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Violences sexuelles contre les Palestiniens : le rapport qui accable Israël

19. Mai 2026 um 12:00

Le prestigieux quotidien américain, The New York Times,  donne la parole à des Palestiniens et des Palestiniennes ayant subi des actes de violences sexuelles commis par des soldats, des colons, des interrogateurs, et surtout des gardiens de prison. Interdit aux âmes sensibles.

C’est un article choc qui a provoqué cette semaine en Israël une « indignation publique et diplomatique d’une ampleur sans précédent », écrit le quotidien israélien Yediot Aharonot, un média  pourtant peu enclin à des sympathies pro-palestiniennes.

En cause, une tribune publiée le 11 mai dans The New York Times sous le titre « Le silence face au viol des Palestiniens ». Son auteur, le chroniqueur Nicholas Kristof, y décrit « un schéma généralisé de violences sexuelles commises contre des Palestiniens » par des gardiens de prison, des membres des forces de sécurité israéliennes et des colons.

Pour étayer ses accusations, le journaliste s’appuie sur 14 témoignages recueillis en Cisjordanie occupée, théâtre d’une flambée de violences depuis le 7 octobre 2023.

Hommes, femmes et même des enfants

L’enquête de Nicholas Kristof, commentateur politique américain, célèbre pour ses chroniques engagées dans le The New York Times et récompensé par deux prix Pulitzer, décrit « un schéma de violences sexuelles israéliennes généralisées contre des hommes, des femmes et même des enfants – commises par des soldats, des colons, des interrogateurs de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet et, surtout, par des gardiens de prison ». Selon le journaliste, « rien n’indique que les dirigeants israéliens ordonnent des viols ».

Citant un rapport de mars 2025 des Nations unies – qui évoque la « torture sexualisée » comme l’un des « procédés standard » employés contre des détenus palestiniens et parle d’un usage systématique de violences sexuelles ou de menaces sexuelles lors des interrogatoires depuis l’attaque sans précédent du Hamas sur Israël, le 7 octobre 2023 -, l’auteur de l’article admet qu’il « est impossible » de déterminer l’ampleur des faits, mais affirme que 14 hommes et femmes lui ont décrit très précisément de nombreux sévices.

« Beaucoup ont déclaré qu’on tirait souvent sur leurs organes génitaux ou qu’ils étaient frappés aux testicules. Des détecteurs de métaux portatifs ont été utilisés pour sonder l’entrejambe nu des hommes, puis pour frapper leurs parties intimes », écrit-il. Selon des détenus libérés, les autorités israéliennes ordonnent aux prisonniers de garder le silence sur ces actes.

Témoignages glaçants

Le double prix Pulitzer cite à titre d’exemple de Sami al-Sai, journaliste freelance de 46 ans, qui raconte ainsi avoir été plaqué au sol par un groupe de gardes lors de son transfert vers une cellule, frappé, déshabillé de force, puis violé avec une matraque en caoutchouc, « sous les rires de ses agresseurs ». Il dit avoir entendu l’un d’eux demander des « carottes », avant d’être à nouveau pénétré avec un légume.

Son cas n’est pas isolé. D’autres prisonniers décrivent des schémas similaires : menaces de viol pour les pousser à collaborer avec les services de renseignement, torsions répétées des testicules, sondes et détecteurs utilisés comme instruments de torture sexuelle. Un agriculteur détenu sans inculpation raconte avoir été violé à trois reprises le même jour avec une matraque métallique, après avoir tenté de déposer plainte auprès de l’administration pénitentiaire; la demande de formulaire aurait déclenché de nouveaux sévices.

La honte

Pourquoi les victimes de violences sexuelles gardent-ils silence ? « La société arabe décourage les discussions sur ce sujet », explique l’auteur de l’enquête. « Des normes sociales conservatrices freinent également la discussion : deux victimes m’ont confié qu’un prisonnier qui reconnaîtrait avoir été violé compromettrait la capacité de ses sœurs et de ses filles à trouver un mari ». Double peine !

Déni effarouché

Et que répond le boucher de Gaza qui a toujours qualifié l’armée israélienne de « plus morale » ou « plus éthique » du monde de ces pratiques dignes de la Gestapo ? Et pourquoi la soi-disant « boussole morale » de l’Etat sioniste a-t-elle perdu le Nord ? En menaçant de lancer une « action en diffamation » contre le quotidien américain de référence et en brandissant comme à l’accoutumée l’arme de l’antisémitisme.

« Aujourd’hui, j’ai demandé à mes conseillers juridiques d’envisager l’action en justice la plus sévère qui soit contre le New York Times et Nicholas Kristof », a annoncé sur X jeudi 14 mai Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël. « Ils ont diffamé les soldats israéliens et perpétué une accusation de sang par le viol, en cherchant à créer une fausse symétrie entre les terroristes génocidaires du Hamas et les valeureux soldats d’Israël. Sous mon leadership, Israël ne gardera pas le silence. Nous combattrons ces mensonges devant le tribunal de l’opinion publique et devant les tribunaux. La vérité triomphera ».

Jouant sur la corde de l’antisémitisme, le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé pour sa part « une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte ». Classique.

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Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? 

14. Mai 2026 um 08:15

Nombreux sont les fossoyeurs qui voient dans le Conseil de paix du président américain un rival de taille au Conseil de sécurité des Nations unies. Initialement prévu pour Gaza, sa seule tâche est de superviser la phase 2 d’un plan visant à mettre fin à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Donald Trump a revu à la hausse son conseil et corrigé sa trajectoire. Désormais, son but ultime est de promouvoir la stabilité et la paix dans les zones touchées ou menacées par des conflits. C’est la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf. Vanité des vanités et tout est vanité. Une initiative vouée à l’échec. Un «machin» * mort-né.

Mohsen Redissi

Les conflits armés sont des facteurs propices pour réfléchir et repenser la paix après la désolation et la destruction. Les Américains y sont passés maîtres dans les deux cas : faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.

Les présidents américains ont acquis, au cours de leur histoire bien mouvementée, l’art et la manière de lancer des organismes multinationaux. Woodrow Wilson est le père fondateur de la Société des Nations (SDN) en 1918. Comble de l’ironie : le pays initiateur n’y a jamais siégé. Le Sénat américain de l’époque n’a pas ratifié le Traité de Versailles. Le «non» l’emporte et les États-Unis n’ont jamais fait partie de la SDN. 

La guerre de 1939 redessine un nouvel ordre mondial. Franklin Delano Roosevelt, conjointement avec le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, trace les premiers contours d’une nouvelle structure : l’Organisation des Nations unies.

Butin de guerre pour un opportuniste hors pair

Le tout dernier, Donald Trump, est un opportuniste et un imitateur hors pair qui se met en scène. Il suit les chemins balisés par ses pairs. Selon Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Le président du Conseil a transféré au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement du chantier pour la reconstruction de Gaza. Gaza ! Trop peu pour lui.

Le Conseil de sécurité des Nations unies est en quelque sorte complice. Dominé par les grandes puissances, les États-Unis en particulier, il n’a pas considéré le Conseil de paix comme un concurrent. L’initiative de Donald Trump peut faire des émules ; quelle serait la réaction du Conseil vis-à-vis de nouvelles initiatives ? La résolution 2803 du 17 novembre 2025 du Conseil de sécurité accorde au président américain, premier président du Conseil de paix, de larges pouvoirs. Une dérive grave. Il n’a de compte à rendre à aucune instance, ni nationale, ni internationale.

Libre cours et libre de ses décisions. Une dualité s’installe entre ce qu’il fait et dit en sa qualité de président de la première puissance mondiale et ce qu’il fait et dit en sa qualité de président du Conseil de paix. Qui est qui ? Une double casquette, ce n’est pas nouveau : il s’affiche assez souvent arborant la casquette Maga rouge vif, son signe distinctif. Il est le seul, d’après la résolution, à pouvoir accepter les nouvelles adhésions, révoquer un membre, confirmer ou rejeter un vote. L’homme-orchestre.

Une main de fer dans un gant de velours

Trump s’est autoproclamé président à vie de son propre chef. L’article 3.3 du Conseil de paix stipule que «le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité…». Une attitude et une mentalité répandues dans ce qu’on appelle communément le tiers-monde et les régimes totalitaires, jamais dans des institutions qui se respectent. Il a ainsi confortablement assuré ses arrières en faisant main basse sur le Conseil pour le restant de sa vie. De la présidence des États-Unis à la présidence du Conseil avec un cumul de fonctions et une double paie. Une vie cousue de fil d’or. Il sera souvent au-devant de la scène internationale. Gare à vous !

Un ticket d’entrée à un milliard de dollars est exigé pour les membres permanents, les VIP. Une somme considérée comme faramineuse. Un club fermé réservé aux très riches. Un mandat de second degré, de trois ans max, est réservé aux autres membres du conseil, avec une possibilité de renouvellement par la grâce du sieur Trump. L’égalité des chances est écartée d’après la charte.

Promoteurs immobiliers et affairistes alléchés

Trump n’a ouvert que la première et l’unique réunion préparatoire de son Board of Peace (BoP), le Conseil de paix. Une réunion de promoteurs immobiliers et d’affairistes alléchés par l’odeur de l’argent facile. Ce sont les nouveaux liquidateurs de la Palestine. Une Déclaration Balfour 2 en bonne et due forme. 

Trump a promis de s’atteler à la tâche d’établir un plan de développement économique à la hauteur des espérances des membres du Conseil et des attentes de leurs partenaires financiers. Gaza sera une ville moderne et prospère à l’image des nouvelles villes du Golfe arabique.

Pour l’instant, ni paix ni trêve à Gaza : des tirs de missiles et des bombardements rythment les journées, semant la mort et la désolation, même la nuit quand les Palestiniens s’y attendent le moins. Destruction contre reconstruction et désolation contre une paix fugitive.

Obsolescence programmée

La vie dudit Conseil est comptée. Le ver est dans le fruit. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs endogènes. Donner les pleins pouvoirs à une seule personne sans garde-fous, checks and balances chers aux Américains, c’est aller au-devant de la confrontation et du culte excessif de la personnalité.

Trump est obnubilé par son ego ; il ne cesse de rabaisser ses interlocuteurs et de les traiter comme trois fois rien, même ses pairs ne sont pas épargnés.

La résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité de l’Onu a accordé au président du Conseil un délai, jusqu’en décembre 2027, pour mettre en place les assises du conseil, et l’a autorisé à déployer une Force internationale d’interposition dans l’esprit et le rôle que jouent les Casques bleus. Cette force pourra-t-elle créer une zone tampon entre toutes les forces en présence pour stabiliser l’enclave ?

Le temps presse : le mandat de Trump en tant que président des États-Unis prend fin le lendemain des résultats des élections présidentielles de novembre 2029. Le Conseil de paix est appelé à disparaître quelques instants, jours ou mois après la fin du mandat de D.T. Paix à son âme.

Quel Conseil de quelle paix ?

Trump prône la paix mais met toute son ardeur à semer la zizanie et la discorde entre les nations. Une imposition tarifaire monstre, un rapt au Venezuela, une guerre au Moyen-Orient. La faiblesse du conseil réside dans sa structure : l’adhésion se fait selon l’épaisseur du portefeuille et non selon le désir de servir autrui sans rien attendre en retour. Trump le veut ainsi. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Lui est le premier intéressé. Le sort de Gaza et le devenir des Palestiniens sont leurs derniers soucis. Certains membres, la peur au ventre, ont rejoint les rangs pour plaire à D.T. Tels des moutons de Panurge. Le torchon brûle entre plusieurs membres d’un organe qui prétend régler les conflits et faire régner la paix. Ses murs sont lézardés dès sa conception.

Comment peut-on œuvrer pour la paix et la concorde quand la Grande-Bretagne refuse d’y siéger en présence de la Russie ? Le Canada a été invité puis recalé. Cette volte-face est considérée comme une peine pour sa sagacité face à la voracité de Trump Baba ou l’Oncle pique-sous . Le gouvernement canadien oppose une résistance farouche face aux visées hégémoniques de D.T. Ce dernier compte, dans son esprit accapareur, agrandir les États-Unis aux dépens du Danemark et réécrire une nouvelle page de l’histoire américaine. Cette fois-ci, une ruée vers l’est. Des colons d’un genre nouveau. Le Danemark refuse (Nej tak, non merci) de céder son lopin de terre. Tout à son honneur. Si la discorde États-Unis vs Canada perdure, elle risquerait de mettre en péril un ancien accord commercial de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord, l’Alena (Nafta), conclu en 1992.

Donald Trump le dos au mur

Le Conseil de sécurité des Nations unies, tout au long de son histoire, n’a pas cessé de condamner Israël pour ses multiples violations des résolutions des Nations unies et du droit international. Plus de 131 résolutions sont restées lettres mortes. D.T. est devant un défi majeur. Israël est son partenaire stratégique, membre de ce même Conseil et membre du commandement de la Force de stabilisation internationale. Comment un conseil, fraîchement moulu et créé de toutes pièces, va-t-il faire pour obliger Israël à se conformer aux résolutions du Conseil de paix ? À suivre !

* Le Général De Gaulle appelait le «Machin» l’Organisation des Nations Unies, la jugeant ô combien inutile et même dangereuse.

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Viol des prisonniers palestiniens en Israël | ‘‘Le Monde’’ atteint de myopie

14. Mai 2026 um 08:04

‘‘Le Monde’’ du 13 mai 2026 consacre un article au rapport d’une mystérieuse ONG israélienne qui a soi-disant enquêté sur «les violences sexuelles et de torture du Hamas.» La page 2 du «journal de référence» sobrement intitulé «7 octobre : un rapport sur les viols du Hamas» défile le rapport de cette ONG israélienne appelée Commission civile dont on n’a jamais entendu parler. Deux noms seulement dans l’article. Pas de coordonnées. Rien de précis. On relève cependant que «le recueil des preuves s’est révélé difficile dans les kibboutz», note tout de même ‘‘Le Monde’’. Cela n’empêche pas son journaliste, Luc Bronner, de consacrer trois colonnes et un encadré au milieu de la Une à un rapport visiblement bidonné, un fake de chez fake.

Mohamed Larbi Bouguerra *

La question des viols est devenue à la mode (si l’on peut dire), après juillet 2024, quand Israël a été secoué par des émeutes encouragées par le ministre raciste Itamar Ben-Gvir ; quand des émeutiers ont envahi les bases militaires de Sde Teiman et Beit Lid pour libérer neuf soldats coupables d’un atroce viol avec un bâton d’un prisonnier palestinien tellement abîmé qu’il ne pouvait plus marcher. (Lire ‘‘Le Monde’’ du 1er août 2024 : «En Israël, Netanyahou passif après les émeutes de Sde Teiman et Beit Lid» de Lucas Minisini). Cette question a été discutée à la Knesset et les députés Likoud –le parti de Netanyahou et ceux des ministres extrémistes– ont donné leur bénédiction pleine et entière au viol des Palestiniens.

Le ‘‘New York Times’’ dit tout

A l’heure même où ‘‘Le Monde’’ publiait l’enquête israélienne, le ‘‘New York Times’’ du 11 mai 2026 –qu’on ne peut accuser d’hostilité vis-à-vis de l’Etat sioniste– publiait le texte et l’interview vidéo de victimes palestiniennes réalisés par le journaliste vedette Nicholas Kristof intitulés : «L’horreur des agressions sexuelles dans les prisons israéliennes.»

Kristof a été en Israël interroger d’anciens prisonniers palestiniens dont il donne les noms, les photos et les preuves irréfutables des viols commis par des Israéliens. Kristof est un journaliste et un commentateur politique américain, lauréat du Prix Pulitzer et un chroniqueur régulier du ‘‘New York Times’’.

Ce qui suit est une transcription du travail du journaliste dans les territoires occupés avec d’anciens prisonniers palestiniens :

«Les violences sexuelles commises par les forces israéliennes contre les Palestiniens sont très répandues, selon de nouveaux rapports et des témoignages poignants existent. Le chroniqueur d’opinion du ‘‘New York Times’’, Nicholas Kristof, détaille un schéma d’abus systémique et de ‘‘pouvoir sans limites’’ sur les Palestiniens au sein des centres de détention israéliens qui remet en question le silence moral de la communauté internationale.

Lorsque Israël a été attaqué le 7 octobre 2023, les autorités se sont empressées de condamner les violences sexuelles du Hamas …..

Je suis allé en Cisjordanie pour parler avec des Palestiniens qui ont été victimes d’agressions sexuelles par des soldats, des colons et des gardiens de prison israéliens. Leurs récits poignants, soutenus par des avocats, des enquêtes et des rapports internationaux, suggèrent que les violences sexuelles commises par les Israéliens contre les Palestiniens sont très répandues. Et cela soulève la question : où sont maintenant le refus et la condamnation de l’agression sexuelle ? Je ne vois aucune preuve que les dirigeants israéliens aient ordonné des viols, mais ils ont mis en place un appareil de sécurité où, selon un rapport des Nations unies de 2025, la violence sexuelle est un élément majeur dans les mauvais traitements infligés aux Palestiniens. Le Premier ministre Netanyahou a qualifié d’infondées les accusations de violences sexuelles proférées par les Israéliens. Mais mon reportage suggère que la violence sexuelle s’est considérablement aggravée sous Netanyahou ces dernières années. À quoi cela ressemble-t-il exactement ? Voici ce que j’ai trouvé. Il s’agit de Sami al-Sai, un journaliste indépendant travaillant pour des organismes de presse internationaux. ‘‘Ils [les gardiens de prison] m’ont emmené dans une cellule d’isolement, menotté, les jambes menottées et les yeux bandés. Ils m’ont mis à terre en position agenouillée, la tête baissée. Ils ont enlevé mon pantalon et mes boxers, et ont commencé à me violer avec des bâtons et des carottes d’une manière très agressive et douloureuse, ainsi qu’à harceler et toucher mes organes génitaux d’une manière très douloureuse et énergique.’’

J’ai parlé à un agriculteur qui m’a raconté comment 20 colons se sont déchaînés contre des maisons palestiniennes et ont utilisé un couteau de chasse pour couper ses vêtements. Je suis sorti de la tente. Je me tenais juste ici. Ils m’ont tiré à l’intérieur. Ils ont utilisé ces attaches rapides, m’ont attaché les mains avec plus d’une attache rapide. Ils m’ont aussi attaché les jambes. Ils m’ont frappé dans l’œil d’un poing. Ils m’ont tiré ici même et ont commencé à répandre de la saleté sur moi et de l’eau. Ils ont enlevé mon pantalon et m’ont attaché mon pénis avec une fermeture éclair. Les attaches étaient encore par terre quand je suis venu. Et voici Mohammad Matar, un responsable de l’Autorité palestinienne — qui dit qu’il était avec deux autres Palestiniens essayant de protéger un village bédouin attaqué par des colons lorsque les colons les ont saisis, dépouillés, battus. Et il dit qu’on a essayé de le violer avec un bâton. Et il a en fait des preuves de cette interaction avec les colons sous la forme d’une photo que les colons ont publiée sur les réseaux sociaux. Une femme, âgée de 23 ans au moment de sa détention, m’a raconté qu’elle était régulièrement déshabillée nue, penchée de force et pelotée sur tout le corps par des hommes et des femmes. Un journaliste a déclaré qu’il avait été retenu et violé par un chien, une affirmation soutenue par d’autres témoignages de prisonniers qui rapportent avoir subi la même chose.

Je suis consterné par ce type d’abus, en partie parce que nos impôts américains subventionnent les forces de sécurité israéliennes. Je crains que cela ne nous rende complices. Les États-Unis ont un moyen de pression, et nous pourrions l’utiliser pour insister sur la fin de l’impunité et exiger que les visites de la Croix-Rouge soient rétablies pour les détenus palestiniens. Écoutez, que vous soyez pro-israélien ou propalestinien, il y a une chose sur laquelle nous devrions être d’accord : nous sommes anti-viols….»

L’article de Kristof prouve que Netanyahou a choisi le viol des Palestiniennes et des Palestiniens.

C’est une politique décidée au plus haut de l’Etat sioniste et mise au point avec l’aval de Netanyahou et de ses ministres racistes et messianiques Ben Gvir et Smotrich ; une politique qui emporte l’accord des députés Likoud et de Force Juive qui ont osé le dire publiquement à la Knesset : oui, cent fois oui pour le viol des Palestiniens et nos soldats «coupables de viol» sont des anges à protéger. Comme ils l’ont montré à Sde Tieman

Quant au quotidien de référence français (ou ce qui en reste aujourd’hui…), il est clair que, pour lui, il y a viol et… viol. Deux poids, deux mesures. Tout comme pour les prudes puissances occidentales, les Etats Unis en tête.

* Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, Paris.

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Gaza : 1872 prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de la deuxième vague d’échanges

13. Oktober 2025 um 16:00

Les forces d’occupation israéliennes ont libéré lundi 1872 prisonniers palestiniens, dans le cadre de la deuxième vague de libérations prévues par l’accord de cessez-le-feu signé le 9 octobre.

Trente huit bus et dix ambulances ont transporté les anciens détenus depuis le centre de détention de Ketziot (Néguev) vers la bande de Gaza, où ils ont été accueillis dans une scène d’émotion au complexe médical Nasser à Khan Younès. Plusieurs libérés ont immédiatement reçu des soins médicaux avant de retrouver leurs proches.

Cette deuxième vague comprend 154 prisonniers condamnés à de lourdes peines ou à la perpétuité, transférés vers l’Égypte, ainsi que 1718 détenus originaires de Gaza, arrêtés après le 7 octobre 2023.

Plus tôt dans la journée, une première vague de 96 prisonniers, dont plusieurs condamnés à perpétuité, avait été relâchée du centre pénitentiaire d’Ofer vers Ramallah, dans le cadre du même accord.

Cet accord de cessez-le-feu, annoncé par le président américain Donald Trump, prévoit notamment la fin de la guerre contre Gaza, le retrait des troupes israéliennes, l’entrée massive de l’aide humanitaire et l’échange de prisonniers entre les deux parties.

Selon les organisations de défense des détenus palestiniens, plus de 11 000 personnes restent encore incarcérées dans les prisons israéliennes, souvent dans des conditions inhumaines marquées par la torture, la privation et la négligence médicale.

Depuis le 7 octobre 2023, l’agression contre Gaza a fait 67.869 martyrs et plus de 170.000 blessés, majoritairement des femmes et des enfants. La famine provoquée par le siège a également causé la mort de 463 civils, dont 157 enfants.

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Israël : Un projet de loi pour exécuter les prisonniers palestiniens discuté à la Knesset

29. September 2025 um 12:19

Une commission parlementaire israélienne a examiné hier un projet de loi hautement controversé visant à instaurer la peine de mort pour les prisonniers palestiniens. Soutenu par le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, le texte doit encore passer en première lecture devant l’Assemblée générale de la Knesset.

Le projet de loi prévoit l’exécution des prisonniers palestiniens condamnés pour avoir tué des Israéliens, rapporte lundi, l’Agence de presse palestinienne WAFA. Lors de la réunion du Comité de sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir a rejeté les appels à reporter le débat, affirmant : « Cette loi est une question d’actualité, pour créer une forte dissuasion et imposer la peine de mort aux prisonniers. »

L’initiative s’inscrit dans les accords de coalition signés fin 2022 entre le Likoud de Benjamin Netanyahu et le parti d’extrême droite Otzma Yehudit de Ben-Gvir.

En mars 2023, une première version de la loi avait déjà franchi l’étape de la lecture préliminaire à la Knesset, avec le soutien du Premier ministre Netanyahu.

Cette relance intervient alors que l’armée israélienne poursuit ses agressions à Gaza et en Cisjordanie depuis octobre 2023. Plus de 66.000 Palestiniens ont été tués selon les sources palestiniennes, dans un contexte de destructions massives et de tensions exacerbées.

La proposition de loi est perçue par de nombreux observateurs comme une nouvelle escalade de la politique sécuritaire de l’entité sioniste, renforçant l’arsenal répressif contre les prisonniers palestiniens.

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