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IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes

10. Januar 2026 um 13:54

Dans la note intitulée «Règles d’origine Union européenne-Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification», dont nous reproduisons ci-dessus quelques extraits, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) affirme que cette nouvelle convention avec notre principal partenaire économique présente de nombreux avantages pour l’économie nationale, notamment en renforçant la compétitivité de nos exportations, en facilitant leur accès au marché européen et en accroissant leurs compétitivité et attractivité.

La Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’Union européenne, en juillet 1995, suivie par la suite par plusieurs pays de l’Est et du Sud de ce bassin. Il a été préparé par plusieurs mesures qui ont été prises au cours de la période 1991-1994 dont notamment :

● la loi de 1991 sur le commerce intérieur qui instaure les principes de concurrence sur les marchés et de liberté des prix avec l’intervention de l’État pour réguler ces mécanismes;

● la convertibilité courante du dinar qui permet le transfert de devises sans autorisation de la BCT pour les opérations de commerce extérieur de biens et services;

● l’adhésion de la Tunisie à l’OMC en mars 1995 en acceptant les principes de liberté du commerce international et de droits de douane plafonnés de commun accord.

Un partenariat historique

Cet accord, entré en vigueur en mars 1998, vise l’établissement d’une zone de libre-échange, sans droits de douane ni restrictions quantitatives (ou mesures d’effet équivalent), sur une période de 12 ans, avec des listes de «produits originaires définis au protocole n°4* 1» à libérer progressivement, à commencer par les biens industriels d’investissement, puis de consommation pour terminer avec les produits agricoles, avec des exceptions dont le quota sur l’huile d’olive exportée par la Tunisie de 56 700 tonnes/an, le reste étant exporté sous le régime du TPA, ou trafic de perfectionnement actif, où l’huile est transformée et réexportée. Réciproquement, certains produits agricoles importés par la Tunisie sont contingentés. Cet accord prévoit aussi des clauses de coopération dans les domaines politique, économique et financier, social, scientifique et culturel. À titre d’illustration, la coopération dans le domaine scientifique a permis aux enseignants-chercheurs de postuler aux programmes de recherche européens comme Erasmus.

(…) Suivant l’initiative de l’UE, en décembre 2011, pour engager des négociations avec plusieurs pays du Sud pour un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), la Tunisie a agréé en novembre 2012 d’engager des négociations de cet accord, qui ont débuté en octobre 2015 à Tunis. L’objectif est l’intégration progressive de l’économie tunisienne dans le marché unique de l’UE.

Les règles d’origine préférentielles

(…) Même si l’Aleca est en pause, la relation commerciale UE-Tunisie continue d’évoluer lentement avec l’accord d’application de règles d’origine préférentielles révisées, adoptées en 2023 et mises en application à partir de 2025 dans le cadre pan-euro-méditerranéen (PEM), selon lequel les exportateurs des pays partenaires, dont la Tunisie, peuvent bénéficier de dispositions plus souples pour le statut «originaire» définissant les produits d’origine locale, qui donne droit à une exemption totale des droits de douane.

L’objectif de la révision appliquée en 2025 ne porte pas sur l’accord d’association, qui prévoit l’exemption des «DD» sur les produits exportés vers l’UE qui sont d’origine locale, mais porte sur la définition de la notion d’origine locale, qui est devenue plus souple, notamment pour les produits textiles.

Pour la Tunisie : l’origine locale incluait les achats d’Algérie, du Maroc et de la Communauté européenne (accord d’association TUN-UE de 1995).

(…) Cette convention vise à transposer, dans un cadre multilatéral, les systèmes bilatéraux existants concernant les règles d’origine établies dans les accords bilatéraux de libre-échange conclus entre les parties contractantes à la convention.

De ce fait, le cumul de l’origine est devenu plus large, car il peut englober plusieurs pays du processus de Barcelone : l’origine locale des produits exportés inclut les achats provenant d’autres pays appartenant au processus de Barcelone avec lesquels la Tunisie a un accord de libre-échange (Maroc, Égypte, Jordanie, Turquie, pays Aele). Pour ces produits, les exportations se font au taux nul, sans limite.

La délégation de l’UE en Tunisie a publié un communiqué le 29/07/2025 sur la mise en œuvre des nouvelles dérogations pour certains produits textiles et d’habillement tunisiens exportés vers l’UE, selon lequel les dérogations couvrent notamment les pantalons (4,7 millions en denim), robes, chemises, T-shirts, sous-vêtements, maillots de bain, vêtements de travail, etc., indiquant que la coupe du tissu et la confection seront considérées comme une transformation suffisante.

Des quotas ont été définis et ouverts pour cinq ans, avec une application rétroactive à compter du 22 janvier 2025. Il est précisé que les produits respectant déjà les règles «standard» du protocole 4 des règles d’origine continuent à entrer sans droits et sans limite de quantité. Ces dérogations offrent une flexibilité supplémentaire (avec quota) pour améliorer la compétitivité vis-à-vis d’autres pays de production.

La portée d’une ratification

(…) Au 1er janvier 2026, la période transitoire prévue pour l’application des règles d’origine révisées pan-euro-méditerranéennes a pris fin pour les pays n’ayant pas ratifié la nouvelle convention régissant ces règles. Les règles d’origine plus favorables, appliquées à titre transitoire depuis mars 2025 en Tunisie sur la base d’une décision du Conseil d’association UE-Tunisie, ne sont plus applicables depuis cette date. Dans ce cadre, les règles pan-euro-méditerranéennes dites «historiques» de 2012 continuent de s’appliquer tant que la mise à jour de la convention n’est pas finalisée entre partenaires. La Tunisie conserve ainsi l’exonération des droits de douane prévue par l’accord d’association pour les produits répondant aux règles de 2012, mais ne bénéficie plus des facilités supplémentaires introduites par les règles révisées de 2025, notamment :

● l’élargissement du cumul d’origine avec certains pays méditerranéens du Sud ;

● les simplifications administratives ;

● les quotas additionnels accordés à certains produits textiles.

Cette situation place la Tunisie dans une position moins favorable que celle de plusieurs pays de l’espace euro-méditerranéen, notamment ceux ayant ratifié la convention avant la fin de l’année 2025 (Jordanie, pays européens non membres de l’UE) ou ayant obtenu une période transitoire prolongée lors de l’adoption des nouvelles règles (cas du Maroc).

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a informé le ministère de l’Industrie des effets directs de cette situation sur les exportations concernées.

Depuis janvier 2026, les produits textiles précédemment couverts par les dérogations appliquées en 2025 sont soumis à un droit de douane de 12% à l’entrée du marché européen, ce qui affecte leur compétitivité, d’autant plus que ces produits avaient bénéficié d’une exonération totale à titre transitoire au cours de l’année 2025.

Le secteur textile et habillement connaît par ailleurs des difficultés structurelles avérées : la valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et les exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.

Ce secteur emploie environ 150 000 personnes et génère près de 3 milliards de dinars de recettes nettes d’exportation par an, ce qui justifie une attention particulière des autorités publiques.

In fine, au 01/01/2026, la période transitoire se termine pour les pays qui n’ont pas ratifié la nouvelle convention qui régit les règles d’origine locale ; les nouvelles règles favorables ne seront plus appliquées.

La Tunisie, quant à elle, a sécurisé définitivement l’application de ces règles grâce à la ratification de l’accord avec l’Union européenne, après les avoir déjà appliquées depuis mars 2025 sur la base de la décision du Conseil d’association UE-Tunisie.

Dans ce cadre, la ratification permet à la Tunisie de dépasser le régime des règles PEM «historiques» de 2012 et de bénéficier pleinement des nouvelles règles d’origine entrées en vigueur en 2025. Ces règles offrent un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des facilités administratives renforcées ainsi que des quotas additionnels, notamment pour les produits textiles.

Suite à la ratification, la Tunisie bénéficie de nouvelles mesures favorables, notamment aux exportations textiles, mais aussi aux autres secteurs industriels. Grâce à cette ratification, les produits bénéficiant des règles de cumul plus souples et des quotas spécifiques (notamment les jeans denim) conservent les avantages obtenus en 2025 et évitent l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.

Cette avancée est d’autant plus importante que le secteur textile et habillement connaît des difficultés structurelles. Sa valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et ses exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.

Dans ce contexte, la ratification contribue à maintenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an (soit 9 milliards de dinars en valeur brute).

En conclusion, l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son évolution après 30 ans d’application.

La ratification de la nouvelle convention renforce les effets positifs de cet accord et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’UE. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération fondée sur l’évaluation des résultats, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement des liens économiques et historiques entre l’Union européenne et son premier partenaire dans la région euro-méditerranéenne. *

Lire l’article dans son intégralité.

* Les intertitres sont de la rédaction.

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Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?

10. Januar 2026 um 11:39

Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir. 

Imed Bahri

Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.

Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. 

Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.

Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland. 

Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…

Premier scénario : invasion militaire

Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.

Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.

Second scénario : coercition et pressions économiques

Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.

Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.

Troisième scénario : libre association

Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.

Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.

Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.

Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux

Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.

Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.

La réalité sur le terrain

Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.

La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.

Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.

Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.

D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace. 

Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.

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Gestern — 09. Januar 2026Haupt-Feeds

Kébili à l’honneur : « Terre des Puits » présélectionné pour le Prix d’architecture européen

09. Januar 2026 um 08:49

« Terre des Puits », un projet architectural situé dans le gouvernorat de Kébili, figure parmi les 40 œuvres présélectionnées pour le Prix d’architecture contemporaine de l’Union européenne 2026 / Prix Mies van der Rohe. Cette distinction place la Tunisie sur la scène architecturale européenne aux côtés de 17 autres pays.

Annoncée jeudi par la Commission européenne et la Fundació Mies van der Rohe, cette sélection intervient alors que la Tunisie est membre du programme Europe créative de l’UE. Ce programme soutient la coopération et l’innovation dans les secteurs culturels et créatifs.

Le jury a retenu 40 œuvres couvrant 36 villes dans 30 régions et 18 pays. Cette sélection offre un panorama représentatif de l’architecture contemporaine européenne des deux dernières années. Elle s’étend des grandes métropoles aux très petites villes. Elle illustre ainsi la diversité des échelles, des usages et des approches architecturales à travers le continent.

Dans ses délibérations, le jury a souligné l’alignement croissant entre l’architecture, l’urbanisme et la gouvernance. L’objectif est de répondre aux ambitions du Pacte vert européen. Il s’agit aussi de façonner des environnements bâtis résilients et de haute qualité pour tous. La notion de « fraîcheur » s’est imposée comme un thème central de cette édition. Les projets retenus apportent de nouvelles idées et perspectives. Ils transforment avec soin des structures existantes ou proposent des constructions innovantes.

L’importance de l’ancrage local

La liste restreinte met en évidence l’importance de l’investissement public, de l’engagement local et des pratiques collaboratives. La majorité des œuvres a été conçue par des agences implantées dans la même région que les projets. Des équipes transnationales et transrégionales ont également participé. Réunissant des pratiques émergentes et des agences confirmées, les 40 œuvres retenues illustrent une dynamique forte. Elles montrent comment la créativité, la responsabilité et la sensibilité au contexte façonnent la culture architecturale européenne contemporaine.

Les prochaines étapes

Le calendrier du prix prévoit l’annonce des finalistes en février 2026. La proclamation des lauréats suivra en avril 2026. Les EUmies Awards Days se tiendront en mai 2026 à Barcelone. Le programme comprendra des conférences, débats, expositions et la cérémonie officielle de remise des prix au Pavillon Mies van der Rohe. De mai à juin 2026, le programme Out&About proposera des visites, des rencontres et des expositions itinérantes. L’objectif est de rapprocher les projets sélectionnés du public.

Les Prix EUmies sont organisés par la Fondation Mies van der Rohe et la Commission européenne. Ils s’inscrivent dans le cadre du programme Europe créative de l’Union européenne. Le prix bénéficie notamment du partenariat avec le Conseil des architectes d’Europe et l’Association européenne pour l’enseignement de l’architecture.

Avec TAP

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Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025

07. Januar 2026 um 13:34

En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a franchi un cap record en matière d’assistance aux migrants en facilitant le retour de 8 853 migrants vers leurs pays d’origine, dans le cadre de son programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration.

C4est ce qu’indique l’OIM dans un communiqué publié le 7 janvier 2026 à Tunis, ajoutant qu’à ce chiffre s’ajoutent 103 demandeurs d’asile et refugies qui ont bénéficié de la réinstallation dans 5 pays tiers.

Ces retours ont été accompagnés d’un appui individualisé, basé sur l’identification des besoins des migrants en Tunisie et à l’arrivée, allant des opérations de sensibilisation aux procédures, jusqu’á l’organisation logistique du voyage par vols commerciaux et charters.

Le nombre de bénéficiaires au programme a enregistré une hausse de 28% par rapport à l’année 2024. Une hausse du nombre de migrants présentant des vulnérabilités aiguës a également été enregistrée, y compris des enfants non accompagnés ou séparés, ainsi que des victimes de traite.

Le programme d’aide au retour volontaire de l’OIM propose une approche intégrée pour garantir une réintégration durable des bénéficiaires. Cette dernière est fournie directement aux migrants de retour sous forme d’une assistance adaptée, conçue sur la base des besoins spécifiques de chaque personne, en tenant compte de son parcours, capacités, vulnérabilités et des circonstances du retour. Cet appui personnalisé vise à renforcer l’autonomisation des migrants de retour, en leur permettant de s’approprier pleinement leur processus de réintégration et de décider de l’utilisation la plus appropriée de l’aide reçue.

En 2025, les opérations de retour ont concerné 27 pays de destination et ont été organisées à travers 22 vols charters et 368 vols commerciaux. Elles sont le résultat d’une étroite collaboration avec les autorités tunisiennes compétentes, les ambassades et consulats, et les autorités des pays d’origine, ainsi qu’avec les missions de l’OIM qui ont travaillé de manière coordonnée afin d’accompagner les migrants tout au long de leur parcours de retour et réintégration.

«Cette collaboration multipartite avec nos différents partenaires constitue un pilier fondamental de l’approche de l’OIM pour une gouvernance migratoire efficace et respectueuse des droits humains», souligne Azzouz Samri, chef de mission de l’OIM en Tunisie.

Le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration est soutenu par l’Union européenne, ainsi que les gouvernements de l’Autriche, France, de l’Italie, des Pays-Bas, de la République tchèque, de la Suède et du Royaume-Uni.

I. B.

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Passeports sans tampon : l’Europe bascule dans l’ère biométrique

05. Januar 2026 um 10:31

À partir d’avril 2026, l’Union européenne mettra fin au tamponnage des passeports des voyageurs extra-européens. En basculant vers un contrôle entièrement biométrique, Bruxelles tourne la page d’un rituel vieux de plusieurs siècles et engage une transformation majeure de l’expérience du voyage international.

Dès avril 2026, les pays de l’Union européenne cesseront d’apposer des tampons sur les passeports des ressortissants extra-européens, selon le site spécialisé GEO.fr. Cette évolution ne se limite pas à l’Europe : d’autres régions du monde adoptent également des dispositifs similaires. Ce qui relègue progressivement le tampon de passeport au rang de simple souvenir.

Cette pratique, profondément ancrée dans l’imaginaire du voyage, trouve ses origines dans une longue histoire. Contrairement à une idée répandue, elle ne relève pas d’une invention moderne. Patrick Bixby, professeur d’université et spécialiste de l’histoire du voyage, rappelle ainsi à la BBC que « les tampons sur les passeports remontent au Moyen Âge ou à la Renaissance. À l’époque, les souverains européens apposaient un sceau de cire sur les sauf-conduits qu’ils délivraient ».

Au XXᵉ siècle, la Société des Nations a instauré le passeport moderne et a harmonisé les procédures de franchissement des frontières. Lorsque le transport aérien s’est démocratisé dans les années 1950, grâce au développement des vols commerciaux accessibles au grand public, le tampon a progressivement acquis une valeur émotionnelle. Il matérialisait alors le passage d’une frontière et symbolisait l’expérience du voyage.

Les pratiques ont toutefois évolué. En octobre 2025, l’Union européenne a lancé le déploiement du système d’entrée/sortie (EES), un nouvel outil de contrôle des frontières. À partir d’avril 2026, ce dispositif collectera automatiquement les données biométriques — empreintes digitales et reconnaissance faciale — de toutes les personnes non européennes qui entreront et sortiront de l’espace Schengen. Cette technologie vise à fluidifier les contrôles et à renforcer la sécurité, ce qui rend désormais inutile le tamponnage manuel des passeports.

L’Union européenne ne suit pas cette voie seule. L’Australie, le Japon et le Canada ont déjà adopté des systèmes de contrôle biométrique à leurs frontières. De leur côté, les États-Unis ont annoncé qu’ils généraliseront ces technologies dans les prochaines années. Ce qui confirme une tendance mondiale vers la dématérialisation du passage des frontières.

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Huile d’olive | La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE

03. Januar 2026 um 13:56

La Tunisie se prépare à entamer des négociations avec l’Union européenne (UE) concernant le renforcement du cadre juridique bilatéral et un quota d’exportation d’huile d’olive de 100 000 tonnes. Des négociations sont également en cours avec les États-Unis sur les droits de douane fixés par Washington à 20%, et des canaux de distribution ont été ouverts avec le Brésil et l’Indonésie.

C’est le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti qui a fait cette annonce, lors de la séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui s’est tenue mercredi 31 décembre 2025, au palais du Bardo, et consacrée à l’examen de trois projets de loi importants relatifs à l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE, en particulier les dispositions liées aux règles d’origine.

M. Nafti a indiqué que des négociations étaient également en cours avec l’Indonésie pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne au marché indonésien, ainsi que pour promouvoir ce produit en Inde, au Japon et en Corée du Sud, tout en intensifiant les efforts de prospection de nouveaux marchés.

Le dossier européen s’inscrit dans un contexte réglementaire où l’accès à l’exemption de droits de douane a toujours été lié à un système de quotas : une analyse de l’Observatoire économique tunisien (OET) souligne que le mécanisme de quotas pour le commerce en franchise de droits avec l’UE est établi par le règlement (UE) 2016/1918 de la Commission européenne, avec un plafond annuel de 57 600 tonnes et des quotas mensuels variables.

Suite aux attentats terroristes de 2015, Bruxelles a également approuvé des mesures temporaires supplémentaires pour soutenir l’économie tunisienne durant la période 2016-2017. La Tunisie espère bénéficier encore de ce type de mesures dans un contexte de crise économique et financière et de fortes pressions budgétaires.

En Amérique latine, la Tunisie considère le Brésil comme un marché à fort potentiel : en mars 2025, le gouvernement brésilien a approuvé une exemption totale de droits d’importation sur l’huile d’olive extra vierge, auparavant taxée à 9 %. Cette mesure, entrée en vigueur le 14 mars 2025, a été présentée comme une opportunité de consolider la présence tunisienne sur un marché en pleine croissance. Selon les mêmes sources, en 2024, le Brésil aurait importé environ 250 000 tonnes d’huile d’olive, d’une valeur proche de 695 millions de dollars.

Les données les plus récentes disponibles sur le cycle de l’huile d’olive indiquent une tendance favorable en volume, mais plus faible en valeur.

Selon l’Observateur national de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne oléicole 2024-2025 (novembre 2024-septembre 2025), les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 288 600 tonnes, soit une hausse de 41,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, à fin septembre 2025, les recettes avaient chuté de 28,4 %, dans un contexte de forte baisse des prix moyens.

L’UE demeure le principal marché de destination, représentant 58 % des exportations, suivie de l’Amérique du Nord (26,3 %). Parmi les principaux importateurs figurent l’Espagne et l’Italie, ainsi que les États-Unis.

Par ailleurs, la question de la valorisation demeure structurelle : la majorité des produits continuent d’être exportés en vrac, surpassant largement les produits conditionnés. Cela limite la création de valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et facilite les opérations de rebranding sur les marchés de destination.

Dans une perspective d’avenir, cette intensification des négociations intervient alors que la Tunisie ambitionne de tirer profit d’une saison 2025-2026 qui s’annonce prometteuse, avec des retombées positives sur ses recettes en devises et sa balance des paiements. Elle doit toutefois réduire sa vulnérabilité aux fluctuations des prix et accroître la part des exportations à plus forte valeur ajoutée.

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Règles d’origine euro-méditerranéennes | La Tunisie adhère en catastrophe

01. Januar 2026 um 13:34

Les nouvelles dispositions relatives à l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne, en particulier celles liées aux règles d’origine, ont été ratifiées par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) hier, jeudi 31 décembre 2025, à la hâte, in extremis, et presque sans débat sur ses retombées sur l’économie nationale. Ce qui a suscité une vive controverse dans l’opinion publique tunisienne. (Ph. Port de Radès, Tunis).

Latif Belhedi

Il s’agit de trois textes de lois : le premier modifie le Protocole (B) relatif aux règles d’origine dans le cadre du libre-échange euro-méditerranéen ; le deuxième entérine les amendements de l’accord Union Européenne-Tunisie issus de décisions conjointes récentes ; le troisième intègre les révisions de la Convention pan-euro-méditerranéenne sur les règles d’origine.

Ces nouvelles lois alignent intégralement la Tunisie sur les règles d’origine préférentielles définies à Bruxelles, le régime pan-euro-méditerranéen révisé et les décisions du Conseil d’association Tunisie-UE.

Mobilisation des opérateurs économiques

L’économiste Nafaâ Ennaifer, estime, pour sa part, que cette ratification «devait se faire depuis plusieurs mois».

«Malgré l’importance capitale de cet accord, les enjeux économiques immédiats, les risques concrets pour la compétitivité des exportations tunisiennes, ainsi que les pertes certaines face à des pays concurrents l’ayant déjà adopté, le processus de ratification n’a pu être engagé (en catastrophe) par notre gouvernement qu’au cours de la toute dernière semaine du mois de décembre 2025», a-t-il écrit dans un poste Facebook, en rappelant que ce processus a été enclenché «suite à la très grande inquiétude et à la mobilisation des opérateurs économiques, notamment ceux de l’industrie textile et des composants automobiles.» Et ces derniers avaient d’autant plus de raison pour s’inquiéter et pour faire pression sur le gouvernement et le parlement pour l’adoption des textes en question que «sans ratification le 31 décembre 2025 par le parlement tunisien, une grande partie de nos exportations industrielles seront soumises dès le 1er janvier 2026 à des droits de douane de 12%, et ne seront plus compétitives.»

Un enjeu de plusieurs milliards d’euros d’exportations

«Même les commandes en cours qui seront livrées début 2026 n’y échapperont pas. Et les surtaxes, imprévues, seront donc supportées par les industriels tunisiens. L’enjeu est clair : des milliards d’euros d’exportations et des dizaines de milliers d’emplois !», a-t-il conclu, en déplorant, au passage, «l’ignorance et l’inconscience de certaines associations et de certains élus, qui dénoncent cet accord et appellent, de manière irresponsable, à ce qu’il ne soit pas ratifié par l’Assemblée».

Il faut dire que les associations et les élus en question n’ont pas dénoncé le contenu en tant que tel des trois textes adoptés, mais la manière quelque peu cavalière, sans étude ni évaluation ni débat préalable, et au pas de charge, avec laquelle ils ont été adoptés. Le débat aurait dû avoir lieu en amont et dans le cadre d’une évaluation sérieuse des retombées, bénéfiques ou néfastes, de l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne pour la mise en place d’une zone de libre-échange, signé depuis bientôt 30 ans.

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Exportations : la Tunisie dispose d’un potentiel de 20 milliards de dinars encore inexploité vers l’UE

01. Januar 2026 um 11:20

Le potentiel d’exportation non exploité de la Tunisie vers l’Union européenne est estimé à près de 20 milliards de dinars par an, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Le ministre a rappelé que l’UE demeure le premier partenaire économique de la Tunisie, avec environ 3 400 entreprises européennes implantées dans le pays, employant près de 460 000 personnes dans des secteurs clés tels que la mécanique, l’électronique, le textile et l’agroalimentaire. Malgré cette forte présence, les exportations tunisiennes ne représentent que 0,5 % des importations totales de l’UE, révélant un important gisement de croissance.

Samir Abid a souligné le rôle stratégique des règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM), qui facilitent l’accès des produits tunisiens aux marchés européens grâce aux exemptions douanières et au mécanisme de cumul d’origine. Ce dispositif renforce l’intégration des chaînes de valeur régionales, réduit les coûts de production et améliore la compétitivité de l’industrie tunisienne, notamment dans l’électronique, le textile, l’agroalimentaire et les composants automobiles.

Avec un marché de plus de 500 millions de consommateurs, l’Union européenne reste la principale destination des exportations tunisiennes, qui y écoule près de 80 % de ses produits. Les échanges commerciaux bilatéraux ont enregistré ces dernières années une évolution positive, marquée par une croissance annuelle de 9 % des exportations tunisiennes et de 7 % des importations, contribuant à une amélioration de la balance commerciale.

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Tunisie – UE | «Souveraineté supposée et flagrante subordination»

31. Dezember 2025 um 11:24

Dans la déclaration traduite ci-dessous, intitulée «Souveraineté supposée et flagrante subordination», publiée le mercredi 31 décembre 2025, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) aborde la question de la présentation urgente, qu’il qualifie de «suspecte», de trois projets de loi fondamentales relatifs aux relations entre la Tunisie et l’Union européenne.

«Le mercredi 31 décembre 2025, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examinera trois projets de loi fondamentale selon une procédure d’urgence suspecte, qui ne reflète pas la gravité de leur contenu.

Le premier concerne l’approbation d’un amendement au protocole B de l’accord de libre-échange entre la République tunisienne et l’Union européenne.

«Le deuxième projet consiste en l’approbation de l’amendement à l’Accord euro-méditerranéen établissant un partenariat entre la République tunisienne d’une part et la Communauté européenne et ses États membres d’autre part.

«Le troisième concerne l’approbation des amendements apportés à la Convention pan- euro-méditerranéenne sur les règles d’origine.

«Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux exprime sa profonde préoccupation face à la précipitation avec laquelle sont élaborées les lois ayant de profondes implications structurelles, économiques et sociales, présentées sans débat national approfondi et sans la participation effective des représentants des organisations professionnelles, syndicales et civiles, ni des laboratoires de recherche des universités tunisiennes.

«Le gouvernement tunisien présente ces projets comme des modifications techniques, alors qu’en réalité ils perpétuent un modèle de sous-traitance, d’assemblage et d’exportation à faible valeur ajoutée au lieu d’une industrie nationale intégrée, et transforment progressivement la Tunisie en un prestataire de services au lieu de construire une économie nationale indépendante capable de créer une forte valeur ajoutée.
«Le forum affirme que la ratification de l’accord concernant les règles d’origine euro-méditerranéennes constituait une condition technique non déclarée pour le succès du processus de l’accord Aleca, condition rejetée par les forces civiles, syndicales et de jeunesse, ouvrant ainsi la voie à un nouveau processus avec des appellations différentes.

«Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux :

• appelle au rejet des projets de loi proposés, ou à suspendre leur examen, dans l’attente d’une évaluation de leurs impacts économiques, sociaux et sur le développement, notamment sur l’économie nationale, la justice sociale et le droit au développement;

• réitère son appel à une évaluation objective et indépendante de l’accord de partenariat avec l’Union européenne (1995) avant d’entamer de nouvelles négociations, afin d’assurer le développement de politiques économiques et sociales alternatives qui rompent avec la dépendance et soient fondées sur l’intérêt national et sur le droit des Tunisiens à un modèle de développement juste et indépendant et à une coopération équitable et juste avec les partenaires extérieurs.»

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Renforcer l’intégration de l’industrie tunisienne dans l’espace euroméditerranéen

26. Dezember 2025 um 11:23

La dernière réunion du Conseil des ministres, présidée par la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzeri, jeudi 25 décembre 2025, au Palais de la Kasbah, a été consacrée à l’examen de trois projets de loi organique à caractère économique.

Il s’agit d’un projet de loi organique portant approbation des amendements apportés à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles pan-euro-méditerranéennes (convention PEM); d’un projet de loi organique portant approbation de la modification du protocole (B) de l’accord de libre-échange entre la République tunisienne et les États de l’Association européenne de libre-échange (Aele), et un projet de loi organique portant approbation de la modification de l’accord euro-méditerranéen d’association entre la République Tunisienne, d’une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d’autre part.

Ces projets de loi visent à renforcer l’intégration du tissu industriel tunisien à l’espace euro-méditerranéen, qui constitue un espace stratégique de première importance pour les exportations tunisiennes, en raison de la proximité géographique, de la complémentarité économique et de l’interconnexion des chaînes de valeur. L’Union européenne représente également la première destination des produits tunisiens, notamment industriels, agricoles et agroalimentaires, bénéficiant des accords de partenariat et de libre-échange offrant un accès préférentiel à de vastes marchés regroupant plus de 500 millions de consommateurs.

L’adoption de ces projets de loi permettra également de raffermir la présence de la Tunisie sur les marchés de la région euro-méditerranéenne, qui absorbent environ 80 % de l’ensemble des exportations tunisiennes.

Les entreprises tunisiennes pourront ainsi mieux s’intégrer aux chaînes de production européennes et mondiales, notamment dans les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, du textile et de l’habillement, renforçant ainsi la compétitivité et la valeur ajoutée des exportations tunisiennes.

Par ailleurs, la région euro-méditerranéenne constitue un espace favorable à l’investissement, au transfert des technologies et du savoir-faire, ce qui ne manquera pas de diversifier et d’améliorer la qualité des exportations tunisiennes et de consolider ainsi l’intégration de la Tunisie dans l’économie régionale et internationale.

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Retour des Tunisiens de l’étranger : seuls 20 % envisagent un retour définitif

Von: walid
23. Dezember 2025 um 14:30

Réalisée entre mai et juin 2025 sur un échantillon de 1041 Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) dans différents pays du monde, une enquête intitulée “Le retour des Tunisiens de l’étranger : Freins, Incitations et Perspectives” a montré qu’en dehors des visites de vacances, seuls 20 % des Tunisiens établis à l’étranger déclarent souhaiter retourner définitivement en Tunisie et 59 % ne manifestent aucun intérêt pour un tel retour.

Présentés ce mardi à Tunis, les résultats de l’enquête révèlent, toutefois, que l’attachement à la patrie demeure fort chez les Tunisiens résidant à l’étranger puisque 56 % des participants indiquent retourner en Tunisie plusieurs fois par an et 35 % y reviennent au moins une fois par an.

Menée par l’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE), mise en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et financée par l’Union Européenne, l’enquête a montré que les motivations du retour temporaire sont principalement d’ordre familial (32 %) et liées au choix de passer la période de retraite en Tunisie (21 %).

Par ailleurs, 24 % des TRE interrogés ont exprimé leur volonté de lancer des projets d’investissement en Tunisie. Les données montrent également que 81 % des personnes sondées avaient initialement quitté le pays pour des raisons professionnelles, ce qui reflète le lien étroit entre la question du retour, le marché du travail et les opportunités d’investissement.

Les résultats indiquent que le désir de retour est conditionné par la disponibilité de facteurs favorables. Ainsi, 71 % des participants se disent intéressés par un retour en cas de disponibilité d’opportunités économiques, 81 % en cas de stabilité économique et politique, et 82 % si le climat d’investissement est facilité, notamment en ce qui concerne le capital-risque et l’accès aux financements bancaires.

S’agissant des obstacles au retour en Tunisie, l’étude a identifié plusieurs entraves majeures, au premier rang desquelles figure la rigidité du marché du travail, considérée par 71 % des répondants comme un obstacle fondamental, notamment en raison du manque d’emplois qualifiés et de la faiblesse des salaires.

En outre, 69 % de l’échantillon estiment que la rareté des opportunités entrepreneuriales et la difficulté de développer des projets en Tunisie constituent un frein important au retour, tandis que 62 % considèrent la lourdeur des procédures administratives comme un obstacle majeur.

Par ailleurs, 64 % des personnes interrogées ont indiqué que la dégradation de la qualité de vie et l’absence de conditions de vie adéquates représentent un obstacle à leur retour définitif. De plus, 58 % estiment que le poids du système fiscal et réglementaire constitue une barrière supplémentaire, en plus des difficultés liées à la bureaucratie.

À l’inverse, les résultats qualitatifs et quantitatifs ont permis d’identifier plusieurs facteurs d’attractivité susceptibles d’encourager le retour des Tunisiens résidant à l’étranger. L’étude souligne notamment l’importance d’améliorer les services de vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et des infrastructures, de faciliter l’accès aux marchés économiques, de garantir la stabilité économique et politique, ainsi que d’améliorer et de simplifier le climat d’investissement, d’alléger la charge fiscale pesant sur les investisseurs et de simplifier les procédures administratives.

L’étude met également en évidence la nécessité de développer et d’améliorer les services liés au vieillissement et à la retraite, d’introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail, de numériser et de moderniser l’administration ainsi que les services administratifs et bancaires, d’améliorer les services de transfert de fonds de l’étranger vers la Tunisie, et de renforcer les accords bilatéraux avec les pays de résidence afin d’améliorer les avantages accordés aux Tunisiens établis à l’étranger.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que l’adoption de mesures ciblées est susceptible d’attirer les compétences tunisiennes à revenir dans leur pays. 83 % des participants estiment que la simplification des procédures administratives constitue un facteur fortement attractif pour un retour en Tunisie, 79 % considèrent que la simplification des règles bancaires et de la réglementation des changes encouragerait le retour, tandis que 76 % soulignent l’importance de la mise en place d’une protection sociale lors du retour en Tunisie.

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

12. Dezember 2025 um 20:02

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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L’UE classe la Tunisie parmi les pays sûrs : Un tournant majeur pour les demandes d’asile

09. Dezember 2025 um 09:28

La Tunisie figure désormais sur la liste commune des pays d’origine jugés « sûrs » par l’Union européenne, une décision entérinée par le Conseil de l’UE. Ce nouveau classement entraîne l’accélération du traitement des demandes d’asile déposées par des Tunisiens. Il s’inscrit dans une refonte profonde de la politique migratoire européenne.

Un classement européen qui change les règles du jeu

L’Union européenne a officialisé l’inscription de la Tunisie sur sa liste actualisée des pays d’origine considérés comme « sûrs », une catégorisation qui modifie profondément la gestion des dossiers d’asile.

Les ressortissants tunisiens continueront d’avoir la possibilité de déposer une demande, mais celle-ci sera désormais examinée selon une procédure abrégée, car présumée non fondée en l’absence d’éléments personnels démontrant un risque réel de persécution.

Le concept européen de « pays sûr » repose sur une évaluation du respect global des droits fondamentaux, du fonctionnement de l’État de droit et des garanties contre les traitements inhumains.

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Une harmonisation imposée aux États membres

Dans cette nouvelle classification, la Tunisie rejoint notamment l’Égypte et le Maroc, sélectionnés à l’issue d’un examen harmonisé appliqué pour la première fois à l’échelle des Vingt-Sept. Les États membres devront aligner leurs mécanismes de tri et de traitement conformément à cette liste unifiée.

Cette évolution intervient dans un contexte de réforme globale du Pacte européen sur la migration et l’asile, qui vise à réduire les divergences entre les systèmes nationaux et à accélérer les procédures de retour pour les personnes déboutées. Bruxelles présente cette harmonisation comme un moyen de fluidifier les flux administratifs et de rendre les décisions plus cohérentes.

Des réserves exprimées par les ONG

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont toutefois mis en garde contre une vision perçue comme trop optimiste de la situation tunisienne. Elles estiment que les réalités sociopolitiques doivent être examinées avec plus de nuance, craignant que ce classement n’aboutisse à des rejets systématiques des demandes, indépendamment de situations individuelles potentiellement sensibles.

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Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

07. Dezember 2025 um 18:37
Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

Depuis le 12 octobre 2025, l’Union européenne applique de nouvelles règles rigoureuses pour les voyageurs non européens, dont les Tunisiens, avec l’entrée en vigueur du système biométrique d’entrée-sortie (EES). Ce mécanisme, qui remplace le traditionnel tampon sur les passeports, enregistre désormais de manière numérique les mouvements des visiteurs grâce à la prise d’empreintes digitales et […]

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L’UE mise sur le digital pour booster le commerce entre la Tunisie et l’Europe

05. Dezember 2025 um 12:25

L’Union européenne vient de lancer en Tunisie un programme régional de quatre ans destiné à moderniser les échanges commerciaux grâce au commerce digital. Objectif : soutenir la transformation numérique, harmoniser les cadres juridiques et ouvrir davantage les marchés aux PME tunisiennes.

L’Union européenne a dévoilé en Tunisie un nouveau programme régional, intitulé « Commerce digital et e-commerce dans la région MENA », qui s’étendra de 2025 à 2029. Cette initiative vise à dynamiser le partenariat économique entre la Tunisie et l’Europe en misant sur la transformation numérique et l’intégration régionale.

Financé conjointement par l’UE et l’Allemagne, le projet sera mis en œuvre par la GIZ Tunisie et le Centre du commerce international (ITC). Il ambitionne de créer un environnement propice au développement du commerce électronique, tout en générant de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les jeunes entrepreneurs.

Harmonisation juridique et outils transfrontaliers

Le programme s’attaque à plusieurs chantiers prioritaires :

  • Renforcement des stratégies nationales en matière de commerce électronique ;
  • Harmonisation des cadres juridiques avec les normes internationales ;
  • Développement d’outils transfrontaliers, tels que les paiements électroniques et la signature électronique.

Il prévoit également de fluidifier les procédures douanières et logistiques liées au e-commerce, afin de réduire les délais et les coûts de circulation des marchandises.

Booster l’accès des PME aux marchés internationaux

Une partie essentielle du projet concerne l’accompagnement des petites et moyennes entreprises tunisiennes. L’objectif est de renforcer leurs capacités, d’améliorer leur compétitivité sur les plateformes numériques et de faciliter leur accès aux marchés régionaux et européens.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération privilégiée entre la Tunisie et l’Union européenne. En misant sur le digital, les deux partenaires entendent revitaliser leurs échanges commerciaux et anticiper les évolutions du commerce mondial, largement tiré par l’économie numérique.

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L’UE acte la fin des importations de gaz russe à partir de 2027

03. Dezember 2025 um 12:24

Bruxelles scelle un accord historique pour mettre un terme total aux importations de gaz russe. La mesure, longuement débattue, vise à assécher l’une des principales sources de revenus de Moscou tout en accélérant la transition énergétique européenne. L’échéance est fixée à l’automne 2027, malgré les résistances de certains États membres.

Tourner la page énergétique russe

Près de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, eurodéputés et États membres sont parvenus à un accord interdisant toute forme d’importation de gaz russe – qu’il soit acheminé par gazoducs ou sous forme de GNL. Ursula von der Leyen a salué un « moment fondateur », assurant que l’Europe basculait vers « l’indépendance énergétique totale » vis-à-vis de Moscou.

L’échéance de l’automne 2027 résulte d’un compromis : le Parlement européen réclamait une interdiction plus rapide, quand plusieurs capitales voulaient plus de temps pour ajuster leurs systèmes d’approvisionnement.

Des ruptures de contrats encadrées

Pour le gaz transporté par gazoducs, les contrats de long terme ne pourront plus être prolongés après le 30 septembre 2027, avec une application maximale au 1er novembre 2027. Pour le GNL, la coupure des contrats longs interviendra dès le 1er janvier 2027.

Les contrats courts seront interdits dès avril 2026 pour le GNL et juin 2026 pour le gaz par gazoduc. Les entreprises pourront invoquer la « force majeure » pour justifier la rupture anticipée des engagements.

Moscou dénonce, Bruxelles assume

Le Kremlin a immédiatement réagi, accusant l’Union européenne de se « condamner » à recourir à une énergie « plus coûteuse ». Pour Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, la mesure affaiblira davantage l’équilibre économique européen.

À Bruxelles, le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen a, au contraire, salué « la fin des manipulations et du chantage », affirmant que l’Europe « reste solidaire de l’Ukraine ».

Contourner les risques de veto

Afin d’éviter un blocage de la Hongrie et de la Slovaquie, Bruxelles a choisi la voie d’un texte législatif adopté à la majorité qualifiée, plutôt que celle de sanctions nécessitant l’unanimité.

Viktor Orban avait encore affirmé récemment qu’il continuerait d’importer des hydrocarbures russes. L’accord prévoit néanmoins une future proposition de la Commission pour mettre fin définitivement aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d’ici fin 2027.

La part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024, grâce à une réduction massive des flux par gazoducs. Mais l’Europe est devenue plus dépendante du GNL, notamment américain (45% des importations) et toujours russe (20% en 2024).

En valeur totale, les importations de gaz russe représenteraient encore 15 milliards d’euros en 2025, preuve que la coupure à venir constitue un basculement stratégique majeur.

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Soupçons de fraude au sein de l’UE : l’ex-cheffe de la diplomatie Federica Mogherini en garde à vue

02. Dezember 2025 um 15:24

L’ancienne cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a été interpellée en Belgique dans une enquête retentissante sur des soupçons de fraude, de corruption et de manipulation de marchés publics au sein des institutions européennes.

Deux hauts responsables européens sont également concernés, tandis que l’affaire ébranle le Service européen pour l’action extérieure et le Collège d’Europe.

Un trio de haut niveau dans le viseur du Parquet européen

Federica Mogherini, ancienne haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a été interpellée aux côtés de Stefano Sannino – ex-secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et actuel directeur général de la DG MENA – ainsi qu’un haut responsable administratif du Collège d’Europe.

Selon plusieurs médias belges, leur garde à vue intervient dans le cadre d’une enquête du Parquet européen portant sur des soupçons de fraude dans les marchés publics, corruption, violation du secret professionnel et conflit d’intérêts.

Les investigateurs ont effectué des perquisitions à Bruxelles, au siège du SEAE, au Collège d’Europe à Bruges, ainsi que dans plusieurs domiciles privés. Les enquêteurs cherchent à établir l’existence de partages d’informations confidentielles durant une procédure d’appel d’offres sensible.

Le programme de formation en diplomatie européenne au cœur des soupçons

L’enquête concerne un projet financé par l’Union européenne : la European Union Diplomatic Academy, un programme d’une durée de neuf mois destiné à former de jeunes diplomates.

Attribué au Collège d’Europe après un appel d’offres mené entre 2021 et 2022, ce marché aurait été entaché d’irrégularités, selon les fortes suspicions évoquées par l’EPPO.

Les procureurs examinent notamment si des données internes ont été transmises au Collège d’Europe avant la sélection finale. L’enjeu est majeur : prouver ou non que des responsables européens ont violé les règles de concurrence au profit d’une institution financée massivement par l’UE elle-même.

Depuis 2020, Federica Mogherini dirige le Collège d’Europe, prestigieuse institution académique dont le rôle central dans la formation diplomatique européenne en fait un acteur stratégique des relations extérieures de l’Union.

Une affaire qui secoue l’appareil diplomatique européen

L’ampleur de l’affaire et le rang des personnalités interpellées créent un choc au sein des institutions européennes. Le Parquet européen insiste sur la gravité potentielle des faits, rappelant que toute entorse aux règles de concurrence fragilise la crédibilité de l’UE et la transparence de ses marchés publics.

La suite de l’enquête devra déterminer si les responsables incriminés ont favorisé une institution en échange d’avantages ou exercé une influence indue sur la procédure d’attribution du programme diplomatique.

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Tunis proteste contre les agissements de l’ambassadrice des Pays-Bas

28. November 2025 um 10:57

Sur instruction du président Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a convoqué l’ambassadrice des Pays-Bas à Tunis pour lui notifier une protestation officielle. Cette démarche intervient après des actes jugés contraires aux usages diplomatiques, dans un contexte déjà marqué par des tensions avec la délégation européenne.

Une convocation formelle

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Josephine Frantzen, au siège du ministère. Cette convocation avait pour objectif de lui transmettre une protestation ferme au nom de l’État tunisien.

Selon les informations communiquées par le ministère, les autorités reprochent à la diplomate néerlandaise d’avoir enfreint certaines règles fondamentales du travail diplomatique. Le ministre lui a demandé de respecter strictement les usages en vigueur et de s’abstenir de toute forme d’intervention dans les affaires internes du pays, une ligne rouge que Tunis affirme défendre avec constance.

Une instruction directe du président Kaïs Saïed

La démarche n’est pas anodine : elle a été entreprise sur instruction directe du président de la République, Kaïs Saïed. Le chef de l’État aurait chargé le ministre des Affaires étrangères de signifier également une contestation aux autorités européennes, visant les initiatives d’une diplomate en poste à Tunis accusée d’avoir agi hors cadre protocolaire.

Sans la nommer publiquement, le président a fustigé des comportements qu’il considère « incompatibles » avec les normes diplomatiques et avec le respect attendu envers les institutions tunisiennes. Une sortie qui s’inscrit dans la ligne dure adoptée par Carthage face à ce qu’elle perçoit comme des ingérences extérieures.

Ce nouvel incident intervient alors que les relations entre Tunis et certaines représentations européennes connaissent une phase de crispation. Quelques jours auparavant, l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Giuseppe Perrone, avait déjà été convoqué pour des griefs similaires, liés à des initiatives jugées non conformes aux engagements diplomatiques.

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Tunisie–UE : Bruxelles rappelle les règles diplomatiques après la mise au point de Carthage

27. November 2025 um 11:59

La Commission européenne a réagi à la convocation de l’ambassadeur de l’UE en Tunisie par le président Kaïs Saïed, suite à sa rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT.

Bruxelles insiste sur les usages diplomatiques et rappelle que le dialogue avec des acteurs de la société civile ou du monde syndical fait partie intégrante du rôle des diplomates.

Une convocation au palais de Carthage qui fait réagir Bruxelles

Le 25 novembre 2025, le président Kaïs Saïed a convoqué Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier une protestation officielle. La présidence a estimé que la rencontre entre le diplomate et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, constituait une violation des usages diplomatiques, menée en dehors des canaux officiels de l’État tunisien.

Selon le communiqué de Carthage, l’ambassadeur est tenu, en tant que représentant plénipotentiaire, de respecter strictement les normes encadrant ses relations avec les institutions tunisiennes.

Cette mise au point survient après plusieurs rencontres de Giuseppe Perrone avec des acteurs sociaux et économiques, dont Samir Majoul, président de l’Utica, visant à renforcer le dialogue entre la société civile et l’Union européenne.

La réponse de Bruxelles : le rôle naturel des diplomates

Mercredi 26 novembre 2025, lors du point de presse quotidien, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a souligné que les diplomates dialoguent naturellement avec un large éventail d’interlocuteurs, y compris les syndicats et les organisations de la société civile, qui contribuent au renforcement de la coopération bilatérale.

Il a rappelé le rôle historique de l’UGTT, membre du Quartet du dialogue national honoré par le prix Nobel de la paix 2015, pour sa contribution à l’instauration de la démocratie en Tunisie. Pour Bruxelles, ces contacts font partie intégrante de la mission diplomatique, même s’ils ne remplacent pas les canaux officiels.

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