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Décryptage – Les nations ne meurent pas d’un coup… elles s’épuisent lentement

09. Juli 2026 um 06:00

Les grandes crises économiques n’arrivent presque jamais avec fracas. Elles ne se présentent pas toujours sous la forme spectaculaire d’un krach boursier, d’une banqueroute d’État ou d’une explosion de la dette publique. Souvent, elles s’installent discrètement, année après année, derrière des indicateurs qui semblent rassurants, derrière des discours officiels qui célèbrent la prudence budgétaire, derrière des tableaux comptables qui donnent l’illusion de la maîtrise. Puis un jour, les fissures deviennent visibles.

Une usine ferme ses portes. Un pont menace de s’effondrer. Un train n’arrive plus à l’heure. Des médecins quittent les hôpitaux publics. Des ingénieurs prennent l’avion sans billet retour. Des jeunes diplômés cessent de croire que leur avenir se trouve dans leur propre pays. Alors seulement, la société découvre que ce qu’elle considérait comme des économies était parfois une dette déguisée.

L’Allemagne, longtemps érigée en modèle de vertu budgétaire, est aujourd’hui confrontée à cette réalité. Lorsque le chancelier Friedrich Merz reconnaît publiquement que le pays perd chaque jour plusieurs centaines d’emplois et que des géants industriels comme Volkswagen envisagent de nouvelles vagues de suppressions de postes, c’est toute une philosophie économique qui est questionnée.

Pendant près de deux décennies, Berlin a poursuivi un objectif presque sacré : réduire la dette publique, contenir les déficits, faire de l’équilibre budgétaire une preuve de sérieux national. Mais l’histoire est parfois ironique. À force de combattre la dette visible, l’Allemagne a laissé prospérer une dette invisible.

Une dette qui n’apparaissait dans aucun bilan mais qui se nichait dans ses infrastructures vieillissantes, dans ses écoles insuffisamment modernisées, dans ses réseaux numériques dépassés, dans sa transition énergétique inachevée et dans sa difficulté à préparer l’économie du futur. Cette leçon allemande mérite aujourd’hui toute l’attention de la Tunisie.

Quand l’obsession des chiffres fait oublier la réalité

L’une des plus grandes faiblesses de la pensée économique contemporaine est sa fascination pour les indicateurs quantitatifs. Le déficit budgétaire est mesuré au dixième de point. La dette publique est scrutée quotidiennement. Les agences de notation évaluent minutieusement la capacité des États à rembourser leurs créanciers.

Mais qui mesure sérieusement l’usure des infrastructures ? Qui calcule avec précision le coût économique d’une école qui ne forme plus correctement ? Qui évalue la perte de richesse générée par un système de transport inefficace ou par un hôpital incapable de retenir ses compétences ?

Ces dettes-là échappent aux statistiques traditionnelles. Pourtant, elles finissent par coûter davantage que les dettes financières. Le philosophe allemand Jürgen Habermas (1) rappelait que les sociétés modernes risquent de devenir prisonnières de leur propre rationalité technique. À force de tout mesurer en termes comptables, elles oublient parfois l’essentiel : les fondements humains, sociaux et institutionnels qui produisent la richesse.

L’économie n’est pas une simple affaire de colonnes de chiffres. Elle est avant tout une question de capacité collective à préparer l’avenir. Et c’est précisément là que commence la réflexion tunisienne.

La Tunisie face à son propre miroir

Depuis plus d’une décennie, la Tunisie vit sous le signe de la contrainte budgétaire. Les débats publics sont dominés par les déficits, la dette extérieure, les négociations financières, les équilibres macroéconomiques et les impératifs de remboursement. Cette préoccupation est légitime. Aucun pays ne peut ignorer indéfiniment les réalités financières. Mais une question essentielle demeure largement absente du débat national : quel est le coût du non-investissement ?

La Tunisie souffre aujourd’hui d’un phénomène insidieux qui ressemble fortement à ce que l’Allemagne découvre avec retard. Le pays ne manque pas uniquement d’argent. Il manque parfois d’entretien. Il manque parfois d’anticipation. Il manque parfois d’investissements stratégiques.

La dette invisible tunisienne est partout. Elle se lit dans les routes dégradées de l’intérieur du pays. Elle se voit dans certaines écoles publiques qui peinent à offrir un environnement digne aux élèves. Elle apparaît dans les infrastructures hydrauliques confrontées à des pertes considérables. Elle se manifeste dans les retards numériques qui freinent l’émergence d’une véritable économie de la connaissance. Elle se révèle dans les difficultés chroniques des hôpitaux publics. Elle s’observe dans les ports qui perdent progressivement en compétitivité. Elle se ressent dans les réseaux ferroviaires qui n’accompagnent plus suffisamment les besoins d’une économie moderne.

Chaque retard accumulé aujourd’hui représente une facture plus lourde demain. Chaque investissement reporté devient un coût supplémentaire pour les générations futures.

La grande confusion entre dépense et investissement

L’une des erreurs les plus fréquentes dans les débats économiques consiste à considérer toutes les dépenses publiques comme identiques. Pourtant, un dinar consacré à une dépense de fonctionnement n’a pas les mêmes effets qu’un dinar investi dans une infrastructure productive. Cette distinction est fondamentale. Construire une école n’est pas une charge. C’est un investissement dans le capital humain. Développer un réseau ferroviaire performant n’est pas une dépense. C’est un investissement dans la productivité future. Moderniser les infrastructures numériques n’est pas un luxe. C’est une condition de compétitivité. Réhabiliter un hôpital n’est pas un coût improductif. C’est un investissement dans la santé, donc dans la capacité productive de la nation.

L’économiste américain Hyman Minsky – encore lui – expliquait que les sociétés modernes deviennent vulnérables lorsqu’elles sacrifient les investissements de long terme au profit de la gestion immédiate des contraintes financières.

La Tunisie semble parfois confrontée à ce dilemme. La pression des urgences budgétaires pousse naturellement les décideurs vers des solutions à court terme. Pourtant, l’histoire économique enseigne et nous l’enseignions, qu’aucun pays ne peut durablement réduire ses difficultés financières sans renforcer simultanément sa capacité de création de richesse.

La tragédie silencieuse de la fuite des compétences

La dette invisible tunisienne n’est pas uniquement faite de béton, d’acier ou de fibre optique. Elle est aussi humaine. Peut-être même avant tout humaine. Depuis plusieurs années, des milliers de médecins, d’ingénieurs, de chercheurs, d’informaticiens et de techniciens quittent le pays. Cette réalité est souvent analysée sous l’angle migratoire. Elle mérite également une lecture économique. Former un médecin mobilise des ressources publiques considérables. Former un ingénieur représente un investissement collectif important. Lorsque ces compétences partent massivement, ce n’est pas seulement une perte humaine. C’est aussi une destruction de capital.

La Tunisie finance la formation tandis que d’autres économies récoltent les bénéfices de cet investissement. Cette hémorragie silencieuse constitue probablement l’une des formes les plus coûteuses de dette cachée. Car aucune infrastructure ne vaut les compétences capables de la faire fonctionner. Aucune stratégie industrielle ne peut réussir sans ressources humaines qualifiées. Aucune transformation économique n’est possible si les meilleurs talents perdent confiance dans leur avenir national.

Le vieillissement : une question que la Tunisie commence à découvrir

L’exemple allemand attire également l’attention sur une réalité qui progresse discrètement en Tunisie : le vieillissement démographique. Pendant longtemps, le pays a bénéficié d’une population relativement jeune. Cette situation évolue progressivement. La baisse de la natalité, l’allongement de l’espérance de vie et l’émigration d’une partie des jeunes actifs modifient lentement les équilibres démographiques. Ce phénomène pose une question fondamentale.

Comment financer demain les retraites, la santé et la protection sociale avec une population active relativement moins nombreuse ? La réponse ne peut venir uniquement des prélèvements ou des cotisations. Elle dépendra surtout de la capacité de l’économie à produire davantage de richesse. Autrement dit, la meilleure politique sociale de demain reste encore l’investissement productif d’aujourd’hui.

Chaque école modernisée. Chaque entreprise innovante. Chaque projet industriel réussi. Chaque gain de productivité obtenu. Chaque emploi qualifié créé. Constitue une partie de la réponse au défi démographique futur. Retarder ces investissements au nom des contraintes actuelles revient à réduire les moyens qui permettront précisément de financer les engagements sociaux de demain.

Réindustrialiser ou décrocher

Le monde entre dans une nouvelle révolution économique. L’intelligence artificielle transforme les métiers. La transition énergétique redéfinit les modèles industriels. Les chaînes de valeur mondiales se réorganisent. Les rivalités géopolitiques modifient les flux commerciaux. Dans cet environnement, le principal risque pour la Tunisie n’est pas seulement financier. Il est technologique. Il est industriel. Il est stratégique. L’Allemagne découvre aujourd’hui que même une puissance industrielle historique peut perdre des positions lorsqu’elle retarde certaines adaptations.

Que dire alors d’une économie émergente confrontée à des contraintes plus importantes ? La véritable question n’est donc pas de savoir si la Tunisie peut se permettre d’investir. La question est de savoir si elle peut se permettre de ne pas investir. Chaque année de retard dans la transition numérique. Chaque année de retard dans la modernisation industrielle. Chaque année de retard dans la recherche et l’innovation. Chaque année de retard dans la transition énergétique. Réduit un peu plus les marges de manœuvre futures.

Le véritable sens de la souveraineté économique

Les débats économiques tunisiens utilisent fréquemment le terme de souveraineté. Mais la souveraineté n’est pas uniquement une affaire monétaire ou politique. Elle repose aussi sur la capacité d’un pays à entretenir ses infrastructures, former ses compétences, produire son énergie, nourrir sa population et financer son développement. Une nation devient dépendante lorsqu’elle cesse d’investir dans ses propres capacités. Une nation perd progressivement sa liberté lorsqu’elle reporte systématiquement les décisions difficiles. L’expérience allemande rappelle une vérité fondamentale : la puissance d’un pays ne dépend pas seulement de l’état de ses finances publiques. Elle dépend de la qualité de ses infrastructures, de son système éducatif, de sa recherche scientifique, de sa cohésion sociale et de son appareil productif. Autrement dit, elle dépend de son capital collectif.

Réconcilier prudence et ambition

L’enseignement le plus précieux que la Tunisie peut tirer de la situation allemande est peut-être celui-ci : la discipline budgétaire est nécessaire; mais elle ne constitue jamais un projet de société. Une nation ne se construit pas uniquement en réduisant ses déficits. Elle se construit en préparant l’avenir. La véritable sagesse économique consiste à distinguer les dépenses qui appauvrissent de celles qui enrichissent. À différencier la consommation immédiate de l’investissement stratégique.

À comprendre qu’une dette contractée pour moderniser une économie n’a pas la même nature qu’une dette destinée à repousser les réformes. L’enjeu n’est donc pas de choisir entre rigueur et relance. L’enjeu est de réconcilier prudence financière et ambition nationale. Car les peuples n’attendent pas seulement de leurs gouvernements qu’ils équilibrent les comptes. Ils attendent qu’ils préparent l’avenir. Et l’avenir se prépare rarement en économisant sur l’essentiel.

L’Allemagne découvre aujourd’hui qu’une nation peut s’affaiblir en dépensant moins que ce que nécessite la préservation de sa puissance. La Tunisie, qui cherche encore son modèle de développement dans un environnement mondial de plus en plus instable, gagnerait à méditer cette leçon. La dette la plus dangereuse n’est pas toujours celle que l’on emprunte sur les marchés financiers. C’est parfois celle que l’on contracte envers ses enfants lorsque l’on renonce à investir dans les écoles où ils apprendront, les infrastructures qu’ils utiliseront, les entreprises où ils travailleront et les institutions qui garantiront leur dignité.

Car, au bout du compte, la richesse d’une nation ne se mesure pas uniquement à ses comptes. Elle se mesure aussi à sa capacité de transmettre davantage qu’elle n’a reçu. Et c’est précisément là que se joue le véritable destin économique de la Tunisie.

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(1) Jürgen Habermas (1929-2026), figure de l’École de Francfort, a consacré son œuvre à défendre la démocratie délibérative contre la « colonisation du monde vécu » par les logiques marchandes et bureaucratiques. Il a promu la théorie de « l’agir communicationnel » et le « patriotisme constitutionnel », prônant un espace public fondé sur le dialogue, la raison et le débat citoyen face aux dérives modernes.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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L’IA propulse la création de start-up en Allemagne

07. Juli 2026 um 10:35

Longtemps freinée par le ralentissement économique, la création d’entreprises innovantes repart en Allemagne. L’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme le principal moteur de cette nouvelle génération de start-up, attirant capitaux, talents et investisseurs dans la première économie européenne.

L’écosystème technologique allemand connaît une profonde transformation. Après plusieurs années marquées par le ralentissement des investissements dans les jeunes entreprises, les créations de start-up repartent nettement à la hausse, portées par l’essor de l’intelligence artificielle.

Selon plusieurs observateurs du marché européen, les entreprises développant des solutions d’IA concentrent désormais une part croissante des nouveaux projets entrepreneuriaux, qu’il s’agisse d’applications destinées à l’industrie, à la santé, à la cybersécurité, aux services financiers ou encore à l’automatisation des processus.

Cette dynamique bénéficie largement des investissements massifs engagés par l’Allemagne dans les infrastructures numériques ainsi que du soutien apporté par les fonds de capital-risque, qui privilégient désormais les sociétés capables d’intégrer des modèles d’intelligence artificielle dans leurs offres commerciales.

Berlin, Munich et Hambourg en première ligne

Berlin conserve sa position de principal hub des jeunes entreprises allemandes, tandis que Munich renforce son attractivité dans les technologies industrielles et l’intelligence artificielle appliquée à l’automobile et à l’ingénierie.

Les grandes entreprises allemandes jouent également un rôle déterminant. Elles multiplient les partenariats avec les jeunes pousses afin d’accélérer leur transformation numérique et de maintenir leur compétitivité face aux groupes américains et asiatiques.

Cette évolution intervient alors que l’Union européenne accélère elle aussi ses investissements dans l’intelligence artificielle, les infrastructures de calcul haute performance et les centres de données, dans le but de réduire sa dépendance technologique.

Une nouvelle vague d’investissements

Les investisseurs considèrent désormais l’IA comme le principal moteur de croissance de la prochaine décennie. Les levées de fonds réalisées par les entreprises spécialisées dans les agents conversationnels, les logiciels d’entreprise, la robotique ou l’automatisation industrielle figurent parmi les plus importantes enregistrées depuis le début de l’année.

Pour l’économie allemande, cette accélération constitue également un levier de diversification à un moment où les secteurs industriels traditionnels traversent une phase de mutation profonde sous l’effet de la transition énergétique, de la concurrence chinoise et du ralentissement du commerce mondial.

Au-delà de l’Allemagne, cette tendance confirme l’émergence d’un nouvel écosystème européen de l’IA, susceptible de renforcer la souveraineté technologique du continent face aux États-Unis et à la Chine, tout en stimulant l’innovation dans l’ensemble des chaînes de valeur industrielles.

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Allemagne : les licenciements chez Volkswagen inquiètent Berlin

30. Juni 2026 um 14:12

Les responsables politiques allemands se sont engagés, lundi 29 juin, à empêcher Volkswagen de supprimer 100 000 emplois. Alors que Berlin est confronté à l’ampleur des difficultés industrielles du pays.

Les licenciements et fermetures d’usines annoncés par le constructeur automobile pourraient constituer l’une des plus importantes restructurations d’entreprises de l’histoire. C’est ce qu’a  rapporté, le 29 juin, Politico. Et cela témoigne du « désespoir croissant » du secteur automobile allemand, sous la pression de la concurrence chinoise et des droits de douane américains.

Mais ces projets pourraient se heurter à des obstacles. Car les élus régionaux et les représentants syndicaux constituent ensemble la majorité du conseil de surveillance de Volkswagen.

A noter que ces coupes budgétaires envisagées représentent un nouveau revers pour le gouvernement du chancelier Friedrich Merz, largement impopulaire face à la montée de l’extrême droite.

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Allemagne : légère amélioration des perspectives économiques 

25. Juni 2026 um 12:03

Les perspectives économiques allemandes se sont légèrement améliorées en juin, atténuant les inquiétudes concernant les effets indirects de la guerre des Etats-Unis contre l’Iran sur la première économie européenne.

L’indice des anticipations des entreprises de l’Institut Ifo du mercredi 24 juin a progressé à 84,1, contre 83,9 (chiffre révisé) le mois précédent. Ce résultat reste toutefois inférieur à l’estimation médiane des analystes interrogés par Bloomberg, qui s’établissait à 84,8. Parallèlement, l’indice mesurant la conjoncture actuelle a affiché une amélioration plus marquée.

« Les entreprises perçoivent un environnement commercial moins incertain », a déclaré Clemens Fuest, président de l’Ifo, dans un communiqué publié mercredi. « Les entreprises allemandes espèrent une désescalade des tensions géopolitiques », a-t-il ajouté.

Ces chiffres contrastent avec les données publiées mardi, qui montraient une détérioration inattendue de l’activité économique ce mois-ci. La chute de confiance due au conflit au Moyen-Orient ayant entraîné le plus fort recul du secteur des services depuis 2022.

En effet, après un bon début d’année, l’économie allemande est en difficulté. La Deutsche Bundesbank prévoit une croissance de seulement 0,5 % pour l’ensemble de l’année, un chiffre nettement inférieur à « l’année de croissance » promise par le chancelier Friedrich Merz avant le début du conflit avec l’Iran.

De plus, l’augmentation des dépenses de défense et d’infrastructure fonctionne désormais davantage comme un « coussin de sécurité » que comme un levier pour relancer la croissance.

Les entreprises ressentent déjà la pression. BMW AG a récemment émis un avertissement sur ses résultats, soulignant que la guerre affecte négativement le moral des consommateurs dans le monde entier.

Lire aussi : BMW annonce une baisse de 29 % de ses bénéfices

Par ailleurs, la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux d’intérêt pour la première fois en près de trois ans constitue un obstacle supplémentaire pour l’économie. Et malgré les progrès réalisés dans les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, les marchés anticipent toujours une nouvelle hausse des taux en 2026.

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États-Unis–Allemagne : négociations secrètes sur le prix des médicaments

10. Juni 2026 um 11:12

Le gouvernement allemand mènerait depuis plusieurs mois des discussions confidentielles avec le département américain de la Santé et des Services sociaux au sujet des prix des médicaments. C’est ce qu’a rapporté Politico, mardi 9 juin, citant trois sources proches des négociations.

Les discussions entre les ministères allemands de la Santé et des Finances et le gouvernement américain sont intervenues après que le président Donald Trump a exigé que l’Allemagne et d’autres pays européens paient des prix plus élevés pour ces médicaments, rappelle le média.

Lire aussi : Prix des médicaments : la stratégie américaine qui inquiète l’Europe

Le ministère allemand de la Santé a refusé de commenter les discussions avec le gouvernement américain, rapporte Reuters.

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