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Vers une forte baisse des réserves européennes de diesel

21. Juli 2026 um 10:55

Le marché européen du diesel pourrait connaître de nouvelles tensions dans les prochains mois. Morgan Stanley estime que les stocks devraient tomber à leur plus bas niveau pour cette période de l’année depuis 2015, sous l’effet des perturbations au Moyen-Orient, des restrictions russes sur les exportations de carburants et d’un manque de capacités de raffinage.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent un resserrement marqué de l’offre de diesel en Europe d’ici à la fin de l’année. D’après leur modèle d’offre et de demande, les stocks européens devraient reculer progressivement à partir du mois d’août pour atteindre environ 299 millions de barils en novembre, leur niveau le plus bas pour cette période de l’année depuis l’année 2015.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, les analystes estiment que le principal problème ne réside plus dans la disponibilité du pétrole brut, mais dans les capacités de raffinage. « Le véritable goulot d’étranglement du système pétrolier est aujourd’hui le raffinage, davantage que le pétrole brut », souligne Morgan Stanley.

La banque identifie plusieurs éléments qui contribuent au resserrement du marché : les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à la suite des tensions entre les États-Unis et l’Iran; les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes; l’interdiction des exportations de diesel imposée par la Russie; et le ralentissement de l’activité des raffineries chinoises, qui réduit l’offre disponible sur le marché mondial.

L’Europe particulièrement vulnérable

Le diesel demeure le carburant de référence pour le transport routier, l’agriculture, les engins de chantier et une partie de l’industrie européenne. Toute nouvelle contraction de l’offre pourrait donc entraîner une hausse des coûts de transport, renchérir les prix des marchandises et alimenter les pressions inflationnistes dans plusieurs secteurs de l’économie.

Les tensions se reflètent déjà sur les marchés. Les contrats européens sur le diesel ont progressé jusqu’à atteindre 1 219,5 dollars la tonne, leur plus haut niveau depuis le mois de mai. Tandis que le Brent est repassé au-dessus des 90 dollars le baril, porté par les risques géopolitiques au Moyen-Orient.

Appel à la prudence

Malgré ces perspectives de pénurie, Morgan Stanley estime que les prix intègrent déjà une grande partie des risques actuels. La banque recommande ainsi aux investisseurs de ne pas anticiper automatiquement une nouvelle flambée des cours. Tout en considérant que le marché est désormais largement valorisé au regard des tensions déjà intégrées par les opérateurs.

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La “Chine“ et le roseau

18. Juli 2026 um 09:38

Cette allusion à cette célèbre fable de La Fontaine m’a fait rappeler l’utilisation du roseau durant la guerre du Vietnam. Ce bout de bois a joué un rôle non négligeable dans cette longue guerre qui finit en faveur du peuple vietnamien : le roseau servait d’abord aux guerriers de tube respiratoire quand ils se cachaient dans les lacs et autres marais, ensuite de sarbacane pour envoyer une épine empoisonnée dans le cou d’un quelconque GI qui ne ressentait ainsi qu’une piqûre de moustique avant de rejoindre le Seigneur…

Moustique, on a retrouvé ce terme dans le libellé de ces vedettes iraniennes qui semblent en causer du tort à ces énormes masses d’acier que les USA ont envoyées dans cette région du détroit d’Ormuz ! Cette aberration géographique qui semble causer du tort à toute la planète où les fameuses sarbacanes vietnamiennes ont été remplacées par des drones et des missiles.

Ainsi, si ce roseau vietnamien a pris une retraite bien méritée dans quelque rizière paisible, il renaît sous forme électronique ! Plus besoin de souffler dans un tube de bambou : désormais un opérateur assis à plusieurs centaines de kilomètres appuie sur un bouton et envoie un moustique mécanique bourré d’électronique visiter un porte-avions valant plusieurs milliards de dollars. De ce fait, La Fontaine aurait certainement actualisé sa fable : ce n’est plus le chêne et le roseau mais le drone et le porte-avions. D’un côté, une petite machine qui coûte trois fois rien, de l’autre un monstre flottant dont le prix ferait pâlir plusieurs ministères des finances réunis. Et pourtant, comme dans toutes les bonnes histoires, le petit s’obstine à venir chatouiller le grand.

La technologie a changé de bord

Autour du détroit d’Ormuz, les amiraux scrutent leurs écrans radar comme autrefois les guetteurs scrutaient l’horizon depuis les murailles des châteaux forts. La technologie a changé de bord, les angoisses demeurent et les medias continuent de débiter tout et n’importe quoi.

Pendant ce temps-là :

  • Les ingénieurs iraniens fabriquent des missiles toujours plus sophistiqués – ces roseaux technologiques – tandis que les comptables euro-israéliens calculent le prix de chaque frappe ou interception ;
  • Le reste du monde observe avec l’inquiétude du passager assis au milieu d’un autobus dont le chauffeur et le contrôleur discutent de la meilleure façon de manipuler des bâtons de dynamite.

Cette mince bande d’eau de 30 miles de large est devenue une sorte de robinet énergétique mondial : quand quelqu’un menace de le fermer, même légèrement, les marchés pétroliers attrapent immédiatement la fièvre ; car si les anciens utilisaient le roseau pour respirer sous l’eau, aujourd’hui la planète entière semble respirer à travers le détroit d’Ormuz. Comme quoi, du Vietnam au Moyen-Orient, le roseau n’a peut-être jamais cessé de raconter la même histoire : celle des petites choses qui compliquent singulièrement la vie des grandes puissances.

Le plus étonnant dans cette affaire n’est peut-être pas la qualité et la puissance constatée des missiles iraniens, mais l’impuissance des experts. Depuis des décennies, des armées de spécialistes, d’analystes, de consultants et d’agents secrets auscultent la planète et surtout la région avec des satellites capables de lire la marque d’une cigarette à dix mille kilomètres de distance. Pourtant, à chaque crise, ils semblent découvrir que l’Iran n’est pas seulement un sujet de conférence universitaire sur les méfaits des mollahs barbus et de ce qu’ils font subir aux pauvres femmes soumises et burkatisées, mais surtout un pays d’ingénieurs, d’usines, de chercheurs et des tunnels indétectables.

Alors qu’à quelques centaines de kilomètres de là on découvre des chênes creux plantés sur du sable, les émirats du golfe, ces états bidons pleins de pétrole et de gaz, qui sont aussi fragiles que ces décors hollywoodiens aussi provisoires que la durée de tournage du film auxquels ils se réfèrent car le désert reste le désert, et malgré tout l’argent qui y a été investi, il suffit qu’une station de dessalement éternue pour que les mirages redeviennent de vrais mirages.

Quand la forteresse présente des fissures

Israël, de son côté, découvre une vérité que toutes les puissances finissent par apprendre un jour : les amis sont souvent nombreux lorsque tout va bien. Pendant des décennies, le soutien occidental paraissait aussi solide que les murailles de Jéricho avant les trompettes. Aujourd’hui, les critiques se multiplient, les soutiens hésitent, les opinions publiques grondent et les certitudes s’effritent. Le pays reste peut-être encore puissant, mais l’image de forteresse inexpugnable commence à présenter quelques fissures visibles même sans jumelles, et le monde le prend de plus en plus en pâle estime… Et si on se réfère à la fable de La Fontaine, le chêne israélien ne craint plus seulement les tempêtes itératives ; mais aussi les effets destructeurs des racines souterraines des roseaux qui poussent autour de lui.

Et puis il y a la pauvre Europe qui a échoué partout et particulièrement en Ukraine où elle s’est engagée dans une partie d’échecs dont elle ne possède ni les pièces principales ni même parfois l’échiquier. Cette vieille tante respectable qui possède encore une belle argenterie mais qui n’arrive plus à ouvrir seule le couvercle du bocal. Elle rédige des communiqués admirables, convoque des sommets extraordinaires, exprime sa profonde préoccupation avec un talent inégalé, mais regarde ensuite les autres décider du menu. Jadis centre du monde, elle ressemble parfois à un chroniqueur sportif commentant un match auquel il n’est plus invité.

Quant à Donald Trump, il faut lui reconnaître une certaine cohérence. Depuis toujours, il considère les alliances comme un promoteur immobilier considère ses contrats : tant que cela rapporte, on signe ; quand cela coûte trop cher, on renégocie. Le problème pour les alliés historiques des États-Unis est qu’ils découvrent que le shérif n’a plus forcément envie de patrouiller gratuitement dans toute la ville. Et voilà qu’en face surgissent d’autres cow-boys aussi rapides à dégainer. La surprise n’est peut-être pas qu’ils existent, la surprise est que certains aient cru qu’ils n’existeraient jamais. Et Trump n’oublie pas de rappeler à qui veut bien l’entendre que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de la planète vivait sous le grand parapluie américain. Pendant soixante-dix ans, les alliés ont cru que le parapluie américain était un bien public. Trump leur rappelle qu’il s’agissait d’une location avec option d’achat et regarde le ciel, et demande aux passagers s’ils ne pourraient pas acheter leur propre parapluie. L’inquiétude qui saisit alors certaines capitales rappelle celle des enfants découvrant soudain qu’un parapluie coûte cher même très cher.

Et en Chine dans tout cela ?

Et pendant que tout ce beau monde s’observe, se menace, se rassure et s’inquiète, un spectateur semble prendre des notes avec application. À Pékin, on regarde et on copie avec application les porte-avions, les drones, on analyse les sanctions, on évite les crises diplomatiques et les factures astronomiques. On écoute les discours des uns, les menaces des autres, puis on construit vite et bien des usines, des ports, des lignes ferroviaires et des centrales électriques. Tout ou presque devient « made in China ».

Alors pour conclure, on peut se demander si la question n’est donc peut-être pas de savoir qui remportera la prochaine manche au Moyen-Orient, la véritable question est ailleurs :

  • Pendant que les cow-boys se défient au soleil couchant, qui est en train d’acheter le ranch ?
  • Pendant que les autres comptent leurs missiles, qui compte les brevets ?
  • Pendant que les empires discutent de leurs frontières, qui construit les routes commerciales du siècle prochain ?

Et si le roseau de demain n’était ni américain, ni européen, ni moyen-oriental, alors que pendant que tout le monde regardait le détroit d’Ormuz, le véritable courant de l’Histoire était déjà en train de s’écouler vers la mer de Chine ? Et ça, Trump en est conscient et cherche par tous les moyens à ne pas être le fossoyeur de l’Occident et de l’American dream. Ce qui expliquerait son repli stratégique voire son comportement qui en inquiète plus d’un.

Dieu seul sait !

Ibstisem

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L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

17. Juli 2026 um 08:44

L’Iran a demandé aux rebelles houthis du Yémen de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, principale porte d’entrée de la mer Rouge, si les États-Unis frappaient les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision ouvrirait un second front maritime après les tensions dans le détroit d’Ormuz, faisant peser une menace majeure sur les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchandises.

L’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis venaient à cibler ses infrastructures énergétiques. C’est ce que révèlent plusieurs sources proches du dossier citées par Capital jeudi 16 juillet. Le message aurait été transmis ces derniers jours aux dirigeants houthis, dans un contexte d’intensification des tensions militaires entre Washington et Téhéran.

Après les perturbations qui affectent déjà le détroit d’Ormuz, l’éventuelle fermeture de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace pour le commerce mondial. Ce passage maritime, situé entre le Yémen et la Corne de l’Afrique, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue un axe vital pour les échanges entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient via le canal de Suez.

Environ 7 % des flux mondiaux d’énergie transitent par ce corridor maritime, dont une part importante des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe.

Les Houthis auraient renforcé leur dispositif militaire

Selon les mêmes sources, les Houthis auraient déjà déployé des missiles, des drones et d’autres moyens militaires à proximité du détroit afin de pouvoir viser rapidement la navigation commerciale si l’ordre leur était donné. La décision finale reviendrait toutefois aux autorités iraniennes, notamment aux Gardiens de la révolution présents au Yémen, qui coordonnent les relations avec le mouvement rebelle.

L’ouverture d’un second front maritime, en complément des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentuerait les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés redoutent notamment une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient, susceptible d’entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des coûts du transport maritime…

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Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril

14. Juli 2026 um 08:11

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin du 14 juillet 2026 après que Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, à hauteur de 20 % sur toutes les marchandises transportées.

Le blocus des ports iraniens a également repris. Cela a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations des approvisionnements mondiaux en brut.

 

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

 

Washington rejette les droits iraniens

Les États-Unis ont rejeté les projets iraniens de percevoir des droits sur les navires transitant par le détroit, jugés illégaux en vertu du droit international. Mais plutôt que d’appeler au retour du détroit à son statut d’avant-guerre, en tant que voie d’eau internationale sans droits, Trump a affirmé que les navires commerciaux tentant le transit doivent désormais verser de l’argent de protection aux États-Unis.

L’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI), qui régule le transport maritime, a déclaré qu’elle s’oppose fermement à la perception de frais pour le passage par les détroits utilisés pour la navigation internationale. Il n’existe effectivement aucun fondement juridique permettant d’introduire des droits obligatoires pour le simple transit par un détroit.

 

Lire également : L’OMI rejette les revendications de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

 

Les marchés réagissent

En réaction, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en septembre, a grimpé à 84,84 dollars, prolongeant ses gains après avoir bondi de 9,6 % lors de la séance précédente. A la rédaction de ces lignes, il a même dépassé les 85 dollars. La possibilité que le régime iranien se retire du mémorandum d’accord jusqu’après les élections de mi-mandat aux États-Unis a également augmenté, un scénario qui verrait très probablement des prix du pétrole plus élevés plus longtemps.

Ce qui se passe n’est pas une bonne nouvelle pour nos finances publiques. L’impact est direct puisque l’Etat a choisi d’absorber le choc de prix en gardant les prix à la pompe stables d’une part, et en préservant le prix de l’électricité. Ce n’est pas rien, surtout avec cette canicule qui coïncide avec le pic de la consommation. Certes, il y aura des arbitrages à faire et c’est certainement l’investissement public qui en paiera la facture en premier lieu. Pour les entreprises, elles seront certainement rattrapées par l’inflation importée et par les coûts de transport qui ont flambé.

L’économie mondiale a besoin de voir ce conflit prendre fin, car, autrement, il ne faut pas s’offusquer de voir le FMI procéder à une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives de croissance en octobre prochain.

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