L’Orchestre symphonique de Carthage, sous la direction du maestro Hafedh Makni, présentera le concert symphonique «Primavera musicale : échos de la Méditerranée», le samedi 25 avril 2026, à 19h30, au Théâtre municipal de Tunis, avec la participation du maestro Ludovico Troncanetti en soliste.
Selon l’Institut Culturel Italien de Tunis, co-organisateur de l’événement, «ce concert offrira au public un voyage à travers la virtuosité et le raffinement orchestral, célébrant la richesse de la musique classique italienne et méditerranéenne, à l’occasion du 70e anniversaire des relations bilatérales entre la Tunisie et l’Italie».
Le programme comprendra des œuvres de Saint-Saëns et un hommage aux compositeurs italiens, avec des pièces de Gioachino Rossini et Giuseppe Verdi, lors d’une soirée réunissant orchestre, chœur et violoncelle, interprété par Wassim Makni.
Cette initiative, à laquelle participe l’association tunisienne Musique Sans Frontières, s’inscrit dans un programme de coopération culturelle visant à promouvoir la musique classique comme vecteur d’échanges entre la Tunisie et l’Italie. Parmi ses soutiens figurent également l’Office national du tourisme tunisien et la Fondation Arts et Culture.
Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a confirmé aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026, que le projet «Pour une approche intégrée de la gestion des migrations et de la mobilité des travailleurs en Afrique du Nord» (Thamm+OFII), financé par l’Union européenne (UE), ne se limite pas à la création d’emplois en France, mais s’étend à plusieurs pays de l’UE, dans le cadre d’accords avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) visant à élargir les partenariats.
Les efforts pour diversifier les destinations européennes ont permis de recevoir des offres pour l’embauche de plus de 15 000 jeunes Tunisiens, notamment dans le secteur du tourisme en Autriche.
Riadh Choued a également annoncé un renforcement des liens avec le marché italien : une nouvelle convention sera signée le 13 avril 2026 avec l’Agence italienne pour l’emploi. Les recrutements ne se limiteront pas aux diplômés des centres de formation dans le secteur du bâtiment, mais concerneront également d’autres spécialités, telles que la maintenance industrielle, les technologies de l’information et la communication, ainsi que l’agriculture.
Le corail rouge s’affirme à nouveau comme un axe de coopération entre l’Italie et la Tunisie, non plus seulement comme matière première pour la joaillerie, mais comme un vecteur potentiel de filière euro-méditerranéenne à forte valeur ajoutée, fondée sur la protection de l’environnement, l’innovation et une production spécialisée.
Telle est l’orientation de l’atelier international sur le thème : «Le corail, pont de la coopération en Méditerranée», qui s’est tenu le 25 février 2026 à Torre del Greco, qui a réuni des acteurs économiques, des pôles de compétitivité, des centres de recherche et des institutions des deux pays, avec pour objectif de construire une filière éthique, circulaire et durable.
Parmi les intervenants de renom, dont le journaliste spécialiste Domenico Letizia, figuraient Fabrizio Monticelli, PDG de ForMare Innovation Hub for Blue Economy, et Emna Sohlobji, présidente du Cluster maritime de Tunis. Des délégués d’Assocoral, du BIG (Blue Italian Growth Cluster), du WestMed National Hub pour l’Italie, de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM-Tunisie) et du zoo Anton Dohrn étaient également présents.
Complémentarité des deux rives.
D’une part, la Tunisie entretient une relation historique avec le corail rouge, notamment dans la région de Tabarka, où le secteur conserve des racines ancestrales ; d’autre part, Torre del Greco demeure un haut lieu de l’art du corail et du travail du camée.
Le protocole signé en marge de la réunion vise à mutualiser les ressources, la recherche et l’expertise, renforçant ainsi la pêche professionnelle tunisienne et la capacité de l’Italie à transformer les matières premières en produits finis de meilleure qualité, valorisant l’identité territoriale et offrant de nouvelles perspectives commerciales.
Ce projet s’inscrit également dans un cadre méditerranéen plus large, marqué par de fortes contraintes environnementales.
Evoquant ce projet de coopération entre l’Italie et la Tunisie pour la création d’une chaîne corail durable, Domenico Letizia a déclaré: «C’est une initiative fondamentale non seulement pour la protection de la biodiversité marine, mais aussi pour la valorisation de l’excellence artisanale et commerciale qui unit les deux rives de notre mer».
Nécessité de prévenir la surpêche
La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO a adopté un plan de gestion du corail rouge afin de prévenir la surpêche et de maintenir les populations à des niveaux biologiquement durables.
Ce même programme a renforcé les travaux sur la traçabilité, les analyses de laboratoire, l’évaluation des stocks et la dimension socio-économique de la chaîne d’approvisionnement.
En 2024, le groupe de travail de la CGPM a constaté des signes de surexploitation dans certaines zones méditerranéennes, soulignant la nécessité de mesures à long terme et de contrôles plus efficaces.
Pour la Tunisie, la coopération corallienne est également liée à l’économie bleue et au renforcement des économies côtières.
La FAO en Tunisie note que le programme de recherche méditerranéen sur le corail rouge a été mis en œuvre localement par l’INSTM, dans le but de créer une plateforme de coordination pour le suivi des stocks et de fournir une base scientifique pour les futures mesures de conservation et de gestion.
Dans ce contexte, l’accord avec l’Italie peut constituer un laboratoire concret de coopération économique ciblée, où la protection de la biodiversité, la formation des jeunes artisans et plongeurs, l’inclusion des femmes et des communautés locales, la certification des produits et la lutte contre l’illégalité deviennent des outils de développement partagé dans le détroit de Sicile.
Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge.
Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours «pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau». «Aucun pays ne leur est venu en aide», a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne Ansamed.
Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !
Une équipe pluridisciplinaire tuniso-italienne mène actuellement une mission de terrain afin de poursuivre les fouilles commencées en 2017 et d’entreprendre de nouvelles analyses scientifiques dans le site archéologique de Castilia à Tozeur, dans le sud-ouest de la Tunisie.
La coopération scientifique et culturelle entre la Tunisie et l’Italie en matière de protection du patrimoine archéologique se poursuit avec ce projet, lancé dans le cadre d’une collaboration entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome Tor Vergata, qui vise à renforcer la recherche archéologique et à promouvoir la valorisation durable du site.
Les investigations archéologiques se concentrent notamment sur un imposant bâtiment rectangulaire situé à proximité d’une église, divisé en plusieurs pièces disposées autour d’une cour centrale.
Les premiers résultats confirment une stratification complexe, avec différentes phases d’occupation s’étendant du Ve au VIIe siècle après J.-C., et probablement au-delà, offrant de nouveaux éléments pour l’étude de l’Antiquité tardive dans la région.
En parallèle, une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des Sciences de Bizerte) a entrepris l’analyse des matériaux de construction – pierre, mortier et pisé – afin de comprendre les techniques de construction employées et la dynamique d’approvisionnement en ressources locales.
Un autre axe de recherche concerne l’archéologie architecturale, avec une documentation systématique des édifices religieux, appuyée par des relevés laser de haute précision d’un bâtiment remarquable par son excellent état de conservation.
Une grande attention est également portée à l’étude des objets mobiliers, explique l’INP dans un communiqué. En particulier, les matériaux céramiques découverts font l’objet d’analyses spécialisées visant à établir une typo-chronologie d’un contexte encore peu documenté dans la littérature scientifique, contribuant ainsi à combler les lacunes de nos connaissances sur la production locale.
L’approche interdisciplinaire du projet s’étend également à l’analyse paléo-environnementale. L’étude des restes botaniques issus des couches de fouilles permettra de reconstituer les habitudes alimentaires et les conditions de vie des communautés locales durant l’Antiquité tardive, offrant une vision plus large du contexte socio-économique de l’époque.
Au-delà de sa dimension scientifique, le projet vise à promouvoir le développement durable du site, grâce à la participation active des acteurs locaux. Dans cette optique, et avec la contribution de chercheurs de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (Enau), des rencontres ont déjà été organisées avec les autorités régionales et les organisations de la société civile afin de définir une vision partagée et participative du développement du site.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération tuniso-italienne dans le secteur culturel, considéré comme un levier stratégique pour le développement territorial et la promotion d’un tourisme durable dans les régions intérieures de la Tunisie, qui ne manquent pas d’attractions culturelles et autres.
Ces dernières années, la région de Gabès, dans le sud-est de la Tunisie, a été au cœur d’importantes mobilisations environnementales liées à la pollution industrielle engendrée par le Groupe chimique tunisien (GCT), actif depuis 1972 dans la production de phosphates et d’engrais. Dans le cadre des efforts pour faire face à cette pollution, l’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès.(Photo: Les plages de Gabès polluées par les rejets de phosphogypse de l’usine chimique).
Lors d’une séance de questions au Parlement, le 27 mars 2026, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncéqu’un «programme intégré» a été élaboré pour Gabès, prévoyant le réaménagement de huit plages. Parmi celles-ci figurent Zarat, qui fait l’objet d’une étude d’impact sur la construction d’un port de pêche et d’une usine de dessalement ; Lamaya, où une zone de baignade sera aménagée ; Aichoun qui sera équipée d’un éclairage solaire ; Ketana qui accueillera une aire de détente.
Le plan prévoit également des travaux à Chenini, avec la stabilisation des dunes sur 1,5 kilomètre et la création d’une zone de baignade d’un kilomètre.
À Metouia, des emplacements de camping seront aménagés, ainsi que le long du front de mer, une zone de baignade de 400 mètres sera créée et des mesures de prévention de l’envasement seront mises en place.
Le ministère de l’Environnement œuvre à l’échelle nationale, a expliqué Abid, pour protéger plus de 380 kilomètres de côtes tunisiennes des dangers de l’érosion, notamment par la mise en place de digues en enrochement. «Nos plages sont exposées aux risques d’érosion et de montée du niveau de la mer», a confirmé le responsable gouvernemental, soulignant qu’«un programme de travail exhaustif a été élaboré pour mettre en œuvre des mesures de prévention et de protection, revoir les procédures d’autorisation des ouvrages temporaires, et remédier aux infractions.
Abid a attribué les retards dans le lancement de certains projets à des «complications administratives qui ont duré environ sept mois au niveau local», précisant que les fonds étaient inscrits dans la loi de finances 2026.
Au total, plus de 60 projets sont prévus à Gabès dans le cadre du plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national comprenant plus de 900 interventions d’une valeur totale d’environ 7 milliards de dinars.
Concernant le phénomène d’envasement, le ministre a souligné qu’il s’agit d’un processus naturel dans le sud tunisien, toutefois aggravé par l’activité humaine.
Des initiatives de nettoyage des plages ont été lancées et des études menées en collaboration avec des partenaires italiens.
Enfin, le ministre de l’Environnement a mis en avant une série d’interventions directes déjà en cours, notamment l’enlèvement de plus de 10 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage du cours d’eau de l’Oued Essalem et la surveillance continue de la qualité de l’air, ainsi qu’un projet mis en œuvre avec le Japon pour la réutilisation des eaux usées.
L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).
Moktar Lamari *
L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.
Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.
Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique. Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.
L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort
Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»
Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.
L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.
Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.
La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services
Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.
À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.
C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.
Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore
La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :
Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.
Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.
Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.
Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.
Ne pas laisser les autres écrire le contrat
L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.
L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…
La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.
Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.
Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA
Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.
S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.
Une possible évolution ponctuelle du classement
Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.
Une mission au profit des entreprises opérant dans le secteur de la cosmétique sera organisée dans le cadre du salon « Cosmoprof Worldwide Bologna », qui se tiendra du 26 au 29 mars 2026 à Bologne (Italie).
Cette participation est organisée à l’initiative du Centre de promotion des exportations (CEPEX), en partenariat avec le Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Avec plus de 250 000 visiteurs professionnels, près de 3 000 exposants et des participants issus de plus de 150 pays lors de la précédente édition, ce salon constitue une plateforme de référence pour valoriser l’offre tunisienne à l’international et développer des partenariats d’affaires à forte valeur ajoutée.
Il permettra, également, aux entreprises participantes de renforcer la visibilité des marques et des innovations tunisiennes, tout en explorant les nouvelles tendances des secteurs de la cosmétique, de la beauté, de la parfumerie, des soins naturels et du bien-être.
À cette occasion, des rencontres B2B ciblées seront organisées en marge du salon afin de maximiser les opportunités de partenariat et de prospection commerciale, selon le CEPEX.
Les entreprises souhaitant prendre part à cette manifestation peuvent s’inscrire en ligne avant le 30 décembre 2025.
Implantée en Tunisie depuis 2015, El.Com fait partie des entreprises italiennes ayant développé des capacités de production dans le pays au cours de la dernière décennie. Selon les informations publiées par Nova News, le groupe, actif dans les faisceaux de câbles destinés principalement à l’automobile et à certaines applications industrielles, opère aujourd’hui plusieurs sites en Tunisie.
Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où la présence étrangère est régulièrement mise en avant comme un indicateur de stabilité économique. Elle participe ainsi à un discours plus large sur l’attractivité industrielle du pays, sans pour autant en résumer la réalité.
Une implantation industrielle progressive
Fondée en 1967 à Brescia, El.Com a ouvert son premier site tunisien en 2015, dans la zone industrielle de Djebel Ouest. À l’origine, l’unité couvrait 5 000 m² et employait environ 200 personnes. Le dispositif a ensuite été élargi par étapes. À ce stade, El.Com Tunisie SA exploite trois sites industriels totalisant près de 20 000 m², pour un effectif d’environ 800 salariés.
Selon les données communiquées, près de 25 % des capacités industrielles du groupe seraient aujourd’hui localisées en Tunisie. Le pays constitue ainsi l’un des pôles de production du groupe, principalement tourné vers l’exportation, en particulier vers les marchés européens. Malgré le ralentissement du marché automobile mondial, El.Com anticipe une évolution modérée de son activité à l’horizon 2026.
Le cas El.Com s’inscrit dans un paysage plus large. La Tunisie accueille près de 1 000 entreprises italiennes, représentant plus d’un quart des entreprises étrangères implantées dans le pays. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs industriels structurants, notamment l’automobile, le textile, la mécanique et les industries électriques. Dans ce cadre, l’Italie figure parmi les partenaires économiques majeurs de la Tunisie, aux côtés de la France, premier investisseur en volume, tandis que la présence chinoise reste plus limitée.
Un contexte marqué par la présence italienne et les IDE
À fin septembre 2025, les investissements étrangers en Tunisie atteignent près de 2,6 milliards de dinars, en hausse de 28,1 % sur un an. Les investissements directs étrangers demeurent majoritairement orientés vers l’industrie manufacturière, qui concentre environ 63 % des flux. L’Italie figure parmi les principaux investisseurs hors énergie, dans un schéma dominé par les partenaires européens traditionnels.
Dans son implantation tunisienne, El.Com a bénéficié de l’appui du Delta Center, structure d’accompagnement des entreprises italiennes sur les volets administratifs et opérationnels.
Au-delà du cas El.Com, ces éléments rappellent que la Tunisie reste intégrée aux arbitrages industriels européens comme site de production orienté vers l’export, dans une logique de coûts, de proximité géographique et de disponibilité de la main-d’œuvre, plus que dans un récit de réussite mis en scène.
La Fiorentina a remporté, dimanche, son premier match de la saison en Série A, lors de la 16e journée du Championnat d’Italie de football. La lanterne rouge s’est largement imposée à domicile face à l’Udinese (5-1), mettant fin à une longue série sans succès.
Il aura fallu attendre cette 16e journée pour voir la Viola s’imposer enfin en championnat. Avant ce match, les Toscans restaient sur six matches nuls et neuf défaites. Cette victoire permet au club florentin de conclure l’année civile sur une note positive, malgré une situation sportive encore délicate.
Une saison marquée par l’instabilité
Ce succès intervient dans un contexte difficile pour la Fiorentina. Depuis le début de la saison, le club a déjà connu un changement d’entraîneur, tandis que son successeur reste sous pression. À l’approche de son centenaire, que la Viola célébrera la saison prochaine, la formation toscane tentait surtout d’enrayer une spirale négative.
Un tournant dès la 8e minute
La rencontre a rapidement basculé en faveur de la Fiorentina. Dès la 8e minute, le gardien de l’Udinese, Maduka Okoye, a été expulsé pour avoir violemment stoppé Moise Kean hors de sa surface de réparation. Réduits à dix, les visiteurs ont subi la domination florentine.
La Fiorentina a ouvert le score à la 21e minute, avant d’ajouter deux autres buts avant la pause, prenant une avance confortable à la mi-temps.
Kean décisif, l’Udinese dépassée
En seconde période, Moise Kean s’est illustré en inscrivant un doublé aux 56e et 68e minutes. Ces réalisations ont définitivement scellé le sort de la rencontre, mettant hors de portée une équipe de l’Udinese pourtant classée 11e avec 21 points avant ce match.
Ce lourd revers contraste avec la dynamique récente de l’Udinese, qui restait sur une victoire face au champion en titre, Naples (1-0), lors de la journée précédente.
Une situation encore préoccupante au classement
Malgré cette large victoire, la Fiorentina reste dernière du classement avec 9 points. Elle accuse toujours cinq points de retard sur la 17e place, synonyme de maintien en Série A. La route vers le redressement demeure donc longue pour la Viola.
La 16e journée s’est également poursuivie avec plusieurs autres rencontres, tandis que certains matches sont programmés mi-janvier, en raison du calendrier.
Pour la 16ᵉ journée de Serie A, la Juventus Turin reçoit l’AS Rome ce samedi 20 décembre 2025 à 20h45 à l’Allianz Stadium. Les deux équipes, séparées d’un point au classement (AS Rome 4ᵉ avec 27 points, Juventus 5ᵉ avec 26 points), se disputent une place en Ligue des champions dans un duel qui s’annonce serré.
Sur les cinq derniers matchs, la Juventus affiche quatre victoires et une défaite (8 buts marqués, 3 encaissés), tandis que l’AS Rome compte trois victoires et deux défaites (8 buts marqués, 4 encaissés). Les confrontations récentes sont équilibrées : une victoire chacune et trois nuls, rendant cette rencontre encore plus indécise.
La 16e journée de Serie A se poursuit ce samedi 20 décembre 2025 avec un match attendu au Stadio Olimpico : Lazio Rome reçoit Cremonese pour un duel qui s’annonce intense.
Horaire du match
Le coup d’envoi est prévu à 18h00. Les supporters des deux clubs pourront suivre l’intégralité de la rencontre en direct.
Diffusion TV et streaming
Le match sera retransmis sur DAZN, offrant la possibilité de suivre chaque action en direct. Les abonnés peuvent également profiter de l’expérience via l’application Programme TV Foot, disponible sur iPhone et Android.
La Tunisie et l’Italie ont lancé officiellement, lundi, le projet TANIT, une initiative stratégique dédiée à la valorisation des eaux usées traitées. Inscrit dans le cadre du programme italien « Mattei pour l’Afrique », ce projet vise à renforcer la résilience hydrique et agricole du pays tout en soutenant la transition vers une économie plus durable.
Pour une gestion durable de l’eau
La cérémonie de lancement s’est tenue à Tunis, en présence du Secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, et d’une délégation italienne de haut niveau représentant l’ambassade d’Italie, l’Agence italienne pour la coopération au développement, le Fonds des dépôts et consignations italien et l’Institut agronomique méditerranéen de Bari.
Le projet TANIT s’articule autour de trois axes principaux :
Le traitement et la réutilisation des eaux usées à des fins agricoles.
Le soutien à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la gestion hydrique.
La formation des acteurs agricoles pour une utilisation efficiente des ressources.
Un champ d’action national étendu
Selon Hamadi Habaieb, cette coopération « revêt une importance stratégique dans un contexte de stress hydrique croissant ». Le responsable a souligné que le projet permettra de mieux valoriser les ressources non conventionnelles et de soutenir les efforts nationaux pour une agriculture durable et résiliente.
Le projet concernera plusieurs stations d’épuration situées à El Attar, Melliane, Sfax, Enfidha et Agareb. Les eaux traitées du Grand Tunis seront réutilisées pour l’irrigation agricole sur une superficie totale de 11.500 hectares, répartie entre les gouvernorats de Tunis, Zaghouan, Sousse et Sfax. Les exploitations concernées se trouvent notamment dans les domaines publics agricoles de Bouargoub, Borj El Amri, El Khair, Semenja, Enfidha et Chaâl.
De son côté, la délégation italienne a réaffirmé l’engagement de Rome à accompagner la Tunisie dans ses projets de développement durable, tout en annonçant le renforcement du programme de coopération bilatérale 2025–2027. Les deux parties ont insisté sur la nécessité de maintenir une coordination technique étroite pour assurer la réussite du projet TANIT.
Eau, agriculture et formation au cœur des échanges
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre Tunis et Rome, renforcé par la visite de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni à Tunis le 31 juillet 2025, où elle avait été reçue par le président Kaïs Saïed.
Cette visite visait à accélérer la mise en œuvre du Plan Mattei pour l’Afrique, tout en approfondissant la coopération dans les domaines migratoire, énergétique et agricole.
Les échanges entre les deux gouvernements ont notamment porté sur le projet TANIT et sur la création prochaine d’un centre régional de formation agricole, deux actions phares de la coopération tuniso-italienne. Ces initiatives traduisent la volonté commune d’inscrire le développement dans une approche durable et inclusive, centrée sur la sécurité hydrique et alimentaire.
Une nouvelle route du trafic de drogue a été démantelée entre Marsala, en Sicile, et la Tunisie. Pas moins de 670 kilos de haschich ont été saisis par la Garde des finances italienne, ont rapporgté les médias italiens, hier.
La Sicile et la Tunisie ne sont séparées que par un mince ruban de mer, une frontière naturelle entre deux continents, mais qui devient de plus en plus souvent le théâtre de trafics illicites défiant la loi et la vigilance des autorités.
Ces dernières semaines, une nouvelle route maritime a émergé dans les eaux du canal de Sicile : une véritable « voie de la mer » reliant les côtes nord-africaines à celles de la province de Trapani.
Les forces de l’ordre italiennes ont mené une vaste opération le long de ce couloir marin, utilisé non pas par des pêcheurs ou des plaisanciers, mais par des trafiquants prêts à faire naviguer de rapides embarcations chargées de drogue.
Les enquêtes, coordonnées par la Direction antimafia de Palerme, ont révélé un trafic international exploitant la proximité géographique entre Marsala et la Tunisie pour faire transiter, par voie maritime, d’importantes cargaisons de stupéfiants.
Une nuit agitée au large de Marsala
Dans la nuit du 20 octobre dernier, les agents de la Police d’État et de la Garde des finances de Trapani, engagés dans une patrouille conjointe, ont remarqué un mouvement suspect au large des côtes marsalaises.
Selon les témoignages recueillis, un canot pneumatique à moteur hors-bord avait quitté la terre ferme pour se diriger vers le large. Les radars et systèmes de surveillance ont suivi le bateau jusqu’aux eaux internationales, où il a croisé un pêcheur tunisien.
Les deux embarcations se sont alors rapprochées pour effectuer le transbordement de plusieurs colis volumineux, enveloppés dans des bâches bleues. Malgré les tentatives de dissimulation, les autorités italiennes avaient déjà mis en place une manœuvre d’encerclement.
Une course-poursuite s’est engagée : le pilote du canot a tenté de s’enfuir et de se débarrasser du chargement, mais les agents ont réussi à récupérer les paquets, contenant 160 kilos de haschich conditionnés en plaquettes.
670 kilos de haschich et cinq arrestations
Pendant que la police interceptait le canot à Marsala, la Garde des finances a pris en chasse le pêcheur tunisien, intercepté à quelques milles du territoire maritime tunisien. Les militaires ont réussi à monter à bord, récupérant 11 autres colis de drogue jetés à la mer, soit plus de 600 kilos de haschich supplémentaires.
Au total, 670 kilos de drogue ont été saisis – le plus important chargement intercepté dans les eaux de Trapani depuis des décennies.
Cinq ressortissants tunisiens ont été placés en garde à vue pour association criminelle en lien avec un trafic international de stupéfiants. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le cinquième a été transféré au Centre de rétention administrative de Milo, dans l’attente des décisions de la justice italienne.
Les deux embarcations ont été saisies afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir leurs investigations et de reconstituer les réseaux impliqués dans cette nouvelle route du narcotrafic méditerranéen.
La visite officielle du ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, prévue ce lundi à Zarzis, dans le sud de la Tunisie, a été annulée en raison des urgences liées à la crise environnementale que traverse actuellement le gouvernorat de Gabès.
Selon l’agence Nova, le ministre tunisien de la Défense, Khaled Shili, a dû reporter les engagements bilatéraux en raison des réunions de haut niveau qui se succèdent autour de la situation dans le gouvernorat.
Le ministre de la Défense ainsi que les autres ministres restent mobilisés par la crise environnementale et sociale que traverse la région de Gabès.
Dans ce contexte, l’Assemblée des représentants du peuple tiendra, ce lundi 20 octobre 2025, une séance plénière consacrée à l’examen de la situation dans le gouvernorat de Gabès, en présence des ministres de la Santé, Mustapha Ferjani, et de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari.
Gabès, théâtre depuis plusieurs jours de manifestations massives, est confrontée à une pollution persistante attribuée aux unités du Groupe chimique tunisien (GCT). Les habitants exigent le démantèlement immédiat des installations industrielles polluantes.
Le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, devait se rendre à Zarzis, pour une visite officielle visant à consolider la coopération italo-tunisienne dans le secteur de la défense. Selon l’agence Nova, cet accord s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre Rome et Tunis, initié l’année dernière par la signature d’un accord de coopération en matière de défense.
Cet accord prévoit plus de 46 activités conjointes entre les forces armées italiennes et tunisiennes – 26 en Italie et 20 en Tunisie – et porte sur la formation, l’entraînement, les opérations, les services médicaux militaires et l’échange d’informations satellitaires.
Le géant italien Prysmian a remporté le contrat majeur pour l’interconnexion électrique sous-marine Elmed. Ce projet, dont le contrat principal s’élève à 460 millions d’euros, est bien plus qu’une infrastructure ; il est le pivot d’une nouvelle stratégie énergétique européenne. Salué par Ursula von der Leyen, Elmed fait de la Tunisie le premier partenaire africain directement relié au continent par une liaison électrique en courant continu.
L’Enjeu Stratégique : L’Afrique, Nouvel Allié de l’Europe Verte
Le projet Elmed reliera la Sicile (Italie) au Cap Bon (Tunisie) via un câble sous-marin de 600 MW, créant ainsi une voie directe et sécurisée pour l’énergie. Il s’agit de la première liaison en courant continu à haute tension (HVDC) entre l’Europe et l’Afrique.
Dans un contexte de forte incertitude géopolitique, l’objectif principal est de diversifier et sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Europe. Le câble permet d’intégrer massivement les énergies renouvelables (solaire et éolien) de l’Afrique du Nord sur le marché européen. En offrant un débouché pour l’électricité verte tunisienne, il aide l’UE à atteindre ses objectifs climatiques tout en renforçant son autonomie face aux énergies fossiles.
Ce projet est une concrétisation du « Global Gateway » de l’UE et du Plan Mattei de l’Italie, qui visent à ériger la Tunisie en partenaire stratégique et en hub d’exportation d’énergie propre pour l’ensemble de l’Europe.
Le Contrat Prysmian et l’Engagement Financier Historique de l’UE
La valeur stratégique du projet est soutenue par un engagement financier conséquent.
Le contrat principal pour la fourniture et l’installation de l’artère sous-marine, remporté par le groupe Prysmian, est évalué à environ 460 millions d’euros.
Bien que le coût total du projet Elmed approche le milliard d’euros, le montage financier est remarquable par l’intervention massive de l’Union européenne :
Les opérateurs Terna (Italie) et la STEG (Tunisie), ainsi que des institutions comme la Banque Mondiale et la BEI, fournissent le financement complémentaire, assurant la solidité de cet axe vital.
Un Tremplin Économique et Social : Stabilité et 70 000 Emplois en Vue
Pour la Tunisie, le projet Elmed est un vecteur de transformation crucial, destiné à renforcer sa souveraineté énergétique et à stimuler son économie.
Stabilité du Réseau : L’interconnexion agit comme un filet de sécurité pour la STEG, permettant l’importation rapide d’électricité européenne en cas de besoin, stabilisant le réseau national et garantissant une meilleure qualité de service aux consommateurs.
Moteur de Croissance et d’Emploi : Le câble débloque le potentiel d’exportation de la Tunisie, encourageant les investissements massifs dans la filière nationale des énergies renouvelables. Les partenaires financiers du projet estiment que l’ensemble de cet écosystème en croissance pourrait générer pas moins de 70 000 emplois en Tunisie.
Le chantier, dont la mise en service est attendue en 2028, est donc une étape concrète pour lier de manière durable le destin économique et énergétique des deux rives de la Méditerranée.
À l’occasion du forum économique Investment Africa 2025 tenu à Tunis le 26 septembre, l’ambassadeur d’Italie Alessandro Prunas a souligné la volonté de Rome d’intensifier sa présence économique en Tunisie. Ce partenariat bilatéral, déjà solide, vise aussi à ouvrir des perspectives communes vers le marché africain.
Lors de son intervention, le diplomate italien a mis en avant le rôle que la Tunisie peut jouer en tant que partenaire stratégique pour l’Italie. Il a rappelé que les relations bilatérales, ancrées de longue date, se renforcent constamment à travers des coopérations multiples dans les secteurs économique, commercial et académique.
Des échanges déjà importants
En 2024, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 21 milliards de dinars. L’Italie se positionne ainsi comme deuxième partenaire économique de la Tunisie et comme deuxième destination des exportations tunisiennes après la France.
Ce forum Investment Africa 2025 a réuni des représentants institutionnels, économiques et académiques pour promouvoir les opportunités d’affaires entre la Tunisie, l’Italie et le continent africain. L’événement est une initiative conjointe de CONECT, Confimprese Italia, Confimprese Tunisie et Delta Center Tunisie, avec l’appui de la CTICI et de l’Italian Trade Agency.
Cette 1ère édition ambitionne de favoriser des partenariats solides entre sociétés italiennes et opérateurs tunisiens, tout en créant un cadre propice aux échanges bilatéraux.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a vivement critiqué l’initiative de laflottille de la Résilience, destinée à briser le blocus de Gaza. Selon elle, il ne s’agit pas d’une mission humanitaire, mais d’une action visant à « créer des problèmes au gouvernement italien ».
« Cette flottille est dangereuse et irresponsable. Il n’est pas nécessaire de risquer sa propre sécurité ni de pénétrer dans une zone de guerre pour acheminer de l’aide à Gaza », a-t-elle déclaré. La cheffe du gouvernement a ajouté que les autorités italiennes étaient en mesure d’acheminer des aides humanitaires vers le territoire palestinien « en quelques heures seulement ».
Meloni a par ailleurs lancé un appel à la responsabilité, en particulier à l’adresse des parlementaires italiens impliqués dans l’initiative.
De son côté, le ministre de la Défense Guido Crosetto a annoncé l’envoi d’un second navire de la marine italienne pour escorter la flottille internationale en route vers Gaza, signe de la sensibilité politique et sécuritaire entourant cette opération.