Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Affaire Chawki Tabib : L’examen du dossier renvoyé à février

18. Dezember 2025 um 15:23

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière a décidé de reporter l’audience concernant Chawki Tabib, ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) et ex-bâtonnier de l’Ordre national des avocats. Le report intervient à la suite d’un recours présenté par la défense en cassation.

La défense saisit la Cour de cassation

Les avocats de Chawki Tabib se sont présentés devant la juridiction compétente pour soumettre un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre d’accusation ayant ordonné son renvoi devant la chambre criminelle spécialisée.

La défense a demandé que l’examen du dossier soit différé jusqu’à ce que la Cour de cassation statue sur ce recours, afin de garantir les droits procéduraux de leur client.

Une audience reportée au mois de février

Accédant à la requête de la défense, le tribunal a fixé la prochaine audience au mois de février prochain. Cette décision permet à la juridiction de statuer ultérieurement sur le fond du dossier, tout en respectant la procédure légale encadrant les recours en matière criminelle.

C’est en juin dernier que la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière, relevant de la Cour d’appel de Tunis, a décidé de renvoyer Chawki Tabib devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une instruction portant sur la gestion de l’INLUCC durant la période où Chawki Tabib en assurait la présidence. Les charges retenues contre lui concernent des soupçons de malversations financières et de mauvaise gestion administrative.

Lire aussi

L’article Affaire Chawki Tabib : L’examen du dossier renvoyé à février est apparu en premier sur webdo.

Affaires de corruption : Youssef Mimouni condamné à plus de 30 ans de prison

Von: walid
11. Dezember 2025 um 10:04
Affaires de corruption : Youssef Mimouni condamné à plus de 30 ans de prison

La sixième chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Youssef Mimouni à plus de trente ans de prison, assortis d’amendes, dans le cadre de sept affaires instruites à son encontre. La même juridiction a également prononcé une peine de cinq ans […]

The post Affaires de corruption : Youssef Mimouni condamné à plus de 30 ans de prison first appeared on Directinfo.

Tunisie: Kais Saïed fustige les dysfonctionnements des services publics

Von: walid
10. Dezember 2025 um 08:05

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mardi, 9 décembre courant, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri. Selon un communiqué, la réunion a été l’occasion d’évoquer nombre de dossiers, dont notamment, le déroulement de l’action gouvernementale et la marche de plusieurs services publics. A ce titre, le chef […]

The post Tunisie: Kais Saïed fustige les dysfonctionnements des services publics first appeared on Directinfo.

Corruption : Renvoi de Sihem Bensedrine et Mabrouk Korchid devant la justice

27. November 2025 um 14:51

La Chambre d’accusation a décidé de déférer l’ex-présidente de l’IVD, l’ancien ministre Mabrouk Korchid, ainsi que deux autres personnes, devant la Chambre pénale spécialisée pour une affaire liée à une initiative de réconciliation.

A Tunis, la Chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière a ordonné, ce jeudi 27 novembre, le renvoi de plusieurs personnalités publiques devant la justice pénale.

Parmi elles figurent Sihem Bensedrine, ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité, et l’ex-ministre des Domaines de l’État, Mabrouk Korchid. Les poursuites portent sur une démarche de réconciliation engagée au profit d’un homme d’affaires, et désormais examinée comme un potentiel abus.

Faits reprochés

Selon la décision de la Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis, quatre personnes sont renvoyées devant la Chambre pénale spécialisée : Sihem Bensedrine, ex-présidente de l’IVD ; Mabrouk Korchid, ancien ministre, actuellement en fuite ; un avocat ; un homme d’affaires directement concerné par l’initiative de réconciliation.

L’affaire porte sur une procédure lancée par l’IVD dans le cadre de la justice transitionnelle, visant la conclusion d’un accord de réconciliation financière avec un opérateur économique poursuivi. Les enquêteurs estiment que certaines étapes de cette initiative pourraient constituer un dépassement légal ou un traitement privilégié. Le dossier a été transféré au juge pénal spécialisé pour une mise en examen approfondie.

Un dossier chargé autour de l’IVD

L’Instance Vérité et Dignité, dissoute en 2019, a longtemps été au centre de polémiques concernant la gestion de ses archives, ses décisions de réparation et surtout ses mécanismes de réconciliation financière.

Les initiatives visant des hommes d’affaires avaient suscité des affrontements politiques et juridiques, certains y voyant une voie de règlement, d’autres une entorse à la loi. Ce renvoi intervient après plusieurs années d’enquêtes et d’auditions.

En septembre dernier, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis avait décidé de renvoyer Sihem Bensedrine et Mabrouk Korchid devant la chambre criminelle des affaires de corruption financière, dans le cadre de deux affaires en lien avec les activités de l’Instance Vérité et Dignité (IVD).

La première affaire concernait un accord de conciliation conclu avec le Tunisien résidant en France Abdelmajid Boudin, dans le cadre du dossier de la Banque franco-tunisienne. La chambre d’accusation avait décidé d’émettre un mandat de dépôt à son encontre dans cette affaire.

La deuxième affaire portait sur un accord de conciliation conclu par l’Instance Vérité et Dignité avec Slim Chiboub, avec un refus de sa mise en liberté.

Sihem Bensedrine avait été placée en détention provisoire le 1er août 2024 dans le cadre d’une affaire liée à des accusations de faux, falsification, abus de pouvoir et avantages indus en rapport avec le rapport final de l’IVD, notamment sur le volet de la Banque franco-tunisienne. Elle avait entamé une grève de la faim en janvier 2025 pour dénoncer ce qu’elle considérait comme un acharnement judiciaire. Le 19 février 2025, la justice tunisienne a finalement ordonné sa libération.

De son côté, Mabrouk Korchid, ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, a été poursuivi dans une affaire distincte liée également aux activités de l’IVD.

Lire aussi

L’article Corruption : Renvoi de Sihem Bensedrine et Mabrouk Korchid devant la justice est apparu en premier sur webdo.

Lutte anticorruption au ministère de l’Industrie : 24 dossiers envoyés à la justice

15. November 2025 um 10:22

Lors d’une séance plénière conjointe ARP–CNRD consacrée au budget 2026 de son département, la ministre de l’Industrie, Fatma Thabet Chiboub, a révélé que les missions de contrôle menées en 2024-2025 ont mis au jour de nombreuses infractions aux réglementations. Vingt dossiers ont été transmis à la justice judiciaire et quatre à la Cour des comptes. Le ministère affirme renforcer sa politique de lutte contre la corruption.

Une série de contrôles qui mettent en lumière des infractions graves

Devant les deux chambres, la ministre a détaillé les résultats des missions d’inspection menées par l’Inspection générale entre 2024 et 2025. Trente opérations ont été effectuées : contrôles approfondis, inspections partielles et enquêtes administratives. La majorité est désormais finalisée.

Ces contrôles ont débouché sur deux types de renvois :

  • 20 dossiers transmis à la justice judiciaire pour des infractions susceptibles de poursuites pénales ;
  • 4 dossiers adressés à la justice financière, notamment à la Cour des comptes, pour fautes de gestion et irrégularités administratives.

Pour Fatma Thabet Chiboub, ces résultats témoignent d’une vigilance accrue contre les dépassements dans les établissements sous tutelle du ministère.

Inspections, actions conjointes et procédures clarifiées

La ministre a expliqué que ces missions s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Outre les inspections internes, le ministère a conduit des opérations coordonnées avec le Haut comité de Contrôle administratif et financier, ainsi que des missions inopinées déclenchées en cas d’indices sérieux de dépassement.

Le département a également assuré un suivi des rapports émanant de l’Inspection générale et des structures de contrôle externes, en collaboration avec l’organe de contrôle de la présidence de la République.

Pour prévenir de nouvelles infractions, des circulaires ont été adressées aux institutions sous tutelle afin de clarifier les procédures et combler les lacunes administratives.

En conclusion de son intervention, Fatma Thabet Chiboub a invité les députés à transmettre au ministère tout dossier ou document lié à la corruption. Cet appel vise à renforcer la réactivité du département et à élargir les sources d’alerte pour des missions de contrôle futures.

Lire aussi

L’article Lutte anticorruption au ministère de l’Industrie : 24 dossiers envoyés à la justice est apparu en premier sur webdo.

Corruption à la CPG : L’ancien ministre Slim Feriani condamné à quatre ans de prison

14. November 2025 um 12:20

Dix personnes ont été condamnées dans une affaire de corruption financière et administrative à la Compagnie des phosphates de Gafsa. Les peines vont jusqu’à cinq ans de prison, tandis que certaines accusations ont été écartées ou jugées non fondées par le tribunal de première instance de Tunis.

Des peines allant de trois à cinq ans

Le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire de corruption touchant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

Dix accusés ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu’à cinq ans pour des délits financiers et administratifs, tandis que certaines accusations d’exploitation d’un fonctionnaire public ont donné lieu à un non-lieu.

Profils et sanctions

Slim Feriani, ancien ministre de l’Industrie, et un ex-responsable à la CPG ont été condamnés à quatre ans de prison.

Lotfi Ali, ancien député, son frère, un ex-directeur de la société et un ancien responsable ont écopé de trois ans de prison et d’une amende de trois millions de dinars chacun.

Romdhane Souid, ancien directeur général de la CPG, a bénéficié d’un non-lieu. Trois autres personnes ont été écartées de cette affaire principale et seront poursuivies dans un dossier indépendant, selon le tribunal.

Lire aussi

L’article Corruption à la CPG : L’ancien ministre Slim Feriani condamné à quatre ans de prison est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : La prison pour plusieurs anciens dirigeants du syndicat de la sécurité intérieure

21. Oktober 2025 um 10:31

La justice tunisienne a condamné ce mardi plusieurs anciens membres du bureau exécutif du Syndicat national des forces de sécurité intérieure ainsi qu’un propriétaire d’imprimerie privée à des peines de prison allant de trois à six ans pour des affaires de corruption financière.

Des peines pour malversations et blanchiment d’argent

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour de première instance de Tunis a rendu son jugement ce matin. Parmi les condamnés figurent l’ancien secrétaire général du syndicat et plusieurs autres membres de son bureau exécutif.

Ils ont été reconnus coupables de « trahison caractérisée », de participation à cette trahison, de blanchiment d’argent et d’autres infractions à caractère financier, rapporte Mosaique fm.

Le propriétaire d’une imprimerie privée, impliqué dans certaines transactions financières irrégulières, a également été condamné. Les peines prononcées vont de trois à six ans de prison ferme.

Ces décisions interviennent après que la chambre d’accusation spécialisée de la Cour d’appel a renvoyé les prévenus, placés en état d’arrestation, devant la chambre criminelle pour corruption financière. Les accusations portaient sur des faits de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de complicité dans des malversations financières au sein du syndicat.

Lire aussi

L’article Tunisie : La prison pour plusieurs anciens dirigeants du syndicat de la sécurité intérieure est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Six ans de prison pour l’ancien ministre Mohamed Trabelsi

07. Oktober 2025 um 09:13

L’ancien ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a été condamné à six ans de prison ferme par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de Tunis. Une peine prononcée lundi 6 octobre dans une affaire portant sur des irrégularités dans la désignation d’attachés sociaux à l’étranger.

Des nominations sous influence

L’enquête, ouverte depuis plusieurs années, a mis au jour des soupçons de corruption et de favoritisme dans les procédures de nomination d’agents sociaux au sein de diverses ambassades tunisiennes, notamment entre 2017 et 2019.

Les juges ont également condamné Abdelkader Mhedhbi, ancien directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, à trois ans de prison pour son rôle dans ces manquements.

Selon des sources judiciaires, les investigations ont révélé des abus de fonction et des violations des règles administratives au profit d’intérêts personnels ou de tiers.

En décembre 2023, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis avait ordonné le renvoi des deux hommes devant la justice pénale, tout en les maintenant en liberté en attendant leur procès.

Un verdict rendu en l’absence du principal accusé

Mohamed Trabelsi, qui résiderait actuellement à l’étranger, n’était pas présent lors du prononcé du jugement. Le tribunal a retenu contre lui les chefs d’abus de pouvoir et de préjudice à l’administration publique, sur la base des articles 96 et 98 du Code pénal.

L’article Tunisie : Six ans de prison pour l’ancien ministre Mohamed Trabelsi est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Corruption : 5 ans de prison pour un ancien douanier, 7 ans pour un homme d’affaires

03. Oktober 2025 um 12:12

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a rendu tard dans la nuit d’hier un jugement lourd dans un dossier d’exportation frauduleuse.

Un ancien cadre des douanes a été condamné à cinq ans de prison, tandis qu’un homme d’affaires, propriétaire d’un groupe de sociétés actives dans l’exportation de thon et de sardine, a écopé de sept ans de prison. L’information a été confirmée à Diwan FM par une source judiciaire.

Les deux accusés ont été reconnus coupables de malversations financières et d’irrégularités administratives dans le cadre de l’exportation de thon et de sardine vers l’étranger. Le tribunal a retenu des faits caractérisés par l’usage abusif de fonctions et la falsification de documents douaniers au profit d’intérêts privés, au détriment de l’administration publique.

Une fraude orchestrée au poste frontalier de Dhehiba

Selon le dossier, le cadre des douanes principal prévenu a exploité sa position au bureau frontalier de Dhehiba pour apposer le cachet officiel de la recette des douanes sur deux déclarations, indiquant la sortie de lots de thon et de sardine. Or, ces marchandises n’avaient jamais franchi le poste frontalier. Cette manœuvre visait à donner une apparence de régularité à des opérations en réalité frauduleuses.

Selon la source judiciaire, ce jugement s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les réseaux de contournement des procédures douanières, alors que les autorités cherchent à renforcer l’exemplarité des sanctions pour dissuader de futures infractions.

L’article Tunisie – Corruption : 5 ans de prison pour un ancien douanier, 7 ans pour un homme d’affaires est apparu en premier sur webdo.

Affaire Ahmed Abdelkefi : Trois mandats de dépôt

02. Oktober 2025 um 12:45

L’homme d’affaires et deux anciens directeurs généraux de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), dont Jamel Belhaj et Boutheina Ben Yaghlane, ont été incarcérés après l’émission des mandats de dépôt dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le pôle judiciaire économique et financier tunisien a significativement fait progresser son enquête sur les soupçons de corruption et de malversations au sein de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). L’émission des trois mandats de dépôt est intervenue en l’espace de quelques heures, durant la nuit de mercredi à jeudi, concentrant ainsi l’action judiciaire sur trois figures centrales de la sphère économique.

Les mandats d’incarcération visent :

  • L’homme d’affaires Ahmed Abdelkefi, fondateur de Tunisie Valeurs et figure majeure du monde des affaires.
  • Jamel Belhaj, ancien directeur général de la CDC, qui a précédé sa successeure.
  • Boutheina Ben Yaghlane, ancienne directrice générale de l’institution, en poste d’avril 2016 à août 2021.

Le placement en détention de ces personnalités, qui représentent à la fois le secteur privé et la haute administration financière publique, marque une escalade dans l’instruction de ce dossier sensible.

Le Cœur des Enquêtes

L’affaire, dont la révélation publique remonte au 25 septembre avec la garde à vue d’Ahmed Abdelkefi, porte sur des indices sérieux de corruption financière et administrative. Les investigations se concentrent sur de possibles irrégularités et l’usage présumé illégal de fonds au sein de la CDC, un établissement stratégique placé sous l’égide du ministère des Finances.

Le parquet du pôle judiciaire a justifié les mesures coercitives par la nécessité de faire toute la lumière sur l’étendue des malversations et de déterminer les responsabilités exactes des dirigeants impliqués. L’enquête se focalise notamment sur les mécanismes de corruption présumés qui auraient entaché la gestion de la Caisse.

L’article Affaire Ahmed Abdelkefi : Trois mandats de dépôt est apparu en premier sur webdo.

En Chine, la corruption peut mener des ministres à la peine capitale…

29. September 2025 um 08:45

En Chine, être ministre corrompu peut littéralement coûter la vie. L’ancien ministre de l’Agriculture, Tang Renjian, a été condamné à la peine capitale avec sursis le 28 septembre 2025 pour avoir détourné des dizaines de millions de yuans. Cette condamnation n’est pas une première : depuis 2012, la campagne anti-corruption menée par Xi Jinping a frappé de nombreux hauts responsables, certains écopant de la peine de mort avec sursis, d’autres de la prison à vie. Chaque procès médiatisé devient un avertissement clair : personne n’est au-dessus de la loi… ou du Parti. Ici, la morale publique n’est pas une option, c’est un instrument de pouvoir.

En Tunisie, le contraste est saisissant. La campagne anti-corruption touche des spéculateurs, des grossistes et quelques anciens ministres, mais les peines se limitent à la prison, aux amendes et à la confiscation d’avoirs. Pas de peine de mort, pas de procès spectaculaires sur grand écran. Ici, la justice frappe, mais sans spectacle ni excès. Et franchement, on peut s’en estimer heureux : nos ministres dorment encore tranquilles.

Et pourtant, la comparaison ne se limite pas aux tribunaux. La Chine investit en Tunisie à grande échelle : entreprises, projets d’infrastructure, technologies. Leur présence économique influence les décisions politiques, inspire des partenariats publics-privés et même des méthodes de gouvernance. Une pression subtile, mais bien réelle, qui transforme le paysage économique et politique du pays, sans que la population n’ait toujours conscience de l’ampleur de l’influence chinoise. C’est un peu comme importer un modèle économique et diplomatique, mais pas ses tribunaux… heureusement pour nos ministres.

Le contraste entre Pékin et Tunis est donc double : l’un frappe à coups de peine capitale avec sursis et de tribunaux spectaculaires, l’autre avance à pas mesurés, jonglant entre justice, droits humains et pragmatisme économique. La Tunisie pourrait-elle apprendre quelque chose de la Chine ? Certainement. Mais il ne s’agit pas d’adopter la peine de mort ni de transformer les ministres en exemples publics. Il s’agit de renforcer la crédibilité judiciaire, assurer la transparence, et construire un système où la corruption ne peut prospérer… même sous l’œil discret du géant chinois.

Ici, la corruption n’est pas une affaire de vie ou de mort, mais une affaire de justice. Et dans ce choix réfléchi, mesuré, mais déterminé, la Tunisie trace sa route. Avec ses forces, ses limites, et un soupçon de chance que nos ministres continuent à dormir tranquilles.

Lire aussi: Faut-il craindre la ruée chinoise en Tunisie ?

L’article En Chine, la corruption peut mener des ministres à la peine capitale… est apparu en premier sur webdo.

❌
❌