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Et si la guerre au Moyen-Orient était une vraie aubaine pour l’Algérie ?

07. April 2026 um 10:23

Alors que la guerre s’intensifie au Moyen-Orient, que des infrastructures énergétiques des monarchies du Golfe sont quotidiennement visées par l’Iran qui bloque le détroit d’Ormuz; l’Algérie entend bien se positionner comme alternative surtout pour le marché européen. En a-t-elle les moyens ?

Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le conflit au Moyen-Orient illustre une fois de plus une réalité brutale des relations internationales. A savoir qu’une crise lointaine, par un effet domino implacable, peut se muer en opportunité pour des acteurs situés à des milliers de kilomètres. C’est le cas de l’Algérie voisine qui apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires indirects de la guerre en Iran, tirant profit à la fois de la flambée des prix des hydrocarbures et des perturbations ayant affecté les grands producteurs du Golfe.

Effet papillon

Ainsi, en l’espace d’un mois à peine, Alger aura engrangé près de 10 milliards de dollars de recettes supplémentaires, portées par l’envolée des prix de l’or noir. Une manne du ciel directement liée aux secousses qui ébranlent le marché énergétique mondial.

En effet, la combinaison de la guerre qui a embrasé le golfe Persique et la fermeture du détroit d’Ormuz-artère vitale par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié (GNL) a profondément désorganisé les flux. Dans ce contexte explosif, la menace brandie par Téhéran de bloquer durablement ce verrou maritime a suffi à propulser les cours à des niveaux vertigineux.

Résultat direct de la montée de tension dans cette région hautement stratégique : les marchés pétroliers s’envolent. Cinq semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, rien ne semble pouvoir freiner la folle escalade des prix du pétrole et du gaz : le baril de brut a de nouveau franchi, lundi 6 avril, le seuil symbolique de 110 dollars. Et ce, en dépit de l’annonce dimanche dernier d’une augmentation de la production mondiale pour tenter de juguler la crise.

Une manne céleste

De quoi faire le bonheur de l’Algérie, premier producteur de gaz et quatrième producteur de pétrole du continent, qui est aujourd’hui le seul pays africain à bénéficier d’une véritable autosuffisance énergétique. Et qui, en sa qualité de membre de l’OPEP, était autorisée à augmenter sa production de pétrole de 60 000 barils par jour, portant son total à près de 980 000 barils quotidiens. Cette hausse, bien que modeste à l’échelle mondiale, permet à Alger de drainer une partie de la demande laissée vacante par les producteurs du Golfe.

L’arme du gaz naturel

Mais c’est surtout dans le domaine du gaz naturel que les perspectives apparaissent les plus prometteuses pour l’Algérie. La suspension partielle des exportations du Qatar, premier producteur mondial de GNL, a provoqué une hausse immédiate des prix, notamment en Europe. Le prix du mégawatt-heure est ainsi passé de 31 à 53 euros en quelques jours. Tandis que les prix européens du GNL ont bondi de 20 %. Dans ce contexte, l’Algérie, qui représente environ 3 % de la production mondiale de GNL, se retrouve en position favorable pour accroître ses parts de marché.

D’autant plus que l’un des principaux atouts du pays réside dans sa proximité géographique avec l’Europe ainsi que dans ses infrastructures d’exportation.

Contrairement au Qatar, qui dépend du transport maritime, l’Algérie dispose de gazoducs reliant directement ses champs gaziers au continent européen, notamment via les pipelines TransMed vers l’Italie et Medgaz vers l’Espagne. Ces infrastructures, en partie sous-marines, présentent un avantage stratégique majeur : elles échappent aux risques sécuritaires qui pèsent sur les routes maritimes du Golfe, notamment les attaques de drones ou de missiles.

Cette sécurité d’approvisionnement renforce l’attractivité du gaz algérien. Et ce, d’autant plus que l’Union européenne cherche activement à diversifier ses sources d’énergie depuis la décision de réduire puis d’interdire progressivement les importations de gaz russe d’ici 2027. Déjà, les importations européennes de gaz algérien ont augmenté de 22 % entre décembre 2025 et janvier 2026, une tendance appelée à se poursuivre.

Toutefois, les gazoducs existants fonctionnent déjà à pleine capacité ou presque, limitant la possibilité d’augmenter rapidement les volumes exportés. Si Medgaz pourrait être légèrement étendu, le TransMed ne dispose pas de marges supplémentaires significatives. Par ailleurs, la production globale de l’Algérie reste inférieure à celle de certains concurrents majeurs, notamment le Qatar, dont la capacité est environ deux fois supérieure.

Et c’est pour pallier à ses insuffisances que l’Algérie a lancé un ambitieux programme d’investissements, estimé entre 50 et 60 milliards de dollars, afin de moderniser ses infrastructures et d’accroître ses capacités de production. L’objectif affiché est de doubler la production de gaz pour atteindre 200 milliards de mètres cubes par an d’ici 2030. Ce plan inclut notamment le développement de nouveaux gisements, y compris de gaz de schiste dans le sud du pays, considéré comme l’un des plus prometteurs au monde.

Dans cette optique, Alger a engagé des discussions avec de grandes compagnies internationales telles que Chevron et ExxonMobil, afin de bénéficier de leur expertise technologique et de leurs capacités d’investissement. Toutefois, ces projets nécessitent du temps, et les premiers résultats ne devraient pas se matérialiser avant plusieurs années.

En conclusion, la guerre au Moyen-Orient agit comme un catalyseur des recompositions énergétiques mondiales, offrant à notre voisin une fenêtre d’opportunité rare pour consolider sa place sur les marchés internationaux.

Cela étant, si l’Algérie bénéficie clairement de la hausse des prix et des perturbations affectant ses concurrents, il lui reste néanmoins à transformer cet avantage conjoncturel en levier durable. Un défi qui passe inévitablement par sa capacité de trouver des solutions adéquates à ses contraintes structurelles, ainsi que la concrétisation de ses ambitieux projets d’investissement.

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L’Algérie à l’assaut du marché mondial du zinc et du plomb

06. April 2026 um 16:32

Dans un contexte mondial marqué par une compétition accrue pour les ressources naturelles, l’Algérie accélère sa stratégie de diversification économique; et ce, en misant sur ses richesses minières. Le projet de mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, également connu sous le nom de Tala Hamza, s’impose comme l’un des piliers de cette ambition.

Situé dans la wilaya de Béjaïa, ce gisement figure parmi les plus importants au monde en termes de réserves inexploitées de zinc et de plomb. Les estimations évoquent plusieurs dizaines de millions de tonnes, avec une capacité de production annuelle pouvant atteindre environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb.

Selon un rapport de GlobalData publié par ‘Energy’, il existe plus de 377 mines de zinc en exploitation dans le monde, avec des projets largement répartis en Asie, en Amérique et en Australie.

Voici une liste élargie des plus grandes mines de plomb et de zinc en termes de production annuelle, l’Algérie y figure en septième position:

  1. Mine Rampura Agucha – Inde (677 000 tonnes);
  2. Mine de Red Dog – États-Unis (529 000 tonnes);
  3. Mine Century – Australie (515 000 tonnes – Fermée en 2015);
  4. Mine de Mount Isa – Australie (390 000 tonnes);
  5. Mine Antamina – Pérou (235 000 tonnes);
  6. Mine de MacArthur River – Australie (202 000 tonnes);
  7. Mine de Tala Hamza – Algérie (170 000 tonnes – prévisions);
  8. Mine de Tara – Irlande (170 000 tonnes – Fermée en 2017).

Les données montrent que la mine de Tala Hamza fait partie des principaux producteurs en termes de capacité de production prévue. Ce qui renforce d’emblée la position du pays, avant même d’atteindre sa capacité maximale.

Un tournant stratégique pour l’économie algérienne

Longtemps dépendante des hydrocarbures, l’économie algérienne cherche à diversifier ses sources de revenus. Le développement de ce projet minier s’inscrit donc dans une volonté de valorisation des ressources nationales et de montée en gamme industrielle.

Au-delà de l’extraction, les autorités ambitionnent de structurer une véritable filière métallurgique locale, afin de capter davantage de valeur ajoutée. Cette stratégie vise également à réduire la dépendance aux importations de produits transformés et à renforcer l’autonomie économique du pays.

Un projet à forte dimension géopolitique

Dans un marché mondial où la demande en zinc – essentiel pour la galvanisation de l’acier – reste soutenue, l’entrée en production d’un gisement de cette ampleur pourrait repositionner l’Algérie sur l’échiquier minier international.

Le projet attire déjà l’attention d’investisseurs étrangers, illustrant l’intérêt croissant pour les ressources africaines. Il s’inscrit aussi dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays cherchent à exploiter leurs minerais stratégiques pour peser davantage dans les chaînes de valeur mondiales.

Entre opportunités et défis

Malgré son potentiel, le projet de Tala Hamza-Oued Amizour fait face tout de même à plusieurs défis, notamment environnementaux et sociaux. La gestion durable des ressources, la protection des écosystèmes et l’acceptabilité locale seront déterminantes pour assurer la viabilité à long terme du site.

Dans ce contexte, l’Algérie joue une carte majeure : celle de transformer une richesse géologique en levier de puissance économique et industrielle.

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La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed

30. März 2026 um 08:22

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).

Moktar Lamari *

L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.

Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.

Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.
Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.

L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort

Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»

Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.

L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.

Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.

La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services

Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.

À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.

C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.

Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore

La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :

Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.

Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.

Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.

Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.

Ne pas laisser les autres écrire le contrat

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.

L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…

* Economiste universitaire.

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Décès de Liamine Zéroual | Ancien président et vétéran de la guerre d’indépendance

29. März 2026 um 07:12

Liamine Zeroual, l’ancien président de la République algérienne, vétéran de la Guerre d’indépendance et acteur central des années de turbulence des années 1990, est décédé ce samedi soir, 28 mars 2026, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger, des suites d’une longue maladie, a annoncé la Présidence de la République dans son communiqué officiel rendant hommage à «un homme de convictions, un serviteur de l’Algérie et un acteur de sa paix et de sa stabilité».

Né le 3 juillet 1941 à Batna, dans le massif des Aurès, Liamine Zéroual rejoint très jeune l’Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre la colonisation française. Cette expérience forge son caractère et son engagement pour le service de la nation.

Après l’indépendance, il poursuit une carrière militaire ascendante, culminant avec sa nomination comme ministre de la Défense en 1993, dans un pays plongé dans la violence et l’instabilité politique.

En 1994, alors que l’Algérie est au cœur de la guerre civile, Zéroual devient président de la République. Sa présidence, officialisée par l’élection de 1995, se déroule dans un contexte dramatique : massacres, attentats et tensions politiques extrêmes. Confronté à la nécessité de maintenir l’État en équilibre, il adopte une approche mêlant fermeté et dialogue, tentant d’ouvrir des voies de réconciliation avec certains groupes armés et de préserver la cohésion nationale.

Son mandat est marqué par des choix délicats : maintien de la sécurité dans un climat de terreur, réformes institutionnelles limitées mais symboliques, et équilibre entre pouvoir civil et militaire. Sa décision de ne pas se représenter en 1999 est interprétée comme un geste de respect de l’institution présidentielle, un refus de personnaliser le pouvoir et une volonté de privilégier l’intérêt du pays.

Au-delà de la politique, Zéroual reste pour beaucoup la figure du militaire-républicain engagé, attaché à la défense de l’État et conscient des responsabilités historiques de sa génération. Son parcours illustre les défis de l’Algérie post-indépendance : construire la stabilité d’un État jeune tout en gérant des crises profondes et durables.

La disparition de Zéroual suscite de nombreux hommages. Des anciens responsables politiques, militaires et intellectuels saluent son engagement et sa rigueur. Les citoyens, sur les réseaux sociaux et dans les médias, se remémorent ses discours et son action durant la guerre civile, exprimant respect et gratitude pour son rôle dans l’histoire du pays.

Aujourd’hui, l’Algérie se recueille. L’histoire retiendra Liamine Zéroual comme un serviteur de la nation, militaire et président à la fois, dont le nom restera gravé dans la mémoire collective. De sa jeunesse dans les Aurès à la présidence de la République, il aura incarné le combat pour l’indépendance, puis la responsabilité dans les heures les plus difficiles du pays.

Djamal Guettala 

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Une première en Afrique: l’Algérie va fabriquer des satellites sur son sol

16. März 2026 um 09:07

L’Algérie ne se contentera plus d’acheter des satellites. Bientôt, elle en produira sur son propre sol. Le groupe chinois Zhejiang Geely Holding, via sa filiale spatiale Geespace, a choisi le territoire algérien pour implanter la toute première usine de satellites d’Afrique. 

Tout a commencé par un accord signé il y a quelques mois. Le 7 décembre 2025, à Alger, Algérie Télécom Satellite (ATS) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) ont paraphé deux mémorandums avec Geespace. Ces partenariats portent sur la fabrication de satellites en orbite basse (LEO) et le déploiement de services d’Internet des objets (IoT) par satellite.

Des impacts concrets pour l’avenir

Loin d’un simple achat, ces accords posent les fondations d’une industrie spatiale locale. Le premier prévoit la construction d’une usine de production de satellites en Algérie. Le second, un centre dédié aux applications satellitaires, axé sur la recherche, la formation d’ingénieurs et l’innovation.

Grâce à cela, l’Algérie gagne en souveraineté technologique. Elle vise à quitter le rôle d’acheteur pour devenir producteur dans ce secteur stratégique, en développant ses propres solutions.

Geespace, c’est quoi?

Geespace, filiale de Geely Holding Group, accélère sa conquête de l’espace africain. Après des partenariats au Maroc, elle mise sur l’Algérie pour booster les capacités LEO et moderniser l’infrastructure numérique en Afrique du Nord.

Une dynamique spatiale en pleine accélération

Ce projet s’inscrit dans une série d’avancées. Le 15 janvier 2026, le satellite Alsat-3A a décollé avec succès, fruit d’une collaboration entre l’ASAL et la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Il fournit des images haute résolution pour surveiller le territoire et le renseignement géospatial.

Rappelons qu’en 2017, Alcomsat-1, premier satellite de télécoms national, avait ouvert la voie. Lancé par une fusée Longue Marche 3B, il assure encore aujourd’hui télédiffusion, Internet et communications VSAT.

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Algérie: Le Parlement retire l’exigence d’excuses dans la loi criminalisant la colonisation française

11. März 2026 um 09:35
Le Parlement algérien a adopté définitivement une version amendée de la loi criminalisant la colonisation française. Parmi les changements majeurs, le retrait de la demande d’excuses officielles et de réparations par la France. « L’Algérie, qui a sacrifié des millions de martyrs pour sa liberté, son indépendance et sa souveraineté, ne bradera jamais sa mémoire […]

Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation

06. Januar 2026 um 11:53

L’entrée en vigueur soudaine d’une nouvelle taxe algérienne sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire a provoqué d’importantes perturbations aux postes frontaliers avec la Tunisie. Des centaines de voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués pendant de longues heures, pris de court par des procédures inédites et mal préparées. Si la mesure s’inscrit dans un cadre budgétaire légal, son application a déclenché une crise logistique et humaine.

L’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur la consommation de carburant des véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie a provoqué, ces derniers jours, une pagaille sans précédent aux postes frontaliers terrestres reliant les deux pays. Dimanche, de nombreux voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués côté algérien, parfois durant de longues heures, dans des conditions qualifiées de difficiles par plusieurs observateurs et acteurs de la société civile.

La situation a été publiquement dénoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui a alerté sur la présence, parmi les personnes immobilisées, de femmes, de familles et de voyageurs souffrant de problèmes de santé, évoquant une atteinte à la dignité des citoyens et appelant les autorités des deux pays à une intervention urgente.

Une mesure fiscale entrée brutalement en application

À l’origine de cette crise, figure une disposition de la loi de finances algérienne 2026, entrée en vigueur le 4 janvier, qui modifie et renforce une taxe existante sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire algérien. L’objectif affiché est clair : limiter la sortie indirecte de carburant fortement subventionné, renforcer les contrôles frontaliers et lutter contre les phénomènes de contrebande.

La taxe s’applique désormais à tous les véhicules terrestres – voitures particulières, utilitaires, camions et autocars – empruntant les postes frontaliers de l’Est algérien en direction de la Tunisie. Son paiement est une condition préalable obligatoire pour obtenir l’autorisation de passage.

Le vrai point de blocage : la nouvelle procédure de paiement

Si le relèvement des montants a suscité des critiques, le principal facteur de paralysie a été le changement radical des modalités de paiement. Désormais, la taxe ne peut plus être réglée directement aux postes frontaliers. Les voyageurs doivent s’en acquitter à l’avance auprès des recettes des finances ou par voie électronique.

Résultat : un afflux massif vers les bureaux des finances, rapidement saturés, provoquant des files d’attente interminables, une désorganisation totale et l’impossibilité pour de nombreux voyageurs de régulariser leur situation à temps.

Les services des douanes se limitent désormais à vérifier la preuve de paiement, sans possibilité d’encaissement sur place, ce qui a mécaniquement bloqué la circulation aux frontières.

Des tarifs dissuasifs et progressifs

Pour les véhicules de tourisme, la taxe est fixée selon un barème progressif en fonction du nombre de sorties :

  • 1000 dinars algériens pour une première sortie, soit 22,500 dinars tunisiens
  • 5000 dinars pour une deuxième, soit 112,500 dinars
  • 10.000 dinars pour une troisième, soit 225 dinars
  • 25.000 dinars à partir de la quatrième, soit 560 dinars

Les véhicules utilitaires, camions et autocars sont également concernés, avec des montants plus élevés selon le tonnage, allant d’environ 112 dinars tunisiens par rotation pour les véhicules légers à environ 270 dinars tunisiens pour les poids lourds et autobus.

Certaines catégories de véhicules officiels ou diplomatiques bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions spécifiques.

Une mesure légale, mais une gestion vivement critiquée

Sur le plan juridique, la mesure repose sur un fondement légal clair et s’inscrit dans la stratégie algérienne de rationalisation des subventions et de protection du marché intérieur. Mais son entrée en vigueur brutale, sans période transitoire ni dispositif d’accompagnement opérationnel, a transformé une décision fiscale en crise frontalière.

Ce manque d’anticipation a eu des conséquences immédiates sur la fluidité du trafic, mais surtout sur des centaines de voyageurs pris au piège d’une procédure qu’ils ne maîtrisaient pas et pour laquelle aucune infrastructure adaptée n’était prête.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à une meilleure coordination entre les autorités tunisiennes et algériennes, ainsi qu’à une clarification rapide et pratique des procédures, afin d’éviter que la frontière ne devienne un point de tension permanent.

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Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

06. Januar 2026 um 11:25

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

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Tebboune clarifie : L’armée algérienne n’interviendra jamais sur le territoire tunisien !

30. Dezember 2025 um 19:46

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est intervenu, ce mardi 30 décembre, pour clarifier la polémique entourant un prétendu accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie, après la diffusion d’un document présenté comme authentique sur certaines plateformes et dans des médias d’opposition tunisiens.

S’exprimant lors de son discours annuel devant le Parlement algérien réuni en congrès au Palais des Nations à Club des Pins et cité par plusieurs médias locaux, le chef de l’État algérien a tenu à réaffirmer la solidité des relations algéro-tunisiennes et à rejeter toute accusation d’ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie.

Dès l’entame de son intervention, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le positionnement diplomatique de la Tunisie, déclarant que le pays « ne fait pas partie des normalisateurs », en allusion aux accords de normalisation avec Israël. Sans citer de pays nommément, il a évoqué l’existence de parties cherchant, selon lui, à nuire aux relations entre Alger et Tunis.

Le président algérien a également dénoncé ce qu’il a qualifié de tentatives de déstabilisation visant la Tunisie et l’amitié historique entre les deux pays. « Ils essaient de nous diviser et de semer la zizanie », a-t-il affirmé, soulignant que la sécurité de la Tunisie et celle de l’Algérie sont étroitement liées.

L’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue

Face aux accusations relayées autour du faux document, Abdelmadjid Tebboune a été catégorique. Il a assuré que l’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue et n’interviendra jamais sur le territoire tunisien. Il a également déclaré ne s’être jamais immiscé dans les affaires internes de la Tunisie, affirmant le respect d’Alger pour les choix et la direction tunisienne.

Le document controversé évoquait notamment la possibilité pour l’armée algérienne de pénétrer jusqu’à cinquante kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien pour des opérations antiterroristes, allant jusqu’à mentionner un rôle dans le « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en cas de troubles. Des dispositions que Tunis comme Alger ont formellement démenties.

Le 18 décembre dernier, le président Kaïs Saïed avait déjà rejeté le contenu de ce document, affirmant qu’il s’agissait d’une manipulation visant à semer le doute et à alimenter des tensions artificielles.

Pour rappel, la Tunisie et l’Algérie ont signé, le 7 octobre, un accord de coopération dans le domaine de la défense, qui constitue une mise à jour de l’accord conclu en 2001. Selon les autorités des deux pays, ce cadre vise essentiellement le renforcement de la coordination sécuritaire face aux menaces communes, dans le strict respect de la souveraineté nationale de chaque État.

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Coopération militaire : Haut niveau de concertation entre Tunis et Alger

25. Dezember 2025 um 09:37

Une délégation militaire tunisienne de haut rang, conduite par le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de corps d’armée Mohamed El Ghoul, effectue une visite officielle à Alger. Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération militaire bilatérale, à l’occasion de la tenue de la 19ᵉ session de la commission mixte algéro-tunisienne chargée du suivi et de l’évaluation de la coopération militaire entre les deux pays.

Entretiens au siège du ministère algérien de la Défense

Le général Mohamed El Ghoul, accompagné d’un haut gradé militaire tunisien, s’est entretenu mercredi avec le secrétaire général du ministère algérien de la Défense nationale, le général-major Mohamed Salah Ben Bicha, au siège du ministère à Alger, rapporte la page Facebook du ministère de la Défense algérien.

Cette rencontre intervient alors que l’Algérie accueille, du 21 au 25 décembre, les travaux de la 19ᵉ session de la commission mixte bilatérale dédiée à la mise en œuvre et au suivi des programmes de coopération militaire.

Les discussions bilatérales ont porté sur plusieurs domaines d’intérêt commun. Les deux parties ont salué le niveau « distingué et qualitatif » atteint par les relations de coopération entre les forces armées tunisiennes et algériennes, mettant en avant une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires régionaux et la nécessité de maintenir une coordination étroite.

Sécurité des frontières et lutte contre les menaces transfrontalières

Le secrétaire général du ministère algérien de la Défense a souligné les résultats positifs enregistrés dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

Il a notamment mis en avant le haut niveau de coordination continue en matière de sécurisation des frontières communes, visant à faire face aux menaces liées au terrorisme, à la criminalité organisée transfrontalière, à l’immigration irrégulière, au trafic de drogues et aux différentes formes de contrebande.

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Planter des arbres dans le désert algérien : initiatives « Green Algeria » et relance du Barrage vert

Von: hechmi
24. Dezember 2025 um 21:17

Green AlgeriaEn Algérie, plusieurs démarches de plantation d’arbres en zones arides coexistent. Fin 2025, une initiative d’entreprises baptisée « Green Algeria » annonce une nouvelle phase de plantation dans le Sahara, tandis que l’État poursuit la relance du Barrage vert (programme 2023–2030) contre la désertification.

« Green Algeria » : une forêt pédagogique annoncée dans le Sahara

Selon TSA, cinq entreprises (BK Fire, BNP Paribas El Djazaïr, Général Emballage, Merinal Laboratoires et TotalEnergies Lubrifiants Algérie) se sont engagées dans un projet visant à « créer une forêt pédagogique dans le Sahara ». Le projet est présenté comme lancé en décembre 2024 et entrant en deuxième phase le 24 décembre 2025, d’après les organisateurs cités par TSA.

Le même article indique un objectif éducatif (sensibilisation des visiteurs, notamment les jeunes, à la biodiversité et aux enjeux climatiques), sans détailler publiquement, dans l’extrait accessible, le volume exact de plants ou la localisation précise.

Barrage vert : relance opérationnelle et premiers bilans communiqués

En parallèle, la Direction générale des forêts (DGF) a communiqué sur la relance du Barrage vert, vaste bande de reboisement et d’aménagement en zones steppiques/pré-sahariennes. Radio Algérie rapporte que, depuis la reprise opérationnelle du projet le 29 octobre 2023, 26 000 hectares auraient déjà été reboisés (chiffre attribué à une responsable de la DGF).

Le même contenu rappelle un ordre de grandeur du patrimoine forestier national : 4,1 millions d’hectares, soit 2 % de la superficie du pays (selon la même intervenante).

Un cadre institutionnel renforcé (décret 24-376) et un programme 2023–2030 cité

Le décret exécutif n° 24-376 du 18 novembre 2024, publié au Journal officiel du 28 novembre 2024, fixe les missions et la composition d’un organe de coordination chargé de la lutte contre la désertification et de la relance du Barrage vert.

Côté bailleurs, un document de l’Adaptation Fund mentionne que la mise en œuvre de l’initiative « Barrage Vert » est en cours dans le cadre du programme “Barrage Vert 2023–2030”.

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Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

24. Dezember 2025 um 20:26
  • L’Algérie réclame des « excuses » et des « réparations » à la France pour son passé colonial

L’Algérie a franchi un cap symbolique et politique en adoptant une loi qualifiant la colonisation française de crime imprescriptible. Paris a immédiatement réagi, dénonçant une initiative jugée hostile et incompatible avec un apaisement mémoriel entre les deux pays.

Le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi érigeant la colonisation française en crime, engageant explicitement la responsabilité juridique de l’État français pour les faits commis entre 1830 et 1962. Le texte, voté dans un climat solennel, appelle à des excuses officielles et à des réparations qualifiées d’« intégrales » au bénéfice de l’État et du peuple algériens.

Debout dans l’hémicycle, les députés ont salué l’adoption d’un texte longtemps repoussé, qui marque un tournant dans la gestion institutionnelle de la mémoire coloniale. La loi affirme que les conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation relèvent d’une responsabilité historique directe de la France.

Une liste de crimes déclarés imprescriptibles

Le texte législatif énumère une série de faits qualifiés de crimes majeurs, parmi lesquels figurent les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, la torture systématique, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Ces actes sont considérés comme non soumis à la prescription, ouvrant symboliquement la voie à des revendications juridiques et financières.

La loi affirme également le principe d’un droit à réparation pour l’ensemble des préjudices matériels et moraux subis durant la période coloniale, inscrivant cette revendication dans un cadre juridique national.

Un passé toujours au cœur des tensions bilatérales

La colonisation de l’Algérie, entamée au XIXe siècle, reste un traumatisme central dans les relations franco-algériennes. Les historiens évoquent une conquête marquée par des massacres, des déplacements forcés et la destruction de structures sociales entières, suivie d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière.

Les estimations du nombre de victimes divergent fortement selon les sources, mais la mémoire de cette période demeure un point de crispation durable entre Alger et Paris.

Réaction immédiate et ferme de la France

La France a réagi rapidement à l’adoption de cette loi. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié le texte d’initiative « manifestement hostile », estimant qu’il va à l’encontre d’un dialogue apaisé et d’un travail mémoriel constructif entre les deux pays.

Paris affirme toutefois maintenir sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec Alger, notamment sur les dossiers jugés prioritaires, tels que la sécurité régionale et les questions migratoires.

Depuis la remise du rapport de l’historien Benjamin Stora, la France a multiplié les gestes symboliques, tout en excluant formellement toute demande d’excuses officielles, une ligne rouge que cette nouvelle loi algérienne remet frontalement en cause.

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Alger accueille la 3ᵉ conférence internationale sur le financement durable et l’avenir des marchés financiers arabes

Von: walid
22. Dezember 2025 um 21:28

Le rôle des marchés financiers arabes dans l’accompagnement de la transition vers une économie durable, a été au cœur de la 3ème conférence internationale du marché financier algérien, tenue le 20 décembre 2025, à Alger sur le thème “Financement innovant, transformation digitale, durabilité et inclusion financière”, avec la participation d’autorités arabes de régulation et d’institutions régionales et internationales.

Par ailleurs, les travaux de la conférence ont comporté une session de dialogue entre les Présidents des autorités arabes en présence du Secrétaire général de l’Union des Autorités Arabes de Valeurs Mobilières. Cette session a été consacrée à l’évaluation de la situation actuelle des marchés financiers arabes, à l’analyse des défis structurels, ainsi qu’au rôle des autorités de contrôle et de supervision dans le renforcement de l’efficience des marchés et leur contribution au financement de l’économie réelle.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a pris part à cette conférence, sur invitation de son homologue algérien, la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB). Il a, en outre, participé à une session dédiée aux obligations vertes et à la finance durable, axée sur le rôle des marchés financiers dans l’accompagnement de la transition vers une économie durable et sur l’adaptation des réglementations aux standards internationaux.

“Cette participation s’inscrit dans le cadre de la consolidation des activités de coopération arabe et internationale du CMF, visant à promouvoir l’échange d’expertises, le rapprochement des pratiques réglementaires et le développement des marchés financiers arabes au service d’une croissance durable et inclusive”, a souligné le Conseil.

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Algérie : Tabarka, salle d’attente de l’allocation algérienne de 750 euros ?

19. Dezember 2025 um 08:50

Depuis plusieurs jours, les villes frontalières tunisiennes, notamment Tabarka, connaissent un afflux inhabituel de ressortissants algériens. Un phénomène visible dans les rues, aux abords des mosquées et sur les parkings, qui interroge sur la nature réelle de ces déplacements.

Loin de l’image classique du touriste, une partie importante de ces visiteurs ne vient ni pour les plages ni pour l’hôtellerie, mais pour satisfaire une condition administrative : passer sept jours à l’étranger afin de bénéficier du droit de change de 750 euros accordé par l’État algérien.

Selon plusieurs témoignages recueillis à travers les réseaux sociaux, cette mesure, qui remplace un plafond longtemps limité à environ 95 euros, a provoqué un déplacement massif vers la Tunisie, perçue comme la destination la plus accessible.

Toutefois, l’objectif n’est pas la consommation touristique. Une fois les devises obtenues, nombre de bénéficiaires repartent vers l’Algérie pour les écouler sur le marché parallèle, où leur valeur en dinars algériens est nettement supérieure au taux officiel.

Cette dynamique a rapidement attiré l’attention de réseaux informels de change. Des intermédiaires exploiteraient les failles du dispositif en envoyant des personnes, souvent sans emploi, effectuer le séjour requis en échange d’une commission, transformant ainsi le droit de change en activité quasi organisée.

Une situation qui, selon des sources concordantes, a conduit les autorités algériennes à renforcer les contrôles et à suspendre temporairement l’octroi de devises à certains demandeurs, le temps de vérifier leur éligibilité réelle.

Lire aussi : La Tunisie au cœur d’une vaste fraude à la prime de voyage en Algérie

Ces visiteurs dépensent peu !

Sur le terrain tunisien, les retombées économiques attendues restent limitées. À Tabarka, plusieurs acteurs locaux constatent que ces visiteurs dépensent peu : nourriture apportée depuis l’Algérie, nuits passées dans des voitures, à l’air libre ou parfois dans des mosquées, et très faible recours aux services touristiques. La présence est réelle, mais la consommation quasi inexistante.

Au final, le paradoxe est double. L’Algérie, qui espérait canaliser et encadrer l’accès aux devises, se retrouve confrontée à des détournements du dispositif. La Tunisie, de son côté, voit transiter sur son territoire un flux humain important sans bénéfice économique tangible, transformant certaines villes frontalières en simples zones d’attente administrative.

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La Tunisie au cœur d’une vaste fraude à la prime de voyage en Algérie

18. Dezember 2025 um 19:04

Selon plusieurs médias algériens, les autorités d’Alger ont mis au jour une opération de fraude d’une ampleur inédite autour de la prime de voyage de 750 euros accordée par l’État algérien à ses citoyens pour les déplacements touristiques à l’étranger. Au cœur de ce stratagème, des voyages fictifs vers la Tunisie, organisés par des agences de tourisme impliquées dans des pratiques jugées « illégales et détournées ».

Le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a révélé devant l’Assemblée populaire nationale que plusieurs agences ont simulé des circuits touristiques afin de permettre aux bénéficiaires d’obtenir la prime sans quitter réellement le territoire algérien. Le procédé consistait à transporter des voyageurs vers la Tunisie de manière formelle, à faire apposer les cachets d’entrée sur leurs passeports, avant de les faire revenir en Algérie via des points de passage non surveillés.

Les chiffres avancés par le ministre sont révélateurs de l’ampleur du phénomène. Environ 5 000 bus auraient traversé la frontière algéro-tunisienne entre novembre et décembre, une période traditionnellement creuse pour le tourisme algérien vers la Tunisie. Ce flux inhabituel a également attiré l’attention des autorités tunisiennes, le sujet ayant été évoqué lors des récents travaux de la commission mixte algéro-tunisienne de coopération.

Les investigations ont permis d’identifier l’utilisation d’environ 100 000 personnes, majoritairement des chômeurs, comme bénéficiaires fictifs de la prime. Ces derniers figuraient comme voyageurs alors qu’ils n’effectuaient aucun séjour réel à l’étranger, permettant ainsi aux réseaux impliqués de capter indûment les allocations en devises.

Fraude organisée

Face à cette fraude organisée, les autorités algériennes ont décidé de durcir le dispositif de contrôle. Le ministre a annoncé un changement majeur dans les modalités d’octroi de la prime de voyage, avec un recours accru aux moyens de paiement électroniques afin d’assurer une meilleure traçabilité des transactions.

Dans ce cadre, la Banque centrale d’Algérie a émis de nouvelles directives conditionnant l’accès au droit de change à la détention d’un compte bancaire. Les paiements en espèces sont désormais interdits, au profit exclusif des chèques et des cartes bancaires CIB. De plus, la contrepartie en monnaie locale devra obligatoirement être versée via la banque du bénéficiaire, dans le but de limiter les manipulations et de renforcer les mécanismes de contrôle financier.

Cette affaire met en lumière les effets pervers que peuvent générer certaines aides publiques lorsqu’elles ne sont pas accompagnées de dispositifs de suivi suffisamment robustes, tout en soulignant l’interconnexion des dynamiques économiques et migratoires entre l’Algérie et la Tunisie.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

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750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

17. Dezember 2025 um 13:41

La décision des autorités algériennes de revaloriser l’allocation touristique annuelle, portée à environ 750 euros par adulte, a produit des effets tangibles au-delà des frontières algériennes. La Tunisie figure parmi les principaux bénéficiaires de cette mesure, qui a contribué à redynamiser les flux touristiques et les dépenses des visiteurs algériens.

Destination de proximité, accessible sans visa et à des coûts globalement compatibles avec le plafond de l’allocation, la Tunisie s’est imposée comme un choix naturel pour de nombreux voyageurs algériens. Les postes frontaliers terrestres de l’Ouest et du Nord-Ouest ont enregistré une hausse record des entrées, notamment lors des périodes de vacances et des fêtes de fin d’année et surtout dans le gouvernorat de Jendouba. A Tunis également la présence des touristes algériens se fait remarquer de manière exceptionnelle pour cette année.

Cette revalorisation du droit de change a eu un effet direct sur le comportement des touristes algériens. Le pouvoir de dépense plus élevé a favorisé des séjours plus longs et un retour vers l’hébergement hôtelier, la restauration, les transports intérieurs et les loisirs. Dans plusieurs régions, en particulier les zones frontalières et certaines villes côtières, la clientèle algérienne est redevenue un moteur essentiel de l’activité économique.

Au-delà du secteur touristique au sens strict, les retombées se sont étendues au commerce et aux services. Achats de biens de consommation, fréquentation des cliniques privées, locations saisonnières et consommation dans les marchés locaux ont bénéficié de cette dynamique, contribuant à une circulation accrue de liquidités dans l’économie nationale.

Besoin en devises

Dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques et le besoin en devises, cette évolution a constitué un apport non négligeable pour la Tunisie. Même si les dépenses sont effectuées en dinars, leur origine en devises obtenues légalement renforce indirectement les recettes extérieures et soutient la balance des paiements.

Cet impact positif reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs, dont la qualité de l’accueil, la fluidité aux frontières et la maîtrise des prix. Toute dégradation de ces éléments pourrait atténuer les bénéfices observés.

La revalorisation de l’allocation touristique algérienne illustre ainsi l’interdépendance économique entre les deux pays. Pour la Tunisie, elle a agi comme un levier conjoncturel de relance touristique, confirmant le rôle stratégique du marché algérien dans l’équilibre du secteur.

Lire aussi : Tourisme : Afflux record de visiteurs algériens à Jendouba

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Tourisme : Afflux record de visiteurs algériens à Jendouba

14. Dezember 2025 um 14:45

Les trois postes frontaliers terrestres de la région de Jendouba – Melloula, Bebouch et Jelil – ont enregistré un afflux record de visiteurs algériens avant-hier vendredi. Plus de 13 000 visiteurs ont franchi ces postes en une seule journée, sur un total de 100 000 touristes algériens accueillis depuis le début du mois. Cela représente une hausse de plus de 95 % par rapport à la même période l’an dernier, rapporte l’agence TAP.

Depuis le début de l’année et jusqu’à samedi dernier, plus de 1,5 million de touristes algériens ont été recensés à ces postes frontaliers, et le total annuel pourrait atteindre 1,6 million, selon le délégué régional du tourisme, Issa Marouani.

Durant les dix premiers jours de ce mois, plus de 4 000 visiteurs ont séjourné dans différentes unités touristiques, cumulant plus de 7 500 nuits passées. Depuis le 1er janvier jusqu’au 10 décembre, le nombre total de touristes accueillis dans la région de Jendouba dépasse 231 000.

Attractivité de la région

Selon des témoins et des touristes algériens, cette augmentation s’explique par deux facteurs principaux. Le premier tient aux avantages accordés par l’Algérie à ses citoyens, notamment la possibilité de bénéficier d’une allocation voyage de 750 euros par an, à condition de ne pas retourner dans leur pays avant une semaine. Le second facteur concerne l’attractivité de la région touristique de Tabarka et Ain Draham, réputée pour ses richesses naturelles, environnementales, sanitaires et sportives.

L’offre d’hébergement dans la région devrait se renforcer l’année prochaine avec la finalisation de trois projets hôteliers – comprenant un hôtel cinq étoiles et deux résidences – qui offriront environ 8 000 lits supplémentaires. À cela s’ajoutera le développement futur de la zone touristique d’Oulad Hilal, qui remplacera le projet de la région d’Altal, suspendu pour des raisons administratives liées à l’acquisition foncière.

Selon les rapports officiels, les intentions d’investissement dans le secteur touristique à Tabarka dépassent 600 millions de dinars pour l’année prochaine, avec la création de trois hôtels cinq étoiles. Des investisseurs locaux et étrangers ont exprimé leur intérêt pour profiter du potentiel de la région et de ses nombreuses ressources naturelles et touristiques.

Lire aussi : Pourquoi des bus touristiques algériens sont bloqués depuis plusieurs jours à la frontière tuniso-algérienne ?

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La liaison ferroviaire Annaba – Tunis remise sur les rails avec trois dessertes hebdomadaires

13. Dezember 2025 um 10:57

Après plusieurs années d’interruption, la ligne ferroviaire reliant Annaba à Tunis reprend officiellement du service, rétablissant un axe historique de circulation entre l’Algérie et la Tunisie. Cette reprise marque une étape concrète dans la relance de la mobilité transfrontalière. Le trafic s’effectuera selon un rythme régulier, avec trois allers-retours programmés chaque semaine.

Un itinéraire transfrontalier structuré

Selon le quotidien algérien « L’Expression », la remise en exploitation de la ligne Annaba-Tunis s’accompagne d’un calendrier fixe visant à assurer la stabilité du service. Les trains au départ de l’est algérien desservent plusieurs villes avant d’entrer en territoire tunisien, reliant ainsi des pôles urbains et régionaux clés des deux pays. Le trajet inverse est assuré selon la même fréquence, permettant une continuité de circulation tout au long de la semaine.

Cette organisation vise à répondre à une demande ancienne des voyageurs, qu’ils soient des familles, des professionnels ou des touristes, tout en redonnant au rail un rôle central dans les déplacements régionaux.

Des contrôles frontaliers réorganisés

Dans le cadre de cette reprise, les autorités ont procédé à une nouvelle répartition des procédures de contrôle afin de réduire les délais aux frontières. Les formalités sont désormais effectuées dans des gares spécifiques de part et d’autre de la frontière, selon le sens du voyage, avec pour objectif d’éviter les encombrements et de fluidifier le passage des voyageurs.

Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’amélioration de l’expérience des usagers et de simplification des procédures douanières et administratives.

Une relance inscrite dans une dynamique bilatérale

La réouverture de la ligne Annaba-Tunis intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre Alger et Tunis dans le domaine des transports. Des échanges récents entre responsables des deux pays ont permis de faire le point sur plusieurs projets communs, notamment la remise en service progressive d’autres liaisons ferroviaires transfrontalières.

Au-delà du rail, les discussions portent également sur la modernisation des infrastructures, la réduction des temps de parcours, l’examen de nouvelles connexions maritimes et le renforcement de la coopération technique dans le secteur aérien.

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Tunisie–Algérie : Liste des 25 accords stratégiques signés

12. Dezember 2025 um 14:43

La Tunisie et l’Algérie ont franchi, ce vendredi à Tunis, une nouvelle étape majeure dans la consolidation de leur partenariat stratégique. À l’occasion de la 23e session de la Grande Commission mixte tuniso-algérienne, les deux pays ont signé 25 accords, programmes exécutifs, mémorandums de coopération et conventions de jumelage couvrant un spectre élargi de secteurs jugés prioritaires.

La séance de signature s’est déroulée sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarah Zafrani Zenzri, et du Premier ministre algérien, Aïmene Sifi Ghrib, en présence de délégations ministérielles des deux pays. Les deux responsables ont souligné la volonté commune d’accélérer l’intégration économique, de renforcer la sécurité sanitaire et énergétique, et de développer les échanges dans les secteurs sociaux, culturels et médiatiques.

Les accords signés traduisent une volonté politique de structurer la coopération sur le long terme. Dans le domaine diplomatique, une première série de mémorandums lie l’Académie diplomatique internationale de Tunis et l’Institut algérien des relations internationales. Les secteurs médiatiques ne sont pas en reste : des mémorandums entre les télévisions publiques, les agences de presse et les radios nationales ouvrent la voie à des productions conjointes, à des échanges de contenus et à une coopération renforcée en matière de formation.

Sur le plan économique, plusieurs accords visent à dynamiser l’investissement, le commerce et la mobilité professionnelle. Un partenariat entre les agences de promotion de l’investissement des deux pays prévoit un programme exécutif couvrant 2026-2027. Des conventions touchent également les secteurs de l’assurance, de la lutte contre le blanchiment d’argent, des transports terrestres et de l’exploitation commune de lignes internationales.

Formation, jeunesse, culture et sport : une coopération sociétale renforcée

La session a également permis l’adoption de programmes exécutifs relatifs à la jeunesse, à la culture, aux sports, à l’emploi et à la promotion de la femme et de la famille. Des conventions structurantes ont été signées dans les domaines de la formation professionnelle, de l’enseignement spécialisé et de l’accompagnement des personnes ayant des besoins spécifiques.

Dans le domaine culturel, les deux ministères ont adopté un programme exécutif de coopération, tandis qu’un accord dans le domaine des droits d’auteur renforce la protection des œuvres et des créateurs.

La coopération sanitaire prend une dimension nouvelle avec un programme 2026-2028 portant sur les échanges d’expertises, la recherche médicale et la formation. Une autre convention relie les deux pays dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Le secteur de l’eau bénéficie également d’une convention-cadre entre la SONEDE et l’entreprise Algérienne des Eaux pour améliorer la gestion et le partage d’expertise.

Les deux pays ont par ailleurs signé une convention entre les structures professionnelles de la pêche et de l’aquaculture, ainsi qu’un accord entre les ministères de l’Agriculture et du Ressourcement hydraulique.

L’ensemble des engagements a été formalisé dans le procès-verbal final de la 23e session de la Grande Commission mixte, confirmant la dynamique ascendante des relations tuniso-algériennes.

Liste complète des 25 accords tuniso-algériens signés lors de la 23e session de la Grande Commission mixte

  1. Mémorandum de compréhension entre l’Académie diplomatique internationale de Tunis et l’Institut diplomatique et des relations internationales d’Algérie.
  2. Mémorandum de compréhension entre la Télévision tunisienne et la Télévision publique algérienne.
  3. Mémorandum de compréhension entre l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) et l’Agence de presse algérienne.
  4. Accord de jumelage et de coopération entre la Radio tunisienne et la Radio publique algérienne.
  5. Accord de coopération entre les ministères de l’Agriculture des deux pays.
  6. Accord entre le Centre national tunisien de formation des formateurs et l’Institut algérien national de formation et d’enseignement professionnels.
  7. Programme exécutif de coopération culturelle entre les ministères de la Culture.
  8. Programme exécutif de coopération sanitaire 2026-2028 entre les ministères de la Santé.
  9. Accord de jumelage entre l’Inspection générale du travail algérienne et la Direction générale du travail et des relations professionnelles en Tunisie.
  10. Mémorandum de coopération en matière d’énergie, d’énergies nouvelles et renouvelables.
  11. Programme exécutif de coopération dans le domaine de la jeunesse 2026-2027.
  12. Programme exécutif de coopération dans les domaines de la femme, de la famille, de l’enfance et des seniors 2026-2028.
  13. Accord de coopération dans le domaine de l’emploi.
  14. Accord de coopération en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes dans le secteur des assurances.
  15. Mémorandum de compréhension entre les autorités de supervision du secteur des assurances.
  16. Mémorandum de compréhension entre les ministères de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.
  17. Accord de coopération entre les organismes nationaux d’accréditation des deux pays.
  18. Accord de coopération entre les structures professionnelles tunisiennes et algériennes de la pêche et de l’aquaculture.
  19. Programme exécutif de coopération sportive 2026-2027.
  20. Accord-cadre entre la SONEDE et l’Entreprise algérienne des eaux.
  21. Accord d’exploitation conjointe de lignes de transport international de voyageurs entre les deux sociétés publiques de transport interurbain.
  22. Mémorandum de compréhension entre les agences de promotion de l’investissement.
  23. Programme exécutif 2026-2027 de mise en œuvre du mémorandum relatif à l’investissement.
  24. Mémorandum de coopération entre l’Institut supérieur de l’éducation spécialisée de Tunisie et l’École supérieure algérienne des professeurs de sourds-muets.
  25. Accord de coopération entre les offices nationaux des droits d’auteur des deux pays.

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