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Prix Lina Ben Mhenni | Clôture des candidatures fixée au 30 septembre

Von: Yusra NY
22. Mai 2026 um 21:27

La délégation de l’Union européenne en Tunisie a annoncé la poursuite des dépôts de candidatures pour la 6e édition du Prix Lina Ben Mhenni pour la liberté d’expression.

Le prix est ouvert aux professionnels des médias ainsi qu’aux créateurs de contenus indépendants. Pour être éligibles, les œuvres soumises doivent avoir été produites et publiées entre l’année 2025 et l’année 2026.

Le comité d’organisation appelle les intéressés ayant réalisé une œuvre écrite, sonore ou audiovisuelle entre 2025 et 2026 à participez à ce concours et à faire rayonner leur travail et leur talent.

Les lauréats seront annoncés et récompensés le 10 décembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Y. N.

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Accord préliminaire entre l’UE et les Etats-Unis sur les droits de douane

20. Mai 2026 um 08:54

Les eurodéputés et les Etats membres de l’Union européenne sont parvenus à un accord de principe sur la mise en œuvre d’un dispositif de réduction des droits de douane dans le cadre des relations commerciales avec les États-Unis. Cette annonce confirme une avancée importante dans l’application d’un accord commercial plus large conclu entre Bruxelles et Washington en juillet 2025.

Selon Chypre qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, les négociateurs ont trouvé un compromis sur deux règlements visant à appliquer les baisses tarifaires prévues dans la déclaration conjointe entre les deux parties. A noter que cet accord intervient après les récentes menaces américaines d’augmentation de tarifs douaniers sur certains produits européens, dont l’automobile.

Dans le cadre de ce compromis, l’Union européenne s’est engagée à supprimer les droits de douane restants sur certains biens industriels américains. Tandis que le dispositif global vise à éviter une escalade tarifaire entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Les autorités européennes et américaines espèrent que ce cadre permettra de sécuriser les échanges bilatéraux, qui représentent une part majeure du commerce mondial. Tout en introduisant des mécanismes de sauvegarde en cas de non-respect des engagements par l’une ou l’autre partie.

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Crise des engrais : l’UE vole au secours des agriculteurs

19. Mai 2026 um 16:58

La Commission européenne doit valider, mardi 19 mai à Strasbourg, un vaste « plan engrais » de plusieurs centaines de millions d’euros destiné à soutenir les agriculteurs européens, frappés par la flambée des coûts et les difficultés d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient, selon des médias européens.

On rappelle que depuis plusieurs semaines, le détroit d’Ormuz reste bloqué en raison des tensions dans la région. Or, près d’un tiers des engrais importés par l’Europe transitent par cette voie stratégique. Conséquence : le prix des engrais a bondi de 70 % depuis le début de la guerre.

Pour financer ce dispositif d’urgence, Bruxelles prévoit de mobiliser une partie des fonds inutilisés de la Politique agricole commune (PAC). « Il reste 200 millions d’euros dans cette réserve de crise, et mon intention serait de doubler au moins ce montant pour venir au secours de nos agriculteurs », explique Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture. Habituellement versées en octobre, ces aides pourraient donc être débloquées de manière anticipée.

Au-delà du soutien immédiat, la Commission souhaite également réduire la dépendance européenne aux engrais importés. Christophe Hansen plaide notamment pour un recours accru aux fertilisants naturels produits localement, comme le lisier agricole.

Le commissaire européen estime par ailleurs que certaines règles environnementales pourraient être assouplies si la crise perdure. Il évoque notamment les limites actuelles concernant l’utilisation des nitrates et de l’azote, jugées trop restrictives par certains agriculteurs européens.

Qu’en est-il en Tunisie? La réponse dans un prochain article.

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L’UE impose la diversification des chaînes d’approvisionnement pour réduire la dépendance à la Chine

19. Mai 2026 um 16:17

L’Union européenne (UE) prépare une nouvelle série de règles visant à transformer en profondeur les chaînes d’approvisionnement des entreprises des 27 pays. Et ce, dans le but de réduire leur dépendance à la Chine et de renforcer la sécurité économique du bloc.

Selon des informations relayées le 18 mai, la Commission européenne travaille sur un dispositif réglementaire qui imposerait aux entreprises opérant dans des secteurs stratégiques – notamment les industries chimiques, mécaniques et manufacturières – de diversifier leurs sources d’approvisionnement en composants essentiels.

Le principe central de la réforme repose sur une obligation de multi-sourcing : les entreprises devraient s’approvisionner auprès d’au moins trois fournisseurs différents pour chaque composant critique, avec une limitation de la dépendance à un seul fournisseur, qui ne pourrait dépasser environ 30 à 40 % des volumes totaux.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large qualifiée de « de-risking », qui vise à réduire les vulnérabilités européennes sans pour autant rompre les liens commerciaux avec Pékin. L’objectif affiché est d’éviter qu’une dépendance excessive à un seul pays ne fragilise les industries européennes en cas de tensions géopolitiques ou de perturbations des exportations.

Les autorités européennes estiment que les crises récentes et actuelles – pandémie de Covid-19, tensions commerciales, guerre au Moyen-Orient et restrictions chinoises sur certaines matières premières critiques – ont mis en évidence les limites du modèle d’interdépendance actuel. Certaines restrictions décidées par Pékin sur les terres rares et composants industriels ont notamment perturbé la production dans plusieurs secteurs, dont l’automobile.

Dans ce contexte, Bruxelles cherche à renforcer la résilience de son tissu industriel en imposant une diversification systématique des fournisseurs et en limitant les situations de dépendance quasi exclusive. Cette réforme pourrait également s’accompagner de mesures complémentaires, telles que des incitations à relocaliser certaines productions ou à développer des partenariats avec des pays tiers.

Si elle est adoptée, cette nouvelle réglementation marquerait une étape importante dans la politique industrielle européenne, traduisant un basculement stratégique : d’une logique d’optimisation des coûts vers une logique de sécurité et de souveraineté économique.

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Réunion à Tunis | L’Italie renforce son emprise sur le dossier libyen

12. Mai 2026 um 10:56

La Tunisie accueille aujourd’hui, mardi 12 mai 2026, une nouvelle session de négociations dans le cadre du «Groupe 4+4», qui réunit des représentants de l’est et de l’ouest de la Libye afin de discuter de questions restées en suspens pendant des années.

Majdi Karbai *

Il s’agit notamment de la restructuration de la Haute Commission électorale nationale et de la révision du cadre juridique régissant les prochaines élections. L’objectif affiché est de relancer un processus attendu de longue date, maintes fois bloqué par des vetos réciproques et de profondes divisions institutionnelles.

La réunion d’aujourd’hui intervient deux semaines après le sommet du 29 avril à Rome, sous l’égide de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul). Cette réunion a marqué un tournant décisif, l’Onu ayant indiqué que les parties étaient parvenues à un accord préliminaire sur un mécanisme permettant de surmonter l’impasse concernant la direction de la commission électorale, l’un des principaux obstacles qui avaient bloqué l’ensemble des négociations. Le transfert sans interruption des pourparlers en Tunisie laisse entrevoir que la perspective d’un accord est désormais plus réaliste qu’auparavant.

Ce que révèle clairement cette présence diplomatique, c’est le rôle croissant de l’Italie dans le dossier libyen. Rome ne s’est pas contentée d’offrir un lieu de rencontre, mais s’est activement impliquée dans leur facilitation, en coordination avec les Nations Unies, afin de préserver un dialogue au bord de l’effondrement.

L’Italie cherche à établir un axe régional de dialogue. Ses relations avec la Libye s’étendent sur plusieurs décennies et englobent des intérêts politiques, énergétiques, sécuritaires et migratoires étroitement liés. Le géant italien de l’énergie Eni est sans doute l’un des acteurs les plus déterminants de la politique étrangère italienne en Méditerranée, tandis que les côtes libyennes demeurent l’une des principales voies de passage vers l’Europe. Par conséquent, la stabilité, ou l’instabilité, de Tripoli et de Benghazi influe directement sur l’équilibre des pouvoirs au sud de l’Union européenne.

Un axe de dialogue régional sous la férule de l’Italie

La diplomatie italienne, sous la direction de Giorgia Meloni, connaît un net renouveau, Rome cherchant à jouer le rôle de «pont entre les deux rives de la Méditerranée».

Le choix de la Tunisie pour accueillir cette série de pourparlers n’est pas anodin : la Tunisie s’est rapprochée des politiques italiennes et le dossier tunisien semble avoir progressivement basculé de la sphère d’influence française traditionnelle à la sphère italienne, notamment après le déclin de la présence française en Afrique du Nord et dans les pays historiquement considérés comme relevant de sa sphère d’influence.

En ce sens, la série de rencontres entre Rome et Tunis dépasse le simple cadre logistique ; elle esquisse les contours d’un axe de dialogue régional que l’Italie cherche à consolider, se positionnant comme un médiateur incontournable entre l’Europe, l’Afrique du Nord et la communauté internationale impliquée dans la crise libyenne.

Malgré cela, le processus de négociation demeure fragile, et les préoccupations et les divisions entre l’Est et l’Ouest persistent et ne peuvent être surmontées du jour au lendemain. Cependant, la poursuite de ce processus de négociation de manière soutenue, avec un programme clair, un calendrier précis et une approche diplomatique progressive, constitue en soi un événement politique qui mérite attention et suivi.

Traduit de l’arabe.

* Ancien député tunisien résidant en Italie.

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La Tunisie pour une révision de ses relations avec l’UE

11. Mai 2026 um 13:48

Le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) connaît une nouvelle phase de réflexion stratégique. Trente ans après la signature de l’Accord d’association de 1995, Tunis plaide aujourd’hui pour une révision du cadre régissant ses relations avec l’UE, afin de l’adapter aux profondes mutations économiques, géopolitiques et technologiques intervenues à l’échelle mondiale.

À l’occasion de la Journée de l’Europe organisée vendredi par la délégation de l’UE, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé l’attachement de la Tunisie aux principes fondant son partenariat avec l’UE. Il a qualifié cette relation d’«historique», tout en soulignant la nécessité de la faire évoluer vers davantage d’équilibre, d’équité et de respect des priorités nationales ainsi que des choix souverains des partenaires.

Le ministre a insisté sur l’importance de revoir l’Accord d’association à la lumière des transformations majeures qu’a connues le monde au cours des dernières décennies. Selon le ministère des Affaires étrangères, la relation tuniso-européenne repose sur un choix stratégique ancien et mutuellement bénéfique, consolidé par la proximité géographique et les liens historiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Coopération en constante évolution

Dès son indépendance en 1956, la Tunisie a œuvré à développer des relations durables avec ses partenaires européens. Cette orientation s’est progressivement traduite par plusieurs étapes majeures : un premier accord commercial avec la Communauté économique européenne (CEE) en 1969, un accord de coopération élargi en 1976, puis surtout l’Accord d’association signé en juillet 1995 et entré en vigueur en 1998.

La Tunisie fut ainsi le premier pays du sud de la Méditerranée à conclure un tel accord avec l’UE. Celui-ci demeure aujourd’hui le principal cadre juridique régissant les relations tuniso-européennes et couvre l’ensemble des domaines de coopération, faisant de l’UE le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie.

Cet accord a instauré une zone de libre-échange pour les produits industriels manufacturés, entraînant la suppression progressive des droits de douane. Les produits industriels tunisiens exportés vers l’UE bénéficient ainsi d’un accès sans droits de douane, et réciproquement.

Le démantèlement tarifaire prévu par cet accord a été appliqué progressivement entre 1996 et 2008. Les entreprises industrielles tunisiennes ont parallèlement bénéficié de programmes d’accompagnement et de mise à niveau dans le cadre du programme Meda (1995-2006), puis de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat à partir (IEVP) de 2007.

L’Accord d’association s’inscrit également dans le cadre du processus euro-méditerranéen de Barcelone ainsi que de l’Union pour la Méditerranée (UpM), auxquels la Tunisie participe activement depuis 1995.

Plusieurs mécanismes institutionnels ont été mis en place afin d’assurer le suivi de cette coopération, notamment le Conseil d’association, le Comité d’association, ainsi que différents sous-comités et groupes de travail sectoriels.

Nécessaire révision du partenariat

Si les responsables européens mettent régulièrement en avant le statut avancé accordé à la Tunisie après la révolution de 2011 ainsi que l’importance du soutien financier européen, Tunis estime néanmoins que ce partenariat demeure incomplet malgré sa densité.

Les autorités tunisiennes considèrent désormais nécessaire de réviser l’Accord d’association afin de le rendre plus équilibré, plus équitable et davantage aligné sur les priorités nationales et les exigences du développement socio-économique du pays. Cette approche vise également à mieux prendre en compte les défis actuels, qu’ils soient sécuritaires, sociaux, culturels, financiers ou technologiques.

Trente ans après sa signature, l’accord apparaît en effet partiellement dépassé face aux transformations de l’économie mondiale. Initialement conçu pour organiser essentiellement les échanges de biens, il ne reflète plus pleinement la complexité des relations économiques contemporaines, marquées par l’essor du numérique, de l’innovation, de la transition énergétique et des exigences environnementales, mais aussi par les défis liés à la sécurité alimentaire et énergétique.

Dans ce contexte, le président de la République Kaïs Saïed, avait appelé, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, le 20 mars dernier, à une révision de l’accord de partenariat afin de le rendre «plus équilibré et plus juste».

Cette position a également été réaffirmée par le ministre des Affaires étrangères lors d’un échange téléphonique avec la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, consacré aux moyens de renforcer les relations de coopération entre la Tunisie et l’UE.

Pour plus de complémentarité

Selon le ministère des Affaires étrangères, la révision du partenariat avec l’UE vise avant tout à instaurer un meilleur équilibre entre les deux parties et à exploiter pleinement leur potentiel commun.

Parmi les pistes évoquées figurent notamment l’amélioration de l’accès des produits agricoles et agroalimentaires tunisiens au marché européen, la participation des PME tunisiennes aux marchés publics européens, le renforcement des investissements directs étrangers dans les secteurs à forte valeur ajoutée, ainsi que le développement de la transition énergétique et de la transformation numérique.

Le ministère souligne que l’Accord d’association de 1995 demeure une base solide, mais qu’il ne peut plus, à lui seul, répondre aux mutations profondes ayant transformé les deux rives de la Méditerranée.

Dans cette dynamique, la signature en juillet 2023 du mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global entre la Tunisie et l’UE a marqué une étape importante. Ce texte a réaffirmé la volonté commune de donner un nouvel élan aux relations bilatérales autour de cinq axes majeurs : la stabilité macroéconomique, l’économie et le commerce, la transition énergétique, le rapprochement entre les peuples ainsi que la migration et la mobilité.

Respect de la souveraineté et non-ingérence

Les autorités tunisiennes estiment que cette nouvelle étape doit permettre de faire évoluer le partenariat d’une simple logique de coopération vers une logique d’approfondissement et de complémentarité, fondée sur les principes de co-responsabilité, de solidarité, de respect de la souveraineté et de non-ingérence.

Jeudi dernier, l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, a déclaré que la révision des mémorandums d’entente et des accords de partenariat entre la Tunisie et l’UE «s’effectue périodiquement lorsque le besoin s’en fait sentir». Il a également indiqué qu’une délégation de Bruxelles s’était récemment rendue en Tunisie afin d’examiner avec les autorités tunisiennes plusieurs dossiers relatifs aux énergies renouvelables et aux échanges commerciaux.

Le partenariat en chiffres

Les entreprises européennes représentent aujourd’hui les principaux investisseurs étrangers en Tunisie. Elles comptent pour près de 88 % des investissements directs étrangers en nombre de projets et assurent environ 90 % des emplois générés par les IDE, soit plus de 400 000 emplois directs à travers quelque 3 400 entreprises.

La balance commerciale entre la Tunisie et l’UE demeure excédentaire pour la Tunisie depuis plusieurs années, avec un taux de couverture avoisinant 119 % en 2025.

Le stock des investissements européens en Tunisie atteignait 5,8 milliards d’euros à fin 2023, concentrés principalement dans les secteurs du textile et de l’habillement, de l’agroalimentaire ainsi que des industries électriques et électroniques.

En 2025, l’UE a absorbé près de 69,9 % des exportations tunisiennes, pour une valeur de 44 527,8 millions de dinars, contre 42 862,3 millions en 2024. Les importations tunisiennes en provenance de l’UE ont quant à elles représenté 43,7 % du total des importations du pays, atteignant 37 321,2 millions de dinars.

L’enjeu de la mobilité et des visas

Le ministère tunisien des Affaires étrangères souligne également le renforcement significatif de la coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. La participation de la Tunisie aux programmes européens tels que Horizon Europe, Horizon 2020 et Erasmus+ a permis aux chercheurs et aux institutions tunisiennes de mieux s’intégrer aux dynamiques internationales d’innovation.

Cette dynamique témoigne du potentiel du pays en matière de capital humain et d’innovation. Toutefois, plusieurs obstacles persistent, notamment en ce qui concerne l’octroi des visas, en raison de la lenteur et du coût des procédures administratives.

La facilitation de l’accès aux visas pour certaines catégories socioprofessionnelles apparaît désormais comme un enjeu majeur pour le développement du partenariat tuniso-européen. Les autorités tunisiennes plaident ainsi pour la mise en place de solutions durables permettant de renforcer davantage la mobilité et les échanges humains entre les deux rives de la Méditerranée.

Tap.

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Retour des Tunisiens de l’étranger : seuls 20 % envisagent un retour définitif

Von: walid
23. Dezember 2025 um 14:30

Réalisée entre mai et juin 2025 sur un échantillon de 1041 Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) dans différents pays du monde, une enquête intitulée “Le retour des Tunisiens de l’étranger : Freins, Incitations et Perspectives” a montré qu’en dehors des visites de vacances, seuls 20 % des Tunisiens établis à l’étranger déclarent souhaiter retourner définitivement en Tunisie et 59 % ne manifestent aucun intérêt pour un tel retour.

Présentés ce mardi à Tunis, les résultats de l’enquête révèlent, toutefois, que l’attachement à la patrie demeure fort chez les Tunisiens résidant à l’étranger puisque 56 % des participants indiquent retourner en Tunisie plusieurs fois par an et 35 % y reviennent au moins une fois par an.

Menée par l’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE), mise en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et financée par l’Union Européenne, l’enquête a montré que les motivations du retour temporaire sont principalement d’ordre familial (32 %) et liées au choix de passer la période de retraite en Tunisie (21 %).

Par ailleurs, 24 % des TRE interrogés ont exprimé leur volonté de lancer des projets d’investissement en Tunisie. Les données montrent également que 81 % des personnes sondées avaient initialement quitté le pays pour des raisons professionnelles, ce qui reflète le lien étroit entre la question du retour, le marché du travail et les opportunités d’investissement.

Les résultats indiquent que le désir de retour est conditionné par la disponibilité de facteurs favorables. Ainsi, 71 % des participants se disent intéressés par un retour en cas de disponibilité d’opportunités économiques, 81 % en cas de stabilité économique et politique, et 82 % si le climat d’investissement est facilité, notamment en ce qui concerne le capital-risque et l’accès aux financements bancaires.

S’agissant des obstacles au retour en Tunisie, l’étude a identifié plusieurs entraves majeures, au premier rang desquelles figure la rigidité du marché du travail, considérée par 71 % des répondants comme un obstacle fondamental, notamment en raison du manque d’emplois qualifiés et de la faiblesse des salaires.

En outre, 69 % de l’échantillon estiment que la rareté des opportunités entrepreneuriales et la difficulté de développer des projets en Tunisie constituent un frein important au retour, tandis que 62 % considèrent la lourdeur des procédures administratives comme un obstacle majeur.

Par ailleurs, 64 % des personnes interrogées ont indiqué que la dégradation de la qualité de vie et l’absence de conditions de vie adéquates représentent un obstacle à leur retour définitif. De plus, 58 % estiment que le poids du système fiscal et réglementaire constitue une barrière supplémentaire, en plus des difficultés liées à la bureaucratie.

À l’inverse, les résultats qualitatifs et quantitatifs ont permis d’identifier plusieurs facteurs d’attractivité susceptibles d’encourager le retour des Tunisiens résidant à l’étranger. L’étude souligne notamment l’importance d’améliorer les services de vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et des infrastructures, de faciliter l’accès aux marchés économiques, de garantir la stabilité économique et politique, ainsi que d’améliorer et de simplifier le climat d’investissement, d’alléger la charge fiscale pesant sur les investisseurs et de simplifier les procédures administratives.

L’étude met également en évidence la nécessité de développer et d’améliorer les services liés au vieillissement et à la retraite, d’introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail, de numériser et de moderniser l’administration ainsi que les services administratifs et bancaires, d’améliorer les services de transfert de fonds de l’étranger vers la Tunisie, et de renforcer les accords bilatéraux avec les pays de résidence afin d’améliorer les avantages accordés aux Tunisiens établis à l’étranger.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que l’adoption de mesures ciblées est susceptible d’attirer les compétences tunisiennes à revenir dans leur pays. 83 % des participants estiment que la simplification des procédures administratives constitue un facteur fortement attractif pour un retour en Tunisie, 79 % considèrent que la simplification des règles bancaires et de la réglementation des changes encouragerait le retour, tandis que 76 % soulignent l’importance de la mise en place d’une protection sociale lors du retour en Tunisie.

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

12. Dezember 2025 um 20:02

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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L’UE classe la Tunisie parmi les pays sûrs : Un tournant majeur pour les demandes d’asile

09. Dezember 2025 um 09:28

La Tunisie figure désormais sur la liste commune des pays d’origine jugés « sûrs » par l’Union européenne, une décision entérinée par le Conseil de l’UE. Ce nouveau classement entraîne l’accélération du traitement des demandes d’asile déposées par des Tunisiens. Il s’inscrit dans une refonte profonde de la politique migratoire européenne.

Un classement européen qui change les règles du jeu

L’Union européenne a officialisé l’inscription de la Tunisie sur sa liste actualisée des pays d’origine considérés comme « sûrs », une catégorisation qui modifie profondément la gestion des dossiers d’asile.

Les ressortissants tunisiens continueront d’avoir la possibilité de déposer une demande, mais celle-ci sera désormais examinée selon une procédure abrégée, car présumée non fondée en l’absence d’éléments personnels démontrant un risque réel de persécution.

Le concept européen de « pays sûr » repose sur une évaluation du respect global des droits fondamentaux, du fonctionnement de l’État de droit et des garanties contre les traitements inhumains.

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Une harmonisation imposée aux États membres

Dans cette nouvelle classification, la Tunisie rejoint notamment l’Égypte et le Maroc, sélectionnés à l’issue d’un examen harmonisé appliqué pour la première fois à l’échelle des Vingt-Sept. Les États membres devront aligner leurs mécanismes de tri et de traitement conformément à cette liste unifiée.

Cette évolution intervient dans un contexte de réforme globale du Pacte européen sur la migration et l’asile, qui vise à réduire les divergences entre les systèmes nationaux et à accélérer les procédures de retour pour les personnes déboutées. Bruxelles présente cette harmonisation comme un moyen de fluidifier les flux administratifs et de rendre les décisions plus cohérentes.

Des réserves exprimées par les ONG

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont toutefois mis en garde contre une vision perçue comme trop optimiste de la situation tunisienne. Elles estiment que les réalités sociopolitiques doivent être examinées avec plus de nuance, craignant que ce classement n’aboutisse à des rejets systématiques des demandes, indépendamment de situations individuelles potentiellement sensibles.

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Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

07. Dezember 2025 um 18:37
Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

Depuis le 12 octobre 2025, l’Union européenne applique de nouvelles règles rigoureuses pour les voyageurs non européens, dont les Tunisiens, avec l’entrée en vigueur du système biométrique d’entrée-sortie (EES). Ce mécanisme, qui remplace le traditionnel tampon sur les passeports, enregistre désormais de manière numérique les mouvements des visiteurs grâce à la prise d’empreintes digitales et […]

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L’UE mise sur le digital pour booster le commerce entre la Tunisie et l’Europe

05. Dezember 2025 um 12:25

L’Union européenne vient de lancer en Tunisie un programme régional de quatre ans destiné à moderniser les échanges commerciaux grâce au commerce digital. Objectif : soutenir la transformation numérique, harmoniser les cadres juridiques et ouvrir davantage les marchés aux PME tunisiennes.

L’Union européenne a dévoilé en Tunisie un nouveau programme régional, intitulé « Commerce digital et e-commerce dans la région MENA », qui s’étendra de 2025 à 2029. Cette initiative vise à dynamiser le partenariat économique entre la Tunisie et l’Europe en misant sur la transformation numérique et l’intégration régionale.

Financé conjointement par l’UE et l’Allemagne, le projet sera mis en œuvre par la GIZ Tunisie et le Centre du commerce international (ITC). Il ambitionne de créer un environnement propice au développement du commerce électronique, tout en générant de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les jeunes entrepreneurs.

Harmonisation juridique et outils transfrontaliers

Le programme s’attaque à plusieurs chantiers prioritaires :

  • Renforcement des stratégies nationales en matière de commerce électronique ;
  • Harmonisation des cadres juridiques avec les normes internationales ;
  • Développement d’outils transfrontaliers, tels que les paiements électroniques et la signature électronique.

Il prévoit également de fluidifier les procédures douanières et logistiques liées au e-commerce, afin de réduire les délais et les coûts de circulation des marchandises.

Booster l’accès des PME aux marchés internationaux

Une partie essentielle du projet concerne l’accompagnement des petites et moyennes entreprises tunisiennes. L’objectif est de renforcer leurs capacités, d’améliorer leur compétitivité sur les plateformes numériques et de faciliter leur accès aux marchés régionaux et européens.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération privilégiée entre la Tunisie et l’Union européenne. En misant sur le digital, les deux partenaires entendent revitaliser leurs échanges commerciaux et anticiper les évolutions du commerce mondial, largement tiré par l’économie numérique.

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L’UE acte la fin des importations de gaz russe à partir de 2027

03. Dezember 2025 um 12:24

Bruxelles scelle un accord historique pour mettre un terme total aux importations de gaz russe. La mesure, longuement débattue, vise à assécher l’une des principales sources de revenus de Moscou tout en accélérant la transition énergétique européenne. L’échéance est fixée à l’automne 2027, malgré les résistances de certains États membres.

Tourner la page énergétique russe

Près de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, eurodéputés et États membres sont parvenus à un accord interdisant toute forme d’importation de gaz russe – qu’il soit acheminé par gazoducs ou sous forme de GNL. Ursula von der Leyen a salué un « moment fondateur », assurant que l’Europe basculait vers « l’indépendance énergétique totale » vis-à-vis de Moscou.

L’échéance de l’automne 2027 résulte d’un compromis : le Parlement européen réclamait une interdiction plus rapide, quand plusieurs capitales voulaient plus de temps pour ajuster leurs systèmes d’approvisionnement.

Des ruptures de contrats encadrées

Pour le gaz transporté par gazoducs, les contrats de long terme ne pourront plus être prolongés après le 30 septembre 2027, avec une application maximale au 1er novembre 2027. Pour le GNL, la coupure des contrats longs interviendra dès le 1er janvier 2027.

Les contrats courts seront interdits dès avril 2026 pour le GNL et juin 2026 pour le gaz par gazoduc. Les entreprises pourront invoquer la « force majeure » pour justifier la rupture anticipée des engagements.

Moscou dénonce, Bruxelles assume

Le Kremlin a immédiatement réagi, accusant l’Union européenne de se « condamner » à recourir à une énergie « plus coûteuse ». Pour Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, la mesure affaiblira davantage l’équilibre économique européen.

À Bruxelles, le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen a, au contraire, salué « la fin des manipulations et du chantage », affirmant que l’Europe « reste solidaire de l’Ukraine ».

Contourner les risques de veto

Afin d’éviter un blocage de la Hongrie et de la Slovaquie, Bruxelles a choisi la voie d’un texte législatif adopté à la majorité qualifiée, plutôt que celle de sanctions nécessitant l’unanimité.

Viktor Orban avait encore affirmé récemment qu’il continuerait d’importer des hydrocarbures russes. L’accord prévoit néanmoins une future proposition de la Commission pour mettre fin définitivement aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d’ici fin 2027.

La part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024, grâce à une réduction massive des flux par gazoducs. Mais l’Europe est devenue plus dépendante du GNL, notamment américain (45% des importations) et toujours russe (20% en 2024).

En valeur totale, les importations de gaz russe représenteraient encore 15 milliards d’euros en 2025, preuve que la coupure à venir constitue un basculement stratégique majeur.

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Soupçons de fraude au sein de l’UE : l’ex-cheffe de la diplomatie Federica Mogherini en garde à vue

02. Dezember 2025 um 15:24

L’ancienne cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a été interpellée en Belgique dans une enquête retentissante sur des soupçons de fraude, de corruption et de manipulation de marchés publics au sein des institutions européennes.

Deux hauts responsables européens sont également concernés, tandis que l’affaire ébranle le Service européen pour l’action extérieure et le Collège d’Europe.

Un trio de haut niveau dans le viseur du Parquet européen

Federica Mogherini, ancienne haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a été interpellée aux côtés de Stefano Sannino – ex-secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et actuel directeur général de la DG MENA – ainsi qu’un haut responsable administratif du Collège d’Europe.

Selon plusieurs médias belges, leur garde à vue intervient dans le cadre d’une enquête du Parquet européen portant sur des soupçons de fraude dans les marchés publics, corruption, violation du secret professionnel et conflit d’intérêts.

Les investigateurs ont effectué des perquisitions à Bruxelles, au siège du SEAE, au Collège d’Europe à Bruges, ainsi que dans plusieurs domiciles privés. Les enquêteurs cherchent à établir l’existence de partages d’informations confidentielles durant une procédure d’appel d’offres sensible.

Le programme de formation en diplomatie européenne au cœur des soupçons

L’enquête concerne un projet financé par l’Union européenne : la European Union Diplomatic Academy, un programme d’une durée de neuf mois destiné à former de jeunes diplomates.

Attribué au Collège d’Europe après un appel d’offres mené entre 2021 et 2022, ce marché aurait été entaché d’irrégularités, selon les fortes suspicions évoquées par l’EPPO.

Les procureurs examinent notamment si des données internes ont été transmises au Collège d’Europe avant la sélection finale. L’enjeu est majeur : prouver ou non que des responsables européens ont violé les règles de concurrence au profit d’une institution financée massivement par l’UE elle-même.

Depuis 2020, Federica Mogherini dirige le Collège d’Europe, prestigieuse institution académique dont le rôle central dans la formation diplomatique européenne en fait un acteur stratégique des relations extérieures de l’Union.

Une affaire qui secoue l’appareil diplomatique européen

L’ampleur de l’affaire et le rang des personnalités interpellées créent un choc au sein des institutions européennes. Le Parquet européen insiste sur la gravité potentielle des faits, rappelant que toute entorse aux règles de concurrence fragilise la crédibilité de l’UE et la transparence de ses marchés publics.

La suite de l’enquête devra déterminer si les responsables incriminés ont favorisé une institution en échange d’avantages ou exercé une influence indue sur la procédure d’attribution du programme diplomatique.

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Tunis proteste contre les agissements de l’ambassadrice des Pays-Bas

28. November 2025 um 10:57

Sur instruction du président Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a convoqué l’ambassadrice des Pays-Bas à Tunis pour lui notifier une protestation officielle. Cette démarche intervient après des actes jugés contraires aux usages diplomatiques, dans un contexte déjà marqué par des tensions avec la délégation européenne.

Une convocation formelle

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Josephine Frantzen, au siège du ministère. Cette convocation avait pour objectif de lui transmettre une protestation ferme au nom de l’État tunisien.

Selon les informations communiquées par le ministère, les autorités reprochent à la diplomate néerlandaise d’avoir enfreint certaines règles fondamentales du travail diplomatique. Le ministre lui a demandé de respecter strictement les usages en vigueur et de s’abstenir de toute forme d’intervention dans les affaires internes du pays, une ligne rouge que Tunis affirme défendre avec constance.

Une instruction directe du président Kaïs Saïed

La démarche n’est pas anodine : elle a été entreprise sur instruction directe du président de la République, Kaïs Saïed. Le chef de l’État aurait chargé le ministre des Affaires étrangères de signifier également une contestation aux autorités européennes, visant les initiatives d’une diplomate en poste à Tunis accusée d’avoir agi hors cadre protocolaire.

Sans la nommer publiquement, le président a fustigé des comportements qu’il considère « incompatibles » avec les normes diplomatiques et avec le respect attendu envers les institutions tunisiennes. Une sortie qui s’inscrit dans la ligne dure adoptée par Carthage face à ce qu’elle perçoit comme des ingérences extérieures.

Ce nouvel incident intervient alors que les relations entre Tunis et certaines représentations européennes connaissent une phase de crispation. Quelques jours auparavant, l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Giuseppe Perrone, avait déjà été convoqué pour des griefs similaires, liés à des initiatives jugées non conformes aux engagements diplomatiques.

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Tunisie–UE : Bruxelles rappelle les règles diplomatiques après la mise au point de Carthage

27. November 2025 um 11:59

La Commission européenne a réagi à la convocation de l’ambassadeur de l’UE en Tunisie par le président Kaïs Saïed, suite à sa rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT.

Bruxelles insiste sur les usages diplomatiques et rappelle que le dialogue avec des acteurs de la société civile ou du monde syndical fait partie intégrante du rôle des diplomates.

Une convocation au palais de Carthage qui fait réagir Bruxelles

Le 25 novembre 2025, le président Kaïs Saïed a convoqué Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier une protestation officielle. La présidence a estimé que la rencontre entre le diplomate et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, constituait une violation des usages diplomatiques, menée en dehors des canaux officiels de l’État tunisien.

Selon le communiqué de Carthage, l’ambassadeur est tenu, en tant que représentant plénipotentiaire, de respecter strictement les normes encadrant ses relations avec les institutions tunisiennes.

Cette mise au point survient après plusieurs rencontres de Giuseppe Perrone avec des acteurs sociaux et économiques, dont Samir Majoul, président de l’Utica, visant à renforcer le dialogue entre la société civile et l’Union européenne.

La réponse de Bruxelles : le rôle naturel des diplomates

Mercredi 26 novembre 2025, lors du point de presse quotidien, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a souligné que les diplomates dialoguent naturellement avec un large éventail d’interlocuteurs, y compris les syndicats et les organisations de la société civile, qui contribuent au renforcement de la coopération bilatérale.

Il a rappelé le rôle historique de l’UGTT, membre du Quartet du dialogue national honoré par le prix Nobel de la paix 2015, pour sa contribution à l’instauration de la démocratie en Tunisie. Pour Bruxelles, ces contacts font partie intégrante de la mission diplomatique, même s’ils ne remplacent pas les canaux officiels.

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Transition énergétique : L’Europe promet de nouveaux projets et réaffirme son soutien au virage vert tunisien

24. November 2025 um 12:12

À la veille du Sommet UA-UE de Luanda, Ursula von der Leyen assure que la Tunisie peut accélérer sa mutation en misant sur les renouvelables.

A l’occasion des 25 ans du partenariat Union africaine–Union européenne, le Sommet de Luanda (24–25 novembre) s’ouvre sur des ambitions renouvelées.

Les dirigeants des deux continents, réunis autour du thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », doivent annoncer de nouveaux projets liés à la transformation énergétique et numérique.

Pour la Tunisie, l’Union européenne se dit prête à renforcer son soutien, notamment dans les énergies renouvelables, secteur jugé déterminant pour l’avenir du pays.

Une nouvelle vague d’investissements

Dans une déclaration exclusive à l’agence TAP, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce sommet comme un « tournant » destiné à ouvrir « une nouvelle ère de commerce et de coopération véritable ».

Elle a rappelé que plusieurs initiatives seront dévoilées dans le cadre de Global Gateway, le plan européen d’investissement destiné à améliorer les interconnexions et à soutenir le développement durable en Afrique.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, représente la Tunisie à ce 7e sommet UA-UE, où seront lancés de nouveaux programmes dans l’énergie, le numérique et les matières premières critiques. L’Europe insiste sur son rôle de voisin direct et de premier partenaire commercial de l’Afrique, affirmant vouloir porter ce partenariat « à un niveau supérieur ».

Interconnexion avec l’Italie et expansion du solaire

Pour Ursula von der Leyen, la transition énergétique constitue un enjeu stratégique pour Tunis. Elle a mis en avant le projet d’interconnexion électrique sous-marine Tunisie–Italie, soutenu par l’UE, comme un levier crucial pour renforcer la sécurité énergétique, intégrer davantage d’énergies renouvelables et stabiliser les approvisionnements des deux rives.

L’Europe assure également accompagner les projets tunisiens d’extension du solaire et de l’éolien, affirmant que cette diversification permettra de réduire les coûts de production énergétique, de créer des « dizaines de milliers d’emplois » et d’offrir au pays une croissance plus durable.

Selon elle, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles pourrait transformer le système énergétique tunisien et diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

Un avenir énergétique

Au-delà du cadre bilatéral, von der Leyen a souligné que l’UE souhaite intensifier la coopération avec l’Union africaine autour des énergies renouvelables propres et des matières premières stratégiques, dans l’objectif de créer davantage de valeur ajoutée sur le sol africain et de générer des emplois pour les populations locales.

Elle a rappelé la campagne « Scaling Up Renewables in Africa », lancée avec l’Afrique du Sud il y a un an, destinée à mobiliser des investissements pour l’accès à l’électricité et l’expansion de l’énergie propre. L’Union européenne vient d’y consacrer 15,5 milliards d’euros supplémentaires, afin de soutenir les réseaux, attirer les investisseurs et aider les 600 millions d’Africains dépourvus d’électricité.

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Tunisie : Négociations avec l’UE et les USA pour alléger les taxes douanières

15. November 2025 um 12:38

Le ministre du Commerce, Samir Abid, a annoncé samedi 15 novembre, lors de la séance plénière consacrée au budget 2026, que la Tunisie poursuit des discussions avec l’Union européenne et les États-Unis pour réduire les taxes douanières sur ses exportations. Cette démarche vise à rendre les produits tunisiens plus compétitifs à l’international et à renforcer la balance commerciale.

Une stratégie pour dynamiser les exportations

Selon Samir Abid, l’allègement des taxes douanières permettra de booster les ventes tunisiennes à l’étranger, tout en réduisant le déficit commercial. La Tunisie a déjà obtenu des résultats positifs avec certains partenaires, notamment la Turquie, et espère reproduire ce succès avec l’UE et les USA.

La stratégie ministérielle repose sur plusieurs axes :

  • Élargir et diversifier les exportations ;
  • Moderniser et numériser les circuits commerciaux ;
  • Simplifier les procédures pour les entreprises exportatrices ;
  • Promouvoir le commerce électronique et lutter contre les pratiques illégales à l’importation.

Soutien aux producteurs et régulation des marchés

Parallèlement aux discussions internationales, le ministère prévoit d’installer des points de vente directs du producteur au consommateur dans chaque gouvernorat, afin de limiter les intermédiaires et maîtriser les prix des produits essentiels.

Des quotas spécifiques sont également appliqués sur le café, le sucre et les bananes, avec 30 % réservés à la consommation familiale, et de nouveaux importateurs autorisés pour casser les monopoles historiques.

Le suivi de la chaîne de valeur, du producteur à l’exportateur, permet d’améliorer la qualité et la valorisation des produits tunisiens, notamment l’huile d’olive, les dattes et les produits de la mer. Ces efforts ont permis à la Tunisie de remporter plusieurs distinctions à l’international et de renforcer la compétitivité de ses exportations.

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