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Confirmation en appel des peines prononcées contre Ghannouchi et Bouchlaka

13. Juli 2026 um 20:15

La Cour d’appel de Tunis a confirmé, ce lundi 13 juillet 2026, la condamnation prononcée en première instance à l’encontre de Rached Ghannouchi et son gendre Rafik Bouchlaka.

La Chambre pénale spécialisée en charge de l’examen des affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a définitivement confirmé la peine de trois ans de prison pour financement étranger au profit du parti Ennahdha pour sa campagne électorale en 2019.

Le Tribunal a par ailleurs infligé au représentant légal du parti islamiste, une amende d’un montant de la valeur du financement étranger qu’Ennahdha a reçu en dollars américains.

Y. N.

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Vers l’interdiction des sacs plastiques : entre impératif écologique et défis économiques

Von: tmps
13. Juli 2026 um 20:01

La lutte contre la pollution plastique pourrait bientôt franchir un tournant décisif en Tunisie. Vingt-cinq députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont déposé une proposition de loi visant à interdire progressivement puis définitivement les sacs plastiques à usage unique et à promouvoir leur remplacement par des alternatives réutilisables ou biodégradables.

 

Composé de 23 articles répartis en sept chapitres, ce texte ne se limite pas à une simple interdiction de produits plastiques. Il propose une véritable réforme du cadre juridique de la gestion des emballages et des déchets, dans une perspective de protection de l’environnement, de préservation de la santé publique et d’accompagnement de la transition vers une économie circulaire.

À travers cette initiative, les députés souhaitent inscrire la Tunisie dans une dynamique internationale de réduction des déchets plastiques, alors que la pollution générée par les emballages à usage unique constitue aujourd’hui l’un des principaux défis environnementaux auxquels sont confrontés de nombreux pays.

Depuis plusieurs années, les sacs plastiques figurent parmi les déchets les plus visibles dans les espaces publics, les zones agricoles, les cours d’eau et le littoral tunisien. Leur durée de décomposition, qui peut atteindre plusieurs centaines d’années, contribue à la dégradation durable des écosystèmes. Ils représentent également une menace pour la biodiversité, notamment pour les espèces marines qui les ingèrent ou s’y retrouvent piégées. À cette pollution environnementale s’ajoutent des préoccupations croissantes liées à la santé publique. Sous l’effet de la chaleur, de l’humidité ou du vieillissement, certains plastiques libèrent des substances susceptibles de contaminer les sols, les eaux ou les chaînes alimentaires.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle initiative parlementaire, dont l’objectif est de réduire progressivement la production et la consommation des sacs plastiques à usage unique.

 

Un calendrier progressif d’interdiction

La proposition de loi prévoit un calendrier de mise en œuvre destiné à permettre aux opérateurs économiques de s’adapter aux nouvelles exigences. Dès l’entrée en vigueur du texte, les commerces ne pourront plus distribuer de sacs plastiques à usage unique aux caisses, qu’ils soient fournis gratuitement ou vendus aux consommateurs. Les fabricants, importateurs et distributeurs bénéficieront ensuite d’une période transitoire de douze mois à compter de la publication de la loi au Journal officiel de la République tunisienne afin de mettre un terme à la production, à l’importation et à la commercialisation de ces sacs. Cette période d’adaptation concernera également les emballages plastiques utilisés pour les produits alimentaires ou les produits vendus en vrac. L’objectif recherché est de permettre une transition progressive sans provoquer de rupture brutale pour les entreprises concernées.

 

Des normes techniques particulièrement exigeantes

Afin d’éviter que l’interdiction ne soit contournée par la mise sur le marché de produits de substitution de faible qualité, la proposition de loi fixe des critères techniques précis. Les sacs réutilisables devront notamment présenter une épaisseur minimale de cinquante microns, supporter une charge d’au moins dix kilogrammes et pouvoir être utilisés au minimum vingt fois. Ils devront également être fabriqués à partir de matériaux exempts de substances dangereuses pour la santé ou l’environnement. Quant aux sacs biodégradables, ils devront répondre à des exigences encore plus strictes. Le texte prévoit qu’ils devront se décomposer à hauteur de 90% dans un délai maximal de six mois dans des conditions industrielles ou de douze mois dans un environnement domestique, sans produire de microplastiques. Ils devront en outre contenir une proportion minimale de matières premières biosourcées. Ces dispositions témoignent de la volonté des auteurs du projet de privilégier des alternatives véritablement respectueuses de l’environnement plutôt que des solutions simplement présentées comme «écologiques».

 

Accompagner les entreprises vers la transition

Conscients des conséquences économiques que pourrait entraîner une telle réforme, les initiateurs du projet prévoient un dispositif d’accompagnement destiné aux industriels. L’objectif consiste à permettre aux entreprises concernées de convertir progressivement leurs unités de production vers la fabrication de produits réutilisables ou biodégradables. À cette fin, le projet recommande la mise en place d’un programme national de soutien reposant sur plusieurs mécanismes : aides financières, prêts bonifiés, avantages fiscaux et encouragement de l’innovation dans les matériaux écologiques. L’enjeu est double : préserver les emplois existants tout en favorisant l’émergence d’une nouvelle filière industrielle tournée vers les technologies vertes. Cette mutation pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux, où les normes environnementales deviennent de plus en plus exigeantes.

 

La consécration du principe de la responsabilité élargie du producteur

L’un des apports majeurs du texte réside dans l’introduction du principe de la responsabilité élargie du producteur (REP). Déjà largement appliqué dans plusieurs législations étrangères, ce mécanisme repose sur un principe simple : le producteur ne doit plus être responsable uniquement de la fabrication de son produit, mais également de son impact environnemental jusqu’à son élimination. Les entreprises devront ainsi contribuer au financement de la collecte, du recyclage et du traitement des déchets issus de leurs produits. Cette approche vise à responsabiliser davantage les acteurs économiques et à encourager l’écoconception des emballages dès leur fabrication. Elle constitue également l’un des fondements de l’économie circulaire, qui privilégie la réduction des déchets, le recyclage et la réutilisation des ressources.

 

Un dispositif répressif et particulièrement dissuasif

Le projet de loi prévoit un arsenal de sanctions destiné à assurer le respect des nouvelles obligations. Les contrevenants s’exposeraient à des amendes comprises entre 5.000 et 50.000 dinars, auxquelles pourraient s’ajouter la saisie des produits interdits. En cas de récidive, les sanctions financières seraient doublées et pourraient être assorties d’une fermeture temporaire, voire définitive, de l’établissement concerné. Plus encore, le texte introduit des sanctions pénales. La production, l’importation ou la commercialisation illégale de sacs plastiques interdits pourraient être punies d’une peine d’emprisonnement allant de six mois à deux ans. Le recours à des peines privatives de liberté témoigne de la volonté des auteurs du projet de faire de la protection de l’environnement une véritable priorité de politique pénale.

 

Une réforme qui dépasse la seule question des sacs plastiques

Au-delà de l’interdiction des sacs plastiques, cette proposition de loi traduit une évolution plus profonde de la politique environnementale tunisienne. Elle s’inscrit dans un mouvement international visant à réduire les déchets plastiques, à protéger les ressources naturelles et à favoriser une consommation plus responsable. Sa réussite dépendra toutefois de plusieurs facteurs. L’efficacité des contrôles, la capacité des industriels à adapter leurs activités, la disponibilité d’alternatives accessibles aux consommateurs et la sensibilisation du grand public seront déterminantes. Il faudra également veiller à préserver l’équilibre entre les impératifs environnementaux et les réalités économiques des entreprises, notamment des petites et moyennes industries qui devront financer leur transition.

En définitive, cette initiative parlementaire pourrait constituer une étape importante dans la modernisation du droit tunisien de l’environnement. Si elle est adoptée, elle ne se limitera pas à supprimer un produit de consommation courante. Elle marquera surtout l’affirmation d’un nouveau modèle de développement fondé sur la protection des ressources naturelles, la responsabilisation des acteurs économiques et l’intégration progressive des principes de l’économie circulaire dans les politiques publiques. Dans un contexte où les enjeux climatiques et environnementaux occupent une place croissante dans les stratégies nationales de développement, cette réforme pourrait ouvrir la voie à une refonte plus globale de la législation environnementale tunisienne.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Djibouti recrute un Tunisien pour un salaire de 5 000 dollars

13. Juli 2026 um 14:06

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures pour le recrutement d’un directeur général appelé à exercer en République de Djibouti. Et ce, dans le cadre d’un projet industriel stratégique spécialisé dans la transformation et la mouture des céréales (minoterie).

Cette opportunité s’adresse aux cadres et experts justifiant d’au moins 15 années d’expérience dans le secteur des minoteries industrielles. Les candidats doivent également démontrer une expérience confirmée dans le lancement et la gestion de nouveaux projets industriels, depuis leur phase de création jusqu’à leur mise en exploitation, ainsi que des compétences avérées en leadership stratégique et en gestion financière.

Le contrat proposé est d’une durée de trois ans. Il prévoit une rémunération mensuelle nette d’environ 5 000 dollars américains, soit près de 14 500 dinars tunisiens, ainsi qu’une couverture sociale assurée par la Caisse nationale de sécurité sociale de Djibouti. Le package comprend également un logement de fonction et un véhicule de service.

L’ATCT invite les candidats remplissant les conditions requises à déposer leur dossier de candidature au plus tard ce lundi 13 juillet 2026, via la plateforme électronique dédiée ou sur le site officiel de l’Agence tunisienne de coopération technique.

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Tunisie | Ridha Charfeddine veut bénéficier de la procédure de réconciliation pénale

13. Juli 2026 um 14:00

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a examiné, ce lundi 13 juillet 2026, une affaire de corruption financière et administrative impliquant l’ancien député et ancien président de l’Étoile sportive du Sahel (ESS), l’homme d’affaires Ridha Charfeddine, aux côtés de deux autres prévenus.

Lors de l’audience, la défense de M. Charfeddine a officiellement sollicité un report de l’audience, invoquant la volonté de son client de finaliser les procédures de réconciliation pénale, a rapporté Mosaique FM. Cette demande a été formulée dans l’attente de l’issue de la requête déposée par le fondateur et patron des laboratoires pharmaceutiques Unimed à Kalaa Kebira auprès des autorités judiciaires et des commissions spécialisées en vue de régulariser sa situation juridique, conformément au décret régissant la conciliation pénale (Décret-loi- n° 2022-13 du 20 mars 2022).

Il convient de noter que la chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière avait précédemment condamné Ridha Charfeddine à 11 ans de prison.

Il avait été reconnu coupable de blanchiment d’argent en tirant parti des facilités offertes par ses activités professionnelles, les fonds blanchis provenant d’infractions bancaires et d’évasion fiscale.

La chambre a également condamné le frère de M. Charfeddine à sept ans de prison et un ancien président de l’ESS à dix ans (avec exécution immédiate de la peine), tout en infligeant des sanctions financières à l’ensemble des accusés.

Rappelons que le prévenu a été condamné en appel, le 27 novembre 2025, dans une autre affaire, à deux ans de prison dans le cadre de l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État» après une condamnation à seize ans prononcée en première instance.

I. B.

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L’Afrique, nouvel eldorado des ultra-riches

13. Juli 2026 um 12:43

La richesse ultra-forte explose en Afrique : le nombre d’Africains détenant au moins 30 millions de dollars a bondi de 23,7 % en 2025. Ce qui propulse la fortune cumulée du continent à 400 milliards USD. Tout en plaçant l’Afrique en tête des régions mondiales pour la croissance des très hauts patrimoines. Telle est l’annonce du dernier rapport  intitulé le « World Ultra Wealth Report 2026 » du cabinet Altrata.

Il s’agit d’une forte progression. Puisque le nombre d’Africains ultra riches a atteint 3 440 personnes en 2025,. Soit une hausse de 23,7% par rapport à 2024. De son côté, Valeur totale indique que leur fortune cumulée a grimpé de 22,4 % pour atteindre 400 milliards de dollars.

Comment expliquer ce phénomène ? Cela répond à des divers critères, tels que : la baisse des coûts de financement; l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar; l’accélération de la transformation numérique; et l’augmentation des investissements dans les minerais stratégiques.

Par ailleurs, face au contexte mondial, cette croissance demeure la plus élevée parmi les régions du monde En effet, elle dépasse l’Amérique du Nord (15 %), l’Europe (14,5 %) et l’Asie (15,8 %). À l’échelle globale, le nombre d’UHNWI a augmenté de 14,4 % en 2025 pour atteindre 556 850 personnes, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars.

Toutefois, les perspectives à l’horizon 2030 sont cruciales. Ainsi, l’Afrique devrait compter 5 200 ultra riches d’ici la fin de la décennie (taux de croissance annuel moyen de 8,4 %). Mais le continent africain restera minoritaire dans le total mondial (part < 1 %). Globalement, la population mondiale d’UHNWI devrait atteindre 746 570 personnes en 2030, avec une fortune cumulée estimée à 85 000 milliards de dollars.

Néanmoins les inégalités sont  persistantes, malgré les fortes hausses. De ce fait, l’Afrique ne représente que 0,6 % de la population mondiale des UHNWI et 0,7 % de leur richesse cumulée. Ce qui souligne un décalage entre le dynamisme de croissance et le poids relatif.

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Dans ce pays, l’homme le plus riche d’Afrique veut construire une méga-raffinerie

13. Juli 2026 um 12:39

Aliko Dangote poursuit son développement dans le secteur énergétique avec un nouveau projet d’envergure en Afrique de l’Est. Le groupe nigérian prévoit la construction d’une raffinerie sur l’île kényane de Lamu, dans l’océan Indien, avec une capacité annoncée de 700 000 barils par jour. Si elle voit le jour, cette infrastructure deviendrait la plus grande raffinerie d’Afrique de l’Est.

Le projet entre progressivement dans sa phase préparatoire. Selon Edwin Devakumar, vice-président chargé du pétrole et du gaz chez Dangote Group, cité par Reuters, le choix du site est finalisé, les tests de sol sont en cours et les travaux d’ingénierie ont déjà commencé. Le groupe prévoit une construction qui pourrait s’étaler sur environ 3 ans.

Au-delà du marché kényan, la raffinerie vise un débouché régional. Le président kényan William Ruto a indiqué que l’infrastructure pourrait approvisionner plusieurs pays voisins, notamment l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, lit-on dans une dépêche de l’Agence Anadolu. Le projet devrait également contribuer à la création d’emplois, avec près de 60 000 postes évoqués par les autorités kényanes. A dire vrai, le financement de cette infrastructure devrait reposer sur plusieurs mécanismes. Le groupe Dangote prévoit de mobiliser ses ressources propres, de recourir à des émissions obligataires et envisage également une introduction en Bourse de son activité de raffinage afin d’accompagner ses futurs investissements.

Après Lagos, l’étape régionale

Cette nouvelle raffinerie s’inscrit dans la continuité du projet réalisé au Nigeria. Située à Lekki, près de Lagos, la raffinerie Dangote représente l’un des plus grands investissements industriels privés jamais réalisés en Afrique. Construite pour un montant supérieur à 20 milliards de dollars, elle dispose d’une capacité pouvant atteindre 650 000 barils par jour. Mise progressivement en production depuis 2024, elle est devenue la plus grande raffinerie d’Afrique et l’une des plus importantes au monde pour une installation fonctionnant avec un seul train de production. D’ailleurs, elle vise désormais 1,4 million de barils quotidiens d’ici à 2028. Elle produit notamment de l’essence, du diesel et du carburéacteur, avec l’objectif de répondre aux besoins du marché nigérian et de développer des exportations vers d’autres marchés.

Le projet répond à une situation paradoxale. Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a longtemps dépendu des importations de carburants raffinés en raison de capacités locales insuffisantes. Avec cette raffinerie, Dangote cherche à déplacer une partie de la chaîne de valeur vers l’intérieur du pays, en transformant localement une ressource jusque-là largement exportée sous forme brute. Le groupe prévoit par ailleurs d’augmenter progressivement la capacité de son site nigérian pour atteindre jusqu’à 1,4 million de barils par jour à terme, selon les objectifs annoncés.

Un industriel qui diversifie son modèle

Derrière ces investissements se trouve Aliko Dangote, l’un des entrepreneurs les plus connus du continent africain. Né en 1957 à Kano, au Nigeria, il a commencé ses activités dans le commerce avant de bâtir un groupe industriel présent dans plusieurs secteurs, notamment le ciment, l’agroalimentaire, les engrais et désormais l’énergie. Son principal actif reste Dangote Cement, devenu l’un des premiers groupes cimentiers africains avec des activités dans plusieurs pays. Régulièrement classé parmi les plus grandes fortunes africaines par Forbes, Dangote a construit son développement autour d’un modèle industriel: produire localement des biens qui restent largement importés par les économies africaines…

Cette trajectoire a également valu à Aliko Dangote d’être désigné “African Energy Person of the Year 2026” par l’African Energy Chamber, une distinction mettant en avant ses investissements dans les infrastructures énergétiques africaines.

 

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La pastèque, véritable alliée de votre cœur !

13. Juli 2026 um 11:33

La pastèque a été victime de nombreuses rumeurs, et pas seulement qu’en Tunisie, relayées à travers les réseaux sociaux, sans qu’on puisse toujours vérifier les allégations des uns et des autres… Ce fruit délicieux et désaltérant a pourtant de nombreux bienfaits pour la santé, estiment des médecins, dont l’auteur de ce poste.  

Dr Faouzi Addad *

Ces dernières années, la pastèque a probablement été l’un des fruits ayant subi le plus de fausses idées. Pourtant, lorsqu’elle est consommée avec modération, elle constitue un excellent aliment pour la santé cardiovasculaire.

Pourquoi ?

1- Elle est riche en citrulline, un acide aminé qui favorise la production d’oxyde nitrique et contribue à la dilatation des artères.

2- Elle apporte du potassium, un minéral qui participe à la régulation de la pression artérielle.

3- Elle contient du lycopène, un puissant antioxydant aux propriétés anti-inflammatoires, également reconnu pour ses effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins.

4- Avec plus de 92 % d’eau, elle favorise une excellente hydratation pendant les fortes chaleurs, tout en étant relativement peu calorique.

En revanche, comme tout aliment, la modération reste essentielle. Une consommation excessive peut provoquer des diarrhées ou des ballonnements chez certaines personnes en raison de sa teneur en eau, en fructose et en fibres, en particulier chez les personnes souffrant d’un syndrome de l’intestin irritable.

C’est cet effet laxatif, observé uniquement lors de consommations importantes, qui est à l’origine de nombreuses rumeurs injustifiées.

En pratique, une à deux tranches par jour représentent une quantité raisonnable pour profiter de ses bienfaits.

Et chez les personnes diabétiques ?

La pastèque n’est pas interdite. Elle peut parfaitement être consommée, mais de préférence à la fin d’un repas, plutôt que seule, en se limitant à une portion. L’associer à un yaourt nature ou à une autre source de protéines permet de ralentir la vitesse d’absorption des glucides et de limiter le pic glycémique.

Alors cet été, profitez de la pastèque sans culpabiliser… mais toujours avec modération.

* Professeur en cardiologie.

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Libye | Nouveaux affrontements entre groupes armés à Zaouïa

13. Juli 2026 um 11:05

Selon l’Agenzia Nova citant des sources locales, des efforts de médiation sont en cours pour faire cesser les combats entre des groupes armés près d’une raffinerie à Zaouïa ou Zawiya, à l’ouest de la Libye. Une intervention des forces loyales au Gouvernement d’unité nationale (GUN) pour séparer les factions n’est pas exclue, ajoute-t-on.

Des affrontements sporadiques se poursuivent depuis l’aube de ce lundi 13 juillet 2026 à Zaouïa — ville côtière située à environ 45 kilomètres à l’ouest de Tripoli — entre le groupe armé Al-Kabwat et les forces dirigées par Mohammed Bahroun, surnommé Al-Far.

Les combats se concentrent le long de la route de la raffinerie, dans le nord de la ville, à la suite d’une tentative des forces de Bahroun de progresser dans cette zone. «Aucune information n’est disponible pour l’heure concernant d’éventuelles victimes ou blessés», note l’agence de presse italienne, ajoutant que «la route côtière — axe principal reliant Tripoli à l’ouest de la Libye et à la frontière tunisienne — reste ouverte, bien que la circulation soit réduite.»

La raffinerie de Zaouïa n’a pas déclaré d’état d’urgence et aucune perturbation opérationnelle n’a été signalée.

Mohammed Bahroun est l’un des chefs de groupes armés les plus influents de Zawiya. Il commande la Première force de soutien et occupe le poste de chef adjoint de l’Agence de lutte contre les menaces sécuritaires, un organisme lié aux autorités de l’ouest de la Libye. Ses forces sont actives dans la ville et le long du littoral à l’ouest de Tripoli depuis des années.

Bahroun a également été impliqué dans des affrontements répétés avec d’autres factions locales pour le contrôle de zones stratégiques et d’appareils de sécurité.

De son côté, le groupe armé Al Kabwat est lié à la famille Al Kabou. Parmi les figures clés de ce groupe figurent Abdulraouf al Kabou — surnommé «Zaza» — et son frère, Mohammed Al Kabou. Bien qu’il ait autrefois été allié à Bahroun, le groupe est par la suite entré en conflit avec les forces de ce dernier. En janvier, Mohammed Al Kabou a été brièvement détenu, en compagnie de deux associés, par des hommes liés à Al Far dans le quartier d’Al Dahman, situé dans la partie orientale de la ville voisine de Sabratha.

La route de la raffinerie a souvent été le théâtre d’affrontements entre les factions de Zawiya. Cet axe relie les quartiers urbains à la raffinerie et au terminal pétrolier situés sur la côte, des infrastructures stratégiques pour l’approvisionnement en carburant de l’ouest de la Libye.

La dernière flambée de violence majeure dans la zone remonte au mois de mai, lorsque des affrontements entre les forces de Bahroun et des groupes rivaux ont fait des victimes, entraîné la suspension temporaire des activités de la raffinerie et provoqué l’évacuation du port pétrolier.

Zaouïa constitue un pôle économique et militaire majeur à l’ouest de la capitale libyenne. Le contrôle de la ville et des axes environnants est disputé par de nombreux groupes armés ; bien que certains soient officiellement intégrés aux structures de sécurité de l’État, ils conservent leurs propres chaînes de commandement indépendantes.

En raison de sa proximité avec la raffinerie, la route côtière et les axes menant à la Tunisie, toute nouvelle escalade fait peser une menace potentielle sur les liaisons de transport et l’approvisionnement énergétique de la région.

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Ormuz, Malacca, Suez : les nouveaux points de rupture du monde

13. Juli 2026 um 10:51

L’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région Moyen‑Orient et Afrique du Nord, Ferid Belhaj, à travers un essai, livre sa lecture de la guerre Iran–États‑Unis–Israël de 2026 qui illustre le déplacement de la puissance : du contrôle des territoires à la maîtrise des infrastructures de circulation (détroits, câbles, ports, corridors énergétiques, systèmes financiers et réseaux numériques). Cela signifie que ces flux, autrefois garantis par une hégémonie et des règles partagées, deviennent des points de vulnérabilité et des leviers de coercition (« weaponized interdependence »).

Il convient tout d’abord de rappeler que le droit international, notamment le droit de la mer, reste central. Mais il se transforme en champ de rivalités interprétatives plutôt qu’en langage consensuel.

L’essai de Ferid Belhadj retrace d’abord la longue genèse du droit maritime, de Grotius à UNCLOS, pour rappeler que la « liberté des mers » a toujours été conditionnée par la capacité des puissances navales à la garantir.

En effet, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982) a constitué un équilibre sophistiqué entre souveraineté côtière et liberté de circulation (mer territoriale, ZEE, transit passage, plateau continental). Cependant, cet équilibre reposait implicitement sur l’existence d’un consensus minimal et sur la capacité d’un ou plusieurs États à assurer les biens publics maritimes.

La politisation de l’interprétation du droit de la mer

Avec la multiplication des rivalités stratégiques (États‑Unis/Chine, tensions régionales, contestations autour de l’Arctique), ce consensus s’érode et l’interprétation du droit se politise. Le détroit d’Ormuz illustre de façon paradigmatique cette transition. Passage étroit entre l’Iran et Oman, il concentre une part significative des exportations pétrolières mondiales et constitue donc une vulnérabilité systémique : une perturbation même limitée entraîne la  hausse du pétrole, une volatilité financière, la montée des primes d’assurance maritime et des perturbations logistiques globales.

La position iranienne à l’égard d’UNCLOS (signature sans ratification et interprétation favorable au régime du passage inoffensif plutôt qu’au transit passage) traduit une stratégie juridique et cohérente : exploiter un nœud maritime pour obtenir un pouvoir de dissuasion asymétrique face à la supériorité navale américaine. Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Ferid Belhaj élargit ensuite la focale : Ormuz n’est qu’un exemple parmi plusieurs points critiques (Malacca, Bab el‑Mandeb, Suez, Bosphore/Dardanelles, routes arctiques) où se concentrent les flux, les infrastructures et les rivalités. La dépendance de la Chine au détroit de Malacca et le « Malacca Dilemma » illustrent la même vulnérabilité que connaît l’Europe vis‑à‑vis du Golfe.

Bab el‑Mandeb apparaît en outre comme un carrefour combinant corridor énergétique, hub logistique et nœud numérique : les câbles sous‑marins qui y passent transportent la quasi‑totalité des données mondiales, rendant la région critique non seulement pour le commerce mais aussi pour la connectivité digitale. Les attaques des Houthis et la multiplication des bases étrangères à Djibouti témoignent de la manière dont les acteurs étatiques et non étatiques peuvent influer sur ces artères vitales.

L’auteur souligne une transformation des alliances et des alignements internationaux. Il en va de même des partenariats qui sont sectoriels, réversibles et transactionnels. Les États cherchent à maximiser leur autonomie stratégique. Ainsi, l’exemple des monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Émirats, Qatar) montre des stratégies de diversification des partenaires, conciliant sécurité américaine, relations économiques avec la Chine et autonomie diplomatique accrue.

Les alliés traditionnels des États‑Unis adoptent des positions plus nuancées, parfois divergentes, parce que leurs vulnérabilités économiques et énergétiques conditionnent leurs réponses politiques.

 

La capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance.

 

Sur le plan stratégique, M. Belhaj restitue la montée d’une logique de dissuasion non conventionnelle : la capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance. Les outils mobilisés vont de la guerre hybride (drones, cyberattaques) aux pressions sur les marchés et aux actions de harcèlement maritime, visant à produire des effets systémiques disproportionnés à partir de moyens limités. Susan Strange et les théories de la géoéconomie sont mobilisées pour montrer que le contrôle des structures économiques (finance, énergie, technologies, logistique) est devenu central dans la compétition internationale.

La concentration des vulnérabilités vient d’une mondialisation optimisée pour l’efficacité : chaînes de valeur spécialisées, hubs géants, dépendance aux semi‑conducteurs et aux câbles sous‑marins. Ce qui réduit les marges de manœuvre des États en crise. Les réponses actuelles favorisent la résilience : relocalisation partielle, diversification des fournisseurs, protection des infrastructures critiques et politiques industrielles pour limiter les dépendances. Des initiatives comme les Nouvelles Routes de la Soie sont perçues à la fois comme des projets commerciaux et comme des tentatives de sécuriser des routes alternatives. 

Vers une « instabilité structurée »?

Pour l’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région MENA, le résultat n’est ni un retour à un ordre hégémonique stable ni un effondrement chaotique, mais une « instabilité structurée » : un système international marqué par des crises récurrentes, une fragmentation juridique croissante, une compétition autour des infrastructures critiques et des perturbations intermittentes mais contenues par l’interdépendance même des acteurs. La mondialisation subsiste, mais sous contrainte et militarisée à certains égards : la maîtrise des flux pourrait définir les nouvelles hiérarchies du pouvoir mondial au XXIe siècle.

 

Dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

 

En conclusion, l’essai de Ferid Belhaj invite à repenser la géopolitique selon une logique des flux : sécuriser, protéger et parfois instrumentaliser les infrastructures de connectivité est devenu central pour la puissance; tandis que le droit international se transforme en instrument d’interprétation et de compétition.

Car une chose est sûre : dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

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La Tunisie renforce les contrôles sanitaires du cheptel

13. Juli 2026 um 10:33

La Direction générale des services vétérinaires relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les éleveurs à une application stricte des mesures de biosécurité dans les élevages, tout en soulignant la nécessité d’un soutien accru aux éleveurs, afin de garantir une réponse rapide à toute éventuelle urgence sanitaire.

Les mesures de contrôle vont ainsi être renforcées et le niveau d’alerte épidémiologique relevé à l’échelle nationale afin de préserver le cheptel du pays.

Selon un communiqué du ministère, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan préventif visant à garantir la pérennité de la production animale et à assurer la sécurité alimentaire. Elle fait suite à une réunion tenue vendredi dernier avec les responsables des services vétérinaires des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA), réunion axée sur le suivi de la situation sanitaire des élevages et sur l’impact du changement climatique sur le secteur.

Au cours de la réunion, les dernières actualisations concernant le plan sanitaire national et international ont été passées en revue, tout comme l’avancement de la campagne nationale de vaccination du cheptel pour 2026.

Les participants ont également discuté du lancement prochain d’enquêtes sérologiques visant à évaluer les niveaux d’immunité au sein du cheptel tunisien.

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De Dakhla à Central Park : une nuit marocaine au cœur de New York

13. Juli 2026 um 10:19
Le temps d’une soirée, Central Park parlera marocain. Le 15 juillet, le célèbre festival SummerStage accueillera pour la première fois le Maroc avec une programmation où dialogueront rock, gnaoua, musiques sahariennes et électro. Une première qui offre à la scène…

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Tunisie | Plan national pour améliorer les soins obstétricaux et néonataux

13. Juli 2026 um 10:15

Le ministère de la Santé élabore un nouveau plan national visant à renforcer les soins de santé maternelle et néonatale, dans le but d’améliorer la qualité des soins et d’atteindre les objectifs fixés pour 2030 en matière de santé de la mère et de l’enfant.

Ce projet a fait l’objet d’une réunion, vendredi 11 juillet 2026, présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, consacrée à l’évaluation du système de soins obstétricaux et néonataux, des mécanismes d’orientation des patientes ainsi que du fonctionnement des services de gynécologie-obstétrique et de néonatologie.

Des responsables du ministère et des chefs de services spécialisés ont pris part à cette réunion, identifiant les principaux défis du système et les priorités d’intervention.

Selon le ministère, ce plan national prévoit notamment le renforcement des compétences des sages-femmes et des médecins de soins de santé primaires, l’harmonisation des protocoles de prise en charge, l’amélioration des parcours de soins et des procédures de transfert, l’équipement des établissements de santé en ressources nécessaires, le renforcement du suivi de la grossesse, l’intégration des données du secteur privé de la santé et l’accélération de la numérisation des dossiers médicaux.

Le ministre Ferjani a également souligné la nécessité de renforcer la coordination e0ntre les différents niveaux de soins afin d’assurer «une prise en charge plus efficace et continue des mères et des nouveau-nés», conformément aux objectifs nationaux de santé maternelle et infantile pour 2030.

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Qian House, un restaurant aux saveurs de Chine

13. Juli 2026 um 10:03

La gamme des restaurants asiatiques est de plus en plus variée autour de Tunis quelques grandes villes. Des restaurants coréens, indiens, thai ou japonais ont ainsi vu le jour ces dernières années et connaissent un succès grandissant.

Les restaurants chinois ont pour leur part une antériorité puisque certaines de ces enseignes ont été fondées il y a une cinquantaine d’années.

Les restaurants chinois à Tunis ont longtemps été au nombre de trois : avenue Taieb Mehiri près de la porte du Belvédère ; avenue Hédi Chaker non loin de la rue Hasdrubal et aussi à l’hôtel El Mechtel où s’était installé un restaurant chinois de référence.

Aujourd’hui, le porte-flambeau de la gastronomie chinoise est sans doute le Qian House qui depuis une dizaine d’années met en valeur ses nombreuses recettes. Sise à la Marsa, cette enseigne compte parmi les tables qui comptent et constitue à la fois un lieu d’initiation à la cuisine chinoise et une vitrine de choix pour les gastronomes férus de culture chinoise.

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Malaise à la CIA à cause de sa politisation par Trump !

13. Juli 2026 um 09:47

Une enquête interne au sein de la CIA fait état de l’inquiétude qui règne au sein du personnel de l’agence surtout parmi ceux chargés de l’analyse. L’ingérence de l’administration Trump minerait le travail de renseignement. Les analystes subissent des pressions pour parvenir à des conclusions qui correspondent aux souhaits de l’administration actuelle plutôt que de se baser sur les faits réels.

Imed Bahri

Dans un article paru dans The Atlantic, Shane Harris, journaliste spécialiste des questions de sécurité nationale et de renseignement américain, révèle que cette enquête interne menée par la CIA a suscité des inquiétudes croissantes quant à l’indépendance du travail de renseignement. L’enquête a révélé une augmentation significative du nombre d’analystes qui estiment que les pressions politiques ont commencé à affecter l’objectivité des évaluations du renseignement depuis le retour du président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Les résultats de l’enquête annuelle menée par le Bureau de l’Ombudsman* sur l’intégrité du travail d’analyse au sein de l’agence n’ont pas été officiellement publiés mais ils reflètent un sentiment croissant parmi les analystes qu’ils subissent des pressions pour parvenir à des conclusions qui correspondent aux souhaits du pouvoir politique plutôt que de s’en tenir aux faits tels que révélés par les renseignements.

Des décisions politiquement motivées

Ray Cline, ancien officier de la CIA qui dirigeait la division d’analyse pendant la crise des missiles de Cuba, rappelle que l’objectivité est la seule vertu qui compte vraiment dans le travail de renseignement mais il alerte que les récents événements soulèvent des questions quant au respect de ce principe par l’administration actuelle. 

De nombreux analystes interrogés ont critiqué ouvertement l’ancienne directrice du renseignement national** Tulsi Gabbard l’accusant d’avoir pris des décisions qu’ils jugeaient politiquement motivées.

Parmi les points les plus importants figure le limogeage de deux hauts responsables du renseignement qui avaient refusé de modifier une évaluation affirmant que le gouvernement vénézuélien ne contrôlait pas le cartel Trin de Aragua alors même que l’administration cherchait à prouver le contraire afin de justifier légalement l’expulsion de migrants vénézuéliens.

Les participants à l’enquête interne ont également protesté contre la décision de Gabbard de révoquer les habilitations de sécurité de dizaines de responsables, actuels et anciens, de la sécurité nationale, notamment ceux qui ont mené les enquêtes sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016, une affaire que Trump avait balayée d’un revers et qu’il a qualifiée à plusieurs reprises de «canular russe».

Des évaluations contraires aux opinions de Trump 

Malgré ces préoccupations, la majorité des participants se sont déclarés satisfaits du travail de leurs supérieurs hiérarchiques directs au sein de l’agence de renseignement, soulignant leur attachement à préserver l’indépendance de leur travail et à respecter les normes professionnelles. Ceci témoigne du respect constant, par les plus hauts responsables de l’agence, des règles du travail de renseignement malgré les pressions politiques.

Shane Harris estime que le problème dépasse le cas de Gabbard et reflète un climat politique plus large marqué par les accusations répétées de Trump selon lesquelles les agences de renseignement fournissaient des évaluations contraires à ses opinions. Il est allé jusqu’à exiger de ses collaborateurs qu’ils trouvent des preuves de ses allégations de fraude électorale en 2020 quand il a été battu par Joe Biden.

Steven Cash, ancien officier du renseignement, affirme que Trump a traité la communauté du renseignement comme une machine de propagande politique ce qui est aux antipodes de la mission fondamentale des agences de renseignement à savoir fournir des informations et des analyses objectives aux décideurs politiques, indépendamment de leurs orientations politiques.

The Atlantic note que la CIA, par la voix de sa directrice des affaires publiques Liz Lyons, a réaffirmé son engagement à fournir des analyses indépendantes aux décideurs politiques, citant le succès de plusieurs opérations militaires et de renseignement récentes comme preuve de l’efficacité continue de l’agence.

Cependant, le journaliste donne un autre exemple des pressions que peuvent subir les responsables lorsque leurs évaluations contredisent le discours officiel.

Le directeur de la Defense Intelligence Agency (renseignement militaire américain), le général Jeffrey Cruz, a été limogé suite à un rapport préliminaire concluant que les frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes n’avaient retardé le programme nucléaire iranien que de quelques mois alors que Trump déclarait que ces installations sont «complètement détruites».

Les tentatives d’influence des politiciens sur les évaluations du renseignement ne sont pas nouvelles mais elles se sont intensifiées ces dernières années. Certains officiers craignent désormais non seulement de perdre leur emploi ou leur habilitation de sécurité mais aussi que leur identité soit révélée, qu’ils soient victimes de campagnes de diffamation en ligne ou de harcèlement de la part des partisans du président.

Les résultats de l’enquête seront transmis au Congrès, qui supervise les agences de renseignement, tandis que le Sénat s’apprête à débattre de la nomination d’un nouveau directeur du renseignement national. Des voix s’élèvent pour que l’indépendance du travail d’analyse du renseignement américain demeure un critère essentiel dans l’évaluation du profil du nouveau titulaire du poste.

* L’Ombudsman dans les pays anglo-saxons est un tiers impartial et indépendant chargé de mener des enquêtes évaluatives les administrations publiques.

** Le directeur du renseignement national (Director of National Intelligence ou DNI) est un membre de l’administration américaine sous l’autorité et le contrôle directs du président des États-Unis dont la mission est de superviser et coordonner l’ensemble des activités de toutes les agences de renseignement dont la CIA. Ce poste a été occupé du par Tulsi Gabbard, figure clé du mouvement Maga de Donald Trump, du 12 février 2025 au 19 juin 2026.

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Le déficit énergétique plombe toujours le commerce extérieur tunisien

13. Juli 2026 um 08:51

La facture énergétique continue de peser lourdement sur les échanges extérieurs de la Tunisie. Au premier semestre 2026, le secteur de l’énergie a généré à lui seul près de 54% du déficit commercial du pays, confirmant son rôle déterminant dans le déséquilibre de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Au total, le déficit commercial tunisien s’est établi à 12,57 milliards de dinars entre janvier et juin 2026. Sur ce montant, 6,78 milliards de dinars sont imputables au seul secteur énergétique, contre 5,21 milliards de dinars à la même période de 2025.

Ces chiffres illustrent la dépendance persistante de la Tunisie aux importations de produits énergétiques, qui continuent d’alourdir la facture extérieure malgré une progression des exportations du secteur.

Sans l’énergie, un déficit presque réduit de moitié

Les données de l’INS mettent en évidence le poids exceptionnel de la composante énergétique dans les échanges commerciaux du pays. En excluant les produits énergétiques, le déficit commercial est ramené à 5,79 milliards de dinars, soit moins de la moitié du déficit global.

Cet écart souligne combien l’évolution des importations d’hydrocarbures, de carburants et des autres produits énergétiques influence directement l’équilibre de la balance commerciale tunisienne.

Les importations énergétiques progressent plus vite

Au cours des six premiers mois de l’année, les importations de produits énergétiques ont bondi de 33,5%, enregistrant la plus forte progression parmi les principales catégories de produits importés.

Cette hausse traduit le poids croissant de la facture énergétique dans un contexte où la Tunisie demeure largement dépendante des approvisionnements extérieurs pour couvrir une partie importante de ses besoins en énergie.

Des exportations en forte hausse, mais insuffisantes

Le secteur énergétique a néanmoins enregistré une amélioration de ses performances à l’export. Les ventes à l’étranger ont progressé de 49,1% sur un an, portées notamment par les produits pétroliers raffinés.

La valeur des exportations de cette catégorie est ainsi passée de 245,6 millions de dinars au premier semestre 2025 à 807,9 millions de dinars un an plus tard, soit plus du triple.

Malgré cette progression remarquable, l’augmentation des recettes à l’export n’a pas suffi à compenser l’alourdissement de la facture des importations énergétiques.

Un commerce extérieur toujours sous pression

Sur l’ensemble des échanges, les exportations tunisiennes ont atteint 34,65 milliards de dinars, en hausse de 9% sur un an. Les importations ont, quant à elles, progressé plus rapidement (+13,3%) pour s’établir à 47,21 milliards de dinars.

Cette évolution a contribué au maintien d’un important déficit commercial et à une nouvelle dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 73,4% au terme du premier semestre 2026.

Ces indicateurs confirment que la maîtrise de la facture énergétique demeure l’un des principaux défis de l’économie tunisienne pour améliorer durablement son équilibre commercial.

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Automobile & aéronautique | Sousse accueille les 5ᵉ Rencontres du Cetime

13. Juli 2026 um 08:36

Le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, organise la 5ᵉ édition de ses rencontres sectorielles et la 2ᵉ dédiée aux secteurs des industries automobile et aéronautique, le mercredi 15 juillet 2026, au siège de Novation City à Sousse, sous le thème «Le Cetime, votre partenaire stratégique pour réussir la transition énergétique et écologique».

Cet événement, organisé en collaboration avec les partenaires sectoriels du Cetime, à savoir Novation City, Gitas, TAA, Cluster Mecatronic, Elentica, AHK, Fedelec, FNM, Fipa, Apii, CRMN, Eniso, Insat et Cemia, s’inscrit dans une dynamique de continuité visant à approfondir les échanges, à identifier les principaux enjeux sectoriels et à transformer les recommandations issues des tables de réflexion en actions concrètes et en projets à fort impact.

Les Rencontres sectorielles du Cetime constituent une véritable plateforme de networking permettant de renforcer les synergies entre les différents acteurs de l’écosystème industriel. Organisées autour de tables de réflexion thématiques, elles offrent un espace privilégié de dialogue, de partage d’expériences et de construction collective de solutions adaptées aux défis actuels des filières industrielles.

Cette 5ᵉ édition s’inscrit dans un contexte national et international caractérisé par l’accélération des politiques de transition énergétique et écologique ; le renforcement des exigences en matière de décarbonation industrielle et l’entrée en vigueur du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) ; l’évolution des exigences en matière d’efficacité énergétique et d’économie circulaire ; la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises des secteurs automobile et aéronautique à travers l’intégration de solutions innovantes, numériques et durables.

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Donald Trump, un maître chanteur

12. Juli 2026 um 11:58

Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre. 

Mohsen Redissi *

De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.

Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.

Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance. 

C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !

Entre obéissance et rejet 

Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la marocanité du Sahara occidental. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington. 

Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l’autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.

La loi du plus fort est toujours la meilleure 

La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? That’s the question!

Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur Truth Social «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.» Au minimum ? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne  

Cette «situation très complexe» que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «minimum» pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.

Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres «shah» à fouetter.

Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.

Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.

* Fonctionnaire à la retraite.

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La généralisation de la facturation électronique en marche : impact attendu sur le renforcement du pouvoir d’achat

Von: tmps
12. Juli 2026 um 10:55

«Le projet de généralisation de la facturation électronique s’inscrit dans les orientations nationales visant à accélérer la transformation numérique et à moderniser les services publics. Il constitue également un levier important pour renforcer le contrôle des circuits de distribution, lutter contre les pratiques de monopole et de spéculation, réduire le nombre d’intermédiaires et contribuer de la sorte à la stabilité des marchés ainsi qu’à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens», a déclaré le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

Lors d’une séance de travail consacrée au suivi de la généralisation de ce dispositif dans les marchés de gros, le ministre a souligné que la facturation électronique permettra d’assurer une meilleure traçabilité des produits agricoles tout au long de la chaîne de distribution, d’améliorer les performances des différents intervenants et de disposer d’une base de données fiable et précise au service de la régulation des marchés.

Selon un communiqué publié par le ministère du Commerce à l’issue de cette réunion, les résultats de l’expérience pilote menée par la Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG) à Bir El Kassaâ, relative à la facturation électronique, ont été examinés. Les aspects techniques, organisationnels et financiers du dispositif ont été évalués, tandis que les modalités de son déploiement à l’ensemble des marchés de gros ont été arrêtées. «La généralisation du système concernera, à terme, les marchés municipaux ainsi que les marchés des ports de pêche», a annoncé le ministère.

Dans le même esprit, le ministre a insisté sur le rôle de la facturation électronique dans le renforcement de la transparence des transactions, la modernisation des marchés de gros et la maîtrise des prix, avec un impact attendu sur le renforcement du pouvoir d’achat des ménages.

Il a, en outre, souligné que «l’extension de cette expérience à l’échelle nationale, notamment aux marchés municipaux, ainsi que l’accélération de sa mise en œuvre nécessitent une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes et leur adhésion totale à cette démarche». Le ministre a rappelé, à cet égard, les résultats positifs déjà enregistrés grâce au déploiement de la facturation électronique dans les marchés de gros de Bizerte, Sousse et Sfax.

 

Un dispositif instauré par le Code de la TVA

Il convient de rappeler que la facturation électronique n’est pas une mesure nouvelle. Le Code de la TVA prévoit déjà son application pour les entreprises relevant de la Direction des grandes entreprises, au titre des opérations réalisées avec l’État, les collectivités locales, les établissements publics et les entreprises publiques.

Dans ce même cadre, le paragraphe II ter de l’article 18 du Code de la TVA autorise les assujettis à la TVA à émettre des factures électroniques comportant l’ensemble des mentions obligatoires. «Ces factures doivent être établies sous un format électronique composé d’un ensemble de lettres et de chiffres intelligibles, puis archivées sur un support garantissant leur conservation, leur lecture et leur consultation en cas de besoin», explique le document.

L’article 53 de la loi de Finances pour 2026 constitue une nouvelle étape dans le processus de généralisation de la facturation électronique. Cette disposition modifie le cinquième alinéa du paragraphe II ter de l’article 18 du Code de la TVA afin d’élargir le champ des opérations concernées par cette mesure.

Concrètement, cette réforme rend le recours à la facturation électronique obligatoire à compter du 1er janvier 2026 et étend son application aux opérations de prestations de services.

À cet effet, le ministère des Finances a publié un communiqué dans lequel il rappelle que l’article 53 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026 prévoit la soumission de certaines opérations à la facturation électronique.

Toutefois, afin d’éviter les difficultés susceptibles d’être rencontrées par plusieurs entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, ainsi que par certains secteurs d’activité, dans l’accès aux plateformes électroniques, le ministère a indiqué que la mise en œuvre de cette mesure se fera de manière progressive et adaptée.

«Cette mise en œuvre progressive vise à prévenir toute perturbation ou désorganisation pouvant résulter de la mise en œuvre de cette mesure et à limiter ses éventuelles répercussions négatives sur l’activité économique dans son ensemble», précise le communiqué.

Nouha MAINSI



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Tunisie-Russie | Sous le signe de la continuité  

12. Juli 2026 um 10:00

En pleine guerre froide, dans les années 1960-1990, la Tunisie a toujours gardé des relations privilégiées avec le monde dit libre, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui restent encore aujourd’hui ses deux principaux partenaires, mais cela ne l’a pas empêchée de maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie, par souci d’indépendance et de non-alignement. Cet axe fondamental de la diplomatie tunisienne est on ne peut actuel malgré les grands chambardements géostratégiques qu’a connus le monde depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.

Latif Belhedi

Au cours des sept dernières décennies, les relations tuniso-russes se sont développées dans divers domaines alors que de vastes perspectives s’offrent aujourd’hui pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la science et de la technologie.

C’est ce que le consul de Russie en Tunisie, Vladimir Khatuntsev, a affirmé lors d’un séminaire organisé le 11 juillet 2026 par l’Association d’amitié tuniso-russe pour marquer le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, sous le thème «Les mutations géopolitiques en cours et le positionnement de la Tunisie dans un nouvel ordre mondial».

L’événement a réuni des universitaires tunisiens, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie ainsi que des personnalités s’intéressant aux affaires régionales et internationales.

Les échanges commerciaux ont triplé ces dernières années

Le consul de Russie, dont les propos ont été rapportés par Mosaique FM, a expliqué que la Commission mixte tuniso-russe, dont la première remonte à 1999, doit tenir sa neuvième session en Tunisie avant la fin de l’année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Il a également souligné les progrès réalisés en matière de coopération sanitaire, mettant en avant la signature, ces derniers mois, d’un programme de coopération conjointe entre les ministères de la Santé des deux pays.

Sur le plan économique, le diplomate russe a souligné que la Tunisie est devenue l’un des cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays atteignant environ 1,8 milliard de dollars — un chiffre qui a triplé ces dernières années. Il a ajouté que la Russie demeure un fournisseur clé de produits pétroliers et de céréales pour la Tunisie, exprimant l’espoir que l’accord de libre-échange actuellement en négociation avec l’Union économique eurasiatique contribuerait à renforcer la coopération économique et les investissements.

En matière de tourisme, le consul de Russie a souligné que la Tunisie occupe une place privilégiée pour les touristes russes, ce qui favorise le développement du secteur touristique ainsi que l’intensification des échanges humains et culturels entre les deux nations.

Un millier d’étudiants tunisiens dans les universités russes

Il a également mis en exergue l’importance de la coopération dans le domaine de l’éducation, rappelant que le gouvernement russe octroie chaque année 80 bourses à des étudiants tunisiens, tandis qu’environ un millier d’étudiants tunisiens poursuivent actuellement leurs études dans diverses disciplines au sein d’universités russes.

Il a ajouté que la coopération culturelle connaît également une dynamique soutenue, comme en témoignent la participation de troupes de théâtre russes à des événements culturels en Tunisie et la présence d’athlètes russes lors de compétitions internationales organisées par la Tunisie, parallèlement à la participation de metteurs en scène, journalistes et chefs tunisiens à des festivals et concours organisés en Russie.

M. Khatuntsev a également souligné l’intérêt croissant pour l’enseignement de la langue russe dans les établissements éducatifs tunisiens, précisant que la fondation Russkiy Mir (Monde russe) a récemment apporté son soutien — notamment sous forme de matériel pédagogique, de livres et de mobilier pour les salles de classe de russe — afin de favoriser les échanges culturels entre les deux nations.

Dans les domaines de la science et de la technologie, le consul de Russie a souligné les étapes clés de la coopération, rappelant la visite en Tunisie, en avril dernier, du cosmonaute russe Kirill Alexandrovitch Peskov — un événement qui a suscité un vif intérêt pour ses conférences — ainsi que la collaboration ayant abouti au lancement, en 2021, du satellite tunisien Challenge 1 à bord d’une fusée russe depuis le cosmodrome de Baïkonour.

Le diplomate a conclu en soulignant que les deux parties poursuivent leurs efforts pour finaliser un accord intergouvernemental de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, reflétant ainsi une volonté commune d’ouvrir de nouveaux horizons au partenariat tuniso-russe.

Rappelons que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Ali Nafti et Sergueï Lavrov, ont échangé, samedi 11 juillet, deux messages de félicitations, dans lesquels ils ont souligné la profondeur et la solidité des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Tunisie et la Russie, et qui trouvent leur fondement dans l’ancienneté et l’ancrage des liens historiques et économiques unissant les deux peuples amis.

Ils se sont félicités du niveau privilégié des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer et qui reposent sur un dialogue fondé sur le respect mutuel, l’intérêt commun et sur une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.

Explorer de nouvelles opportunités de coopération

Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de continuer à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de les porter vers de nouveaux horizons en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée, afin de répondre aux aspirations des deux peuples amis, tout en poursuivant leurs consultations au sein des différentes organisations et instances régionales et internationales.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’ambassade de Russie à Tunis a rappelé que l’«Union soviétique» et la Tunisie avaient procédé, dans les années 1960, à la nomination réciproque d’ambassadeurs, marquant ainsi le début d’un développement progressif des relations politiques et économiques bilatérales. Moscou a aussi lancé des programmes pour permettre à des étudiants tunisiens de suivre des études dans les universités soviétiques.

Le secteur du tourisme compte actuellement parmi les principaux domaines de coopération entre la Russie et la Tunisie, souligne l’ambassade dans son communiqué et rappelle qu’«en 2019, au pic de la saison touristique, près de 650 000 citoyens russes ont visité la Tunisie». Ce secteur recèle un fort potentiel de croissance et de renforcement des relations bilatérales, estime l’ambassade.

Elle rappelle la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Tunisie en décembre 2023, au cours de laquelle il a été reçu par le président de la République Kais Saïed, ainsi que sa rencontre avec son homologue tunisien, le 20 décembre 2025, en marge de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat russe.

Pour un ordre mondial juste et multipolaire

«Les deux pays s’accordent sur l’importance d’établir un ordre mondial juste et multipolaire, fondé sur le respect total des principes fondamentaux du droit international énoncés dans la Charte des Nations unies, dont au premier lieu le principe de l’égalité dans la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures», souligne le communiqué.

Pour sa part, l’ambassadeur de Russie en Tunisie, Alexandre Zolotov, a souligné que la Tunisie constitue un partenaire traditionnel et fiable de la Russie en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mettant en avant une volonté commune de poursuivre le développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines et de renforcer le dialogue politique entre les deux parties.

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Ahmed El Karm l «La Tunisie manque d’une législation claire en matière de durabilité économique»

12. Juli 2026 um 09:06

L’ancien président du Conseil bancaire et financier (CBF), Ahmed El Karm, a affirmé que les entreprises économiques tunisiennes doivent trouver un équilibre entre deux objectifs : une productivité élevée et la durabilité économique.

Cette durabilité doit préserver l’environnement et garantir le droit des générations futures à une vie décente, notamment face aux défis existentiels auxquels l’humanité est confrontée en raison du changement climatique, en particulier le réchauffement planétaire et les catastrophes naturelles.

El Karm, qui a fait cette déclaration à Mosaique, en marge de la journée professionnelle de la 5e conférence annuelle de l’Initiative mondiale pour la gouvernance et la durabilité (Global Initiative for Governance and Sustainability, GIGGS) qui s’est tenue à Hammamet, le 10 juillet 2026, a souligné que le réchauffement climatique est alimenté par les entreprises, lesquelles sont désormais tenues d’adopter des pratiques de gouvernance et de privilégier la préservation de l’environnement et des ressources énergétiques.

Il s’agit d’une exigence imposée par les Nations unies à tous les pays, y compris la Tunisie, qui cherche à exporter ses produits à l’étranger.

Ces ambitions contraignent le gouvernement tunisien à se conformer à de nouvelles normes de production respectueuses de l’environnement et garantissant aux générations futures une qualité de vie décente et équilibrée.

Bien qu’il reconnaisse que la Tunisie progresse dans cette démarche alignée sur les directives de l’Onu, l’ancien Pdg d’Amen Bank estime que le pays manque d’une législation claire en matière de durabilité économique. Selon lui, une telle législation devrait reposer sur un double mécanisme d’incitations et de mesures dissuasives : encourager les entreprises à adopter des modèles économiques productifs et bénéfiques tant pour l’humanité que pour l’environnement, tout en sanctionnant les manquements aux normes relatives à la production, à la qualité, à la gouvernance et à la transparence.

I. B.

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