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L’Inde et la Tunisie misent sur l’Ayurveda et le tourisme de bien-être

30. September 2026 um 17:36

L’ambassade de l’Inde à Tunis, en association avec le ministère indien de l’AYUSH, a célébré la 11e Journée de l’Ayurveda 2026 (thème : « L’Ayurveda pour un avenir plus sain ») et la Journée mondiale du tourisme au Mövenpick Gammarth. Près de 100 participants issus de la médecine traditionnelle, du tourisme, de l’hôtellerie, du bien-être et des affaires y ont pris part.

A cette occasion, l’ambassadrice. Dr Devyani Khobragade, a insisté sur les atouts de l’Ayurveda (mode de vie équilibré, prévention, bien-être holistique) et sur le potentiel d’une coopération entre les institutions indiennes d’Ayurveda et de Yoga et le secteur tunisien de la thalassothérapie. Elle a plaidé pour des exemptions de visa pour les voyageurs indiens et pour un renforcement des liens commerciaux, et rappelé l’engagement international de l’Inde dans la médecine traditionnelle, notamment via le Centre mondial de l’OMS de Jamnagar (2022) et des coopérations bilatérales avec plusieurs pays.

Des experts indiens sont intervenus en ligne (Ayushexcil, All India Institute of Ayurveda, Somatheeram Research Institute, FAITH), aux côtés de représentants tunisiens : la FTAV et l’International Holistic Academy.

Côté chiffres, on retient que l’industrie ayurvédique indienne a généré environ 37 milliards de dollars en 2024-2025. Le tourisme rapporte environ 32 milliards de dollars de recettes internationales, avec près de 10 millions de visiteurs étrangers par an et environ 30 millions de départs d’Indiens à l’étranger.

Point d’orgue du l’événement : une dégustation de thés indiens (Assam, Darjeeling, Kangra) a présenté ces produits au secteur tunisien du tourisme ; puis une session hybride de rencontres B2B indo-tunisiennes pour nouer des partenariats.

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Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

30. September 2026 um 12:06

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

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La Tunisie doit accroître la part d’huile d’olive bio et conditionnée dans ses exportations

30. September 2026 um 11:10

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive biologique sont en hausse : entre janvier et fin août 2026, elles ont atteint 45 550,6 tonnes, générant des recettes de 596,8 millions de dinars, soit environ 180,8 millions d’euros.

C’est ce qu’indiquent les données de l’Observatoire national de l’agriculture tunisien (Onagri), selon lesquelles, par rapport à la même période en 2025, les volumes ont augmenté de 18,5 % et les recettes de 19,7 %.

L’huile d’olive représente ainsi 87,7 % en volume et 89,2 % en valeur de l’ensemble des exportations tunisiennes de produits biologiques.

Au total, sur les huit premiers mois de l’année, les exportations de produits bio ont atteint 51 924,3 tonnes pour une valeur de 669,2 millions de dinars (environ 202,8 millions d’euros).

La vente d’huile en vrac encore largement prédominante

Si l’on considère la campagne oléicole 2025-2026, de novembre 2025 à fin août 2026, la Tunisie a exporté 53 023,3 tonnes d’huile biologique pour une valeur de 699,65 millions de dinars (environ 212 millions d’euros). En glissement annuel, les quantités ont augmenté de 8,4 % et les recettes de 5,2 %.

La vente d’huile en vrac reste largement prédominante : 49 699,6 tonnes, soit près de 94 % du total, pour environ 644 millions de dinars (l’équivalent de 195,2 millions d’euros).

En revanche, l’huile conditionnée ne représente que 3 320,9 tonnes, générant des recettes d’environ 55,5 millions de dinars (16,8 millions d’euros).

L’Italie confirme sa position de principal marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, absorbant 39 % des volumes exportés au cours de la campagne, devant l’Espagne (26 %), les États-Unis (23 %), la France (8 %) et l’Arabie saoudite (2 %).

Au total, le produit tunisien a atteint 34 pays répartis sur cinq continents grâce à 59 exportateurs. Ces chiffres confirment également une caractéristique structurelle du secteur : malgré la croissance des exportations de produits biologiques, le conditionné ne représente qu’un peu plus de 6 % des volumes, tandis que la majeure partie de la valeur provient toujours de la vente en vrac.

Pour mieux valoriser l’huile d’olive tunisienne, il covient d’augmenter la part des huiles bio et conditionnées dans les exportations, qui reste encore anecdotique et peu gratifiante.  

I. B.

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Chiffre de la semaine : une aide européenne de 710 millions d’euros pour l’Afrique

30. September 2026 um 09:50
L’Union européenne va débloquer une enveloppe de 710 millions d’euros cette semaine pour aider tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits, principalement en Afrique.   C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier la présidente de…

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Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord

30. September 2026 um 07:48

Greenpeace Mena vient de publier une étude intitulée «Évaluer le coût de la pollution plastique. Le coût de l’inaction et les retombées d’une action immédiate», consacrée à la pollution plastique sur la rive sud de la Méditerranée : en Égypte, au Maroc et en Tunisie, où ce fléau est devenu l’un des enjeux environnementaux et économiques majeurs de la décennie, ses conséquences dépassant largement le cadre des plages jonchées de déchets pour affecter les budgets municipaux, les moyens de subsistance des populations côtières et la santé publique.

Ces trois pays bordent une mer qui reçoit chaque année environ 229 000 tonnes de plastique et dont les fonds marins en recèlent déjà plus d’un million de tonnes. Ils se situent dans une région générant plus de 155 millions de tonnes de déchets par an — dont les deux tiers sont mal gérés — et où ce volume devrait presque doubler d’ici 2050. Par ailleurs, ils occupent une position similaire dans l’économie mondiale du plastique en tant qu’importateurs nets de ce matériau qu’ils doivent ensuite gérer ; l’Afrique a ainsi importé quelque 117,6 millions de tonnes de polymères et de produits plastiques entre 1990 et 2017, l’Égypte et le Maroc représentant à eux deux plus d’un quart de ce total.

Chaque année, la pollution plastique pèse sur l’économie de ces trois pays, sans pour autant apparaître explicitement dans les lignes budgétaires. Ce rapport chiffre ce coût. Il répond à trois questions : quel est le coût annuel de la pollution plastique pour chaque pays si la situation reste inchangée ? Quelles retombées (emplois, revenus, valeur ajoutée) ces trois pays tirent-ils du plastique qu’ils produisent, importent et consomment ? Enfin, quels bénéfices chaque pays pourrait-il retirer d’une réduction de la consommation de plastique et d’une meilleure gestion des déchets associés ? Les réponses sont présentées sous forme de fourchettes.

Vers un traité mondial sur les plastiques

Ce rapport a été rédigé en vue d’une décision qui n’a pas encore été prise. En 2022, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a mandaté la négociation d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de la production et de la conception jusqu’à l’élimination. La question qui divise les négociations est de savoir si cet instrument — désigné dans le rapport sous le nom de traité mondial sur les plastiques — s’attaquera au volume de plastique produit, et non uniquement à sa gestion en tant que déchet.

Pour l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, un traité ambitieux réduisant la production de plastique ne nuirait pas à leurs économies. Il ouvrirait plutôt l’accès aux financements dont leurs systèmes de gestion des déchets ont besoin.

Les données indiquent que la pollution plastique coûte aux trois pays entre 1,7 et 5,5 milliards de dollars américains par an. Ce chiffre a été obtenu en appliquant des estimations publiées — relatives aux dommages causés en mer par chaque tonne de plastique — aux quantités de plastique déversées par chaque pays dans ce milieu. Par «dommages marins», on entend la perte de valeur de la mer elle-même et des services qu’une mer saine procure, évaluée en fonction du coût par tonne de plastique qui y pénètre. Ces estimations portent sur la Méditerranée car c’est la seule mer pour laquelle les fuites de plastique ont été modélisées selon une méthodologie identique pour les trois pays, et parce que ces économies sont étroitement liées à ce bassin : 85 % des Tunisiens et 65 % des Marocains vivent à moins de 100 km du littoral, et la majeure partie des activités touristiques et halieutiques de l’Égypte s’y concentre.

Ce chiffre n’inclut pas les coûts directs pour le tourisme, la pêche, le transport maritime ou la santé humaine. Il ne comptabilise ni les hospitalisations, ni les journées de pêche perdues, ni les factures municipales impayées ; par ailleurs, toutes les hypothèses retenues pour son élaboration visaient à produire une estimation prudente (fourchette basse) plutôt que surestimée. Les secteurs exclus sont loin d’être négligeables : le tourisme côtier représente environ 95 % de l’activité touristique tunisienne, les zones côtières génèrent 59 % du PIB du Maroc, et la valeur des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Égypte s’élève à environ 3,7 milliards de dollars américains.

Si la situation actuelle perdure, le flux de plastique déversé en Méditerranée doublera d’ici 2040, et le coût cumulé de l’inaction pour les trois pays s’élèvera à une fourchette comprise entre 30 et 98 milliards de dollars US. Environ un quart de ces dommages pourrait être évité grâce à une meilleure gestion des déchets, pour un coût de transition équivalent, tandis que des mesures de réduction permettraient d’abaisser encore davantage ce coût pour les trois pays.

Chiffres clés de l’étude :

1,7 à 5,5 milliards de dollars US par an : le coût actuel de la pollution plastique pour les trois pays, en ne comptabilisant que les dommages marins en Méditerranée et en excluant les côtes de la mer Rouge et de l’Atlantique.

30 à 98 milliards de dollars US : le coût cumulé pour les trois pays d’une absence d’action d’ici 2040, alors que les fuites de plastique doubleront.

25 % de ces dommages peuvent être évités pour un coût de transition équivalent et ces mêmes dépenses permettent d’obtenir un air plus pur, de réduire les inondations et de diminuer les frais de nettoyage, des bénéfices qui ne sont pas comptabilisés dans le retour sur investissement.

La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production

La Tunisie dispose d’une véritable industrie de transformation des plastiques, qui mérite d’être pleinement prise en compte. Le registre national des entreprises recensait, en 2023, 1 931 entreprises et 23 463 salariés du secteur formel dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dont environ 30 % travaillaient pour des entreprises à capitaux étrangers (INS, 2024). Ces travailleurs génèrent une valeur ajoutée annuelle estimée entre 280 et 330 millions de dollars US — soit la valeur créée par le secteur après déduction du coût des intrants. Cette estimation repose sur la valeur ajoutée manufacturière par travailleur du secteur manufacturier tunisien pour la borne inférieure, et sur le PIB par personne occupée pour la borne supérieure.

La modélisation montre ainsi que la contribution annuelle totale de l’industrie du plastique à l’économie tunisienne se situe dans la fourchette des coûts engendrés par la pollution plastique pour le pays au cours de la même année (soit entre 170 et 560 millions de dollars US), et plus précisément dans la moitié inférieure de cette fourchette. Il s’agit là de l’industrie dans son ensemble — y compris le tiers détenu par des capitaux étrangers — comparée à un coût qui ne comptabilise que les dommages causés au milieu marin. En clair, la pollution plastique coûte probablement à la Tunisie autant que ce que l’ensemble de son industrie du plastique génère en un an, voire davantage si l’on se réfère à l’estimation centrale de 0,4 milliard de dollars US.

En revanche, la Tunisie ne produit pas de plastique en tant que tel. La note technique de la Banque mondiale sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique en Tunisie ne fait état d’aucune production pétrochimique nationale ; la principale taxe sur les plastiques est un droit à l’importation, et les prévisions d’importation de matières plastiques — 70 000 tonnes, contre 1,2 million de tonnes pour le Maroc — témoignent d’un marché de consommation plutôt que de production.

C’est cette distinction qui détermine la situation de la Tunisie. Une mesure conventionnelle plafonnant ou réduisant la production de polymères vierges affecte les producteurs auprès desquels la Tunisie s’approvisionne, et non les transformateurs qu’elle emploie. La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production ; une réduction mondiale de la production diminue ce coût sans pour autant faire disparaître son industrie. Toutefois, un resserrement du marché mondial des polymères pourrait renchérir les coûts d’approvisionnement des transformateurs tunisiens.

Il s’agit là d’un coût de transition bien réel, mais qui pèse de la même manière sur tous les pays importateurs ; il est appelé à diminuer à mesure que les matériaux recyclés et la réutilisation se substituent aux matières vierges. C’est donc une raison de soutenir les transformateurs durant cette transition, plutôt que de continuer à payer le prix de la pollution.

Lire l’étude en anglais.

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Jemna Connect, un espace de coworking dédié aux jeunes

29. September 2026 um 11:51

Pour soutenir les jeunes et promouvoir les initiatives locales, Jemna Connect, un nouvel espace de coworking, de formation et d’échange dédié à l’accompagnement des jeunes et au développement des initiatives locales s’ouvrira le mercredi 30 septembre 2026 à Jemna, une ville oasienne du sud-ouest de la Tunisie, située entre Kebili et Douz, à la lisière du Sahara.

D’une superficie de 195 m², Jemna Connect est situé dans la nouvelle zone d’extension urbaine de la Commune de Jemna, à proximité de la route régionale RR206 et du stade Kâchi.

L’espace comprend une zone d’accueil, des espaces de travail individuels et collectifs, une salle dédiée aux réunions, aux formations et aux présentations, un espace de détente, des sanitaires ainsi qu’une terrasse extérieure semi-couverte.

L’espace est également ouvert aux formateurs, entrepreneurs, artistes, associations et acteurs locaux, avec pour objectif de favoriser l’autonomisation des jeunes, leur participation au développement local et l’émergence de nouvelles initiatives.

La cérémonie d’inauguration comprend plusieurs activités illustrant les différents usages que pourra accueillir Jemna Connect, notamment un atelier animé par Nefzawa City autour de l’accompagnement des jeunes et de la transformation des idées en projets, ainsi qu’une expérience interactive autour du dessin et de l’intelligence artificielle.

Des échanges entre les jeunes et les représentants des missions diplomatiques invités sont également prévus, ainsi qu’un espace podcast intitulé «La voix des jeunes de Jemna», permettant aux jeunes de partager leurs expériences, leurs projets, leurs idées et leur vision de l’avenir de leur territoire.

La cérémonie sera également marquée par l’organisation du «Village des initiatives locales», mettant à l’honneur les jeunes artisanes de Jemna, les produits du terroir, les savoir-faire locaux ainsi que les initiatives et microprojets soutenus et financés dans le cadre du projet Fe3il.a.

La journée sera enfin marquée par la signature officielle du protocole de passation, qui encadre la gestion et l’animation de l’espace et contribue à assurer sa pérennité, avec l’ambition d’en faire un lieu durable de rencontre, d’apprentissage, de collaboration et d’initiative au service des jeunes de Jemna et de la région.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme EU4Youth, à travers le projet «Fe3il.a – Politique jeunesse et participation des jeunes aux politiques publiques en Tunisie», mis en œuvre par CILG-VNG International, avec le financement de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie (DUE) et l’appui de VNG International, l’agence de coopération internationale de l’Association des communes néerlandaises.

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Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines

28. September 2026 um 13:32

La Tunisie entend renforcer sa coopération avec l’organisme américain Development Finance Corporation (DFC), notamment en ce qui concerne les investissements dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des hydrocarbures, des énergies renouvelables et des activités minières.

C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la Development Finance Corporation (DFC), composée de la directrice des projets de développement, Susan Waage, et de l’adjointe au conseiller juridique général, Kate Lahnstein.

La DFC est l’institution financière de développement et le bras d’investissement international du gouvernement des États-Unis. Son rôle principal est de mobiliser des capitaux privés pour financer des projets dans les pays en développement et les économies émergentes, tout en soutenant les priorités de la politique étrangère et de la sécurité nationale américaine.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, les entretiens ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat économique avec l’organisme américain ainsi que sur les opportunités d’investissement dans les secteurs jugés stratégiques.

Les parties ont souligné l’importance des partenariats internationaux et sont convenues de poursuivre les consultations et la coordination afin de favoriser la réalisation de nouveaux projets et de créer des conditions propices au développement de la coopération économique et des investissements.

Ont également pris part à la réunion le président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), Omar Bouzouada, le directeur général de l’Office des mines, Mohamed Ben Salem, ainsi que des représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

I. B.

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Tunisie | Feuille de route de l’Ordre des ingénieurs pour la sécurité énergétique

28. September 2026 um 13:04

Pour renforcer la sécurité énergétique en Tunisie et mettre fin aux problèmes survenus durant l’été 2026, avec les coupures intempestives d’électricité, l’Ordre des ingénieurs tunisiens a élaboré une «feuille de route énergétique», a indiqué le doyen des ingénieurs, Mohsen Gharsi, dans une publication sur le réseaux sociaux.  

Dans ladite feuille de route, l’Ordre des ingénieurs ne s’est pas limité à un simple diagnostic de la situation ou à des considérations générales sur le secteur, mais a mobilisé des compétences en ingénierie et des expertises pointues pour présenter des propositions pratiques dans le domaine de l’énergie.

La problématique ne réside pas uniquement à augmenter la capacité électrique installée, mais dans la capacité réelle du système à répondre à la demande lors des pics de consommation, notamment en période de fortes chaleurs, a souligné Gharsi, en rappelant la nécessité d’une approche intégrée, englobant l’approvisionnement en gaz, la production électrique, la maintenance des réseaux, le développement des énergies renouvelables, le stockage de l’électricité, ainsi que la maîtrise de la demande, le financement des nouveaux projets et la gouvernance du système.

La feuille de route propose plusieurs pistes opérationnelles, telles que le rétablissement de la capacité disponible grâce à des opérations de maintenance, la sécurisation de l’approvisionnement lors des pics de demande, le développement de l’autoproduction d’électricité à partir de l’énergie solaire, la protection des infrastructures critiques ainsi que le développement des systèmes de stockage.

Le doyen des ingénieurs a également insisté sur la nécessité d’entamer dès maintenant les préparatifs pour l’été 2027, compte tenu du temps limité dont on dispose pour prendre des décisions et mener à bien les opérations de maintenance, la mobilisation des investissements et la mise en route des solutions envisagées. Il faut absolument éviter que ne se reproduisent, l’été prochain, les difficultés rencontrées par le pays durant l’été 2026, a-t-il insisté

M. Gharsi a précisé que l’Ordre des ingénieurs ne cherche pas à se substituer à l’État, au gouvernement ou à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), mais qu’il met son expertise et ses compétences en ingénierie à la disposition de l’État afin de l’aider à relever les défis auxquels est confronté le secteur de l’énergie.

L’objectif maintenant est de passer de la phase d’étude et de recherche des solutions à celle de la mise en œuvre des propositions et de la concrétisation des décisions, programmes et projets.

Par ailleurs, M. Gharsi a salué les efforts des ingénieurs et experts ayant contribué à l’élaboration de cette feuille de route, affirmant que le rôle de l’ingénieur ne se limite pas au diagnostic des problèmes, mais englobe également la proposition de solutions et la participation à leur mise en œuvre.

Il a conclu en affirmant la disposition de l’Ordre des ingénieurs à poursuivre le débat sur la feuille de route, à en enrichir les propositions et à contribuer à leur mise en œuvre, considérant que la sécurité énergétique ne relève plus de la seule dimension technique, mais qu’elle est également liée à la souveraineté économique, à la stabilité sociale et aux droits des générations futures.

I. B.

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Colonies israéliennes : l’ONU recense 61 entreprises de plus

28. September 2026 um 10:19
Dans une nouvelle mise à jour de sa base de données recensant les entreprises dont les activités sont liées aux colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, l’ONU a ajouté 61 entreprises.   En bref L’ONU a ajouté 61 entreprises…

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Refonder le modèle de la sécurité sociale en Tunisie

28. September 2026 um 10:04

Le chiffre est désormais suffisamment lourd pour ne plus pouvoir être traité comme une simple donnée comptable : le déficit cumulé des trois principaux régimes de sécurité sociale approche les 7 milliards de dinars. Derrière ce montant se dessine une question beaucoup plus profonde : la Tunisie peut-elle continuer à financer et à administrer son modèle social avec les mêmes mécanismes alors que la démographie, le marché du travail et la structure de l’économie ont profondément changé ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le problème n’est donc plus seulement celui du financement des caisses. Il touche à l’architecture même du système.

Pendant longtemps, les réponses ont consisté à rechercher des ajustements successifs : nouvelles ressources, transferts budgétaires, mesures paramétriques, rééchelonnements ou dispositifs temporaires.

Ces leviers peuvent répondre à une urgence. Ils ne suffisent plus à traiter des carences structurelles.

Lorsque le rapport entre actifs et retraités se dégrade durablement, lorsque les carrières deviennent plus fragmentées et lorsque la part de l’activité échappant aux circuits formels reste importante, l’équilibre financier ne peut plus être recherché uniquement à l’intérieur des caisses.

La question devient celle de la soutenabilité globale du modèle social.

De la réforme des caisses à la refondation du système

Refonder ne signifie pas démanteler. Cela signifie repenser les mécanismes de financement, de couverture, de solidarité et de pilotage à partir des réalités économiques et démographiques actuelles.

La sécurité sociale doit pouvoir accompagner des trajectoires professionnelles plus diversifiées, intégrer progressivement de nouvelles catégories de travailleurs et mieux articuler protection sociale, emploi, fiscalité et financement.

Cette approche suppose également de disposer d’une vision consolidée des droits sociaux et des engagements futurs. La gouvernance ne peut plus reposer uniquement sur des données fragmentées entre plusieurs institutions. Il faut passer d’une logique de gestion séparée à une logique de système.

L’économie informelle est généralement abordée sous l’angle de la perte de recettes fiscales et sociales. Cette lecture est légitime, mais incomplète. Derrière l’informel se trouvent aussi des travailleurs, des activités et des revenus qui pourraient progressivement rejoindre les mécanismes de protection sociale.

L’enjeu est donc de construire des parcours d’intégration réalistes : simplification des démarches, contribution adaptée, droits sociaux clairement identifiés et dispositifs suffisamment attractifs pour favoriser l’adhésion.

L’objectif ne devrait pas être de transformer immédiatement l’informel en formel par la contrainte, mais de créer les conditions économiques, administratives et numériques d’une transition progressive.

Chaque nouvel affilié ne représente pas seulement une recette supplémentaire. Il constitue aussi un futur bénéficiaire de droits et un élément d’un système social plus large et plus soutenable.

Numériser n’est pas réformer

La transformation numérique peut devenir l’une des infrastructures essentielles de cette refondation. Mais elle ne doit pas être confondue avec la réforme elle-même.

Un identifiant social unique, un compte social permettant de consolider les droits, l’interopérabilité entre les organismes, la digitalisation du recouvrement ou encore l’exploitation de données actuarielles fiables peuvent considérablement améliorer le pilotage. Mais la technologie ne corrigera pas, à elle seule, un modèle économique déséquilibré.

Le véritable enjeu est de construire une architecture numérique au service d’une architecture sociale cohérente, avec des règles de gouvernance, de sécurité, de protection des données et de responsabilité clairement établies.

Autrement dit : il ne suffit pas de numériser l’existant. Il faut concevoir le système qui permettra de piloter le futur.

Le Plan 2026-2030 donne à cette réforme un horizon stratégique. Mais une stratégie ne produit d’effets que lorsqu’elle se transforme en décisions, en projets, en financements et en résultats mesurables.

C’est précisément pourquoi 2027 peut constituer un premier test d’exécution. La prochaine loi de finances devra permettre de mesurer la capacité à passer des diagnostics accumulés aux mécanismes opérationnels : trajectoire financière, élargissement de l’assiette, intégration progressive de nouvelles populations, modernisation du recouvrement, gouvernance des données et évaluation régulière des engagements.

Le véritable indicateur ne sera donc pas seulement le montant consacré à la protection sociale. Il sera la capacité à produire un système plus lisible, plus prévisible et financièrement soutenable.

Une réforme de cette ampleur ne peut être conduite sans instruments de pilotage. Il devient nécessaire de disposer de projections démographiques et actuarielles régulièrement actualisées, de scénarios permettant de mesurer l’impact des différentes options et d’indicateurs publics permettant de suivre l’évolution du système.

La question fondamentale est simple : que se passera-t-il si les tendances actuelles se poursuivent ?

Répondre à cette question avant que les contraintes financières ne deviennent irréversibles permet de transformer une crise annoncée en réforme maîtrisée.

À l’inverse, attendre que les déficits imposent eux-mêmes les décisions reviendrait à subir la réforme plutôt qu’à la piloter.

La démographie devient une question économique

Le vieillissement de la population n’est plus une variable secondaire de la politique sociale. Il devient une donnée centrale de la politique économique. Moins d’actifs pour davantage de retraités signifie mécaniquement une pression croissante sur les mécanismes de solidarité intergénérationnelle. Mais cette évolution peut aussi être abordée sous l’angle de l’anticipation : emploi des seniors, amélioration de la productivité, formalisation progressive de l’activité, participation accrue des femmes au marché du travail, évolution des parcours professionnels et développement de nouvelles formes d’activité.

La réponse au défi démographique ne peut donc pas être uniquement sociale. Elle doit également être économique, productive, fiscale et numérique.

Les 7 milliards de dinars constituent un signal financier majeur. Mais derrière cette dette visible existe une autre dette, moins comptable : une dette d’exécution.

La Tunisie dispose depuis plusieurs années de diagnostics, d’études, de propositions et de stratégies. Le défi consiste désormais à transformer cette connaissance accumulée en systèmes opérationnels.

Pour la protection sociale, cela signifie passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation, d’une gestion fragmentée à un pilotage intégré et d’une succession de mesures ponctuelles à une architecture durable.

Les 7 milliards de dinars ne doivent donc pas être considérés uniquement comme le coût du passé. Ils doivent servir de signal pour préparer le modèle social des prochaines décennies.

La question posée à la Tunisie n’est plus seulement de savoir comment financer le déficit actuel. Elle est de savoir quel système social elle veut pouvoir financer demain, avec quelle population active, quelles ressources, quelles données et quelle capacité d’exécution.

La réforme n’est plus une option à annoncer. Elle devient une capacité à construire.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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La crise de l’eau pourrait coûter à la Tunisie 6,4 % du PIB d’ici 2050

27. September 2026 um 12:38

La pénurie d’eau risque de devenir l’un des principaux freins structurels à la croissance tunisienne et, en l’absence de mesures adéquates, pourrait réduire le PIB du pays de 6,4 % d’ici 2050. C’est l’alerte lancée par la Banque mondiale (BM) dans son dernier rapport Tunisia Economic Monitor intitulé «Tunisia’s Water Challenge: From Scarcity to Resilience» (Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience).

Ce rapport identifie la sécurité hydrique comme un facteur de plus en plus déterminant pour la croissance, l’emploi et la compétitivité.

Selon l’institution de Washington, la Tunisie ne dispose aujourd’hui que de 380 mètres cubes d’eau douce renouvelable par habitant et par an, un niveau nettement inférieur au seuil international de pénurie d’eau absolue, qui est de 500 mètres cubes.

Le secteur agricole est particulièrement exposé ; il emploie environ 14 % de la population active nationale et jusqu’à la moitié des travailleurs dans les zones rurales. Sans mesures correctives, le stress climatique et le manque d’eau pourraient entraîner la perte d’au moins 30 % des emplois agricoles d’ici le milieu du siècle, avec des répercussions également sur l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie.

Le rapport s’inscrit dans un contexte économique toujours marqué par une croissance modérée. Après une hausse de 2,7 % en 2025 et de 2,4 % en rythme annuel au premier semestre de cette année, la BM prévoit une progression du PIB de 2,3 % en 2026 et une croissance moyenne de 2,1 % sur la période 2027-2028. Le taux de chômage a reculé à 14,9 % au deuxième trimestre, mais demeure à 21,6 % chez les femmes.

Pour transformer le «Plan Eau 2050» tunisien en une réponse structurelle, la BM préconise des investissements de l’ordre de 900 millions de dollars par an jusqu’au milieu du siècle, assortis d’une réforme de la gouvernance du secteur, d’une réduction des pertes sur les réseaux, de la réutilisation des eaux usées traitées, de la numérisation et d’une meilleure gestion de l’irrigation.

Le programme RESEau, soutenu par la BM elle-même, devrait générer, lors de sa première phase, environ 4 000 emplois permanents et 13 400 emplois temporaires.

I. B.

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Les USA financent un centre militaire naval tunisien à Bizerte

27. September 2026 um 12:20

Les États-Unis ont attribué à la société turque Biltek Uluslararasi Insaat Limited Sirketi un contrat de 998 000 dollars pour la troisième phase du Maritime Center of Excellence (MCOE), actuellement en construction sur la base navale tunisienne de Bizerte.

Selon l’agence Ansa, l’attribution du marché a été publiée le 22 septembre sur SAM.gov par le Department of the Navy, par l’intermédiaire du Naval Facilities Engineering Systems Command Europe Africa Central (Navfac Euracent).

L’Award Notice ou avis d’attribution, relatif au contrat N33191-26-C-0010, précise que Biltek a remporté le marché à l’issue d’une procédure concurrentielle à prix fixe.

La phase III prévoit une tour d’entraînement à la descente en rappel et aux opérations en hauteur, ainsi qu’une zone d’atterrissage pour hélicoptères. L’appel d’offres inclut également, en option, une installation pour véhicules et embarcations ainsi qu’une rampe de mise à l’eau avec ponton. Ce centre est destiné à l’entraînement des commandos et des forces spéciales navales tunisiennes et s’inscrit dans le cadre des programmes américains de renforcement des capacités des partenaires (Building Partner Capacity).

Washington et Tunis visent également à en faire un pôle régional pour des activités et des exercices multinationaux.

Biltek avait déjà été chargée, en 2024, de réaliser une première tranche du complexe, comprenant une zone d’entraînement au combat rapproché, des champs de tir, un parcours d’obstacles et des installations pour embarcations.

En juin, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, avait présenté ce projet comme l’un des moyens de renforcer la capacité opérationnelle des forces navales d’élite ainsi que le rôle de la Tunisie en tant que centre régional de formation militaire.

Ce même mois, le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral George Wikoff, avait visité le centre en construction à Bizerte.

I. B.

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La Conect met l’accent sur l’investissement et la compétitivité

27. September 2026 um 08:00

C’est dans le cadre feutré de l’hôtel Kasbah de Kairouan que le Conseil d’administration (CA) de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) s’est rassemblé, le samedi 26 septembre 2026, sous la conduite de son dynamique président, Aslan Berjeb. Autour de la table, les figures clés du réseau étaient au rendez-vous : les membres du Bureau exécutif national, le président de la Conect Internationale, le Comité des sages, ainsi que l’ensemble des présidents et délégués des bureaux régionaux et des groupements professionnels de l’organisation patronale.

Lotfi Sahli

Les échanges se sont ouverts sur un exposé consacré à la Plate-forme nationale de l’investisseur, présenté par Atef Belkadhi Jamoussi, au nom de l’Agence tunisienne de l’investissement (TIA). Saisissant toute l’importance de ce levier, le CA a appuyé chaque mesure propre à alléger le parcours des investisseurs et à accélérer les calendriers.

Dans ce droit fil, il a vivement invité les équipes régionales et sectorielles de la Conect à se faire le relais actif de cet outil auprès du tissu d’entreprises adhérentes.

Par la suite, les membres ont découvert avec attention la feuille de route de la Cité médicale des Aghlabides à Kairouan, dévoilée par Ridha Hentati, président-directeur général du projet. Une initiative chaleureusement saluée par la Conect, qui y voit l’illustration éclatante de l’attractivité de la région et du rôle moteur de l’initiative privée pour façonner des projets structurants au cœur des territoires. Il reste cependant à lever les obstacles, à trouver les financements et à accélérer la réalisation du projet pour qu’il ne reste pas éternellement à l’état de projet.   

Sur le plan institutionnel, le CA a donné son aval au rapport financier et aux états financiers de la Conect pour l’exercice 2025, appuyés par le rapport du commissaire aux comptes. L’assistance s’est aussi penchée sur le bilan d’étape du deuxième trimestre 2026, analysant la feuille de route menée par la Conect centrale, ses maillages régionaux, ses métiers et la Conect Internationale. Cette tribune a permis de tracer les grandes lignes des rendez-vous clés inscrits au calendrier de la fin d’année.

Le référentiel et la gouvernance de la RSE

S’exprimant sur les enjeux d’avenir, Hosn El Woujoud Ben Mustapha a rappelé combien la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) s’impose désormais comme un pilier stratégique pour marier performance globale, pérennité et ancrage territorial. Un cadre qui repose sur 3 dimensions fondamentales : la démarche recherche un équilibre harmonieux entre volet social (santé, égalité, compétences), la  transition environnementale (décarbonation, efficacité énergétique, préservation des ressources) et l’impératif économique associé à la gouvernance (éthique, viabilité, transparence).

Le déploiement opérationnel se concentre sur 4 chapitres d’action : les ressources humaines, l’empreinte environnementale, la loyauté commerciale et l »implication dans la vie locale.

La réussite repose sur l’impulsion d’un Comité de pilotage (Copil) dédié, qui dresse l’état des lieux initial, hiérarchise les urgences, fixe le cap et pilote avec rigueur l’évolution des indicateurs.

Autre sujet brûlant au menu des discussions : l’avenir des bureaux de contrôle technique. Le CA a passé en revue les actions menées par le groupement sectoriel à l’approche de la date couperet du 16 octobre 2026, marquant le risque d’un arrêt total des activités selon le cahier des charges de la profession. Face à ce défi, la Conect a réitéré sa détermination à poursuivre le dialogue pour débloquer la situation et déboucher sur des réponses adaptées aux contraintes du secteur.

Un partenariat économique renforcé avec l’Algérie.

Tourné vers le large, le CA s’est félicité des démarches entreprises par la Conect pour tisser des liens forts à l’international et booster le commerce transfrontalier, tout particulièrement avec les pays voisins. Une dynamique illustrée par la mission économique menée en Algérie par la Conect Internationale du 22 au 24 septembre 2026. Ce déplacement a posé des jalons précieux vers la concrétisation d’un partenariat stratégique ambitieux entre la Tunisie et l’Algérie. L’ambition affichée est claire : transformer les zones frontalières en véritables viviers de création de richesse, en développant des corridors économiques et des projets conjoints et en stimulant l’innovation au service de l’intégration régionale.

L’élaboration du projet de loi de finances pour 2027 s’est imposée au cœur des arbitrages. Les participants ont écouté l’analyse éclairée de Soltane Jebniani, membre du bureau exécutif national, qui a esquissé les pistes de propositions de la Conect à destination des parlementaires, fruit d’une concertation menée sur le terrain avec les structures régionales et sectorielles. À cette occasion, la Conct s’est dite pleinement mobilisée pour nourrir le débat budgétaire 2027, guidée par la volonté de concevoir des réponses équilibrées capable d’allier rigueur des finances publiques et soutien indispensable au financement de l’appareil productif.

Bureaux régionaux et groupements professionnels.

Un panorama complet des activités régionales et des groupements professionnels nationaux a été dressé par leurs présidents respectifs. À cette occasion, un débat sans concession a permis de cibler les freins du secteur et de définir ensemble des solutions concrètes pour surmonter ces obstacles. Dans ce même esprit, les interventions ont exploré les leviers essentiels pour permettre aux entreprises tunisiennes de produire, d’investir sereinement et de soutenir l’emploi.

Au terme d’échanges d’une grande richesse, le CA a réaffirmé l’ambition de la Conect de demeurer cette force de proposition indépendante, lucide et constructive, résolument engagée au service du tissu économique et de la nation.

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Entreprises tunisiennes et transition vers l’industrie 4.0

26. September 2026 um 13:24

Un séminaire consacré au lancement du «Programme d’accompagnement des entreprises industrielles dans leur transition numérique vers l’industrie 4.0» se tiendra le 30 septembre 2026 à l’Hôtel Royal Asbu, à Tunis.

Cette rencontre, organisée par le Hub Industrie 4.0 de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii), en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et la Giz, l’agence de coopération pour le développement allemande, dans le cadre de l’initiative nationale «Vers une Industrie 4.0 en Tunisie», s’inscrit dans la dynamique nationale visant à accompagner les entreprises industrielles tunisiennes dans l’adoption des technologies numériques, l’amélioration de leur compétitivité et l’accélération de leur transformation vers des modèles de production plus intelligents et performants.

Au programme, la présentation des services et dispositifs d’accompagnement proposés par le Hub Industrie 4.0, ainsi que du dispositif d’accompagnement à la transformation numérique des entreprises industrielles et de l’outil Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment (Tima), destiné à évaluer le niveau de maturité Industrie 4.0 des entreprises et à identifier leurs axes prioritaires de transformation.

Ce séminaire, qui réunira des représentants des institutions publiques, des partenaires de la coopération, des experts ainsi que des entreprises industrielles tunisiennes, constituera une occasion de présenter les mécanismes mis à leur disposition pour les accompagner concrètement dans leur parcours de transformation numérique.

Ce sera aussi l’occasion pour des échanges autour des enjeux et des opportunités liés à la transition numérique de l’industrie tunisienne.

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La production de la grenade tunisienne en hausse de 8%

26. September 2026 um 12:01

La production de la grenade en Tunisie a connu une croissance globale remarquable entre 2010 et 2026, hissant le pays parmi les 10 premiers producteurs mondiaux. Cette filière est passée d’un statut de culture traditionnelle à celui de secteur agro-industriel hautement stratégique.  La production est passée de 70 000 tonnes en 2016 à 106 000 tonnes en 2021 avec l’entrée en production des jeunes vergers. Pour cette saison 2026, les estimations affichent un net redressement de 8 % avec 98 000 tonnes attendues.

La saison d’exportation des grenades tunisiennes débutera le 29 septembre courant pour les variétés locales, avec l’adoption d’un prix de référence évolutif, actualisé au fil de la saison en fonction des conditions du marché ainsi que de l’offre et de la demande.

Tarek Tira, sous-directeur du développement des exportations au Groupement interprofessionnel des fruits (Gifruits), a déclaré à l’agence Tap que la fixation de cette date faisait suite à une réunion de travail tenue avant-hier, jeudi, au siège du groupement.

Cette réunion a rassemblé la Direction générale de la production agricole, des représentants des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) des principales zones de production, ainsi que des représentants de la profession.

La détermination de la date de commercialisation à l’exportation de ce fruit a été décidée après le suivi des indicateurs de maturité et de coloration des grenades, et en coordination avec les différentes parties prenantes.

Concernant la nouvelle récolte de grenades, le responsable a indiqué que la production nationale a atteint 98 000 tonnes, contre 91 000 tonnes l’année précédente, soit une hausse de 8 %, et ce, malgré une réduction de 15 % des superficies cultivées — une baisse principalement attribuée aux facteurs climatiques ayant affecté le secteur.

M. Tira a précisé que les exportations de grenades ont atteint, au 31 décembre 2025, un volume de 9 791 tonnes pour une valeur avoisinant les 34,3 millions de dinars, contre 11 459 tonnes exportées à la même date en 2024 pour une valeur de 29,7 millions de dinars ; cela représente un recul de 15 % en termes de volume, mais une augmentation de 16 % en termes de valeur.

Le porte-parole a indiqué qu’il a été convenu, lors de la réunion susmentionnée, d’élaborer un programme de promotion de la grenade sur le marché intérieur. Ce programme prévoit la création de supports publicitaires et d’un spot promotionnel pour la grenade tunisienne en arabe et en français, accompagnés de sous-titres en anglais.

Par ailleurs, le groupement participera au Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (Siat), prévu du 28 au 31 octobre 2026, ainsi qu’à diverses manifestations régionales et locales liées à la filière de la grenade, notamment le Festival de la grenade de Testour, le Festival de la grenade de Kettana et le Salon international des développements agricoles et hydrauliques de Gabès.

Il a également été convenu d’organiser des activités de promotion de la grenade tunisienne et de ses dérivés en marge de la journée de présentation du salon MacFrut, prévue pour le 20 octobre 2026, au Rimini Expo Centre, en Italie, ainsi que de lancer une campagne d’affichage pour faire connaître la grenade tunisienne et ses atouts.

Concernant le programme de promotion internationale de la grenade tunisienne, M. Tira a indiqué qu’une participation au salon Sial à Paris est prévue du 17 au 21 octobre 2026, l’objectif étant de renforcer la présence de la grenade tunisienne et de ses produits sur les marchés internationaux et d’établir des relations avec des opérateurs économiques et des importateurs.

Un accord a été conclu avec les différentes parties prenantes pour participer au salon international Fruit Attraction à Madrid (Espagne), du 6 au 8 octobre 2026, afin de faire connaître et de promouvoir la grenade tunisienne, ainsi que d’explorer de nouvelles opportunités commerciales. Par ailleurs, des activités d’animation et de promotion seront organisées sur le marché italien — notamment aux marchés de gros de Rome et de Milan — pour stimuler la demande et faire découvrir aux professionnels et aux acheteurs les caractéristiques et la qualité du produit tunisien.

Une campagne d’affichage sera également déployée au point de passage de Ras Jedir (sud-est) à la frontière avec la Libye pour promouvoir la grenade tunisienne et renforcer sa visibilité auprès des consommateurs et des opérateurs économiques, en particulier durant le pic de la saison.

Il convient de noter qu’en 2025, la Tunisie a exporté des grenades vers une dizaine de pays à travers le monde.

I. B.

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Les trois raisons de la baisse des ressources halieutiques tunisiennes

26. September 2026 um 11:35

Les ressources halieutiques de la Tunisie sont en baisse constante, et ce pour trois raisons principales, résumée par Salah Charfeddine, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Mahdia, lors de son intervention ce samedi 26 septembre 2026, sur Diwan FM.

La première raison réside dans la prolifération de la pêche au chalut (technique de pêche qui consiste à tracter un grand filet en forme de cône à l’aide d’un ou plusieurs navires  ), une pratique qui, selon lui, n’a pas été combattue par les autorités compétentes, a expliqué Charfeddine.

La deuxième raison tient aux mauvaises conditions météorologiques et aux coupures d’électricité, facteurs ayant entraîné une réduction du nombre de jours de travail, sachant qu’auparavant, la durée d’activité atteignait 180 jours, alors qu’elle ne dépasse pas actuellement les 100 jours.

La troisième raison est la hausse des prix du carburant ainsi que l’augmentation de 100 % du coût du matériel de pêche.

Ces facteurs, conjugués à l’absence de soutien, ont pesé sur l’activité des marins-pêcheurs.

Rappelons que la production du secteur de la pêche en Tunisie tourne autour de 150 000 tonnes par an, pour une valeur globale dépassant les 1,5 milliard de dinars.

Cependant, la production de la pêche et de l’aquaculture a connu une évolution contrastée entre 2010 et 2026, marquée par la stagnation de la pêche traditionnelle en mer et la forte progression de l’aquaculture.

Pour compenser la baisse potentielle des ressources sauvages, l’aquaculture s’impose comme le nouveau moteur du secteur. La production aquacole est passée d’environ 11 700 tonnes au milieu des années 2010 à plus de 23 000 tonnes en 2024, avec un objectif étatique fixé à 35 000 tonnes d’ici 2030.

Elle représente aujourd’hui 17% de la production totale.  

I. B.

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Intelligence artificielle | Un débat qui nous manque en Tunisie

26. September 2026 um 09:23

À l’heure où le monde se prépare à la révolution technologique qui vient, la véritable question en Tunisie n’est peut-être pas seulement de savoir combien nous pouvons investir, mais aussi combien de talents nous risquons de perdre si nous continuons à leur fermer les portes de l’innovation. (Image d’illustration réalisée par IA.)

Lassaad Bouazzi *

Suivre les débats des candidats français à l’élection présidentielle sur des sujets ô combien techniques, mais aussi porteurs d’avenir, me donne parfois beaucoup à réfléchir. Comparer ces débats à ceux organisés par notre télévision nationale lors de l’élection présidentielle de 2019 relève presque de l’impossible, tant la différence de niveau est importante, aussi bien entre les candidats français et les nôtres qu’entre les journalistes qui ont animé ces débats.

Hier, j’ai pu suivre un débat consacré à l’intelligence artificielle et je me suis régalé : ses avantages, ses inconvénients, les risques que pourrait engendrer le mariage entre l’IA et la robotique, ainsi que la nécessité d’une régulation, ont été abordés en détail et d’une manière pédagogique. Cela témoigne d’un véritable effort de préparation et de vulgarisation de sujets pourtant particulièrement complexes.

Il apparaît d’ailleurs que les data centers sont de très grands consommateurs d’énergie, ce qui pourrait, à terme, avoir des répercussions importantes sur les ressources énergétiques et, indirectement, sur le bien-être de la population.

Notre pays, dont une partie de la population connaît encore les coupures d’électricité, s’il aspire réellement à développer de grands centres de données, doit dès maintenant réfléchir à une stratégie énergétique à long terme, y compris à la question du nucléaire, afin d’être au rendez-vous des besoins de demain.

La Tunisie dispose pourtant d’ingénieurs et de compétences capables de nous rendre compétitifs dans des domaines aussi prometteurs que l’IA, la robotique, la monnaie électronique, les énergies renouvelables et bien d’autres secteurs susceptibles de nous apporter innovation, savoir-faire et richesse.

Ce qui accable notre jeunesse et la tire vers le fond, ce n’est pas seulement le manque de financement. C’est aussi, et peut-être surtout, une législation trop contraignante qui freine l’initiative et l’innovation.

Posséder un drone pour lancer une activité est déjà soumis à des contraintes réglementaires extrêmement lourdes, qui peuvent finir par décourager les plus entreprenants. Que dire alors de la possibilité de concevoir et de fabriquer un drone en Tunisie ?

À l’heure où le monde se prépare à la révolution technologique qui vient, la véritable question n’est peut-être pas seulement de savoir combien nous pouvons investir, mais aussi combien de talents nous risquons de perdre si nous continuons à leur fermer les portes de l’innovation.

* Officier retraité de la marine nationale.  

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Crise en Allemagne | Arrêt du moteur économique de l’Europe

26. September 2026 um 07:52

L’Allemagne, autrefois considérée comme le moteur économique de l’Europe, fait aujourd’hui face à un effondrement structurel qui pourrait avoir des conséquences dramatiques non seulement pour l’Europe, mais pour l’économie mondiale. Ce phénomène, que certains experts appellent déjà «la fin du moteur de l’Europe», s’explique par une combinaison de crises internes, notamment une dépendance excessive à l’énergie russe, une transition ratée vers les énergies renouvelables, et une désindustrialisation rapide. Cet article explore les causes profondes de cet effondrement économique, les conséquences pour l’Union Européenne (UE), et ce que cela signifie pour le futur de l’économie mondiale.

Habib Glenza 

L’économie allemande a longtemps reposé sur trois piliers fondamentaux : l’excellence de son industrie manufacturière, l’énergie bon marché, et une croissance axée sur les exportations. Cependant, ces trois éléments, qui sont interdépendants, se trouvent aujourd’hui en crise.

L’Allemagne est célèbre pour ses produits industriels de haute qualité, notamment les automobiles, les machines-outils et les équipements électroniques. Mais aujourd’hui, les industries lourdes traversent une période difficile. Les géants allemands de l’automobile, tels que Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, connaissent une baisse de production et une réduction des investissements.Les entreprises industrielles font face à des coûts de production de plus en plus élevés et à une concurrence accrue des fabricants chinois, notamment dans le domaine des véhicules électriques. 

L’Allemagne a longtemps bénéficié d’un approvisionnement en gaz russe à bas prix. Mais suite au conflit russo-ukrainien, l’Allemagne a perdu cet avantage stratégique. L’arrêt des livraisons de gaz, suite à la destruction des pipelines Nord Stream, a fait exploser les prix de l’énergie, rendant les coûts industriels insoutenables. En conséquence, de nombreuses entreprises allemandes ont déménagé leur production vers des pays où l’énergie est moins coûteuse, comme la Chine et les États-Unis. Ce phénomène de délocalisation accélère le processus de désindustrialisation.

Les conséquences de la crise économique allemande 

L’Allemagne, en tant que première économie de l’UE, a toujours été le moteur de la croissance européenne. Mais si l’Allemagne entre en récession, l’impact se fait sentir bien au-delà de ses frontières. La crise économique allemande menace de fragiliser l’ensemble du modèle économique européen. L’Allemagne est le principal partenaire commercial de nombreux pays européens. Si l’économie allemande ralentit, cela réduit la demande de biens en provenance d’autres États membres de l’UE. Par exemple, les pays du Sud, comme la France, l’Italie et l’Espagne, qui dépendent des exportations vers l’Allemagne, pourraient se retrouver confrontés à un manque de demande. Une récession allemande pourrait donc plonger l’UE dans une crise de croissance généralisée. 

La baisse de compétitivité de l’Allemagne pourrait également avoir un impact négatif sur l’euro. L’euro, étant la monnaie partagée par de nombreux pays européens, est fortement influencé par la santé économique de ses principaux acteurs, dont l’Allemagne. Une crise prolongée dans ce pays pourrait faire chuter la valeur de la monnaie européenne, augmentant les coûts pour tous les pays membres de l’ensemble.

L’industrie automobile allemande, pilier de l’économie du pays, traverse une crise sans précédent. La concurrence croissante des fabricants chinois a mis à mal les entreprises allemandes. Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz ont annoncé des fermetures de sites de production en Allemagne et une réduction de leurs effectifs.

Le secteur automobile allemand est également confronté à une pression supplémentaire avec la réduction de la demande en Chine. Le marché chinois, qui représentait une part importante des ventes pour ces géants allemands, connaît une évolution rapide avec la montée en puissance des fabricants locaux. En conséquence, l’exportation de véhicules allemands vers la Chine a chuté, ce qui affecte directement la rentabilité des entreprises allemandes.

Un gouvernement paralysé face à la crise

L’un des problèmes majeurs de l’Allemagne réside dans sa politique intérieure. Le pays souffre d’une paralysie politique qui empêche toute action décisive face à la crise. En attendant, le pays ne parvient pas à élaborer un plan de relance économique face aux défis colossaux ci-haut évoqués. En effet, le cadre budgétaire rigide imposé par la constitution allemande, ainsi que les règles de l’UE, limitent sévèrement la capacité du gouvernement à investir massivement dans l’infrastructure énergétique et industrielle nécessaires pour relancer l’économie. L’incapacité de prendre des mesures radicales dans cette période de crise est une des raisons pour lesquelles l’Allemagne, et avec elle l’Europe, se trouvent dans une impasse.

Un autre facteur aggravant est la crise démographique à laquelle l’Allemagne est confrontée. La population allemande vieillit rapidement, ce qui provoque une diminution de la population active. Cela représente une menace directe pour l’économie allemande, car moins de travailleurs sont disponibles pour soutenir les industries et financer les systèmes sociaux, notamment les pensions.

Si l’immigration n’est pas augmentée, cela pourrait entraîner des pénuries de main-d’œuvre et, par conséquent, une stagnation économique. Dans ce contexte, la montée de l’extrême-droite avec son discours populiste antimigrants, ne va guère faciliter la relance économique par l’injection de forces vives.

Les scénarios envisageables pour l’avenir

Alors que l’Allemagne navigue difficilement dans cette crise, plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir de l’UE. 

Un premier scénario pourrait être un déclin maîtrisé où l’Allemagne, au lieu de dépendre de son industrie lourde, se réoriente vers des secteurs comme les services, la finance, ou la santé. 

Un deuxième scénario pourrait être la fragmentation de l’UE, où l’Allemagne et d’autres pays du Sud se retrouvent dans des conflits économiques et politiques. 

Enfin, un scénario plus sombre envisage une montée de l’extrémisme et du nationalisme en Allemagne, créant un environnement politique instable qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’UE.

La crise économique allemande est bien plus qu’un simple problème national. C’est un défi systémique qui touche l’ensemble de l’Europe. Si l’Allemagne ne parvient pas à surmonter cette crise, cela pourrait entraîner une période prolongée de stagnation économique pour l’UE, avec des conséquences mondiales. 

Le déclin de l’Allemagne est un avertissement pour toute l’Europe : le modèle économique mondial fondé sur des exportations bon marché, de l’énergie fiable et une compétitivité industrielle est peut-être révolu. L’avenir de l’UE dépendra de sa capacité à se réinventer face à ces défis. Et elle ne donne pas l’impression d’être sur la voie d’y parvenir. Elle se cherche encore, et tâtonne, alors que les bruits de bottes résonnent à ses frontières orientales.

Effort de guerre ou suicide programmé ?

L’implication de l’UE, notamment l’Allemagne, dans le conflit russo-ukrainien est l’une des conséquences majeures de la crise de l’industrie lourde allemande, surtout que l’Ukraine ne fait pas partie de l’Otan et de l’UE. Malheureusement, la majorité des politiciens européens agissent dans le sens des intérêts du complexe militaro-industriel mondial, qui tire profit des guerres, et non de celui des populations, européennes ou autres. 

Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, le soutien total de l’UE et de ses États membres à l’Ukraine s’élève à 216,3 milliards d’euros (chiffres actualisés à la mi-2026), presque le double de l’aide des Etats-Unis, estimée entre 114 et 175 milliards de dollars, selon les rapports officiels du Congrès américain et l’institut Kiel. 

Pour ne rien arranger, le Parlement allemand vient d’approuver des dépenses militaires massives de plus de 300 milliards d’euros ! Cette masse d’argent va malheureusement tomber dans l’escarcelle des industriels de l’armement, au lieu de profiter au peuples allemands et européens qui s’apprêtent à vivre des moments très difficiles. 

Pis encore : les milliards d’euros d’aide à l’Ukraine vont servir à financer l’achat d’armement américain et non européen.

Si ce n’est pas là de l’aveuglement politique, cela lui ressemble beaucoup.

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La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie

25. September 2026 um 13:43

La transition énergétique n’est plus seulement une question environnementale, mais une composante de la sécurité et de la souveraineté économiques de la Tunisie, appelée à réduire sa dépendance aux importations d’énergie ainsi que son exposition aux turbulences des marchés internationaux. C’est le message délivré par le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, un forum qui réunit, les 24 et 25 septembre 2026, à la Cité de la Culture, à Tunis, plus de 200 experts et acteurs issus de pays africains, européens et méditerranéens.

Selon Chouchane, la conjoncture internationale actuelle — marquée par l’instabilité géopolitique, la volatilité des marchés, les risques pesant sur la sécurité des approvisionnements et des engagements climatiques de plus en plus contraignants — impose à la Tunisie d’accélérer l’élaboration d’un nouveau modèle énergétique.

Cette stratégie repose sur deux axes principaux : le développement des énergies renouvelables, afin de diversifier l’approvisionnement et de réduire les coûts, et l’efficacité énergétique, pour maîtriser la consommation, renforcer la compétitivité des entreprises et diminuer la dépendance extérieure.

Le gouvernement mise également sur l’autoproduction d’électricité et sur la modernisation du réseau national, une étape nécessaire pour intégrer des parts croissantes d’énergie solaire et éolienne.

Dans ce contexte, Chouchane a rappelé les différents projets d’énergies renouvelables lancés dans le pays ainsi que les travaux en cours pour réviser le Code des hydrocarbures, avec pour objectif affiché de rendre le cadre réglementaire plus propice aux investissements et de réduire les risques pour les opérateurs privés.

La Tunisie ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de son mix électrique d’ici 2030, et à 50 % d’ici 2035, contre seulement 6 à 7% aujourd’hui.

Cet enjeu est particulièrement sensible pour un pays dont le déficit énergétique dépasse 60% et qui reste fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz.

Dans ce contexte aussi, le projet Elmed — une interconnexion électrique sous-marine reliant la Tunisie à l’Italie — joue un rôle central.

Chouchane a présenté ce projet comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie et les échanges entre les deux rives de la Méditerranée, en complément de la coopération énergétique traditionnelle avec l’Algérie.

Cette liaison, d’une capacité de 600 mégawatts et longue d’environ 220 kilomètres entre la Sicile et le cap Bon tunisien, constituera la première connexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. La Banque mondiale, qui a approuvé en 2023 un financement de 268,4 millions de dollars pour le projet, en prévoit la mise en service d’ici 2028.

Elmed est conçu comme une liaison bidirectionnelle, destinée à la fois à soutenir la stabilité du réseau tunisien et à créer, grâce à l’augmentation des capacités en énergies renouvelables, un canal d’échange d’électricité entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Aéronautique | Aksa Composites s’implante en Tunisie

25. September 2026 um 12:36

La société turque Aksa Composites, filiale du groupe Akkök, vient d’officialiser son implantation en Tunisie avec la signature, jeudi 24 septembre 2026, de son bail industriel au Technopole de Borj Cédria, au sud de Tunis. «La Tunisie confirme son attractivité dans les industries aéronautiques et les matériaux avancés», commente le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (Gitas) dans un communiqué.

Le projet représente un investissement initial annoncé de 5 millions de dollars et constitue la première implantation d’Aksa Composites sur le continent africain. L’entreprise prévoit de développer en Tunisie des activités liées à la fabrication de composants et matériaux composites destinés notamment au secteur aéronautique.

Le Gitas à la manœuvre

Cette implantation est aussi le résultat d’un travail engagé en amont par l’écosystème aéronautique tunisien et, notamment, par le Gitas, sous l’impulsion de sa présidente Stefania Sonia Dallali, qui a joué un rôle important dans l’identification et la mise en relation avec l’investisseur turc.

Les premiers contacts avec Aksa Composites remontent au Hamburg Aviation Forum 2025, où des échanges ont été initiés avec le Gitas. Ils ont ensuite donné lieu à plusieurs discussions, rencontres et démarches visant à faire connaître à l’entreprise les capacités industrielles tunisiennes, son tissu de sous-traitants, ses compétences et son intégration dans les chaînes de valeur aéronautiques internationales.

«Cette dynamique illustre l’une des missions fondamentales du Gitas : rapprocher les industriels internationaux de l’écosystème tunisien et favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération dans l’aéronautique et le spatial», souligne le groupement professionnel dans son communiqué.  

Mme Dallali a souligné la portée de l’arrivée d’Aksa Composites en Tunisie. Pour le Gitas, le choix de la Tunisie par un acteur turc spécialisé dans les matériaux composites avancés constitue une nouvelle illustration de la confiance acquise par la filière aéronautique tunisienne au cours des dernières décennies.

Avec un tissu industriel de plus de 80 entreprises et une forte orientation export, la filière tunisienne s’est progressivement intégrée aux chaînes de valeur internationales. La qualité des compétences, la proximité de l’Europe, la flexibilité industrielle et l’existence d’un écosystème de fournisseurs constituent autant d’atouts mis en avant pour attirer de nouveaux investissements.

Stefania Sonia Dallali entourée des représentants de la société turque.

Fipa assure l’accompagnement institutionnel

La présidente du Gitas a également rappelé l’importance du développement des partenariats internationaux de la filière, notamment avec les organisations professionnelles française et allemande de l’aéronautique.

Le rôle du Gitas s’inscrit dans une dynamique complémentaire avec celui de la Fipa-Tunisia. L’agence de promotion de l’investissement extérieur a accompagné le projet dans ses différentes étapes et a notamment participé aux échanges portant sur le choix du site, les conditions d’implantation et les démarches nécessaires à la concrétisation de l’investissement.

Une rencontre organisée par la Fipa le 19 mai 2026 avait notamment permis de confirmer le projet et de poursuivre les discussions autour de son implantation en Tunisie.

La signature du bail industriel à Borj Cédria vient ainsi concrétiser un processus auquel ont contribué plusieurs acteurs de l’écosystème tunisien : Gitas, Fipa, le Technopole de Borj Cédria ainsi que les partenaires institutionnels et professionnels tunisiens et turcs.

Un investissement à forte valeur ajoutée

À travers cette implantation, Aksa Composites entend développer une activité industrielle orientée vers les matériaux composites et les applications aéronautiques.

Le groupe dispose déjà d’une expertise internationale dans les matériaux composites et dans différentes opérations industrielles destinées notamment aux secteurs aéronautique et à haute performance. Il a également développé des collaborations avec plusieurs grands acteurs internationaux de l’industrie aéronautique.

Selon les informations communiquées, le futur site de Borj Cédria devrait constituer le point de départ d’un développement industriel appelé à évoluer progressivement en Tunisie. Des sources sectorielles évoquent un démarrage opérationnel envisagé à l’horizon 2028 et la création à terme de plusieurs dizaines d’emplois directs.

Au-delà du montant de l’investissement, l’enjeu réside donc également dans le transfert de technologies, le développement des compétences locales et le renforcement de la place de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales des matériaux avancés et de l’aéronautique. joué par le Gitas dans la dynamique industrielle et par la FIPA dans l’accompagnement de l’investissement.

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