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Tunisie | Une souveraineté à la croisée des chemins

25. Februar 2026 um 11:09

La Tunisie de 2026 ne peut plus se contenter de gérer sa fragilité. Elle doit utiliser son ancrage historique, sa position géographique et ses compétences mondialement reconnues pour forger un partenariat de type Plan Marshall, seul garant d’une sortie de l’orbite de tutelle et d’un retour au progrès.

Elyes Kasri *

En 2026, la Tunisie fait face à une impasse économique et budgétaire critique. L’assèchement des financements internationaux a favorisé un «tête-à-tête» inégal avec l’Algérie, matérialisé par l’accord militaire d’octobre 2025. Cette dépendance, aux allures, selon certains commentateurs algériens et tunisiens, de protectorat, pèse sur les choix socio-politiques et la stature internationale du pays. Paradoxalement, les menaces (migratoires, contrebande, instabilité) émanent principalement d’une Algérie elle-même fragilisée (dissensions internes, revendications kabyles, isolement via la résolution 2797 de l’Onu et pressions de l’administration Trump).

En Tunisie, un courant intérieur de plus en plus puissant réclame désormais un rôle actif et la récupération pacifique des territoires et ressources spoliés, refusant l’alignement sur un régime militaire voisin en difficulté et aux valeurs socio-économiques et diplomatiques divergentes de la Tunisie.

Économie : le «Plan Marshall» et l’autonomie énergétique

Pour briser ce siège économique, la Tunisie doit opérer une bascule vers la Souveraineté des Ressources.

Union Européenne : dépasser l’Accord de 1997 : le partenariat avec l’Union Européenne doit se muer en une intégration structurelle. La Tunisie gagnerait à revendiquer un accès total aux mécanismes communautaires (Fonds de cohésion, Fonds pour une transition juste, Fonds Européen pour les affaires maritimes, la Pêche et l’aquaculture, Horizon Europe, Erasmus, Garantie de la BEI) et au marché unique (services/agriculture), transformant le pays en une extension organique de l’Espace économique européen.

Rupture énergétique : accélération massive du solaire et de l’hydrogène vert. L’objectif est de substituer le gaz importé par une production nationale exportable via le câble Elmed, brisant ainsi le levier de pression algérien.

Le levier G7 : négocier un «Debt-for-Sovereignty Swap» (conversion de la dette en investissements) pour financer la modernisation industrielle et les infrastructures critiques, garantissant une indépendance financière réelle.

Sécurité et diplomatie : le rééquilibrage global:

La Tunisie doit passer du statut de «zone tampon» à celui de «pôle régional de liberté et de progrès».

Désengagement de la tutelle : actualisation des clauses de l’accord militaire de 2025. La sécurité des frontières doit reposer sur une autonomie technologique (drones, surveillance IA) fournie par des partenariats avec le G7 (USA, France, Italie) et l’Asie (Japon, Corée), et non sur une délégation de souveraineté au voisin. Le souvenir de Gafsa (janvier 1980) ne doit jamais être refoulé.

Pivot vers le Golfe et l’Asie : réengagement avec l’Arabie Saoudite, les Émirats et les autres membres du CCG pour capter des IDE massifs sans conditions politiques, et positionnement comme base de production «nearshore» pour les géants asiatiques ciblant le marché européen (Japon, Corée, Inde et Malaisie…).

Diplomatie territoriale : ouverture d’un processus de négociations pacifiques et documentées pour la restauration des droits territoriaux historiques, ouvrant la voie à une réconciliation et un apaisement durables, et cimentant la cohésion nationale autour d’un projet de grandeur retrouvée, en vue d’une relance sur des bases solides et sans rancœurs ou arrière-pensées de l’édification du Grand Maghreb.

Recommandations stratégiques pour 2026 :

Institutionnaliser la «neutralité de puissance» : se distancier des blocs régionaux en déclin pour devenir la «Suisse et Singapour de la Méditerranée».

Science, technologie et économie du savoir : lancer le plan «Souveraineté technologique, numérique et énergétique»; faire de la Tunisie une «digital sandbox» attractive pour les talents mondiaux (zones franches technologiques, universités et centres de recherche mondiaux).

Plan Marshall : activer la clause de sauvegarde G7/UE; solliciter une conférence internationale pour la résilience tunisienne, liant la stabilité sécuritaire de l’Europe à la prospérité souveraine de la Tunisie.

Une coopération multidirectionnelle non exclusive et dépourvue de tout sentimentalisme ou relent idéologique avec seul fondement les intérêts réciproques et l’apport à la renaissance et la prospérité de la Tunisie.

Face à un monde en mutation profonde, des fois violente et pleine de défis, la Tunisie est en mesure de transformer les menaces qui se profilent à l’horizon en opportunités. Tel un sphynx, la Tunisie a toujours su trouver à travers sa riche histoire plurimillénaire les ressorts de la renaissance et de la gloire.

La Tunisie de 2026 ne peut plus se contenter de gérer sa fragilité. Elle doit utiliser son ancrage historique, sa position géographique et ses compétences mondialement reconnues pour forger un partenariat de type Plan Marshall, seul garant d’une sortie de l’orbite de tutelle et d’un retour au progrès.

Une vision audacieuse avec une communication internationale bien ajustée grâce à une diplomatie rénovée et motivée seront en mesure de transformer ce rêve en réalité.

* Ancien ambassadeur.

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Gestern — 24. Februar 2026Haupt-Feeds

Sonelgaz marque son retour au Niger

24. Februar 2026 um 10:11
La coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger a repris son cours avec un rythme accéléré. Après la Sonatrach à travers ses grands projets stratégiques au Niger, le gazoduc transsaharien et le bloc de Kafra, c’est au tour de la Sonelgaz de reprendre ses activités dans la région, rapporte lalgerieaujourdhui . Ce dossier a été […]

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Une délégation de Sonelgaz au Mozambique pour transférer l’expertise algérienne

22. Februar 2026 um 10:37
Une délégation d’experts du groupe Sonelgaz, conduite par le Directeur général de la filiale ingénierie, effectue une visite de travail en République du Mozambique, en vue de transférer l’expertise algérienne en matière de production d’électricité et d’ingénierie énergétique, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la présence de […]

Algérie: Hausse de 17,31% du trafic des marchandises

21. Februar 2026 um 09:35
Le trafic des marchandises traité au Port d’Alger a enregistré une hausse conséquente de 17,31% au troisième trimestre 2025, porté notamment par la dynamique des exportations hors hydrocarbures, selon le dernier bilan de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL). Le tonnage global des marchandises débarquées et embarquées durant la période juillet-septembre 2025 s’est élevé à 2,4 millions […]

L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025

19. Februar 2026 um 10:56

L’Allemagne a expulsé 1914 migrants vers les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) en 2025, selon les données publiées par le gouvernement fédéral en réponse à des questions d’un groupe parlementaire de gauche, 785 migrants vers le Maroc, 631 vers l’Algérie et 498 vers la Tunisie, dont le nombre reste le plus élevé rapporté à la population du pays.

Ces chiffres risquent d’augmenter au cours de l’année en cours suite à l’approbation par le Parlement européen, le 10 février courant, d’un ensemble de règles permettant aux États membres de l’Union européenne de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc. Mesures qui, rappelons-le, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.

L’Allemagne a procédé à 22 787 expulsions en 2025. Ce nombre a fortement augmenté ces dernières années, passant d’environ 13 000 cas en 2022 à 16 430 en 2023, puis à plus de 20 000 en 2024.

En 2025, la plupart des expulsions ont eu lieu vers la Turquie, avec 2 297 personnes, suivie de la Géorgie avec 1 690.

Dans la région arabe, l’Irak a enregistré une augmentation notable des expulsions de ses ressortissants, avec 793 personnes en 2025.

I. B.  

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345 nouvelles stations pour améliorer la qualité du réseau 4G en Algérie

18. Februar 2026 um 13:30

Algérie Télécom lance un ambitieux plan de renforcement de son réseau 4G avec le déploiement de 345 stations de base dans 44 wilayas, annoncé le 15 février 2026. Cette initiative vise à étendre la couverture dans les zones enclavées et à haute densité.

Un marché télécoms en pleine expansion

L’Algérie comptait 54,87 millions d’abonnements GSM fin juin 2025, dont 48,7 millions en 4G (88,8% du total), selon l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE). Algérie Télécom, via sa filiale Mobilis, concurrence Djezzy et Ooredoo sur un marché avec quatre fournisseurs d’accès Internet. Ce plan s’aligne sur les priorités gouvernementales de transformation numérique.

Détails du déploiement

La première phase, en cours jusqu’en mars 2026, installe 195 stations de base équipées de technologies de pointe pour des débits plus élevés et une navigation stable. La seconde phase ajoutera 150 stations supplémentaires. Selon le communiqué officiel d’Algérie Télécom, ce renforcement cible les zones à forte densité et enclavées, consolidant la position de l’opérateur face à la concurrence.

Le ministre Zerrouki a exigé un “programme de rattrapage” pour combler les lacunes, avec un service minimum sur les axes routiers du Sud d’ici juin 2026, y compris pour les appels d’urgence. Des délais clairs sont fixés pour une couverture totale d’ici fin 2026, avec un suivi périodique. Le gouvernement vise aussi à connecter 1 400 zones rurales (500-2 000 habitants) en phase 1, et 4 500 supplémentaires d’ici 2027, en exploitant le satellite Alcomsat-1 et en généralisant la fibre optique.

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La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme

17. Februar 2026 um 12:22

Alors que la Tunisie traverse une crise économique profonde et se trouve confrontée à l’urgence de la reconfiguration de sa coopération internationale pour répondre aux nouvelles exigences intérieures et aux dynamiques extérieures, une partie de l’opinion et de la classe politique semble succomber à une nouvelle tentation : celle d’un basculement vers les Brics (Russie, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud…) et d’un alignement sur le «Grand Sud».

Elyes Kasri *

Ce discours relève d’une dangereuse «illusion» qui élude les vraies questions de gouvernance. Dans un monde en mutation et en plein devenir vers un nouvel ordre mondial aux contours et articulations qui restent à définir par le cours encore incertain des événements plutôt que par les desiderata des idéologues et romantiques du multilatéralisme et toute sorte de panismes, la diplomatie tunisienne traverse une phase de remise en question où deux visions s’affrontent.

Opportunisme idéologique et intérêt stratégique

L’attraction pour le «Grand Sud» est présentée comme l’alternative salvatrice aux pressions occidentales. Cependant, substituer une posture idéologique à une stratégie de marché risque d’aggraver l’isolement du pays car il s’agit de distinguer l’opportunisme de tribune de l’intérêt national stratégique.

Face aux appels croissants à un basculement radical vers les Brics et le «Sud Global», présentés comme une alternative salvatrice aux pressions occidentales, une analyse réaliste s’impose. Il s’agit de distinguer l’opportunisme idéologique de l’intérêt national stratégique.

La géographie ne se décrète pas  

Si un pays comme l’Algérie constitue l’anti-modèle de toutes les aspirations tunisiennes, politiques, sécuritaires, sociales, économiques et diplomatiques, l’idée d’un pivot vers l’Est repose sur l’hypothèse qu’un changement d’alliance pourrait compenser un éloignement des partenaires européens.

Or, les chiffres démentent cette possibilité à court et moyen terme :

– la dépendance structurelle : l’Union européenne absorbe plus de 70 % des exportations tunisiennes. Un basculement ne serait pas une transition, mais une rupture sismique pour le tissu industriel national ;

– le coût de la distance : contrairement aux partenaires de proximité, les Brics imposent des coûts logistiques et des barrières normatives qui rendraient les produits tunisiens moins compétitifs. Même l’annonce chinoise d’un démantèlement tarifaire en faveur des pays africains dont la Tunisie ne peut avoir que des effets marginaux du fait des coûts de transport et du désavantage compétitif des produits tunisiens en Chine ;

– les réalités géostratégiques : étant un pays partenaire de l’UE et un allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan, goulot de la Méditerranée centrale sur le Détroit de Sicile et verrou stratégique du flanc sud de l’Otan, la Tunisie serait bien avisée de considérer le statut qui lui a valu des avantages qu’elle devrait fructifier davantage grâce à une vision d’avenir et une diplomatie sagace plutôt que de les refouler ou occulter ;

– le risque d’isolement : s’aliéner des partenaires historiques pour des raisons purement idéologiques et économiquement incertaines risque de transformer la Tunisie en un « sujet de préoccupation » international plutôt qu’en un partenaire de confiance.

Le mythe des Brics comme «Banque de secours»

Le discours pro-Brics que certains confondent au dicton populaire tunisien «un paradis avec des briks» suggère souvent que ce bloc offrirait des financements sans conditions, contrairement au FMI.

C’est une lecture erronée de la géopolitique actuelle :

Pragmatisme, pas philanthropie : les puissances des Brics ne sont pas des institutions de développement caritatives. Elles investissent là où la gouvernance est stable et le retour sur investissement est garanti. La Chine, première puissance économique du Brics, est gérée par un pouvoir rationnel qui s’est départi depuis longtemps des élans de la révolution maoïste au grand dam des réminiscences romantiques de certains idéologues de pays en développement mentalement figés dans une époque révolue ;

– l’exigence de solvabilité : sans réformes structurelles internes, la Tunisie restera un investissement à risque pour Pékin, New Delhi ou Moscou. Changer de créancier ne règle pas le problème de la dette, cela ne fait que déplacer la dépendance ;

– la souveraineté ne s’achète pas, elle se construit : si un bilan serein s’impose de la coopération avec l’Europe, les Etats-Unis d’Amérique et les pays occidentaux, en déterminant les responsabilités et insuffisances respectives dans une perspective constructive, vouloir intégrer un bloc pour «punir» un autre est une réaction émotionnelle qui affaiblit la souveraineté et la crédibilité nationales au lieu de les renforcer ;

– le risque de satellisation : en s’isolant de ses partenaires historiques sans avoir une assise économique solide, la Tunisie risque de passer d’un statut de partenaire privilégié de l’Europe et d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique à celui de «client secondaire» d’une puissance lointaine aux intérêts géostratégiques situés ailleurs ;

– la primauté de l’interne : la véritable souveraineté réside dans la capacité à réformer l’administration, à libérer l’investissement et à assurer une justice et une prévisibilité fiscales. Aucune alliance, qu’elle soit atlantiste ou eurasiatique, ne peut se substituer aux insuffisances des politiques publiques nationales ;

Une diplomatie multi-vectorielle et non d’exclusion

Plutôt qu’un basculement exclusif, la Tunisie doit adopter une approche multi-vectorielle :

– maintenir et moderniser l’ancrage euro-méditerranéen (source de technologie et de marché) ;

– explorer les opportunités de niche avec les Brics sans en faire une religion politique. A cet effet les mécanismes bilatéraux de coopération et de transfert de savoir-faire et de technologie avec des pays comme la Chine et l’Inde mériteraient une attention particulière et soutenue dépassant les slogans politiques ou l’attentisme d’un quelconque don. Avec l’Inde notamment, l’activation des groupes de travail conjoints et autres mécanismes bilatéraux de même que le projet de jumelage entre le gouvernorat de l’Ariana et l’état du Karnataka, berceau des technologies de pointe et de la Silicon Valley indienne, offriraient des perspectives tangibles de coopération mutuellement bénéfique loin de de toute tentation incantatoire et de charité internationale ;

conditionner toute alliance à un gain de compétitivité réel et non à une posture de contestation internationale.

Sortir de l’illusion et de l’incantation

Dans la situation de fluidité et d’incertitude que connaissent la Tunisie et le reste du monde, l’appel au «Grand Sud» ne doit pas être un paravent pour masquer l’incapacité à mener des réformes domestiques.

La Tunisie n’a pas besoin de choisir un camp, elle a plutôt besoin de redevenir un partenaire crédible tout en diversifiant sa coopération selon une vision pragmatique et stratégique des objectifs et des moyens à mobiliser.

Il est grand temps de se rendre a l’évidence que le salut ne viendra pas d’un changement de point cardinal ni d’aucun sauveur extérieur, mais d’une quête de l’excellence dans la gouvernance nationale en cessant de prendre les rêves de certains nostalgiques et exaltés pour des réalités et en engageant sans tergiversation les réformes structurelles nécessaires pour la restauration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest.

* Ancien ambassadeur.

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État civil, passeport, permis : vers la fin du papier en Algérie ?

17. Februar 2026 um 09:47

L’Algérie est sur le point de rejoindre le cercle restreint des pays où les démarches administratives nécessitent de moins en moins de papiers.

Selon algerie360.com, Saïd Sayoud, le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a affirmé que l’Algérie s’engage en faveur d’une transformation numérique « stratégique et irréversible », en commençant par la généralisation des services électroniques à l’ensemble des communes et des wilayas du pays. Objectif : bâtir une administration « zéro papier », plus rapide, transparente et centrée sur le citoyen.

Le ministre de l’Intérieur s’exprimait à l’ouverture d’un colloque national sur l’innovation et la transformation numérique organisé par le Médiateur de la République. Il a précisé que cette réforme dépasse la simple dématérialisation pour engager une mutation structurelle et culturelle du service public.

Au cœur du dispositif on cite l’adoption définitive du Numéro d’Identification National (NIN) comme identifiant unique, destiné à interconnecter et sécuriser les bases de données publiques. Pour ce faire, la numérisation concernera en priorité les quatre documents du quotidien, à savoir l’état civil, les cartes d’identité, les permis de conduire et les passeports biométriques. En clair, le ministère vise à réduire les délais, à désengorger les guichets et à limiter les déplacements des citoyens.

Mais pour Saïd Sayoud, la transformation numérique va plus loin et constitue un levier pour lutter contre la bureaucratie et les pratiques illégales, toujours selon algerie360.com.

Ceci étant, la réussite de cette réforme dépendra de quatre piliers : la formation des agents; l’adaptation du cadre juridique; la protection des données personnelles; et l’ancrage d’une culture d’innovation au sein de l’administration.

Voilà qui devrait inspirer d’autres pays maghrébins.

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Sahara occidental | Négociations à l’ambassade US à Madrid

16. Februar 2026 um 10:33

La représentation permanente des États-Unis aux Nations Unies a indiqué des délégations de haut niveau des États-Unis et des Nations Unies ont facilité des discussions à Madrid, en Espagne, entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie concernant la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara occidental.

Imed Bahri

Ces négociations se font sous la houlette de Massad Fares Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique du président américain Donald Trump et élément de taille -étant donné qu’avec Trump tout est une affaire de famille-, son fils Michael est marié à Tiffany, la fille du président avec sa deuxième épouse Marla Maples. Que le principal négociateur soit un proche du président américain ceci a toute son importance. Les Américains souhaitent un accord en mai 2026.

Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi a indiqué que la diplomatie américaine a été contrainte de prolonger jusqu’à lundi 9 février les négociations, initialement prévues pour la seule journée du dimanche 8 février. Washington souhaite un accord-cadre d’ici mai prochain afin de mettre fin au conflit et d’inaugurer une ère de coopération et de stabilité en Afrique du Nord.

Un black-out médiatique strict

L’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli dimanche le deuxième cycle de négociations entre les parties susmentionnées, faisant suite aux pourparlers tenus en Floride deux semaines auparavant, selon le quotidien espagnol El Confidencial, qui a révélé l’information.

Ces négociations étaient supervisées par Washington, représenté par Massad Boulos, et Michael Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, ainsi que par les Nations Unies représentées par l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental Staffan de Mistura. Les ministres des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, de l’Algérie, Ahmed Attaf, et de la Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, dirigeaient leurs délégations respectives, tandis que la délégation du Front Polisario était conduite par Mohamed Yeslem Beissat.

La partie américaine impose un black-out médiatique strict sur les négociations, comme le rapporte El País.

Washington à la manœuvre

Cependant, quelques fuites ont émergé, dont certaines, selon El Confidencial, font état d’une proposition visant à établir un comité technique de haut niveau composé de représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario. Ce comité, assisté d’experts juridiques et autres spécialistes, opérerait sous la supervision de Washington et des Nations Unies et travaillerait à l’élaboration de la proposition d’autonomie soumise par le Maroc.

Cette proposition d’autonomie compte 40 pages. Washington avait précédemment estimé que le document d’autonomie nécessitait une révision afin de répondre aux exigences d’un système fédéral.

Cette évolution est considérée comme normale compte tenu des négociations en cours et du fait que le Maroc est conscient qu’il devra céder davantage de pouvoirs lors des négociations, d’autant plus que la proposition d’autodétermination n’est plus réaliste malgré l’insistance du Front Polisario sur ce point avec le soutien de l’Algérie.

Des sources proches du Front Polisario indiquent que celui-ci plaide en faveur du second plan de James Baker qui prévoit une autonomie de quelques années suivie de consultations avec la population sur l’avenir du Sahara. Toutefois, compte tenu de l’évolution actuelle de la situation, il sera difficile de miser sur une telle solution. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre, recommandait des négociations fondées sur la proposition d’autonomie marocaine, tout en restant ouverte à d’autres formules.

Une course contre la montre

L’enjeu principal est que Washington souhaite parvenir à un accord-cadre d’ici mai prochain, qui pourrait être signé à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain Donald Trump et en présence des dirigeants des pays concernés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.

Des négociations complémentaires se tiendront aux États-Unis afin d’affiner et de développer la proposition d’autonomie, ce qui implique une course contre la montre pour parvenir à un accord entre toutes les parties. Ces négociations visent à mettre fin aux affrontements sporadiques dans le Sahara entre le Maroc et le Front Polisario, ce dernier lançant des attaques depuis l’extérieur du mur de sable.

Casuistique algérienne

L’Algérie a indiqué, vendredi 13 février, qu’elle participe aux négociations uniquement en qualité d’«observateur». Cette précision fait suite à ce que l’Algérie considère comme des «interprétations marocaines visant à inclure l’Algérie comme partie prenante au conflit».

Une source officielle algérienne a déclaré au journal électronique Tout sur l’Algérie que «la réalité est indéniable: le Royaume du Maroc négocie actuellement directement avec le Front Polisario concernant l’avenir du Sahara occidental», soulignant que «l’Algérie, comme la Mauritanie, n’a dans ces pourparlers qu’un rôle d’observateur, un rôle dicté par le statut de deux pays voisins»

La source a conclu qu’«un véritable règlement du conflit du Sahara occidental émergera inévitablement des deux parties du conflit et sera le fruit de négociations directes, semblables à celles qui sont actuellement en cours»

Comme le confirment les médias algériens, depuis le début du conflit, les autorités algériennes ont maintenu leur refus de s’impliquer directement dans tout processus de négociation, tout en soulignant ces dernières années «qu’elles accepteront la solution que les Sahraouis approuveront pour ce conflit qui dure depuis un demi-siècle».

Cependant, il n’échappe à personne que l’Algérie est très concernée par l’issue des négociations, qu’elle a donné son feu vert au Polisario pour qu’il y participe et qu’elle lui a sans doute aussi fixé les lignes à ne pas outrepasser. 

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Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  

16. Februar 2026 um 09:23

Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.

Benjamin Fox

Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d’une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.

Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.

Réduire les barrières commerciales

Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.

Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.

«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat», a déclaré Mme Georgieva.

La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.

Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.

Pacte pour la Méditerranée

De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.

Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.

La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.

Nicosie jouera un rôle moteur «en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région», a ajouté M. Christodoulides.

Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.

Ses accords de «financement contre contrôle des migrants» avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.

Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.

L’attraction des talents du Sud

Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.

Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34 000 en 2013 à 75 000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l’Égypte représentent 85 % de ces permis.

Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42 milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.

Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.

«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales», a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*

Traduit de l’anglais.

Source : Euro Oberver.

* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.  

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L’Algérie et le Niger tournent la page de la crise diplomatique

13. Februar 2026 um 10:45

Dans un geste fort pour relancer sa diplomatie au Sahel, l’Algérie annonce le retour immédiat de son ambassadeur à Niamey. Mettant ainsi fin à près de dix mois de tensions avec le Niger.

Le ministère algérien des Affaires étrangères a précisé que cette décision faisait suite au retour à Alger de l’ambassadeur nigérien, Aminou Malam Manzo, et à la reprise officielle de ses fonctions. Si ce dégel diplomatique ne règle pas tous les différends, il marque un retour au dialogue entre l’Algérie et le Niger. De même qu’il remet les relations bilatérales sur les rails.

Confronté à un isolement croissant dans sa sphère d’influence sahélienne, Alger a opté pour le pragmatisme. Le maintien d’un vide diplomatique à Niamey risquait en effet d’ouvrir la voie à d’autres acteurs régionaux ou internationaux. Dans ce contexte, dépasser les crispations de l’année écoulée est apparu comme un choix stratégique fondé sur des intérêts communs.

L’Algérie considère le Niger comme un partenaire clé et relativement flexible pour desserrer l’étau diplomatique au Sahel. Alors que les relations avec le Mali restent plus complexes, la reprise du dialogue avec Niamey envoie un signal d’apaisement aux pays voisins et confirme une diplomatie algérienne axée sur la concertation plutôt que l’imposition…

Cette décision intervient quelques jours après l’invitation officielle adressée par Tebboune à son homologue nigérien, le président Abdourahmane Tiani, pour une visite en Algérie.

Les premiers signes d’un rapprochement sont apparus dès novembre 2025, avec un message de félicitations du président nigérien à l’occasion de la Journée de la Révolution algérienne. Le 26 janvier, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, s’est rendu au Niger pour relancer les projets pétroliers communs…

A noter que les deux pays partagent près de 950 km de frontière et coopèrent sur des projets structurants, dont la route transsaharienne reliant l’Algérie à la Tunisie, au Niger, au Tchad, au Mali et au Nigeria, symbole d’une intégration régionale que les deux capitales entendent désormais remettre au cœur de leur agenda.

Pour rappel, le 7 avril 2025, le Niger, le Burkina Faso et le Mali — réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) — avaient rappelé leurs ambassadeurs d’Algérie pour consultations, à la suite d’accusations maliennes affirmant que l’armée algérienne avait abattu un drone. Alger avait rétorqué que ledit appareil avait violé son espace aérien dans l’extrême sud du pays et répondu par des mesures de réciprocité.

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L’Algérie décroche un prêt de plus de 8,6 Mrds pour étendre son réseau ferroviaire vers le Sahara

13. Februar 2026 um 11:06

Lors d’une interview donnée le 8 février à la presse algérienne, le président Abdelmadjid Tebboune a confirmé l’octroi d’un prêt de plus de 3 milliards de dollars par la Banque africaine de développement (BAD) pour financer la ligne Laghouat-Ghardaïa-El Menia. La durée de remboursement de cette facilité financière s’étendra sur 13 ans. Ce tronçon de 495 km marque le début d’un projet “assez ambitieux”. Un corridor ferroviaire transsaharien qui reliera Alger à Tamanrasset sur 2 000 km, avec un futur raccordement vers le Niger. L’objectif? Désenclaver le Sud, faciliter le transport des ressources minières et offrir une nouvelle voie logistique stratégique aux pays du Sahel.

Dans ce cadre, l’Algérie prévoit de doubler son réseau existant pour atteindre 10 000 km d’ici 2030, avant de viser 15 000 km à plus long terme, selon l’agence Ecofin. Parallèlement, le pays a récemment lancé les tests techniques sur la ligne de Gara Djebilet, longue de 950 km, dédiée au transport de minerai de fer et de fret divers, tout en contribuant au développement des localités de l’Ouest.

Avec ce corridor, l’Algérie ne se contente pas de relier le Nord au Sud, elle ouvre un couloir stratégique au cœur du Sahara, prêt à transformer le transport et l’économie du pays.

 

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IDH 2025 | La Tunisie au 4e rang en Afrique

12. Februar 2026 um 12:40

La Tunisie a renforcé son statut de pays parmi les plus développés d’Afrique, se hissant à la quatrième place du continent dans l’Indice de développement humain (IDH) 2025, selon une nouvelle analyse de la plateforme spécialisée The African Exponent.

Avec un IDH de 0,746, le classement de la Tunisie témoigne de progrès constants, fruits de plusieurs décennies de réformes éducatives, d’une gouvernance inclusive et de politiques socio-économiques tournées vers l’avenir.

L’IDH, calculé à partir des données du Rapport sur la population mondiale, mesure l’efficacité avec laquelle les pays transforment la croissance économique en amélioration du niveau de vie, en évaluant l’espérance de vie, le niveau d’instruction et le revenu par habitant.

Ce sont les nations insulaires, réputées pour leur stabilité politique et leurs investissements soutenus dans le capital humain, qui occupent les premières places du classement.

Les Seychelles arrivent en tête du continent avec un score de 0,848, témoignant d’une gouvernance solide, d’une planification du développement humain à long terme et d’une gestion économique saine. L’île Maurice suit en deuxième position avec un score de 0,806.

L’Algérie se classe troisième avec un score de 0,763, grâce à ses richesses en hydrocarbures et ses investissements continus dans l’éducation et le développement social, tandis que l’Égypte complète le top cinq avec un score de 0,754, grâce à des améliorations importantes dans les systèmes d’éducation publique et de santé.

Le reste du top dix comprend un groupe diversifié de pays d’Afrique australe et centrale : l’Afrique du Sud (0,741), le Gabon (0,733) et le Botswana (0,731). La Libye se classe neuvième avec un score de 0,721, témoignant d’une reprise prudente après des années de conflit, soutenue par une attention renouvelée portée au capital humain et à la stabilisation institutionnelle. Le Maroc complète le top dix avec un IDH de 0,710.

Lanalyse d’African Exponent combine des données quantitatives sur l’IDH avec des évaluations qualitatives de la qualité de la gouvernance, de la continuité des politiques et du développement des infrastructures sociales sur le continent.

I. B.

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Tunisie-Algérie : le numérique comme levier d’intégration concrète

11. Februar 2026 um 13:56

La Tunisie et l’Algérie disposent d’une opportunité stratégique : le numérique. Paiements électroniques, finance digitale et complémentarités économiques offrent un levier concret pour transformer les intentions en résultats mesurables — et tester l’intégration par l’action plutôt que par les accords classiques. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique et au reste du monde, et ouvrir un chemin tangible pour l’intégration maghrébine, dans un contexte de relance économique, d’inclusion et de développement intégral.

Une intégration économique encore partielle

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont anciennes mais restent limitées. Les échanges sont souvent freinés par des procédures lourdes, des contraintes financières et des cadres institutionnels fragmentés.

Malgré cela, le commerce bilatéral a progressé de 42 % en trois ans, et 25 accords sectoriels ont été signés lors de la dernière session de la Haute commission mixte. Les discussions autour d’un éventuel accord de libre-échange montrent une volonté politique d’avancer, même si les détails restent à définir. Comme le souligne l’expérience, l’intégration ne se décrète pas, elle se construit.

Le numérique : un levier concret pour un hub partagé et ouvert

Le numérique permet d’avancer par projets tangibles et mesurables. La création d’un corridor économique numérique ciblé pourrait constituer le socle concret pour institutionnaliser un hub numérique partagé, structurant durablement la coopération Tunisie-Algérie et connectant la région à l’Afrique et au reste du monde.

 Ce corridor pourrait inclure :

  • la digitalisation des paiements et de la facturation,
  • l’interopérabilité des systèmes financiers,
  • la traçabilité et la formalisation des transactions transfrontalières.

En organisant ces outils et standards de manière commune, le hub numérique devient un catalyseur pour l’intégration maghrébine, transformant ambition et coopération en résultats concrets.

Banques et finance numérique : un rôle stratégique

Le corridor numérique repose largement sur le secteur bancaire, en particulier sur le rôle des banques publiques. Elles peuvent soutenir :

  • les startups et PME innovantes,
  • les projets transfrontaliers,
  • la formalisation et la sécurisation des transactions numériques.

Ces instruments offrent à la fois soutien à l’innovation et maîtrise des risques, essentiels pour un hub numérique stable et ouvert à la région et au monde.

Complémentarités économiques à activer

La Tunisie apporte expertise technologique, capital humain qualifié et écosystème startup structuré. L’Algérie offre un vaste marché intérieur, des capacités financières et une dynamique de diversification économique.

Exploitées de manière coordonnée, ces complémentarités peuvent créer un écosystème numérique régional, structurer un hub partagé et préparer l’intégration maghrébine.

Banque centrale et stabilité financière

La montée des flux numériques transfrontaliers renforce le rôle des banques centrales :

  • encadrer l’innovation,
  • superviser les nouveaux acteurs et les systèmes de paiement,
  • garantir la sécurité et la cybersécurité des transactions.

L’innovation doit s’accompagner d’une stabilité rigoureuse, condition essentielle à la crédibilité d’un hub numérique institutionnalisé et ouvert à l’international.

Un levier pour la relance et le développement

Le corridor numérique constitue un outil concret pour soutenir le plan de développement :

  • favoriser la croissance via l’élargissement des marchés,
  • renforcer l’inclusion des PME et des jeunes,
  • contribuer à un développement intégral, plus formel et résilient.

Le numérique devient ainsi un point de convergence entre ambition nationale, coopération régionale et ouverture internationale, et un socle pour un hub numérique partagé Tunisie-Algérie, préfigurant l’intégration maghrébine.

Axes de réflexion pour le débat

À titre indicatif, plusieurs questions demeurent ouvertes :

  • comment articuler projets numériques et discussions commerciales bilatérales ?
  • quel rôle pour les banques publiques dans cette transformation ?
  • comment concilier innovation, inclusion et stabilité financière ?
  • quelle gouvernance pour un corridor numérique partagé et ouvert à la région et au monde ?

Ces questions nourrissent le débat sans préjuger des choix institutionnels futurs.

L’économie numérique offre à la Tunisie et à l’Algérie l’opportunité de tester l’intégration par l’action, en parallèle ou en amont des accords classiques. Avec la finance numérique, les banques et une coordination pragmatique, le corridor peut devenir un levier d’intégration concrète, un hub numérique partagé et un moteur pour l’intégration maghrébine, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

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Cet article est rédigé à des fins de réflexion. Les analyses et propositions qu’il contient sont volontairement indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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La Tunisie, 3ᵉ en Afrique en termes de salaire minimum en 2026

11. Februar 2026 um 11:00

En 2026, la Tunisie se classe 3ᵉ en Afrique pour le salaire minimum, avec 185 $ par mois. Le Maroc arrive en tête avec 374 $, suivi de près par l’île Maurice (371 $).

Ce classement, publié par le site Vanguard, compare les salaires minimums officiels dans chaque pays. Il permet de mieux comprendre les différences économiques et sociales sur le continent.

Pour les Tunisiens, cette position montre que le pays maintient un niveau de protection pour les travailleurs, même si le coût de la vie reste un défi. Derrière la simple statistique, ce chiffre représente le quotidien des employés qui vivent de ce salaire et les efforts de l’État pour garantir un revenu minimum décent.

Les cinq premiers pays africains pour le salaire minimum en 2026

  1. Maroc: 374 $

  2. Île Maurice: 371 $

  3. Tunisie: 185 $

  4. Algérie: 185 $

  5. Égypte: 149 $

Vanguard précise que le classement se base uniquement sur les salaires légaux déclarés par les gouvernements, sans tenir compte du pouvoir d’achat réel. Pour la Tunisie, figurer dans le top 5 montre un certain équilibre entre protection sociale et réalités économiques, par rapport aux autres pays, un point qui touche directement la vie des citoyens.

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Algérie‑Émirats: fin de l’accord sur les vols?

09. Februar 2026 um 10:00

L’Algérie vient de trancher sur ses liaisons aériennes avec les Émirats arabes unis. Ce samedi 7 février 2026, le pays a officiellement lancé la procédure pour rompre leur accord commun. L’agence APS et la radio nationale ont rapidement relayé l’information.

Ce texte encadrait leurs échanges depuis 2013. Pour s’en défaire, Alger a activé l’article 22 de la convention. Les autorités émiraties et l’Organisation de l’aviation civile internationale ont été notifiées par voie diplomatique.

Rien ne change pour les passagers dans l’immédiat. La direction de l’aviation civile émiratie confirme que les vols se poursuivent normalement. Le droit international prévoit en effet un préavis de douze mois avant la fin réelle du contrat. Les avions d’Air Algérie, d’Emirates et d’Etihad garderont donc leurs créneaux actuels pendant cette phase.

Si Alger reste discret sur ses motivations, le contexte politique pèse lourd. Plusieurs sources évoquent des frictions diplomatiques persistantes entre les deux capitales depuis plusieurs mois. Abou Dhabi n’a pas encore commenté ces tensions de manière officielle.

À l’issue de cette année de transition, tout dépendra des négociations. Sans un nouveau compromis, le cadre juridique actuel disparaîtra totalement. Il faudra alors reconstruire de nouvelles règles pour maintenir les lignes entre les deux pays.

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L’Algérie, nouvelle star de la Méditerranée en 2026, selon NYT

05. Februar 2026 um 11:05

L’Algérie vient de marquer un grand coup sur l’échiquier du tourisme mondial. Sa ville rayonnante, Oran, se hisse fièrement à la 7ᵉ place du prestigieux classement des destinations à découvrir en 2026, établi par le New York Times.

L’Algérie, la ville à découvrir en Méditerranée en 2026

Surnommée “La Radieuse”, la cité méditerranéenne a séduit le quotidien américain par son incroyable métamorphose. Ce n’est plus seulement un port historique; c’est aujourd’hui un épicentre culturel vibrant où l’on déambule entre galeries d’art; cafés branchés et concerts en plein air le long d’un front de mer totalement réinventé. Ce qui fait le sel d’Oran ? Son ADN unique, véritable carrefour où s’entremêlent les héritages ottoman; espagnol et français.

Le cru 2026 des “52 Places to Go”

Chaque année, la liste “52 Places to Go” du New York Times sert de boussole aux voyageurs en quête d’authenticité. Pour 2026, le journal a privilégié des lieux qui conjuguent dynamisme actuel et paysages à couper le souffle.

L’Afrique est d’ailleurs bien représentée dans ce palmarès:

  • Les Seychelles font rêver avec leurs plages préservées.
  • La Tanzanie impressionne par la biodiversité sauvage du cratère du Ngorongoro.

 

 

 

 

 

Un podium mondial de haut vol

Si Oran crée l’événement, elle partage l’affiche avec des géants du tourisme. Le trio de tête mondial pour 2026 se compose de Hokkaido (Japon), Barcelone (Espagne) et Bangkok (Thaïlande).

En s’imposant ainsi dans le top 10, l’Algérie confirme son nouveau statut : celui d’une destination méditerranéenne incontournable, offrant une alternative riche et originale aux circuits touristiques classiques.

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Pourquoi tout le monde parle des premiers Sukuk de l’Algérie ?

04. Februar 2026 um 14:18

C’est une petite révolution qui vient de s’opérer dans le paysage financier algérien. Pour la toute première fois, l’État a fait le pari de la finance islamique à grande échelle; et le succès est au rendez-vous : 296,65 milliards de dinars (environ 2 milliards d’euros) ont été mobilisés par le Trésor public. Plus qu’une simple transaction, cette opération marque un tournant dans la manière dont le pays finance son avenir.

Pourquoi est-ce un événement historique ?

Jusqu’ici, le financement des grands chantiers nationaux reposait sur des mécanismes classiques. En lançant cette émission de Sukuk souverains, l’Algérie ouvre une nouvelle voie. Ces fonds ne dormiront pas dans des coffres; ils sont directement injectés dans le monde réel pour bâtir les infrastructures et les équipements publics de demain.

Comment ça marche concrètement ?

Contrairement aux obligations classiques, les Sukuk respectent les principes de la Charia:

Pas d’intérêts: le profit ne vient pas d’un taux d’intérêt, mais de l’utilisation d’actifs tangibles appartenant à l’État.

Un rendement concret: en investissant, les souscripteurs perçoivent une sorte de “loyer” (mécanisme de l’Ijara).

Accessibilité: depuis le 27 janvier 2026, cette opportunité est ouverte à tous: citoyens résidents ou non, ainsi qu’aux entreprises locales, via les banques et les assurances.

Les chiffres à retenir

Le Trésor a conçu un produit qui se veut attractif pour l’épargnant:

  • Une durée de 7 ans : un engagement à moyen terme pour stabiliser les projets.

  • Un rendement de 6 % net : un taux compétitif versé régulièrement.

  • Liquidité : les titres peuvent être revendus entre investisseurs, offrant une souplesse appréciable.

Une stratégie pour “sortir l’argent des matelas”

Au-delà du montant collecté, l’objectif est aussi sociétal. Le gouvernement souhaite ramener dans le circuit officiel l’épargne qui échappe encore au système bancaire. En proposant des outils en phase avec les convictions d’une large partie de la population, le ministère des Finances modernise le marché financier national tout en diversifiant ses sources de revenus.

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L’Algérie double sa constellation spatiale avec le lancement d’Alsat‑3B

02. Februar 2026 um 16:37

L’Algérie franchit une étape historique dans l’espace. Le satellite Alsat-3B a été lancé le 31 janvier 2026. Une fusée chinoise a décollé du centre de Jiuquan. Elle a placé le satellite sur son orbite.

Ce succès s’ajoute à une autre mission récente. Le satellite Alsat-3A est parti seulement deux semaines avant. Ces deux appareils forment désormais une constellation technologique. Ils vont travailler ensemble pour observer la Terre..

Une souveraineté gravée dans l’orbite
Ce projet, fruit d’une collaboration étroite entre l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et la Chine, va bien au-delà de la simple prouesse technique. En maîtrisant ses propres outils de télédétection, l’Algérie ne se contente plus d’acheter des données étrangères. Elle devient actrice de sa propre sécurité et de son développement, capable de prendre des décisions stratégiques en temps réel.
À quoi serviront ces “yeux” algériens?
Les satellites Alsat-3A et 3B offrent une vision d’une précision chirurgicale. Leurs missions touchent le quotidien de tous les Algériens: anticiper et gérer les séismes, les inondations ou les périodes de sécheresse, surveiller les ressources naturelles et l’évolution du climat, planifier plus efficacement l’aménagement du territoire et la cartographie nationale.

Un moteur pour l’économie et la jeunesse
Le secteur spatial africain est en pleine explosion, avec des prévisions atteignant près de 22,6 milliards de dollars dès cette année. Pour l’Algérie, investir dans le ciel, c’est aussi investir au sol.
En somme, avec la constellation Alsat-3, l’Algérie ne fait pas que surveiller la Terre, elle prépare l’avenir de son économie et de sa jeunesse, prouvant que le ciel n’est plus une limite, mais un nouveau terrain d’opportunités.

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