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Arabie saoudite | Les projets pharaoniques se heurtent à la réalité

21. Februar 2026 um 08:05

Entre les maquettes et la réalité, il y a tout un monde ! Avec des prix du pétrole en baisse et que le président américain Donald Trump fait pression pour davantage les baisser, les recettes de l’Arabie saoudite ne sont plus celles qui étaient prévues et par conséquent, le Royaume est entré dans une phase de déficit budgétaire. Résultat : les mégaprojets connaissent des ajustements, des reports ou des annulations. Finie la folie des grandeurs des années précédentes, place à l’austérité ! (Photo : Le mégaprojet The Cube à Riyad est à l’arrêt).

Imed Bahri 

The Chosun Daily, journal sud-coréen anglophone, estime que l’Arabie saoudite, autrefois guidée par l’ambition financière, se montre désormais plus prudente. La construction du gigantesque bâtiment «Cube» (Mukaab), prévu au cœur de Riyad, est à l’arrêt.

Dans le cadre de son projet de réforme nationale Vision 2030, l’Arabie saoudite ambitionnait de créer des villes miniatures au milieu du désert. Cependant, face à des prix du pétrole toujours inférieurs au seuil de 90 à 110 dollars le baril nécessaire à l’équilibre budgétaire, le Royaume a officiellement annoncé l’annulation de plusieurs mégaprojets et le retrait de leurs plans de mise en œuvre.

Des mégaprojets à l’arrêt

Reuters a rapporté que l’Arabie saoudite a suspendu la construction du Cube et a entrepris de réévaluer sa viabilité financière et ses priorités stratégiques. Le Cube, une structure cubique de 400 mètres de côté, devait inclure un dôme piloté par intelligence artificielle et une ziggourat (édifice en forme de pyramide à étages constitué de plusieurs terrasses superposées) de 300 mètres de haut. Le projet avait suscité un intérêt international, certains affirmant qu’il pourrait contenir l’équivalent de 20 Empire State Buildings. Toutefois, tous les travaux de construction sont à l’arrêt depuis le début des fouilles.

Le cabinet de conseil immobilier britannique Knight Frank a estimé le coût de développement du projet Neo Cube, cube compris, à environ 50 milliards de dollars. Cependant, la valeur réelle des contrats attribués aux entreprises de construction n’a pas dépassé jusque-là les 100 millions de dollars. La date d’achèvement prévue du projet a également été repoussée de dix ans, de 2030 à 2040.

Les mégaprojets, symboles de la Vision 2030, ont subi des réductions, des reports ou des refontes successives. The Line (La Ligne), la ville linéaire qui constitue le cœur de Neom, est en cours de refonte, avec une réduction significative par rapport aux 170 kilomètres initialement prévus.

Le mégaprojet Neom risque de rester encore longtemps dans les cartons.

Retards pour insuffisance budgétaire

Les Jeux asiatiques d’hiver de 2029, initialement prévus à la station de montagne de Trogina, ont également été reportés sine die, sans explication officielle. Toutefois, l’opinion générale est que l’achèvement du projet d’ici 2029 est devenu difficile en raison des retards de construction et des insuffisances budgétaires. Une source sur place a déclaré : «Il est absolument impossible que nous soyons prêts d’ici 2029».

Ces développements sont dus à la chute des prix du pétrole. Les cours mondiaux ont dégringolé aux alentours de 60 dollars le baril. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix compris entre 90 et 110 dollars le baril pour équilibrer son budget. Les prix actuels sont nettement inférieurs. Avec les investissements massifs liés à la Vision 2030, le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre environ 5% du PIB. Les mégaprojets sont devenus les cibles prioritaires pour «accélérer les choses».

Les pressions exercées par l’administration du président américain ont également contribué à la baisse des prix du pétrole. Trump a déclaré publiquement au Forum de Davos en janvier de l’année dernière : «Je demanderai à l’Arabie saoudite et à l’Opep de baisser les prix du pétrole».

Déjà, huit pays de l’alliance Opep+, dont l’Arabie saoudite, ont mis en œuvre une augmentation de leur production quotidienne de 411 000 barils à partir d’avril 2025, soit trois fois plus rapide que les estimations du marché. Des augmentations de même ampleur se sont poursuivies en mai et juin.

L’Agence américaine d’information sur l’énergie (U.S. Energy Information Administration – EIA) a prévu une baisse du prix du pétrole brut Brent, passant de 81 dollars le baril en 2024 à 68 dollars en 2025, puis à 61 dollars en 2026. Quant à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle a également anticipé un ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, conjugué à une offre excédentaire persistante. Bien que l’Arabie saoudite ait augmenté sa production face à la baisse des prix du pétrole, cette mesure a finalement pesé davantage sur ses finances.

Le Fonds d’investissement public (PIF), moteur financier de la Vision 2030, doté d’un actif d’environ 925 milliards de dollars, a également réorienté ses priorités. Ce fonds, contrôlé de facto par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, a épongé 8 milliards de dollars de pertes liés à des mégaprojets tels que Neom fin 2024. Depuis, il a réorienté ses investissements vers des secteurs plus rentables comme la logistique, l’intelligence artificielle et l’exploitation minière.

Ajustements en fonction des priorités

«Des ajustements, des reports ou des annulations peuvent être effectués en fonction des priorités», a déclaré le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, en décembre dernier, autorisant de fait la restructuration de projets. Parallèlement, l’Arabie saoudite réoriente ses ressources vers les infrastructures nécessaires aux événements déjà programmés tels que l’Exposition universelle 2030 et la Coupe du monde de 2034.

Face à la montée des pressions financières, l’Arabie saoudite s’intéresse également aux ultra-riches. Bloomberg a rapporté que le Royaume envisageait d’accorder des droits de résidence privilégiés aux personnes fortunées dont le patrimoine dépasse 30 millions de dollars ainsi qu’aux propriétaires de yachts de luxe. Ce plan vise à attirer des capitaux étrangers et des particuliers fortunés vers des projets stratégiques tels que Neom, le complexe touristique de la mer Rouge et la rénovation de Riyad. L’Arabie saoudite cherche à attirer à la fois des capitaux et des particuliers grâce à une version saoudienne du visa doré (Golden visa). Cependant, des questions subsistent quant à sa compétitivité, étant donné que les Émirats arabes unis disposent déjà d’un système de visa doré et offrent des permis de séjour de dix ans.

Ainsi, l’Arabie saoudite, qui s’était lancée dans la construction de mégapoles à un rythme soutenu grâce aux revenus pétroliers, a commencé à ralentir la cadence face à la baisse des prix du pétrole. Les observateurs estiment que la Vision 2030, qui promeut une ère post-pétrolière, est désormais confrontée à une véritable épreuve dans un contexte de pénurie de pétrole.

Les entreprises sud-coréennes n’ont pas été épargnées par les répercussions de cette évolution. Au premier semestre 2025, la valeur des commandes à l’étranger pour les entreprises de construction sud-coréennes a chuté de 20% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est principalement due à la réduction et au report des commandes liées au projet Neom. Une cimenterie sud-coréenne implantée en Arabie saoudite, qui fournissait du béton prêt à l’emploi à un consortium, a interrompu sa production et a procédé à des licenciements en raison de la forte diminution des volumes liés à Neom.

Lorsque des commandes sont retardées, les chantiers et les chaînes d’approvisionnement sont les premiers touchés. Si les volumes provenant de projets saoudiens comme Neom diminuent, les performances des entreprises locales de construction et de matériaux de construction au Moyen-Orient sont inévitablement et directement impactées.

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La ville numérique d’Ennahli passe à la phase de réalisation

04. Februar 2026 um 09:00

Le projet de la ville numérique d’Ennahli progresse. Il a été examiné lors d’une réunion de la Commission des grands projets. La réunion s’est tenue mardi 3 février 2026. Elle a été présidée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale du numérique. L’objectif est de renforcer la place de la Tunisie dans le secteur technologique. Le gouvernement veut aussi développer les services intelligents.

La ville numérique d’Ennahli prévoit l’extension du pôle «Tunisia Smart Technoparks». De nouveaux espaces technologiques seront créés, ils seront situés dans la zone d’Ennahli qui relève du gouvernorat de l’Ariana.

Des travaux lancés sans attendre

Le ministre des Technologies de la communication a présenté l’état d’avancement du projet. Il a détaillé les aspects techniques et les étapes prévues.

Après les discussions, la Commission des grands projets a décidé le lancement immédiat des travaux. Cette phase concerne l’aménagement du site. Elle concerne aussi le raccordement aux différents réseaux. Les travaux techniques seront également engagés.

En clôture de la réunion, la cheffe du gouvernement a appelé à accélérer la réalisation du projet. Elle a insisté sur la mise en place d’un suivi sur le terrain. L’objectif est de finaliser la ville numérique dans les délais prévus. La qualité des travaux reste une priorité.

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Tunisie : Le Conseil des ministres acte un virage économique euro-méditerranéen

26. Dezember 2025 um 09:00

Réuni à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a examiné plusieurs projets de lois organiques à forte portée économique. Ces textes visent à actualiser les accords de libre-échange liant la Tunisie à ses partenaires euro-méditerranéens. L’objectif affiché est de consolider l’ancrage du pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Sur instruction du président de la République Kaïs Saïed, le Conseil des ministres s’est penché sur une série de projets de lois organiques touchant aux accords commerciaux stratégiques de la Tunisie. La réunion s’est tenue au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la direction de Sarra Zaâfrani Zenzri. Ces textes s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de l’intégration économique du pays et de respect de ses engagements internationaux.

Accords commerciaux : des textes clés pour l’ouverture économique

Le Conseil a examiné trois projets de lois organiques portant sur la mise à jour d’accords structurants. Le premier concerne l’approbation des amendements apportés à la convention paneuro-méditerranéenne sur les règles d’origine préférentielles. Le deuxième vise la modification du protocole B de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les États de l’Association européenne de libre-échange. Le troisième porte sur l’actualisation de l’accord euro-méditerranéen d’association liant la Tunisie à l’Union européenne et à ses États membres.

Selon le communiqué officiel, ces projets traduisent la volonté de l’État de préserver les acquis obtenus au fil des années, alors que le tissu industriel tunisien est déjà profondément imbriqué dans l’espace euro-méditerranéen à travers de multiples partenariats.

Un espace stratégique pour les exportations tunisiennes

La région euro-méditerranéenne demeure la principale destination des exportations tunisiennes, notamment dans les secteurs industriel, agricole et agroalimentaire. Sa proximité géographique, la complémentarité des économies et l’interconnexion des chaînes de valeur en font un marché stratégique de premier plan.

Cet espace économique regroupe plus de 500 millions de consommateurs et absorbe près de 80% des exportations tunisiennes. Les accords de partenariat et de libre-échange offrent aux produits tunisiens un accès préférentiel à ces marchés, renforçant ainsi la compétitivité des entreprises nationales.

L’adoption des projets de lois examinés devrait permettre aux entreprises tunisiennes de mieux s’insérer dans les chaînes de production européennes et mondiales. Les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, ainsi que du textile et de l’habillement sont particulièrement concernés.

Au-delà du commerce, la région euro-méditerranéenne constitue également un pôle attractif pour l’investissement, le transfert de technologies et le développement du savoir-faire. Une dynamique appelée à diversifier les exportations tunisiennes et à en améliorer la qualité.

Réformes structurelles et nouvelle approche gouvernementale

Lors de la clôture des travaux, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une cohérence accrue de l’action publique afin d’améliorer le fonctionnement des services de l’État et la qualité des prestations destinées aux citoyens. Elle a appelé à accélérer les grandes réformes structurelles au sein des organismes publics et à respecter les délais de réalisation des projets, dans le but de stimuler l’investissement et de créer de nouveaux emplois.

Sarra Zaâfrani Zenzri a également plaidé pour une approche globale rompant avec les méthodes jugées obsolètes, fondée sur la simplification des procédures et la recherche de solutions immédiates aux dossiers, à tous les niveaux de gouvernance.

Lire aussi :

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Médenine : ouverture en janvier 2026 des candidatures pour 80 projets

Von: walid
23. Dezember 2025 um 14:19

La directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), Inji Doggui Hanini a annoncé l’ouverture des candidatures à partir de janvier 2026 pour sélectionner 80 projets au gouvernorat de Médenine dans le cadre du Programme d’Investissement alimentaire.

Elle a ajouté que des journées d’information et de sensibilisation seront organisées dans les différentes délégations de la région pour faire connaitre ce programme qui vise à promouvoir l’emploi des jeunes et encourager l’investissement dans les systèmes de production et la transformation des produits alimentaires.

Elle a souligné, lors de sa participation aux Journées de l’investissement à Médenine tenues récemment à l’île de Djerba, que le programme prévoit un soutien financier d’une valeur de 50 mille dinars comme plafond maximum pour chaque projet et assure une formation et un accompagnement du promoteur.

Le programme permettra de développer les systèmes de production liés notamment à la culture des olives, des figues, l’élevage des chameaux, la pêche et l’aquaculture au gouvernorat de Médenine, a indiqué la même source, rappelant que ce programme avait été lancé en octobre dernier sous la supervision du ministre de l’Agriculture.

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Tunisie : Le gouvernement se penche sur ces projets

18. November 2025 um 19:46

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, a présidé mardi 18 novembre au palais de la Kasbah la sixième réunion de la Commission des grands projets, consacrée à deux volets stratégiques : la relance du complexe industriel de Mazouna à Sidi Bouzid et l’accélération de plusieurs chantiers hospitaliers dans les gouvernorats de Sfax et de Kasserine.

Dès l’ouverture de la séance, elle a insisté sur l’obligation d’avancer rapidement et de respecter les délais de réalisation des projets publics dans toutes les régions.

Le ministre de la Santé, Mostafa Ferjani, a détaillé l’état d’avancement des travaux de reconstruction du bâtiment principal de l’hôpital universitaire Hédi Chaker à Sfax, ainsi que les efforts de réhabilitation de l’hôpital de Bîr Ali Ben Khalifa et la finalisation du chantier du nouvel hôpital régional de Talla (catégorie B) dans le gouvernorat de Kasserine. Ces projets touchent directement l’accès aux soins dans des régions où la demande est forte et les infrastructures souvent vieillissantes.

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a pour sa part présenté les composantes du projet de remise en activité du complexe industriel de Mazouna. Au cœur du programme, la création d’une unité de fabrication et d’impression de sacs plastiques de différents formats, ainsi qu’une unité d’emballage d’engrais. Ce redémarrage vise deux objectifs : remplacer l’importation de ces produits par une production locale, réduisant ainsi les délais d’approvisionnement et les coûts pour les entreprises tunisiennes, et relancer l’activité économique dans une zone où l’emploi est rare et la dynamique industrielle limitée.

Selon les projections présentées, le complexe rénové permettra de recréer un écosystème productif à Mazouna et d’offrir des emplois stables aux jeunes de la région et des localités voisines, renforçant ainsi le tissu industriel national tout en contribuant à réduire les importations dans un secteur à forte demande.

À l’issue des discussions, la Commission a annoncé deux décisions majeures : le lancement immédiat des procédures relatives aux projets hospitaliers à Sfax, Bîr Ali et Talla, et l’intégration officielle du projet industriel de Mazouna dans la liste des grands projets nationaux.

Sarra Zaafrani Zenzeri a conclu en appelant les responsables centraux et régionaux à lever les obstacles administratifs, à intensifier les visites de terrain et à assurer un suivi continu afin de livrer ces infrastructures dans les délais et avec la qualité attendue par les citoyens. Pour le gouvernement, ces chantiers représentent autant de leviers pour renforcer la présence de l’État, répondre aux besoins des populations et dynamiser les régions longtemps en attente d’investissements structurants.

Lire aussi : Tunisie – Port en eaux profondes d’Enfidha : Vers une accélération du projet

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