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La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis

08. Januar 2026 um 10:47

Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes. (Photo : Fumée s’élevant à la suite d’une frappe aérienne menée par l’Arabie saoudite et qui visait ce qu’elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).

Imed Bahri  

Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.

De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.

Reuters a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  

Yémen

Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.

Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.

Égypte

Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.

En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.

Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.

Soudan

Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles. 

Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.

Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.

Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.

Tchad

Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.

L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.

Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.

Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.

Libye

Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.

L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.

Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de «milices extrémistes». Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.

Israël

En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.

L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).

Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.

Somaliland

Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.

Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.

En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.

La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.

Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.

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Lamine Smida et l’histoire de l’urologie en Tunisie

08. Januar 2026 um 09:45

L’auteur de l’ouvrage sur ‘‘L’histoire de l’urologie en Tunisie-1889-2023’’, Dr Lamine Smida, avait été, en 1976, le 9e urologue tunisien inscrit au Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom). Depuis, le nombre des urologues a atteint 273 en 2023. Ce qui démontre les progrès fulgurants de la médecine et de la santé en Tunisie.

La remarquable courbe d’ascension des urologues, surtout à partir des années 1980, traduit l’engouement des jeunes pour cette spécialité médico-chirurgicale.

L’ouvrage du Dr Smida nous apprend beaucoup sur cette spécialité et son histoire. Ainsi, entre les IIIe et IVe siècles, la plupart des auteurs de textes médicaux étaient Africains. L’urologie est née à Carthage à la fin du IVe siècle. Il a fallu attendre 1974 pour qu’elle soit reconnue par l’Université tunisienne comme une spécialité indépendante lors de l’inauguration du premier Service d’enseignement et de soins urologiques au CHU Charles-Nicolle de Tunis.

De nouveaux centres universitaires d’urologie ont été créés en 1982 à Sousse et Sfax, à Monastir et à Kairouan… Ceci avait permis de couvrir le pays en médecins urologues et de hisser l’urologie tunisienne au niveau international.

La Société tunisienne d’urologie (STU) est née en 1992 et est à l’origine de la fondation de la Société tunisienne de recherche sur la sexualité et l’impotence, ainsi que de la création de l’Arab Association of Urology.

Au Maghreb, le Dr Saadeddine Zmerli était le pionnier de la discipline. Le Maroc a suivi cinq années plus tard avec le premier service d’urologie au CHU de Rabat.

L’auteur rend hommage aux pionniers de l’urologie tunisienne : les docteurs Jean Cuenant, Tahar Bouker, Mokhtar Sghaier et Mohamed Meziou, ainsi qu’au Pr Saadeddine Zmerli qui réalisa en 1986 la première greffe rénale en Tunisie.

L’ouvrage donne la liste complète des urologues tunisiens avec l’année de leur inscription au Cnom, ainsi que leur lieu et mode d’exercice par ordre alphabétique. Plusieurs annexes, photos et documents d’archives enrichissent cet ouvrage qui fait découvrir l’histoire passionnante de la médecine en Tunisie. C’est l’un des secteurs, comme celui des ingénieurs ou des informaticiens où notre petit pays est encore en avance sur beaucoup d’autres grâce à héritage des pères fondateurs.

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Impérialisme américain | Chassez le naturel, il revient au galop !

08. Januar 2026 um 09:32

L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.

Ridha Ben Slama *

Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.

Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.

Retour de la politique de la canonnière

L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un «front intérieur» se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.

Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de «narcoterrorisme» ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le Tren de Aragua) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.

Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.

Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté. 

En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de «maintien de l’ordre» (law enforcement) plutôt que d’acte de guerre. 

Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.

Au cours de l’opération «Just Cause», 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour «narcoterrorisme», il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.

Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.

L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.

Volonté d’expansion et d’intervention directe

L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :

1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont «absolument besoin» pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces «fantasmes d’annexion», rappelant que le territoire n’est pas à vendre. 

2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’«homme malade» impliqué dans la production de cocaïne. Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui «semblait une bonne idée» si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.

3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le «51e État» de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté. 

4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était «prêt à tomber» suite à l’action au Vénézuéla.

5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration. 

Un goût démesuré pour le spectacle

Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste «Make América Great Again» prône un retour à un passé idéalisé.

Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà «programmés», par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.

Certains analystes notent que la chute de Maduro était «conceptualisée» dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent. 

La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le «Deep State» pour certains, la «bureaucratie permanente» pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère. Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.

Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration. Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne. 

En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et «programmés» par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 «Trump Corollary», à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire. 

L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la «rupture» trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.

* Écrivain.

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Football | Le Maroc version El Kaabi

08. Januar 2026 um 09:09

Jusqu’à présent, le Maroc a tenu son rang à la CAN. Comme pays organisateur en raison d’une grande maîtrise logistique et d’enceintes sportives de rêve. En tant que grande puissance footballistique demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde 2022 au Qatar. Avec les projecteurs postés sur sa grande star Achraf Hakimi. Et les exploits d’Ayoub El Kaabi.

Jean-Guillaume Lozato

D’ordinaire, les spécialistes comme les simples amateurs prononcent immédiatement le nom de Hakimi s’il leur arrive d’évoquer l’équipe nationale de football du Maroc. Pourtant, c’est un autre patronyme qui est venu peupler les esprits et les conversations ces derniers jours. Celui de son partenaire El Kaabi, lequel s’est mis en lumière très rapidement dans cette CAN.

Un premier tour rugueux et logique

Très attendu au premier tour, le Maroc confronté à de multiples pressions a justement produit un jeu multidirectionnel pour terminer premier de sa poule. Ceci en dépit d’assauts constants des équipes adverses. Réguliers comme irréguliers ! Le frêle (seulement 62 kilos pour 1,82 mètre) Azzedine Ounahi, gravement blessé et se retrouvant convalescent, en sait quelque chose. Certes, le match nul 1-1 contre des Maliens extrêmement portés sur le jeu physique a atténué certaines ardeurs des supporters du Royaume. Pourtant les rencontres gagnées contre les Comores (2-0) et la Zambie (3-0) ont été rassurantes et ont prouvé que même tendue par l’enjeu la sélection marocaine a gagné en maturité avec des garçons expérimentés comme Sofyane Amrabat et Noussaïr Mazraoui pour encadrer les nouveaux venus qui n’ont pas vécu la grande aventure de 2022.

Puis, de rugueux le chemin emprunté par le Maroc est devenu fougueux. En grande partie au travail constant d’un Brahim Diaz en très grande forme, à l’aise tant dans ses tâches de couverture défensive que dans le renfort offensif (deux buts marqués et à l’origine d’une action de but et de plusieurs autres actions dangereuses), en très grande partie grâce à l’œuvre de Ayoub El Kaabi.

Ce joueur âgé de trente-deux ans ne nous avait pas encore dévoilé toutes les surprises dont il est capable, et les deux buts qu’il a signés sur une prouesse simultanément très technique et très athlétique qu’est le but acrobatique en ciseau ou en retourné ont été un régal pour les yeux.

Percée d’El Kaabi et retour de Hakimi

A partir des huitièmes de finale, deux événements se sont alors combinés sans se concurrencer vraiment. Car c’est ça l’esprit de groupe sur lequel veille jalousement coach Walid Regragui. Le retour de blessure de «Captain Hakimi» est une excellente chose pour son équipe nationale et pour le football en général. Le célèbre numéro 2 a repris ses marques, et cela s’est ressenti à travers le plaisir de contempler ses enchaînements contrôle/passe ainsi que sa facilité déconcertante.

Et El Kaabi ? Cette fois-ci l’avant-centre natif de Casablanca n’a pas marqué mais a tout mis en œuvre pour peser sur le jeu adverse, soit sur sa défense soit sur sa construction en brisant les lignes. Son abnégation s’est exprimée sous la forme d’un pressing constant et efficace contre des Tanzaniens défaits 1-0 au cours d’un match épuisant. Au niveau de son apparence, El Kaabi apparaît comme une synthèse entre trois anciennes idoles : le visage général de l’ancien international français Patrick Vieira, le regard de Merry Krimau dont il mesure exactement la même taille (1,82 mètre) et les buts en bicyclette du Franco-guinéen Amara Simba, un nom qui appelle au rugissement pour ce «lion de l’Atlas» qui ne demande qu’à dévorer les filets adverses.

Quelle programmation pour les Lions ?

Vendredi soir, les Lions de l’Atlas rencontreront d’autres lions. Les Lions indomptables du Cameroun les défieront à Rabat. La ville du Roi accueillera donc ce sommet du lion, le roi des animaux. Ce duel au sommet entre lions attribuera une place très convoitée de demi-finaliste. Se limitera-t-il à une bataille physico-tactique autour du rond central ? À un combat offensif, à sens unique ou box to box ?

Les deux hypothèses sont plausibles de par la variété de jeu que peuvent proposer les deux équipes. Le Maroc devra se passer d’Ounahi, bien utile auteur de deux passes décisives. En face, le Cameroun détient une arme en la personne de Bryan Mbeumo capable d’évoluer en vrai neuf et demi.

Une troisième hypothèse existe cependant. Celle d’un duel de couloir entre l’arrière droit Hakimi et son vis-à-vis direct l’arrière gauche Mahamadou Nagida. Avec El Kaabi en arbitre qui pourrait bien se tailler la part… du lion d’une passe décisive, d’une action provoquant un penalty ou d’une tête sur centre tendu de son capitaine ? Non, sur une bicyclette. Ce serait plus logique.

Le Maroc en tant que nation profite d’un dynamisme régional et continental pour asseoir une autorité nationale qui est en train de dépasser les frontières. Cette phase ascensionnelle déteint sur son équipe nationale de football.

Pour exploiter cette dynamique au maximum, les Lions de l’Atlas pourront compter sur leur excellent gardien Yassine Bounou, devant lequel Nayef Aguerd devra se montrer plus concentré, comme ce qu’il avait démontré aux côtés d’Adam Masina. Ce dernier étant peut-être plus adapté pour un travail d’interception que de relance contre le Cameroun mais qui serait plus efficace contre des adversaires comme l’Algérie ou l’Égypte. Un joker existe aussi avec l’intéressant Eliesse Ben Seghir.

Quant à Ayoub El Kaabi, lui qui a été confronté à moult styles de jeu en championnat marocain, chinois, qatari et grec ainsi que dans le très complet championnat turc, il a le profil pour trouver le chemin des filets à tous les matchs.

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Gestern — 07. Januar 2026Haupt-Feeds

Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025

07. Januar 2026 um 13:34

En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a franchi un cap record en matière d’assistance aux migrants en facilitant le retour de 8 853 migrants vers leurs pays d’origine, dans le cadre de son programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration.

C4est ce qu’indique l’OIM dans un communiqué publié le 7 janvier 2026 à Tunis, ajoutant qu’à ce chiffre s’ajoutent 103 demandeurs d’asile et refugies qui ont bénéficié de la réinstallation dans 5 pays tiers.

Ces retours ont été accompagnés d’un appui individualisé, basé sur l’identification des besoins des migrants en Tunisie et à l’arrivée, allant des opérations de sensibilisation aux procédures, jusqu’á l’organisation logistique du voyage par vols commerciaux et charters.

Le nombre de bénéficiaires au programme a enregistré une hausse de 28% par rapport à l’année 2024. Une hausse du nombre de migrants présentant des vulnérabilités aiguës a également été enregistrée, y compris des enfants non accompagnés ou séparés, ainsi que des victimes de traite.

Le programme d’aide au retour volontaire de l’OIM propose une approche intégrée pour garantir une réintégration durable des bénéficiaires. Cette dernière est fournie directement aux migrants de retour sous forme d’une assistance adaptée, conçue sur la base des besoins spécifiques de chaque personne, en tenant compte de son parcours, capacités, vulnérabilités et des circonstances du retour. Cet appui personnalisé vise à renforcer l’autonomisation des migrants de retour, en leur permettant de s’approprier pleinement leur processus de réintégration et de décider de l’utilisation la plus appropriée de l’aide reçue.

En 2025, les opérations de retour ont concerné 27 pays de destination et ont été organisées à travers 22 vols charters et 368 vols commerciaux. Elles sont le résultat d’une étroite collaboration avec les autorités tunisiennes compétentes, les ambassades et consulats, et les autorités des pays d’origine, ainsi qu’avec les missions de l’OIM qui ont travaillé de manière coordonnée afin d’accompagner les migrants tout au long de leur parcours de retour et réintégration.

«Cette collaboration multipartite avec nos différents partenaires constitue un pilier fondamental de l’approche de l’OIM pour une gouvernance migratoire efficace et respectueuse des droits humains», souligne Azzouz Samri, chef de mission de l’OIM en Tunisie.

Le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration est soutenu par l’Union européenne, ainsi que les gouvernements de l’Autriche, France, de l’Italie, des Pays-Bas, de la République tchèque, de la Suède et du Royaume-Uni.

I. B.

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Vers une forte hausse des dépenses militaires en 2026

07. Januar 2026 um 13:18

Selon le cabinet mondial du conseil financier deVere Group, les valeurs de la défense représentent aujourd’hui l’une des «opportunités stratégiques les plus importantes» pour les investisseurs. Cette analyse intervient alors que les pressions géopolitiques contraignent les gouvernements à maintenir leurs dépenses militaires et à prendre des engagements de sécurité à long terme, remodelant ainsi les marchés mondiaux.

Nigel Green, PDG de deVere Group, a déclaré : «En Europe, au Moyen-Orient, en Asie de l’Est, en Amérique et dans l’Arctique, les décisions politiques se traduisent directement par des augmentations des budgets de défense et des procédures d’acquisition.»

Le Royaume-Uni et la France ont confirmé leur disponibilité à déployer des forces en Ukraine dès qu’un cessez-le-feu sera conclu, signe que la sécurité d’après-guerre reposera sur des cadres militaires permanents plutôt que sur des garanties temporaires.

Au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien continue d’accroître les risques régionaux, renforçant la demande en matière de défense aérienne, de renseignement et de protection navale.

En Asie de l’Est, la montée des tensions entre la Chine et Taïwan accélère les investissements de défense dans la région indo-pacifique, tandis que Washington, sous la présidence de Donald Trump, renforce la dissuasion des alliés.

L’Amérique latine et l’Arctique occupent désormais une place centrale dans l’équation de la sécurité mondiale. L’intervention militaire américaine récente au Venezuela a souligné la volonté de Washington de projeter sa puissance dans son propre hémisphère, tandis que le regain d’intérêt stratégique pour le Groenland a placé la sécurité arctique au premier plan des plans de défense, dans un contexte d’intensification de la concurrence pour les routes maritimes du Nord, les infrastructures de surveillance et les systèmes de détection de missiles.

Les facteurs qui détermineront la performance de la défense en 2026 sont structurels plutôt que conjoncturels. La sécurité nationale est désormais au cœur de la planification économique, et cette réalité redéfinit la manière dont les risques et les opportunités sont évalués.

Les conséquences pour les entreprises de défense sont considérables. Les cycles d’acquisition s’allongent, les carnets de commandes s’étoffent et les investissements s’accélèrent dans la défense antimissile, la cyberguerre, la surveillance spatiale, les systèmes autonomes et les plateformes de commandement intégrées.

Plusieurs grands fabricants d’armement augmentent leurs capacités de production pour répondre à la demande mondiale croissante d’intercepteurs de défense aérienne, de technologies de surveillance et de systèmes de combat, ce qui renforce les perspectives de croissance soutenue des revenus.

I. B.

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Recrudescence inquiétante des féminicides en Tunisie

07. Januar 2026 um 12:24

Les meurtres de femmes se poursuivent en Tunisie, avec deux crimes enregistrés durant les premiers jours de l’année 2026 : le 1er janvier, Ikhlas a été assassinée à Mahdia, et le 5 janvier, Olfa a été tuée à Menzel Bourguiba.

Ces deux meurtres s’inscrivent dans la continuité d’une année 2025 qui a enregistré30 meurtres de femmes, indique l’association féministe Aswat Nissa sur s page Facebook, estimant que le nombre réel est probablement plus élevé en raison du manque de transparence, de la sous-déclaration et des difficultés d’accès à l’information.

A titre de comparaison, seulement 6 féminicides avaient été recensés en 2018, ce qui signifie que les violences faites aux femmes ont quintuplé en moins de 7 ans.

Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard, ni de simples statistiques ; ils sont plutôt la conséquence directe de politiques étatiques défaillantes en matière de prévention de la violence, d’un manque persistant de protection des femmes, d’un laxisme dangereux des forces de l’ordre et d’une normalisation officielle de la violence et de l’impunité, estime l’association.

«Cette dangereuse escalade témoigne d’un manque de protection des femmes et d’une insuffisance dans l’application des lois, et confirme que le meurtre de femmes n’est plus un incident isolé, mais un phénomène qui exige une intervention urgente», note Aswat Nissa, qui Nous condamne fermement ces crimes et exige que «l’État assume ses responsabilités, assure la protection des femmes, traduise les auteurs en justice et mette fin à l’impunité.»

I. B.

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105 espèces d’oiseaux d’eau recensées en Tunisie  

07. Januar 2026 um 11:50

La présence des oiseaux d’eau en Tunisie a connu de légères fluctuations, entre 2019 et 2023, avec un minimum de 376 691 individus en 2019 et un maximum de 543 095 en 2023. Au total, 105 espèces différentes ont été recensées sur cette période. La tendance générale observée au niveau national est globalement légèrement positive, c’est ce qui ressort du rapport sur le Dénombrement des oiseaux d’eau en Tunisie pour la période 2019-2023 publié, fin 2025, par l’association « Les Amis des Oiseaux ».

D’après le rapport, au cours de ces cinq années, les effectifs ont fluctué, mais la moyenne nationale annuelle s’établit à 477 768 individus, soit une augmentation moyenne de 29 878 oiseaux d’eau par rapport à la période 2009-2018.

La richesse spécifique a atteint 105 espèces d’oiseaux d’eau, avec quelques observations remarquables : une cigogne noire et un héron pourpré, davantage migrateurs qu’hivernants, ainsi qu’une bécassine sourde, un flamant nain et une mouette tridactyle, toutes trois très rares en Tunisie.

Espèces en déclin

Selon la même source, neuf espèces présentent une tendance significativement négative. Parmi elles, deux, la tadorne casarca et le goéland leucophée, ont un statut phénologique de nicheur sédentaire (NS), tandis que les sept autres sont des hivernants ou des visiteurs de passage (HI, VP). Certaines, comme le canard pilet et la grèbe à cou noir, sont à la fois hivernantes et nicheuses occasionnelles.

Photos Association « Les Amis des Oiseaux ».

Ces tendances pourraient refléter des changements au sein des populations biogéographiques, certaines espèces migratrices, comme la grue cendrée, ne traversant plus la Méditerranée en raison des effets du changement climatique. D’autres, comme le goéland leucophée, dont la population a auparavant augmenté grâce à l’abondance de nourriture dans les décharges, affichent désormais une tendance négative encore inexpliquée.

En hiver 2014, la Tunisie comptait 36 095 fuligules milouins. Entre 2019 et 2023, les effectifs de cette espèce vulnérable ont chuté drastiquement, de 4 835 individus en 2019 à seulement 399 en 2023. Ce déclin alarmant s’explique par plusieurs menaces : urbanisation et aménagement des zones humides, perturbations humaines, chasse et braconnage. En Tunisie, l’espèce est protégée par la loi, mais elle continue d’être victime d’actes de braconnage.

Espèces en augmentation

Six espèces montrent une tendance positive, dont le petit gravelot, l’avocette élégante et l’ibis falcinelle. L’essor de cette dernière pourrait être lié à sa nidification récente en Tunisie, observée entre 2018 et 2023.

En 2023, le llamant rose (Phoenicopetus roseus) était l’espèce d’oiseau d’eau la plus abondante, représentant 18 % des effectifs avec 83 108 individus recensés dans 55 zones humides. En 2018, ils étaient 79 616, répartis sur 83 sites. Le bécasseau variable arrive en deuxième position en 2023 avec 68 080 individus observés dans 49 zones, soit 15 % du total annuel, contre 38 388 individus en 2018 dans 78 sites.

Photos Association « Les Amis des Oiseaux ».

Parmi les espèces globalement menacées, l’érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) a enregistré des effectifs remarquables : 1 064 individus en janvier 2021 et 2 415 en janvier 2022, dont 2 200 à Sebkhet Sejoumi. Malgré ces pics, une surveillance continue reste essentielle pour détecter tout changement.

L’AAO est une Ong à but non lucratif qui œuvre pour une meilleure connaissance, le suivi et la protection de la biodiversité en Tunisie et plus particulièrement des oiseaux et leurs habitats.

D’après Tap. 

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Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort

07. Januar 2026 um 10:55

Ecoutez bien ! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.

Sami Jallouli *

Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.

Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d’abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.

Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.

Une autorité transnationale

Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.

Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…

Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.

Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.

Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue L’Économiste Maghrébin, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…

L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.

Article traduit de l’arabe.

* Juriste et politologue.

Page Facebook de l’auteur.

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Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela

07. Januar 2026 um 10:34

L’extraction d’un chef d’État en exercice, sans conflit armé ni effondrement institutionnel visible, marque une inflexion majeure dans les pratiques de la puissance internationale. Au-delà du cas vénézuélien, cet épisode interroge la réalité contemporaine de la souveraineté, la portée effective du droit international et les nouvelles formes de domination politique à l’ère de la contrainte indirecte. (Ph. L’après Maduro au Venezuela frappé du sceau de l’incertitude).

Sabrine Bouzeriata *

Ce qui s’est produit récemment au Venezuela ne peut être réduit à un simple épisode de transition politique ou à une correction tardive d’un régime contesté.

Il s’agit d’un événement révélateur d’une transformation profonde de l’ordre international, où la force ne s’exerce plus prioritairement par la guerre, mais par l’érosion méthodique des capacités étatiques.

Une défaite déjà inscrite dans les institutions

Un président en exercice a été neutralisé au cœur même de son appareil institutionnel, sans invasion, sans affrontement militaire, sans rupture formelle de l’ordre constitutionnel.

Cette réalité oblige à déplacer le regard : la question n’est plus celle de la légitimité d’un régime, mais celle des conditions dans lesquelles un État peut encore exercer une souveraineté effective.

Le Venezuela n’a pas été défait militairement. Il a été progressivement affaibli. Les sanctions économiques prolongées, l’isolement financier, la pression sur la monnaie, la contraction des échanges et la fragmentation sociale ont produit un environnement où l’État fonctionne en tension permanente. L’acte final n’a fait que matérialiser une défaite déjà inscrite dans les structures.

Cette séquence illustre une évolution majeure des rapports de force internationaux. La domination ne passe plus nécessairement par l’intervention directe, mais par la création d’un épuisement stratégique. Il ne s’agit plus de renverser un pouvoir, mais de le rendre inopérant, incapable de décider, de protéger ou de résister.

Dans ce cadre, les références au droit international, à la démocratie ou aux droits humains conservent une présence discursive, mais leur application apparaît sélective. Elles fonctionnent comme des instruments de légitimation a posteriori, rarement comme des garde-fous contraignants. La cohérence normative cède le pas à l’utilité géopolitique.

Le coût de la dissidence géostratégique

Le constat est désormais difficile à contourner : certains États peuvent s’écarter largement des standards démocratiques sans subir de conséquences majeures, tant qu’ils respectent les lignes d’alignement stratégique. D’autres, en revanche, sont sanctionnés non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils refusent d’être.

Le critère central n’est donc ni la gouvernance, ni la transparence, ni même la stabilité interne. Il est celui de la conformité géopolitique. Le coût de la dissidence stratégique est devenu plus élevé que celui de l’autoritarisme aligné.

Ce qui frappe également, c’est la normalisation du procédé. L’événement est traité comme une opération de gestion politique : communiqués sobres, procédures juridiques invoquées, narratifs maîtrisés. Le chef d’État se transforme en objet sécuritaire, et la société concernée disparaît du champ de l’analyse.

Au-delà du cas vénézuélien, cette séquence interpelle directement les États du Sud, notamment ceux du pourtour méditerranéen. Elle rappelle que la souveraineté proclamée ne suffit plus. Sans capacité économique autonome, sans cohésion sociale, sans marge stratégique réelle, l’État devient vulnérable à des formes de pression indirectes, mais redoutablement efficaces.

Les constitutions ne garantissent plus à elles seules la protection du pouvoir politique. Les élections non plus. Ce qui demeure déterminant, c’est l’existence d’un rapport de force tangible, multidimensionnel, capable de dissuader toute mise sous tutelle.

Ce qui s’est joué au Venezuela n’est donc pas une exception. C’est un précédent. Un avertissement clair : dans le nouvel ordre mondial, la souveraineté n’est plus un droit abstrait, mais une capacité concrète. Et tout État incapable de la défendre s’expose à être traité non comme un acteur, mais comme un dossier.

* Journaliste et analyste politique.

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Ayachi Hammami en grève de la faim en prison depuis 34 jours

07. Januar 2026 um 09:52

Dans un post Facebook publié mardi 6 janvier 2026, traduit de l’arabe et reproduit ci-dessous, Me Dalila Ben Mbarek Msaddek attire l’attention de l’opinion publique sur la situation difficile de l’activiste politique Ayachi Hammami, en grève de la faim en prison depuis son incarcération le 2 décembre 2025, en exécution du verdict prononcé par la Cour d’appel le condamnant à 5 ans de prison ferme et à 2 ans de surveillance administrative, dans le cadre de la fameuse affaire dite de « complot contre la sûreté de l’Etat».

«À qui de droit :

«Aux amis, camarades et collègues d’Ayachi Hammami :

«Votre ami, camarade et collègue, Ayachi Hammami, qui a défendu et combattu pour tous sans discrimination ni distinction, est en grève de la faim depuis 34 jours, n’ayant ni goûté à la nourriture ni à la chaleur du café depuis son incarcération à la prison de Mornaguia.

«Il souffre en silence et avec une résilience historique… Malgré les pétitions et les appels, Ayachi a refusé de mettre fin à sa grève de la faim, non par entêtement ni par quête d’héroïsme… Il attend simplement une initiative d’union et un plan d’action collective visant à affronter politiquement le régime d’oppression et de tyrannie…

«Il ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas atteint ce but… Vous avez donc le choix : soit défendre votre patrie, soit vous contenter de publications sur Facebook et de messages de soutien, et le laisser dépérir peu à peu dans sa cellule, dans un silence terrible…

«Je le cite sans mentionner que, jusqu’à ce jour, nous n’avons pas été à la hauteur de ses sacrifices et de sa résilience… et les structures de la profession d’avocat sont les premières concernées.»

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Barbouzerie américaine à Caracas, trouille à Téhéran !

07. Januar 2026 um 09:12

Alors que le monde est en passe de devenir un immense Far West où le shérif Donald Trump souffle le chaud et froid, le régime théocratique en Iran se retrouve confronté à une équation insoluble. Contenir la contestation interne qui se répand dans l’ensemble du pays comme une traînée de poudre et éviter que Trump qui a menacé d’intervenir ne passe à l’acte. La République islamique est entrée en «mode survie». Aujourd’hui, les dirigeants iraniens ne savent plus quoi faire et sont dans une situation de grande inquiétude. 

Imed Bahri

Farnaz Fassihi, actuellement chef du bureau du New York Times auprès des Nations Unies et qui a couvert l’Iran pendant plus de trente ans, observe comment Téhéran se trouve confronté à un dilemme complexe : l’escalade des troubles intérieurs et la menace de frappes extérieures. Son enquête montre que le régime iranien, pris en étau entre une économie en ruine et une colère populaire grandissante, ne dispose d’aucune solution claire permettant à la fois d’apaiser les tensions internes et d’éviter une escalade avec Israël et les États-Unis. 

Le gouvernement dans une impasse

Fassihi note que ces dernières années, le gouvernement iranien s’est habitué à réprimer par la force les vagues successives de manifestations nationales contestant son pouvoir. Toutefois, pour la première fois, les dirigeants du pays sont confrontés à un défi plus complexe à savoir une agitation intérieure croissante qui coïncide avec une menace militaire extérieure. Le gouvernement semble dans une impasse face à la gestion simultanée de ces deux problèmes, sans stratégie claire pour enrayer l’effondrement économique qui alimente les manifestations et sans aucune indication que les dirigeants iraniens soient disposés à faire des concessions suffisantes sur leur programme nucléaire pour apaiser Israël et les États-Unis et éviter le risque d’une nouvelle série de frappes.

Depuis deux semaines, des manifestations secouent l’Iran. Bien qu’elles n’aient pas atteint l’ampleur des deux derniers grands soulèvements –l’un en 2022 mené par des femmes et l’autre en 2019 déclenché par la hausse des prix du carburant– elles ont ébranlé les hauts responsables et suscité des réactions rapides des États-Unis et d’Israël. Le président Trump a menacé d’intervenir, déclarant sur les réseaux sociaux que les États-Unis viendraient en aide au peuple iranien si l’Iran tuait des manifestants pacifiques, ajoutant : «Nous sommes pleinement préparés et prêts à agir».

De leur côté, le ministre israélien des Affaires étrangères et plusieurs responsables gouvernementaux ont publiquement apporté leur soutien aux manifestants. «Israël est à vos côtés et vous soutient de toutes les manières possibles», a déclaré Gila Gamliel, ministre israélien de l’Innovation, des Sciences et des Technologies, dans une vidéo publiée la semaine dernière. Samedi, l’armée américaine a attaqué le Venezuela, l’un des plus proches alliés de l’Iran, et a capturé son dirigeant Nicolás Maduro. Lors d’une conférence de presse où Trump a déclaré que Washington entendait «gérer» ce pays d’Amérique du Sud et le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur le fait que les autres pays devaient en prendre note.

Les dirigeants et personnalités politiques iraniens semblaient désemparés et choqués. Les conséquences pour Téhéran sont considérables. Les lignes de défense s’effondrent

Ali Gholahki, commentateur iranien aux positions radicales, a déclaré lors d’un entretien téléphonique que la situation économique désastreuse avait joué un rôle déterminant dans la chute des dirigeants vénézuéliens et syriens, en engendrant une spirale de mécontentement populaire et en démoralisant les forces de sécurité. Il a ajouté : «La leçon pour l’Iran est qu’il faut être extrêmement prudent pour éviter que le même scénario ne se reproduise. Lorsque les forces antiémeutes, les forces de sécurité et l’armée peinent à boucler leur budget, les lignes de défense s’effondrent».

Suite à la menace de frappes proférée par Trump vendredi, le Conseil suprême de sécurité nationale –l’organe responsable de la sécurité intérieure et extérieure– a tenu une réunion d’urgence tard dans la nuit pour examiner les moyens de contenir les manifestations avec moins de violence et d’éviter d’attiser davantage la colère populaire.

Selon trois responsables iraniens proches du dossier, ayant requis l’anonymat en raison de la nature sensible des discussions, les préparatifs en vue d’éventuelles frappes militaires ont également été abordés.

Ces responsables ont indiqué que de hauts responsables avaient reconnu, lors de réunions et de conversations privées, alors que les manifestations se poursuivaient, que la République islamique était entrée en «mode survie». Le pays semble démuni face à l’effondrement économique qui alimente les troubles, ou face à la menace d’une nouvelle escalade avec Israël et les États-Unis.

Le président Massoud Pezeshkian l’a déclaré publiquement à plusieurs reprises ces dernières semaines, allant même jusqu’à affirmer une fois qu’il n’avait aucune idée pour résoudre les nombreux problèmes de l’Iran. «Toute politique fondée sur l’injustice est vouée à l’échec», a déclaré M. Pezeshkian jeudi, lors de sa première apparition publique depuis le début des manifestations. «Il faut accepter que le fait que nous devions écouter le peuple», a-t-il martelé.

Les mesures prises jusqu’à présent par le gouvernement pour faire face à la crise économique, telles que le remplacement du gouverneur de la banque centrale et l’annonce de modifications de la politique monétaire, n’ont donné que des résultats limités.

Programme nucléaire et lutte contre la corruption

Une véritable refonte économique exigerait des changements majeurs pouvant mener à un accord nucléaire avec Washington qui lèverait les sanctions et à une lutte acharnée contre la corruption.

Le gouvernement semble soit incapable de prendre ces mesures, soit peu disposé à le faire. Les analystes estiment que les crises du pays sont interdépendantes. L’économie a été gravement affectée par les sanctions américaines sur les ventes de pétrole et les transactions bancaires internationales, imposées en 2018 lorsque Trump s’est retiré de l’accord nucléaire avec Téhéran. Après le rétablissement des sanctions par le Conseil de sécurité de l’Onu en septembre, le rial iranien a encore chuté. La corruption généralisée et la mauvaise gestion ont également aggravé la situation.

À ces difficultés s’ajoute le conflit persistant avec Israël, qui a perpétré des assassinats et des bombardements visant des installations nucléaires et militaires, tandis que l’Iran armait et finançait des groupes armés au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. En juin, Israël a lancé une attaque surprise contre l’Iran, déclenchant un conflit de douze jours qui s’est soldé par un bombardement américain d’installations nucléaires iraniennes, causant d’importants dégâts.

Selon trois responsables, les inquiétudes se sont accrues cette semaine quant à la possibilité qu’Israël profite de l’instabilité intérieure persistante pour lancer une nouvelle attaque. Ils ont ajouté que les déclarations de Trump et de responsables israéliens ont exacerbé ces craintes. Pezeshkian a tenu deux réunions d’urgence avec son conseil consultatif économique la semaine dernière, demandant des directives écrites et des éléments de langage en cas d’aggravation de la crise, d’après deux responsables au fait du dossier ayant requis l’anonymat. Ces derniers ont indiqué que certains conseillers ont suggéré à Pezeshkian de rejeter la responsabilité, dans ses discours publics, sur la «double structure de pouvoir» en Iran où les décisions clés sont prises par le Guide suprême, l(ayatollah Ali Khamenei.

Samedi, Khamenei a adopté une position plus intransigeante que le président, déclarant publiquement que «les fauteurs de troubles doivent être remis à leur place» et accusant des «ennemis extérieurs» de la chute de la monnaie et d’autres problèmes économiques. Il a toutefois reconnu que les commerçants des bazars de Téhéran étaient en droit de protester contre les fluctuations des prix.

La vague de contestation actuelle a débuté cette semaine après la fermeture des boutiques par ces commerçants en signe de protestation. Alors que les grèves s’étendaient à d’autres villes, le gouvernement a décrété quatre jours fériés nationaux, jusqu’à dimanche, afin de tenter d’endiguer la situation.

Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et des articles de presse iraniens, la plupart des commerces du bazar de Téhéran sont restés fermés dimanche. Des manifestations sporadiques ont eu lieu et un important dispositif policier anti-émeute a été déployé. Ces derniers jours, les troubles ont dégénéré en violences dans de nombreux quartiers. Des jeunes ont attaqué des bâtiments gouvernementaux, affronté les forces de sécurité et incendié des voitures, des motos et des conteneurs à ordures, d’après des vidéos, des médias iraniens et le service persan de la BBC.

Les forces de sécurité ont réprimé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, et des coups de feu ont été entendus dans certaines vidéos en provenance de villes de l’ouest iranien. Au moins huit manifestants et deux membres des forces de sécurité ont été tués, selon des rapports officiels, des organisations de défense des droits humains et des vidéos de funérailles. Mehdi Rahmati, analyste iranien qui conseille les autorités sur la stratégie régionale, a déclaré : «Malheureusement, je pense que le gouvernement n’a ni compréhension ni stratégie face à la situation intérieure ni face à la pression internationale croissante». Il a ajouté : «La colère est palpable. Une hypothèse est qu’ils laissent les manifestants exprimer leur colère car nous sommes au bord de la rupture».

La République islamique joue sa survie  

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a tenu jeudi dernier une réunion privée avec des responsables de médias affiliés à l’État. Selon deux sources proches du dossier, il a décrit l’escalade de la crise comme une «lutte pour la survie» de la République islamique et du pays. Ces sources ont indiqué qu’Araqchi avait déclaré aux représentants des médias que les perspectives de négociations avec Washington étaient actuellement «inexistantes» et que la décision d’engager le dialogue avec les États-Unis ne lui appartenait pas.

Depuis deux semaines, des foules descendent dans la rue pour exprimer leur colère contre le gouvernement et réclamer la fin du régime clérical. Les manifestations se concentrent principalement dans les petites villes, les quartiers défavorisés et les universités, où les manifestants scandent «Mort à Khamenei!» et «Liberté! Liberté!». Des militants et des habitants en Iran ont déclaré que certains slogans ont élargi la condamnation du régime autoritaire, tels que: «Mort à l’oppresseur, qu’il soit roi ou guide suprême».

À Téhéran, hormis le centre-ville, y compris le bazar, le campus universitaire et certains quartiers populaires, la vie semblait globalement normale, selon les habitants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des stations de ski au nord de la ville bondées de vacanciers aisés. Les manifestations actuelles ne semblent pas atteindre l’ampleur du soulèvement de 2022, qui, porté par un mouvement féministe progressiste exigeant la fin du port obligatoire du hijab, avait duré des mois.

Cependant, cette fois-ci, les manifestations pourraient s’étendre et devenir plus violentes. L’agence de presse Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution, a rapporté samedi que certains troubles dans les provinces de l’ouest avaient pris la forme de «cellules organisées» et d’«attaques quasi armées».

L’agence a précisé que les instigateurs dans la province d’Ilam étaient numis d’armes à feu, d’armes lourdes et de grenades à main. Des vidéos montraient des foules masquées tirant en l’air avec des fusils d’assaut tout en scandant «Mort à Khamenei!». Dans une déclaration commune, 17 militants pro-démocratie iraniens, dont Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix emprisonnée et les cinéastes Jafar Panahi (Palme d’or 2025 au Festival de Cannes) et Mohammad Rasoulof (Ours d’or à la Berlinale 2020), ont appelé les forces de sécurité à cesser toute attaque contre les manifestants. La déclaration affirmait : «Le seul moyen de sauver l’Iran est de se détacher de la République islamique, une revendication qui n’est ni temporaire ni réprimable».

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Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne

07. Januar 2026 um 08:35

Service minimum ne doit pas renvoyer obligatoirement à une philosophie minimaliste, laquelle excuserait les résultats des Aigles de Carthage à la Coupe d’Afrique des Nations de football (Maroc 2025). L’expressivité tunisienne est allée en se désagrégeant, avec comme point d’orgue une élimination à partir des huitièmes de finale. (Ph. Les Tunisiens étrillés par les Nigérians, 0-3, avant de revenir de loin, 2-3. Trop tard, trop peu).

Jean-Guillaume Lozato *

Bien partie avec une victoire 3-1 méritée face à l’Ouganda, l’équipe nationale tunisienne avait affiché quelques certitudes à défaut de pouvoir lancer de grandes promesses. Avec la confirmation d’un côté, par un but d’Ellyes Skhiri. Et la nouveauté de l’autre avec la performance d’Elias Achouri auteur d’un doublé, dont l’un des deux buts a célébré à la fois son talent individuel en agissant en renard des surfaces et une force collective portée par les habituels Hannibal Mejbri et Ali Abdi.

On croyait la machine tunisienne lancée, mais des leçons auraient dû être assimilées après la réduction du score en fin de match par les Ougandais. Un but presque anecdotique qui n’en était pas moins annonciateur du ralentissement constaté lors de la défaite 2-3 contre le Nigeria. Une défaite courte mais qui aurait pu se transformer en catastrophe. Le troisième et dernier match de poule, lui, a offert le spectacle de quatre-vingt-dix minutes laborieuses terminées sur un score de parité 1-1 avec la Tanzanie qui a donné à réfléchir.

Élimination avant les quarts de finales

Pour les huitièmes, le passage à forcer était la citadelle érigée par le Mali, sous la forme d’une muraille physique conséquente. Comme un serrurier attelé à son ouvrage, les Tunisiens ont cherché patiemment à forcer l’entrée d’abord en en observant les angles dans une stratégie qui a visé à longer la ligne de touche ou bien en décalant sur les ailes systématiquement depuis l’axe. Mais le jeu tunisien s’en est trouvé plus stéréotypé en seconde période et là encore le résultat n’a pu qu’être 1-1 après une ouverture du score par Firas Chaouat.

Bien que les Aigles de Carthage eussent cadenassé les abords de la défense ainsi que leur axe en général, la sensation de flottement a effectué son grand retour. Ce quatrième match a été le théâtre d’une accumulation de calculs et de limites, pour une formation, il est vrai, handicapée par moments par l’arbitrage.

En général, une léthargie apparaît dès que les Tunisiens ouvrent le score. Ceux-ci doivent comprendre qu’un cadenas ne suffit pas, que pour libérer le jeu penser un verrou plus amovible serait profitable. Ceci pour éviter la tentation de la passivité.

Une identité à préserver en vue du Mondial

Un style de jeu tunisien existe. Il est à préserver globalement. La première raison est de ne pas risquer de gâcher certains points forts ou idées assimilées. L’autre raison principale est de ne pas brusquer les choses à quelques mois seulement de l’échéance capitale incarnée par la Coupe du Monde. Il convient donc de respecter un ordre du jour qui inclurait les éléments suivants :

le dispositif défensif qui a fait ses preuves pendant les éliminatoires de la Coupe du monde est à préserver impérativement ;

– pour ce qui a trait à la conservation de balle, les Tunisiens étaient jusqu’à présent plus rapides qu’il y a cinq ou six ans, mais ils sont retombés dans certains travers de lenteur, renforcer le point fort de la conservation qui existait au départ est un programme qui s’impose ;

– des progrès au niveau du jeu de tête offensif ont été notables ces deux dernières années ;

– continuer à s’appuyer sur Abdi et Mejbri pour tirer les corners.

En route pour le Mondial

En tenant compte de ces données, la sélection nationale se devra d’aborder son Groupe F de Coupe du Monde avec circonspection, avec une humilité non dépourvue de fierté afin d’éviter tout défaitisme. Une sorte de programme à la carte risque de s’imposer au vu des adversaires du premier tour.

Bien que les Pays-Bas se présentent comme l’épouvantail de la poule, les Tunisiens pourront espérer plus de facilités contre les hommes au maillot orange. Et pourraient même ouvrir le score, par exemple sur corner, à condition qu’Ali Abdi soit aidé par ses coéquipiers pour faire barrage à Denzel Dumfries sur son aile.

Le match le plus difficile sera contre le Japon de par la discipline et la vigilance draconienne sur coups de pied arrêtés adverses que les joueurs japonais démontrent. Pour les défier, incorporer d’entrée de jeu des techniciens très vifs comme Sebastian Tounekti, Elias Achouri et Ismael Gharbi est une idée séduisante.

L’autre match les opposera soit à la Suède, soit à l’Ukraine, soit à l’Albanie, ou à la Pologne. Pour un éventuel 0-0 dans le meilleur des cas.

Même si la CAN 2025 n’a pas été formidable pour l’équipe tunisienne, le fait de ne pas affronter immédiatement d’équipe africaine à la World Cup sera le premier avantage dont il faudra profiter. Sans se contenter de verrouiller le jeu, les Aigles pourraient passer d’un statut de serruriers à celui de ferronniers, d’artisans à artistes. Pour basculer du blindage massif à l’ouverture subtile de coffre. De la métallurgie grossière à l’orfèvrerie ciselée.

L’équipe de Tunisie actuelle apparaîtrait-elle comme moins forte que celle de Qatar 2022 ? Il semblerait qu’une réponse par l’affirmative s’impose. Et l’absence d’Aissa Laïdouni est difficilement palliée. Son retour est à souhaiter au plus vite.

Débarrassée de la pression, elle pourrait figurer comme outsider au prochain Mondial sous certaines conditions strictement précises. Soyons déjà réalistes en tenant compte que le changement de sélectionneur débouche sur l’inconnu. Cela avait réussi au Maroc à quelques mois du Mondial qatari. Mais le cas de figure tunisien diffère de celui marocain.

Visionner de nouveau le très bon match nul de cet automne contre le Brésil tout en analysant les erreurs commises contre le Nigeria définirait le canevas idéal pour les révisions en vue du grand oral nord-américain. Pour un plan d’attaque et pas seulement de défense.

Ainsi, les serruriers tunisiens pourront passer de l’édification d’une forteresse de type «ribat» à l’élaboration d’un château-fort dont le pont-levis les incitera à plus de mobilité. Sinon, le monopole du «riyad» marocain continuera de s’exercer en s’amplifiant pour ce qui est de la représentativité africaine en Coupe du Monde.

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La Tunisie, 2e producteur mondial d’huile d’olive

06. Januar 2026 um 13:52

Grâce à une récolte 2025-2026 annoncée comme l’une des plus abondantes de ces dernières années, malgré la crise climatique qui a frappé aussi l’Europe, la Tunisie est en passe de devenir le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne, mais devant l’Italie.

Le Financial Times rapporte que la Tunisie est en passe de dépasser l’Italie, avec des estimations de récolte oscillant entre 380 000 et 400 000 tonnes, et des projections sectorielles atteignant jusqu’à 500 000 tonnes.

Le quotidien britannique explique cette progression dans le classement par l’effet combiné de facteurs conjoncturels et structurels : des précipitations favorables et des prix internationaux élevés ont stimulé la production, tandis que ses principaux concurrents méditerranéens ont souffert de sécheresse et de stress climatique ces dernières années.

Le Financial Times note également que les prix du pétrole ont culminé autour de 10 000 dollars la tonne, renforçant l’intérêt pour les approvisionnements tunisiens dans un contexte d’approvisionnement plus incertain en Europe du Sud.

Structurellement, la Tunisie possède un atout majeur : un secteur oléicole très vaste et étendu. Les données techniques tunisiennes indiquent une superficie oléicole estimée à environ 2 millions d’hectares, avec près de 107 millions d’arbres, une masse critique qui permet au pays de profiter rapidement des années fastes du cycle alterné de l’olivier.

Cependant, la question de la valeur ajoutée reste posée. La quasi-totalité de l’huile tunisienne continue d’être exportée en vrac et mélangée ou reconditionnée sur les marchés de destination, notamment en Europe.

Une étude estime qu’environ 90 % de la production annuelle moyenne est exportée non embouteillée, en raison de contraintes liées au crédit, aux installations d’emballage, au stockage et à la concentration du marché entre les mains de quelques grands acteurs.

Au niveau international, la FAO indique également qu’après le pic des prix début 2024 et la normalisation subséquente avec la reprise de l’offre, le marché de l’huile d’olive reste exposé à la volatilité et aux risques climatiques. Elle prévoit toutefois une production mondiale globalement stable et une croissance des échanges pour 2025-2026.

Si les données finales de la campagne confirment que la Tunisie accède à la deuxième place mondiale, cela constituerait une réussite majeure pour un pays qui dépend des exportations agroalimentaires pour ses devises.

Cependant, selon les observateurs, la pérennité de cet avantage dépendra de la capacité à transformer cette production record en une rentabilité accrue tout au long de la chaîne d’approvisionnement, grâce à un conditionnement renforcé, au développement de la marque et à des investissements dans la logistique et la résilience climatique. Et c’est à ces niveaux-là que la Tunisie a encore des progrès à faire face à ses principaux concurrents européens, afin que la hausse de la production puisse être conjuguée à une hausse des recettes.  

I. B.

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Tunisie | L’inflation s’établit à 5,3 % en 2025

06. Januar 2026 um 13:21

Le taux d’inflation en Tunisie pour l’ensemble de l’année 2025 a reculé pour s’établir à 5,3 %, contre 7% en 2024, selon l’Indice des prix à la consommation pour décembre 2025, publié lundi 5 janvier 2025 par l’Institut national de la statistique (INS).

D’après la même source, le taux d’inflation s’est stabilisé à 4,9%, au mois de décembre 2025, par rapport au mois précédent, stabilité expliquée par l’accélération du rythme d’évolution des prix du groupe «Alimentation» (6,1% en décembre 2025 contre 5,8% en novembre 2025) et d’autre part par le ralentissement du rythme d’évolution des prix du groupe «Services de restauration, cafés et hôtels» (6% en décembre 2025 contre 6,2% en novembre 2025).

En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 6,1%, augmentation est principalement expliquée par la hausse des prix de la viande d’agneau (+17,3%), des fruits frais (+16%), des légumes frais (+14%), de la viande bovine (+10,6%) et des poissons frais (+9,9%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 14,8%.

Sur un an, les prix des produits manufacturés ont connu une augmentation de 4,9% en raison de la hausse des prix des produits de l’habillement et chaussures (+9,1%) et des produits d’entretien courant du foyer (+5,1%).

Pour les services, l’augmentation des prix est de 3,9% sur un an, principalement expliquée par l’augmentation des prix des services d’hébergement (+11,6%).

En décembre 2025, le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) a baissé pour s’établir à 4,9% après 5% le mois précédent. Les prix des produits libres (non encadrés) ont cru de 6,1% sur un an. Les prix des produits encadrés ont augmenté de 0,8%. Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 7% contre 0,3% pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Hausse de 0,2% des prix à la consommation

Au mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2%, par rapport à novembre 2025.

Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix du groupe «Habillement et chaussures» (+1,7%) et du groupe «Services de restauration, cafés et hôtellerie» (+0,6%), tandis que les prix du groupe «Alimentation» ont diminué de 0,2%.

Sur un mois, les prix du groupe des produits alimentaires ont diminué de 0,2%, en raison de la baisse des prix des huiles alimentaires (-2,4%), des légumes (-2%) et de la volaille (-0,8%). En revanche, les prix des fruits frais ont augmenté de 2,7% et ceux des poissons frais de 0,8%.

Les prix des produits du groupe «Habillement et chaussures» ont augmenté de 1,7% en raison de la hausse des prix des articles d’habillement (+1,9%) et ceux des chaussures (+1,6%). Ceux du groupe «Service restaurants, cafés et hôtels» ont évolué de 0,6%, en raison de l’augmentation des prix des services d’hébergement (+2,8%).

Contribution à l’inflation par secteur et par régime

Le groupe «Produits manufacturés» et le groupe «Services» sont les secteurs ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation globale soit respectivement 1,9% et 1,3%.

Par régime les groupes «Non alimentaire libre» et «Alimentaire libre» ont apporté la plus forte contribution à l’inflation soit respectivement 3,1% et 1,6%.

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Sousse | Inauguration de la Place Garibaldi et de la Rue Victor Hugo

06. Januar 2026 um 11:47

La municipalité de Sousse inaugurera officiellement, le samedi 10 janvier 2026, à 14 heures, la Place Garibaldi et la Rue Victor Hugo, situées dans le quartier historique de Gabadji Grandi, au terme d’un processus de réaménagement urbain participatif.

La cérémonie d’inauguration se tiendra en présence de représentants des autorités nationales et locales, ainsi que de l’ambassadeur de Suisse pour la Tunisie et la Libye, Josef Renggli, et l’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Bilodeau.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Femmedina, la municipalité de Sousse et Cities Alliance, avec le soutien des coopérations suisse et canadienne en Tunisie.

La transformation de la Place Garibaldi et de la Rue Victor Hugo incarne une nouvelle manière de concevoir l’espace public, fondée sur l’écoute, la participation et l’inclusion.

À travers des ateliers de cocréation, des marches exploratoires de sécurité, des cartographies communautaires et des consultations de proximité, les femmes du quartier, commerçantes, habitantes, artisanes, mères de famille, ont activement contribué à définir les usages, les priorités et l’identité de ces espaces.

Résultat de ce projet : un espace public sécurisé grâce à un éclairage renforcé, accessible à toutes et à tous, y compris les personnes à mobilité réduite. Il promeut l’autonomisation économique des femmes par la valorisation des activités locales, et s’équipe de mobilier urbain adapté, de zones de repos et d’échanges. Conçu comme un lieu de vie, de culture et de convivialité au cœur de la médina, il incarne l’inclusion et le dynamisme communautaire.

Symbole de cohésion sociale et d’inclusion

Longtemps utilisé comme espace de transit ou de stationnement, le site devient aujourd’hui un lieu de rencontre intergénérationnel, un espace de détente pour les familles, et un point de connexion entre la médina et la façade maritime de Sousse.

«Cette place n’est plus un espace que l’on traverse, mais un espace que l’on habite», témoigne une commerçante du quartier ayant participé au processus.

La Place Garibaldi devient ainsi un symbole de dignité, de visibilité et de reconnaissance du rôle des femmes dans la ville, tout en bénéficiant à l’ensemble de la communauté.

L’urbanisme comme levier d’égalité

Mis en œuvre par Cities Alliance, qui est hébergée par le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (Unops), le programme Femmedina vise à intégrer systématiquement les besoins des femmes dans la planification urbaine des médinas tunisiennes.

À Sousse, comme à Mahdia, Msaken et Kairouan, le programme démontre qu’un urbanisme participatif et sensible au genre permet de renforcer la qualité de vie, la sécurité, la cohésion sociale et la durabilité des investissements publics.

L’expérience de Gabadji constitue aujourd’hui une référence nationale, appelée à être reproduite dans d’autres villes tunisiennes.

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Les ‘Victoires’ qui consacrent l’excellence automobile en Tunisie

06. Januar 2026 um 11:28

Sur un marché automobile en pleine mutation, où performances commerciales, innovation et engagement responsable redéfinissent les standards, l’événement ‘Les Victoires de l’Automobile’ se propose de valoriser des marques et des concessionnaires qui ont marqué l’année.

Le 23 janvier 2026, l’ensemble de l’écosystème automobile se réunira de nouveau à Tunis autour de ce ‘Victoires’ pour célébrer les acteurs qui se sont distingués au cours de l’année écoulée par leurs performances, leur capacité d’innovation et leur engagement durable.

Organisée par deux spécialistes de la communication automobile, Hédi Hamdi et Sadri Skander, cette manifestation s’impose comme le rendez-vous annuel du secteur, portée par la crédibilité et la transparence de son processus d’attribution des trophées ainsi que par la rigueur et la profondeur de l’étude annuelle qui l’accompagne.

Les marques qui se distinguent

Conçu comme un concept structurant pour le marché, ‘Les Victoires de l’Automobile’ reposent sur l’attribution de trophées destinés à distinguer les marques automobiles dans plusieurs domaines clés. Les distinctions s’articulent autour de trois grandes catégories, couvrant à la fois les performances commerciales, l’expérience client et l’excellence globale des acteurs du marché.

La première catégorie mettra à l’honneur les réalisations commerciales des marques automobiles, en valorisant leur dynamique de croissance et leur capacité à répondre aux attentes du marché tunisien au cours de l’année écoulée.

La deuxième catégorie reposera sur des trophées issus d’enquêtes d’évaluation menées par des cabinets spécialisés, selon des méthodologies rigoureuses et en toute neutralité. Ces distinctions récompensent notamment la qualité des showrooms, l’excellence de l’expérience client, la performance sur les réseaux sociaux, l’ergonomie et l’efficacité des sites internet, la pertinence des applications mobiles ainsi que les performances boursières.

La troisième catégorie distinguera les marques les plus engagées et les plus vertueuses. Ces prix saluent l’engagement écologique, les démarches de responsabilité sociétale des entreprises, ainsi que l’excellence opérationnelle, devenue un levier stratégique majeur.

Les organisateurs de l’événement tiennent à souligner que l’attribution des trophées repose sur des critères de crédibilité, d’objectivité et de transparence. «Les Victoires de l’Automobile ont été pensées pour récompenser le mérite réel des marques, sur la base de données fiables, d’analyses indépendantes et de processus transparents. Les distinctions sont aujourd’hui reconnues comme une référence par l’ensemble des professionnels du marché», expliquent-ils.

Parmi les partenaires majeurs engagés dans l’événement, on citera Attijari bank Tunisie, acteur financier de référence est également partie-prenante, confirmant ainsi son engagement constant en faveur de l’accompagnement des opérateurs économiques, notamment à travers sa filiale spécialisée Attijari Leasing.

L’Observatoire de l’Automobile

Au-delà de la remise des trophées, « Les Victoires de l’Automobile » constituent également un temps fort de réflexion stratégique avec la présentation des résultats de l’Observatoire de l’Automobile. Il s’agit d’une enquête de perception du marché automobile en Tunisie, réalisée par le cabinet Emrhod Consulting pour le compte des Victoires de l’Automobile, qui s’appuie sur un large échantillon représentatif de la population.

Véritable baromètre exclusif du marché, l’Observatoire analyse les intentions d’achat, les grandes tendances du secteur, les préférences des consommateurs et leur perception des innovations en matière de mobilité, offrant ainsi une lecture approfondie et prospective du marché automobile tunisien.

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Gaza sous silence | Le prix humain de l’impunité d’Israël

06. Januar 2026 um 11:11

Pour Pascal Boniface, auteur de ‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’ (éditions Max Milo, Paris, 25 avril 2025), le silence sur le génocide perpétré par Israël à Gaza est un danger moral et juridique. «Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir», écrit-il.

Djamal Guettala 

Depuis le 8 octobre 2023, Gaza vit sous un bombardement quotidien. Les frappes israéliennes touchent indistinctement civils et infrastructures, dans un territoire confiné, soumis à un blocus presque total. Les témoignages sont terrifiants : des enfants mutilés, des corps déchiquetés, des hôpitaux saturés et des maisons réduites en ruines. Dans les écoles, des enseignants racontent devoir improviser des cours dans des caves, pour protéger les enfants des explosions. «Chaque jour, je me demande si mes élèves reviendront à la classe le lendemain», confie une enseignante de Gaza, sous couvert d’anonymat.

Un danger moral et juridique

Pour Pascal Boniface, directeur de l’IRIS et auteur de ‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’, ce silence est un danger moral et juridique. «Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir», écrit-il.

Le droit international, imparfait mais progressif, existe pour protéger les populations. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Conventions de Genève, la Convention sur le génocide de 1948 et la Déclaration universelle des droits de l’homme posent des principes clairs : la guerre ne peut justifier l’extermination ou la privation totale d’un peuple. Pourtant, le droit est régulièrement foulé aux pieds, notamment par ceux-là mêmes qui en sont à l’origine.

Le livre de Boniface souligne la contradiction des puissances occidentales. Pendant la guerre en Ukraine, les bombardements sur des civils et la conquête illégale de territoires par la force ont suscité une indignation quasi unanime. Mais pour Gaza, ces mêmes standards sont oubliés. «Ceux qui dénoncent ce massacre sont accusés d’antisémitisme, tandis que les auteurs sont protégés», note l’auteur. Cette inversion morale, insiste-t-il, contribue à la banalisation d’une violence extrême et à l’impunité d’Israël, pourtant soumis aux obligations d’une puissance occupante.

L’ouvrage rappelle l’histoire : la création d’Israël en 1948, votée par l’Onu, visait à protéger les Juifs d’un nouvel holocauste et à instaurer une démocratie au Proche-Orient. Mais les guerres de 1948 et 1967 ont considérablement étendu son territoire, violant la norme du droit international qui interdit l’acquisition de territoires par la force.

La résolution 242 du Conseil de sécurité, exigeant un retrait d’Israël des territoires occupés, n’a jamais été mise en œuvre.

Sous blocus, toute fuite est impossible

Depuis, les conséquences humanitaires se sont aggravées. Gaza, territoire de 365 km², abrite près de 2 millions de personnes. Sous blocus, toute fuite est impossible. Les infrastructures sont détruites : un responsable humanitaire raconte comment «certaines familles passent des jours sans eau potable, avec des blessés graves impossibles à évacuer vers un hôpital fonctionnel».

Dans ce contexte, le droit humanitaire est bafoué, et le silence des médias internationaux rend ce crime invisible pour beaucoup.

Inverser la responsabilité et masquer le drame humain.

Boniface analyse également la dimension de la communication politique, la hasbara israélienne, qui vise à justifier ou minimiser ces actions. En France, tout critique est rapidement accusé d’antisémitisme. Selon l’auteur, cette tactique transforme ceux qui dénoncent en coupables symboliques, inversant la responsabilité et masquant le drame humain.

Le livre insiste sur l’importance d’agir avant qu’il ne soit trop tard. La Convention de 1948 prévoit que les États signataires doivent prévenir le génocide, et pas seulement le punir après coup. Le risque à Gaza, largement documenté par les Nations unies et les ONG, aurait dû déclencher une réaction internationale plus ferme. Le silence ou l’inaction est une forme de complicité.

Boniface se positionne comme journaliste et citoyen : il n’est ni pro-palestinien ni anti-israélien, mais pro-droit international. Il soutient la solution des deux États, Israël et Palestine dans les frontières sûres de 1967, et insiste sur le respect du droit plutôt que sur l’allégeance politique. «La morale peut être à géométrie variable – chacun a la sienne, le Hamas comme Netanyahou. Pas la règle de droit», écrit-il.

Au-delà des analyses géopolitiques, le livre expose l’impact humain. Les témoignages de Gaza décrivent la vie quotidienne comme un enfer permanent : enfants qui dorment sur des matelas par terre, familles entières réfugiées dans des sous-sols, blessures non soignées, amputations pratiquées sans anesthésie, angoisse constante de nouvelles frappes. Ces images, diffusées mais souvent ignorées par les médias mainstream, mettent en évidence l’urgence morale et politique.

Pour Boniface, se taire n’est pas une option. Le journaliste, le citoyen et l’État ont une responsabilité : refuser de fermer les yeux face à la violence extrême et à l’impunité. Ignorer le droit ou justifier sa violation au nom d’alliances stratégiques revient à légitimer la barbarie.

Permis de tuer est donc un appel à la conscience collective : face à l’injustice et au crime, le silence n’est jamais neutre. Dans un monde globalisé, où la force prime encore sur le droit, l’action, la vigilance et la parole deviennent les seuls moyens pour limiter la barbarie et protéger l’humanité. Pascal Boniface y rappelle que le choix n’est pas entre Israéliens et Palestiniens, mais entre droit et arbitraire, morale et complicité par le silence.

Pour ceux qui suivent l’actualité du Proche-Orient, ce livre est bien plus qu’une analyse géopolitique : c’est une pièce essentielle pour comprendre Gaza, un avertissement sur le prix humain de l’impunité et un manifeste pour que la voix de la conscience publique ne se taise jamais.

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Tunisie-Chine | Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce

06. Januar 2026 um 10:47

Lors de mon second voyage en Chine en l’espace de 15 ans, j’ai été agréablement surpris par l’évolution remarquable de ce grand pays dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de développement économique, technologique ou relatif à l’infrastructure et dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens. (Ph. China Shanghai Yuyuan Garden City / Canton Fair).

Lotfi Sahli

Cette connaissance accrue de notre pays est évidente, notamment à travers les informations demandées lors de l’octroi du visa pour la Chine. Les autorités et les entreprises chinoises semblent de plus en plus conscientes du rôle stratégique que peut jouer la Tunisie dans le commerce international.

En exploitant ces synergies, des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la fabrication et la logistique pourraient bénéficier d’une innovation accrue et d’une croissance soutenue. Cela permettrait à la Tunisie de moderniser son économie, diversifier ses ressources et répondre aux exigences du développement durable.

Une intégration accrue dans l’initiative du programme de la route de la soie offrirait à la Tunisie une meilleure visibilité internationale et un rôle stratégique dans le commerce mondial.

En alignant ses priorités économiques sur celles de la Chine, la Tunisie pourrait consolider sa position en tant que partenaire privilégié, favorisant ainsi des retombées positives pour elle-même et pour ses partenaires africains.

La Tunisie, une passerelle stratégique

Les Chinois savent que les produits fabriqués en Tunisie, portant le label Made in Tunisia, peuvent pénétrer le marché européen sans barrières douanières grâce aux accords préférentiels entre la Tunisie et l’Union européenne. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les investisseurs chinois, qui voient en la Tunisie une plate-forme idéale pour contourner certains obstacles commerciaux et accéder à des marchés à fort potentiel.

De plus, les Chinois encouragent un taux d’intégration raisonnable dans les produits tunisiens, ce qui permet non seulement d’accroître leur valeur ajoutée locale, mais aussi de répondre aux exigences des marchés internationaux, notamment européens et américains.

Dans le contexte du retour d’une administration américaine favorable à un protectionnisme accru, marquée par l’annonce de hausses significatives des droits de douane sur les importations chinoises, ces opportunités deviennent encore plus stratégiques. La Tunisie pourrait ainsi se positionner comme un partenaire clé, offrant une plate-forme de production et de transformation permettant un accès plus compétitif et sécurisé aux marchés européen et nord-américain.

Cette coopération pourrait ainsi non seulement renforcer les échanges économiques entre nos deux pays, mais également contribuer à une modernisation des secteurs industriels tunisiens. Elle incarne un modèle de partenariat gagnant-gagnant, où la Tunisie sert de passerelle entre la Chine et le reste du monde, tout en consolidant son propre développement économique.

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