❌

Normale Ansicht

Roman : Une saga sicilienne en Tunisie

22. September 2026 um 08:52

Longue conversation au téléphone avec Agnès Jésupret. Mon interlocutrice vit à Marseille et a récemment publié un roman poignant dans lequel elle retrace le vécu de familles siciliennes en Tunisie. Nous parlons de son livre et aussi de ses projets à venir. Ce que je ne lui ai pas dit, c’est que j’avais appris la parution de son roman de manière totalement fortuite alors que j’étais attablé en compagnie d’un ami, au bistrot la Victoire, à la Goulette.

Un voyageur assis à la table voisine avait réalisé que notre conversation portait sur la Sicile et m’avait tendu Les Os noirs qu’il était en train de lire. J’avais alors rapidement feuilleté l’ouvrage, avait constaté son importance collective et avais pris note du titre du livre et de son éditeur. Quelques jours plus tard, je suis parvenu à me procurer l’unique copie disponible dans une librairie de Tunis et enthousiaste, avais bu les paroles d’Agnès Jésupret d’un seul trait.

« Les Os noirs » d’Agnès Jésupret nous mène de Caltanissetta, en Sicile, à Grombalia, en Tunisie. Ce premier roman paru aux éditions Liana Levi, raconte une saga familiale qui mène une famille sicilienne en Tunisie, au tout début du vingtième siècle.

En 192 pages d’une densité remarquable, Agnès Jésupret entreprend de raconter une histoire familiale qui commence en 1908 avec l’arrivée en Tunisie d’une famille sicilienne. Dédiant son livre à « tous les migrants du monde, à ceux qui les écoutent et les accueillent », l’auteure fait revivre les heures douces et amères de nombreuses familles dont celle emblématique qui rayonne autour de la nonna Agostina Rubino.

Nés eux-mêmes à Grombalia, dans le Cap Bon tunisien, les parents de la narratrice sont au cœur d’un récit à la fois profondément personnel et universel, comme le suggèrent les mots de Manou Pauwels, placés en exergue de l’ouvrage :  » Une vie, ce n’est pas une succession de faits à l’état brut ».

Selon la présentation de l’éditeur, « Les Os noirs » obéit à la trame suivante : Au crépuscule de sa vie, Clara Ignorante raconte avec nostalgie l’histoire de ses grands-parents siciliens arrivés en Tunisie pour fuir la misère. Sur cette terre que tous se sont appropriée – colons français, migrants italiens, occupants allemands – sa famille connaîtra la prospérité puis la déchéance.

Et de cette terre seront exhumés les os de son père devenus noirs, preuve d’un empoisonnement. Vengeance, trahison ou malédiction? La narratrice qui écoute Clara tente de démêler les fils de sa mémoire, quitte à en exhumer aussi les secrets.

Dans ce premier roman envoûtant et documenté, Agnès Jésupret recolle les morceaux d’un destin fracturé par les aléas de l’Histoire et parvient à restituer une toile de fond qui intéresse aussi bien la Tunisie, la Sicile et la Méditerranée que tous les migrants et les récits de vie dont ils pourraient être les auteurs et narrateurs.

Agnès Jésupret vit à Marseille. Depuis plusieurs années elle met sa plume au service des souvenirs des autres et se définit elle-même comme une «biographe anonyme pour des gens qui le sont tout autant».

L’article Roman : Une saga sicilienne en Tunisie est apparu en premier sur webdo.

Coup de cœur Premier roman. Carrie Buck, l’histoire glaçante d’une vie confisquée

18. September 2026 um 10:44
Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de Carrie Buck. Et vous ignorez peut-être que l’eugénisme d’État n’est pas une invention nazie. Il a connu un essor massif aux États-Unis dès le début du XXᵉ siècle. Carrie Buck, un cas…

L’article Coup de cœur Premier roman. Carrie Buck, l’histoire glaçante d’une vie confisquée est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

On a lu pour vous. « L’homme qui lisait des livres » de Rachid Benzine récompensé

15. September 2026 um 11:57
Avec L’homme qui lisait des livres, Rachid Benzine remporte le Prix du livre de la Liberté intérieure 2026. Dans ce court roman situé à Gaza, l’écrivain franco-marocain raconte la rencontre entre un jeune photographe français et un vieux libraire palestinien.…

L’article On a lu pour vous. « L’homme qui lisait des livres » de Rachid Benzine récompensé est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Nicolas Rey : « Je prône un universalisme depuis le Sud »

08. September 2026 um 08:51
Nicolas Rey, dans Maya 2042, son roman d’anticipation, imagine une France projetée dans un avenir proche. Cette France est travaillée par les crises écologiques, les fractures sociales et les dérives autoritaires. De Belleville au Yucatán, l’écrivain et anthropologue guadeloupéen construit…

L’article Nicolas Rey : « Je prône un universalisme depuis le Sud » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Coup de cœur – Littérature. Pour Lilia Hassaine, JE est une autre

04. September 2026 um 13:12
Si vous avez adoré Jane Eyre, lisez JE. Et si vous ne l’avez jamais lu, lisez JE également. JE comme les initiales de l’héroïne de Charlotte Brontë. Et non pas JE façon autofiction, en mode moi, moi et encore moi.…

L’article Coup de cœur – Littérature. Pour Lilia Hassaine, JE est une autre est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Vient de paraître : Tangier Tangerine, le Tanger intime d’un jeune auteur

27. August 2026 um 10:01
À 25 ans, le jeune écrivain tangérois Souleiman Berrada porte sur sa ville un regard à la fois intime et neuf. Publié par les éditions françaises Assouline, Tangier Tangerine rassemble photographies et illustrations pour raconter une cité plurielle, entre mémoire,…

L’article Vient de paraître : Tangier Tangerine, le Tanger intime d’un jeune auteur est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

❌