4 % du volume des exportations de biens et services et de 11,2 % du volume des importations au cours de la même période.

Le rapport en arabe.

L’article Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026 est apparu en premier sur Kapitalis.

Municipalité de Tunis | Saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation

15. August 2026 um 21:18

Les services de contrôle de la municipalité de Tunis ont mené de récentes inspections, qui ont notamment abouti à la saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation.

Dans son communiqué, la municipalité précise que les 400 kilos de fromage, stockés dans des conditions ne répondant pas aux normes sanitaires requises, ont été retirés du circuit.

Plusieurs procès-verbaux et avertissements ont été dressés à l’encontre des contrevenants de ladite zone, indique encore la municipalité de Tunis, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre ces visites d’inspection pour garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

Y. N.

L’article Municipalité de Tunis | Saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation est apparu en premier sur Kapitalis.

Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent

15. August 2026 um 13:28

La Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a expliqué les tensions observées ces derniers jours dans l’approvisionnement en eaux minérales conditionnées dans certaines régions du pays. Selon elle, ces difficultés sont principalement liées à la hausse exceptionnelle des températures, qui a entraîné une augmentation rapide et importante de la demande.

Dans un communiqué explicatif, la Chambre syndicale indique que la consommation a, à certaines périodes, dépassé les niveaux habituellement enregistrés durant la saison estivale. Cette hausse a entraîné une consommation importante des stocks de réserve constitués par les producteurs en prévision du pic de demande.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées des coupures et perturbations répétées de l’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités de production, provoquant, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production et des pannes d’équipements industriels. Des interventions techniques, des opérations de maintenance et des redémarrages ont ainsi été nécessaires avant le retour progressif au rythme habituel de production.

31 unités mobilisées à pleine capacité

Face à cette situation exceptionnelle, les 31 unités de production d’eau minérale réparties à travers le pays fonctionnent à leurs capacités maximales afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, notamment à travers la mise à disposition directe de la production quotidienne.

Parallèlement, les unités affectées par les perturbations sont progressivement remises à leur rythme normal. La Chambre syndicale assure que les producteurs maintiennent leur engagement en faveur du respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire.

Elle dément, par ailleurs, toute volonté de la part de ses adhérents de provoquer une pénurie, de retenir les produits du marché ou de se livrer à une quelconque forme de spéculation.

Un marché concurrentiel

La Chambre rappelle que le secteur tunisien des eaux minérales conditionnées compte 31 usines, réparties dans différentes régions du pays. Il se caractérise par la diversité des entreprises et des marques ainsi que par un niveau élevé de concurrence.

Aucune entreprise ou aucun groupe d’entreprises ne détient plus de 25 % du marché, souligne-t-elle, estimant que cette configuration exclut toute situation de domination permettant à un seul acteur de contrôler les quantités disponibles ou le rythme d’approvisionnement du marché.

La Chambre syndicale précise également que la coordination se poursuit entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que les différents services concernés, afin de garantir la régularité de l’approvisionnement et de parvenir à une répartition optimale des quantités disponibles entre les différentes régions.

Appel à éviter le stockage excessif

Selon la Chambre, les tensions actuelles restent conjoncturelles, tandis que l’ensemble du secteur est mobilisé pour rétablir l’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Elle appelle ainsi les différents intervenants dans les circuits de distribution à faciliter l’acheminement des produits jusqu’aux consommateurs et à éviter tout stockage inhabituel.

Les consommateurs sont, de leur côté, invités à maintenir un rythme d’achat normal, correspondant à leurs besoins réels. Une telle démarche contribuerait, selon la Chambre syndicale, à réduire la pression momentanée exercée sur le marché.

L’article Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans

15. August 2026 um 12:26

La consommation d’eau minérale a fortement progressé en Tunisie au cours de la dernière décennie, au point d’atteindre un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau, chaque Tunisien consommait en moyenne 225 litres d’eau minérale en 2020, contre 87 litres en 2010. Cette évolution pèse directement sur le budget des ménages, alors que le secteur connaît parallèlement un recul marqué de l’investissement.

De 87 à 225 litres par personne

Les chiffres de l’étude illustrent une progression spectaculaire de la consommation.

En 2010, la consommation annuelle moyenne par habitant ne dépassait pas 87 litres. Dix ans plus tard, elle atteignait 225 litres, soit environ 2,6 fois plus.

Le niveau enregistré en Tunisie apparaît particulièrement élevé à l’échelle internationale. La consommation mondiale moyenne d’eau minérale était estimée à environ 40 litres par personne et par an, selon l’étude.

Cette évolution traduit notamment la place croissante prise par l’eau embouteillée dans les habitudes quotidiennes des Tunisiens.

Une dépense qui pèse sur le pouvoir d’achat

Cette hausse de la consommation a également une conséquence directe sur les dépenses des ménages.

Selon l’étude, l’achat quotidien d’eau minérale représente environ 700 millimes par personne et par jour. Rapportée aux revenus des catégories populaires et moyennes prises en compte dans l’analyse, cette dépense représenterait environ un cinquième du revenu quotidien.

L’eau en bouteille, longtemps perçue comme un produit de consommation courante, constitue ainsi une charge non négligeable pour les ménages qui y ont recours quotidiennement.

La progression de la consommation ne peut donc pas être lue uniquement comme un changement d’habitudes : elle traduit également l’importance croissante de l’eau embouteillée dans les dépenses quotidiennes.

Pourquoi les Tunisiens préfèrent-ils l’eau en bouteille ?

Cette forte progression de la consommation d’eau minérale s’explique aussi par la perception qu’ont de nombreux Tunisiens de la qualité de l’eau du robinet. Si l’eau distribuée par la SONEDE est, en principe, soumise à des traitements et à des contrôles destinés à la rendre potable, son goût peut varier sensiblement selon les régions.

Une teneur élevée en sels minéraux, la présence de chlore utilisée pour la désinfection ou encore l’état des réseaux et des réservoirs domestiques peuvent altérer ses qualités gustatives et pousser les consommateurs à privilégier l’eau en bouteille.

Cette préférence est également renforcée par le stress hydrique que connaît la Tunisie. La baisse des ressources disponibles et la pression exercée sur les réseaux alimentent les inquiétudes des consommateurs, même lorsque l’eau distribuée reste conforme aux normes de potabilité.

L’explosion de la consommation d’eau minérale ne traduit donc pas uniquement une évolution des habitudes : elle révèle aussi une confiance inégale dans l’eau du robinet, devenue pour de nombreux ménages une dépense quotidienne presque incontournable.

Un secteur qui investit moins

L’étude relève parallèlement une évolution préoccupante du côté de l’investissement dans le secteur.

Les volumes d’investissement mentionnés dans l’étude auraient fortement diminué entre 2011 et 2020, passant de 12 000 tonnes à 82 tonnes. En valeur, ils seraient passés de 4,5 millions de dollars à 0,93 million de dollars sur la même période.

Cette contraction contraste avec la progression spectaculaire de la demande intérieure. La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : les consommateurs achètent toujours davantage d’eau minérale, tandis que l’investissement dans le secteur recule fortement.

Lire aussi :

L’article Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans est apparu en premier sur webdo.

Pénurie d’eau minérale en Tunisie : la canicule accusée, les coupures d’électricité oubliées!

14. August 2026 um 22:07

La Tunisie connaît depuis plusieurs jours des tensions d’approvisionnement en eau minérale conditionnée dans plusieurs régions du pays. Face à l’inquiétude des consommateurs, la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées, dans un communiqué, monte au créneau pour expliquer et rassurer.

Le diagnostic officiel est simple : une chaleur exceptionnelle a provoqué une demande inhabituelle, épuisant les stocks de sécurité des producteurs. Les 31 unités de production réparties sur le territoire tournent désormais à plein régime pour rétablir l’approvisionnement. Aucune spéculation, aucune rétention de marchandise, assure la Chambre – et la structure du marché lui donne un argument : aucun acteur ne détient plus de 25 % de parts de marché, écartant toute position dominante.

Soit. Mais le communiqué glisse un peu vite sur le deuxième facteur : les coupures d’électricité récurrentes qui ont contraint plusieurs unités de production à l’arrêt, parfois plusieurs jours, nécessitant des interventions techniques avant tout redémarrage. La chaleur fait vendre plus d’eau, certes. Mais ce sont bien les pannes électriques qui ont cassé la chaîne de production, un problème structurel que la Chambre qualifie pudiquement de « circonstances exceptionnelles ».

La ficelle est un peu grosse. En plein été tunisien, les coupures d’électricité ne sont ni exceptionnelles ni imprévisibles. Elles sont chroniques. Et si les producteurs d’eau minérale ont été pris de court, c’est moins par la canicule que par un réseau électrique défaillant auquel personne – ni les industriels ni les pouvoirs publics – n’a apporté de réponse durable.

La Chambre appelle les distributeurs à éviter tout stockage inhabituel et les consommateurs à « maintenir un rythme d’achat normal ». Un conseil de bon sens, mais qui revient, implicitement, à demander aux citoyens de s’adapter aux défaillances du système plutôt qu’à exiger que le système fonctionne.

Les tensions devraient se résorber, promet la filière. Jusqu’à la prochaine canicule.

L’article Pénurie d’eau minérale en Tunisie : la canicule accusée, les coupures d’électricité oubliées! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation

Von: tmps
13. August 2026 um 10:15

 Normalement, la pénurie d’eau embouteillée est sur le point d’être dépassée. Après plusieurs semaines de perturbations dans l’approvisionnement, la situation devrait progressivement revenir à la normale même si certaines pratiques de consommation pourraient fort bien la compliquer. 

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé, ces derniers jours, que la distribution a quasiment repris un rythme habituel à partir de la semaine passée. Il a précisé que cette pénurie était principalement due à deux facteurs : la vague de chaleur exceptionnelle qui a fortement stimulé la demande en eau embouteillée et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production, provoquant des arrêts temporaires des chaînes de fabrication.

Selon lui, les sites de production ont retrouvé progressivement leur capacité de fonctionnement, ce qui permettra un réapprovisionnement progressif des commerces en bouteilles d’eau minérale pour toutes les marques connues sur le marché.

Cette annonce, du reste rassurante, intervient après plusieurs semaines de tension sur le marché, durant lesquelles de nombreux consommateurs ont signalé des rayons vides et des difficultés à trouver certaines marques, aussi bien dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité. Une pénurie qui est tombée au mauvais moment, en pleine canicule et en période estivale avec une très forte hausse de la demande.

La canicule exceptionnelle enregistrée cet été a entraîné une hausse importante de la consommation d’eau minérale. Dans le même temps, les délestages électriques survenus dans plusieurs régions du pays ont perturbé l’activité des usines, réduisant les volumes de production et ralentissant les livraisons. Cette double pression sur l’offre et la demande a favorisé des achats de précaution et des comportements de stockage chez certains consommateurs, accentuant ainsi les difficultés d’approvisionnement. Il s’agit d’un réflexe bien connu chez le consommateur tunisien qui, à l’annonce d’une pénurie d’un quelconque produit de consommation, même s’il s’agit parfois de rumeur, se rue sur les points de vente pour faire son stock et changer sa demeure en dépôt.

Les citoyens, appelés à une consommation responsable

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a invité les citoyens à adopter une consommation responsable et à éviter les achats excessifs. Selon lui, la reprise quasi normale de la production permettra de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

A présent, tout va bien avec une reprise d’activité dans les usines de production parfois supérieure à ce qu’elle était il y a quelques semaines. C’est dire que si aucune nouvelle perturbation majeure ne vient affecter les unités de production, l’approvisionnement retrouvera son rythme normal dans les prochains jours, mettant progressivement fin aux tensions observées sur le marché.

Attention, les prix n’ont pas changé

D’autre part, Lassâad Mezzah a tenu à préciser que les producteurs d’eau minérale en bouteilles n’ont pas établi de nouveaux prix au niveau de la production. Ce sont les distributeurs et les commerçants de gros et de détail qui tiennent à profiter de cette pénurie pour enregistrer encore plus de gains de manière illicite en imposant une augmentation des prix que le consommateur est tenu à payer pour s’offrir ses besoins en eau minérale.

Pour sa part, Lotfi Riahi, le président de l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur (ODC), est également intervenu pour dénoncer ces pratiques illégales, appelant les services de contrôle économique à sévir face à de tels actes de spéculation.

Dans ce même chapitre de prix, la vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens faisant état d’une faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, accompagnée, dans certains cas, d’une augmentation des prix. Elle a notamment dénoncé les pratiques de certains spéculateurs et intermédiaires qui pourraient profiter des tensions actuelles sur le marché pour augmenter les prix. Selon elle, les difficultés d’approvisionnement ne sauraient justifier des hausses infondées au détriment des consommateurs. Ainsi, l’ODC recommande aux citoyens de privilégier les points de vente légaux et organisés, tout en vérifiant attentivement les prix affichés et réellement appliqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits auprès de l’ODC ou des services de contrôle économique.

La lutte contre les spéculateurs continue

A propos de spéculation, il y a lieu de rappeler que les équipes de contrôle économique s’activent depuis quelques semaines à déjouer les plans des spéculateurs qui continuent de stocker de l’eau minérale même après le retour annoncé à une production normale. La dernière opération a eu lieu dans la délégation d’El Mida, dans le gouvernorat de Nabeul, où elles ont saisi, samedi dernier, 8.832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations de contrôle menées avec la participation des unités de la Garde municipale. Parmi les quantités saisies, 5.928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt de vente de matériaux de construction, ce qui confirme les intentions malveillantes de ces spéculateurs, «prompts» à mettre ces stocks «à l’abri» pour les écouler en temps opportun avec le prix qu’ils imposent. D’ailleurs, la directrice régionale du commerce à Nabeul a tenu à préciser que les bouteilles découvertes dans le dépôt de matériaux de construction avaient été dissimulées dans le but de pratiquer la rétention de marchandises et la spéculation, et de provoquer une pénurie du produit sur le marché.

C’est dire qu’avec ce retour à la normale, les citoyens se doivent de consommer l’eau minérale de façon ordinaire car l’offre a quasiment retrouvé son niveau normal et il n’y a pas de raison pour s’approvisionner de manière abusive au risque de créer de nouvelles pénuries.

Kamel ZAIEM

 

L’article Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation est apparu en premier sur Le Temps News.

❌