Pour remplacer Onuche Ogbelu, les responsables de l’Espérance Sportive de Tunis ont pensé à Samba Koné et Aïssa Laiouni, mais ces deux joueurs ne viendront pas pour différentes raisons. Face à cette situation, Laurentiu Regnecampf a demandé le recrutement de Bonheur Mugisha, un joueur du milieu qui a fait très forte impression lors de ses passages par l’Avenir Sportif de La Marsa et le Stade Tunisien. Reste que le milieu défensif rwandais est encore sous contrat avec Al Masry de Port Saïd et il faut négocier son transfert avec les responsables de l’équipe égyptienne.
Louay Ben Hassine se rapproche
Dans le cadre du renforcement de l’effectif en place, nous avons appris que les membres de la Commission de recrutement et de suivi est entrée en contact avec l’ex-milieu central de l’Etoile Sportive du Sahel et actuel sociétaire de l’équipe serbe de Radnicki 1923, Louay Ben Hassine, pour rejoindre le Parc Hassène Belkhodja, le joueur étant en fin de contrat avec son équipe.
Louay Ben Hassine n’a pas rejeté l’offre et a même donné son accord de principe. La finalisation des modalités de son arrivée devrait intervenir dans les prochains jours.
Un œil sur Bangoura
Personne ne peut nier la nécessité d’avoir au moins deux attaquants supplémentaires aux côtés de Florian Danho, même si l’Espérance compte dans ses rangs Achref Jabri et le jeune Amenallah Hmidhi. Conscient de ce manque, Chokri El Ouaer a chargé José Clayton de dénicher un attaquant de talent au Brésil.
Entretemps, le nom du jeune attaquant guinéen, Mohamed Saliou Bangoura, actuel sociétaire du Mouloudia d’Alger, a été évoqué. Ce jeune joueur âgé de 22 ans a disputé 19 rencontres la saison dernière avec le MCA et a marqué 10 buts.
Toutefois, son arrivée au Parc Hassène Belkhodja reste tributaire des conditions de transfert que va imposer son équipe algérienne.
Malek Miladi ne viendra pas
Nous avions évoqué dans une précédente livraison la possibilité de voir le défenseur central de l’Union Sportive Monastirienne, Malek Miladi, porter le maillot «sang et or» à partir de la prochaine saison.
Mais, aux dernières nouvelles, le joueur a préféré tenter une nouvelle expérience en dehors de nos frontières. Il va rejoindre le championnat irakien et l’équipe d’Al Minaâ.
La page du joueur est tournée pour l’équipe de Chokri El Ouaer qui va se retourner vers Marouane Sahraoui, le défenseur axial du Stade Tunisien, qui sera libre de ses mouvements à la fin du mois en cours, date d’expiration de son contrat.
Im Rahmen der Gesundheitsvorsorge unterliegen die Strände in Tunesien regelmäßigen Kontrollen. Das tunesische Gesundheitsministerium hat am Samstag, den 20. Juni 2026 bekannt gegeben, dass 49 Mehr
Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l’État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.
Imed Bahri
Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu’il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.
Le Financial Times rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu «une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n’accepterons pas son agression».
Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : «J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus».
Une confiance retrouvée
Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.
Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.
Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.
Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.
Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.
Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.
«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé», a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’Atlantic Council. Il a ajouté : «Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !». Une source proche du parti a déclaré : «Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée».
La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.
À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.
Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.
Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.
L’apport des drones kamikazes
Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d’Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d’Israël.
Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.
Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.
Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.
Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.
Téhéran s’estime victorieux
La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.
Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.
Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.
Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une «trahison».
Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.
La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.
Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington. «Ils considèrent cela comme une victoire majeure», a confié une source proche du Hezbollah.
En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.
Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu’ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. «Parler de désarmement est désormais quasiment impossible», a déclaré Blanford.
Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.
Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.
La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.
Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la «zone de sécurité» au Sud-Liban «aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël». Il a ajouté : «L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination».
En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient «l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban».
La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.
Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.
Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.
Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. «Ils nous ont rendu notre fierté», a déclaré Mohsen Abou Zeinab.
*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.
« `html
L’historienne Audrey Millet publie la première biographie critique du patron de LVMH depuis plus de vingt ans. À peine quelques jours après sa parution, l’ouvrage Bernard Arnault, son univers impitoyable, signé par Audrey Millet et publié aux éditions…
La crise couvait depuis plusieurs semaines, mais elle a éclaté au grand jour. Une déclaration de Donald Trump affirmant que Giorgia Meloni l’aurait « supplié » de prendre une photo avec lui a provoqué une vive réaction à Rome. La Première ministre italienne a dénoncé des propos « totalement inventés », tandis que le chef de la diplomatie italienne a annoncé l’annulation d’une visite officielle aux États-Unis. Un épisode qui marque un net refroidissement entre deux dirigeants jusqu’ici considérés comme des alliés privilégiés.
Une déclaration de Trump met le feu aux poudres
L’incident trouve son origine dans une interview téléphonique accordée par Donald Trump à la chaîne italienne La7. Le président américain y affirme que Giorgia Meloni lui aurait demandé avec insistance de prendre une photo à ses côtés lors du sommet du G7.
Ces propos ont immédiatement suscité une vague de réactions en Italie. Quelques heures plus tard, Giorgia Meloni a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle se dit « consternée » par des déclarations qu’elle qualifie de « totalement inventées ».
La cheffe du gouvernement italien a également exprimé son incompréhension face à l’attitude du président américain, estimant qu’il se montre plus dur envers ses alliés qu’envers certains adversaires géopolitiques de l’Occident.
Rome passe de la protestation à l’action
La réponse italienne ne s’est pas limitée à une simple mise au point publique.
Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé l’annulation de son déplacement aux États-Unis, prévu les 21 et 22 juin. Il a dénoncé des propos « graves et offensants » visant la présidente du Conseil italien.
Cette décision donne une dimension diplomatique à une controverse qui, au départ, relevait davantage de la polémique politique. Elle constitue aussi un signal fort envoyé par Rome à Washington.
Meloni défendue par son gouvernement
Au sein de l’exécutif italien, les soutiens à Giorgia Meloni se sont rapidement multipliés.
Le ministre de la Défense Guido Crosetto a pris publiquement sa défense, affirmant ne pas pouvoir imaginer la Première ministre demander une photo à qui que ce soit. Il a également souligné les efforts consentis par la dirigeante italienne pour préserver la coopération avec Washington malgré les critiques répétées du président américain.
Cette nouvelle passe d’armes intervient quelques semaines après une première tension entre les deux responsables. En avril, Donald Trump avait déjà reproché à Giorgia Meloni son refus d’engager l’Italie dans la guerre contre l’Iran, se déclarant « choqué » par son manque supposé de courage.
Une rupture inattendue entre deux alliés
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni était pourtant considérée comme l’une des interlocutrices européennes les plus proches de Donald Trump. Sur plusieurs dossiers internationaux, elle avait tenté de maintenir un dialogue privilégié avec Washington tout en préservant les positions européennes.
L’épisode actuel marque ainsi un tournant inattendu. Derrière la controverse sur une simple photographie se dessine désormais une tension politique et diplomatique susceptible d’affecter la relation entre Rome et Washington, à un moment où les équilibres occidentaux sont déjà mis à l’épreuve par plusieurs crises internationales.
Architecte, enseignante et autrice, Alia Bengana s’est imposée comme l’une des voix les plus écoutées sur les enjeux de la construction durable. Son enquête sur l’industrie du béton, publiée aux Presses de la Cité puis adaptée en bande dessinée, a…
La stratégie africaine de l’administration de Donald Trump repose sur une équation complexe : privilégier les échanges commerciaux, les investissements et l’accès aux minerais stratégiques tout en réduisant, voire en supprimant, les instruments qui ont longtemps permis aux États-Unis d’exercer une influence politique sur le continent.
Quelques signaux récents montrent toutefois que certains responsables républicains ont pris conscience de cette contradiction. Frank Garcia a finalement prêté serment en tant que secrétaire adjoint d’État chargé des Affaires africaines après plusieurs mois de vacance du poste. Dans le même temps, des parlementaires ont déposé un projet de loi visant à renforcer les capacités africaines du département d’État, reconnaissant implicitement qu’une stratégie centrée sur les transactions économiques exige davantage de compétences diplomatiques, rapporte la revue Semafor.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, rappelons-le, Donald Trump a cherché à rompre avec ce qu’il considère comme une dépendance excessive à l’aide publique au développement. Cette orientation s’est notamment traduite par le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et par l’adoption d’une politique de « diplomatie commerciale » privilégiant les intérêts économiques et stratégiques américains.
Cette logique n’est pas dénuée de cohérence. Washington estime que l’avenir des relations avec l’Afrique doit reposer davantage sur les investissements et les échanges que sur l’assistance. Toutefois, l’administration américaine semble avoir sous-estimé l’importance des mécanismes d’influence qui entouraient ces relations économiques.
Pendant plusieurs décennies, les États-Unis ont proposé aux pays africains un partenariat global associant aide au développement (APD), coopération sécuritaire, programmes universitaires, échanges professionnels et dialogue diplomatique. Même lorsqu’ils contestaient certaines pressions américaines, de nombreux dirigeants africains acceptaient ce cadre en raison des avantages multiples qu’il procurait. En réduisant cette offre à sa seule dimension transactionnelle, Washington espère pourtant conserver le même niveau d’influence.
Les limites de cette approche apparaissent déjà. Plusieurs initiatives américaines destinées à sécuriser l’accès aux minerais critiques et à d’autres ressources stratégiques se heurtent à des résistances croissantes. De plus en plus de gouvernements africains refusent des accords jugés déséquilibrés. Tandis que les opinions publiques se montrent elles aussi plus méfiantes. Au Kenya par exemple, des manifestations ont ainsi éclaté contre un projet américain de centre destiné à accueillir des personnes potentiellement exposées au virus Ebola.
À cette défiance s’ajoutent plusieurs décisions américaines mal perçues sur le continent. Les restrictions de visas se sont multipliées, plusieurs centres de traitement des demandes ont été fermés ou regroupés. Tandis que les initiatives visant à transférer certains migrants expulsés vers des pays africains ont alimenté le sentiment que l’Afrique est désormais principalement considérée sous l’angle migratoire et extractif.
Or, l’un des principaux atouts de l’influence américaine résidait précisément dans l’accès qu’offraient les États-Unis : universités, réseaux professionnels, programmes d’échanges, mobilité académique et circulation légale des personnes. En limitant ces canaux, Washington affaiblit un avantage que ses concurrents peinent encore à égaler.
Paradoxalement, la diplomatie transactionnelle exige davantage d’expertise que le modèle fondé sur l’aide. Les négociations portant sur les minerais critiques, les infrastructures, les technologies ou les questions de sécurité nécessitent une connaissance fine des réalités locales, des relations de long terme et des équilibres politiques nationaux. C’est précisément pour cette raison que la nomination de Frank Garcia et les efforts de renforcement des compétences africaines au sein du département d’État revêtent une importance particulière.
L’administration Trump affirme vouloir traiter l’Afrique comme un partenaire stratégique plutôt que comme un simple bénéficiaire d’aide internationale. Mais le contexte a profondément changé. La Chine, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres acteurs multiplient leurs investissements et leurs partenariats sur le continent, offrant aux États africains un éventail de choix sans précédent. Dans ce nouvel environnement, l’influence revient souvent à ceux qui acceptent d’investir dans la durée plutôt que dans la seule logique du contrat immédiat.
Dans ces conditions, le risque pour Washington n’est pas un retrait brutal d’Afrique, mais une érosion progressive de son influence au profit de puissances concurrentes engagées dans une stratégie de plus long terme.
Il y a d’abord la couverture de l’ouvrage, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la miniature mettant en scène Babour, le roi de Kaboul, le célèbre fondateur de la dynastie des Grands Moghols, qui a d’abord rompu avec…
Bank of America indique qu’une ouverture complète du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une moyenne du prix du pétrole brut Brent de 82 dollars le baril cette année, contre une prévision précédente de 93 dollars.
Une note publiée jeudi 18 juin ajoute que le prix du pétrole brut Brent devrait se négocier dans une fourchette de 70 à 80 dollars pendant la majeure partie du second semestre de cette année.
Rappelons que les prix du pétrole ont chuté jeudi, l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, rouvrir le détroit d’Ormuz et assouplir les sanctions contre Téhéran ayant amélioré les perspectives d’approvisionnement sur les marchés mondiaux, selon Reuters.
Cependant, Bank of America prévoit un déficit pétrolier net de 2,6 millions de barils par jour en 2026, contre des prévisions d’avant-guerre qui tablaient sur un excédent de 2 millions de barils par jour.
Plus tôt cette semaine, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citibank ont également revu à la baisse leurs prévisions concernant le prix du pétrole.
L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d’être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.
«Tous les pays détestent Israël», aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.
Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.
L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.
C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus, invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.
Lahouari Addi
«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»
La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.
Gideon Levy
Le refrain, tant à droite qu’à «gauche» (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un «Jewboy». La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.
Les Bennett’s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.
Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un «test de réalité», au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.
Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.
Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.
Nous regarder dans le miroir
Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.
Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.
Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.
Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.
Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah
Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.
On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.
Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.
Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres.
Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront adapter leurs trajets à partir du samedi 20 juin. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé une déviation de la circulation au niveau du pont de La Cagna dans le cadre de l’achèvement des travaux de la troisième phase d’élargissement de l’entrée sud de la capitale sur la Route régionale n°22 (RR22).
De nouvelles consignes pour les automobilistes
La modification de la circulation entrera en vigueur à partir de 10h00.
Selon le ministère, les usagers venant d’El Mourouj ou de Hammamet et se dirigeant vers le centre-ville de Tunis, l’aéroport ou Bizerte devront serrer au maximum à gauche au niveau du pont de La Cagna avant de poursuivre leur trajet sur la route principale RR22.
En revanche, les conducteurs souhaitant rejoindre La Cagna ou Bab Alioua devront emprunter la voie située à l’extrême droite au niveau du pont.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet d’élargissement de l’entrée sud de Tunis, l’un des principaux axes routiers reliant la capitale aux régions du sud et du Sahel.
Un investissement de 370 MD
Ce gigantesque projet, qui concerne plus de 200.000 véhicules par jour aurait dû être achevé il y a quelques mois. En juillet 2025, le ministre de l’Equipement, Salah Zouari avait réaffirmé son importance stratégique et insisté sur le respect du calendrier, fixant la fin des travaux à décembre 2025.
Le projet d’aménagement de l’entrée sud de Tunis, lancé pour désengorger l’un des axes les plus fréquentés de la capitale, mobilise un investissement de 370 millions de dinars. Il s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’amélioration des infrastructures routières urbaines.
Après des semaines de négociations intenses, le Qatar s’est imposé comme médiateur, contribuant à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Les médiateurs précédents, tels que le Pakistan et Oman, ont été écartés lors des dernières étapes des négociations, dont les derniers détails ont été finalisés le week-end dernier. La signature officielle est prévue pour ce vendredi 19 juin 2026 en Suisse.
Imed Bahri
Médiateur entre Washington et les Talibans, médiateur entre Israël et le Hamas pour le cessez-le-feu à Gaza, le Qatar a donc retrouvé ce rôle qui lui permet d’être utile aux yeux de l’Oncle Sam.
Selon Bloomberg, l’émirat gazier a été intégré au processus de médiation en mai. Ayant joué un rôle déterminant dans l’accord de paix négocié par les États-Unis l’année dernière entre Israël et le Hamas à Gaza, il a également joué un rôle essentiel dans la conclusion de cet accord.
Le Qatar a été la cible de nombreuses attaques iraniennes durant les semaines de combats qui se sont terminées par un premier cessez-le-feu début avril, ce qui faisait du succès des négociations un enjeu direct pour le pays.
«Ce fut un réel plaisir de travailler avec le Qatar», a déclaré Donald Trump mardi aux côtés de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, lors du sommet du G7 à Évian, en France. Il a ajouté en s’adressant à lui : «Vous étiez dans une situation périlleuse. Vous nous avez aidés avec un courage exceptionnel. Je tiens donc à vous en féliciter et vous serez toujours mes amis».
Ces éloges ont été prononcés malgré le scepticisme de certains faucons américains en matière de sécurité nationale et d’Israël à l’égard de Doha, en raison de l’accueil par le Qatar de la branche politique du Hamas. Le rôle du Qatar a durci la position de certains conservateurs israéliens opposés à l’accord.
Déblocage d’avoirs iraniens gelés
Néanmoins, un haut responsable américain a déclaré que les discussions publiques avec les Pakistanais et les échanges informels avec les Qataris avaient permis à l’administration américaine de mieux comprendre le système politique iranien et avaient finalement contribué à la conclusion de l’accord.
Une version de l’accord consultée par Bloomberg indique que les États-Unis et leurs partenaires régionaux mettront en place un programme de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l’Iran si un accord définitif est conclu. Mais le président américain a nié en bloc cela : «Nous n’investissons pas en Iran. Cette rumeur qui a circulé hier était ridicule. Nous n’avons aucun engagement à investir de l’argent en Iran».
Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d’échec des négociations de paix. Ils ont subi des milliards de dollars de dégâts suite aux attaques de missiles et de drones iraniens, ainsi que des perturbations de leur production et de leurs exportations d’énergie.
Trump a déclaré : «L’Iran a ciblé vos pays, et c’était en réalité une erreur, car cela nous a encore plus rapprochés.»
Même les Émirats, qui étaient auparavant favorables à toute attaque américaine contre l’Iran, reconnaissent désormais la nécessité d’une approche plus pragmatique et diplomatique, compte tenu des enjeux pour leur statut de plaque tournante financière et touristique majeure dans la région.
Selon un haut responsable américain, la possibilité de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés dans le cadre d’un allègement des sanctions a été évoquée. Il a expliqué que cette mesure serait conditionnée par des résultats concrets, l’Iran devant démontrer qu’il ne poursuit pas de programme nucléaire et ne se livre pas à des activités clandestines inquiétantes. Le soutien ne prendra pas la forme de paiements directs des États-Unis mais plutôt par le déblocage d’avoirs gelés, l’ouverture de l’économie mondiale à l’Iran et des incitations à l’investissement d’autres pays dans le pays.
Dans ce contexte, les riches États du Golfe se distinguent car ils pourraient être sollicités pour contribuer au fonds de 300 milliards de dollars. Le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a également rencontré Trump en marge du sommet du G7.
Ce fonds pourrait s’avérer aussi difficile à obtenir que celui précédemment proposé pour la reconstruction de Gaza, qui demeure divisée et dévastée des mois après l’accord de paix.
Cependant, l’Iran est toujours perçu comme un acteur majeur au niveau régional, notamment grâce à son influence sur le détroit d’Ormuz, qui lui confère un levier supplémentaire dans ses relations avec les États du Golfe.
Des pays comme les Émirats et le Qatar détiennent des dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et les États-Unis pourraient tout simplement fermer les yeux si ces fonds étaient débloqués sans objection.
Le Koweït pourrait également contribuer à un éventuel fonds s’il le souhaite, ayant lui aussi été la cible de missiles iraniens même après la déclaration du cessez-le-feu.
La position de l’Arabie saoudite demeure moins claire. Riyad, qui a renforcé ses liens avec la Turquie et le Pakistan et normalisé ses relations avec l’Iran pendant le conflit, semble moins alignée sur la position américaine qu’il y a quelques mois.
Il reste encore beaucoup à faire
La rupture entre l’Arabie saoudite et les Émirats accentue l’incertitude quant au rôle que le Royaume pourrait jouer dans la phase d’après-guerre, qui a redessiné l’équilibre politique et sécuritaire au Moyen-Orient.
Oman pourrait également contribuer à un éventuel fonds, compte tenu de ses liens diplomatiques et économiques historiquement étroits avec l’Iran. Cependant, alors que Mascate jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran avant la guerre, l’administration Trump le considère désormais comme un partenaire peu fiable, selon un haut responsable américain.
Un responsable américain a déclaré que les États-Unis considèrent les Omanais comme plus proches de la position iranienne, compte tenu de leur gestion des négociations précédentes. De son côté, le sultanat d’Oman maintient sa neutralité dans ce conflit, sans prendre parti ni pour l’Iran ni pour les États-Unis.
Concernant le fonds de 300 milliards de dollars, aucun mécanisme clair n’est encore défini pour sa mise en œuvre. Il fera l’objet de discussions qui se poursuivront pendant les 60 jours suivant la signature du mémorandum d’entente, selon un diplomate proche des négociations.
Ce diplomate a expliqué que le plan repose sur l’attraction d’investisseurs privés, et non de gouvernements, et qu’aucun détail n’a encore été finalisé.
L’émir du Qatar, s’exprimant aux côtés de Trump lors du sommet du G7, a déclaré que, malgré d’énormes opportunités d’investissement en Iran, la priorité était de parvenir à un accord définitif sur les questions qui restent en suspens. Il a ajouté : «Il reste encore beaucoup à faire».
Alors qu’elles devaient marquer la première étape concrète de mise en œuvre de l’accord conclu cette semaine entre Washington et Téhéran, les négociations prévues ce 19 juin en Suisse ont finalement été reportées, a annoncé le ministère suisse des Affaires étrangères.
Pourtant, jeudi 19 courant, Berne affirmait que la rencontre devait réunir les délégations américaine et iranienne, ainsi que les médiateurs qataris et pakistanais, afin d’engager les discussions techniques destinées à appliquer le protocole d’accord conclu entre les deux pays. Le ministère suisse indiquait alors qu’« à l’heure actuelle » les préparatifs se poursuivaient normalement. Mais la situation a changé en quelques heures.
En effet, la Maison-Blanche a indiqué, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le vice-président américain J.D. Vance renonçait à son déplacement en Suisse, entraînant de facto l’annulation de la réunion. Le ministère suisse des Affaires étrangères a ensuite confirmé que les discussions n’auraient pas lieu à la date annoncée, sans fournir de précisions sur un éventuel nouveau calendrier.
Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été annoncée. Washington affirme rester prêt à entamer les discussions techniques dès que les conditions politiques et logistiques le permettront. Tandis que la Suisse maintient sa disponibilité pour accueillir les futures négociations.
Selon plusieurs sources diplomatiques, Téhéran souhaitait d’abord obtenir des signes concrets de la mise en œuvre par Washington des engagements pris dans le cadre de l’accord intérimaire avant d’envoyer officiellement ses négociateurs en Suisse.
Ces négociations devaient constituer la première phase d’application de l’accord conclu il y a quelques jours entre les présidents Donald Trump et Massoud Pezechkian. Le texte prévoit notamment la prolongation du cessez-le-feu pour une période de soixante jours, l’ouverture de discussions sur le programme nucléaire iranien ainsi qu’un allégement progressif des sanctions visant l’économie iranienne.
Après plusieurs campagnes similaires menées ces dernières années, la Tunisie poursuit sa stratégie de promotion auprès du marché touristique chinois. Du 12 au 19 juin 2026, un groupe de journalistes et de créateurs de contenu chinois effectue une tournée à travers plusieurs régions du pays dans le cadre d’une campagne organisée par le bureau de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en Chine.
Selon les informations publiées par l’agence TAP, la délégation comprend des représentants d’un important groupe médiatique spécialisé dans la promotion des hôtels et des destinations de voyage, ainsi qu’une influenceuse chinoise spécialisée dans les contenus consacrés au tourisme familial et au mode de vie. Grâce à leur présence sur les principales plateformes numériques chinoises, ces créateurs de contenu sont susceptibles d’atteindre des millions d’internautes.
L’objectif de cette opération est de renforcer la visibilité de la destination Tunisie sur un marché considéré comme stratégique par les autorités touristiques. Les voyageurs chinois s’appuient de plus en plus sur les recommandations d’influenceurs et les expériences relayées sur les réseaux sociaux pour choisir leurs destinations à l’étranger.
Un parcours à travers les atouts touristiques du pays
Le programme de la visite comprend plusieurs étapes à Tunis, Nabeul, Hammamet, Kairouan, El Jem et Sousse. Les participants sont invités à découvrir aussi bien les sites archéologiques et historiques que les stations balnéaires, les établissements hôteliers, les maisons d’hôtes et les activités culturelles proposées aux visiteurs.
Cette immersion doit donner lieu à la production de reportages, de vidéos et de contenus interactifs mettant en valeur le patrimoine tunisien, les paysages naturels, les traditions locales ainsi que la gastronomie nationale. Les publications seront diffusées sur des plateformes majeures du web chinois, notamment WeChat, Weibo, Douyin et Xiaohongshu.
Un marché en progression, mais freiné par l’absence de vol direct
La Chine représente un marché encore modeste pour le tourisme tunisien, mais dont la croissance se confirme. Selon les données communiquées par l’ONTT, la Tunisie a accueilli près de 28 000 touristes chinois en 2025, soit une hausse de 19,3 % par rapport à 2024. Au cours du premier trimestre 2026, les arrivées en provenance de Chine ont encore progressé de 8,7 %.
Les responsables du secteur estiment que la destination dispose de nombreux atouts pour séduire cette clientèle, notamment son patrimoine historique, ses sites classés, son offre de bien-être et l’exemption de visa accordée aux ressortissants chinois. Mais ce potentiel reste structurellement limité par l’absence de liaison aérienne directe entre Tunis et Pékin : les voyageurs chinois doivent aujourd’hui transiter par des hubs au Moyen-Orient, en Turquie ou en Égypte, un point que les représentants de l’ONTT à Pékin soulèvent régulièrement comme le principal frein au développement du marché.
Une visibilité importante, mais un impact encore à mesurer
Si cette nouvelle tournée s’inscrit dans une stratégie de promotion déjà engagée depuis plusieurs années, son impact réel reste encore difficile à évaluer. Les noms des influenceurs mobilisés, les liens vers leurs comptes et les audiences générées par les premiers contenus n’ont pas été rendus publics.
Dans un environnement où les décisions de voyage sont fortement influencées par les réseaux sociaux, les retombées de l’opération dépendront avant tout de la visibilité obtenue sur les plateformes chinoises et de sa capacité à transformer cette exposition numérique en réservations touristiques concrètes.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.
Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.
Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.
Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.
Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.
Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.
Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.
Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»
Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»
Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»
Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.
Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.
EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.
L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.
EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.
Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.
Les États-Unis et l’Iran ont dévoilé les grandes lignes d’un protocole d’accord en 14 points destiné à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le dossier nucléaire. Le texte prévoit une cessation immédiate des opérations militaires, un encadrement strict des discussions sur le nucléaire iranien et un allègement progressif des sanctions américaines. Les deux pays s’engagent également à respecter leurs souverainetés respectives et à éviter toute nouvelle escalade.
Un cessez-le-feu et une reprise du dialogue sous 60 jours
Le protocole d’accord prévoit en premier lieu l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires entre les deux pays, y compris sur les théâtres régionaux impliquant leurs alliés. Washington et Téhéran s’engagent à ne pas recourir à la force et à respecter l’intégrité territoriale de l’autre partie.
Le texte fixe également un calendrier serré : les deux pays doivent parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours, avec la possibilité d’une prolongation si les négociations l’exigent.
Le nucléaire iranien au cœur du dispositif
Le dossier nucléaire constitue l’un des axes centraux de l’accord. L’Iran réaffirme son engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Le protocole prévoit le traitement des stocks d’uranium enrichi sous supervision internationale, notamment via des mécanismes de dilution encadrés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
En parallèle, les deux parties devront définir les modalités techniques d’un futur accord global sur le programme nucléaire iranien, incluant les besoins énergétiques civils de Téhéran.
Levée progressive des sanctions
En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lever progressivement leurs sanctions, à commencer par les restrictions liées aux exportations pétrolières et aux transactions financières.
Le texte prévoit également le dégel des avoirs iraniens et la mise en place de dérogations temporaires pour permettre la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur énergétique.
Le protocole évoque par ailleurs un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran, estimé à au moins 300 milliards de dollars, impliquant les États-Unis et leurs partenaires régionaux.
Sur le plan stratégique, un dispositif de suivi sera mis en place pour encadrer l’application de l’accord et garantir le respect des engagements pris par les deux parties.
Un accord encore provisoire
En attendant la conclusion d’un accord définitif, les deux pays s’engagent à maintenir le statu quo : absence de nouvelles sanctions américaines et gel de toute avancée majeure du programme nucléaire iranien.
L’ensemble du dispositif devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU une fois l’accord final formalisé.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 juin, la première présidée par son nouveau président, Kevin Warsh. Cette décision, largement anticipée par les marchés, intervient dans un contexte marqué par une inflation persistante et des incertitudes liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient.
Le Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) a adopté cette décision à l’unanimité, signant ainsi un quatrième maintien consécutif des taux. Toutefois, le message envoyé par la banque centrale a été perçu comme plus restrictif qu’attendu. Les nouvelles projections publiées à l’issue de la réunion montrent qu’une part importante des responsables monétaires envisage désormais une hausse des taux d’ici la fin de l’année si les pressions inflationnistes persistent.
Pour sa première conférence de presse à la tête de la Fed, Kevin Warsh a insisté sur la nécessité de restaurer pleinement la stabilité des prix et sa volonté de rompre avec les pratiques de communication de ses prédécesseurs. A cette occasion, il a présenté un communiqué plus court et moins orienté vers des indications de politique monétaire future, estimant que les prévisions à long terme sont moins pertinentes dans l’environnement actuel.
La Banque centrale américaine assure que l’économie américaine continuait de croître à un rythme solide malgré un climat d’incertitude élevé, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient. Elle reconnaît cependant que l’inflation demeure supérieure à son objectif de 2 %, ce qui justifie le maintien d’une politique monétaire restrictive…
Cette orientation plus ferme a provoqué des réactions mitigées sur les marchés financiers. Les principaux indices boursiers américains ont reculé après l’annonce de la Fed. Tandis que les rendements obligataires ont progressé, reflétant les nouvelles attentes concernant l’évolution des taux d’intérêt.
Nouveau mode de communication
Kevin Warsh a également annoncé le lancement d’un vaste examen du fonctionnement de la Banque centrale, portant notamment sur sa stratégie de communication, ses outils d’analyse économique et son cadre de lutte contre l’inflation. Cette initiative marque le début d’une nouvelle phase pour l’institution monétaire américaine, avec une volonté affichée de simplifier son fonctionnement et de renforcer sa crédibilité dans la lutte contre la hausse des prix.
Pour l’heure, la Fed privilégie donc l’attentisme. Mais le message adressé aux marchés est clair : tant que l’inflation restera durablement au-dessus de son objectif, aucune baisse des taux n’est à l’ordre du jour, et un nouveau durcissement monétaire ne peut être exclu.
Après plus de 100 jours de conflit, l’Unicef vient de publier ce chiffre qui fait froid dans le dos : 247 enfants ont été tués et 992 blessés depuis le 2 mars dernier. En moyenne, cela représente 12 enfants tués…
Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.
Imed Bahri
Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ?
À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.
Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.
Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.
Un important arsenal iranien
Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.
Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.
Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?
La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.
Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.
Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.
Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.
Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.
Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.
Un véritable casse-tête
La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.
Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.
Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.
C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.
Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.
La Tunisie participe au salon international VivaTech, qui se tient à Paris du 17 au 20 juin 2026, avec un pavillon national organisé par le Centre de Promotion des Exportations ( CEPEX), en collaboration avec le Ministère des Technologies de la Communication, l’Ambassade de Tunisie en France et la Caisse des Dépôts et Consignations Tunisie.
Le pavillon tunisien accueille de nombreuses entreprises et startups spécialisées dans l’intelligence artificielle, la robotique, les technologies vertes, les technologies financières (FinTech), les technologies profondes (DeepTech), les chaînes de logistiques, le conseil, l’agroalimentaire, l’agriculture, la santé et la santé numérique.
Inaugurant le pavillon tunisien, en présence de M. Mourad Ben Hassine, PDG du CEPEX, et de Mme Nejia Gharbi, Directrice Générale de la Caisse des Dépits et Consignation, M. Dhia KHALED, Ambassadeur de Tunisie en France, a souligné le rôle central des startups tunisiennes dans le développement de l’économie numérique dans notre pays, ainsi que dans le renforcement de la coopération économique et technologique entre la Tunisie et la France.
La participation de la Tunisie à VivaTech, l’un des principaux rendez-vous internationaux dédiés aux startups, aux technologies numériques et à l’innovation, constitue une opportunité pour initier de nouveaux partenariats stratégiques, promouvoir notre pays comme destination attractive pour les investissements technologiques et numériques, et renforcer la présence des entreprises tunisiennes — y compris les startups — sur les marchés internationaux.