Des caméras bientôt déployées pour les infractions routières
Les données de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), arrêtées à fin août 2026, montrent que les concessionnaires agréés ont commercialisé 47 002 véhicules, représentant 67 % du marché.
Ce volume affiche une progression de 11,69 % par rapport aux 42 082 véhicules enregistrés sur la même période de 2025.
Mais la progression est encore plus marquée du côté des circuits parallèles. Les véhicules enregistrés à travers les opérations de réimmatriculation et l’utilisation de l’avantage fiscal accordé aux Tunisiens résidant à l’étranger (FCR) ont atteint 22 980 unités, contre 19 423 à fin août 2025.
Le marché parallèle affiche ainsi une hausse de 18,31 %, supérieure à celle enregistrée par les concessionnaires agréés. Sa part dans le marché automobile tunisien atteint désormais 33 %, contre 32 % un an auparavant.
Autrement dit, près d’un véhicule sur trois enregistré en Tunisie passe désormais par les circuits parallèles.
Cette progression constitue l’un des principaux enseignements des chiffres des huit premiers mois de 2026. Si le marché officiel reste largement majoritaire avec 67 % des volumes, les circuits parallèles progressent plus rapidement.
En un an, leur volume est passé de 19 423 à 22 980 véhicules, soit 3 557 unités supplémentaires.
Cette évolution intervient alors que le marché automobile global affiche lui-même une croissance soutenue. Avec près de 70 000 véhicules vendus ou enregistrés, le marché a gagné 8 477 véhicules par rapport aux huit premiers mois de 2025.
La dynamique du marché ne se limite donc plus au réseau des concessionnaires. Les mécanismes liés notamment au FCR et aux opérations de réimmatriculation occupent une place croissante dans l’accès des véhicules au marché tunisien.
Du côté des véhicules neufs commercialisés par les concessionnaires, les marques asiatiques continuent de dominer le classement.
La sud-coréenne Hyundai arrive en tête avec 4 351 véhicules vendus, soit une part de marché de 9,26 %, en progression de 0,23 %.
Elle est suivie de très près par Kia, également sud-coréenne, avec 4 260 véhicules et une part de marché de 9,06 %.
La française Citroën occupe la troisième place avec 3 187 véhicules, soit 6,78 % du marché. La marque enregistre surtout une progression spectaculaire de 85,18 %.
La japonaise Isuzu arrive quatrième avec 2 850 véhicules et une part de marché de 6,06 %, en hausse de 34,94 %.
Toyota complète le Top 5 avec 2 515 véhicules, soit une part de marché de 5,35 %.
Sur le segment des voitures particulières, Hyundai conserve la première place avec 4 351 véhicules vendus, représentant 12,40 % du marché.
Kia arrive deuxième avec 4 258 unités, soit 12,14 % de parts de marché. La marque chinoise Chery se classe troisième avec 2 310 véhicules, soit 6,59 %.
Elle est suivie par Suzuki, avec 2 271 véhicules et une part de marché de 6,47 %, puis par Renault, qui totalise 1 948 unités, soit 5,55 %.
Sur le segment des véhicules utilitaires et commerciaux, Isuzu s’impose largement avec 2 846 véhicules vendus, soit une part de marché de 23,87 %.
La marque devance Citroën, avec 2 322 véhicules et 19,47 % de parts de marché, puis Peugeot, qui totalise 1 715 unités, soit 14,38 %.
Fiat arrive en quatrième position avec 1 488 véhicules et 12,48 %. Tandis que Toyota complète le Top 5 avec 618 unités, soit 5,18 %.
Alors que le marché automobile global progresse et que les circuits parallèles gagnent du terrain, le segment des voitures populaires évolue dans le sens inverse.
À fin août 2026, 6 276 voitures populaires avaient été commercialisées, contre 6 611 durant la même période de 2025. Le segment accuse ainsi un recul de 335 véhicules.
La Kia Picanto conserve la première place avec 1 418 véhicules vendus, au prix indiqué de 32 794 dinars.
Elle est suivie par la Suzuki Celerio, avec 1 104 véhicules, proposée à 28 457 dinars, puis par la Chery Tiggo 1X, avec 1 074 unités, au prix de 32 340 dinars.
La Hyundai Grand i10 arrive quatrième avec 998 véhicules, au prix de 32 343 dinars.
La Renault Kwid occupe la cinquième position avec 974 unités, proposée à 30 209 dinars.
Enfin, la Mitsubishi Attrage arrive en sixième position avec environ 160 voitures populaires commercialisées à fin août.
Les chiffres des huit premiers mois de 2026 montrent donc un marché automobile tunisien en nette progression. Près de 70 000 véhicules ont été vendus ou enregistrés depuis le début de l’année, soit une hausse de 13,78 % sur un an.
Mais cette reprise ne se répartit pas uniformément entre les différents circuits. Les concessionnaires agréés restent majoritaires avec 67 % du marché. Tandis que les circuits parallèles progressent plus rapidement, à +18,31 %, et représentent désormais 33 % du total.
Dans le même temps, le segment des voitures populaires recule légèrement, avec 6 276 véhicules contre 6 611 un an auparavant.
Le marché automobile tunisien affiche ainsi une reprise réelle, mais également une transformation de sa structure. La progression du parallèle constitue désormais l’un des principaux marqueurs de cette évolution. Alors que l’accès aux voitures populaires reste un enjeu important pour les ménages.
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Volkswagen célèbre les cinquante ans de la GTI en faisant entrer son emblématique sigle sportif dans une nouvelle ère. À l’occasion de cet anniversaire, le constructeur allemand a dévoilé en première mondiale les premières photos et informations de la nouvelle ID.3 GTI, une compacte 100% électrique développant 326 chevaux, avec 545 newtons-mètres (Nm) de couple...
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L’industrie tunisienne des composants automobiles fait, en cette mi-septembre, l’objet d’un double mouvement d’intérêt en provenance d’Asie. D’une part, un groupe chinois spécialisé dans le câblage automobile a engagé une démarche de prospection en vue d’une éventuelle implantation. D’autre part, une initiative diplomatique menée en Corée du Sud a débouché sur l’annonce d’une visite prochaine d’une délégation d’équipementiers coréens.
Une délégation de la société Kunshan Chemitec Automotive Components, menée par son directeur général, a été reçue au siège de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Le projet à l’étude porterait sur la création d’une unité de production d’environ 4 000 m², pour un investissement de première phase estimé à 3 millions €. Il générerait, dans un premier temps, entre 30 et 50 emplois directs, ce volume étant appelé à évoluer en fonction de l’avancement du projet.
À cette occasion, l’APII a présenté à la délégation le cadre réglementaire applicable à l’implantation d’entreprises étrangères en Tunisie, notamment les mécanismes d’accompagnement et les incitations fiscales prévus par la législation en vigueur. L’agence a également mis à disposition ses outils d’information sectoriels, dont un tableau de bord consacré aux industries automobile et aéronautique ainsi qu’un annuaire des entreprises industrielles, destinés à faciliter l’identification de partenaires potentiels au sein du tissu productif local.
Le groupe chinois, fondé au milieu des années 2000, est spécialisé dans la fabrication de faisceaux de câblage et de dispositifs de protection associés destinés à l’industrie automobile. Il dispose d’une implantation dans plusieurs pays et compte parmi ses clients divers acteurs majeurs du secteur ; son éventuelle installation en Tunisie demeure, à ce stade, conditionnée à l’issue de la phase de prospection en cours.
Parallèlement, l’ambassade de Tunisie à Séoul a tenu une séance de travail avec des représentants de Hyundai Mobis, équipementier coréen de premier plan dans le domaine des composants et systèmes automobiles. Les discussions, menées en présence du vice-président de l’entreprise et de responsables des investissements à l’étranger, ont porté sur les possibilités de collaboration industrielle entre les deux parties, incluant à la fois des perspectives d’approvisionnement auprès de fabricants tunisiens et l’examen de projets d’investissement direct.
Cette rencontre constitue l’une des premières étapes d’un programme de prospection plus large conduit par la représentation diplomatique tunisienne auprès des équipementiers automobiles coréens. Ce travail de mise en relation a permis la programmation, pour la mi-octobre, d’une visite en Tunisie d’une délégation composée de treize entreprises coréennes du secteur, organisée en coordination avec l’Association tunisienne de l’industrie automobile, l’Agence de promotion des investissements extérieurs et la Chambre de commerce tuniso-coréenne.
Ces deux projets, bien que de nature différente, s’inscrivent dans une même logique : celle d’un élargissement des débouchés de la filière tunisienne des composants automobiles vers des partenaires asiatiques, en complément de son ancrage traditionnel sur le marché européen. Pour les sous-traitants locaux, la visite coréenne annoncée pour octobre constitue une opportunité tangible de nouer des relations commerciales avec un groupe de l’envergure de Hyundai Mobis, tandis que le dossier chinois, encore à un stade préliminaire, permettra d’apprécier la capacité du pays à convertir une phase de prospection en investissement effectif.
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Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. a présenté, lundi 14 septembre, à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les grandes lignes d’un projet industriel encore en phase de prospection.
Le projet porte sur la création d’une unité de production sur une superficie d’environ 4000 m². Selon les premières données présentées par l’entreprise, l’investissement pourrait atteindre 3 millions d’euros dans une première phase, avec la création envisagée de 30 à 50 emplois directs. L’effectif pourrait ensuite évoluer en fonction du développement de l’activité.
La délégation chinoise, conduite par son CEO Liu Yichao, a présenté les activités de Kunshan Chemitec et ses perspectives de développement en Tunisie. Fondée en 2005, l’entreprise est spécialisée dans la fabrication et l’exportation de faisceaux de câbles (wiring harness) et de solutions destinées à leur protection.
Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés dans différentes applications, notamment dans l’industrie automobile.
La société, qui indique être présente dans six pays et travailler avec plusieurs acteurs internationaux du secteur automobile, mène actuellement une démarche de prospection en vue d’une éventuelle implantation en Tunisie.
La rencontre tenue au siège de l’APII a permis aux représentants de l’entreprise chinoise d’échanger sur les possibilités offertes par le tissu industriel tunisien et sur les étapes nécessaires à la concrétisation du projet.
Les responsables de l’Agence ont présenté les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et les avantages et incitations prévus par la législation en vigueur.
L’APII a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, notamment son tableau de bord sectoriel et son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur potentiel d’identifier les acteurs présents en Tunisie et les possibilités de partenariat.
À ce stade, aucune implantation définitive n’est annoncée. Le projet demeure soumis à la poursuite des études et des démarches engagées par l’entreprise chinoise. La rencontre illustre néanmoins l’intérêt porté au secteur tunisien des composants automobiles, déjà intégré dans les chaînes de production internationales.
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