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Transformation numérique : la Tunisie boucle 20 projets

03. April 2026 um 16:48

La Tunisie généralise la facturation électronique au ministère des Finances dès le troisième trimestre 2026. Sur 192 projets numériques engagés à l’échelle nationale, 121 sont en cours et 20 déjà achevés au premier trimestre 2026. C’est ce qu’a annoncé vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, devant le Conseil national des régions et des districts.

Cette initiative vise à consacrer la transparence et la justice fiscale. Au ministère des Finances, d’autres chantiers avancent en parallèle : généralisation du timbre fiscal électronique, paiement à distance de la taxe de circulation et mise en place de l’identifiant fiscal en ligne.

La numérisation s’étend à l’ensemble des secteurs vitaux. L’intérieur et les affaires étrangères déploient des services en ligne pour la carte d’identité des élèves, le renouvellement des passeports, le bulletin n°3 et un consulat numérique destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger. La santé avance sur le chantier de l’hôpital numérique, la gestion des rendez-vous à distance et un système intégré pour l’assurance maladie. L’éducation et le transport progressent avec des systèmes de gestion scolaire, de renouvellement des permis de conduire et de transfert de propriété des véhicules.

Hemissi a néanmoins reconnu des obstacles persistants : résistance au changement, déficit de compétences humaines qualifiées et inadaptation du cadre législatif aux évolutions technologiques. La cybersécurité, la souveraineté numérique et le développement d’une culture de l’intelligence artificielle demeurent des priorités pour la réussite de cette stratégie nationale.

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Chedly Abdelly, chercheur tunisien, parmi les six meilleurs au monde

03. April 2026 um 17:04

Il y a des parcours qui forcent l’admiration. Celui du Professeur Chedly Abdelly, chercheur tunisien originaire de Sfax, en fait incontestablement partie. En 2025, le site américain ScholarGPS l’a placé dans le top 0,06 % des chercheurs mondiaux. Il figure parmi les six meilleurs sur plus de 10 000 chercheurs. L’Union européenne a qualifié cette distinction d’ “exceptionnelle”.

Le Pr Abdelly a publié plus de 500 articles scientifiques. Plus de 400 sont indexés avec facteur d’impact. Ses travaux ont été cités plus de 30 000 fois dans le monde. Il se spécialise en biotechnologie végétale. Il étudie les plantes qui résistent à la sécheresse, au sel et au stress abiotique. Ses recherches sont cruciales face au changement climatique.

Le Professeur Abdelly dirige l’Agence Nationale de la Promotion de la Recherche Scientifique depuis 2017. Avant cela, il a dirigé le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria (2011-2017). Il a dirigé le Laboratoire des Plantes Extrêmophiles en 2010 et le Laboratoire d’Adaptation des Plantes aux Stress Abiotiques en 2002.  

Il a reçu le Prix présidentiel du meilleur chercheur en biotechnologies en 2016. En 2017, il a reçu l’Ordre national du mérite des Sciences et de l’Éducation. En 2018, son laboratoire a été récompensé pour ses publications. Il est membre de l’Académie tunisienne des sciences, lettres et arts depuis 2019. L’Union africaine lui a décerné le Prix Kwame Nkrumah de l’excellence scientifique.

Le succès du Professeur Abdelly met en valeur la science tunisienne. L’Union européenne s’est dite “fière” de collaborer avec la Tunisie dans la recherche. Dans un monde où la compétition scientifique est féroce, voir un chercheur tunisien parmi les six meilleurs au monde est un exploit à célébrer.

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Noix de cajou : des échanges Tunisie-Afrique de l’Ouest quasi inexistants

03. April 2026 um 14:34

Les échanges commerciaux directs entre la Tunisie et l’Afrique de l’Ouest pour l’importation de noix de cajou (brutes, amandes ou borma) demeurent très limités, pour ne pas dire négligeables, selon les données disponibles jusqu’en 2025. La Tunisie n’est pas un importateur majeur de ce produit, qui transite essentiellement par l’Inde, le Vietnam et l’Union européenne.

En Tunisie, la noix de cajou est principalement utilisée dans l’agroalimentaire (confiseries, snacks) et l’industrie (huiles), avec une demande bien inférieure à celle des pistaches ou amandes locales. Cela explique l’absence d’usines de transformation dédiées, contrairement à la Côte d’Ivoire, ce qui freine les importations directes.

Pourtant, des opportunités émergent : face aux défis ouest-africains (comme l’export de borma vers le Vietnam), la Tunisie pourrait accroître ses importations de coques ou de CNSL pour l’énergie et les biocarburants, via les accords ZLECAf ou UE-Afrique. En 2025, des discussions portent sur des partenariats Tunisie-Côte d’Ivoire en agro-transformation.

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Passeport, permis, bulletin n°3 et rendez-vous: tout est prévu en ligne pour les Tunisiens

03. April 2026 um 15:18

La Tunisie poursuit son ambitieux programme de transformation numérique, avec près de 192 projets visant à moderniser l’ensemble de l’administration et des services publics, a indiqué le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, à l’agence TAP.

Les initiatives couvrent plusieurs secteurs stratégiques, comme;

  • Intérieur et affaires étrangères: lancement de services en ligne pour l’obtention de la carte d’identité scolaire, le renouvellement des passeports, la délivrance du bulletin n°3 et la création d’un consulat numérique pour les Tunisiens à l’étranger.

  • Santé et affaires sociales: mise en œuvre de la première phase de l’hôpital numérique, gestion des rendez-vous à distance, et développement d’un système intégré pour l’assurance maladie et le registre national des bénéficiaires des interventions sociales.

  • Éducation et transport: création de systèmes de gestion scolaire et examens, ainsi que la modernisation du renouvellement des permis de conduire et des processus de transfert de propriété des véhicules.

Le ministre a néanmoins souligné les défis de cette transition, notamment la résistance au changement, le besoin de compétences spécialisées et l’adaptation des lois aux évolutions technologiques. Les questions de cybersécurité, de souveraineté numérique et de culture de l’intelligence artificielle restent également des priorités pour la réussite de cette stratégie nationale.

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A peine croyable | Mohamed Ghannouchi soupçonné de corruption

03. April 2026 um 13:23

Pour une surprise, c’en est une et des plus grosses ! L’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi (1999-2011) devra comparaître devant la chambre pénale chargée d’examiner les affaires de corruption financière au tribunal de première instance de Tunis.

L’information, ébruitée hier soir, jeudi 2 avril 2026, sur les réseaux sociaux, a eu l’effet d’une bombe, tant cet homme, aujourd’hui âgé de 85 ans, est réputé pour son intégrité et son dévouement à l’Etat qu’il a servi sa vie durant, avec abnégation et sans faire de vagues.     

Selon Diwan FM, citant une source judiciaire, cette décision de renvoi concerne également un ancien directeur général du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les deux prévenus comparaîtront en liberté.

L’affaire concerne des soupçons de corruption financière et d’abus liés à un marché public conclu par le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le renvoi a été décidé avant-hier par la chambre d’accusation chargée des affaires de corruption financière à la Cour d’appel de Tunis sur la base des éléments figurant dans le dossier, indique-t-on.

Quand on connaît le nombre incalculable de marchés publics passés par le bureau de ce commis de l’Etat, dont certains sont particulièrement lourds sur le plan financier, on ne peut que s’étonner qu’il ait pu se laisser piéger par celui pour lequel il va devoir être entendu par les juges.

Mohamed Ghannouchi est, avec Habib Bourguiba, Bahi Ladgham, Ahmed Ben Salah, Ahmed Mestiri et Hassib Ben Ammar, pour ne citer que les morts, parmi les rares hommes politiques ayant occupé de hautes fonctions dans l’Etat et pendant longtemps, sans que leur réputation n’ait été entachée par un quelconque soupçon de corruption. C’est peut-être un malentendu, une méprise ou une confusion ! C’est tout le mal que nous lui souhaitons.

I. B.    

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En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir

03. April 2026 um 11:34

Des averses en plein mois d’avril, cela fait des années que la Tunisie, qui fait face à un stress hydrique chronique, n’en a pas enregistrées. Aussi les fortes pluies qui tombent depuis une semaine dans toutes les régions du pays ne sont-elles pas de refus, d’autant qu’elles contribuent à l’amélioration des réserves d’eau dans les barrages.

Aujourd’hui, et après être descendu à moins de 20% il y a quelques années, le taux de remplissage des barrages a atteint 58,2 %, et pourrait atteindre 60 % dans les prochains jours, une fois que les réservoirs auront pleinement absorbé les derniers apports, selon une estimation donnée par l’ancien secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Abdallah Rabhi.

D’après lui, les réserves sont passées de 841 millions de mètres cubes en mars 2025 à près de 1,4 milliard de mètres cubes aujourd’hui.  

L’amélioration reste cependant inégale. Les réservoirs du Cap Bon sont à près de 92 % de leur capacité de remplissage, ceux du nord dépassent les 68 %, tandis que les niveaux dans le centre demeurent insuffisants.

Parmi les principaux barrages, Sidi El Barrak et Beni Mtir sont pleins, tandis que Sidi Salem, le plus grand réservoir du pays, approche les 50 % de sa capacité, après avoir été rempli à environ 20 % auparavant.

La reprise intervient après un long cycle de stress hydrique. Rabhi a rappelé que la Tunisie sort de six années de sécheresse, avec des périodes où le niveau de remplissage des réservoirs est descendu en dessous de 20 %. La situation reste donc meilleure qu’au cours des dernières années, mais encore loin des années exceptionnellement pluvieuses, comme 2003 ou 2018, où les réservoirs ont atteint presque leur niveau maximal.

Le ministère de l’Agriculture, de son côté, continue de traiter cette question comme une priorité stratégique.

Parmi les mesures envisagées figurent l’utilisation de films protecteurs spéciaux pour limiter l’évaporation et le recours à des panneaux solaires flottants, et ce dans un contexte qui reste marqué par la vulnérabilité climatique.

Selon les données révélées à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, 2024 a été l’année la plus chaude depuis 1950, avec des déficits pluviométriques allant de 7 à 45 % sur une grande partie du pays et des débits de barrages représentant seulement 36 % de la moyenne.

Dans ce contexte, les fortes pluies augmentent les ressources en eau mais ne résolvent pas à elles seules le problème structurel de la sécurité hydrique. Car une année pluvieuse ne saurait combler le déficit causé par six années particulièrement sèches.

L. B.

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Loi Yadan | La liberté d’expression menacée en France

03. April 2026 um 11:06

En France, il y a des lois qui protègent. Et d’autres qui, sous couvert de protection, organisent le silence. La proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan appartient dangereusement à la seconde catégorie. Elle risque de restreindre la liberté de critiquer un État, et ici il est surtout question d’Israël, même sur des faits établis, et de priver ainsi la démocratie de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

Djamal Guettala 

Présentée comme un rempart contre l’antisémitisme, comme s’il n’y en avait pas déjà beaucoup de ces remparts en France, cette loi apparaît, à la lecture, comme un texte aux accents liberticides, dont la portée dépasse largement l’objectif affiché.

Ce qui se joue ici n’est pas seulement la lutte contre la haine — nécessaire et incontestable — mais bien la redéfinition des limites de la parole publique sur le territoire français.

Le contenu du texte inquiète. La proposition introduit des notions floues, extensibles à l’infini, comme celle de «provocation à la négation ou à la destruction d’un État». Une formulation suffisamment vague pour englober des positions politiques, des analyses critiques, voire des prises de position en faveur d’une solution de paix. Dans un tel cadre, la critique devient suspecte, l’analyse devient risquée, la parole devient conditionnelle.

La liberté d’informer placée sous contrôle

Les exemples concrets ne manquent pas. Un journaliste français qui documente les bombardements de civils à Gaza, un universitaire qui analyse les conséquences humanitaires des conflits ou un écrivain qui publie un ouvrage dénonçant des violations des droits humains pourraient, sous certaines interprétations de la loi, se retrouver exposés à des poursuites pénales. La crainte de sanctions suffirait à produire l’autocensure. La liberté d’informer, pourtant pilier de la démocratie, serait placée sous contrôle.

Le glissement est doublement inquiétant : non seulement la loi pourrait criminaliser la critique politique, mais elle tend à confondre critique d’un État et haine envers une communauté.

En France, dénoncer des faits, appeler à la paix ou analyser une politique étrangère pourrait être perçu comme une infraction. La loi Yadan transforme ainsi un outil de protection en instrument de restriction de la parole publique.

Mais ce danger n’est pas seulement juridique. Il est aussi politique. Initialement prévue pour être examinée à la mi-avril, la proposition pourrait être inscrite à l’ordre du jour plus tôt, en lien avec d’autres textes, notamment sur la Kanaky–Nouvelle-Calédonie.

Cette manœuvre suggère une volonté de passage en force, réduisant le temps de débat parlementaire et fragilisant le contrôle démocratique sur un texte majeur.

En parallèle, l’histoire récente de la France montre que la liberté d’expression n’est jamais acquise. Des lois successives ont déjà encadré, restreint ou sanctionné certains discours. La loi Yadan pourrait accentuer cette tendance, en créant un précédent dangereux, où la parole critique, même argumentée, serait suspecte et exposée à des sanctions.

Information filtrée, réalité tue et vérité muselée

Pour les médias, cette loi représente un véritable piège. Les rédactions, confrontées à ce risque juridique, pourraient éviter de traiter certains sujets ou de publier des analyses critiques, par peur des conséquences. Les citoyens français, eux, auraient accès à une information moins complète, plus filtrée, et plus prudente, dans un contexte où la vérité exige courage et franchise.

La lutte contre l’antisémitisme est, rappelons-le, une nécessité absolue. Mais en France, elle ne doit pas devenir un instrument pour museler toute critique politique. L’équilibre est fragile : protéger les citoyens ne doit jamais se faire au détriment de la liberté de penser et de dire. La loi Yadan franchit ce seuil, et ses implications dépassent largement le seul domaine de la lutte contre la haine.

Face à ce texte, il est crucial de comprendre l’enjeu. Ce n’est pas un simple ajustement législatif. C’est un signal inquiétant : celui d’un État prêt à transformer le droit en censure, à imposer la peur comme garde-fou de la parole publique.

Une démocratie qui restreint la liberté de critiquer un État, même sur des faits établis, risque de se priver de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

La France doit choisir. Elle peut protéger sans museler, encadrer sans intimider, légiférer sans criminaliser la critique. Ou elle peut céder à une logique de contrôle, où la vérité et la dénonciation deviennent dangereuses. La proposition de loi Yadan, telle qu’elle est rédigée et telle que son adoption est précipitée, penche dangereusement vers cette seconde option.

Il n’est plus question de nuances. La liberté d’expression est en jeu. Chaque citoyen, chaque journaliste, chaque intellectuel est potentiellement concerné. Refuser que la parole critique devienne une variable d’ajustement politique est aujourd’hui une exigence pour préserver la démocratie française.

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ECLAIRAGE – Le retour du baril-roi : chronique d’une dépendance révélée

03. April 2026 um 10:01

Il suffit parfois d’une déclaration, d’une inflexion dans le ton d’un dirigeant, pour que les marchés s’embrasent et que les équilibres économiques les plus fragiles vacillent. Lorsque Donald Trump évoque la perspective de frappes prolongées contre l’Iran, ce ne sont pas seulement les lignes de front qui se tendent, mais l’ensemble de l’économie mondiale qui se crispe. Le baril de Brent franchissant à nouveau le seuil symbolique des 105 dollars agit comme un révélateur brutal : celui d’un ordre énergétique encore dominé par la géopolitique, et d’économies périphériques enfermées dans une dépendance structurelle dont elles peinent à s’extraire.

À travers la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, c’est une artère vitale du capitalisme mondial qui se trouve menacée. Et dans cette configuration, l’Afrique, et plus encore le Maghreb, ne sont pas de simples spectateurs, mais des récepteurs passifs d’un choc dont les ondes se propagent avec une intensité redoutable.

 

L’un des paradoxes les plus frappants de la situation actuelle réside dans le décalage entre les discours de souveraineté et la réalité des dépendances. Depuis plusieurs décennies, les pays du Maghreb affichent des ambitions de maîtrise énergétique, investissant dans des stratégies nationales souvent présentées comme des piliers de leur autonomie économique. Pourtant, à la moindre secousse sur les marchés internationaux, cette souveraineté proclamée se dissout dans les faits.

La Tunisie et le Maroc, importateurs nets, subissent de plein fouet la hausse des cours. Même l’Algérie, pourtant exportatrice, n’échappe pas à une forme de vulnérabilité : car si la rente pétrolière s’accroît à court terme, elle renforce en réalité une dépendance à une ressource volatile, consolidant ce que la littérature économique désigne comme la «malédiction des ressources».

Dans ce contexte, la dépendance au pétrole du Golfe agit comme une contrainte externe permanente. Elle enferme les économies dans un schéma de transmission quasi automatique des chocs, où la politique nationale se réduit souvent à un ajustement marginal face à des forces globales.

Le choc inflationniste : une mécanique implacable

La hausse des prix du pétrole ne se contente pas d’affecter les balances commerciales; elle s’infiltre dans l’ensemble du tissu économique. Le carburant étant un intrant transversal, son renchérissement se diffuse à tous les niveaux : transport, production, distribution. Le résultat est une inflation généralisée, dont les effets sont d’autant plus violents qu’ils touchent en priorité les biens essentiels.

Les théories économiques ont depuis longtemps analysé ce type de phénomène. Les modèles inspirés de John Maynard Keynes mettent en évidence l’effet récessif des chocs d’offre (1). Tandis que les approches monétaristes, dans la lignée de Milton Friedman, insistent sur les risques d’emballement inflationniste si les autorités monétaires tentent de compenser ces chocs par une expansion excessive de la liquidité.

Or, dans les économies maghrébines, cette tension théorique se double d’une contrainte pratique : les marges de manœuvre sont limitées. Les banques centrales, déjà confrontées à une inflation persistante, hésitent entre resserrement monétaire et soutien à l’activité. Mais dans un contexte où l’inflation est importée, leur capacité d’action apparaît structurellement réduite.

Subventions : amortisseur social ou bombe budgétaire ?

Face à la montée des prix, les États recourent à un instrument devenu classique : la subvention. En maintenant artificiellement les prix à la pompe, ils cherchent à contenir l’inflation et à préserver la paix sociale. Mais ce choix, en apparence protecteur, dissimule une fragilité profonde.

Les subventions énergétiques, en absorbant une partie du choc, déplacent le problème plutôt qu’elles ne le résolvent. Elles creusent les déficits, alourdissent la dette publique et réduisent la capacité d’investissement de l’État. À moyen terme, elles peuvent même accentuer les inégalités, en bénéficiant davantage aux ménages les plus aisés, plus consommateurs d’énergie.

Les institutions internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI), ne cessent de dénoncer ces mécanismes, appelant à leur remplacement par des dispositifs ciblés. Pourtant, la réalité politique rend ces réformes particulièrement délicates. Dans des sociétés marquées par une défiance croissante envers les institutions, toute hausse des prix peut devenir le catalyseur d’une contestation sociale.

Le Maghreb se trouve ainsi pris dans une contradiction structurelle : maintenir les subventions pour éviter l’explosion sociale, ou les réduire pour préserver l’équilibre budgétaire. Une équation sans solution simple, où chaque choix comporte un coût élevé.

La fragmentation africaine : une réponse désordonnée

À l’échelle du continent africain, la crise actuelle met en évidence une absence de coordination frappante. Chaque pays réagit en fonction de ses contraintes internes, sans véritable stratégie collective. Tandis que certains augmentent les prix, d’autres les gèlent; tandis que certains compensent par des hausses salariales, d’autres laissent les ménages absorber le choc.

Cette fragmentation reflète l’absence d’un marché énergétique intégré. Elle limite la capacité des pays africains à négocier collectivement avec les fournisseurs ou à mutualiser leurs ressources. Dans ce contexte, les initiatives visant à développer des capacités de raffinage locales, comme celles portées au Nigeria, apparaissent comme des tentatives encore isolées de rééquilibrage.

Pour le Maghreb, cette absence d’intégration régionale constitue un handicap majeur. Malgré des complémentarités évidentes, les pays de la région peinent à construire des politiques communes, prisonniers de logiques nationales et de tensions politiques persistantes. 

Inflation et fractures sociales : le risque d’une rupture silencieuse

Au-delà des agrégats macroéconomiques, c’est la société elle-même qui est affectée. La hausse des prix du carburant agit comme un multiplicateur des inégalités. Elle pénalise les ménages modestes, dont le budget est déjà contraint, et réduit leur capacité à absorber les chocs.

Dans les zones urbaines comme rurales, le coût du transport devient un facteur déterminant du niveau de vie. Les produits alimentaires, dépendants des circuits logistiques, voient leurs prix augmenter, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat. Ce phénomène nourrit un sentiment d’injustice, d’autant plus fort que les populations perçoivent ces hausses comme exogènes et incontrôlables.

Dans ce contexte, le risque n’est pas seulement économique, mais aussi politique. L’histoire récente de la région montre que les crises de prix peuvent rapidement se transformer en crises sociales. Le choc pétrolier actuel, s’il se prolonge, pourrait ainsi raviver des tensions latentes, mettant à l’épreuve la résilience des États.

Sortir de la dépendance : une nécessité stratégique

La crise actuelle ne fait que renforcer une évidence : la dépendance énergétique constitue un obstacle majeur au développement. Elle expose les économies à des chocs externes récurrents et limite leur capacité à définir des politiques autonomes.

La transition vers les énergies renouvelables apparaît dès lors comme une voie incontournable. Le Maghreb dispose d’un potentiel considérable en matière solaire et éolienne, qui pourrait être mobilisé pour réduire la dépendance aux importations. Mais cette transition ne peut être envisagée comme une simple substitution technologique ; elle implique une transformation profonde des structures économiques.

Elle suppose des investissements massifs, une réforme des cadres réglementaires et une coopération régionale renforcée. Elle nécessite également une vision politique capable de dépasser les logiques de court terme pour inscrire l’action publique dans une perspective stratégique.

Une crise révélatrice d’un modèle à bout de souffle

En définitive, la flambée des prix du pétrole ne constitue pas un simple épisode conjoncturel. Elle agit comme un révélateur des limites d’un modèle de développement fondé sur la dépendance externe, la consommation subventionnée et l’absence de diversification.

Le Maghreb se trouve aujourd’hui à un carrefour. Continuer de gérer les crises au coup par coup, au prix d’un endettement croissant et d’une fragilité accrue, ou engager une transformation structurelle, certes coûteuse et complexe, mais porteuse de résilience.

Dans ce choix se joue bien plus qu’une politique énergétique. C’est la capacité même des États à reprendre le contrôle de leur trajectoire économique qui est en question. Et dans un monde où les chocs se multiplient, cette capacité devient la condition première de la souveraineté.

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(1) : Dans la pensée de John Maynard Keynes, les crises viennent surtout d’un manque de demande.

Mais dans les approches néo-keynésiennes, un choc d’offre (comme la hausse du pétrole) est aussi récessif : il augmente les coûts, réduit le pouvoir d’achat et freine l’activité, tout en générant de l’inflation.

En toute rigueur, car elle touche à un point central du débat macroéconomique.

Chez John Maynard Keynes, l’analyse porte avant tout sur les insuffisances de la demande globale comme source principale des récessions. Dans son cadre théorique initial, les crises économiques sont d’abord liées à une contraction de l’investissement, à des anticipations pessimistes et à une demande effective insuffisante.

Cependant, dans les prolongements contemporains de sa pensée — notamment les modèles néo-keynésiens — les économistes ont intégré explicitement les chocs d’offre, comme une hausse brutale des prix du pétrole. Dans ce cadre élargi, un choc d’offre négatif produit un double effet :

D’une part, il augmente les coûts de production, ce qui réduit l’offre globale et alimente l’inflation.

D’autre part, il comprime le revenu réel des ménages, ce qui freine la consommation et donc la demande.

C’est cette combinaison qui engendre un effet récessif, souvent associé à des situations de stagflation.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunis-Jelma sur l’autoroute en 2027

03. April 2026 um 10:10

L’autoroute Tunis-Jelma ouvrira en 2027. C’est la promesse du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari. Il l’a réaffirmé mercredi 1er avril, lors d’une visite sur le chantier du premier tronçon entre Tunis et Zaghouan.

Le projet affiche aujourd’hui 38% d’avancement. Sur 186 kilomètres à construire, c’est insuffisant pour tenir le calendrier. Le ministre le sait et c’est précisément pour cela qu’il s’est déplacé sur place où il a présidé des séances de travail sur les trois premiers tronçons: Tunis-Zaghouan, Zaghouan-El Fahs et El Fahs-Nadhour. Sa consigne aux entreprises était sans ambiguïté: plus de matériel, plus d’ouvriers, plus de rythme, sans jamais sacrifier la qualité.

 

 

Pour les habitants de Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, cette autoroute est bien plus qu’une route. C’est une connexion directe avec la capitale. Moins de temps de trajet. Un accès facilité aux services, aux marchés, aux opportunités. Le projet traverse cinq gouvernorats et est découpé en 8 tronçons, pour un coût total de 1,7 milliard de dinars.

 

Le ministre a également appelé à une coordination permanente entre services centraux, équipes régionales, entreprises et bureaux d’études. Objectif: détecter les blocages tôt et les résoudre sans délai.

 

 

 

La visite a eu lieu en présence du gouverneur de Zaghouan, Karim Beranji, des directeurs généraux des Ponts et Chaussées et de l’unité de réalisation, ainsi que des représentants des entreprises chargées des travaux.

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Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?

03. April 2026 um 08:24

La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens. 

Imed Bahri

Dans une enquête intitulée «Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?», The Economist commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. 

L’Iran remporte la guerre énergétique

Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.

Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.

Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de The Economist, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.

De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers. 

Convertir le pétrole en argent liquide

Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.

Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.

Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.

L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.

Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.

Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.

La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.

Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz

Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.

Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.

Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.

Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.

Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.

Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.

La Chine, destinataire final, est à la manœuvre

La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.

Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.

Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.

Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes «fiduciaires» temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.

Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.

The Economist a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.

Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.

Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.

Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.

Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.

À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.

* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.

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France | Polémique autour de la garde à vue de Rima Hassan

03. April 2026 um 06:45

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été libérée jeudi soir, 2 avril 2026, après plusieurs heures de garde à vue à Paris, dans une affaire qui a rapidement pris une dimension politique nationale.

À sa sortie du commissariat, brièvement interpellée par des journalistes sur son arrestation, elle a choisi la retenue : «Je pense qu’il faut être claire : pas de déclaration aujourd’hui. Demain, il y aura une conférence de presse.» Une réponse courte, qui renvoie à une prise de parole plus structurée attendue dans les heures suivantes.

Placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «apologie du terrorisme», l’élue, membre de La France insoumise (LFI), est visée pour un message publié sur les réseaux sociaux évoquant Kōzō Okamoto, militant japonais impliqué dans un attentat meurtrier en 1972 en Israël. Le message, depuis supprimé, a été jugé problématique par les autorités, entraînant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Lors de sa convocation, une petite quantité de stupéfiants a été retrouvée dans son sac, donnant lieu à une procédure distincte pour détention et transport. Un élément qui, sans constituer le cœur du dossier, a immédiatement alimenté les commentaires médiatiques et politiques.

Sur le plan judiciaire, cette libération ne met pas fin à l’affaire. Rima Hassan devra comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel, à une date qui reste à préciser.

Mais c’est surtout sur le terrain politique que la séquence s’est intensifiée. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi, dénonçant un traitement qu’il juge partial : «La police laisse faire un traquenard à Lyon, les juges laissent circuler des centaines de messages racistes et néo-nazis, mais une députée est en garde à vue et des pseudo-infos sur “de la drogue” circulent aussitôt à propos d’un produit légal sans rapport avec “la drogue”. Sommes-nous encore en démocratie en France ? […] Relâchez Rima Hassan, messieurs Darmanin et Nunez. Cessez cette ambiance de pressions politiques indigne!»

Cette prise de position illustre la ligne de défense adoptée par LFI, qui voit dans cette affaire une pression politique visant une élue engagée, notamment sur la question palestinienne.

À l’inverse, d’autres responsables politiques insistent sur la nécessité de faire respecter la loi, rappelant que l’apologie du terrorisme constitue une infraction pénale clairement définie.

Au-delà du cas individuel, l’affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la liberté d’expression des responsables politiques, à l’heure des réseaux sociaux, où chaque prise de parole peut basculer dans le champ judiciaire.

La conférence de presse annoncée par Rima Hassan est désormais très attendue. Elle devrait permettre à l’eurodéputée de clarifier ses propos, répondre aux accusations et donner sa lecture des faits, dans une affaire appelée à rester au cœur du débat public dans les prochains jours.

Cependant, une chose est sûre: il est devenu difficile d’être Palestinien ou de défendre la cause palestinienne en France. Et cela se confirme jour après jour dans un pays où les crimes contre l’humanité commis par Israël en Palestine sont à peine évoqués par les médias, qui aussitôt s’en excusent, ou presque. La déroute morale de la pseudo démocratie occidentale ne fait plus l’ombre d’un doute dans un monde à la dérive…

Djamal Guettala

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Gestern — 02. April 2026Haupt-Feeds

Trafic de drogue et violences | Un délinquant arrêté à La Marsa

Von: Yusra NY
02. April 2026 um 22:58

Recherché par la police dans plusieurs affaires, un dangereux trafiquant de drogue a été arrêté à la Marsa (banlieue nord de Tunis), ce jeudi 2 avril 2026.

L’individu, qui faisait l’objet de plusieurs mandats de recherche, est considéré comme l’un des plus dangereux trafiquants de la banlieue nord de Tunis, indique IFM en citant une source sécuritaire.

Au-delà de ses activités illicites liées à la drogue, ce dernier est au centre de plusieurs affaires de violences, indique encore la même source, en ajoutant que le Parquet a ordonné sa mise en détention.

Y. N.

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Au Caire, la Tunisie réitère son appui aux droits des Palestiniens

02. April 2026 um 21:44

La mission permanente de la République tunisienne a participé, ce jeudi 2 avril 2026, à la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes, tenue au niveau des représentants à la demande de l’État de Palestine, afin d’examiner les moyens de faire face aux crimes et aux violations commis par l’entité occupante dans la ville occupée de Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi qu’à l’adoption par la « Knesset » de l’occupation d’une loi raciste relative à l’exécution des prisonniers palestiniens.

À cette occasion, Dhouha Chaouikh, représentante permanente par intérim, a affirmé la position de la Tunisie, opposée aux graves violations subies par les lieux saints islamiques, et son rejet catégorique de l’adoption de cette loi raciste sur l’exécution des prisonniers palestiniens.

Elle a également réaffirmé, dans ce cadre, la position de principe constante de la Tunisie, qui soutient les droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels l’établissement de son État indépendant et souverain sur l’ensemble de la terre de Palestine, avec El Qods Echarrif pour capitale.

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Afrique : un potentiel renouvelable immense, mais une transition encore freinée

02. April 2026 um 19:52

L’agence Ecofin a mis en lumière l’écart persistant entre l’énorme potentiel des énergies renouvelables en Afrique et la faiblesse des capacités réellement installées, de la production électrique et de l’accès à l’énergie. Malgré des ressources solaires, éoliennes et géothermiques parmi les plus importantes au monde, le continent demeure freiné par le manque d’investissements, la fragmentation des marchés et l’insuffisance des infrastructures.

Toujours selon Ecofin, cela montre aussi l’existence de deux dynamiques distinctes : d’un côté, quelques pays engagés dans une transition plus structurée, souvent à travers des projets de grande envergure ; de l’autre, une grande partie de l’Afrique subsaharienne qui avance plus lentement, en s’appuyant sur des solutions décentralisées et sur l’appui de financements internationaux.
Enfin, cela prouve que la transition énergétique africaine est de plus en plus orientée vers l’exportation, notamment à travers l’hydrogène vert, ce qui relance le débat entre satisfaction des besoins internes et ambitions sur les marchés extérieurs.

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Tunisie | Slim Sanhaji à la direction de la 27e édition des JTC

Von: Yusra NY
02. April 2026 um 19:49

Slim Sanhaji a été nommé directeur artistique et président du comité d’organisation de la 27e édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC).

C’est ce qu’a fait savoir le ministère des Affaires culturelles via une note diffusée, ce jeudi 2 avril 2026, sachant que l’homme de théâtre  succède à Mohamed Mounir Argui, qui a dirigé les JTC festival lors des deux précédentes éditions.

Slim Sanhaji, réalisateur de renom qui a signé plusieurs œuvres, a aussi dirigé le Festival international de Hammamet ou encore la direction artistique du Festival de Carthage.

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Sécurité et stabilité régionale : Washington et Tunis resserrent leurs liens

02. April 2026 um 17:08

L’ambassadeur Bill Bazzi et le contre-amiral Ben Snell, directeur du renseignement au Commandement des États-Unis pour l’Afrique, ont été reçus par le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili. Selon un communiqué publié par l’ambassade des États-Unis en Tunisie, les discussions ont porté sur les objectifs sécuritaires bilatéraux communs, le renforcement de la stabilité régionale et l’approfondissement du partenariat stratégique entre Washington et Tunis.

Les trois responsables ont examiné les axes de coopération susceptibles de consolider les relations sécuritaires entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par des enjeux de stabilité croissants.

L’entretien s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique liant les États-Unis et la Tunisie, dont les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’approfondir les mécanismes de coopération bilatérale.

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Transition énergétique : l’impératif d’un électrochoc face à la dépendance nationale

02. April 2026 um 17:00

La crise actuelle doit servir de catalyseur pour réduire la dépendance énergétique de la Tunisie. Pour ce faire, il est indispensable d’enclencher un désengagement progressif des énergies fossiles au profit d’un investissement massif dans le renouvelable, ouvert aux partenariats internationaux.

Des économistes, que L’Economie Maghrébin a sondés, qualifient la crise énergétique actuelle de révélatrice et estiment qu’elle constitue l’ultime alerte pour que la Tunisie réduise ses dépendances. Ils dressent un constat sévère sur les quinze dernières années, marquées par une absence quasi totale de prospection pétrolière, de nouvelles découvertes et d’investissements dans le secteur. Ils soulignent que ce désintérêt pour les ressources fossiles nationales devrait imposer aujourd’hui un redéploiement stratégique vers les énergies propres.

Ils jugent d’ailleurs paradoxal, voire « scandaleux », le retard accumulé par le pays dans ce domaine. Alors que la Tunisie bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel dépassant les 250 à 300 jours par an. Selon leurs analyses, le pays a délibérément gâché un potentiel précieux, se retrouvant aujourd’hui avec une part de renouvelables dérisoire – moins de 3 % – loin de l’objectif de 30 % initialement projeté pour 2030.

Un arbitrage financier en faveur de l’investissement

Face à l’argument du coût élevé des infrastructures vertes, les économistes soutiennent que le maintien du statu quo est financièrement plus onéreux. Ils soulignent que l’achat de gaz et de carburants aux conditions actuelles du marché international mobilise des ressources colossales. Et d’estimer qu’un arbitrage s’impose. Tout en reconnaissant que la phase de transition nécessite de financer simultanément les importations de carburants et les nouveaux investissements; ils rappellent qu’une activité productrice génère nécessairement un retour sur investissement.

Et de préciser qu’en investissant massivement dans le solaire et l’éolien, la Tunisie pourrait réduire sa facture pétrolière d’ici quatre à cinq ans. Les devises ainsi économisées permettraient alors d’assurer le remboursement de la dette extérieure. Dans cette perspective, ils estiment que la question n’est pas l’endettement en soi, mais l’usage qui est fait des fonds empruntés. Un emprunt destiné à l’investissement productif s’inscrit, expliquent-ils, dans la trajectoire historique classique des pays en développement qui, en devenant matures, parviennent à assainir leur position financière.

Ouverture au privé et ambition à l’export

Pour atténuer la charge financière de cette transition, ils préconisent de ne pas limiter l’effort d’investissement aux seuls acteurs tunisiens. Ils plaident pour une ouverture accrue aux partenariats public-privé (PPP), incluant des investisseurs étrangers.

Ils suggèrent également d’encourager les entreprises internationales à produire de l’énergie propre sur le sol tunisien à des fins d’exportation. Ils ne voient aucun obstacle à ce que ce secteur suive le modèle des industries électriques, mécaniques ou des composants automobiles. Une telle stratégie permettrait à l’État de percevoir des recettes d’exportation et de générer des rentrées de devises supplémentaires.

In fine, les économistes interrogés appellent à ce que cette crise serve de leçon pour engager, sans plus tarder, une transition énergétique dont le retard devient critique pour l’économie nationale.

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La Deglet Ennour domine les exportations avec plus de 85% des volumes. Qui en achète le plus?

02. April 2026 um 14:55

La Tunisie a exporté 94 100 tonnes de dattes entre octobre 2025 et février 2026. C’est 4% de plus que l’année dernière, selon les calculs de l’Onagri et d’après les données de la douane tunisienne et la Direction générale de l’agriculture biologique (DGAB). Les recettes atteignent 607 Mtnd. La filière tient bon.

Une variété domine tout. La Deglet Ennour représente 85% des exportations. Elle se vend à 7,15 DT/kg. Les acheteurs étrangers la connaissent. Ils la demandent. Elle est la carte maîtresse de la Tunisie.

Les prix sont stables. La hausse est de 0,2% seulement.

Les clients sont là

L’Europe achète le plus. Elle prend 44% des volumes. L’Afrique suit avec 23%. L’Asie n’est pas loin avec 22%.

Le premier pays importateur est le Maroc avec 17% des quantités exportées. C’est une surprise. Pourtant, le pays a réactivé, au début de l’année 2026, une ancienne réglementation. Elle limite les importations de dattes étrangères. L’objectif était de protéger la filière locale marocaine. On peut dire, a priori: “c‘est la force d’un produit qu’on ne remplace pas facilement”. Ensuite, l‘Italie arrive deuxième, l’Allemagne troisième.

 

Source: Onagri

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Crise énergétique : la riposte coordonnée du FMI, de la BM et de l’AIE

02. April 2026 um 13:29

Des institutions internationales ont annoncé dans une déclaration commune, mercredi 1er avril, que les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) allaient former une équipe de coordination. Et ce, afin de renforcer leur réponse aux conséquences énergétiques et économiques du conflit en cours au Moyen-Orient.

Elles ont précisé, dans un communiqué, que l’équipe de coordination s’efforcera d’évaluer la gravité des impacts dans différents pays. Tout en coordonnant un mécanisme de réponse et en mobilisant les parties prenantes, afin de fournir le soutien nécessaire aux pays touchés.

« Nous coordonnons un mécanisme de réponse qui pourrait comprendre : la fourniture de conseils politiques spécifiques, l’évaluation des besoins potentiels de financement et du soutien financier connexe (y compris le financement concessionnel) et l’utilisation d’outils d’atténuation des risques, le cas échéant ». C’est ce qu’elles expliquent dans leur communiqué conjoint.

Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour protéger la stabilité économique et financière mondiale, renforcer la sécurité énergétique et soutenir les pays et les peuples touchés, sur la voie d’une reprise durable, de la croissance et de la création d’emplois grâce à des réformes. ».

A rappeler que le FMI a décrit, mardi, le conflit comme un « choc global mais asymétrique » qui affecte principalement trois canaux : les prix de l’énergie, le commerce et les conditions financières. Tout en soulignant que perturber l’approvisionnement en énergie est particulièrement dangereux.

L’annulation des vols dans les principaux aéroports du Golfe a également des répercussions sur la politique mondiale et complique les échanges commerciaux. L’institution de Bretton Woods a mis en garde contre une inflation mondiale croissante et une faible croissance.

Pour sa part, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé la libération de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves de ses 32 pays membres. Et ce, afin d’atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

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