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Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

21. Oktober 2026 um 16:53

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

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R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

21. Oktober 2026 um 09:42

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

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Doha 2026 : le Forum de l’investissement veut sortir du club des vingt

20. Oktober 2026 um 17:27

Du 25 au 27 octobre, plus de 5 000 participants se retrouvent dans la capitale qatarie pour chercher comment orienter les capitaux vers les économies qui en ont le plus besoin.

Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les investissements étrangers directs ont atteint 1,6 trillion de dollars en 2025, mais plus de 80 % se sont concentrés sur seulement 20 économies. C’est ce déséquilibre que le Forum mondial de l’investissement entend attaquer, d’après un communiqué de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement..

Un programme dense et un plateau de haut niveau

Plus de 80 sessions et 400 intervenants couvriront la politique d’investissement, les zones économiques spéciales, la finance durable, le climat et les océans, l’entrepreneuriat, l’intelligence artificielle, le tourisme et la culture, des accords internationaux d’investissement aux minéraux critiques.

Sont annoncés à ce forum quatre Premiers ministres (Qatar, Lesotho, Libye, Madagascar), quatre vice-premiers ministres et une cinquantaine de ministres. Et deux réunions ministérielles, sur l’investissement et l’entrepreneuriat, fixeront les priorités politiques. Les dirigeants de l’OMC, d’ONU Tourisme, du FNUAP et de l’UIT seront présents, avec les responsables du CCG, de l’ASEAN et de la ZLECAf : une participation internationale record.

IA : spectateurs ou bénéficiaires ?

Selon le rapport, les infrastructures d’IA sont désormais le premier secteur d’investissement stratégique. La question est de savoir si les pays en développement en profiteront ou prendront du retard. L’IA dispose pour la première fois de son propre parcours au Forum.

La paix entre à l’agenda : comment faire passer les capitaux de l’aide d’urgence au relèvement dans les économies fragiles ou touchées par les conflits.

L’espace : la baisse des coûts de lancement ouvre ce secteur à davantage de pays, et le Forum examinera comment les économies en développement peuvent y participer.

La culture : rarement présente dans les portefeuilles, elle fera l’objet d’une plénière avec Art Basel et Qatar Museums.

Nouveaux formats

La scène ouverte Centre Stage accueillera start-up, présentations nationales d’investissement et entrepreneurs globaux. Al Jazeera sera partenaire média mondial, avec un studio sur place, et les plénières seront diffusées en direct. UNESCO, UIT, ONU Tourisme, ONUDI et UNOOSA coorganiseront des sessions.

Prix et lancements

  • 25 octobre : Prix de la promotion de l’investissement
  • 26 octobre : 9e édition des Women in Business Awards
  • 26 octobre : Global Founders Fellowship.

Ce que cela signifie pour le Maghreb

Pour une région cherchant à diversifier ses sources d’IDE, la concentration des flux est un rappel utile. ZLECAf, IA, minéraux critiques, reconstruction (avec la Libye présente) et tourisme touchent directement les agendas maghrébins. Reste à voir si les engagements de Doha se traduiront en flux concrets.

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Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027

20. Oktober 2026 um 14:19

Le gouvernement tunisien ambitionne de porter à 500 le nombre de sociétés communautaires en 2027 et de financer 250 d’entre elles. Ces objectifs figurent dans le document du projet de budget économique pour 2027.

Cette orientation vise à renforcer le rôle de ces sociétés communautaires dans la création d’emplois, la promotion de l’initiative collective et la production de richesse. Pour y parvenir, le gouvernement entend améliorer les conditions de création de ces structures, renforcer leur accompagnement et faciliter leur passage à l’activité effective afin de favoriser leur pérennité.

Le dispositif prévoit notamment d’améliorer l’accès au financement et aux circuits de commercialisation. Il comprend le renforcement de la ligne de financement dédiée aux sociétés communautaires, ainsi que la création d’une ligne d’autofinancement alimentée par les ressources du Fonds national de l’emploi.

Le gouvernement prévoit également de conclure des conventions avec des établissements financiers et de diversifier les sources de financement, afin de mieux répondre aux besoins de ces entreprises.

L’accompagnement constitue un autre axe du programme. Il est prévu d’élaborer un programme et un guide couvrant les aspects administratifs, juridiques, techniques et financiers, afin d’aider les bénéficiaires à surmonter les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de leurs projets.

Enfin, le développement d’une plateforme numérique dédiée à la commercialisation doit permettre d’améliorer la visibilité des produits et des services des sociétés communautaires et de faciliter leur accès au marché.

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L’agriculture bio tunisienne dépasse les 700 millions de dinars d’exportations en neuf mois

20. Oktober 2026 um 11:42

Les exportations tunisiennes de produits issus de l’agriculture biologique ont atteint environ 700 millions de dinars à fin septembre 2026. C’est ce que font ressortir les estimations annoncées mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh.

Cette performance a été évoquée à l’ouverture d’un atelier consacré à l’état des lieux et aux perspectives de l’agriculture biologique en Tunisie. À cette occasion, le ministre a souligné le rôle stratégique de cette filière face aux défis du changement climatique et du stress hydrique. Et notamment grâce à sa contribution à la préservation des ressources naturelles et à la valorisation des produits agricoles.

La Tunisie dispose d’atouts importants, en particulier dans l’huile d’olive et les dattes biologiques. Pour consolider les performances du secteur, Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité de diversifier la production, de développer les produits à forte valeur ajoutée et d’améliorer les revenus des agriculteurs.

Le renforcement des dispositifs de certification, de contrôle et de traçabilité constitue également un enjeu majeur. Il s’agit de garantir la conformité des produits tunisiens aux normes internationales, de consolider la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès aux marchés étrangers, notamment européen. Le ministre a, par ailleurs, plaidé pour le développement du marché local afin que les retombées économiques de cette filière profitent davantage aux producteurs et aux régions agricoles.

La coopération internationale contribue également à soutenir cette dynamique. Plusieurs projets menés avec l’Italie, la Suisse et la Belgique visent à favoriser le développement local, la durabilité des systèmes agricoles et la diversification des activités économiques, notamment à travers le tourisme agricole.

235 000 hectares consacrés à l’agriculture biologique

L’essor des exportations s’appuie sur une filière qui a connu un développement important ces dernières années. En 2024, les superficies consacrées à l’agriculture biologique en Tunisie avoisinaient 235 000 hectares, dont 144 000 hectares dédiés à l’oléiculture biologique. Ces chiffres placent le pays au premier rang mondial en matière de superficies consacrées à la culture biologique de l’olivier.

Le secteur comptait également 6 270 intervenants, comprenant des producteurs, des transformateurs et des exportateurs.

La reconnaissance mutuelle de la Tunisie par l’Union européenne, la Confédération suisse et le Royaume-Uni en tant que pays exportateur de produits biologiques a facilité l’accès de la filière aux marchés internationaux. En 2025, les exportations tunisiennes de produits biologiques avaient déjà atteint près de 750 millions de dinars.

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le Fonds koweïtien de développement disposé à financer de nouveaux projets en Tunisie

20. Oktober 2026 um 09:50

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a examiné avec une délégation du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe les perspectives de coopération et le financement de nouveaux projets de développement en Tunisie.

La rencontre s’est tenue lundi, à l’occasion d’une visite de travail de la délégation du Fonds en Tunisie, selon un communiqué du ministère publié dans la soirée.

Les discussions ont notamment porté sur les projets financés par le Fonds koweïtien dans les domaines routier et des infrastructures, ainsi que sur les possibilités de renforcer la coopération bilatérale à travers le financement de nouveaux projets.

Salah Zouari a salué les relations entre la Tunisie et le Koweït, tandis que les représentants du Fonds ont réaffirmé leur disposition à soutenir davantage la Tunisie et à participer au financement d’autres projets de développement.

Le directeur général des Ponts et Chaussées ainsi que plusieurs cadres du ministère ont également pris part à cette rencontr

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Un nouveau groupe allemand de 130 ans d’expérience veut s’implanter en Tunisie

20. Oktober 2026 um 09:20

Le groupe industriel allemand Scherdel poursuit son exploration du marché tunisien. Une délégation de l’entreprise a rencontré, le 19 octobre 2026, Jalel Tebib, DG de Fipa, pour examiner les possibilités d’implantation et d’investissement dans le pays.

Conduite par Marcus Bach, associé-gérant du groupe, et accompagnée de Mariem Bougabrine, chargée des projets DEinternational à la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), cette visite constitue une deuxième démarche de prospection après un premier déplacement en janvier 2026.

Selon la Fipa, Scherdel souhaite approfondir son évaluation de l’environnement économique tunisien, notamment les compétences disponibles sur le marché local ainsi que les incitations et avantages proposés aux investisseurs étrangers.

Fondé il y a 130 ans, le groupe emploie plus de 7 000 personnes à travers 35 sites de production et de recherche et développement. Ses activités couvrent plusieurs domaines industriels, dont les technologies de formage, d’assemblage et de jonction, les traitements de surface ainsi que la fabrication de machines, d’outils et d’équipements.

À ce stade, aucune décision d’implantation en Tunisie ni aucun montant d’investissement n’ont été annoncés. Cette nouvelle visite marque néanmoins la poursuite des démarches du groupe allemand pour évaluer les possibilités offertes par le marché tunisien.

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Tunisie – Guinée-Bissau : vers une coopération renforcée dans le commerce et l’éducation

19. Oktober 2026 um 10:20

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau ont souligné l’importance de consolider la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée à Bagdad, en Irak, les 17 et 18 octobre 2026.

Renforcer la coopération universitaire

Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de multiplier les échanges d’expertise et d’expériences entre les établissements d’enseignement des deux pays, de soutenir la mobilité étudiante et de faciliter l’accès des étudiants bissau-guinéens aux universités tunisiennes.

Ils ont également évoqué les possibilités offertes par les programmes de bourses d’études disponibles, afin de favoriser les parcours universitaires des étudiants de Guinée-Bissau en Tunisie.

Dynamiser les échanges commerciaux et les investissements

Sur le plan économique, les deux ministres sont convenus d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints. Ils ont notamment souligné l’importance de mettre en œuvre les accords bilatéraux existants et de renforcer la participation des opérateurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et salons commerciaux et d’investissement.

Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les opportunités disponibles et de faciliter les contacts directs entre investisseurs tunisiens et bissau-guinéens.

Dans ce contexte, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser la mise en place de partenariats entre les entreprises du continent.

Il a également souligné l’importance de renforcer l’intégration économique africaine et les investissements entre pays africains, ainsi que de poursuivre la concertation et la coordination dans le cadre de l’Union africaine, au service du développement durable.

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PLF 2027 : 40 millions de dinars pour relancer les sociétés communautaires

17. Oktober 2026 um 12:26

Le projet de loi de finances 2027 prévoit 40 millions de dinars supplémentaires pour soutenir les sociétés communautaires, prolonger les mesures d’appui jusqu’à fin 2028 et faciliter l’accès de leurs promoteurs au financement, notamment grâce à des prêts sans intérêts ni garanties.

Le gouvernement prévoit de renforcer le soutien aux sociétés communautaires en mobilisant 40 millions de dinars supplémentaires dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027. À travers les articles 20 et 21, deux mécanismes sont proposés pour consolider le financement de ces structures, présentées comme un levier potentiel de développement local et de création d’emplois.

L’article 20 prévoit de prolonger jusqu’au 31 décembre 2028 les mesures spécifiques de soutien aux sociétés communautaires. Il propose également d’affecter une enveloppe supplémentaire de 35 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, à la ligne de financement destinée à ces entreprises.

L’article 21 prévoit, pour sa part, la création d’une ligne de financement de 5 millions de dinars, également mobilisée à partir des ressources du Fonds national de l’emploi. Celle-ci doit servir à accorder aux promoteurs des sociétés communautaires des prêts sans intérêts et sans exigence de garanties, afin de les aider à constituer les fonds propres nécessaires au lancement de leurs projets. Le dispositif serait applicable du 1er janvier au 31 décembre 2027.

Au total, les deux mesures représentent une enveloppe supplémentaire de 40 millions de dinars consacrée au financement des sociétés communautaires. L’objectif est de faciliter le démarrage des projets et de renforcer les moyens disponibles pour leur développement.

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Tunisie : le gouvernement table sur une croissance de 3,1 % en 2027

17. Oktober 2026 um 08:53

Le gouvernement tunisien prévoit une croissance économique de 3,1 % en 2027, contre 2,7 % attendus en 2026. Le projet de balance économique mise également sur une progression de l’investissement, un ralentissement des importations et un léger recul de l’inflation et du chômage.

La Tunisie devrait enregistrer une accélération de sa croissance économique en 2027. Selon les données du projet de balance économique pour l’année prochaine, le gouvernement table sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 3,1 %, contre 2,7 % prévus pour l’ensemble de l’année 2026.

Déposé par le gouvernement auprès de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts, ce document présente les principales perspectives économiques et sociales du pays pour l’année à venir.

Le revenu par habitant devrait également progresser, passant de 15 605,7 dinars en 2026 à 16 735,9 dinars en 2027, selon les estimations officielles.

L’investissement et les exportations en soutien à la croissance

Le gouvernement prévoit une amélioration de l’effort d’investissement. Sa part dans le PIB devrait atteindre 16,4 % en 2027, contre 15,5 % attendus en 2026. L’investissement direct étranger (IDE) devrait, lui aussi, progresser, passant de 4 milliards de dinars en 2026 à 4,8 milliards de dinars en 2027.

Sur le front des échanges extérieurs, les exportations de biens et de services devraient augmenter de 8 % en 2027, après une progression estimée à 7,5 % en 2026. En parallèle, le rythme de croissance des importations devrait ralentir à 7,9 %, contre 10 % cette année.

Ces évolutions devraient contribuer à ramener le déficit commercial à 3,7 % du PIB en 2027, contre 3,9 % attendus en 2026.

Inflation et chômage : un léger recul attendu

Les prévisions gouvernementales tablent également sur une amélioration modérée des principaux indicateurs économiques et sociaux. Le taux d’inflation devrait ainsi s’établir à 5,2 % en 2027, contre 5,3 % en 2026. Sur le marché du travail, le taux de chômage global devrait reculer à 14,5 %, contre 14,9 % attendus cette année. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans devrait passer de 35,4 % en 2026 à 35 % en 2027. Pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage est estimé à 25 %, contre 26,6 % en 2026.

Ces projections dessinent une amélioration graduelle des indicateurs économiques et sociaux. Elles maintiennent toutefois le chômage des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur à des niveaux élevés.

Une croissance 2026 revue à la baisse

Le projet de balance économique revient également sur la révision des perspectives de croissance pour 2026. Initialement estimée à 3,3 %, la progression du PIB est désormais attendue à 2,7 %. Le gouvernement explique cet ajustement par la persistance de plusieurs facteurs conjoncturels, malgré la poursuite du redressement progressif de l’activité économique. Il cite notamment les performances limitées de certains secteurs, en particulier les phosphates et l’énergie, ainsi que les pressions liées aux changements climatiques et à l’évolution de la conjoncture économique internationale.

Ces contraintes continuent de peser sur les perspectives économiques et soulignent les difficultés auxquelles la Tunisie reste confrontée pour consolider sa reprise.

Les réformes structurelles au cœur des enjeux de 2027

Pour le gouvernement, l’enjeu des prochaines années réside dans la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs et à s’adapter aux mutations économiques. Le projet met notamment l’accent sur l’accélération des réformes structurelles favorables à la croissance et à l’investissement, une meilleure cohérence des politiques publiques ainsi que le développement de mécanismes plus réactifs pour anticiper les risques et gérer les crises.

L’objectif affiché est d’instaurer une croissance plus dynamique et mieux équilibrée, dans un contexte marqué par les incertitudes internationales et les contraintes structurelles de l’économie tunisienne.

Le projet de balance économique 2027 constitue l’un des documents de référence définissant les orientations économiques et sociales de l’État. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, en complément des projets de loi de finances et de budget de l’État pour 2027.

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PLF 2027: sociétés communautaires, entreprises régionales… qui bénéficiera des 50 millions de dinars et d’exonérations?

16. Oktober 2026 um 09:46

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit de mobiliser de nouvelles ressources en faveur des sociétés communautaires, d’étendre les incitations fiscales à certaines entreprises nouvellement créées et d’alléger les obligations fiscales des auto-entrepreneurs. Le texte prévoit également de renforcer le financement des entreprises implantées dans les régions les moins développées.

En matière de financement, les articles 20 et 21 du projet portent sur les sociétés communautaires. Le premier prévoit de prolonger jusqu’au 31 décembre 2028 les mesures spécifiques de soutien à ces structures, dont la période d’application devait initialement prendre fin le 31 décembre 2027.

À cette prorogation s’ajoute une dotation supplémentaire de 35 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, au profit de la ligne de financement consacrée aux sociétés communautaires.

Par ailleurs, l’article 21 prévoit la création d’une ligne de financement de 5 millions de dinars destinée à soutenir l’autofinancement des promoteurs de ces sociétés. Les fonds serviront à accorder des prêts sans intérêts et sans exigence de garanties, sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2027. La gestion de cette ligne sera confiée aux banques, dans le cadre de conventions conclues avec les ministères chargés des Finances et de l’Emploi.

Au total, les deux mesures représentent une enveloppe supplémentaire de 40 millions de dinars destinée au financement des sociétés communautaires et à l’appui de leurs promoteurs.

Sur le plan fiscal, l’article 22 propose de reconduire le dispositif d’exonération de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés prévu par l’article 33 de la loi de finances pour 2024. La mesure concernerait les entreprises nouvellement créées ayant obtenu une attestation de dépôt de déclaration d’investissement auprès des services compétents entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030, sous réserve du respect des conditions prévues par le texte de référence.

Ce dispositif ne s’appliquerait toutefois pas aux entreprises opérant dans les secteurs financier et énergétique, à l’exception des énergies renouvelables, ainsi que dans les mines, la promotion immobilière, la consommation sur place, le commerce et l’exploitation de réseaux de télécommunications.

Dans le même registre, l’article 23 prévoit d’alléger la charge fiscale des auto-entrepreneurs en ajoutant un article 8 bis au décret-loi n° 2020-33 relatif au régime de l’auto-entrepreneur. La disposition proposée vise à exonérer de la retenue à la source les sommes perçues dans le cadre de l’exercice de l’activité déclarée au Registre national de l’auto-entrepreneur.

Enfin, le projet entend renforcer les mécanismes de financement destinés aux entreprises économiques implantées dans les régions les moins développées. À cet effet, il prévoit de prolonger jusqu’au 31 décembre 2027 la période d’application du dispositif institué par l’article 23 de la loi de finances pour 2026, initialement prévu pour l’année 2026. Une enveloppe supplémentaire de 10 millions de dinars (article 19), prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, serait également affectée à la ligne de financement destinée à ces entreprises.

 

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Partenariat Tunisie-Canada | Une rencontre stratégique à la Conect

14. Oktober 2026 um 20:27

Une délégation canadienne de haut niveau a été reçue à la Conect pour échanger sur le renforcement des relations économiques tuniso-canadiennes.

Cette rencontre prometteuse à la Conect a réuni l’Ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Kofi Bilodeau, et le Conseiller commercial, François Lasalle, Aslan Berjeb etTarak Cherif, respectivement Président de la Conect et Président de CONECT International, ainsi que Mariem Abdeljawed, Présidente du Groupement « Innovation Act » .

Des échanges fructueux sur les perspectives de coopération économique tuniso-canadienne et les occasions de partenariat et d’investissement, notamment dans l’aéronautique et l’innovation.

Une belle occasion de renforcer les liens entre les acteurs économiques des deux pays et de favoriser le développement de nouvelles opportunités d’affaires.

Communiqué

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Aéronautique: le Maroc vise 5 milliards de dollars d’exportations avec de nouveaux investissements

13. Oktober 2026 um 14:26

L’aéronautique marocaine poursuit son développement. Le secteur attire de nouveaux investisseurs, tandis qu’Airbus prépare une nouvelle étape de son implantation industrielle dans le royaume. Selon Mohammed Bellatig, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS), les exportations du secteur pourraient passer de 3 milliards de dollars en 2025 à 5 milliards de dollars par an d’ici 2029.

Airbus prévoit de renforcer ses activités au Maroc avec une nouvelle unité consacrée à la conception, à la fabrication et à l’assemblage de pièces aéronautiques. Le projet a été évoqué par Mickaël Bertrand, représentant du groupe au Maroc. Une annonce officielle est attendue dans les prochains mois. En décembre 2025, Airbus avait déjà finalisé le rachat du site casablancais de Spirit AeroSystems, spécialisé dans les composants de structure pour les avions A220 et A321.

Le développement du secteur s’est également illustré lors de la huitième édition du Marrakech Airshow, organisée du 7 au 10 octobre 2026. À cette occasion, le ministère marocain de l’Industrie et du Commerce a signé trois protocoles d’accord portant sur de nouveaux investissements.

D’ailleurs, MATIS prévoit d’investir 16,457 millions de dollars dans une usine de câblage aéronautique, avec 750 emplois directs à la clé. APS Coating consacrera 18 millions d’euros à une unité de traitement de surface de pièces aéronautiques, qui devrait employer 120 personnes. De son côté, MECAPOLE prévoit un investissement de 10 millions d’euros dans l’usinage de pièces pour avions et hélicoptères, en partenariat avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Le projet devrait créer 80 emplois.

En effet, ces investissements doivent permettre de produire davantage de composants sur place et de renforcer les compétences industrielles locales. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, y voit un moyen de consolider la souveraineté industrielle du pays et d’accroître la valeur ajoutée produite au Maroc.

Par ailleurs, d’autres projets viennent étoffer le tissu industriel. Le groupe chinois Hangyu Technology a choisi la Cité Mohammed VI Tanger Tech pour implanter une unité de forge de précision destinée aux moteurs d’avion et aux turbines à gaz. L’investissement pourrait atteindre 105 millions d’euros.

En juin 2026, Safran Electronics & Defense a lancé l’extension de son usine de Nouaceur, près de Casablanca. Évalué à 350 millions de dirhams, soit environ 36 millions de dollars, le projet prévoit 17 000 m² supplémentaires et 15 nouvelles lignes de production consacrées notamment aux calculateurs avioniques, aux actionneurs et aux systèmes de mesure. Le groupe suédois Trelleborg a également inauguré, en juin, une usine spécialisée dans les systèmes d’étanchéité pour l’aéronautique, pour un investissement d’environ 130 millions de dirhams.

Cinquième contributeur aux recettes d’exportation industrielles du Maroc, derrière l’automobile, la chimie, le textile et l’agroalimentaire, l’aéronautique emploie près de 25 000 personnes. Le secteur enregistre une croissance annuelle supérieure à 10 %, selon les données communiquées dans le cadre de ces annonces.

L’objectif de 5 milliards de dollars d’exportations annuelles à l’horizon 2029 reste une projection du GIMAS. Pour l’atteindre, le Maroc devra poursuivre la montée en gamme de ses activités, attirer de nouveaux équipementiers et intégrer davantage de savoir-faire et de production dans ses usines locales.

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Santé : La Tunisie prépare un forum d’investissement avec l’Allemagne pour 2027

13. Oktober 2026 um 13:58

Un forum tuniso-allemand consacré à l’investissement dans la santé et une visite en Tunisie d’une délégation économique allemande sont prévus en 2027. L’objectif est d’examiner des projets communs dans les médicaments, les équipements médicaux et les technologies de santé, selon le ministère tunisien de la Santé.

Médicaments, équipements et technologies médicales

L’annonce fait suite à une rencontre tenue lundi à Berlin entre le ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani, et Roland Göhde, président de la German Health Alliance, en marge du Sommet mondial de la santé, organisé du 11 au 13 octobre.

D’après un communiqué du ministère de la Santé, les deux responsables sont convenus d’organiser un forum bilatéral afin d’examiner les possibilités d’investissement conjoint. Une délégation économique allemande comprenant des fabricants de médicaments, d’équipements et de technologies médicales devrait également se rendre en Tunisie en 2027.

Transfert de technologies et souveraineté pharmaceutique

Les discussions ont porté sur les moyens d’encourager les investissements allemands en Tunisie, de favoriser le transfert de technologies et de savoir-faire et de renforcer les capacités nationales dans le secteur pharmaceutique.

La coopération pourrait également concerner la santé numérique et l’hôpital numérique, ainsi que l’échange d’expertises et la formation des professionnels de santé.

Roland Göhde a souligné le potentiel tunisien en matière de compétences médicales et de capacités industrielles, selon le ministère.

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Composants automobiles: la Tunisie et la Corée du Sud explorent de nouvelles pistes d’investissement

12. Oktober 2026 um 15:52

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu, lundi 12 octobre 2026, une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises spécialisées dans les composants automobiles, ainsi que de représentants de centres de recherche et d’innovation technologique.

Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre les deux pays dans ce secteur.

En présence de l’ambassadeur de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae Won, et de représentants des structures professionnelles et d’investissement des deux pays, le ministre a souligné les atouts de la Tunisie, notamment les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique. Il a également rappelé les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expérience acquise par les entreprises locales dans les chaînes de valeur internationales.

De leur côté, les membres de la délégation coréenne ont exprimé leur intérêt pour le développement de partenariats à long terme avec la Tunisie. Ils ont notamment mis en avant la position du pays, qui pourrait servir de point d’appui pour développer leurs activités sur les marchés africains et européens.

La délégation, qui comprend également des acteurs de la recherche et de l’innovation, témoigne d’un intérêt pour les possibilités de coopération dans les domaines industriel et technologique.

Les deux parties ont enfin souligné l’importance de renforcer les échanges entre les entreprises et les structures concernées afin de concrétiser des projets répondant à leurs intérêts communs. Aucun investissement précis n’a été annoncé à l’issue de cette rencontre.

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Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA

09. Oktober 2026 um 07:52

Les géants de l’intelligence artificielle (IA) empruntent sans regarder le prix, le rendement de la dette du Trésor américain à cinq ans a dépassé 5 % et l’aide publique au développement recule comme jamais. Le Sud découvre que l’argent du monde a trouvé preneur mieux noté et plus attractif, que les réserves de ses banques centrales financent la course dont il est exclu, et que l’avenir de son financement ne s’écrira plus à New York. Il s’écrira chez lui, ou il ne s’écrira pas.

Yahya Ould Amar *

Une règle gouverne les marchés depuis qu’ils existent, et on l’enseigne encore dans les universités. Quand le prix de l’argent monte, les emprunteurs se retirent, la demande de crédit faiblit et le prix finit par redescendre. Cette règle vient de mourir sous les coups d’un emprunteur d’un genre nouveau, dont le calcul ne porte pas sur le coût du capital mais sur la survie de son empire.

Les neuf premiers hyperscalers – ce noyau des géants du numérique qui possède et bâtit les centres de données de la planète – engageront près de 830 milliards de dollars d’investissements en 2026, soit une hausse d’environ 80 % en un an. Microsoft annonce 190 milliards, Google entre 180 et 190, Amazon au-delà de 230, Meta entre 125 et 145. Les agences de notation projettent déjà 1000 milliards par an à l’horizon 2027. Aucune industrie, à aucune époque de l’histoire humaine, n’a mobilisé un tel volume de capital en si peu de temps pour un chiffre d’affaires encore à venir.

Cet effort ne se finance plus par l’émission d’actions, car les fondateurs ne partagent pas leur pouvoir. Il se finance par la dette. En sept mois, cinq groupes ont absorbé plus de deux fois l’encours total des eurobonds souverains africains, qui s’élève à 115 milliards pour 21 pays.

Pour un emprunteur engagé dans une course où le second n’existe pas, payer l’argent 5 % ou 10 % revient au même. Cinq points de plus sur 200 milliards représentent 10 milliards par an, soit une fraction de la trésorerie trimestrielle de chacun de ces groupes. La seule perte qu’ils redoutent se mesure en rang, à la survie de leur empire, pas en points de base. Face à un acheteur insensible au prix, le mécanisme d’enchères qui répartissait l’épargne mondiale ne répartit plus rien. Il adjuge.

Le rendement du bon du Trésor américain à 5 ans a dépassé 5 % un niveau inconnu depuis vingt ans. On y lit une inflation qui résiste, une offre massive de titres publics, un pétrole au-delà de 100 dollars et, pour une part désormais explicite, la demande de capital née de la course à l’IA. Ce rendement sert de plancher à tous les taux de la planète, puisque nul ne prête à Nairobi ou à Bogota moins cher qu’il ne prête sans risque à Washington, et que tout emprunt en dollars s’évalue comme ce rendement augmenté d’une prime. Lorsqu’il monte d’un point, il soulève d’un point le coût de la dette de Colombo ou de Bogota, avant même que leur propre risque soit tarifé.

Les eurobonds émis par les pays émergents, signés entre 2017 et 2021 à 5 ou 6 % arrivent à échéance et se refinanceront à 9, 10 ou 11 %. Quatre points de plus sur un milliard refinancé, ce sont 40 millions de dollars par an prélevés sur des budgets où 40 millions construisent des écoles ou des dispensaires. L’Afrique affrontera cette année un besoin de financement non couvert de près de 100 milliards de dollars.

Un pays du Sud qui doit refinancer sa dette entre 2026 et 2028 ne se présente pas devant un marché tendu, qui finit toujours par se détendre. Il se présente devant un marché occupé, qui ne libère rien tant que l’occupant n’a pas achevé la construction de ses infrastructures. La différence entre les deux fait toute la différence entre une crise et un changement d’époque.

Le mur, la facture et le retrait de l’aide

Cette occupation du marché survient au moment où les trois piliers de l’ancien financement du développement cèdent ensemble.

Le premier pilier, la dette extérieure, s’est transformé en pompe aspirante. Le rapport que la Cnuced a publié le 7 octobre 2026 indique que les pays en développement ont payé 995 milliards de dollars d’intérêts nets sur leur dette publique en 2025, près du triple de 2010. L’État médian y consacre 8,1 % de ses recettes, deux fois plus qu’il y a quinze ans. Cinquante-et-un pays, où vivent 3,7 milliards d’êtres humains, dépensent davantage pour servir leurs intérêts que pour la santé ou l’éducation. S’ils empruntaient aux conditions des économies avancées, ils économiseraient 500 milliards de dollars par an, davantage que toute l’aide publique au développement jamais versée en une année.

Le deuxième pilier, l’aide publique, se retire. L’aide des pays de l’OCDE a chuté de 23,3 % en termes réels en 2025, après un recul de 8,5 % en 2024, une contraction sans précédent dans l’histoire de l’aide au développement. L’OCDE projette une nouvelle baisse de 6,9 % en 2026, de 11,6 % pour l’aide bilatérale à l’Afrique subsaharienne et de 10,9 % pour celle aux pays les moins avancés. En trois ans, l’aide mondiale aura perdu plus d’un tiers de sa valeur réelle.

Le troisième pilier, la promesse climatique, n’a jamais été construit. Le Programme des Nations unies pour l’environnement chiffre les besoins d’adaptation des pays en développement entre 310 et 365 milliards de dollars par an d’ici 2035 – une sous-estimation manifeste en comparaison avec d’autres sources scientifiques plus crédibles. Les flux publics internationaux d’adaptation, selon l’OCDE, représentent un peu moins de 35 milliards en 2024. Les pays dont la responsabilité dans le réchauffement est infime doivent construire digues, réseaux et systèmes d’irrigation avec un argent qui n’arrive pas, pour survivre à des catastrophes climatiques devenues récurrentes.

Le Sud doit donc emprunter davantage, pour rembourser plus cher, sur un marché où le capital a déjà trouvé preneur, pendant que l’aide se retire et que le climat présente sa facture.

La Federal Reserve (banque centrale américaine) combat une inflation qu’elle impute à l’économie réelle alors qu’une part croissante vient d’une poignée de bilans. Chaque durcissement frappe la mauvaise cible. Il écrase le logement et l’investissement des entreprises ordinaires sans retarder d’un seul serveur la construction des centres de données, puisque leurs promoteurs ne regardent pas le prix.

Cette erreur de visée se propage aux banques centrales du Sud, contraintes de suivre pour défendre leur monnaie, et qui étranglent leur propre économie pour compenser une dépense dont elles ne tireront aucun bénéfice.

Solvabilité ou liquidité, le dilemme sans bon choix

Une banque centrale sait traiter une crise de liquidité. Elle prête contre de bons actifs à des institutions solides momentanément privées de trésorerie. Elle ignore en revanche comment traiter une crise de solvabilité, où les actifs ne valent plus ce qu’ils ont coûté et où aucune avance ne rendra au débiteur la richesse perdue. La bulle de l’IA prépare une crise du second type. Des centres de données amortis sur quinze ou vingt ans abritent des processeurs dépassés en trois à cinq ans. Des dettes à trente ans reposent sur des revenus dont aucun compte de résultat ne porte encore la trace à la hauteur des sommes engagées. Tout cela ne manquera pas de liquidité. Tout cela manquera de valeur.

Prêter à des insolvables prolonge l’agonie et transforme la banque centrale en caisse de garantie des mauvais paris. Refuser de prêter précipite la chute et emporte les banques, d’abord celles qui ont financé la course au Nord, ensuite celles du Sud par contagion. Entre les deux, toute banque centrale émettrice de monnaie de réserve choisira la création monétaire, c’est-à-dire la conversion d’une perte privée en impôt diffus sur tous les détenteurs de la monnaie.

Le dilemme se pose ensuite, en miroir et avec moins de moyens, aux banques centrales du Sud. Elles n’ont ni la monnaie de réserve ni la profondeur de marché qui permettent d’absorber une crise de solvabilité par la planche à billets. Fournir de la liquidité à un système devenu insolvable revient à financer la fuite des capitaux et à détruire la monnaie. La refuser à un système seulement illiquide revient à provoquer la faillite que l’on voulait éviter. La frontière entre les deux diagnostics se révèle invisible dans l’instant, et l’erreur se paie en dévaluation ou en années perdues. Le Sud n’a jamais eu le droit à l’erreur que le Nord s’accorde depuis toujours.

La fin du refuge et le second prélèvement

Dans l’ancien monde, la récession américaine venait au secours des pays émergents. Les rendements chutaient, le dollar reculait, les capitaux repartaient vers le Sud en quête de rendement meilleur. Cette respiration risque de ne plus venir. Les grandes économies développées creusent leurs déficits au même moment, le Japon et la Chine cessent d’absorber la dette américaine, et les taux longs peuvent rester élevés au cœur même d’un ralentissement. Le Sud perd ainsi le seul mécanisme automatique qui lui rendait, périodiquement, l’accès au capital.

Lorsque le pari de l’IA se dénouera, les pertes s’ajouteront à celles, encore enfouies, du capital-investissement et du crédit privé contractées au temps de l’argent quasi gratuit. Un problème de solvabilité de cette ampleur se traite par une création monétaire assumée et massive, dont la facture atterrit sur tous ceux qui détiennent des dollars. Or les économies émergentes et en développement détiennent plus de la moitié des quelque 13 000 milliards de dollars de réserves de change mondiales, dans leurs banques centrales, leurs fonds de stabilisation et les comptes de leurs exportateurs. Le Sud aura été évincé pendant la bulle et dilué pendant la purge. Deux fois prélevé dans une partie à laquelle il n’a jamais joué.

Les fonds souverains de Riyad, de Doha et d’Abou Dhabi, qui gèrent ensemble plus de 4 000 milliards de dollars, se sont fait une place au cœur de la course. MGX, le véhicule d’Abou Dhabi, compte parmi les fondateurs du programme Stargate, chiffré à 500 milliards de dollars d’infrastructures américaines. Le fonds saoudien, par sa filiale Humain, a investi trois milliards dans xAI.

L’épargne du Sud nourrit la course qui exclut le Sud. Les capitaux de la péninsule arabique financent, au Texas et dans l’Ohio, les centres de données, la rareté qui frappe Le Caire ou Lima. Aucune conférence sur le financement du développement n’a jamais déplacé des sommes comparables à celles que le Sud déplace lui-même, chaque trimestre, en direction du Nord.

L’économie comme champ de bataille

Une vieille conviction gouverne les chancelleries depuis que les nations existent. Une économie forte a besoin d’une armée forte, et une armée forte a besoin d’une économie forte. Les deux se nourrissent jusqu’au jour où l’une faiblit. Ce jour venu, la peur s’installe, et la peur d’une grande puissance qui se sent décliner constitue une menace sur la paix mondiale.

La course à l’IA appartient autant au Pentagone qu’à la Silicon Valley. Les centres de données que finance l’épargne du monde entier sont des arsenaux, et le crédit qui s’y engouffre relève du budget de la défense autant que de celui de l’innovation. Cela explique la passivité des autorités monétaires devant la bulle de l’IA. On ne modère pas un réarmement. Une banque centrale qui relèverait ses taux jusqu’à freiner la construction des centres de données serait accusée de livrer la supériorité technologique à l’adversaire, et aucune institution ne survit à une telle accusation. La hiérarchie des urgences a été renversée dans l’ombre. La stabilité financière s’efface devant la sécurité nationale, et le prix de l’argent devient une variable stratégique avant d’être une variable économique.

Le Sud global se trouve à l’autre bout de cette chaîne. Il finance, par les taux qu’il subit, une course aux armements numériques dont il ne possède ni les laboratoires ni les armées. Il en subira les retombées lorsque la peur des puissances se traduira en sanctions, en contrôles des exportations, en fragmentation des circuits de paiement et en guerres par procuration sur son propre sol.

Le Sahel, la Corne de l’Afrique et la mer Rouge savent déjà ce que signifie devenir le terrain où des grandes puissances inquiètes règlent leurs comptes. Une économie du Sud qui veut se protéger doit comprendre que sa faiblesse financière constitue désormais une faiblesse militaire, et que sa souveraineté monétaire relève de sa défense.

Il reste à comprendre pourquoi cette bulle rencontre si peu de résistance dans les opinions du Sud, alors même qu’elle les appauvrit. Des décennies de promesses non tenues, de budgets détournés, d’élections sans alternance et d’alternances sans changement ont vidé la parole des dirigeants de toute crédibilité. Lorsque l’on ne croit plus en ceux qui gouvernent, on se prend à croire en ce qui pourrait gouverner à leur place. L’IA recueille un espoir. On lui prête la capacité de détecter la fraude, de distribuer l’aide sans intermédiaire, de rendre la justice sans clientèle. Une machine réputée sans appétit paraît, aux peuples qui ont trop connu l’appétit des puissants, une promesse de probité.

Cette foi mérite le respect, car elle naît d’une blessure réelle. Mais les systèmes que l’on espère incorruptibles sont conçus et détenus par des groupes dont l’intérêt diffère de celui des citoyens de Bangkok ou de Kinshasa. Ils absorbent les données du Sud, en restituent les décisions et en conservent la valeur. Une gouvernance déléguée à des algorithmes financés par la dette que nous payons ne corrige pas l’absence de confiance envers nos dirigeants. Elle la déplace vers des maîtres plus lointains et moins comptables encore. La seule probité qui dure se construit dans des institutions que les peuples contrôlent, et aucun modèle de langage ne remplacera un parlement qui vote, une cour qui juge et une presse qui enquête.

Ce que sera le financement du développement

Le modèle qui a financé le Sud depuis un demi-siècle, une aide publique en complément, une dette extérieure en devises pour l’essentiel, et une fenêtre de marché qui se rouvrait à chaque ralentissement américain, est mort en 2026. L’aide recule, la dette aspire plus qu’elle n’apporte, la fenêtre est occupée. L’avenir du financement du développement repose sur trois déplacements, et chacun se chiffre.

Le premier déplacement va de la devise empruntée à l’épargne mobilisée. Les transferts des migrants vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 685 milliards de dollars en 2024, davantage que l’investissement direct étranger et l’aide publique réunis, et l’Afrique en reçoit près de 100 milliards par an. L’épargne nationale brute du continent dépasse 500 milliards de dollars par an, soit plus de quatre fois l’encours de l’ensemble de ses eurobonds. Cette épargne existe, elle dort dans des dépôts à vue rémunérés en dessous de l’inflation, s’exporte vers des bons du Trésor étrangers appelés à être dilués, ou se perd dans l’immobilier improductif. On observe déjà que la dette domestique a progressé plus vite que la dette extérieure dans 62 pays sur 86.

Un pays qui place chez lui -sur son marché boursier- un dixième de son épargne annuelle lève davantage, à moindre coût et sans risque de change, que par l’eurobond signé au mauvais moment.

Le deuxième déplacement va de la dette à la rente partagée. L’IA a faim de ce que le Sud possède. L’Agence internationale de l’énergie attend un doublement de la consommation électrique des centres de données d’ici 2030, à près de 945 térawattheures, davantage que ce que consomme le Japon. La République démocratique du Congo fournit environ 70 % du cobalt mondial, le Niger et la Namibie figurent parmi les premiers producteurs d’uranium, la Guinée détient les premières réserves de bauxite. Vendre ces ressources brutes contre des dollars, puis emprunter ces mêmes dollars à 10 %, revient à payer deux fois ce que l’on possède une fois. L’enjeu consiste à exiger des participations au capital plutôt que des redevances, des contrats d’électricité à long terme libellés en partie en monnaie locale plutôt que des exportations de minerai, une transformation sur place plutôt qu’un embarquement au port, et une cotation locale des sociétés d’exploitation afin que la rente devienne un capital qui reste plutôt qu’une facture qui revient de loin. Le Sud détient ce que la bulle convoite. Il doit se faire payer en patrimoine, pas en dette.

Le troisième déplacement va de la dépendance cyclique à la profondeur institutionnelle. Les banques multilatérales de développement peuvent, par une utilisation plus audacieuse de leur capital et le recours au capital hybride, dégager plusieurs centaines de milliards de dollars de capacité de prêt supplémentaire sur la décennie sans un dollar de contribution nouvelle. Les droits de tirage spéciaux alloués en 2021, 650 milliards de dollars, sont allés pour l’essentiel aux économies riches qui n’en avaient pas besoin, et les pays à faible revenu en ont reçu moins de 4 %. Leur réaffectation vers des mécanismes de garantie en monnaie locale et des lignes de liquidité régionales vaut davantage que dix conférences de bailleurs.

Ces trois déplacements ne relèvent ni de la charité du Nord ni de la bonne volonté des marchés. Ils relèvent de décisions que les États du Sud peuvent prendre seuls, et dont la plupart ont déjà le cadre juridique. Ils supposent, en revanche, la confiance des peuples dans leurs propres institutions. Une épargne nationale ne se mobilise que vers des bourses dont les règles sont respectées. La souveraineté financière commence par la probité domestique, et la probité domestique ne se délègue à aucune machine.

Enfin, le Sud global a connu la dette comme un fardeau, puis comme un instrument. Il la découvre aujourd’hui comme un droit d’entrée dans une partie truquée, où le prix de l’argent ne mesure plus la rareté du capital mais la peur de déclin des puissances. Les économies qui comprendront les premières que la sortie se trouve dans la profondeur de leurs propres marchés, dans la rente convertie en patrimoine et dans une souveraineté financière pensée comme une ligne de défense, auront moins à craindre du jour où les emprunteurs sans limite, cesseront de payer. Les autres apprendront, une fois encore, que l’on ne négocie pas avec un marché occupé. On le quitte, ou on en construit un autre non truqué.

Économiste, banquier et financier.

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Phosphate: le groupe tunisien STUDI investit 1,4 million de dollars dans PhosCo

07. Oktober 2026 um 11:59

La compagnie minière australienne PhosCo renforce son projet de phosphate de Gasaat en Tunisie. Elle vient de signer un protocole d’accord avec le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International, qui prévoit également un investissement de 1,4 million de dollars de STUDI dans le capital de PhosCo.

L’accord porte d’abord sur les prochaines études du projet. STUDI International doit accompagner PhosCo dans la réalisation de l’étude de préfaisabilité (PFS) et de l’étude de faisabilité bancable (BFS). La collaboration pourrait ensuite se poursuivre lors des différentes étapes du développement du projet, notamment l’ingénierie détaillée, l’approvisionnement, la construction et la mise en service.

Le groupe tunisien pourrait également intervenir sur plusieurs infrastructures liées au projet, notamment l’énergie, l’eau, les routes, le transport ferroviaire et les installations portuaires. Les questions environnementales, l’urbanisme et les systèmes d’information géographique font aussi partie du périmètre envisagé.

En parallèle, une filiale africaine de STUDI doit souscrire à 9,52 millions d’actions nouvelles de PhosCo au prix de 0,15 dollar par action. L’opération permettra à la compagnie minière de lever 1,4 million de dollars avant frais. Elle prévoit aussi l’attribution de 9,52 millions d’options, à raison d’une option pour chaque action souscrite. Ces options pourront être exercées à 0,20 dollar jusqu’au 29 juin 2029.

PhosCo indique que les fonds serviront à poursuivre l’exploration et les études sur le projet de Gasaat, ainsi qu’à financer les démarches liées aux permis et les besoins généraux de la compagnie.

Ce partenariat intervient alors que le projet entre dans une nouvelle phase d’études. STUDI apporte de son côté une expérience dans l’ingénierie et les infrastructures en Tunisie et sur le continent africain. Le groupe, créé en 1970, est présent dans plus de 40 pays africains.

L’accord reste pour l’instant un cadre de collaboration non contraignant. Il est prévu pour 24 mois et pourra être renouvelé. Les différents travaux feront ensuite l’objet de contrats spécifiques entre les deux parties.

La prochaine échéance annoncée par PhosCo est la publication de l’étude de cadrage actualisée du projet de Gasaat, attendue plus tard ce mois-ci. Cette étude doit apporter de nouveaux éléments sur les perspectives de développement du projet.

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IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

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Tunisie: 2 secteurs retenus pour 63 MD dans le Programme de mise à niveau industrielle

06. Oktober 2026 um 11:03

Deux nouveaux projets industriels viennent d’obtenir l’aval du Programme de mise à niveau( PMN). Leur investissement cumulé atteint près de 63 millions de dinars, avec 9,5 millions de dinars de primes. Les activités concernées touchent à deux segments différents, les composants automobiles et aéronautiques d’un côté, l’emballage métallique de l’autre.

La décision a été prise vendredi 2 octobre par le comité consultatif du Programme de mise à niveau de l’industrie, réuni au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Selon les informations communiquées par le ministère, les deux dossiers ont été approuvés pour un investissement global de 63 millions de dinars. La répartition de cette enveloppe entre les deux entreprises n’a pas été précisée. Le détail des projets reste lui aussi limité. Les autorités n’ont pas communiqué les noms des deux entreprises ni la nature exacte des équipements ou opérations prévus. Il est donc encore difficile d’évaluer leur impact attendu sur les capacités de production, l’emploi ou les exportations.

La réunion du 2 octobre ne portait toutefois pas uniquement sur ces deux dossiers. Le comité consultatif a également validé les travaux de la commission restreinte du Programme de mise à niveau, réunie deux jours plus tôt. Cette dernière avait retenu 23 dossiers représentant 82,3 millions de dinars d’investissements, avec 11,6 millions de dinars de primes. À cela s’ajoutent 57 dossiers consacrés à des investissements technologiques prioritaires, pour un montant total de 3,17 millions de dinars et des primes de 1,26 million de dinars.

Par ailleurs, le montant des primes varie également selon la nature des dossiers. Pour les deux projets approuvés vendredi, elles atteignent 9,5 millions de dinars. 

Rappelons que la réunion était présidée par Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle a réuni notamment la directrice générale du Bureau de mise à niveau de l’industrie, Bouthaina Boukamcha, des représentants de l’UTICA, de plusieurs départements ministériels ainsi que du secteur bancaire.

 

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17 MD pour l’agriculture : quelles régions vont profiter de ces investissements?

06. Oktober 2026 um 08:42

17 millions de dinars d’investissements viennent d’être approuvés dans l’agriculture et la pêche. Les projets seront répartis entre Béja, Bizerte et Médenine, tandis que de jeunes agriculteurs de Kasserine bénéficieront de prêts pour accéder au foncier.

Le Comité national d’octroi des avantages de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé plusieurs projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Le montant total atteint 17 millions de dinars.

Réunis lundi à l’occasion de leur sixième réunion de l’année 2026, les membres du Comité ont donné leur accord à des projets qui seront réalisés dans les gouvernorats de Béja, Bizerte et Médenine, indique l’APIA.

La décision ne porte toutefois pas uniquement sur le financement de projets. Le Comité s’est également penché sur la question du foncier agricole, avec l’approbation de prêts fonciers destinés à de jeunes agriculteurs à Kasserine.

Ces crédits représentent une enveloppe de 715,9 mille dinars et doivent permettre l’acquisition de 49,9 hectares de terres agricoles.

D’un côté, l’APIA accompagne donc des investissements dans les activités agricoles et halieutiques. De l’autre, elle intervient sur l’accès à la terre, avec un dispositif ciblé sur les jeunes agriculteurs. Deux leviers qui touchent directement aux conditions de développement et de renouvellement du secteur agricole.

Pour cette sixième réunion de 2026, le Comité a ainsi approuvé des opérations portant à la fois sur l’investissement productif et sur l’accès au foncier, avec des projets répartis entre plusieurs régions du pays.

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