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Tunisie | Mourad Zeghidi en grève de la faim

04. Juni 2026 um 22:57

Le journaliste Mourad Zeghidi a décidé d’entamer une grève de la faim afin de protester contre son maintien en détention et ce qu’il qualifie « d’acharnement judiciaire » à son encontre.

C’est ce qu’a fait sa voir sa famille dans un communiqué publié dans la soirée de ce jeudi 4 juin 2026, lequel précise que la situation du journaliste franchit un palier inquiétant après une détention et des procédures qui durent depuis plus de deux ans.

Mourad Zeghidi a choisi de recourir à la grève de la faim et sa famille décrit une décision « douloureuse et lourde de conséquences », tout en exprimant son angoisse face aux répercussions physiques et psychologiques de ce choix redoutant ainsi une dégradation rapide de son état de santé général.

« Nous lançons un appel urgent à toutes les personnes attachées à la justice, aux droits humains et à la liberté d’expression — journalistes, organisations de la société civile, personnalités publiques, citoyennes et citoyens — afin qu’elles se mobilisent et expriment leur solidarité avec Mourad Zeghidi », lit-on encore dans le communiqué, qui se conclut sur une demande claire : l’arrêt immédiat des procédures et la libération sans condition du journaliste.

Y. N.

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Affaire Zied El Heni | L’audience en appel fixée

04. Juni 2026 um 19:48

La Cour d’appel de Tunis a fixé la date du procès en appel du journaliste Zied El Heni, qui comparaîtra devant sa 17ème chambre criminelle.

C’est ce qu’a annoncé le comité de soutien du journaliste, en précisant que l’examen en appel a été fixé pour le vendredi 12 juin 2026. Les poursuites reposent sur des accusations « d’atteinte à autrui à travers les réseaux publics de communication ».

Pour rappel, Zied El Heni avait été condamné en première instance à une peine d’un an de prison ferme. Selon son comité de soutien, l’origine de cette affaire remonte à des déclarations publiques dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier de son confrère, le journaliste Khalifa Guesmi.

Y. N.

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Cour d’appel | La demande de libération du rappeur Samara rejetée

04. Juni 2026 um 19:13

La Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi 3 juin 2026, la demande de mise en liberté provisoire déposée par la défense du rappeur Samara.

La justice a également décidé de le renvoyer, aux côtés d’autres co-accusés, devant une juridiction criminelle pour y être jugés pour constitution d’une entente en vue de faire le trafic de stupéfiants ainsi que le blanchiment d’argent.

Pour rappel, cette affaire a éclaté fin janvier 2025 après l’arrestation des accusés en flagrant délit par les unités de la Garde nationale de la région de Laouina dans le cadre d’une enquête pour consommation et trafic de drogues.

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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

04. Juni 2026 um 18:19

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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Tozeur : L’hôpital régional de Nefta ouvrira ses portes début 2027

04. Juni 2026 um 15:25

Après plusieurs années de travaux, l’hôpital régional de Nefta devrait entrer en exploitation au début de l’année 2027. Doté d’un coût de 16 millions de dinars, cet établissement vise à renforcer l’offre de soins dans le gouvernorat de Tozeur et à améliorer l’accès aux services de santé pour les habitants de la région.

Les travaux de réalisation avancent actuellement à un rythme soutenu, notamment au niveau des finitions intérieures et des raccordements aux différents réseaux publics nécessaires à l’exploitation de la structure. Selon le directeur régional de la santé à Tozeur, Abderrazek Lamouchi, la mise en service de l’établissement est prévue au début de l’année 2027, rapporte l’agence TAP.

Un investissement de 16 millions de dinars

La construction de cet hôpital a mobilisé une enveloppe de 16 millions de dinars. Ce projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les infrastructures sanitaires dans les régions de l’intérieur et à rapprocher les services de santé des citoyens.

L’établissement est appelé à jouer un rôle important dans la prise en charge médicale des habitants de Nefta et des localités avoisinantes, en réduisant la nécessité de se déplacer vers d’autres structures hospitalières pour certains soins.

Plusieurs spécialités au programme

Le nouvel hôpital comprendra plusieurs espaces et services médicaux destinés à répondre aux besoins essentiels de la population.

Parmi les infrastructures prévues figurent une salle d’attente, deux blocs opératoires ainsi que des services de gynécologie-obstétrique, de médecine générale et de pédiatrie.

Un projet attendu par les habitants de la région

Les autorités sanitaires considèrent ce projet comme un levier important pour renforcer la couverture médicale dans le gouvernorat de Tozeur.

L’objectif affiché est de garantir un meilleur accès aux soins et de rapprocher les services hospitaliers des habitants de Nefta, tout en contribuant à désengorger certaines structures de santé de la région.

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Des nutritionnistes déconseillent le croissant au petit-déjeuner

04. Juni 2026 um 13:08

Le croissant est un incontournable du petit-déjeuner pour beaucoup. Cependant, cette viennoiserie peut facilement faire augmenter le taux de glycémie dans le sang et est déconseillée, surtout pour les diabétiques. Elle est composée de farine, de lait, d’eau, de sucre, de sel et de beurre, qui sont connus pour être riches en glucides et en lipides, mais pauvres en nutriments essentiels.

Les croissants sont classés comme aliments à index glycémique élevé ; les glucides qu’ils contiennent sont digérés rapidement, ce qui entraîne une hausse rapide de la glycémie.

Certaines personnes pensent que réfrigérer une viennoiserie avant de la consommer réduit la hausse de la glycémie.

Cependant, Heewon L. Gray, diététicienne agréée et professeure adjointe à l’Université de Floride du Sud, conteste cette idée. «Lorsqu’on réfrigère du pain comme les croissants, les molécules d’amidon, notamment l’amylose, se réorganisent et cristallisent pour former une structure plus organisée», a-t-elle expliqué à Verywell Health.

Les nutritionnistes appellent ce type d(amidon «amidon résistant». Il est difficilement digestible, ne fait pas augmenter la glycémie et peut servir de nourriture aux bonnes bactéries intestinales.

Des études ont montré que réfrigérer certains aliments riches en glucides, comme le riz, peut augmenter significativement la teneur en amidon résistant, mais pour les croissants, les recherches suggèrent que la réfrigération n’apporte pas le même avantage.

Gray a expliqué : «La quantité totale d’amidon recalculé dans un croissant est limitée», ajoutant que consommer des glucides avec des repas contenant des matières grasses ou des fibres peut réduire les pics de glycémie, mais que les croissants font exception. Malgré sa teneur en matières grasses, cette viennoiserie possède un index glycémique élevé.

Pour minimiser l’impact des croissants sur la glycémie, il est recommandé de les consommer dans le cadre d’un repas équilibré et riche en nutriments essentiels.

La nutritionniste Amanda Sauceda de Californie conseille d’accompagner les croissants d’une petite quantité de protéines, comme du fromage ou des œufs.

I. B.

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130 migrants illégaux transférés à El-Amra pour être rapatriés

04. Juni 2026 um 12:43

Alors que les heurts se multiplient dans plusieurs régions de la Tunisie entre les populations locales et les migrants illégaux en provenance de l’Afrique subsaharienne, les autorités tentent de renforcer les flux inverses de rapatriement volontaire de ces derniers, avec l’aide de l’OIM.  

Ce jeudi 4 juin 2026, environ 130 migrants en situation irrégulière ont été transférés au kilomètre 21 du camp de migrants d’El-Amra, dans le gouvernorat de Sfax, en vue de leur rapatriement vers leur pays d’origine.

Ce transfert s’inscrit dans le cadre du programme de retour volontaire mis en place depuis juin 2025 pour lutter contre l’immigration irrégulière, a indiqué le superviseur général du camp à Diwan FM, en précisant qu’il s’agit d’un transfert exceptionnel, comprenant 80 migrants en situation irrégulière en provenance du point de rassemblement de Tunis et 50 autres en provenance des points de rassemblement de Sousse et de Nabeul.

Le responsable a expliqué que la procédure de rapatriement pour les personnes munies d’un passeport prend entre 24 et 48 heures, tandis que pour celles qui n’en possèdent pas, elle prend environ un à dix jours au maximum, après coordination avec leurs ambassades respectives.

Des appels ont récemment été reçus de migrants subsahariens souhaitant rentrer volontairement dans leur pays d’origine, a-t-il ajouté, en exhortant les migrants sans papiers désirant rentrer chez eux à contacter les autorités compétentes via WhatsApp au 51824889 ou par téléphone au 93769546.

Beaucoup de ces migrants survivent dans des conditions très difficiles et certains se disent victimes de violence raciste de la part de la population locale, laquelle se plaint, de son côté, d’agressions physiques de la part de certains sans papiers. Dans certains quartiers de Tunis, Sousse, Mahdia ou Sfax, où une présence massive de migrants subsahariens est constatée, les heurtes deviennent fréquents.

Il convient de souligner que plus de 4 300 migrants sans papiers ont pu rentrer dans leur pays d’origine grâce au programme de retour volontaire lancé par la Tunisie en juin 2025 pour lutter contre la migration irrégulière.

I.B.

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Tunisie | La récolte de cerises atteint 8250 tonnes à Siliana

04. Juni 2026 um 12:18

La récolte de cerises (appelées Tunisie ‘‘hab el-mlouk’’ ou fruits des rois) dans le gouvernorat de Siliana, pour la saison en cours, est estimée à 8 250 tonnes, couvrant une superficie de 785 hectares, a indiqué, ce jeudi 4 juin 2026, Khaled Badreddine de la Direction régionale du développement agricole, cité par l’agence Tap.

La commercialisation des cerises se limite au marché de gros de Bir El Kassâa et aux grandes surfaces, ce qui complexifie le processus compte tenu de l’abondance de la production, a-t-il ajouté.

Les principaux défis auxquels est confronté le secteur sont la rareté des ressources en eau, la plupart des vergers étant situés près de lacs de montagne souffrant d’un déficit pluviométrique important, notamment lors des années de sécheresse ; l’absence d’usines de transformation ; le manque de main-d’œuvre qualifiée pour la taille et la récolte ; la formation insuffisante des agriculteurs ; et l’impossibilité pour ces derniers d’installer des filets de protection contre le gel et les oiseaux, ainsi que la vulnérabilité de la production aux aléas climatiques.

La superficie totale où sont plantés 314 000 arbres se répartissent comme suit : 535 hectares dans la délégation de Makthar (soit 214 000 arbres), 114 hectares à Bargou (45 000), la même superficie à Kesra et 20 hectares à Siliana Sud (8 000).

Rappelons que ce gouvernorat assure 85 % de la production nationale de cerises.

I. B.

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États-Unis : La Tunisie exclue du nouveau réseau africain de traitement des visas

04. Juni 2026 um 11:53

L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.

Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.

La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US

Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).

Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.

Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.

Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…

Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.

Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions

Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.

S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.

Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?

Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.

Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs

La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.

Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.

Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.

Les services aux citoyens américains maintenus

L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.

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Le plan de mobilité urbaine durable du Grand Tunis confié à la JICA

04. Juni 2026 um 10:50

L’Agence d’Urbanisme du Grand Tunis (AUGT), avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), poursuit la mise en œuvre du Plan Directeur de la Mobilité Urbaine du Grand Tunis (PDMU-GT), un projet lancé en 2025 pour répondre aux défis croissants de la mobilité dans la capitale et sa périphérie.

À cette occasion, un séminaire académique consacré à la mobilité et au développement urbains s’est tenu à la Cité des Sciences de Tunis, réunissant responsables publics, universitaires et experts tunisiens et japonais. Les échanges ont porté sur les solutions de mobilité durable, la planification urbaine orientée vers les transports collectifs et l’intégration des nouvelles technologies dans la gestion des déplacements.

Le projet vise à améliorer l’accessibilité et la qualité de vie dans le Grand Tunis en s’appuyant sur des analyses des flux de déplacement, des conditions de circulation et des besoins futurs des usagers. Une enquête ménages-déplacements est actuellement menée auprès d’un échantillon représentatif des habitants des gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous et La Manouba.

Selon Jihène Ghiloufi, directrice générale par intérim de l’AUGT, les données collectées permettront d’orienter les futurs investissements vers des solutions adaptées aux enjeux de mobilité de la métropole. De son côté, Miyata Mayumi, représentante résidente de la JICA en Tunisie, a souligné l’importance du transfert d’expertise japonaise et du partage d’expériences entre spécialistes des deux pays.

Le séminaire a également été marqué par l’intervention du professeur Shinya Hanaoka, de l’Institut des Sciences de Tokyo, qui a présenté plusieurs modèles internationaux de mobilité durable et de développement urbain centré sur les transports publics.

Avec communiqué

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Bourguiba entre histoire et littérature

04. Juni 2026 um 09:23

Il y a quelques semaines, je publiais dans ces colonnes une tribune consacrée à Habib Bourguiba, à l’occasion des soixante-dix ans de l’indépendance. J’y proposais une lecture en trois images : le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, la figure mémorielle disputée. Trois prismes pour tenter de saisir un homme qui continue, un quart de siècle après sa mort, de structurer notre rapport au politique et à l’histoire. Peu après, le séminaire organisé à Beït al-Hikma autour de l’œuvre romanesque d’Amira Ghenim m’a conduit à relire cette démarche avec un regard différent, non pour la remettre en cause, mais pour en mesurer les bords, les limites, et ce qu’elle laisse nécessairement dans l’ombre.

Abdelhamid Largueche *

L’historien et le romancier ne font pas le même travail. Mais ils ne font pas non plus un travail opposé. Ils habitent deux régimes de vérité distincts, qui se complètent sans jamais se confondre.

Ce que l’histoire peut faire

Lorsque j’écrivais que les trois images de Bourguiba ne doivent pas être pensées comme des catégories séparées mais comme les dimensions d’une même réalité historique complexe, je formulais une ambition proprement historienne : tenir ensemble la grandeur et les contradictions d’un homme d’État, articuler ce qui paraît inconciliable, restituer la logique interne d’une époque sans l’anachronisme du jugement rétrospectif.

C’est le propre de la discipline. L’historien travaille sur les faits, les archives, les séries documentaires, les traces que les événements laissent dans le temps. Il cherche à comprendre comment les choses se sont passées, pourquoi elles ne pouvaient peut-être pas se passer autrement, et ce qu’elles ont produit de durable ou de fragile.

Cette démarche a une exigence : la distance. Non pas l’indifférence ; l’historien n’est pas une machine, mais le refus de se laisser emporter par l’émotion ou la mémoire au point de perdre la rigueur du regard.

C’est une force. C’est aussi une contrainte.

Ce que la littérature seule peut atteindre

Amira Ghenim, dans ‘‘Les grands hommes meurent en avril’’, ne cherche pas à établir ce qui s’est passé. Elle cherche à faire sentir comment cela a été vécu. Ce n’est pas la même chose.

Là où mes trois images de Bourguiba sont des catégories analytiques, des outils pour penser, la romancière construit une présence : multiple, contradictoire, irréductible à toute synthèse. Son Bourguiba n’est pas une thèse sur Bourguiba. Il est la façon dont Bourguiba a traversé les corps, les silences, les mémoires intimes des gens qui l’ont côtoyé ou subi, admiré ou redouté.

Mohamed Rajaa Farhat, de son côté, restitue dans sa pièce de théâtre ‘‘Le dernier cachot’’ une voix, celle d’un homme qui continue à se raconter lui-même dans la solitude et la défaite. Ce Bourguiba-là n’est pas un objet d’analyse. Il est un sujet qui résiste à la réduction, qui affirme encore son «je» quand tout le reste lui a été retiré.

Ces deux œuvres ne viennent pas corriger ou compléter ce que l’historien aurait mal fait. Elles font autre chose. Elles donnent accès à une dimension de l’expérience historique que l’archive ne contient pas : l’intériorité des êtres, la texture émotionnelle du temps vécu, les contradictions que les hommes portent sans les résoudre.

Là où l’histoire reconstitue les structures, la littérature habite les failles.

Un dialogue sans hiérarchie

Ce que le séminaire de Beït al-Hikma a mis en lumière, et ce que la confrontation entre ma tribune d’historien et ces deux œuvres littéraires permet de formuler clairement, c’est ceci : nous n’avons pas à choisir entre l’histoire et la littérature pour comprendre Bourguiba, ni pour comprendre ce que la Tunisie fait de son passé.

Ces deux formes de connaissance ne sont pas en concurrence. Elles ne se valident pas non plus mutuellement, comme si l’une avait besoin de l’autre pour être légitime. Elles sont simplement différentes, et cette différence est précieuse.

L’historien pose la question : que s’est-il réellement passé, et selon quelle logique ?

Le romancier pose une autre question : comment cela a-t-il été vécu, et que reste-t-il de cette expérience dans les mémoires et dans les corps ?

Ces deux questions méritent d’être posées ensemble. Non pas pour les fondre en une réponse unique, mais parce que chacune éclaire ce que l’autre ne peut pas voir.

Il y a dans cette complémentarité quelque chose qui dépasse le seul cas Bourguiba. C’est une manière de concevoir la connaissance du passé : non pas comme un domaine réservé à une seule discipline, mais comme un espace partagé où les savoirs se croisent sans se dominer.

La mémoire comme chantier commun

À soixante-dix ans de l’indépendance, la Tunisie n’a pas fini de lire son propre passé. La figure de Bourguiba en est le signe le plus visible : elle continue de susciter des débats, des œuvres, des prises de position, des controverses. Elle est vivante, au sens fort, c’est-à-dire encore capable de déranger, d’interroger, de diviser.

C’est une chance, non un problème.

Une société qui ne discute plus ses origines, qui a figé son récit fondateur en monument intouchable, a cessé de se penser elle-même.

La Tunisie contemporaine, en relisant Bourguiba à travers l’histoire académique, le théâtre, le roman, le débat public, montre qu’elle est encore en mesure de s’interroger sur ce qu’elle a été, et donc sur ce qu’elle veut devenir.

Dans ce chantier collectif, l’historien et le romancier ont chacun leur place. Non pas l’un au-dessus de l’autre, ni l’un à la suite de l’autre, mais côte à côte, chacun portant la partie de la vérité que l’autre ne peut pas atteindre seul.

C’est peut-être cela, en définitive, la leçon la plus durable de ce moment intellectuel que nous traversons : apprendre à travailler ensemble, sans effacement ni rivalité, dans le respect de ce que chaque forme de connaissance peut et ne peut pas faire.

Bourguiba nous y invite, malgré lui, lui qui avait si peu le goût du partage.

* Historien.

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Etats-Unis : 20 centres de traitement de visa en Afrique, mais sans la Tunisie

04. Juni 2026 um 09:58

Les États-Unis ont engagé une réorganisation majeure de leur dispositif consulaire en Afrique, en décidant de réduire le nombre de leurs ambassades et consulats habilités à traiter les demandes de visa d’environ 50 à seulement 20 centres régionaux.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie visant à centraliser les services de visa dans un nombre limité de pays. Et ce, afin d’améliorer l’efficacité administrative et de renforcer le contrôle des flux migratoires, indiquent plusieurs sources diplomatiques et médiatiques.

Parmi les centres retenus figurent notamment Abidjan en Côte d’Ivoire, Accra au Ghana et Lomé au Togo, qui conserveront un rôle de hubs régionaux pour le traitement des demandes de visa américain en Afrique de l’Ouest.

En revanche, la nouvelle liste révèle l’exclusion de plusieurs pays du dispositif de traitement des visas, dont la Tunisie, l’Algérie et le Maroc entre autres… La question est de savoir si les ressortissants maghrébins doivent se déplacer vers d’autres pays pour déposer leurs dossiers de demande de visa…

Washington précise toutefois que ses représentations diplomatiques continueront d’assurer les services consulaires essentiels, notamment l’assistance d’urgence et la protection des citoyens américains, même dans les pays ne disposant plus de services de traitement des visas.

Cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de restructuration du réseau consulaire américain en Afrique, reflétant une volonté de rationalisation et d’adaptation des priorités diplomatiques et migratoires des États-Unis sur le continent.

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PGH : résilience, transition énergétique et création de valeur, les trois piliers d’un succès tunisien

04. Juni 2026 um 08:58

« L’année 2025 ne se résume pas à une simple succession de chiffres, mais constitue un véritable succès de résilience collective pour Poulina Group Holding (PGH) ».

 

Dans un contexte économique complexe, le Groupe a maintenu le cap et démontré sa solidité opérationnelle. Les produits d’exploitation de PGH ont atteint 3 569 millions de dinars, en progression de 3 %. Tandis que le résultat net consolidé s’est envolé à 204,9 millions de dinars. Soit une hausse spectaculaire de 26,4 %. Cette performance témoigne d’une stricte discipline pour les coûts et d’une optimisation continue des processus.

 

Une structure financière maîtrisée

Malgré des investissements d’envergure, PGH conserve une situation financière équilibrée. Les dettes brutes se sont établies à 2 303 millions de dinars, un niveau stable. Le gearing (rapport dettes nettes sur fonds propres) est de 1,28x, parfaitement contrôlé.

Par ailleurs, le besoin en fonds de roulement diminue continuellement pour s’établir à 894 millions de dinars. Soit une réduction de six jours de chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente, grâce à une baisse des niveaux de stocks.

 

Des métiers diversifiés et une performance à l’export

PGH déploie ses activités sur huit secteurs complémentaires. L’agroalimentaire constitue le premier métier avec 42 % des revenus, suivi par l’intégration avicole (27,6 %), le commerce et services (9,6 %), la transformation d’acier (6,2 %) et les matériaux de construction (6,1 %). Le chiffre d’affaires local représente 90 % du total, mais l’export progresse à 344 millions de dinars. Cinq filiales concentrent à elles seules 82 % des revenus à l’export : MEDOIL, MBG, PAF, EL MAZRAA et PROINJECT.

 

Des actionnaires généreusement récompensés

La performance exceptionnelle du Groupe profite largement à ses actionnaires. Le dividende par action atteint 0,670 dinar, en hausse de 48,9 % par rapport à l’exercice précédent.

De plus, PGH procède à une augmentation de capital par incorporation de réserves, attribuant une action gratuite pour vingt actions possédées.

Le cours de l’action évolue favorablement, avec un plus haut à 28,500 dinars en 2026 et une capitalisation boursière de 5 130 millions de dinars.

 

Des acquisitions stratégiques pour l’avenir

Deux mouvements majeurs structurent la stratégie de développement du Groupe. D’une part, l’acquisition de 45,5 % du groupe JMH, représentant 29,8 % de SAH Lilas, consolide les fondamentaux de PGH dans les produits de grande consommation. D’autre part, le lancement d’un processus préparatoire de spin-off des activités agroalimentaires permettra à ce secteur d’évoluer de manière autonome.

 

La transition énergétique, priorité absolue

L’année 2025 a vu le déploiement massif d’installations photovoltaïques sur l’ensemble des sites de production. Ce choix stratégique vise à sécuriser durablement les coûts d’exploitation et à réduire l’empreinte carbone du Groupe. Actuellement, 43 sites sont équipés pour une puissance de 17 MWe, avec un objectif de 66,5 MWe à l’horizon 2030.

Par ailleurs, neuf unités de cogénération totalisent 38,5 MWe, devant atteindre 49,5 MWe d’ici 2030. Les résultats sont déjà au rendez-vous : économie d’énergie de 35 000 Tep par an, soit une progression de 96 %, et évitement de 87 000 tonnes de CO₂ par an, en hausse de 95 %. Un projet pilote innovant associe panneaux solaires et stockage par batteries pour garantir une alimentation stable et ininterrompue, même en l’absence d’ensoleillement.

 

Une gestion exemplaire de l’eau et des déchets

Dans le domaine hydrique, PGH a traité un million de mètres cubes d’eau en 2025, soit une augmentation de 85 %. Le taux de réutilisation atteint 72 %, dépassant largement l’objectif national fixé à 50 %. Côté déchets solides, 95 % sont recyclés et traités, seuls 5 % étant dirigés vers la décharge publique. Les filiales du secteur emballage consacrent 16 millions de dinars à l’achat de déchets, transformant ainsi les déchets en ressources utiles.

 

Un volet social et sociétal ambitieux

Poulina Group Holding place l’humain au cœur de sa stratégie. L’effectif compte 30 % de femmes, 4 000 contrats ont été convertis en CDI et 1 800 sous-traitants sont intégrés durablement. La qualité de vie au travail bénéficie de 24 millions de dinars d’investissements dédiés à l’environnement et à la sécurité, soit 11,5 % des investissements matériels du Groupe.

La sécurité au travail progresse également : 3,7 millions de dinars investis dans la prévention et la protection, et le nombre de jours perdus suite à des accidents diminue de 9 %.

Enfin, 580 000 dinars sont investis dans des actions de promotion de l’éducation, d’aide sociale et de dons.

 

Une gouvernance renforcée et transparente

Le Groupe a procédé à une refonte complète du modèle fonctionnel de l’audit, désormais organisé en structure transverse centralisée, gage d’efficacité accrue et d’homogénéisation des contrôles. La gestion des risques intègre désormais les enjeux liés au changement climatique.

Sur le plan éthique, PGH s’appuie sur une charte de l’employé stricte et un département de contrôle des achats.

Le Groupe renforce par ailleurs son impact économique durable en portant à 42 % la part de ses achats auprès des PME. Enfin, un dialogue continu avec les collaborateurs, structuré par des réunions hebdomadaires rigoureuses avec les commissaires aux comptes, guide les décisions stratégiques.

 

Des perspectives de croissance solides jusqu’en 2028

Le plan d’investissement 2026-2028 prévoit une moyenne de 336 millions de dinars par an, contre 195 millions par an sur la période 2016-2025. Les secteurs prioritaires sont l’agroalimentaire, l’avicole, l’emballage, ainsi que les projets photovoltaïques et les nouveaux projets comme polyphos.

Le business plan anticipe une progression moyenne annuelle de 4,6 % des revenus, qui atteindraient 4 079 millions de dinars en 2028. La marge brute passerait à 1 537 millions de dinars (+4,9 % par an) et l’EBITDA à 729 millions de dinars (+5,1 % par an).

Ces perspectives confirment la capacité de PGH à conjuguer performance financière, création de valeur actionnariale et responsabilité sociétale.

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Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?

04. Juni 2026 um 08:50

Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande. 

Imed Bahri

Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.

«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.

Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.

Courriels d’hameçonnage et messages frauduleux

Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.

Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.

Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.

«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».

Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.

«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.

Un jeu du chat et de la souris sans fin

Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.

Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.

«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.

L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.

L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».

L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.

Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.

Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.

Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.

Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».

Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.

À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.

Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.

Une considérable capacité d’innovation

L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.

Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.

Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.

Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.

Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.

Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.

Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.

«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».

Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.

Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».

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TAA fête ses 10 ans et les 60 ans de l’industrie automobile tunisienne

04. Juni 2026 um 07:42

Dans une ambiance électrifiée et un décor hollywoodien, la Tunisian Automotive Association (TAA) a célébré, mercredi 3 juin 2026, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis, un double anniversaire marquant : les dix ans de l’association et les soixante ans de l’industrie automobile tunisienne.

Lotfi Sahli

Placée sous le thème «60 ans d’héritage – 10 ans d’accélération», cette célébration a réuni les principaux acteurs de l’écosystème automobile national et international autour d’un hommage aux femmes et aux hommes qui ont contribué à faire de cette industrie un pilier stratégique de l’économie tunisienne et un secteur résolument tourné vers les enjeux de la mobilité de demain.

Lors de la cérémonie officielle animée par Wassim Belarbi, la présidente de la TAA, Myriam Elloumi, est revenue, dans son allocution, sur le chemin parcouru par l’association et les ambitions futures de la filière.

De l’héritage à l’accélération

    Le premier temps fort, «L’Héritage», a été marqué par la projection d’un film retraçant les grandes étapes du développement de l’industrie automobile tunisienne au cours des six dernières décennies. Entre cet acte et le suivant, la cantatrice Rawaa Ben Ammar a créé une atmosphère empreinte d’émotion en interprétant ‘‘Meguiesse’’ de Zied Gharsa, offrant au public une parenthèse artistique saluée par l’assistance.

    La cérémonie s’est poursuivie avec la séquence «Accélération», consacrée aux dix années d’existence de la TAA. Après la diffusion d’un film mettant en lumière les réalisations de l’association, le président d’honneur Nabhen Bouchaala a livré un témoignage sur les étapes clés de son développement. Un échange avec la vice-présidente Lamia Fourati a permis de revenir sur les principaux accomplissements de la TAA ainsi que sur ses projets à venir.

    Le volet «Partenaires & Distinctions» a ensuite mis à l’honneur les partenaires institutionnels et internationaux ayant accompagné la TAA dans son évolution. Plusieurs trophées de reconnaissance ont été remis à cette occasion. Ce fut un moment solennel, rendant hommage à ceux qui ont contribué à l’essor de l’industrie automobile tunisienne au cours de la dernière décennie.

    A gauche : Fatma Kolsi.

    Au moment de la remise des trophées, les personnalités distinguées se sont relayées à la tribune pour adresser quelques mots à l’assistance et témoigner de la qualité des partenariats noués avec la TAA. Parmi elles figuraient Fathi Sahlaoui, représentant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Jalel Tabib, directeur général de la Fipa, M. Felix Sarrazin, chef de projet à la GIZ, ainsi que Hildegard Müller, présidente de la VDA (Association allemande de l’industrie automobile), qui est intervenue à travers un message vidéo enregistré spécialement pour l’événement.

    Les participants ont également pu écouter les interventions de Marius Ochel, Head of Cluster International Association Partnerships Africa & India, M. Charles Aromica, directeur général de la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules), et Markus Thill, vice-président de l’AAAM (African Association of Automotive Manufacturers). Tous ont salué les avancées réalisées par la filière tunisienne, son intégration croissante dans les chaînes de valeur internationales ainsi que le rôle fédérateur joué par la TAA dans le développement de l’écosystème automobile national.

    Cette séquence de reconnaissance a été ponctuée par un intermède artistique de la cantatrice Rawaa Ben Ammar, qui a su captiver l’auditoire grâce à une prestation alliant patrimoine musical tunisien et sonorités contemporaines, contribuant à donner à la célébration une dimension à la fois institutionnelle et culturelle.

    La dernière partie de la soirée, baptisée «Le Futur», a été consacrée aux perspectives de développement du secteur. Un film prospectif a présenté les grandes transformations attendues dans les domaines de la mobilité, de l’innovation et de l’industrie automobile. Dans son discours de clôture, Mme Elloumi a souligné l’importance de poursuivre les efforts de compétitivité, d’innovation et d’intégration technologique afin de consolider la position de la Tunisie sur les chaînes de valeur mondiales.

    La cérémonie s’est achevée par un cocktail dînatoire réunissant industriels, équipementiers, investisseurs, représentants d’institutions publiques et partenaires nationaux et internationaux. Ce moment de networking a favorisé les échanges entre les figures clés du secteur et permis de célébrer, dans une ambiance conviviale, un jalon important de l’histoire de l’industrie automobile tunisienne.

    Une industrie en pleine transformation

    En marge du cocktail dînatoire, plusieurs invités m’ont confié leurs impressions sur cette célébration historique et partagé leur vision des perspectives de l’industrie automobile tunisienne.

    M. Tabib a souligné que «l’industrie automobile est aujourd’hui une véritable fierté pour la Tunisie», rappelant que les pouvoirs publics déploient d’importants efforts pour soutenir la croissance de ce secteur stratégique et renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

    De son côté, Khelil Chaïbi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), a insisté sur l’importance du cluster automobile tunisien, qu’il considère comme l’un des principaux moteurs de transformation de l’industrie nationale. Selon lui, cette dynamique constitue une opportunité majeure pour renforcer la compétitivité du tissu industriel tunisien et accélérer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

    Pour M. Bouchaala, l’industrie automobile demeure l’un des leviers de croissance les plus prometteurs pour l’économie tunisienne. Tout en affichant son optimisme quant à l’avenir du secteur, il a regretté certaines périodes de ralentissement qui ont empêché l’industrie automobile tunisienne de réaliser pleinement son potentiel de développement au cours des dernières années.

    De gauche à droite: Nabhen Bouchaala, Khelil Chaïbi et Jalel Tabib.

    Quant à Fatma Kolsi, directrice générale de la TAA, elle a estimé que l’événement représente «la consécration de l’industrie automobile tunisienne», ajoutant qu’il constitue l’aboutissement d’une vision stratégique claire menée depuis plusieurs décennies. «Cette réussite offre aujourd’hui au secteur une projection audacieuse vers l’avenir et les conditions nécessaires à un essor durable», a-t-elle déclaré.

    À travers ces témoignages, un message commun s’est dégagé : l’industrie automobile tunisienne, forte de ses soixante années d’expérience et portée par une décennie d’action structurante de la TAA, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa montée en puissance et relever les défis de la mobilité, de l’innovation et de la transition industrielle des prochaines années.

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    IA : la Banque d’Angleterre s’inquiète des survalorisations

    03. Juni 2026 um 18:28

    Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a averti que nombre d’actions dont le cours a grimpé grâce à l’engouement intense suscité par l’intelligence artificielle ne seront pas rentables à long terme.

    « Si l’on prend l’exemple d’Internet, on constate que nombre d’entreprises pionnières dans ce domaine ne figurent pas parmi celles qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui », a déclaré Bailey lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de la Chambre des lords britannique, mardi. « Par conséquent, supposer que toutes les entreprises sont rentables sur le long terme ne correspond pas à la réalité historique ».

    Toujours selon Bailey, « le rôle des marchés boursiers, par exemple, est d’évaluer les flux de revenus futurs et donc d’évaluer les gains de productivité futurs de cette chose, et on peut se tromper dans ce travail de plusieurs façons », rapporte Bloomberg News.

    Concernant l’inflation, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a souligné : « Cette hausse significative est largement due aux événements du Golfe et je regrette de vous informer que l’inflation connaîtra de nouvelles augmentations » à l’avenir.

    « Un autre choc commercial se produit, ce qui signifie que nous importons de l’énergie à des prix plus élevés, ce qui, si tous les autres facteurs restent constants, entraînera une inflation plus élevée que prévu ».

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    Poulina Group Holding : une année 2025 résiliente, 2026, 2027 et 2028 pleines de promesses !

    03. Juni 2026 um 17:33

    Réuni mardi 2 juin en son siège pour sa communication financière, Poulina Group Holding, le groupe fondé par feu Abdelwahab Ben Ayed, a dressé le bilan d’un exercice 2025 marqué par une hausse de ses indicateurs de rentabilité, l’officialisation de projets de scission industrielle et le déploiement d’investissements d’envergure dans la transition énergétique, tout en projetant une croissance moyenne de ses revenus de 4,6% par an jusqu’à l’horizon 2028.

    En guise d’introduction, le conseil d’administration du groupe écrit en caractère gras : « L’année 2025 ne doit pas être lue comme une simple succession de chiffres, mais comme le résultat d’une résilience collective. Dans un contexte complexe, nous maintenons le cap ».

    Il ressort des données présentées au cours de la communication financière que, au 31 décembre 2025, Poulina Group Holding a enregistré un montant total des produits d’exploitation de 3 569,1 millions de dinars (MDT), ce qui représente une progression de 3,0% par rapport aux 3 464,9 MDT comptabilisés en 2024. Dans le détail, les revenus issus de la vente de biens et services passent de 3 447,5 MDT en 2024 à 3 559,4 MDT en 2025, affichant une croissance de 3,2%. Parallèlement, les autres produits d’exploitation, incluant les subventions, subissent un recul de 44,6%, s’établissant à 9,7 MDT contre 17,5 MDT l’année précédente.

    Toujours selon le rapport, les achats de marchandises et d’approvisionnements consommés augmentent modérément de 1,5%, s’élevant à 2 229,5 MDT contre 2 196,7 MDT en 2024. Cette dynamique permet de dégager une marge brute de 1 329,9 MDT, en hausse de 6,3% comparativement aux 1 250,7 MDT de l’exercice précédent. Ainsi, le ratio de marge brute s’améliore de 1,1 point de pourcentage, s’établissant à 37,4% des revenus.

    Les charges opérationnelles affichent des tendances contrastées. Les charges de personnel connaissent une hausse de 15,1% pour atteindre 308,4 MDT, contre 267,9 MDT un an plus tôt. Les autres charges d’exploitation ne sont pas en reste, puisqu’elles ont augmenté de 4,2%, s’élevant à 404,1 MDT en 2025 contre 388,0 MDT en 2024. Le résultat brut d’exploitation se fixe à 627,1 MDT, traduisant une augmentation de 2,4% par rapport aux 612,4 MDT de 2024, tandis que le ratio de résultat brut d’exploitation reste stable à 17,6% contre 17,7% précédemment.

    Après constatation des dotations aux amortissements et aux provisions, qui progressent de 5,2% à 240,4 MDT, le résultat d’exploitation se stabilise à 386,7 millions de dinars tunisiens, soit une légère hausse de 0,7% sur un an par rapport aux 383,8 MDT de 2024.

    Les charges financières nettes diminuent de 10,0%, retombant à 203,0 MDT contre 225,6 MDT. Les produits des placement s’élèvent à 46,4 MDT, en hausse de 1,6%. Les autres gains et pertes ordinaires, notamment liés aux cessions d’actifs, enregistrent une perte de 7,5 MDT contre 15,6 MDT en 2024, soit une réduction du déficit de 51,9%. La dotation aux amortissements du goodwill demeure inchangée à 3,4 MDT. La part du groupe dans les résultats des sociétés hors groupe affiche une augmentation importante de 139,8%, passant de 13,9 MDT à 33,3 MDT.

    Le résultat des activités ordinaires avant impôt progresse de 27,0% pour atteindre 252,5 MDT. L’impôt sur les bénéfices, incluant la contribution sociale de solidarité, s’élève à 54,8 millions de dinars tunisiens contre 38,3 MDT. Le résultat après impôt s’établit ainsi à 197,7 MDT. Déduction faite de la part des minoritaires qui s’élève à 7,2 MDT, le résultat net consolidé de l’exercice s’élève à 204,9 MDT, contre 162,1 MDT en 2024, soit une croissance nette de 26,4%. Le ratio de résultat net ressort à 5,7% des revenus, en hausse de 1,1 point.

    Analyse sectorielle des revenus et performances à l’export

    La ventilation sectorielle des 3 559,4 MDT de revenus consolidés en 2025 montre une prépondérance des activités agroalimentaires. Ce segment génère 1 748,7 MDT, soit 42,0% des parts de l’activité du groupe. L’intégration avicole représente le deuxième pilier avec 1 148,8 MDT, soit 27,6%. Suivent le commerce et les services avec 398,9 MDT, soit 9,6% ; la transformation d’acier avec 256,6 MDT, soit 6,2% ; les matériaux de construction avec 252,7 MDT, soit 6,1% ; l’emballage avec 225,3 MDT, soit 5,4% ; le bois et les biens d’équipement avec 96,4 MDT, soit 2,3% et l’immobilier avec 33,1 MDT, soit 0,8%.

    Sur le plan géographique, le chiffre d’affaires local s’établit à 3 215 MDT en 2025, contre 3 116 MDT en 2024, représentant 90% des revenus totaux. Le chiffre d’affaires à l’exportation se monte à 344 MDT en 2025, contre 331 MDT l’année précédente, soit une part de 10%. La répartition des revenus d’exportation par secteur met en évidence le poids de la transformation d’acier, qui pèse pour 40,2% des ventes extérieures. L’agroalimentaire contribue à hauteur de 33,6%, suivi de l’intégration avicole avec 15,1%, de l’emballage avec 9,6%, des matériaux de construction avec 0,9%, du commerce et des services avec 0,6%, et enfin du bois et des biens d’équipement avec 0,1%.

    Le pôle export s’appuie principalement sur cinq filiales clés qui concentrent 82% du chiffre d’affaires réalisé à l’international. La société Medoil génère 138 MDT, soit 28,0% de l’export du groupe, suivie de MBG avec 115 MDT, soit 17,4%, de la marque PAF avec 97 MDT, soit 16,6% lié à l’activité étirable, de la société El Mazraa avec 61 MDT, soit 14,0% pour l’activité coproduit, et de Proinject avec 52 MDT, soit 8,1%. D’autres entités génèrent collectivement un flux complémentaire de 33 MDT, tandis que les opérations secondaires totalisent 3 MDT.

    Structure financière, indicateurs de bilan et cours boursier

    La dette brute globale de Poulina Group Holding s’élève à 2 303 MDT en 2025, enregistrant une baisse de 9 MDT par rapport à l’exercice précédent, un mouvement qui découle principalement de la diminution de l’encours des emprunts à long et moyen terme.

    Le ratio d’endettement net sur capitaux propres se maintient à un niveau de 1,28x en 2025, marquant une stabilité parfaite par rapport à l’année 2024. Le besoin en fonds de roulement s’inscrit dans une tendance baissière continue, affichant un recul de 3% en valeur absolue et une réduction de 6 jours d’activité en équivalent jours de chiffre d’affaires, un fait attribuable à l’allègement global des stocks.

    Au niveau boursier, la capitalisation boursière du groupe atteint 5 130,1 MDT au 1er juin 2026, date à laquelle le cours de l’action s’établit à 28,500 DT. Sur l’année 2026, la valeur de l’action a oscillé entre le niveau le plus haut enregistré à 28,500 DT et le plancher le plus bas fixé à 18,800 DT. Le rendement du dividende par rapport à la valeur de l’action s’élève à 2,43% pour l’année 2025 et se projette à 2,35% pour 2026. Sur une base de douze mois, la valeur de l’action Poulina Group Holding affiche une progression de 89,0%, surperformant l’indice Tunindex de la Bourse de Tunis dont la hausse s’établit à 56,8% sur la même période.

    Concernant la politique de distribution des bénéfices aux actionnaires, le dividende par action proposé est fixé à 0,670 DT, matérialisant une hausse de 48,9% par rapport à l’exercice précédent. De plus, une augmentation de capital par l’incorporation de réserves est engagée, prévoyant l’attribution d’une action gratuite pour un volume de 20 actions anciennes détenues.

    Développement stratégique et plan directeur des investissements

    Sur le segment de la croissance externe, le groupe a finalisé l’acquisition de 45,5% des parts du groupe JMH, une opération qui lui confère une détention indirecte équivalente à 29,8% du capital de la société SAH Lilas, spécialisée dans les produits de grande consommation. Sur le plan structurel, la direction a initié le processus préparatoire visant à réaliser un spin-off, c’est-à-dire une scission, de ses activités agroalimentaires afin d’accorder à ce pôle une gestion et une évolution financière autonomes.

    Le suivi historique des investissements matériels met en évidence une enveloppe globale de 230 millions de dinars tunisiens consommée en 2024 et de 188 MDT injectée au cours de l’année 2025. En 2025, la ventilation de ces dépenses physiques par secteur d’activité attribue 53 MDT aux matériaux de construction, soit 28% de la masse globale contre 78 MDT et 34% en 2024, et 52 MDT à l’intégration avicole, soit 28% contre 57 MDT et 25% en 2024. Le pôle commerce et services capte 35 millions de dinars tunisiens, soit 19% contre 16 MDT et 7% en 2024, l’agroalimentaire absorbe 27 MDT, soit 14% contre 65 MDT et 28% en 2024, l’emballage prend 12 MDT, soit 7% contre 11 MDT et 5% en 2024, la transformation d’acier s’établit à 5 MDT, soit 3% contre 2 MDT et 1% en 2024, et le secteur bois et biens d’équipement reçoit 3 millions de dinars tunisiens, soit 2%, contre 1 MDT en 2024. Ces dépenses englobent de manière essentielle des usines de briques, la réhabilitation de centres d’élevage, des biens mobiliers et du matériel de transport.

    Pour la période triennale s’étendant de 2026 à 2028, le plan directeur prévoit une augmentation sensible du rythme des engagements financiers. Alors que la moyenne annuelle s’établissait à 195 MDT par an sur la période historique antérieure, elle est budgétisée à un niveau moyen de 336 MDT par an pour le cycle 2026-2028. Ces fonds cibleront prioritairement les secteurs agroalimentaire, avicole, de l’emballage, ainsi que les infrastructures photovoltaïques et les nouveaux programmes industriels axés sur le polyphos.

    Le plan de développement financier à l’horizon 2028 repose sur des prévisions de croissance continue. Les revenus consolidés, établis à 3 559 MDT en 2025, sont attendus à 3 631 MDT en 2026, puis à 3 812 MDT en 2027 pour atteindre 4 079 MDT en 2028, équivalant à un taux d’évolution moyen de 4,6% sur la période 2025-2028. La marge brute suivra une trajectoire similaire, passant de 1 330 MDT en 2025 à 1 355 MDT en 2026, 1 430 MDT en 2027 et 1 537 MDT en 2028, matérialisant une progression moyenne annuelle de 4,9%. Enfin, le résultat brut d’exploitation est projeté à 638 MDT en 2026, 677 MDT en 2027 et 729 MDT en 2028, contre 627 millions de dinars tunisiens comptabilisés en 2025, soit un taux de croissance moyen de 5,1% par an.

    Reporting extra-financier sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance

    Au niveau environnemental, la gestion des ressources hydriques au cours de l’exercice 2025 s’est traduite par le traitement de 1 million de mètres cubes d’eau, marquant une hausse de 85% par rapport aux volumes traités en 2024. Le taux de réutilisation de l’eau atteint un niveau de 72%, à comparer avec un objectif national tunisien fixé réglementairement à 50%. En ce qui concerne la gestion des rebuts de production, le taux de valorisation et de recyclage des déchets solides s’élève à 95%, laissant un reliquat de 5% acheminé vers les décharges publiques. Par ailleurs, les filiales rattachées au métier de l’emballage ont réalisé un montant de 16 millions de dinars tunisiens d’achats de déchets recyclables.

    L’inventaire d’émissions de gaz à effet de serre a été étendu à 8 secteurs industriels en 2025, contre 7 en 2024, couvrant désormais un périmètre élargi à 231 sites ou filiales opérationnelles, comparativement à un périmètre de 44 entités auditées en 2024. Cette démarche intègre le calcul des émissions indirectes rattachées au Scope 3 et s’appuie sur le déploiement d’une plateforme numérique de collecte instantanée du bilan carbone.

    Les actions de transition énergétique menées par le groupe intègrent l’exploitation de 9 unités de cogénération développant une puissance combinée de 38,5 mégawatts, avec une cible de développement fixée à 49,5 mégawatts à l’horizon 2030.

    Le volet de l’énergie photovoltaïque comptabilise 43 sites de production dotés d’installations cumulant une puissance de 17 mégawatts-crête, pour un objectif final de 66,5 mégawatts-crête.

    Pour l’année 2025, les gains globaux consolidés atteignent une économie d’énergie chiffrée à 35 000 tonnes équivalent pétrole par an, soit une hausse de 96% par rapport à 2024, permettant d’éviter l’émission de 87 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui représente une hausse de 95%.

    Sur le plan de la gestion du capital humain, la structure des effectifs du groupe au terme de l’exercice 2025 fait ressortir un taux de féminisation de 30%. Les politiques de stabilisation des emplois se traduisent par la conversion de 4 000 contrats de travail à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, parallèlement à l’intégration directe et durable de 1 800 prestataires de sous-traitance.

    Les investissements matériels spécifiquement fléchés vers la protection environnementale et les infrastructures de sécurité industrielle s’élèvent à 24 MDT, représentant une part de 11,5% de l’enveloppe globale des investissements physiques du groupe. Les mesures correctives et les protocoles de prévention des risques professionnels totalisent un engagement de 3,7 MDT, corrélé à une diminution de 9% du nombre global de journées de travail perdues en raison d’accidents du travail par rapport aux données de 2024.

    Au niveau sociétal, le budget alloué aux actions d’aide sociale, aux donations diverses et aux programmes de promotion de l’éducation nationale se monte à quelques centaines de milliers de dinars.

    En matière de gouvernance interne, Poulina Group Holding a procédé à la refonte structurelle de ses activités de contrôle via la centralisation de son unité d’audit interne, désormais configurée sous la forme d’une organisation transversale unique. Les systèmes de management des risques ont intégré de manière formelle les facteurs climatiques au sein de la cartographie générale des risques du groupe, tandis que le dispositif de contrôle a été déployé opérationnellement au sein des filiales de la branche acier.

    La charte de l’employé et la création d’un département centralisé de contrôle des achats encadrent les opérations commerciales. Enfin, le groupe indique avoir renforcé son ancrage dans le tissu économique par une politique de soutien aux petites et moyennes entreprises, ces dernières représentant désormais 42% du volume global des achats de l’entreprise.

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    Ottawa veut prolonger l’accord commercial nord-américain de 16 ans

    03. Juni 2026 um 16:58

    Le Canada a officiellement informé mardi 2 juin les États-Unis et le Mexique de son intention de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (AEUMC), que les trois pays doivent renégocier dans les prochaines semaines, mais la renégociation a été remise en question par le président américain Donald Trump.

    Cet accord est vital pour le Canada et le Mexique, car les États-Unis sont leur principal partenaire commercial et la destination de respectivement 75 et 80 % de leurs exportations. Dans une lettre datée du 1er juin, le ministre canadien des Relations commerciales avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, déclare que le Canada « recommande le renouvellement pour 16 ans » de cet accord historique qui a mené à « la croissance et au succès ».

    La lettre est adressée au négociateur américain Jamieson Greer et au ministre mexicain des Finances Marcelo Ebrard. Le Canada, les États-Unis et le Mexique, parties à l’ACEUM, doivent déclarer d’ici le 1er juillet leur intention de le réviser ou de s’en retirer. L’accord est entré en vigueur en 2020.

    Le président Trump a répété à maintes reprises que l’accord n’apportait que peu d’avantages aux États-Unis et a menacé de s’en retirer, réaffirmant que l’économie américaine n’avait pas besoin de produits canadiens. Au Forum économique mondial de Davos, il a même déclaré que « le Canada vit grâce aux États-Unis »…

    De son côté, le Mexique a entamé un cycle de négociations formelles avec les États-Unis depuis le 27 mai, mais sans progrès notable jusqu’à présent.

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    GNV accélère sa transition énergétique avec une nouvelle génération de ferries au GNL

    La compagnie maritime, qui opère notamment des lignes au départ de l’Italie vers les pays du Maghreb, déploie une nouvelle stratégie en matière de mobilité durable à travers l’alimentation de ses bateaux au GNL (gaz naturel liquéfié). L’occasion de présenter son tout nouveau navire Aurora dans le port de Tanger au Maroc.

    GNV renforce son engagement stratégique en faveur de la transition énergétique. La filiale du groupe MSC déploie une nouvelle politique d’adoption de carburants de transition tels que le bioGNL et le GNL synthétique pour ses bateaux et tout particulièrement pour les deux navires les plus récents et les plus avancés technologiquement de sa flotte, le GNV Aurora et le GNV Virgo, tous deux alimentés au Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

    Cette approche, la compagnie l’a officiellement détaillée lors du baptême de son navire Aurora qui vient d’avoir lieu à Tanger au Maroc. L’occasion pour le transporteur maritime de confirmer la place centrale qu’occupent les connexions intra-méditerranéennes dans sa stratégie de développement et l’importance croissante du marché nord-africain au sein du réseau GNV au service de la mobilité, du tourisme et des échanges commerciaux entre l’Europe et des pays comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

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    L’Aurora dans le port de Tanger le 1er juin 2026 lors de son baptême. Sa capacité est de 1700 passagers.

    Préparatifs de la saison

    GNV se prépare en tout cas à la saison estivale 2026 et accompagne les flux de passagers liés aux retours des diasporas maghrébines, opération qui mobilise chaque année entre juin et mi-septembre plusieurs millions de citoyens tunisiens, algériens et marocains résidant en Europe à voyager vers et depuis leur pays d’origine.

    Lors d’une conférence de presse, Matteo Catani, Directeur général de GNV, a déclaré que la saison été 2026 était prometteuse avec de « très bonnes réservations », mais a également souligné le nombre élevé de last minute. En cause bien évidemment, le climat d’attentisme généré par la crise aux Proche et Moyen-Orient qui a entraîné une flambée des prix du carburant qui a atteint 40%.

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    Conférence de presse de GNV au Maroc pour annoncer la décision d’une transition progressive de toute sa flotte de navires.

    Mais le responsable de la compagnie s’est voulu rassurant à l’endroit de ses passagers en soutenant que les prix des billets cet été ne connaîtront pas d’envolée significative. Il a justifié cette position en expliquant que l’augmentation de la capacité d’accueil des bateaux de la compagnie permettait d’absorber une partie de la hausse du carburant, tout en rappelant que « l’early-booking demeurait la meilleure option pour bénéficier de tarifs préférentiels pouvant aller jusqu’à 40% de réduction. »

    Les innovations sur les bateaux de la GNV ne concernent pas uniquement les nouveaux carburants mais portent également sur les avancées techniques, technologiques, la sécurité et la gestion des risques à bord. « Nous pouvons être le secteur qui joue un rôle dans l’économie circulaire avec l’usage d’un carburant alternatif mais le passager est au cœur du service offert par la compagnie » a-t-il indiqué également.

    En vidéo : Matteo Catani, Directeur général de GNV: « Nous avons apporté sur la Tunisie de la capacité additionnelle depuis 2003 »

    Parmi les solutions à bord figurent en effet des systèmes avancés d’efficacité énergétique, incluant récupération de chaleur pour la production d’électricité, éclairage LED basse consommation, variateurs pour l’optimisation des charges électriques de pompes et ventilation, ainsi que des solutions hydrodynamiques innovantes pour la coque, les hélices et les gouvernails, conçues pour réduire la consommation et améliorer l’efficacité opérationnelle du navire.

    Quid des nouveaux bateaux

    Le GNV Aurora est le dernier navire acquis par la compagnie dans le cadre de son plan de renouvellement comprenant 8 nouveaux ferries d’ici 2030 d’une valeur de 1,3 milliard d’euros comprenant quatre autres navires en livraison à partir de 2027. Il fait suite au Virgo livré tout récemment. Ils seront opérationnels respectivement à partir du 1er juin et du 1er juillet de cette année sur les liaisons Tanger Med, Barcelone et Gênes.

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    L’Aurora dispose d’une capacité de 426 cabines. De nouvelles classes Premium y seront désormais proposées.

    La cérémonie de baptême du GNV Aurora s’est déroulée le 1er juin 2026 à Tanger en présence de Matteo Catani, Directeur général de GNV, Pierfrancesco Vago, Président exécutif de la Division Croisières du Groupe MSC et Président de GNV ainsi que des ministres marocains, Abdessamad Kayouh (Transports et Logistique) et Fatim-Zahra Ammor (Tourisme et Artisanat).

    Ils ont dit:

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    Matteo Catani, Directeur général de GNV: « GNV Aurora représente concrètement la direction que nous avons choisie pour l’avenir de la compagnie : investir dans des technologies capables de concilier sécurité, durabilité environnementale, efficacité opérationnelle et qualité de l’expérience de voyage. L’alimentation au GNL permet une réduction significative des émissions par rapport aux générations précédentes de navires, tandis que des systèmes comme le cold ironing contribuent à réduire l’impact environnemental dans les ports, au bénéfice des communautés locales.

    Innovation technologique et durabilité s’intègrent dans une trajectoire qui nous permet d’élever encore les standards de confort, de fiabilité et de continuité de service pour nos passagers. Nous construisons une flotte capable d’accompagner et d’accélérer la transition énergétique, en ligne avec les standards internationaux les plus stricts en matière de sécurité et de durabilité et avec les objectifs de décarbonation du secteur maritime. »

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    Carole Montarsolo, Directrice générale de GNV Maroc : « Avec l’entrée en service de GNV Aurora et GNV Virgo, nous renforçons concrètement la qualité de l’expérience à bord, avec un objectif précis : faire du voyage une véritable partie des vacances, en particulier pour les familles. Cela se traduit par des environnements contemporains, des technologies innovantes, des espaces dédiés aux enfants et une offre d’animations structurée.

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    L’espace de jeux pour enfants à bord de l’Aurora

    Cette approche répond en priorité aux attentes des Marocains résidant en Europe, tout en accompagnant la croissance du trafic touristique et des voyages d’affaires européens. À travers ces investissements, GNV réaffirme sa volonté de renforcer son ancrage territorial et d’accompagner le développement de la mobilité maritime en Méditerranée ».

    GNV Aurora : durabilité environnementale et expérience de voyage premium

    GNV Aurora est la deuxième unité de la flotte GNV alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL) et la dernière de la première série de quatre navires de nouvelle génération commandés au chantier Guangzhou Shipyard International (GSI) en Chine. Le navire représente une nouvelle étape du programme de renouvellement de flotte visant à concilier innovation technologique, durabilité environnementale et qualité de service.

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    Avec une jauge brute d’environ 53 000 tonnes, une longueur de 218 mètres et une vitesse maximale de 25 nœuds, GNV Aurora peut accueillir jusqu’à 1 700 passagers dans 426 cabines et transporter jusqu’à 2 780 mètres linéaires de fret.

    À bord, les passagers bénéficient d’une offre de services moderne et confortable, incluant restaurant à la carte, self-service, snack-bar, espace shopping, zones enfants et Wi-Fi haut débit.

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    Le salon fauteuils à bord du GNV Aurora

    Avec le nouveau bateau, une nouvelle identité visuelle fait également son apparition : une feuille verte, symbole du parcours de durabilité entrepris par la compagnie, accompagnée d’un motif graphique inspiré à la connexion électrique du cold ironing, technologie permettant aux navires de se connecter au réseau électrique portuaire à quai afin de réduire les émissions et l’impact environnemental sur les communautés locales.

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    Le pont-garage sur le nouveau GNV Aurora.

    L’alimentation au GNL et les importantes améliorations en matière d’efficacité énergétique permettent une réduction des émissions de CO₂ allant jusqu’à 50 % par unité de transport par rapport aux générations précédentes de ferries, avec des réductions significatives également des oxydes d’azote (NOx), des oxydes de soufre (SOx) et des particules fines.

    « Le navire est conforme aux normes IMO Tier III, parmi les plus strictes au niveau international en matière environnementale » tient à souligner la compagnie.

    D.T

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    Hakim Fekih, un Gen Z dans la révolution tunisienne

    03. Juni 2026 um 12:09

    Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat autour du livre ‘‘Un Gen Z dans la révolution’’ (éd. Nachaz, Tunis) de Hakim Fekih, en présence de l’auteur. Et ce le jeudi 18 juin 2026 à 19h au CICP (21 ter rue Voltaire, 75011 Paris).

    La rencontre, qui sera modérée par Sarra Grira, verra la participation de l’historienne et journaliste Sophie Bessis.

    À travers le regard d’un adolescent, ce récit personnel et profondément subjectif retrace l’histoire de la révolution tunisienne telle qu’elle a été vécue de l’intérieur. Entre souvenirs, émotions, espoirs et bouleversements, l’auteur raconte les événements qui ont marqué une génération et la manière dont ils ont façonné son parcours, son rapport au monde et à l’engagement.

    Cette rencontre sera l’occasion d’échanger autour de la mémoire de la révolution tunisienne, de la place des récits individuels dans l’écriture de l’histoire et du regard porté par la génération qui a grandi au cœur de ces transformations.

    Dans ‘‘Un Gen Z dans la révolution’’,Hakim Fekih évoque les péripéties de la révolution tunisienne telles qu’elles se sont imprimées dans sa conscience, telle qu’elles ont accompagné son passage à l’âge d’homme.

    Il nous entretient de la révolution comme rite de passage pour une un militant en herbe et, qui sait, pour la génération qui est la sienne. Pour Hakim, la révolution est vécue en solo et dans la mêlée. Elle est un vécu collectif, éclaté, localisé parfois palpable, parfois imaginé, fait de petites et de grandes résistances.

    Pour ces enfants de la révolution, le grand soir advient… tous les petits matins. Elle est aussi vécue individuellement dans la joie, l’amitié et la complicité tissée par le goût de la transgression.

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