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C’est une France en lambeaux que va laisser Emmanuel Macron

17. Oktober 2026 um 08:26

Alors que le président français Emmanuel Macron vit ses derniers mois à l’Elysée, c’est bien pire qu’une ambiance de fin de règne qui prévaut en France mais celle d’un pays qui se morfond dans de multiples crises dont il a du mal à se sortir. Le fringuant banquier d’affaires élu à seulement 39 ans en 2017 et qui promettait de réformer la France et d’assainir ses finances publiques laisse aujourd’hui un bilan désastreux. Les oligarques qui l’ont porté à l’Elysée, eux, sont plus riches aujourd’hui qu’il ne l’étaient il y a dix ans. Eux, au moins, ne se plaignent pas : la mission pour laquelle ils l’ont destiné a été bien accomplie.  

Imed Bahri

Dans le New York Times, Mujtaba Rahman, directeur du cabinet d’analyse en risques politiques Eurasia Group, affirme que la France se trouve aujourd’hui au bord du gouffre. Il dresse un tableau sombre du pays européen dans une analyse intitulée «La France ne maîtrise plus son destin», où il souligne qu’il existe en français un terme qui décrit parfaitement la situation à savoir «engrenage» signifiant une spirale inquiétante. C’est précisément l’état actuel du pays où s’accumulent depuis longtemps de multiples crises, chacune menaçant d’aggraver les autres.

La première est la crise de la démocratie libérale. Les sondages suggèrent une possible accession de l’extrême droite au pouvoir lors de l’élection présidentielle du printemps prochain.

La deuxième concerne la mauvaise gestion des finances publiques. La dette publique française a atteint un niveau record de 4 000 milliards de dollars, tandis que le coût des nouveaux emprunts de l’État a grimpé, dépassant désormais ceux de l’Italie et de la Grèce.

La troisième est celle du mécontentement de la jeunesse. Pour protester contre la dégradation des établissements scolaires et la réduction de leurs perspectives d’avenir, des lycéens français ont bloqué près de la moitié des lycées du pays ces dernières semaines.

Par leurs affrontements avec la police et leurs pancartes aux slogans percutants, ces jeunes ont attiré l’attention du monde entier. Tout de même, il faut reconnaître les violences et les dérapages qui ont émaillé ce mouvement de protestation.

Si ces mouvements de contestation tout comme la montée de l’extrême droite sont marquants et révélateurs, c’est la crise financière qui s’avère la plus périlleuse, elle est à la racine de nombreux problèmes du pays et menace de le détruire.

Un pays au bord du gouffre

Selon l’auteur, la France se trouve bel et bien au bord du gouffre. Le mouvement des lycéens a débuté mi-septembre dans les banlieues défavorisées de Paris, avant de s’étendre aux établissements publics à travers tout le pays, des grandes métropoles aux petites communes. Les élèves, âgés de 15 à 18 ans, se révoltent contre la longueur des journées scolaires, le surpeuplement des classes, les absences fréquentes des enseignants et la vétusté des établissements scolaires. Ils s’inquiètent également du réchauffement climatique, de la montée de l’extrême droite et de la menace que fait peser l’intelligence artificielle sur les perspectives d’emploi des jeunes. Au cœur de leurs griefs se trouve un manque chronique d’investissement.

Selon Rahman, il s’agit d’une crise majeure. L’État français consacre pourtant des sommes considérables à l’éducation, environ 100 milliards de dollars par an soit 5,1% du produit intérieur brut (PIB), un taux supérieur à la moyenne de l’Union européenne (UE).

Que se passe-t-il donc ? Le fait est qu’une part importante de ces fonds —plus d’un quart— n’est pas allouée à la jeunesse mais aux générations plus âgées, pour financer les pensions des enseignants retraités.

Cela met en lumière l’une des causes profondes des problèmes du pays. Près d’un quart des dépenses publiques totales est consacré aux retraites, tandis qu’un autre quart est alloué aux services sociaux, allant des soins de santé aux allocations chômage.

Rahman souligne qu’aucun gouvernement français n’est parvenu à équilibrer le budget national depuis 52 ans. Cela étant, la dette publique française, qui s’élève à 119% du PIB, demeure inférieure à celle observée dans certains autres pays, notamment les États-Unis.

En 2019, le président Macron est parvenu à ramener le déficit annuel en dessous du seuil de 3% du PIB, fixé comme objectif par l’UE. Puis est survenue la pandémie de coronavirus. L’engagement pris par Macron de dépenser autant que nécessaire pour préserver l’économie française durant la période de confinement (le fameux «quoi qu’il en coûte») a entraîné une forte augmentation du déficit, qui a atteint 9,2% du PIB en 2020. La dette cumulée a, quant à elle, progressé de 335 milliards de dollars en une seule année. À cette époque, la France a été plus lente que les autres pays de l’UE à réduire ses mesures de soutien face à la pandémie.

Par ailleurs, le gouvernement a déboursé 95 milliards de dollars supplémentaires pour protéger le pays contre la hausse des prix de l’énergie, consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Par la suite, Macron a perdu le contrôle de la situation bien qu’il ait été réélu en 2022, il n’a pas obtenu de majorité à l’Assemblée nationale. En 2023, il a imposé une réforme modeste du système des retraites, relevant progressivement l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. Il a justifié cette mesure en expliquant que la France devait travailler plus longtemps pour financer ses généreuses pensions de retraite et son système de protection sociale. Toutefois, plus de 70% des Français s’y sont opposés, certains avec une grande virulence.

Les élections européennes du 9 juin 2024 ont été marquées par la victoire historique du Rassemblement national (RN). Menée par Jordan Bardella, la liste du parti d’extrême droite est arrivée largement en tête du scrutin (31,37%). Renaissance, la formation politique de Macron, n’a recueilli que 14,60%.

Un mélange singulier d’immobilisme et de chaos

En réponse, Macron a convoqué des élections anticipées en 2024, qui se sont révélées défavorables réduisant ainsi la taille de sa coalition centriste à l’Assemblée nationale, l’empêchant d’avoir une majorité absolue ce qui a rendu le pays ingouvernable.

Depuis lors, deux Premiers ministres (Michel Barnier et François Bayrou) ont proposé des solutions au problème des dépenses excessives de la France mais ils ont été évincés par une majorité de députés issus de la gauche et de l’extrême droite. Le résultat est un mélange singulier d’immobilisme et de chaos.

Selon Rahman, Macron porte une part de responsabilité dans ce chaos, tout comme l’opposition —allant de la formation d’extrême gauche La France insoumise (LFI) au RN dirigé par jadis par Marine Le Pen et aujourd’hui par Bardella (président depuis le 5 novembre 2022).

Ces derniers ont privilégié les manœuvres politiques plutôt que de s’attaquer à la catastrophe financière qui s’aggrave, notamment le poids étouffant des retraites et des autres prestations sociales.

En février, les socialistes (centre-gauche) ont permis l’adoption du budget de l’année en cours mais à la condition que la réforme des retraites proposée par Macron soit suspendue, condition à laquelle s’est plié le Premier ministre Sébastien Lecornu ce qui lui a permis de sauvegarder son poste. Cet épisode lui a valu beaucoup de critiques lui reprochant de privilégier le prolongement de son bail à Matignon que le sauvetage des finances publiques.

Lecornu, propose cet automne des ajustements pour le budget 2027 —douloureux certes mais pas brutaux— visant à ramener le déficit à 5% du PIB. Un premier vote crucial est attendu à l’Assemblée nationale le 20 octobre. Si son gouvernement ne parvient pas à faire adopter ce budget, le coût du service de la dette française pourrait grimper en flèche. La France se verrait alors contrainte de solliciter l’aide du Fonds monétaire international (FMI), voire de la Banque centrale européenne (BCE), une perspective qui constituerait un véritable camouflet pour la septième économie mondiale et une fin de mandat humiliante pour Macron.

Un système politique profondément fragmenté

Cela étant, souligne Rahman, la France demeure, à bien des égards, une nation puissante et prospère. Toutefois, la méfiance des marchés à l’égard du pays  relève moins de l’économie que de la politique. Les marchés doutent en effet de la capacité d’un système politique profondément fragmenté 

—de plus en plus dominé par les extrêmes à droite comme à gauche— à valider les réformes difficiles nécessaires pour assainir les finances publiques. Ils craignent que le pays ne sombre dans des troubles sociaux et une paralysie institutionnelle. C’est cette érosion de la confiance qui a propulsé les coûts d’emprunt de la France vers des niveaux records.

En fin de compte, note Rahman, il n’existe pas de solution miracle. Quel que soit l’issue de l’élection présidentielle de mai, le futur président aura probablement du mal à dégager une majorité parlementaire lors des élections législatives qui suivront en juin, ce qui laisse présager de nouvelles turbulences politiques. 

Beaucoup s’interrogent sur la volonté réelle de Mme Le Pen, actuellement donnée favorite, d’affronter la crise avec franchise. La semaine dernière, elle a présenté un plan budgétaire quinquennal empreint de préoccupations idéologiques et de calculs tortueux.

Par ailleurs, et concernant le vote du budget le 20 octobre prochain, Le Pen cherche à démontrer qu’elle est une femme politique aguerrie et non une force de déstabilisation. C’est pourquoi il est fort probable qu’elle donne pour consigne à son groupe parlementaire – fort de 139 députés – de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption du budget. Une telle manœuvre pourrait, dans l’immédiat, éviter un effondrement comparable à celui qu’a connu la Grèce au lendemain de la crise financière. Toutefois, la France ne maîtrise plus son propre destin et l’engrenage infernal demeure inéluctable.

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Commerce : l’UE arme son bouclier anti-Chine

16. Oktober 2026 um 11:00

L’Union européenne prépare un instrument de dissuasion commerciale qui bloquerait totalement l’accès à son vaste marché unique si un concurrent comme la Chine s’attaquait à l’économie de l’UE, selon des sources citées par Bloomberg.

Les dirigeants de l’UE, réunis jeudi 15 octobre à Bruxelles, ont demandé à la Commission européenne, chargée des affaires commerciales de l’Union, de préparer et de soumettre une proposition concernant cet outil d’ici la fin de l’année. Cette mesure fera l’objet de négociations l’année prochaine, a indiqué l’une des sources. Cet outil vise à constituer une mesure de « seconde riposte » pour dissuader d’autres pays de déclencher une guerre commerciale avec l’UE, ont indiqué les sources. La Commission présentera un autre instrument, destiné à diversifier les chaînes d’approvisionnement, en décembre, avant le prochain sommet des dirigeants européens.

Pékin a menacé de représailles si l’UE introduit de nouveaux outils commerciaux discriminatoires ou des mesures restrictives ciblant les entreprises ou les produits chinois. « Nous ne disposons pas de mesures suffisantes pour lutter contre les pratiques déloyales et nous n’avons pas suffisamment investi dans notre compétitivité et notre capacité d’innovation. Le nouveau budget de l’UE devrait être conçu de manière à répondre à ces besoins », a déclaré le Premier ministre néerlandais Rob Jetten aux journalistes.

Les dirigeants des 27 États membres de l’UE se réunissent à Bruxelles, après avoir déjà conclu un accord avec Pékin pour limiter les importations de voitures hybrides en provenance de Chine – une première étape vers la réduction du déficit commercial des biens, qui atteignait 360 milliards d’euros en 2025, comme le note Reuters.

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Fiscalité internationale : l’UE valide la « transparence » de la Tunisie

15. Oktober 2026 um 10:34

Le Conseil de l’Union européenne a adopté, le 9 octobre 2026, la mise à jour de sa « liste des juridictions non coopératives à des fins fiscales » sans y inclure la Tunisie.

Cette décision confirme la position de la Tunisie parmi les territoires coopératifs en matière de fiscalité. Le pays se classe ainsi dans la catégorie des juridictions ayant rempli l’ensemble de leurs obligations sans présenter d’engagement en suspens auprès des instances européennes.

Rappelons que l’historique de la Tunisie avec ce dispositif remonte à la création de la liste initiale par l’Union européenne en décembre 2017. Inscrite dans un premier temps sur la « liste noire » en raison de retards d’alignement de certains régimes fiscaux sur les normes européennes, la Tunisie en avait été retirée dès janvier 2018 à la suite d’engagements formels de réforme. Placé « sous suivi » au sein de la « liste grise », le pays avait mené les ajustements législatifs requis et obtenu sa sortie définitive de cette catégorie en mars 2019.

La décision adoptée lors de la révision semestrielle d’octobre 2026 maintient un total de huit juridictions sur l’Annexe I. La prochaine évaluation globale de la gouvernance fiscale par le Conseil de l’Union européenne est programmée pour le mois de février 2027.

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Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

12. Oktober 2026 um 15:14

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Tribune. Maroc-Europe : le codéveloppement comme levier de stabilité stratégique

12. Oktober 2026 um 11:42
La vision annoncée par le roi Mohammed VI relie les ambitions économiques du Maroc aux besoins de sécurité et de compétitivité de l’Europe. Par Samuel Martin, chercheur français en questions sécuritaires et stratégiques En bref Une nouvelle vision stratégique :…

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Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel

09. Oktober 2026 um 20:27

Le passeport numérique des produits se déploie progressivement dans l’Union européenne, avec une première échéance majeure pour certaines batteries dès février 2027. Pour les industriels tunisiens de l’automobile, du textile et de l’électronique, l’enjeu est d’anticiper les obligations propres à chaque filière et de fiabiliser les données exigées par les chaînes de valeur européennes.

La transition écologique européenne ne se joue plus seulement dans les matériaux utilisés ou dans les émissions générées par les produits. Elle passe aussi par les informations que les fabricants doivent pouvoir fournir sur leur origine, leur composition, leur durabilité et leur fin de vie. Pour les entreprises tunisiennes qui travaillent avec des clients européens, cette évolution annonce un chantier industriel et numérique : organiser la traçabilité des produits et rendre les données accessibles selon des formats standardisés.

Des obligations progressives, pas une norme unique

C’est l’un des enjeux de la journée d’information consacrée au passeport numérique des produits, organisée le 7 octobre 2026 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), avec notamment la Tunisian Automotive Association (TAA), le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), le Cluster Mecatronic Tunisie et ELENTICA, avec le soutien de la GIZ.

Le cadre européen repose notamment sur le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), adopté en 2024. Le passeport numérique doit permettre de consulter des informations fiables sur un produit au moyen d’un identifiant et d’un support de données, comme un code lisible par machine. Son contenu et les acteurs concernés seront précisés en fonction des catégories de produits.

Le calendrier est déjà plus concret pour certaines batteries. À compter du 18 février 2027, un passeport numérique sera obligatoire pour les batteries de véhicules électriques, certaines batteries industrielles de plus de 2 kWh et celles destinées aux moyens de transport légers. Les données concernées porteront notamment sur l’identification, les caractéristiques et les informations nécessaires à l’évaluation de la durabilité et du cycle de vie.

Pour le textile, les actes européens spécifiques sont attendus en 2027. Le programme européen prévoit également des travaux sectoriels pour les pneus et l’aluminium en 2027, le mobilier en 2028 et les produits liés aux technologies de l’information et de la communication en 2029.

Les sous-traitants devront mieux maîtriser leurs données

Pour les industriels tunisiens, l’enjeu dépasse la création d’un QR code. Il faudra identifier les informations disponibles, vérifier leur fiabilité, organiser leur mise à jour et déterminer quelles données doivent être transmises aux clients ou aux autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Dans l’automobile et l’électronique, cela peut concerner les composants, les matières utilisées, les informations de conformité et, selon les textes applicables, les caractéristiques environnementales. Dans le textile, la composition des fibres et la traçabilité des matières pourraient prendre une importance accrue au fil de l’adoption des règles sectorielles. Les données effectivement requises dépendront toutefois de chaque catégorie de produits et de sa réglementation.

Le passeport numérique ne signifie pas que chaque sous-traitant tunisien sera automatiquement responsable de créer celui du produit final. Les obligations juridiques s’appliquent aux opérateurs désignés par les textes européens ; les fournisseurs devront néanmoins être en mesure de communiquer les informations demandées par leurs donneurs d’ordre.

Anticiper pour préserver l’accès aux marchés

Cette évolution appelle un travail de préparation : cartographier les produits exportés, identifier les règles qui leur seront applicables, examiner les systèmes informatiques et clarifier les échanges de données avec les clients européens. Elle peut aussi nécessiter de nouvelles procédures de documentation et une coordination plus étroite entre production, qualité, achats et systèmes d’information.

L’échéance des batteries en février 2027 constitue le premier repère majeur pour les entreprises concernées. Pour les autres filières, le calendrier dépendra des textes sectoriels à venir. L’objectif n’est donc pas de déclarer toutes les exportations tunisiennes déjà soumises au passeport numérique, mais d’éviter que les entreprises découvrent trop tard les exigences correspondant à leurs produits.

Pour la Tunisie, dont plusieurs filières industrielles sont intégrées aux chaînes de valeur européennes, la traçabilité devient ainsi un enjeu de préparation commerciale autant que de transition écologique. La capacité à fournir des données exactes, structurées et vérifiables pourrait compter de plus en plus dans la relation avec les donneurs d’ordre.

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Semaines décisives pour les quotas de capture des crevettes rouges par les pêcheurs tunisiens   

08. Oktober 2026 um 12:17

Des semaines décisives s’annoncent pour la filière halieutique tunisienne dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Du 26 au 30 octobre 2026, la Tunisie participera à Rome à la 49e session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), chargée de définir de nouvelles mesures de gestion des stocks et de contrôles européens des quotas de crevettes rouges. Parallèlement, une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre prochain; en prévision de cette visite, les contrôles et les travaux ont été intensifiés dans les ports de pêche de Sousse et de Hergla.

Le premier dossier concerne la crevette rouge dans le canal de Sicile. La recommandation CGPM/48/2025/9 a prorogé pour 2026 la période transitoire du plan pluriannuel de gestion dans les sous-zones 12 à 16, réduisant de 3 % les limites de capture pour la crevette rouge géante (Aristaeomorpha foliacea) et la crevette violette (Aristeus antennatus).

Les captures tunisiennes en question

Pour la Tunisie, la limite fixée pour 2026 concernant la crevette rouge géante est de 36 000 kilogrammes. Selon une note d’information du ministère italien de l’Agriculture, le quota était déjà épuisé le 15 mai, alors que les certificats de capture tunisiens enregistrés sur la plateforme européenne Catch atteignaient par la suite un total d’au moins 50 960 kilogrammes, soit 41,5 % au-delà du plafond autorisé. Le ministère italien (Masaf) a donc appelé les opérateurs italiens à ne pas accepter de lots issus de captures dépassant la limite internationale.

Les échanges se poursuivront également sur le plan scientifique. Une réunion technique consacrée à la préparation des données sur la crevette rouge de profondeur en Méditerranée centre-orientale est prévue du 9 au 11 novembre au siège de la FAO à Rome ; elle sera suivie, du 11 au 14 novembre, d’une réunion sur les stocks de Méditerranée centrale.

Le volet sanitaire constitue un autre dossier important, distinct de celui des quotas mais crucial pour l’accès au marché européen.

Selon Diwan FM, citant Samir Mhiri (responsable de la production animale au Commissariat régional au développement agricole de Sousse), une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre. En amont de cette visite, les inspections dans les ports de Sousse et de Hergla ont été intensifiées afin de vérifier les conditions d’hygiène et de salubrité, ainsi que l’état des marchés de gros et des équipements.

À Sousse, des travaux sont en phase d’achèvement concernant les sols, le système d’évacuation des eaux usées, les chambres froides et l’installation de production de glace alimentaire.

A Hergla, le marché a repris son activité, mais la procédure d’agrément vétérinaire reste à finaliser. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une mise aux normes plus large de la filière tunisienne, conformément aux exigences sanitaires applicables aux produits destinés à l’exportation.

L’Italie, principal débouche des produits de pêche tunisiens

Les enjeux économiques sont considérables. Au cours des sept premiers mois de 2026, la Tunisie a exporté 18 400 tonnes de produits de la pêche pour une valeur de 422,3 millions de dinars (127 millions d’euros). L’Italie demeure le principal débouché, absorbant 34 % des exportations, suivie de l’Espagne avec 12 % ; ensemble, ces deux pays représentent 46 % des exportations tunisiennes de produits de la pêche.

Ces deux dossiers restent toutefois distincts : le différend concernant la crevette rouge porte sur les quotas de pêche, la durabilité des stocks et la traçabilité via le système Catch, tandis que la visite en Tunisie du 16 novembre concerne, selon les informations disponibles à ce jour, la conformité sanitaire et vétérinaire de la filière. Tous deux ont néanmoins une incidence sur la capacité de la Tunisie à maintenir un accès régulier de ses produits de la pêche au marché européen.

D’après Ansa.

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Concert à Tunis du guitariste espagnol Dani de Morón

05. Oktober 2026 um 12:53

Le musicien espagnol Dani de Morón, l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération, donnera un concert le samedi 10 octobre 2026, à 15h00, au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la culture de Tunis, et ce dans le cadre des Journées musicales de Carthage, qui se tiennent du 3 au 10 octobre, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne.  

Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de la grande maîtresse du baile Matilde Coral. Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.

Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie «Meilleur album de flamenco», Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.

Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.

Ce concert, organisé avec le soutien de l’ambassade d’Espagne et de la délégation de l’Union européenne en Tunisie, vise à  renforcer les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.

I. B.

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Chiffre de la semaine : une aide européenne de 710 millions d’euros pour l’Afrique

30. September 2026 um 09:50
L’Union européenne va débloquer une enveloppe de 710 millions d’euros cette semaine pour aider tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits, principalement en Afrique.   C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier la présidente de…

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Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer

28. September 2026 um 10:41

Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.

TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.

L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.

Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.

Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.

 

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