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La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis

08. Januar 2026 um 10:47

Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes. (Photo : Fumée s’élevant à la suite d’une frappe aérienne menée par l’Arabie saoudite et qui visait ce qu’elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).

Imed Bahri  

Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.

De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.

Reuters a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  

Yémen

Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.

Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.

Égypte

Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.

En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.

Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.

Soudan

Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles. 

Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.

Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.

Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.

Tchad

Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.

L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.

Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.

Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.

Libye

Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.

L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.

Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de «milices extrémistes». Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.

Israël

En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.

L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).

Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.

Somaliland

Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.

Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.

En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.

La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.

Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.

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L’avenir de la Libye en suspens

30. Dezember 2025 um 10:33

Aguila Saleh en déplacement en Grèce, Khalifa Haftar reçu par le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et hôte du chef d’état-major pakistanais, un général libyen décédé dans des circonstances troubles en Turquie… A l’approche de la fin de l’année, la Libye apparaît plus que jamais à la croisée des chemins. : intrigues politiques, puissances étrangères et généraux déchus.

Ahmed Al-Khaled *

Le 24 décembre, le pays commémore son indépendance et la fin de la domination coloniale. Mais, soixante-douze ans après cet événement fondateur, la souveraineté libyenne demeure largement théorique. Depuis le soulèvement de 2011 contre Mouammar Kadhafi, la Libye reste profondément fragmentée, dotée de deux gouvernements rivaux, de deux parlements et même de deux présidents du Haut Conseil d’État — une dualité institutionnelle devenue l’emblème d’un conflit civil non résolu.

Cette division territoriale et politique se double d’un clivage géopolitique marqué. À l’ouest, le Gouvernement d’union nationale (GNU), installé à Tripoli et dirigé par le premier ministre Abdel Hamid Dbeibeh, s’appuie fortement sur le soutien de la Turquie. À l’est et au sud, le maréchal Khalifa Haftar exerce son contrôle militaire aux côtés du Gouvernement de stabilité nationale (GNS), basé à Benghazi, et entretient des relations étroites avec l’Égypte et la Russie.

Division politique et rivalité d’institutions concurrentes

Depuis des années, la vie politique libyenne est façonnée par la rivalité d’institutions concurrentes et par des élites solidement installées. Faute de dialogue politique structurant, nombre d’acteurs ont privilégié la consolidation de leur pouvoir, accentuant la fragmentation du pays et réduisant les perspectives d’une réconciliation nationale durable.

C’est dans ce contexte qu’Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants siégeant à Tobrouk et figure centrale de la scène politique libyenne, s’est récemment rendu en Grèce. Il y a rencontré le président du Parlement grec, Nikitas Kaklamanis, ainsi que le ministre des affaires étrangères, George Gerapetritis, avant de déclarer «nul et non avenu» le mémorandum maritime signé en 2019 entre la Libye et la Turquie.

La délimitation des frontières maritimes constitue depuis longtemps un foyer de tensions entre la Libye, la Turquie, la Grèce et l’Égypte. L’accord conclu entre Ankara et Tripoli visait à redessiner l’équilibre maritime en Méditerranée orientale, au grand dam d’Athènes et du Caire. Il est désormais également contesté par le Parlement libyen de l’est, souvent aligné sur Khalifa Haftar sans pour autant être entièrement sous son contrôle.

Selon plusieurs sources libyennes, la démarche d’Aguila Saleh s’inscrirait dans une dynamique plus large, liée à des discussions discrètes entre la Russie et la Turquie. Ces pourparlers viseraient à formaliser une répartition des sphères d’influence : Khalifa Haftar demeurerait le «garant de la sécurité» de l’est et du sud, avec la supervision des installations pétrolières stratégiques, tandis qu’Abdel Hamid Dbeibeh pourrait conserver ses fonctions au sein d’un Gouvernement d’union nationale remanié, mais au prix d’une autonomie réduite et d’une dépendance accrue à l’égard des soutiens étrangers et des équilibres internes.

Un tel arrangement, s’il voyait le jour, marquerait un tournant majeur : l’abandon progressif des ambitions de souveraineté nationale au profit d’une fragmentation administrée, stabilisée moins par un consensus libyen que par un équilibre imposé de l’extérieur.

Rivalités internes et ambitions étrangères

Les mouvements récents des principaux protagonistes semblent confirmer cette évolution. En se rapprochant de la Grèce et en contestant le mémorandum maritime, Aguila Saleh cherche à s’imposer comme un interlocuteur pragmatique et incontournable.

Khalifa Haftar, de son côté, consolide son image d’homme fort à travers une diplomatie active : il a récemment rencontré le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et accueilli à Benghazi le chef d’état-major pakistanais, le général Asim Munir, tous deux maréchaux comme lui.

Pour Abdel Hamid Dbeibeh, principal allié d’Ankara en Libye, les enjeux sont considérables. La concrétisation d’un compromis russo-turc affaiblirait sensiblement sa position. Nombre d’observateurs estiment qu’il s’emploie déjà à verrouiller son pouvoir, une lecture alimentée par le récent crash d’un avion en Turquie ayant coûté la vie au chef d’état-major de l’armée libyenne, Mohammed Al-Haddad, ainsi qu’à quatre de ses collaborateurs.

Mohammed Al-Haddad s’était publiquement opposé à la politique de Dbeibeh visant à intégrer les milices au sein de l’appareil militaire officiel. Des sources proches du dossier affirment que les relations entre les deux hommes s’étaient fortement dégradées peu avant l’accident, nourrissant les soupçons autour de cette disparition brutale.

Alors que la Libye célèbre une nouvelle année d’indépendance, sa souveraineté demeure un champ de bataille symbolique et politique, façonné moins par l’unité nationale que par l’entrelacement complexe des rivalités internes et des ambitions étrangères.

* Journaliste syrien indépendant spécialisé dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

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L’activité touristique tunisienne reprend son élan

27. Dezember 2025 um 11:19

Malgré une conjoncture nationale et internationale difficile marquée par l’incertitude quant aux évolutions futures dans la région et au-delà, le tourisme en Tunisie semble promis à un bel avenir. Après une décennie difficile, qui a culminé avec l’épidémie de Covid 19, il y a comme un élan de reprise de l’activité touristique nationale, confirmée par les bons résultats de 2025, qui laissent présager une croissance continue et soutenue dans les années à venir. Les autorités, en tout cas, semblent confiantes quant à la poursuite de cette tendance positive.

Latif Belhedi

Malgré une conjoncture nationale et internationale difficile marquée par l’incertitude quant aux évolutions futures dans la région et au-delà, le tourisme en Tunisie semble promis à un bel avenir. Après une décennie difficile, qui a culminé avec l’épidémie de Covid 19, il y a comme un élan de reprise, confirmée par les bons résultats de 2025, qui laissent présager une croissance continue et soutenue dans les années à venir. Les autorités, en tout cas, semblent confiantes quant à la poursuite de cette tendance positive.

Des recettes en hausse de 6,3 % en 2025

Au 22 décembre 2025, la Tunisie a enregistré plus de 11 millions de visiteurs, contre 10,264 millions en 2024, et des recettes de 7,886 milliards de dinars, contre 7,494 milliards de dinars une année auparavant, soit une hausse annuelle de 6,3 %, indiquent des chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT), témoignant d’une reprise bien au-delà des prévisions initiales.

Grâce à cette performance, portée par des stratégies de diversification de l’offre, d’allongement de la saison touristique et d’amélioration de l’expérience globale des visiteurs, notre pays s’impose à nouveau comme une destination touristique de premier plan en Méditerranée.

Cependant, la croissance constatée du secteur est largement tirée par la forte demande des marchés de l’Algérie et de la Libye voisines. Ces deux pays sont restés les principaux pourvoyeurs de touristes du pays avec, respectivement, 3,5 et 2,25 millions de visiteurs.

Un éventail plus large d’expériences premium

La croissance a cependant été plus faible sur les marchés d’Europe et du Moyen-Orient. Pourtant, la Tunisie a mis en œuvre une stratégie de diversification pour rester attrayante pour un large éventail de voyageurs, et de montée en gamme, pour attirer une clientèle plus aisée, disposée à dépenser davantage pour ses vacances. Les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la qualité de l’expérience touristique, des hébergements de luxe aux services haut de gamme, commencent à porter leurs fruits. Les visiteurs ont désormais accès à un éventail plus large d’expériences premium, incluant hôtels de charme, gastronomie raffinée et expériences culturelles exclusives, ce qui renforce l’attractivité de la destination.

Le secteur soutient des centaines de milliers d’emplois, du personnel hôtelier aux guides touristiques, et a des retombées positives sur de nombreux secteurs, dont les transports, le commerce de détail et l’agriculture. Son développement est donc crucial non seulement pour l’image du pays à l’étranger, mais aussi pour sa stabilité économique à l’intérieur.

Pour maintenir cet élan, les autorités investissent davantage dans le développement des infrastructures afin de répondre à la demande touristique croissante. Les principaux aéroports, les réseaux de transport et les services d’accueil sont constamment améliorés, rendant les déplacements vers et à l’intérieur de la Tunisie plus accessibles et plus confortables pour les touristes. Ce n’est qu’à ce prix que la Tunisie pourrait rester compétitive sur le marché touristique régional et mondial et accueillir un nombre croissant de visiteurs.

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Arts populaires et soufisme au cœur du Festival des oasis de Tozeur

Von: walid
26. Dezember 2025 um 22:37

La 46ème édition du festival international des oasis de Tozeur a démarré vendredi dans une ambiance festive marquée par un carnaval qui a défilé de la zone touristique passant par la place de Palestine et la place de l’Indépendance, face au siège du gouvernorat, animé par de troupes soufis et folkloriques de la région, par le groupe Baraket des arts populaires de Libye et par la troupe Laghouat d’Algérie.

Ces spectacles ont attiré un public venu nombreux composé d’habitants de Tozeur et de touristes tunisiens, marquant ainsi le coup d’envoi de cette édition du festival, qui se tient du 26 au 29 décembre courant.

D’autres événements ont également débuté en même temps à savoir le forum de la calligraphie arabe et une exposition de sculptures sur bois de palmier au centre-ville de Tozeur.

Le directeur du festival, Badreddine Chaabani, a déclaré que cette édition a œuvré à diversifier la programmation en proposant des activités tout au long de la journée et en soirée, afin d’animer la ville et d’offrir un large choix de divertissements pour tous les goûts.

Chaabani a déclaré à TAP que le festival demeure fidèle à son cachet unique avec le grand défilé ” Rythmes des oasis ” sur la place centrale de l’oasis de Tozeur, près de la zone touristique.

Les festivités se poursuivront durant quatre jours avec un carnaval quotidien qui défilera dans les artères principales, et chaque jour étant consacré à un aspect différent du patrimoine oasien, qu’il s’agisse d’arts populaires ou soufis. Des soirées musicales auront également lieu à la place de l’Indépendance (place Bab El H’wa).

Le festival propose des soirées et des spectacles artistiques d’envergure afin d’attirer un public appréciant les divertissements nocturnes.

La première soirée mettra en vedette Mohamed Beskri avec son spectacle “Nafhet Eddeyna” ( Souffle du monde), suivi d’un spectacle animé par un bouquet d’artistes tunisiens avec Hamda Fellah, Wafa Salem et Aymen Ghazel qui seront réunis dans un spectacle concocté. Des animations pour enfants seront également proposées en soirée.

Badredddine Chaabani a souligné que le festival vise, dans cette édition, à valoriser et à mettre en lumière le patrimoine de la région de Djerid en présentant le patrimoine matériel et immatériel afin de le sauvegarder et le promouvoir, ce qui qui se reflète à travers le thème de cette édition qui met en relief la dimension intellectuelle également, avec la programmation d’une soirée poétique et d’un séminaire sur la valorisation du patrimoine d’une manière durable.

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Libye : Disparition d’un chef militaire au moment le plus sensible

24. Dezember 2025 um 10:57

La mort du lieutenant-général Mohammed Ali Ahmed al-Haddad, chef d’état-major de l’armée libyenne, dans un crash aérien survenu près d’Ankara, dépasse le cadre d’un simple accident. Elle intervient dans une Libye toujours fragmentée, où chaque choc au sommet de l’appareil militaire produit des effets politiques et stratégiques durables.

L’accident, qualifié de technique par les autorités turques, s’est produit alors qu’Al-Haddad rentrait d’une visite officielle en Turquie, partenaire clé du gouvernement basé à Tripoli. Aucun élément ne permet à ce stade d’évoquer une action intentionnelle. Mais dans le contexte libyen, le moment d’un événement compte parfois autant que ses causes.

Un pilier du camp de Tripoli disparaît

Chef d’état-major sous l’autorité du gouvernement d’unité nationale reconnu par l’ONU, Mohammed Al-Haddad occupait une position centrale dans l’architecture militaire de l’Ouest libyen. Il assurait à la fois la coordination des forces régulières et le maintien d’un équilibre fragile entre milices, autorités politiques et partenaires étrangers.

Il était également l’un des principaux opposants militaires au camp de l’Est, dirigé par le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces avaient tenté par le passé de s’emparer de Tripoli. Sa disparition affaiblit donc le camp occidental au moment où celui-ci cherchait à préserver une cohérence minimale face à des rivalités internes persistantes.

Un contexte régional loin d’être neutre

Le crash intervient quelques jours après une séquence diplomatique et militaire significative, marquée par des rencontres entre le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir et les responsables militaires de l’Est libyen, ainsi que par la finalisation d’un accord de coopération militaire d’envergure, en dépit de l’embargo onusien sur les armes.

Dans ce contexte, la disparition du principal chef militaire de Tripoli modifie objectivement le rapport de force, sans qu’il soit nécessaire d’établir un lien de causalité direct. Le camp de l’Est, solidement implanté en Cyrénaïque et dans une partie du Sud libyen, se retrouve face à un adversaire momentanément fragilisé sur le plan du commandement.

Un vide stratégique aux effets durables

Pour autant, parler de basculement immédiat serait prématuré. L’armée de Tripoli conserve ses structures, ses soutiens internationaux et sa capacité de résilience. Mais l’absence d’Al-Haddad ouvre une phase d’incertitude, marquée par la question de la succession, la recomposition des équilibres internes et le risque de rivalités au sommet de l’appareil militaire.

Ce vide stratégique profite avant tout aux acteurs qui privilégient une logique de rapport de force au détriment des processus politiques encadrés par les Nations unies. Officiellement, il s’agit d’un accident. Stratégiquement, c’est un signal. En Libye, la disparition d’un homme clé ne crée pas nécessairement un vainqueur immédiat, mais elle redessine silencieusement les marges de manœuvre des camps en présence.

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Tunis, Alger et Le Caire réaffirment leur refus des ingérences étrangères en Libye

06. November 2025 um 15:20

Les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d’Algérie et d’Égypte ont tenu, jeudi à Alger, une nouvelle réunion dans le cadre du mécanisme des pays voisins de la Libye, réaffirmant leur opposition à toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes et leur soutien à un règlement politique conduit exclusivement par les Libyens eux-mêmes.

Le communiqué conjoint, adopté à l’issue de la rencontre entre Mohamed Ali Nafti, Ahmed Attaf et Badr Abdel Aati, insiste sur la nécessité de retirer tous les mercenaires et combattants étrangers du territoire libyen. Les trois chefs de la diplomatie ont souligné que la priorité doit être donnée à l’unification des institutions politiques et militaires et à l’organisation d’élections présidentielle et législatives dans les plus brefs délais.

Selon le ministère algérien des Affaires étrangères, la rencontre a permis des consultations approfondies sur l’évolution de la situation en Libye et sur les moyens de relancer le processus politique sous l’égide des Nations unies.

Les trois pays ont rappelé que les États voisins sont les premiers concernés par les répercussions du conflit libyen, d’où leur engagement à œuvrer pour une solution durable et concertée.

Les ministres ont également salué le rôle actif de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU, notamment ses initiatives visant à attirer l’attention sur la responsabilité de la communauté internationale dans la préservation des ressources et des avoirs financiers du peuple libyen.

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Le ministre des Affaires étrangères à Alger pour la réunion tripartite sur la Libye

05. November 2025 um 20:54

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a été reçu mercredi au Palais d’El Mouradia à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune, à la veille de la Réunion consultative tripartite sur la Libye, prévue ce jeudi dans la capitale algérienne.

Selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur la situation en Libye et la nécessité de privilégier une approche exclusivement libyo-libyenne pour parvenir à une solution politique durable, garante de l’unité et de la stabilité du pays voisin.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, mis en place pour coordonner les positions des pays voisins et contribuer de manière neutre et constructive à la relance du processus politique sous l’égide des Nations unies.

Les derniers développements de la situation en Libye

Prendront part à cette réunion Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines et Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Emigration et des Affaires des Egyptiens à l’étranger.

La réunion examinera les derniers développements de la situation en Libye et discutera des efforts conjoints entrepris par les trois pays voisins – la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte – en coordination avec la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, en vue de poursuivre le soutien et l’encouragement du dialogue inter-libyen », indique le département des Affaires étrangères.

La rencontre abordera, également, les mécanismes visant à créer un climat propice à une solution politique globale et consensuelle, consacrant la souveraineté et l’unité nationale de la Libye, tout en renforçant sa sécurité, sa stabilité et sa trajectoire de développement, sous l’égide et avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies, ajoute la même source.

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Tunis et Tripoli s’accordent sur une feuille de route économique commune

23. Oktober 2025 um 08:50

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a reçu ce mercredi au Palais de la Kasbah le ministre libyen de l’Économie et du Commerce, Mohamed Al-Houij, dans le cadre d’une visite de travail consacrée au suivi des recommandations de la commission commerciale mixte tuniso-libyenne tenue à Tripoli en décembre 2024.

Lors de la rencontre, Sarra Zaâfrani Zenzri a réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer ses liens économiques avec la Libye, tout en saluant les relations historiques et fraternelles entre les deux peuples. Elle a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les recommandations issues des précédentes réunions, afin de surmonter les obstacles et de consolider l’intégration économique entre les deux pays.

La cheffe du gouvernement a souligné l’importance d’une nouvelle dynamique économique, fondée sur une feuille de route conjointe visant à diversifier les échanges et à développer des partenariats stratégiques vers le marché africain, notamment à travers les opportunités offertes par le COMESA et la ZLECAf.

Position tunisienne sur la situation en Libye

Sur le plan politique, Sarra Zaâfrani Zenzri a rappelé la position de principe de la Tunisie : le règlement de la crise libyenne doit être exclusivement libyo-libyen, sans ingérence étrangère. Elle a souligné que la sécurité des deux pays est indissociable et que les défis communs nécessitent une action concertée pour préserver la stabilité régionale.

De son côté, Mohamed Al-Houij a exprimé la volonté de la Libye de hisser la coopération bilatérale à un niveau supérieur, en misant sur la complémentarité économique et la facilitation du commerce frontalier. Il a mis l’accent sur l’importance d’harmoniser les normes, de numériser les procédures administratives et de stimuler le secteur privé, afin de fluidifier les échanges et d’améliorer l’accès conjoint au marché africain.

Feuille de route et mécanisme de suivi

Le ministre tunisien du Commerce, Samir Abid, a présenté les résultats de la réunion technique tenue la veille, qui a permis d’aboutir à un accord sur l’unification des normes et la création d’un mécanisme permanent de suivi des échanges commerciaux.

Les deux parties se sont engagées à poursuivre un travail commun régulier pour concrétiser les objectifs fixés et donner un nouvel élan à la coopération tuniso-libyenne.

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