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Entrol fournit un simulateur à l’armée de l’air tunisienne

26. August 2026 um 14:02

Entrol, fabricant de simulateurs certifiés par l’EASA et la FAA basé à Madrid (Espagne), a annoncé, le 24 août 2026, la vente d’un simulateur H125 FNPT II MCC personnalisé à l’armée de l’air tunisienne (relevant du ministère de la Défense nationale). Il s’agit du deuxième projet de simulateur livré par Entrol à cette force aérienne dans le cadre d’un accord officialisé en juillet 2025, rapporte AFM Aero.

Le simulateur est doté d’un cockpit personnalisé correspondant à la configuration spécifique de la flotte AS350B du client et intègre du matériel Garmin authentique (double écran GDU1060). Un système de projection visuelle cylindrique standard est couplé à un système de vibration D-BOX, offrant un retour tactile réaliste dans toutes les phases de vol, précise Enrol dans son communiqué.

Les fonctionnalités d’entraînement spécifiques au terrain et aux missions incluent : des données de navigation tunisiennes officielles complètes couvrant tous les aéroports du pays ; 15 héliports personnalisés et géospécifiques ; des effets environnementaux simulant des tempêtes de sable ; une intégration initiale du système de vision nocturne (NVIS) ; des options de vol en formation ; ainsi qu’un poste instructeur dédié équipé de deux sièges (pour l’instructeur et un observateur).

Le H125 FNPT II sera utilisé pour l’entraînement avancé aux missions militaires, incluant les exercices de procédures, la gestion des urgences, les vols tactiques sous NVIS et l’entraînement au vol en formation dans le cadre de scénarios locaux spécialisés.

«Collaborer avec des opérateurs militaires tels que l’armée de l’air tunisienne renforce la capacité d’Entrol à fournir des dispositifs de simulation hautement spécialisés et prêts pour les missions opérationnelles. Avec ce projet H125, notre objectif n’était pas seulement de livrer un équipement certifié, mais d’offrir un environnement sur mesure permettant aux pilotes de s’exercer à des procédures à haut risque — telles que les opérations NVIS ou le vol en tempête de sable — avec un réalisme total et sans aucun risque», a déclaré Juanjo Lechosa, responsable commercial chez Entrol.

I. B.

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Tunisie | La pénurie d’eau embouteillée en partie provoquée par la loi sur les chèques

26. August 2026 um 11:29

On n’a pas cessé de mesurer l’ampleur des dégâts provoqués dans l’économie tunisienne par la nouvelle loi (populiste) sur les chèques, promulguée en 2025. Selon Azzam Soualmia, dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la gestion d’entrepôts, à la suite de cette loi, le recours aux chèques dans les transactions commerciales a chuté, passant de plus de 43 % en 2023-2024 à seulement 12 % en 2025. Et cette évolution est l’un des principaux facteurs ayant contribué à la baisse des stocks d’eau embouteillée et à l’émergence de la crise d’approvisionnement actuelle.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Soualmia a indiqué que la consommation d’eau embouteillée avait augmenté, au cours de cet été, d’environ 10 % par rapport à la moyenne habituelle. Bien que cette hausse soit en partie due à la hausse des températures, il estime que l’augmentation de la demande n’explique pas à elle seule la crise actuelle ; celle-ci est principalement liée, selon lui, à la réduction des stocks résultant de l’évolution des modalités de financement des transactions, ainsi qu’à la crainte de poursuites judiciaires pour spéculation illicite.

Durant l’hiver et le printemps, les grossistes avaient coutume de constituer des stocks de sécurité d’eau et de boissons gazeuses en profitant de la baisse des prix hors saison ; cela leur permettait de répondre aux besoins du marché en été — période de forte demande — tout en réalisant une meilleure marge bénéficiaire, a expliqué M. Soualmia, estimant que ce système reposait largement sur l’utilisation de chèques à échéance différée : les usines acceptaient des chèques de garantie lors de la constitution des stocks durant les mois d’hiver et de printemps, ces chèques n’étant encaissés qu’ultérieurement, une fois les produits mis sur le marché au moment du pic de la demande.

Selon M. Soualmia, la modification de ce mécanisme suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chèques a affecté la capacité des commerçants à constituer des stocks anticipés.

Cette situation s’ajoute à une autre préoccupation : la crainte que le stockage de grandes quantités de marchandises en période de forte production ne soit assimilé à une pratique monopolistique, exposant ainsi les opérateurs à des poursuites judiciaires.

M. Soualmia souligne par ailleurs que les détaillants contribuaient autrefois à pallier les pénuries survenant après l’épuisement des stocks des usines, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement ; toutefois, la réduction des stocks à tous les niveaux de la chaîne de distribution a rendu le marché plus vulnérable aux hausses saisonnières de la demande.

Les chiffres communiqués par M. Soualmia à Diwan FM illustrent l’ampleur de l’évolution des transactions commerciales : la part des chèques est passée de 43 % en 2023 à 43,5 % en 2024.

En 2025, le paysage a radicalement changé : les virements bancaires sont arrivés en tête avec 44 % des transactions, suivis des effets de commerce (24 %) et des paiements en espèces (19 %), tandis que la part des chèques a chuté à seulement 12 % du total.

Selon lui, cette mutation a pratiquement mis fin au rôle que jouaient les chèques dans le financement d’une part importante des transactions commerciales et de la constitution des stocks ; il souligne qu’ils avaient dominé les moyens de paiement depuis 2020 — à l’exception de l’année 2022 — avant de se retrouver en dernière position en 2025.

Pour M. Soualmia, la hausse de la demande estivale ne constitue qu’une partie de l’explication de la pénurie actuelle d’eau embouteillée ; selon lui, la crise actuelle révèle un problème plus profond lié au système de stockage, de distribution et de financement des stocks. C’est l’insuffisance des stocks constitués durant l’hiver et le printemps qui, selon lui, a réduit la capacité du marché à répondre à la forte demande de l’été.

M. Soualmia ne limite pas ce problème au secteur de l’eau et des boissons gazeuses ; il considère que l’évolution des mécanismes de financement et la crainte de constituer des stocks importants pourraient avoir des répercussions sur d’autres secteurs tributaires du stockage anticipé pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en période de forte demande.

I. B.

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La Tunisie s’installe peu à peu dans un climat tropical

26. August 2026 um 11:05

Selon Hamdi Hached, expert en climatologie et ingénieur en environnement, a déclaré Diwan FM que la Tunisie traverse une série de vagues de chaleur et connaît une hausse sans précédent des températures, une situation qui devrait perdurer jusqu’au début du mois de septembre, précisant que l’épisode actuel se distingue par un taux d’humidité relativement plus élevé que lors des vagues précédentes et par l’enregistrement de ce que l’on appelle des «nuits tropicales».

Durant ces nuits chaudes et humides, les températures ne descendent pas en dessous de seuils très élevés (dépassant parfois les 30 degrés), empêchant ainsi le corps humain et les infrastructures d’évacuer la chaleur accumulée.

L’expert en climatologie a souligné que la définition classique de l’automne n’est plus pertinente sur le plan technique, cette saison s’apparentant désormais à un prolongement de l’été.

La Tunisie connaît une installation durable de caractéristiques propres au «climat tropical» au sein du bassin méditerranéen, conséquence de la hausse record des températures de l’eau de mer.

M. Hached a appelé à la nécessité de s’adapter à cette nouvelle donne climatique et de renouer avec des techniques de refroidissement traditionnel pour atténuer l’intensité de la chaleur et réduire la pression sur la consommation d’énergie, tout en révisant les modèles architecturaux et les infrastructures pour les rendre compatibles avec les changements climatiques en cours et à venir.

I. B.

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Cisjordanie : violence des colons, souffrance psychologique des Palestiniens

26. August 2026 um 10:41
En proie au harcèlement des colons extrémistes juifs, les Palestiniens peinent à accéder à des soins psychologiques. Médecins sans frontières dénonce l’inaction des autorités israéliennes.   En bref MSF observe depuis mars une hausse de la part des consultations psychologiques…

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La CTAF se prépare à une refonte de son infrastructure informatique

26. August 2026 um 10:03

La Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce le lancement d’un appel d’offres national portant sur la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf)…

Un appel d’offres national a été lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) en vue de la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF). Selon les précisions apportées par la BCT, cet appel d’offres couvre plusieurs volets : la fourniture, la livraison, l’installation, la configuration, l’intégration et la mise en service des équipements matériels et des solutions logicielles concernées. Il inclut également le transfert de compétences ainsi que la formation associée à l’ensemble de ces éléments.

La mise à disposition des licences et produits est prévue pour une durée de cinq années. Sachant que l’appel d’offres englobe l’entretien, le dépannage et le maintien en bon état de fonctionnement de l’ensemble de la solution.

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Leoni veut poursuivre son expansion en Tunisie

26. August 2026 um 09:43

Leoni prévoit de poursuivre ses projets d’extension en Tunisie. Le groupe allemand, présent dans le pays depuis près de 50 ans, prévoit de poursuivre ses projets d’extension dans plusieurs régions. L’annonce intervient alors que l’industrie tunisienne des composants automobiles continue de renforcer sa place dans les chaînes de valeur européennes.

Le sujet était au centre d’une rencontre, lundi 24 août, entre Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Mohamed Larbi Rouis, président-directeur général de Leoni Tunisie. Le dirigeant a présenté l’activité du groupe et ses programmes futurs, en insistant sur la poursuite des projets d’extension prévus dans plusieurs régions.

Aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’a toutefois été communiqué à ce stade.

L’implantation de Leoni en Tunisie remonte à 1977. Depuis, le groupe a développé plusieurs unités de production, notamment à Bizerte, Sousse et Monastir, et compte aujourd’hui environ 30 000 emplois dans le pays. Ses activités sont directement intégrées aux chaînes de production internationales de l’automobile et couvrent également les industries électrique et électronique.

Cette présence s’inscrit dans un secteur devenu stratégique pour l’économie tunisienne. En 2025, plus de 280 entreprises opéraient dans l’industrie automobile et les composants, pour environ 3,9 milliards d’euros d’exportations, selon la Tunisian Automotive Association(TAA). En juin 2026, l’association évoquait de son côté un secteur approchant environ les 4 milliards d’euros d’exportations et 120 000 emplois.

La dynamique continue également d’attirer de nouveaux investissements. Rappelons qu’en mai dernier, le groupe chinois Taikang Electronics a annoncé son projet de première usine à l’étranger dans la région de Sousse, avec un investissement destiné notamment à la production de composants électroniques automobiles et la création de 300 emplois directs.

 

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Hôpital numérique : 120.000 examens à distance et des spécialistes accessibles depuis les régions

26. August 2026 um 09:08

En une année, l’hôpital numérique tunisien a permis de réaliser 120.000 examens d’imagerie à distance dans 26 hôpitaux, avec une couverture continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Au-delà de la télé-imagerie, le dispositif a également assuré 334 consultations médicales à distance, mobilisant 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats, avec un taux de satisfaction de 92%.

L’imagerie à distance change l’accès aux spécialistes

Le chiffre le plus important du premier bilan est celui des 120.000 examens radiologiques réalisés à distance. Ils ont été effectués dans 26 hôpitaux, avec une disponibilité permanente du service.

L’enjeu dépasse donc la simple numérisation des images médicales. Pour les établissements situés loin des grands pôles hospitaliers, la télé-imagerie permet de faire interpréter à distance des examens sans attendre la présence physique d’un spécialiste ni transférer systématiquement le patient.

C’est précisément cette dimension territoriale qui donne au dispositif son intérêt : la distance géographique devient moins contraignante pour accéder à une expertise médicale spécialisée.

Télé-imagerie, consultations et expertises : trois usages distincts

Le bilan du ministère distingue plusieurs niveaux de prise en charge.

Les 120.000 examens relèvent de la télé-imagerie. À cela s’ajoutent 334 consultations médicales à distance, assurées par 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats. Le taux de satisfaction annoncé pour ces consultations atteint 92%, tandis que seulement 5% des cas ont nécessité une hospitalisation.

S’agissant de ces 120.000 examens, il s’agit en fait de deux activités différentes, auxquelles s’ajoutent les expertises médicales à distance du dispositif.

Cette organisation permet au réseau de ne pas se limiter au diagnostic radiologique, mais d’étendre progressivement l’accès à des compétences spécialisées là où elles ne sont pas toujours disponibles localement.

À Médenine, l’urgence médicale franchit la distance

L’un des exemples les plus significatifs concerne la prise en charge à distance d’un AVC depuis Médenine.

Le premier cas traité dans ce cadre a permis à l’équipe spécialisée d’évaluer le patient et de mettre en œuvre un traitement thrombolytique en moins d’une heure.

L’exemple est particulièrement parlant : dans le cas d’un AVC, le temps constitue un facteur déterminant. La possibilité d’obtenir rapidement l’évaluation d’une équipe spécialisée à distance peut donc éviter qu’un patient attende un transfert vers un autre établissement avant de recevoir une prise en charge adaptée.

Le numérique ne remplace ainsi pas l’hôpital régional : il lui permet d’accéder à des compétences qui peuvent se trouver ailleurs.

Plus de 4000 cas suivis via « Najda »

Le dispositif s’appuie également sur la plateforme « Najda », lancée le 12 août 2025 pour unifier le parcours de prise en charge des AVC et accélérer la coordination entre les services d’urgence et les équipes spécialisées.

Selon le ministère, cette plateforme a permis de suivre plus de 4000 cas d’AVC aigus.

Ces résultats donnent une autre dimension au bilan de l’hôpital numérique : au-delà du volume d’examens réalisés, l’enjeu est désormais celui de la rapidité de la prise en charge, particulièrement dans les situations d’urgence.

Le projet d’hôpital numérique avait été officiellement lancé le 23 août 2025, avec le démarrage de ses premiers services de télémédecine depuis l’hôpital régional de Tabarka, selon le bilan publié cette semaine.

Un an plus tard, le dispositif couvre donc 26 hôpitaux pour la télé-imagerie et 17 gouvernorats pour les consultations à distance. Le ministère indique vouloir poursuivre l’élargissement du réseau afin de rapprocher les spécialités médicales des patients, réduire les déplacements et les délais d’attente et alléger la pression sur les hôpitaux publics. Le premier bilan montre ainsi que l’enjeu de l’hôpital numérique n’est pas seulement technologique. Son principal apport est territorial : faire parvenir l’expertise au patient plutôt que faire systématiquement déplacer le patient vers l’expertise

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La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !

26. August 2026 um 08:23

Le pétrole de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud est en train de concurrencer sérieusement celui du Moyen-Orient et ce n’est pas uniquement lié au contexte géopolitique relatif à la guerre d’Iran. Le président américain Donald Trump a toujours soutenu aussi bien la multiplication des plateformes de forage que la production effrénée du gaz de schiste. C’est un nouveau paysage énergétique qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Aujourd’hui, le fameux slogan de Trump lors de sa campagne présidentielle «Drill baby, drill!» (Fore chérie, fore!) est en train de se matérialiser. (La carte pétrolière mondiale bascule davantage vers le Texas et le reste des Amériques. Photographe : Daniel Acker/Bloomberg).

Imed Bahri

Selon une enquête de Bloomberg préparée par Javier Blas, la carte mondiale du pétrole se déplace de plus en plus vers le Texas et le reste des Amériques. Pendant quelques semaines en 2026, les Amériques ont produit près de la moitié du pétrole mondial. Ce fut un moment exceptionnel, même s’il fut de courte durée. 

Il s’agissait en partie d’une anomalie statistique due aux circonstances exceptionnelles créées par la guerre d’Iran qui a paralysé une grande partie du secteur énergétique du Golfe mais c’était aussi un indicateur concret d’une forte augmentation de la production, déplaçant le centre de gravité du marché pétrolier mondial du Moyen-Orient.

L’augmentation de la production et le réalignement qui l’accompagne devraient se poursuivre jusqu’en 2027, voire bien au-delà, contrebalançant significativement la pression à la hausse sur les prix du pétrole résultant d’une guerre prolongée.

Jusqu’à présent, plusieurs facteurs ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau relativement bas par rapport au mois de mars. La mise à disposition des réserves stratégiques y contribue, tout comme les oléoducs qui contournent les goulets d’étranglement offshore.

La Chine a également drastiquement réduit ses importations, libérant ainsi davantage de barils pour d’autres acheteurs.

Boom pétrolier sur le continent américain

De plus, le volume de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz reste supérieur à ce que l’on croit (ce n’est pas une fermeture totale comme au mois de mars lorsque la guerre battait son plein). 

Toutefois, le boom pétrolier sur le continent américain constitue un autre facteur important.

Si la révolution du gaz de schiste américain est l’un des événements géoéconomiques les plus sous-estimés de ces 25 dernières années, la forte augmentation de la production pétrolière dans le reste des Amériques, notamment au Brésil et au Canada, passe bien inaperçue.

Cette augmentation est d’autant plus remarquable compte tenu de l’effondrement de la production dans deux des principaux pays producteurs historiques de la région : le Venezuela, en raison d’une mauvaise gestion politique, et le Mexique, pour des raisons géologiques.

42 millions de barils par jour

Les Amériques produisent actuellement environ 39,5 millions de barils par jour de pétrole brut et autres liquides pétroliers.

De plus, le continent produit environ 2,5 millions de barils par jour d’éthanol et de biodiesel, des quantités généralement comptabilisées dans la production pétrolière totale.

Cela porte le total à 42 millions de barils par jour, plus que toute autre région du monde, y compris le Moyen-Orient.

L’hymne national américain proclame les États-Unis «terre de la liberté et patrie des braves» mais le boom énergétique est devenu si massif qu’on pourrait affirmer que le continent se transforme en une terre de magnats du pétrole et un foyer de richesse pétrolière.

En temps normal, les Amériques représentent environ 40% de la production mondiale totale de pétrole.

En quelques semaines seulement, en mars, ce chiffre a bondi à un peu plus de 45% après que l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont été contraints de fermer leurs puits de pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.

C’est une manne inestimable pour un continent où de nombreux pays sont préoccupés depuis des décennies par le problème de leur dépendance au pétrole étranger.

En 2000, les Amériques ne représentaient qu’environ 26% de la production mondiale, et ce, avant même la chute spectaculaire de la production au Venezuela et au Mexique.

La croissance est tout aussi importante que le volume. Toutefois, le volume de production n’est pas le seul indicateur important. Son taux de croissance l’est tout autant.

Les Amériques produisent actuellement environ 1,6 million de barils par jour de plus qu’il y a un an, soit suffisamment pour couvrir environ le double de la croissance annuelle habituelle de la demande mondiale.

Cette croissance dépasse les prévisions de la plupart des analystes il y a quelques mois à peine. Par rapport à il y a deux ans, le continent produit désormais 3,2 millions de barils supplémentaires par jour.

Cinq pays sont à l’origine de la majeure partie de cette augmentation: Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Guyana et l’Argentine. Un sixième pays, le Venezuela, rejoint cette tendance cette année.

Désormais, cette hausse va s’accélérer, les entreprises passant d’une stratégie de «production stagnante» à une croissance à un chiffre.

En mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, les États-Unis ont produit environ 13,7 millions de barils par jour de pétrole brut, 8 millions de barils par jour d’autres liquides pétroliers et environ 1,5 million de barils par jour de biocarburants.

Le pétrole brut est de loin le composant le plus important, et sa production devrait bientôt atteindre 14 millions de barils par jour et continuer d’augmenter tant que les prix du pétrole resteront supérieurs à 70 dollars le baril.

La production d’autres liquides et de biocarburants devrait également augmenter.

La hausse des prix relance les plateformes de forage

Les prix du pétrole étant restés plus élevés que prévu il y a quelques mois, le nombre de plateformes de forage actives a atteint son plus haut niveau en un an.

Le nombre d’équipes chargées de la préparation des puits et de leur mise en production a également atteint un niveau record en 16 mois.

Outre les gains d’efficacité et l’augmentation des forages et des complétions de puits, un autre facteur crucial apparaîtra au second semestre à savoir la reprise des prix du gaz naturel dans le bassin permien.

Lorsque les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste forent dans le Permien, qui s’étend de l’ouest du Texas au sud-est du Nouveau-Mexique, elles produisent généralement du gaz naturel en même temps que du pétrole.

La production de ce «gaz associé» a plus que triplé depuis 2018, dépassant la demande intérieure et la capacité des pipelines.

Pendant des mois, ces compagnies payaient les consommateurs pour qu’ils absorbent leur gaz.

Avec tous les gazoducs disponibles saturés, le prix du gaz au hub de Waha, dans le bassin permien, a chuté à un niveau record de -10 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu) fin avril.

Il s’agissait du point le plus bas enregistré en 132 jours de prix négatifs entre février et juin.

Les gazoducs changent la donne

Cependant, le prix du gaz à Waha a depuis remonté à environ 2 dollars par MMBtu grâce à la mise en service de nouvelles capacités de transport de gaz.

Parmi ces nouvelles capacités figurent l’extension du gazoduc Gulf Coast Express, développé par Kinder Morgan, et la mise en service du nouveau gazoduc Hugh Brinson d’Energy Transfer.

Le gazoduc Blackcomb, développé par un consortium dirigé par Whitewater, devrait également être mis en service plus tard cette année.

Face à la hausse des prix du gaz, les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste ont pu augmenter leur production, soit en forant de nouveaux puits, soit en remettant en service des puits qui avaient été fermés ou dont la production avait été réduite en raison des prix négatifs du gaz.

Permian Resources a informé ses investisseurs en début de mois qu’elle avait dû réduire la production de certains de ses puits au cours du deuxième trimestre mais la situation a depuis évolué.

«Lorsque les prix du gisement de Waha se sont améliorés fin juin, nous avons remis en service tous les puits dont la production avait été réduite, sans aucun problème opérationnel», a déclaré Will Hickey, co-PDG de l’entreprise. Et cette tendance se confirme chez de nombreuses autres sociétés.

Le Brésil, le Guyana et l’Argentine battent des records

Ce boom ne se limite pas aux États-Unis. Le Brésil, le Guyana et l’Argentine ont chacun enregistré leurs niveaux de production les plus élevés jamais atteints le mois dernier.

Le Canada est également en voie d’enregistrer sa production annuelle la plus élevée cette année.

D’ici fin 2027, le Brésil et le Canada réunis produiront plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Guyana produira autant de pétrole brut que la Libye.

Une étude de JPMorgan met en lumière un facteur clé expliquant la poursuite de ce boom : les nouveaux projets pétroliers offshore au Brésil et au Guyana généreront des rendements sur de nombreuses années, ce qui les rendra relativement moins sensibles aux fluctuations à court terme des prix du pétrole.

Les barils supplémentaires produits au Canada et en Argentine proviennent de producteurs à bas coûts qui devraient continuer d’investir même si les prix baissent l’an prochain.

La carte mondiale du pétrole a été redessinée

La carte mondiale du pétrole a changé bien plus qu’on ne le pense. Les troubles au Moyen-Orient vont entraîner un afflux accru de capitaux vers les projets énergétiques des Amériques, ce qui stimulera la production et déplacera davantage le centre de gravité de l’industrie pétrolière mondiale vers l’ouest.

C’est un nouveau paysage pétrolier qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Le «drill baby, drill !» cher à Donald Trump est passé d’un slogan de campagne à une réalité factuelle. Et pas seulement aux Etats-Unis.

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Tunisie | Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle

26. August 2026 um 07:48

Les récents articles** publiés dans Kapitalis font table rase du passé d’une manière somme toute radicale. De surcroît, l’idéologie souverainiste à la base de sa réflexion est assez insolite dans un pays par nature tolérant dont les élites se vantent volontiers d’être cosmopolites.

Dr Mounir Hanablia *

Je dis bien souverainiste, le nationalisme au Maghreb étant d’essence arabo- musulmane, comme si dans le contexte le sentiment de tunisianité était exclusif, opposable à toute autre appartenance. C’est déjà faire insulte à la double nationalité.

L’auteur des articles ne laisse donc d’autre choix que de remonter le cours de l’Histoire afin de relativiser le bien-fondé de ses thèses.

On veut bien admettre l’existence d’un souverainisme tunisien dont il serait le fondateur, sans la référence à la bataille de Legnano. Mais dans ce cas pourquoi le limiter à la borne 233 ou aux redevances gazières ? Il n’est venu à l’esprit de quiconque de réclamer la souveraineté sur la Sicile qui pendant deux siècles a fait partie de l’émirat aghlabide de Kairouan, Fatimide de Mahdia ou Ziride, ou bien sur le Mezzogiorno quand Bari était le chef-lieu d’un émirat.

Mais revenons à l’époque moderne et à l’indépendance de la Tunisie. Force est d’admettre dans la polémique engendrée par ses opinions que l’impulsion décisive en faveur de l’indépendance au Maghreb est bien constituée par le débarquement américain au Maroc qui aboutira à la défaite des Nazis en Tunisie en juin 1943, ainsi que la volonté clairement exprimée par le président Roosevelt et ses représentants, ou bien perçue comme telle par les leaders nationalistes, de liquider l’empire français. La suite est donc dans l’ordre normal des choses même si l’affrontement Est-Ouest la retarde inévitablement.

Le Vietnam en 1954, le Maroc et la Tunisie en 1956, obtiennent l’indépendance. Seule l’Algérie du fait de son statut de territoire français pose problème, l’armée de Challe et de Salan qui émerge de l’humiliation de Dien Bien Phu avec une terrible soif de revanche refuse de l’abandonner et envisage la constitution d’une Algérie européenne sécessionniste, un Israël français.

L’Algérie est bien une création de la France

Cependant en 1962, elle accède à l’indépendance dans le cadre des accords d’Evian et le Sahara lui est attribué. Ainsi ce pays, contrairement à ses voisins, ne disposait d’aucun Etat unitaire en 1830. C’est bien une création de la France dont la colonne vertébrale est constituée non par la bourgeoisie citadine comme en Tunisie, ni par le Palais comme au Maroc, mais par les ultimes détenteurs de la force seule à même de maintenir la cohésion de cet immense espace, les prétoriens.

A ce titre l’État algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français forgé par les troupes de Bugeaud et du Duc d’Aumale.

Malgré un vernis de socialisme, la coopération entre la métropole et l’ex- colonie, pas plus qu’avec les Américains, ne se démentira jamais, en particulier au Sahara dans le domaine des essais nucléaires ainsi que les exploitations du gaz et des hydrocarbures.

Contrairement à ce que d’aucuns affirment actuellement, c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. Et le Président Bourguiba l’a bien compris. Il n’était en effet pas question d’assurer au pays contrôlant Bizerte et le détroit de Sicile la part d’hydrocarbures et de gaz qui lui eût assuré la puissance. 

Bourguiba et la question des frontières

Bourguiba toujours visionnaire admettra également en réglant la question de la frontière ne pas vouloir chez lui d’un problème numide, c’est-à-dire d’un irrédentisme des habitants des montagnes de l’Ouest qui acceptent mal le diktat de populations côtières se prévalant de l’unité nationale et qui brandissent le drapeau du pays voisin dans des manifestations de protestation contre une politique de développement inégalitaire. C’est d’ailleurs du bassin minier à l’Ouest que naîtra l’incendie qui jettera à bas le régime de Ben Ali. 

Cependant l’Algérie elle-même en butte à un irrédentisme kabyle soutenu par Israël peut difficilement tabler sur la partition de la Tunisie ; il lui en coûterait la sécession de toute sa partie orientale pour former une nouvelle Numidie forcément hostile.

Néanmoins des arguments souverainistes totalement étrangers à la nature de notre pays prennent pour cible le voisin de l’Ouest, jugé hégémoniste. L’Etat, le nôtre, est accusé de complaisance coupable dans ses rapports avec lui, notamment sur la question du gaz. L’Histoire est là pour rappeler que Carthage fut une colonie étrangère, que Massinissa le Roi des Numides a bien contribué à sa destruction, que l’Afrique du Nord a été dans son ensemble une province romaine, arabe, française, que l’armée française est arrivée en Tunisie en 1881 en provenance d’Algérie pour imposer le protectorat, et que les enfants de Hussein Ben Ali Turki n’ont dû qu’au Dey d’Alger d’être rétablis sur le trône de leur père.

A l’inverse, c’est bien sûr à nos frontières que l’ALN algérienne s’est constituée en vue de prendre le pouvoir, avec le total assentiment de la puissance coloniale sur le départ.

Aujourd’hui et de nouveau on tient rigueur à Bourguiba de l’avoir accepté pour fustiger l’ingratitude. Mais que vaut la gratitude en politique ? C’est tout juste si on ne précise pas qu’on eût dû aider le colonel Tahar Zbiri en fuite chez nous à prendre le pouvoir à Alger, ou bien que de là-bas Ahmed Ben Salah ou Nabil Karoui, pour ne pas dire Mohamed Mzali, eussent dû trouver l’aide fraternelle nécessaire à la chute de la tyrannie. Qu’à cela ne tienne ; c’est désormais dans le Hirak, pour ne pas dire le MAK, que nous devons selon nos souverainistes placer nos espoirs d’entretenir des relations apaisées et équilibrées. Mais les acteurs politiques peuvent se suivre sans se ressembler, les réalités géostratégiques elles sont immuables, ainsi que le prouve du Chah aux mollahs la volonté iranienne de maîtriser le nucléaire.

Peut-on remettre en question l’intégrité territoriale de son pays ?

Avant donc de parler de jugulaire, de goulot de bouteille, ou d’étranglement, ou de terrorisme importé avec un parti Ennahdha au pouvoir, il convient de savoir s’il est dans l’intérêt de la Tunisie d’avoir à ses portes un nouvel Etat numide soutenu de l’étranger doté d’une idéologie expansionniste et revancharde qui rogne sur son territoire et pour qui Carthage ne soit qu’un ramassis d’envahisseurs.

Si donc le pouvoir tunisien est déstabilisé par les grèves, les pannes, les pénuries, ou selon certains, l’incompétence, et que l’opposition pour parvenir à ses fins est capable de placer son destin entre les mains de ceux qui remettent en question l’intégrité territoriale de son propre pays, faut-il s’étonner que nos voisins envisagent des projets alternatifs exclusifs à l’écoulement du gaz ?

Dans le contexte conflictuel que nous connaissons qui frappe la mer Rouge et le Golfe Persique, arguer des difficultés techniques de l’entreprise pour en faire un simple outil de propagande ne tient compte ni de la volonté européenne de garantir son approvisionnement énergétique, ni de le sécuriser, ni de l’évolution constante des moyens techniques disponibles vers plus d’efficacité. C’est dire combien minutieusement l’opposition doit choisir le panier où placer ses œufs. 

* Médecin de libre pratique.

** L’auteur fait allusion aux articles de l’ambassadeur Elyes Kasri sur le Transmed et la nécessité pour la Tunisie de mieux défendre ses intérêts dans le passage par ses territoires de ce gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Italie.    

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Une soirée de rythme et d’émotion avec Sofiene Safta et sa fille Sandra à l’Amphithéâtre d’El Jem 

Von: farhat
25. August 2026 um 17:24

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un tel engouement pour un chanteur tunisien. Circulation intense, parking saturé et marée humaine du côté de l’Amphithéâtre d’El Jem .La nouvelle avait fait le tour des réseaux sociaux : « Sofiène Safta va se produire sur scène, le lundi 24 août 2026 au Festival Musique du Monde. »

A 22h00 Sofiene sort des coulisses. Les yeux « inspectant » le vide, il tente de discerner les spectateurs de leurs silhouettes. Puis, machinalement, il se tourna vers son orchestre. Fait quelques gestes, le maestro échangea quelques regards avec sa troupe et… Le spectacle commence. Sur les sons assourdissants de guitares électriques, de basses et de percussions, Sofiene donne le «la». Et c’est l’euphorie totale. Les musiciens s´en donnent à coeur joie. C’est la frénésie. Les chansons se suivent et se succèdent. Il fallait être un bon connaisseur du répertoire de cet artiste pour pouvoir trouver les titres des chansons interprétées. Ce soir ,il a interprété des tubes de ses quatre derniers albums.Question d’équilibrer les choses, et que tout le monde soit content.

Les cinq musiciens étaient au rendez-vous ! Ramsis Zanati à la basse, Sofiene Ghanem à la batterie, Hatem Hmila  à la percussion, Montassar Ghunia au nay, et enfin Ahmed Néji au kanoun invité la violoniste sandra Safta . Acclamé par une foule survoltée, le chanteur guitariste Sofiène Safta accompagné par sa fille Sandra   a livré un show maîtrisé et percutant, enchaînant ses tubes les plus populaires, dont « Alam Jadid » et « mazael el kir » .Sandra nous a régalés au violon pendant le récital ! Concentrée, appliquée… elle est  déjà super à l’aise sur scène. Tel père, telle fille !

Puisé dans la musique tunisienne, enrobé de jazz et de World music, soutenu par de brillants musiciens, Sofiène électrisa la foule avec ses tubes : « bladi zina » et « Miroir » .L’amphithéâtre d’El Jem  résonna aux rythmes de sa musique .Avec une spontanéité incomparable et une force unique qu’il a mené son show en interprétant ses meilleurs tubes, notamment ceux de son  album «Barzakh», où il est passé par différents rythmes et mélodies, puis ses anciens succès que le public a chantés fiévreusement en chœur avec lui.Ce public a repris les refrains des chansons qu’il connaît par cœur, en faisant clignoter des centaines de téléphones portables, comme des étoiles brillantes dans le ciel d’El Jem.

Durant tout le concert, ses chansons mythiques furent acclamées et ovationnées par une assistance enflammée qui était éblouie et n’en revenait pas d’être devant son idole.  « Carthage » « Souvenirs d’enfance » et « Danse de l’oasis » et bien d’autres ont semé la fièvre dans tous les coins de l’amphithéâtre . Sofiene a pu conquérir le grand public avec sa voix chaude au timbre mélodieux et un charisme que seul un vrai artiste peut dégager. Une vraie star qui ne manquera pas de marquer l’histoire de la musique tunisienne

                              Kamel Bouaouina

Photos :

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Hôpital numérique : 120 000 examens d’imagerie à distance réalisés dès la première année

Von: farhat
25. August 2026 um 14:20

L’hôpital numérique a permis, au cours de la première année de lancement, de réaliser 120 mille examens d’imagerie à distance à travers 26 hôpitaux avec une couverture continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que 334 consultations médicales assurées par 22 compétences médicales à distance dans 7 spécialités englobant 17 gouvernorats, a annoncé le ministère de la santé.

Le ministère a salué, dans son communiqué, les résultats concrets enregistrés par l’hôpital numérique, révélant que les consultations à distance ont atteint un taux de satisfaction de 92 pc, avec seulement 5 pc des cas nécessitant une hospitalisation.

Il a indiqué que le suivi via la plateforme « Najda « , qui a été lancée le 12 août 2025 pour unifier le parcours de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et accélérer la coordination entre les services d’urgence et les équipes de cardiologie, a englobé plus de 4 mille cas d’AVC aigus.

Le premier cas de prise en charge à distance d’un AVC a eu lieu à partir de Médenine, avec une évaluation du patient par l’équipe spécialisée et le traitement thrombolytique en moins d’une heure.

Le ministère a souligné que les efforts se poursuivent pour élargir le réseau, rapprocher les spécialités, réduire les déplacements, diminuer les délais d’attente et alléger la pression sur les hôpitaux publics, tout en accélérant les interventions dans les cas d’urgence.

Il a précisé que l’hôpital numérique qui est un projet national,  constitue l’un des principaux piliers du processus de réforme du système de santé, grâce aux services de santé numérique de haute qualité, utilisant des technologies modernes pour garantir l’accès à la santé pour tous, quelle que soit la distance, affirmant que l’hôpital numérique soutient l’hôpital public dans toutes les régions et gouvernorats. 

A noter que le projet de l’hôpital numérique (ou virtuel) en Tunisie a été officiellement lancé le 23 août 2025, avec le démarrage de ses premiers services de télémédecine à partir de l’hôpital régional de Tabarka, offrant des services 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

(D’après TAP)

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Tunisie | Seifeddine Arfaoui comparaîtra le 27 août devant le juge

25. August 2026 um 13:18

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, hier, lundi 24 août 2026, d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre de Seifeddine Arfaoui, militant du mouvement Nafas, qui avait organisé la manifestation contre le régime de Kaïs Saïed, le jeudi 20 mars, à Tunis.

Selon Diwan FM, citant la défense du militant politique, il a également été décidé de fixer une audience au 27 août pour le faire comparaître devant la chambre correctionnelle d’été du Tribunal de première instance de Tunis, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, pour l’accusation d’offense à autrui via les réseaux publics de télécommunications.

L prévenu est poursuivi pour des publications qu’il avait diffusées sur les réseaux sociaux et qui étaient jugées insultantes pour le président de la république Kaïs Saïed.

Rappelons que l’article 86 du Code des télécommunications tunisien punit d’un emprisonnement d’un à deux ans de prison et d’une amende de cent 100 000 à 1000 dinars toute personne qui nuit sciemment aux tiers ou perturbe leur quiétude à travers les réseaux publics de télécommunications.

I. B.

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Tunisie-Corée : un accord de 13,5 MDT pour l’agriculture intelligente

25. August 2026 um 13:14

Le ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a abrité, ce lundi, la cérémonie de signature du “ Record of Discussions” relatif au projet « Climate-Smart Agriculture for Enhancing Productivity in Tunisia (ClimAT) », entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le Bureau de l’Agence coréenne de coopération Internationale (KOICA), en présence de l’ambassadeur de la République de Corée à Tunis, Lee Tae Won.

Un projet de 13,5 millions de dollars sur six ans

Financé par un don du gouvernement coréen à hauteur de 13,5 millions de dollars, le projet ClimAT sera déployé sur une période de six ans (2026-2031) dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte, en partenariat avec l’IRESA, l’AVFA et l’Office des Terres Domaniales (OTD)

Dans son allocution, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, a souligné l’importance stratégique de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la coopération technique et financière tuniso-coréenne. Il contribuera à soutenir le secteur agricole à travers :
– L’introduction de techniques modernes de gestion des ressources naturelles
– La gouvernance des ressources en eau via l’installation de systèmes d’irrigation intelligents
– La modernisation de fermes agricoles pilotes dans les gouvernorats ciblés.

Il convient de noter que le projet ClimAT repose sur trois axes majeurs: renforcement des capacités de recherche et développement en matière d’agriculture intelligente adaptée aux changements climatiques ; soutien à l’infrastructure agricole par le déploiement de technologies favorisant la production durable de blé et d’oliviers; organisation de programmes de formation au profit des représentants des structures agricoles concernées.

Mohamed Ali Nafti a salué ce partenariat fructueux entre la Tunisie et la Corée, réaffirmant la volonté tunisienne d’étendre cette coopération à des secteurs prometteurs tels que l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables et les technologies de la santé. Il a également mis en avant les atouts qu’offre la Tunisie aux investisseurs coréens : position géographique stratégique, qualité des ressources humaines et ouverture sur les marchés africains et méditerranéens, faisant du pays une plateforme régionale privilégiée pour les entreprises coréennes souhaitant renforcer leur présence en Afrique et en Europe.

Le ministre a enfin souligné la disposition de la Tunisie à développer la coopération triangulaire entre la Tunisie, la Corée et les pays africains, en s’appuyant sur l’expertise tunisienne en matière de développement, de formation et de renforcement des capacités, des objectifs qu’il avait déjà défendus lors de sa participation à la réunion ministérielle Corée-Afrique tenue à Séoul en juin 2026.

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Fonction publique | Reclasser les diplômes ou libérer le capital humain de l’État ?

25. August 2026 um 11:01

À l’approche de la nouvelle session parlementaire, le débat autour d’un projet de loi visant à réaffecter et à reclasser certains agents de l’État en fonction de leurs niveaux et qualifications remet sur la table une question que l’administration tunisienne ne peut plus contourner : que faisons-nous réellement de nos compétences ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sur le principe, difficile de contester l’objectif. Lorsqu’un agent de l’État dispose d’une qualification universitaire sans que ses fonctions, son grade ou ses responsabilités ne correspondent à son parcours, il existe une situation à examiner et, le cas échéant, à corriger.

La régularisation statutaire peut réparer cette anomalie. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à moderniser l’administration.

Car le véritable sujet n’est pas seulement celui du grade, du salaire ou de la carrière. Il est beaucoup plus stratégique : comment transformer les compétences déjà présentes dans l’administration en capacité réelle d’exécution ? C’est là que commence le véritable débat.

Le diplôme n’est pas une compétence inutilisée

La fonction publique tunisienne dispose d’un capital humain considérable. Des agents recrutés à des niveaux d’exécution ont, au fil des années, obtenu des licences, des maîtrises, des masters ou d’autres qualifications.

Dans certains cas, ces qualifications peuvent être insuffisamment exploitées au regard des missions exercées.

Le problème n’est donc pas nécessairement que les agents soient insuffisamment formés. Il peut résider dans l’écart entre les compétences disponibles et les besoins réels de l’administration.

Un diplômé en informatique affecté à des tâches essentiellement répétitives. Un juriste mobilisé sur des opérations qui utilisent peu son expertise. Un économiste consacré à la compilation manuelle de données. Un ingénieur éloigné des fonctions techniques correspondant à son expérience.

Ces situations, lorsqu’elles existent, ne sont pas seulement frustrantes pour les agents concernés. Elles peuvent aussi représenter un gaspillage de capital humain financé par la collectivité.

L’État a investi dans la formation. L’agent a acquis une qualification. Mais l’organisation ne parvient toujours pas à transformer cette qualification en valeur pour le service public. C’est une forme de capital humain sous-utilisé. Et dans une administration confrontée à la transformation numérique, à la complexification des dossiers et à l’accélération des attentes des citoyens et des entreprises, ce gaspillage devient difficilement acceptable.

Le piège d’une régularisation sans transformation

C’est ici que le projet de loi doit être regardé avec une exigence particulière : reclasser un agent peut être nécessaire, mais reclasser sans réaffecter, c’est risquer de déplacer le problème. Et reclasser sans revoir les missions, les processus et les responsabilités pourrait produire un effet paradoxal : une évolution statutaire et budgétaire sans amélioration correspondante du service public.

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer la régularisation à la performance. La justice statutaire et l’efficacité administrative ne sont pas contradictoires. Elles doivent être pensées ensemble.

La question devrait donc être posée pour chaque situation : quelle qualification possède l’agent ? Quelle expérience a-t-il acquise ? Quelles compétences opérationnelles maîtrise-t-il ? Quelle mission exerce-t-il aujourd’hui ? Quelle mission pourrait-il exercer demain ? De quelle formation complémentaire aurait-il besoin ? Et surtout, quel besoin réel de l’administration justifie cette nouvelle affectation ?

Cette approche change la nature de la réforme. On ne parle plus simplement de reclassement. On parle de gestion stratégique des compétences publiques.

Mettre la bonne compétence au bon endroit

L’administration tunisienne n’a pas seulement besoin de recruter. Elle doit d’abord mieux utiliser ce qu’elle possède déjà. Avant de créer un nouveau poste, ne faudrait-il pas vérifier si la compétence nécessaire existe déjà ailleurs dans l’administration ? Avant de lancer une nouvelle formation, ne faudrait-il pas identifier les compétences disponibles mais sous-utilisées ? Avant d’ajouter une nouvelle couche organisationnelle, ne faudrait-il pas regarder où se trouvent les véritables goulots d’étranglement ?

Cela suppose de connaître beaucoup mieux le capital humain disponible. Non pas seulement combien d’agents travaillent dans chaque administration, mais qui sait faire quoi, où, avec quelle expérience, avec quelles compétences numériques et pour quels besoins.

Un référentiel des emplois et des compétences pourrait devenir un véritable outil de décision.

L’objectif ne serait pas de créer une nouvelle couche bureaucratique, ni un énième fichier administratif. Il s’agirait de rapprocher les compétences disponibles des besoins réels et de donner aux responsables publics une vision plus précise de leurs capacités d’action.

On passerait ainsi progressivement d’une administration organisée principalement autour des postes à une administration davantage organisée autour des compétences et des besoins.

La digitalisation peut accélérer le mouvement

La transformation numérique offre ici une opportunité considérable. Les tâches répétitives, la saisie, la circulation physique de documents ou certaines opérations de contrôle et de consolidation peuvent progressivement être automatisées. Mais l’automatisation ne devrait pas avoir pour seul objectif de supprimer des tâches. Elle doit surtout permettre de réaffecter du temps humain vers des missions à plus forte valeur.

Un agent libéré d’une partie de la saisie peut davantage analyser. Un juriste peut consacrer plus de temps à l’interprétation et à la sécurisation des décisions. Un économiste peut travailler sur les données plutôt que sur leur compilation manuelle.

Un informaticien peut contribuer à la transformation des processus au lieu d’être mobilisé sur des tâches sans rapport avec son expertise.

C’est là que la réforme des ressources humaines rejoint directement celle de l’administration.

Le numérique ne doit pas seulement transformer les outils. Il doit transformer l’utilisation des compétences. Mais cette transformation ne se fera pas automatiquement. Elle suppose une formation adaptée, une mobilité mieux organisée et surtout une définition claire des nouvelles missions.

Attention au piège «diplôme = reclassement automatique»

Il faut également éviter un autre écueil. Un diplôme ne constitue pas, à lui seul, une garantie de compétence immédiatement opérationnelle. Certains diplômes peuvent être anciens. Les métiers ont évolué. Les technologies ont changé. Les besoins de l’administration aussi.

La qualification doit donc être considérée comme un élément important de l’évaluation, mais pas comme le seul critère.

Le reclassement ou la réaffectation doivent pouvoir prendre en compte la qualification, l’expérience, les compétences effectivement maîtrisées, les besoins du service et, lorsque cela est nécessaire, une mise à niveau.

Il faut également éviter que la formation ne devienne une simple formalité administrative. Une formation n’a de sens que si elle répond à une mission.

Il ne s’agit pas d’accumuler des certificats. Il s’agit de permettre à un agent de réussir dans une nouvelle fonction.

Le diplôme peut ouvrir une possibilité. La compétence opérationnelle doit permettre de la concrétiser.

La réforme doit être pilotée par les résultats

C’est probablement le point le plus important. Comment saura-t-on que cette politique de réaffectation et de reclassement a fonctionné ?

Pas au seul nombre d’agents reclassés. Pas au nombre de décisions administratives prises. Pas au montant des nouvelles grilles indiciaires. Mais aux résultats produits. Les délais de traitement ont-ils diminué ? Les services ont-ils gagné en capacité ? Les compétences numériques disponibles ont-elles augmenté ? Les postes réellement en tension sont-ils mieux pourvus ? Les agents concernés exercent-ils effectivement des fonctions davantage en rapport avec leurs qualifications et leurs compétences ? Le citoyen bénéficie-t-il d’un meilleur service ?

Voilà les indicateurs qui devraient accompagner la réforme. Une réforme administrative qui ne produit aucune amélioration mesurable du service public reste une réforme de structure.

De la gestion des effectifs à l’ingénierie des compétences

La Tunisie doit désormais changer de logique. Pendant des décennies, la question de la fonction publique a souvent été posée en termes d’effectifs, de recrutements, de départs, de masse salariale et de statuts.

Ces questions restent importantes. Mais elles ne suffisent plus. Le véritable enjeu est celui de la capacité productive de l’administration. Combien de dossiers peut-elle traiter ? Dans quels délais ? Avec quelles compétences ? Avec quels outils ? Avec quelle qualité de décision ? Et avec quelle capacité d’adaptation ?

C’est cette approche qui permettrait de transformer une mesure de régularisation en véritable politique publique.

Le reclassement deviendrait alors non pas une fin, mais le premier acte d’une démarche plus ambitieuse : identifier les compétences, les repositionner, les former, les responsabiliser et mesurer leur contribution.

Le risque serait de manquer une occasion historique

La Tunisie dispose d’un avantage que beaucoup de pays aimeraient avoir : un capital humain important, formé par son système éducatif et déjà présent dans ses institutions.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage de compétences. Il est de mieux utiliser celles qui existent.

À l’heure où le Plan 2026-2030 appelle à davantage d’efficacité, de transformation numérique et de capacité d’exécution, cette question devient centrale.

Une administration qui recrute de nouvelles compétences tout en sous-utilisant celles qu’elle possède déjà reproduit une contradiction coûteuse.

À l’inverse, une administration capable d’identifier ses talents, de les repositionner et de les faire monter en compétence peut accroître sa capacité d’action sans nécessairement augmenter ses effectifs dans les mêmes proportions.

C’est précisément là que la réforme peut devenir un levier de productivité publique.

La vraie question que le Parlement devrait poser

Le débat parlementaire ne devrait donc pas se limiter à une question statutaire : combien d’agents seront reclassés et à quel grade ? Il devrait poser une question beaucoup plus exigeante : que fera l’administration de ces compétences une fois qu’elles auront été reconnues ? Car la reconnaissance est nécessaire.

La valorisation est souhaitable. Mais la mobilisation est indispensable. Si le reclassement s’arrête au changement de grade et à la revalorisation salariale, l’État aura corrigé une situation statutaire. C’est légitime, mais ce ne sera pas encore une réforme de l’administration.

Si, au contraire, cette reconnaissance s’accompagne d’une identification précise des compétences, d’une réaffectation fondée sur les besoins réels, d’une formation ciblée, d’une transformation des processus et d’une évaluation des résultats, alors la mesure peut changer de nature. Elle ne sera plus seulement une régularisation. Elle deviendra une politique de valorisation du capital humain de l’État.

C’est là que se situe le véritable enjeu. La Tunisie n’a pas nécessairement besoin de créer une nouvelle administration pour faire plus. Elle doit d’abord apprendre à mieux utiliser celle qu’elle possède déjà. Car le problème n’est pas seulement de savoir combien de diplômes l’État peut reconnaître. Il est de savoir combien de compétences il est capable de transformer en capacité d’action. Et au bout du compte, le citoyen ne jugera pas la réforme au nombre de grades reclassés. Il la jugera au nombre de dossiers traités plus vite, de services améliorés et de problèmes enfin résolus.

C’est là que se fera la différence entre une régularisation administrative et une véritable réforme de l’État.

Reconnaître les compétences est une décision. Les mettre au bon endroit est une réforme. En faire des résultats, c’est l’exécution.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Football : la pépite Ayyoub Bouaddi vers Manchester City pour 100 M€

25. August 2026 um 08:49
Le jeune international marocain s’apprête à signer à Manchester City pour un montant record de 100 M€. Une nouvelle étape pour la pépite du football marocain et africain.   En bref Ayyoub Bouaddi doit rejoindre Manchester City en provenance de…

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Le groupe MTN débloque 375 millions de dollars pour racheter ses propres actions

24. August 2026 um 14:41

MTN Group va lancer son programme de rachat d’actions de 6 milliards de rands, soit environ 375 millions de dollars, alors que le géant sud-africain des télécoms affiche une nette amélioration de ses performances au premier semestre 2026. Le groupe a confirmé la mise en œuvre du programme à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels.

Sur les six mois arrêtés au 30 juin, le bénéfice ajusté par action (HEPS) a progressé de 21,3% à 793 cents. Le chiffre d’affaires des services a atteint 115,3 milliards de rands, en hausse de 17,5% à taux de change constant. La croissance a notamment été portée par le Nigeria, le Ghana et plusieurs autres marchés africains. Le Nigeria reste un moteur majeur de cette dynamique, avec une progression de 25,7% des revenus de services, tandis que le Ghana affiche une croissance de 32,3%. Le groupe compte désormais 317,7 millions de clients dans 19 marchés, soit une hausse de 6,7% sur un an.

Le programme de 6 milliards de rands s’inscrit dans la nouvelle politique de rémunération des actionnaires de MTN. Le groupe vise une distribution annuelle représentant 40% à 60% de son equity free cash-flow, combinant dividendes et rachats d’actions. Le programme sera exécuté progressivement et de manière opportuniste sur la période 2026-2028.

En parallèle, MTN avance sur son projet de prise de contrôle d’IHS Towers. L’autorité nigériane de la concurrence a donné son feu vert sous conditions : MTN devra céder progressivement jusqu’à 30% de sa participation dans les activités nigérianes d’IHS, aux prix du marché. Cette condition fait partie des dernières étapes réglementaires avant la finalisation de l’opération.

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Le brésilien Petrobras négocie quatre blocs pétroliers dans ce pays africain

24. August 2026 um 12:50

Le géant pétrolier brésilien Petrobras avance ses pions en Afrique de l’Ouest. La compagnie publique a obtenu le feu vert des autorités du Ghana pour négocier des contrats d’exploration portant sur quatre blocs offshore dans le bassin de Keta, à l’est du pays. Il s’agit encore d’une phase de négociation : aucun montant d’investissement, aucune participation et aucun calendrier de forage n’ont été annoncés à ce stade.

Cette opération intervient alors que le Ghana cherche à relancer une industrie pétrolière confrontée au vieillissement de ses principaux champs. La production nationale est tombée à 37,3 millions de barils en 2025, contre plus de 71 millions en 2019. Les recettes pétrolières ont, elles aussi, fortement diminué, atteignant environ 770 millions de dollars en 2025, contre plus de 1,36 milliard de dollars en 2024. Pour Petrobras, l’intérêt est différent : le groupe cherche de nouvelles zones capables de renouveler ses réserves et d’alimenter sa croissance future. La compagnie considère le bassin de Keta comme une frontière exploratoire intéressante, notamment en raison de similitudes géologiques avec la marge équatoriale du Brésil.

Une stratégie africaine qui s’accélère

Le Ghana n’est pas un mouvement isolé. Petrobras multiplie depuis plusieurs mois les démarches sur le continent africain, avec des positions ou des projets d’exploration en Namibie, en Côte d’Ivoire, à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud. La compagnie a clairement fait de l’exploration internationale un levier pour compléter ses activités brésiliennes. L’enjeu est donc double : pour le Ghana, attirer un acteur disposant d’une forte expertise dans l’exploration offshore ; pour Petrobras, sécuriser de nouvelles ressources dans des bassins encore peu explorés. Mais le dossier reste au stade des discussions. La négociation d’un contrat ne signifie ni découverte de pétrole ni engagement ferme de production. Le véritable test viendra avec les études géologiques, puis d’éventuels forages et leur capacité à démontrer l’existence de réserves commercialement exploitables.

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