❌

Normale Ansicht

MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme

06. Oktober 2026 um 14:50

Le conflit déclenché en février 2026 et la fermeture du détroit d’Ormuz freinent la croissance de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP), qui devrait se contracter de 2,1 % en 2026, avec un recul marqué dans les pays exportateurs de pétrole du Golfe (-4,3 %).

Un communiqué de la Banque mondiale relève que les pays importateurs de pétrole résistent mieux (+4,3 %). Mais l’inflation, les perturbations logistiques et la détérioration des infrastructures pèsent sur les perspectives dans la région MENAAP. Si le conflit s’atténue, un rebond à 7,8 % est possible en 2027. Et ce, à condition de protéger les ménages vulnérables et de restaurer les capacités productives.

Parallèlement, le rapport de la Banque mondiale souligne que l’intelligence artificielle pourrait augmenter la productivité dans 13 à 20% des emplois de la région. Pour cela des lacunes structurelles sont à combler, comme : les données et langues locales sous-représentées; la faible adoption des outils d’IA; le déficit en capital humain et en infrastructures; et un secteur privé peu dynamique.

Au final, une collaboration régionale, associant les pays leaders en IA, les économies à revenu intermédiaire et les États plus vulnérables, représente une piste clé à même de bâtir un écosystème régional d’IA et de transformer ce potentiel en gains concrets de productivité et de croissance, conclut la BM.

L’article MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 14:25

17 millions de dinars (MDT) : tel est le volume des projets agricoles et de pêche qui viendront prendre forme à Béja, Bizerte et Médenine. Et ce, après le feu vert donné lundi par le Comité national d’octroi des avantages de l’APIA.

C’est lundi 5 octobre que le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), a donné son aval à un ensemble de projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Leur coût global atteint 17 MDT.

L’APIA précise, dans un communiqué, que ces approbations sont intervenues au terme de la sixième réunion tenue par l’instance en 2026. Les projets concernés seront menés dans les gouvernorats de Béja, de Bizerte et de Médenine.

Dans le même temps, le comité s’est penché sur les prêts fonciers. Des crédits ont été accordés à de jeunes agriculteurs de Kasserine pour leur permettre d’acheter des terres agricoles s’étendant sur 49,9 hectares. Le financement prévu pour cette acquisition représente 715,9 mille dinars.

L’article Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

L’article IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine est apparu en premier sur Managers.

Agriculture : 650 candidatures en une semaine, l’APIA relance le financement dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 12:27

Le financement des projets agricoles suscite un afflux de demandes dans le Centre-Ouest. Après avoir enregistré 650 nouvelles candidatures en seulement une semaine, le projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur du Centre-Ouest (PVPI-DCV) relance son appel dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. L’APIA annonce une nouvelle période de dépôt du 6 au 11 octobre, avec 90 candidats qui seront retenus à l’issue d’une première sélection.

Les dossiers du 21 septembre doivent être redéposés

Dans un communiqué publié le 5 octobre, l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) précise que l’appel est rouvert afin de faciliter le traitement et le classement des dossiers, mais aussi de clarifier les pièces demandées.

Une précision importante accompagne cette nouvelle ouverture : les candidats ayant déjà déposé leur dossier lors de l’appel lancé le 21 septembre doivent le soumettre de nouveau. Ceux qui ne l’avaient pas encore fait peuvent également déposer leur candidature durant cette nouvelle période.

Le dispositif concerne les trois gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. Trente candidats seront sélectionnés dans chaque gouvernorat, soit 90 bénéficiaires dans cette première phase. La sélection reposera notamment sur l’âge, l’existence d’un crédit foncier, une déclaration d’investissement, une décision d’octroi d’avantages ou encore l’adhésion à un réseau d’incubateurs agricoles.

650 demandes en une semaine

C’est précisément cette forte demande qui donne une autre dimension à la réouverture.

Dans un bilan publié sur LinkedIn, Samia Aloui, responsable de la composante consacrée à la facilitation du financement des investissements agricoles au sein du PVPI-DCV, indique que 650 nouvelles candidatures ont été enregistrées en une semaine après le lancement de la nouvelle vague.

2,35 millions de dinars encore disponibles

Le même bilan apporte un éclairage sur les moyens financiers restant à mobiliser.

Selon Samia Aloui, 1,623 million de dinars ont déjà été engagés au titre de la dotation remboursable financée par la Banque africaine de développement, sur une enveloppe globale de 4 millions de dinars. Il resterait ainsi 2,35 millions de dinars à déployer d’ici la fin de 2026, selon les chiffres communiqués par la responsable.

Elle fait également état de 39 dossiers déjà financés par la BTS, pour 1,512 million de dinars de crédits accordés et 1,072 million de dinars de primes, ainsi que de 89 emplois créés directement dans les régions d’intervention.

Lire aussi :

L’article Agriculture : 650 candidatures en une semaine, l’APIA relance le financement dans trois gouvernorats est apparu en premier sur webdo.

Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents

06. Oktober 2026 um 11:43

Les grandes applications enseignent l’anglais et l’espagnol. L’appli Dialect existe pour les langues qu’on hérite, celles que les grandes plateformes ignorent. Ahcène Bensalama est l’un des deux créateurs de Dialect, l’appli pour apprendre la langue de ses parents, celle qu’on parle vraiment à la maison. Le tunisien en fait partie, enregistré par une voix native.

«On l’a faite pour ceux qui ont grandi loin de la Tunisie et qui veulent parler le tunisien de leur famille. On apprend cinq minutes par jour, avec des cartes, des quiz et un parcours qui avance petit à petit», explique-t-il.

L’appli enseigne 19 langues d’origine, dont beaucoup sont absentes de Duolingo, Babbel et Rosetta Stone : les darija maghrébines, le kabyle, le wolof, le tamoul, etc.

Des voix 100 % natives sur 10 d’entre elles et une mémorisation par répétition espacée. Cinq minutes par jour suffisent pour l’apprentissage des bases, explique encore le jeune développeur.  

Le tunisien, rappelons-le, est une langue sémitique (afro-asiatique), variété d’arabe maghrébin ; vocabulaire à substrat berbère (environ 8-9 % du lexique) et emprunts au français, à l’italien, au turc et à l’espagnol. Il est parlé par 11,5 millions de locuteurs dont 10 % en dehors de la Tunisie, correspondant à la diaspora. C’est à ces derniers essentiellement que Dialect s’adresse.

I. B.

L’article Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents est apparu en premier sur Kapitalis.

Budget 2027 : La Tunisie mise sur l’IA pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale

06. Oktober 2026 um 11:22

La Tunisie veut renforcer la mobilisation de ses ressources en 2027 tout en réduisant progressivement son recours à l’endettement extérieur. Parmi les orientations retenues dans le projet de budget figure une nouvelle approche de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, fondée notamment sur l’intelligence artificielle, l’analyse des données et l’interconnexion des bases des administrations concernées.

L’IA pour renforcer le contrôle fiscal

Selon le document du ministère des Finances consacré aux orientations du projet de budget 2027, le gouvernement entend améliorer le rendement du système fiscal en élargissant l’assiette et en favorisant l’intégration du secteur informel.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales doit également s’appuyer davantage sur les outils numériques. Le recours à l’intelligence artificielle, à l’analyse des données et au croisement des informations disponibles auprès des différentes structures doit permettre de mieux cibler les contrôles et d’améliorer le recouvrement des recettes fiscales, rapporte l’Agence TAP.

Cette évolution s’inscrit dans un chantier plus large de modernisation des administrations fiscale et douanière. Le gouvernement prévoit parallèlement de simplifier les procédures et de développer les services numériques afin de faciliter les relations entre l’administration et les opérateurs économiques.

Moins dépendre de l’endettement extérieur

Derrière cette modernisation du contrôle fiscal, le projet de budget 2027 affiche une orientation plus large : renforcer l’autonomie financière de l’État et privilégier le principe du « compter sur soi ».

L’objectif annoncé est de permettre à l’État de respecter ses engagements et de préserver ses grands équilibres financiers, tout en réduisant progressivement le recours à l’endettement extérieur.

La fiscalité doit ainsi contribuer davantage au financement des dépenses publiques. Les avantages fiscaux seront par ailleurs accordés selon une approche plus sélective, basée sur leur utilité économique, sociale et environnementale. Le gouvernement entend notamment privilégier les activités à forte valeur ajoutée ainsi que celles liées au développement durable et à la transition écologique.

Les phosphates parmi les leviers de recettes

La stratégie ne repose toutefois pas uniquement sur les recettes fiscales. Le gouvernement prévoit également de diversifier les ressources non fiscales de l’État à travers une meilleure valorisation de son patrimoine et l’amélioration de la rentabilité des entreprises publiques.

La relance de la production et des exportations de phosphates figure également parmi les pistes retenues pour accroître les ressources disponibles et améliorer le taux d’autofinancement des dépenses publiques.

Le projet de budget prévoit en parallèle de mobiliser davantage la fiscalité pour encourager l’initiative privée et la création d’entreprises, ainsi que de renforcer le rôle des sociétés communautaires dans le développement local des régions intérieures.

La logique affichée pour 2027 est donc double : mieux collecter les ressources existantes grâce au numérique et au croisement des données, tout en cherchant de nouvelles recettes à travers le patrimoine public, les entreprises publiques et la relance des phosphates.

Lire aussi :

L’article Budget 2027 : La Tunisie mise sur l’IA pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale est apparu en premier sur webdo.

17 MD pour l’agriculture : quelles régions vont profiter de ces investissements?

06. Oktober 2026 um 08:42

17 millions de dinars d’investissements viennent d’être approuvés dans l’agriculture et la pêche. Les projets seront répartis entre Béja, Bizerte et Médenine, tandis que de jeunes agriculteurs de Kasserine bénéficieront de prêts pour accéder au foncier.

Le Comité national d’octroi des avantages de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé plusieurs projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Le montant total atteint 17 millions de dinars.

Réunis lundi à l’occasion de leur sixième réunion de l’année 2026, les membres du Comité ont donné leur accord à des projets qui seront réalisés dans les gouvernorats de Béja, Bizerte et Médenine, indique l’APIA.

La décision ne porte toutefois pas uniquement sur le financement de projets. Le Comité s’est également penché sur la question du foncier agricole, avec l’approbation de prêts fonciers destinés à de jeunes agriculteurs à Kasserine.

Ces crédits représentent une enveloppe de 715,9 mille dinars et doivent permettre l’acquisition de 49,9 hectares de terres agricoles.

D’un côté, l’APIA accompagne donc des investissements dans les activités agricoles et halieutiques. De l’autre, elle intervient sur l’accès à la terre, avec un dispositif ciblé sur les jeunes agriculteurs. Deux leviers qui touchent directement aux conditions de développement et de renouvellement du secteur agricole.

Pour cette sixième réunion de 2026, le Comité a ainsi approuvé des opérations portant à la fois sur l’investissement productif et sur l’accès au foncier, avec des projets répartis entre plusieurs régions du pays.

L’article 17 MD pour l’agriculture : quelles régions vont profiter de ces investissements? est apparu en premier sur Managers.

À propos de l’expérience carcérale d’Ahmed Néjib Chebbi

05. Oktober 2026 um 10:56

La veille de son arrestation le 4 décembre 2025, lors d’une conversation avec Meriem Zghidi — fille du militant défunt Salah Zghidi —, Ahmed Néjib Chebbi lui a dit : «J’ai commencé mon expérience carcérale avec Salah, ton père, en 1968, et je la terminerai avec Mourad, ton frère.» (D’après la page Facebook de Meriem Zghidi).

Fathi Ben Haj Yahia *

1968 – 2026 : cinquante-huit années se sont écoulées entre ces deux dates.

Le pays a traversé de longues années de crises et de bouleversements successifs, depuis la grave crise du coopérativisme qui a failli l’anéantir jusqu’à la situation actuelle — une situation telle que même le plus méchant n’oserait se réjouir de notre sort, quand bien même il s’y efforcerait.

Entre ces deux époques, au cœur de la tourmente, s’est écrite une autre histoire : celle tracée par Ahmed Néjib Chebbi, depuis sa détention à la prison de Borj Erroumi en 1968 jusqu’à son incarcération actuelle à la prison de Mornaguia, où il observe une grève de la faim. Il a peut-être même oublié le nombre de grèves de la faim qu’il a menées au cours de près de soixante années de militantisme, alors qu’il a désormais dépassé le cap des quatre-vingts ans.

Un homme qui ne s’est jamais incliné face à l’arbitraire

Il a été incarcéré en 1968, devenant ainsi témoin de la mise en place du premier tribunal de sûreté de l’État, des lieux de torture physique et morale au sein des locaux de la police politique, ainsi que d’une justice aux ordres du «Grand Combattant».

En prison, son parcours a croisé celui du groupe «Perspectives» ; il en est devenu par la suite l’une des figures de proue avant sa transformation en l’organisation clandestine «L’Ouvrier tunisien» (Al-Amil al-Tounsi), dont il fut l’un des principaux dirigeants en exil à Paris jusqu’au début des années 1980.

Il a ensuite créé le Parti démocrate progressiste (PDP) en 1983, formation qui s’est transformée en Parti républicain (Al-Joumhouri) au début de la révolution de 2011.

Au-delà de toute évaluation globale de ces expériences politiques, il faut reconnaître à cet homme qu’il n’a jamais plié l’échine face à l’autoritarisme, de l’ère Bourguiba à nos jours. Il a été de toutes les pages glorieuses de l’histoire des luttes démocratiques menées par l’opposition au cours des soixante dernières années, figurant toujours au premier rang et parmi les figures de proue de ceux qui ont brisé le mur de la peur — ce mur que les régimes successifs n’ont cessé d’ériger en entretenant une confusion délibérée entre le prestige de l’État et la crainte qu’il inspire.

Son seul tort, aujourd’hui, est d’avoir refusé de plier, en dépit de son état de santé, de la toute-puissance du pouvoir et de la dureté de la prison.

Quelque chose de Sisyphe qui force l’admiration

Son unique moyen d’action aujourd’hui est la grève de la faim, une méthode qu’il avait déjà employée lors de l’une des étapes les plus marquantes de la lutte contre Ben Ali — alors au sommet de sa puissance. C’était à l’époque où un groupe de militants de diverses obédiences politiques s’était réuni dans le cabinet de l’avocat Ayachi Hammami — lui-même emprisonné aujourd’hui — pour réclamer les libertés et la libération des prisonniers politiques. Cet événement eut lieu le 18 octobre 2005, alors que la Tunisie accueillait le Sommet mondial sur la société de l’information.

L’histoire de cet homme revêt une dimension tragique indéniable. On y décèle peut-être une part de Sisyphe qui force l’admiration et le respect, mais elle témoigne aussi, peut-être, de la métamorphose du mythe et d’une réécriture de son dénouement. N’avons-nous pas vécu la journée du 14 janvier 2011 alors que nul Tunisien ne s’attendait à une telle issue ? (À l’exception, bien entendu, des mages et des devins).

Une personne arborant un tel sourire permanent, un optimisme inébranlable et la conviction que la Tunisie mérite ce qu’il y a de plus beau, ne peut que vivre un nouveau moment marquant la fin de l’absurde !

Traduit de l’arabe.

* Militant de gauche et ancien prisonnier politique.

L’article À propos de l’expérience carcérale d’Ahmed Néjib Chebbi est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie : PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia

05. Oktober 2026 um 06:44

La société australienne PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia, dans le gouvernorat de Siliana, après les premiers forages réalisés dans la partie nord de son permis d’exploration de Sekarna.

La présence de phosphate dans ce secteur n’est pas inconnue. Des travaux géologiques anciens avaient déjà signalé des affleurements phosphatés dans la région et un forage réalisé en 2007, initialement destiné à rechercher du plomb et du zinc, avait également recoupé une couche de phosphate.

La nouveauté annoncée ce lundi 5 octobre concerne donc une zone précise du permis de Sekarna, baptisée « Sekarna North » par PhosCo, où la société indique qu’aucun forage antérieur n’était connu.

Deux premiers forages, deux intersections phosphatées

Les deux premiers forages réalisés par PhosCo dans cette partie nord du permis ont tous deux rencontré une minéralisation phosphatée.

Le forage SKDD-2026-01 a traversé une couche de 6 mètres à partir de 46,5 mètres de profondeur. Le second, SKDD-2026-02, a rencontré 7,4 mètres de phosphate à partir de 25 mètres.

Les analyses en laboratoire permettant de déterminer les teneurs en P₂O₅ de ces deux intersections sont encore attendues.

Ces résultats doivent donc être distingués d’une estimation de ressources ou de réserves exploitables. Des forages supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l’étendue de la zone, sa teneur moyenne et son éventuel intérêt économique.

Sekarna, un permis distinct de Gasaat

Le permis de Sekarna couvre environ 128 km² dans le secteur de Rouhia. Il est distinct du projet Gasaat, situé plus au sud-ouest et sur lequel PhosCo a multiplié les campagnes de forage depuis 2025.

C’est autour de Gasaat que la société avait successivement annoncé des résultats à KM, puis à DOH et KH. En mai 2026, l’intégration des premières estimations de ressources de KM et SAB avait porté les ressources minérales déclarées de Gasaat à 166,6 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅.

La découverte annoncée à Rouhia élargit donc les travaux de PhosCo à un autre permis phosphatier, plutôt qu’elle ne constitue une extension directe de Gasaat.

Lire aussi: Phosphate tunisien : De nouveaux forages renforcent le potentiel de Gasaat

De nouveaux résultats également à DOH

Dans la même annonce du 5 octobre, PhosCo fait état de nouveaux résultats de forage à DOH.

Deux forages supplémentaires y ont rencontré respectivement 8,1 mètres de minéralisation phosphatée à partir de 64,9 mètres de profondeur et 9 mètres à partir de 22 mètres. Les analyses de teneur sont également en cours.

La succession des campagnes menées à Gasaat et désormais dans la partie nord de Sekarna montre l’élargissement progressif du programme d’exploration de PhosCo dans le bassin phosphatier tunisien.

À Rouhia, le principal enjeu sera désormais de savoir si les premiers résultats obtenus à Sekarna North se confirment sur une superficie suffisamment importante pour permettre à PhosCo d’établir, à terme, une première estimation de ressources.

Lire aussi:

L’article Tunisie : PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia est apparu en premier sur webdo.

Hammamet – Forum International des DSI : l’IA au cœur de la transformation des entreprises

04. Oktober 2026 um 13:24

La 12ᵉ édition du Forum International des DSI (Directeurs des Systèmes d’Information) se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à Hammamet, autour du thème « AI Driven: From Concept to Value ». L’événement réunira des DSI, experts, entreprises technologiques, startups ainsi que plusieurs délégations internationales.

Cette édition s’intéressera à l’un des principaux enjeux auxquels sont confrontées aujourd’hui les entreprises et les organisations, et plus globalement à toute la société : comment transformer le potentiel de l’intelligence artificielle en valeur concrète et mesurable. L’objectif est entre autres de passer des expérimentations et projets pilotes à une intégration réelle de l’IA dans les processus de décision, les opérations et le développement de nouveaux produits et services.

À travers des conférences, panels, tables rondes et workshops, les participants débattront également des profondes transformations induites par l’IA sur les métiers et les compétences, mais aussi sur les organisations, la cybersécurité et les infrastructures technologiques.

Le Forum sera par ailleurs marqué par le lancement du premier AI Hackathon, un challenge de 48 heures consacré à une problématique concrète, ainsi que par la création du « Village Startup », un espace dédié à la présentation de projets et d’initiatives entrepreneuriales innovantes.

Au-delà des débats et des démonstrations technologiques, cette rencontre constituera une plateforme privilégiée de networking, de partage d’expériences et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

Enfin, le Bénin sera le pays à l’honneur de cette 12ᵉ édition, qui entend ainsi renforcer les échanges et la coopération autour des enjeux liés à la transformation numérique et à l’intelligence artificielle.

L’article Hammamet – Forum International des DSI : l’IA au cœur de la transformation des entreprises est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite

04. Oktober 2026 um 11:58

Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a souligné que les données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé sont des données sensibles nécessitant une protection renforcée. Leur traitement n’est autorisé que dans les cas prévus par la loi, et leur diffusion sur les réseaux sociaux constitue un traitement illicite exposant leurs auteurs à des poursuites juridiques et à une responsabilité éthique.

Dans un communiqué publié samedi 3 octobre 2026, dans la foulée de la polémique suscitée par la publication sur les réseaux sociaux de données personnelles relatives à Yakine, l’adolescente victime d’un viol collectif, et à ses présumés violeurs, le Forum a exprimé sa vive inquiétude face à la fréquence de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de données personnelles et sensibles concernant des individus. Ces pratiques incluent notamment la publication de photos d’enfants, la fuite de documents judiciaires, l’utilisation d’images et de vidéos de mineurs victimes d’agressions sexuelles, ainsi que la divulgation des noms et des photos de suspects dans diverses affaires alors même que les enquêtes sont encore en cours.

Le Forum a appelé les autorités publiques, y compris les délégués à la protection de l’enfance, à intervenir d’urgence pour faire cesser la diffusion d’images et de données concernant des mineurs, à ouvrir une enquête sérieuse sur les sources de fuite des documents judiciaires et à en sanctionner les responsables. Il a également préconisé d’assurer la protection ainsi que le soutien psychologique, social et juridique des victimes et de leurs familles, de coordonner avec les plateformes numériques le retrait rapide et transparent des contenus illicites, et de lancer des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité juridique et éthique liée à la publication d’informations sensibles.

Les enfants, victimes ou suspects, bénéficient d’une protection particulière

Les enfants — qu’ils soient victimes ou suspects — bénéficient d’une protection particulière en vertu de la loi sur les données à caractère personnel, du Code de protection de l’enfant, du Code pénal et de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ; cette protection repose sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la confidentialité des procédures le concernant, a indiqué le Forum, en soulignant que la publication de photos de victimes mineures constitue une seconde atteinte à leur égard et que leur utilisation pour les incriminer ou les blâmer reflète une culture inacceptable faisant peser la responsabilité du crime sur la victime ; il a également rappelé que l’enfant suspect continue de bénéficier des garanties de la justice des mineurs et qu’il ne saurait faire l’objet de diffamation ou voir son identité révélée, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Tout en rappelant l’importance de réactiver l’Instance nationale de protection des données personnelle (INPDP) — qui était présidée par feu Chawki Gaddes et actuellement gelée bien que la loi la régissant soit toujours en vigueur — et a appelé à lui garantir l’indépendance ainsi que les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission, le Forum a également exhorté les citoyens et les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de republier toute image, tout nom ou tout document concernant un mineur, une victime ou un suspect, à ne pas participer à des campagnes de stigmatisation et à signaler les contenus illicites.

Enfin, il a souligné que la protection des données personnelles constitue un droit constitutionnel, consacré par la loi organique n° 63 de 2004, dont jouit tout citoyen et toute citoyenne — qu’ils soient victimes, suspects ou visés par des enquêtes judiciaires — et que ce droit ne saurait être remis en cause par les épreuves subies par la personne ou par les faits qui lui sont imputés.

I. B.

L’article La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite est apparu en premier sur Kapitalis.

Lancement d’un projet national pour soutenir la transition durable des entreprises tunisiennes

Von: tmps
03. Oktober 2026 um 10:30

Un projet national intitulé « Smart Sustainable Infrastructures » (Infrastructures intelligentes et durables), a été lancé vendredi à Startup Village à Tunis avec pour objectif d’accompagner les entreprises et les acteurs économiques en Tunisie dans leur transition vers la durabilité, à travers l’instauration d’une coopération entre les entreprises, les start-ups, les chercheurs, les universités, les experts et les porteurs de projets pour développer des solutions répondant aux problématiques réelles de l’économie tunisienne.

Ce projet, qui s’étalant sur une période de sept mois jusqu’au mois d’avril 2027, s’inscrit dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 » et cible l’accompagnement de 500 jeunes et porteurs de projets, l’implication de 100 experts et chercheurs, la communication avec 50 entreprises, l’accompagnement de 15 projets, ainsi que l’organisation de visites dans 12 villes et la publication de 10 articles scientifiques sur les questions de durabilité.

La cheffe du projet, Fatma Attia, a fait savoir dans une déclaration à l’Agence TAP que l’initiative constitue une articulation entre les chercheurs, les porteurs de projets et les entreprises, permettant de transformer les problématiques posées sur le terrain en solutions applicables et en lien avec l’économie tunisienne.

Le projet allait au delà de l’aspect de sensibilisation pour s’approcher des différentes régions et secteurs économiques et cerner la spécificité des défis auxquels ils font face, a-t-elle précisé, soulignant que les problématiques liées au secteur du textile, par exemple, différencient de celles rencontrées par le secteur des composants automobiles ou autres secteurs.

A cet effet, une caravane de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sillonnera12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja, dans le but d’être à l’écoute des acteurs locaux, de déterminer les problématiques liées à la durabilité dans chaque région et d’œuvrer à trouver des solutions adaptées à leurs spécificités économiques.

Selon la même source, le travail de terrain dans les villes susmentionnées aidera à identifier les problématiques durant toute la période du projet.

Le projet s’articule autour de quatre axes consistant à sensibiliser aux questions de durabilité, à mesurer le niveau des pratiques, des besoins et des défis auprès des entreprises, à stimuler l’innovation pour développer des solutions adaptées à la réalité tunisienne, ainsi qu’à développer les capacités et compétences nécessaires pour accompagner les mutations à venir.

Le projet repose également sur cinq domaines principaux : l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat, dans une tentative de lier les exigences de la transition vers la durabilité aux besoins de l’économie, des entreprises et des nouvelles compétences requises sur le marché du travail.

Le laboratoire de l’innovation « l’UGC Innovation Lab » est l’un des composants principaux du projet, qui va rassembler les entreprises, les start-ups, les experts, les chercheurs et les étudiants pour œuvrer ensemble à identifier les problématiques, formuler les solutions et tester les prototypes avant de procéder à leur application.

Un comité scientifique comprenant des chercheurs et des experts se chargera d’encadrer cette méthodologie et d’en suivre les phases de mise en œuvre.

Au volet de la recherche scientifique, le projet comprend l’instauration d’un espace de recherche participative en collaboration avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES), tout en ciblant la publication de 10 articles scientifiques, outre l’analyse des données qui seront collectées au cours des différentes phases du projet.

Le travail englobe également la réalisation d’un état des lieux sur le niveau de maturité de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès de plus de 100 entreprises tunisiennes, outre l’élaboration d’un guide national des bonnes pratiques dans le domaine de la responsabilité sociétale et de la durabilité, sachant que ces résultats seront présentés lors du forum de clôture en avril 2027.

Trois principales échéances sont prévues dans ce projet, dont la première consiste en son lancement officiel le 2 octobre 2026 dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 », la seconde, en l’organisation du « Hackathon 2.0″ les 30 et 31 janvier 2027, tandis que le parcours s’achèvera par l’organisation du forum  de clôture intitulé  « Innovation for Smart Sustainable Infrastructures » ou l’Innovation pour infrastructures intelligentes et durables », les 20 et 21 avril 2027.

L’article Lancement d’un projet national pour soutenir la transition durable des entreprises tunisiennes est apparu en premier sur Le Temps News.

Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

L’article Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

01. Oktober 2026 um 14:48

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

L’article Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?

01. Oktober 2026 um 09:06

La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’article 24 du décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.

Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?

En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.

Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.

Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l’identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d’un contenu avant de le transmettre.

De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique

Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.

Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.

Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).

La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?

La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.

La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d’une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.

Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.

La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.

L’IA ajoute une nouvelle dimension

L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.

Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?

Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.

La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d’un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.

La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.

La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.

Vers une culture de la responsabilité numérique

Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.

Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.

La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.

La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.

La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.

Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.

C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

L’article Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ? est apparu en premier sur Kapitalis.

L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes

01. Oktober 2026 um 07:52

La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.

Imed Bahri

«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant», c’est par ces mots que débute l’enquête de The Economist. 

Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.

En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.

Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.

Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : «Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler».

Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.

Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?

Les partis investissent dans les technologies électorales

La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui. 

«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales», affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : «Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs».

Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.

Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.

«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur», déclare également cet expert du secteur.

Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains

Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.

Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.

Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.

Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.

Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.

Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.

Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.

«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion», déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.

«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin», ajoute Schwartz.

Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.

Un journaliste de The Economist raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.

Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.

Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : «Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».

C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.

Un militant politique déclare : «Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise».

La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue

The Economist précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.

Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.

La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.

Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.

Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.

Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.

Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.

La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.

Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. «La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire», déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. «Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle», ajoute-t-il.

Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.

L’article L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes est apparu en premier sur Kapitalis.

Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

30. September 2026 um 12:06

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

L’article Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour le mineur de 17 ans au volant ?

30. September 2026 um 10:57

L’accident survenu lundi à Mhamdia, qui a fait deux morts et plusieurs blessés, relance la question des sanctions applicables lorsqu’un mineur conduit sans permis. Un responsable de la sécurité routière a rappelé, aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, les principales dispositions du Code de la route, tout en précisant que les mineurs relèvent d’un régime judiciaire particulier.

Des sanctions renforcées en cas d’accident

Selon le responsable de la branche Centre-Ouest de la sécurité routière, le Code de la route prévoit différentes sanctions en fonction de la gravité des conséquences de l’accident et des circonstances dans lesquelles il s’est produit.

La conduite sans permis constitue notamment une infraction passible d’une peine pouvant atteindre six mois de prison et d’une amende comprise entre 200 et 500 dinars, ou de l’une de ces deux sanctions. Cette disposition figure à l’article 87 du Code de la route.

Lorsque la conduite entraîne des blessures involontaires et que l’accident est lié à certaines infractions prévues par le Code de la route, la peine peut être portée à deux ans de prison et 2000 dinars d’amende. Elle peut atteindre trois ans et 3000 dinars dans certaines circonstances aggravantes, notamment lorsque le conducteur conduisait sans permis ou sous l’influence de l’alcool.

En cas de décès involontaire, les sanctions sont également aggravées. Elles peuvent atteindre trois ans de prison et 3000 dinars d’amende dans certaines situations, puis cinq ans et 5000 dinars lorsque sont notamment réunies certaines circonstances aggravantes, comme l’absence de permis ou la conduite sous l’influence de l’alcool.

Enfin, l’article 91 prévoit une peine pouvant atteindre dix ans lorsque le conducteur responsable d’un décès ou de blessures involontaires prend volontairement la fuite afin d’échapper à sa responsabilité pénale ou civile.

Un mineur de 17 ans relève d’un régime particulier

Ces dispositions doivent toutefois être replacées dans le cadre juridique applicable aux mineurs.

Le Code de la protection de l’enfant considère comme enfant toute personne âgée de moins de 18 ans. Entre 13 et 18 ans, l’intéressé ne relève pas des juridictions pénales ordinaires : il est justiciable du juge des enfants ou du tribunal pour enfants.

Pour les mineurs âgés de plus de 15 ans, une sanction pénale peut exceptionnellement être prononcée lorsque le dossier relatif aux faits et celui concernant la personnalité de l’enfant le justifient. Le Code prévoit alors que cette sanction soit exécutée dans un établissement adapté et spécialisé. À défaut, l’article 99 prévoit un pavillon de prison réservé aux enfants.

Pas de peine automatique

Les montants et durées évoqués pour les accidents de la route constituent donc les sanctions prévues par le Code de la route dans les situations concernées. Ils ne signifient pas qu’un mineur de 17 ans impliqué dans un accident sera automatiquement condamné à la peine maximale correspondante.

Dans le cas de l’accident de Mhamdia, la qualification juridique exacte des faits, les circonstances de l’accident, les éventuelles infractions commises et le régime spécifique de la justice des enfants devront être pris en compte par les autorités judiciaires compétentes.

La question de la responsabilité civile des parents peut également se poser séparément, tandis qu’une éventuelle responsabilité pénale personnelle des adultes concernés dépendrait des faits et qualifications retenus par la justice.

Lire aussi :

L’article Accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour le mineur de 17 ans au volant ? est apparu en premier sur webdo.

La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle

29. September 2026 um 22:39

En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de cette Convention dans le nouvel environnement numérique.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Délégué permanent de Tunisie auprès de l’Unesco, M. Dhia Khaled, a souligné l’importance de préserver la créativité humaine face aux mutations profondes liées à l’essor de l’intelligence artificielle.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’utilisation de l’IA, ainsi que sur la priorité qui doit être accordée à la préservation de la diversité culturelle et linguistique dans l’environnement numérique.

Il a, également, souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de garantir aux pays en développement un accès plus équitable aux nouvelles technologies et infrastructures numériques à travers, notamment, le renforcement des capacités, la formation et le transfert des expertises et du savoir-faire.

Communiqué

L’article La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle est apparu en premier sur Kapitalis.

Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

29. September 2026 um 07:37

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

L’article Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria est apparu en premier sur Kapitalis.

❌