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Heute — 08. Januar 2026Haupt-Feeds

Football | Le Maroc version El Kaabi

08. Januar 2026 um 09:09

Jusqu’à présent, le Maroc a tenu son rang à la CAN. Comme pays organisateur en raison d’une grande maîtrise logistique et d’enceintes sportives de rêve. En tant que grande puissance footballistique demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde 2022 au Qatar. Avec les projecteurs postés sur sa grande star Achraf Hakimi. Et les exploits d’Ayoub El Kaabi.

Jean-Guillaume Lozato

D’ordinaire, les spécialistes comme les simples amateurs prononcent immédiatement le nom de Hakimi s’il leur arrive d’évoquer l’équipe nationale de football du Maroc. Pourtant, c’est un autre patronyme qui est venu peupler les esprits et les conversations ces derniers jours. Celui de son partenaire El Kaabi, lequel s’est mis en lumière très rapidement dans cette CAN.

Un premier tour rugueux et logique

Très attendu au premier tour, le Maroc confronté à de multiples pressions a justement produit un jeu multidirectionnel pour terminer premier de sa poule. Ceci en dépit d’assauts constants des équipes adverses. Réguliers comme irréguliers ! Le frêle (seulement 62 kilos pour 1,82 mètre) Azzedine Ounahi, gravement blessé et se retrouvant convalescent, en sait quelque chose. Certes, le match nul 1-1 contre des Maliens extrêmement portés sur le jeu physique a atténué certaines ardeurs des supporters du Royaume. Pourtant les rencontres gagnées contre les Comores (2-0) et la Zambie (3-0) ont été rassurantes et ont prouvé que même tendue par l’enjeu la sélection marocaine a gagné en maturité avec des garçons expérimentés comme Sofyane Amrabat et Noussaïr Mazraoui pour encadrer les nouveaux venus qui n’ont pas vécu la grande aventure de 2022.

Puis, de rugueux le chemin emprunté par le Maroc est devenu fougueux. En grande partie au travail constant d’un Brahim Diaz en très grande forme, à l’aise tant dans ses tâches de couverture défensive que dans le renfort offensif (deux buts marqués et à l’origine d’une action de but et de plusieurs autres actions dangereuses), en très grande partie grâce à l’œuvre de Ayoub El Kaabi.

Ce joueur âgé de trente-deux ans ne nous avait pas encore dévoilé toutes les surprises dont il est capable, et les deux buts qu’il a signés sur une prouesse simultanément très technique et très athlétique qu’est le but acrobatique en ciseau ou en retourné ont été un régal pour les yeux.

Percée d’El Kaabi et retour de Hakimi

A partir des huitièmes de finale, deux événements se sont alors combinés sans se concurrencer vraiment. Car c’est ça l’esprit de groupe sur lequel veille jalousement coach Walid Regragui. Le retour de blessure de «Captain Hakimi» est une excellente chose pour son équipe nationale et pour le football en général. Le célèbre numéro 2 a repris ses marques, et cela s’est ressenti à travers le plaisir de contempler ses enchaînements contrôle/passe ainsi que sa facilité déconcertante.

Et El Kaabi ? Cette fois-ci l’avant-centre natif de Casablanca n’a pas marqué mais a tout mis en œuvre pour peser sur le jeu adverse, soit sur sa défense soit sur sa construction en brisant les lignes. Son abnégation s’est exprimée sous la forme d’un pressing constant et efficace contre des Tanzaniens défaits 1-0 au cours d’un match épuisant. Au niveau de son apparence, El Kaabi apparaît comme une synthèse entre trois anciennes idoles : le visage général de l’ancien international français Patrick Vieira, le regard de Merry Krimau dont il mesure exactement la même taille (1,82 mètre) et les buts en bicyclette du Franco-guinéen Amara Simba, un nom qui appelle au rugissement pour ce «lion de l’Atlas» qui ne demande qu’à dévorer les filets adverses.

Quelle programmation pour les Lions ?

Vendredi soir, les Lions de l’Atlas rencontreront d’autres lions. Les Lions indomptables du Cameroun les défieront à Rabat. La ville du Roi accueillera donc ce sommet du lion, le roi des animaux. Ce duel au sommet entre lions attribuera une place très convoitée de demi-finaliste. Se limitera-t-il à une bataille physico-tactique autour du rond central ? À un combat offensif, à sens unique ou box to box ?

Les deux hypothèses sont plausibles de par la variété de jeu que peuvent proposer les deux équipes. Le Maroc devra se passer d’Ounahi, bien utile auteur de deux passes décisives. En face, le Cameroun détient une arme en la personne de Bryan Mbeumo capable d’évoluer en vrai neuf et demi.

Une troisième hypothèse existe cependant. Celle d’un duel de couloir entre l’arrière droit Hakimi et son vis-à-vis direct l’arrière gauche Mahamadou Nagida. Avec El Kaabi en arbitre qui pourrait bien se tailler la part… du lion d’une passe décisive, d’une action provoquant un penalty ou d’une tête sur centre tendu de son capitaine ? Non, sur une bicyclette. Ce serait plus logique.

Le Maroc en tant que nation profite d’un dynamisme régional et continental pour asseoir une autorité nationale qui est en train de dépasser les frontières. Cette phase ascensionnelle déteint sur son équipe nationale de football.

Pour exploiter cette dynamique au maximum, les Lions de l’Atlas pourront compter sur leur excellent gardien Yassine Bounou, devant lequel Nayef Aguerd devra se montrer plus concentré, comme ce qu’il avait démontré aux côtés d’Adam Masina. Ce dernier étant peut-être plus adapté pour un travail d’interception que de relance contre le Cameroun mais qui serait plus efficace contre des adversaires comme l’Algérie ou l’Égypte. Un joker existe aussi avec l’intéressant Eliesse Ben Seghir.

Quant à Ayoub El Kaabi, lui qui a été confronté à moult styles de jeu en championnat marocain, chinois, qatari et grec ainsi que dans le très complet championnat turc, il a le profil pour trouver le chemin des filets à tous les matchs.

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Gestern — 07. Januar 2026Haupt-Feeds

Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne

07. Januar 2026 um 08:35

Service minimum ne doit pas renvoyer obligatoirement à une philosophie minimaliste, laquelle excuserait les résultats des Aigles de Carthage à la Coupe d’Afrique des Nations de football (Maroc 2025). L’expressivité tunisienne est allée en se désagrégeant, avec comme point d’orgue une élimination à partir des huitièmes de finale. (Ph. Les Tunisiens étrillés par les Nigérians, 0-3, avant de revenir de loin, 2-3. Trop tard, trop peu).

Jean-Guillaume Lozato *

Bien partie avec une victoire 3-1 méritée face à l’Ouganda, l’équipe nationale tunisienne avait affiché quelques certitudes à défaut de pouvoir lancer de grandes promesses. Avec la confirmation d’un côté, par un but d’Ellyes Skhiri. Et la nouveauté de l’autre avec la performance d’Elias Achouri auteur d’un doublé, dont l’un des deux buts a célébré à la fois son talent individuel en agissant en renard des surfaces et une force collective portée par les habituels Hannibal Mejbri et Ali Abdi.

On croyait la machine tunisienne lancée, mais des leçons auraient dû être assimilées après la réduction du score en fin de match par les Ougandais. Un but presque anecdotique qui n’en était pas moins annonciateur du ralentissement constaté lors de la défaite 2-3 contre le Nigeria. Une défaite courte mais qui aurait pu se transformer en catastrophe. Le troisième et dernier match de poule, lui, a offert le spectacle de quatre-vingt-dix minutes laborieuses terminées sur un score de parité 1-1 avec la Tanzanie qui a donné à réfléchir.

Élimination avant les quarts de finales

Pour les huitièmes, le passage à forcer était la citadelle érigée par le Mali, sous la forme d’une muraille physique conséquente. Comme un serrurier attelé à son ouvrage, les Tunisiens ont cherché patiemment à forcer l’entrée d’abord en en observant les angles dans une stratégie qui a visé à longer la ligne de touche ou bien en décalant sur les ailes systématiquement depuis l’axe. Mais le jeu tunisien s’en est trouvé plus stéréotypé en seconde période et là encore le résultat n’a pu qu’être 1-1 après une ouverture du score par Firas Chaouat.

Bien que les Aigles de Carthage eussent cadenassé les abords de la défense ainsi que leur axe en général, la sensation de flottement a effectué son grand retour. Ce quatrième match a été le théâtre d’une accumulation de calculs et de limites, pour une formation, il est vrai, handicapée par moments par l’arbitrage.

En général, une léthargie apparaît dès que les Tunisiens ouvrent le score. Ceux-ci doivent comprendre qu’un cadenas ne suffit pas, que pour libérer le jeu penser un verrou plus amovible serait profitable. Ceci pour éviter la tentation de la passivité.

Une identité à préserver en vue du Mondial

Un style de jeu tunisien existe. Il est à préserver globalement. La première raison est de ne pas risquer de gâcher certains points forts ou idées assimilées. L’autre raison principale est de ne pas brusquer les choses à quelques mois seulement de l’échéance capitale incarnée par la Coupe du Monde. Il convient donc de respecter un ordre du jour qui inclurait les éléments suivants :

le dispositif défensif qui a fait ses preuves pendant les éliminatoires de la Coupe du monde est à préserver impérativement ;

– pour ce qui a trait à la conservation de balle, les Tunisiens étaient jusqu’à présent plus rapides qu’il y a cinq ou six ans, mais ils sont retombés dans certains travers de lenteur, renforcer le point fort de la conservation qui existait au départ est un programme qui s’impose ;

– des progrès au niveau du jeu de tête offensif ont été notables ces deux dernières années ;

– continuer à s’appuyer sur Abdi et Mejbri pour tirer les corners.

En route pour le Mondial

En tenant compte de ces données, la sélection nationale se devra d’aborder son Groupe F de Coupe du Monde avec circonspection, avec une humilité non dépourvue de fierté afin d’éviter tout défaitisme. Une sorte de programme à la carte risque de s’imposer au vu des adversaires du premier tour.

Bien que les Pays-Bas se présentent comme l’épouvantail de la poule, les Tunisiens pourront espérer plus de facilités contre les hommes au maillot orange. Et pourraient même ouvrir le score, par exemple sur corner, à condition qu’Ali Abdi soit aidé par ses coéquipiers pour faire barrage à Denzel Dumfries sur son aile.

Le match le plus difficile sera contre le Japon de par la discipline et la vigilance draconienne sur coups de pied arrêtés adverses que les joueurs japonais démontrent. Pour les défier, incorporer d’entrée de jeu des techniciens très vifs comme Sebastian Tounekti, Elias Achouri et Ismael Gharbi est une idée séduisante.

L’autre match les opposera soit à la Suède, soit à l’Ukraine, soit à l’Albanie, ou à la Pologne. Pour un éventuel 0-0 dans le meilleur des cas.

Même si la CAN 2025 n’a pas été formidable pour l’équipe tunisienne, le fait de ne pas affronter immédiatement d’équipe africaine à la World Cup sera le premier avantage dont il faudra profiter. Sans se contenter de verrouiller le jeu, les Aigles pourraient passer d’un statut de serruriers à celui de ferronniers, d’artisans à artistes. Pour basculer du blindage massif à l’ouverture subtile de coffre. De la métallurgie grossière à l’orfèvrerie ciselée.

L’équipe de Tunisie actuelle apparaîtrait-elle comme moins forte que celle de Qatar 2022 ? Il semblerait qu’une réponse par l’affirmative s’impose. Et l’absence d’Aissa Laïdouni est difficilement palliée. Son retour est à souhaiter au plus vite.

Débarrassée de la pression, elle pourrait figurer comme outsider au prochain Mondial sous certaines conditions strictement précises. Soyons déjà réalistes en tenant compte que le changement de sélectionneur débouche sur l’inconnu. Cela avait réussi au Maroc à quelques mois du Mondial qatari. Mais le cas de figure tunisien diffère de celui marocain.

Visionner de nouveau le très bon match nul de cet automne contre le Brésil tout en analysant les erreurs commises contre le Nigeria définirait le canevas idéal pour les révisions en vue du grand oral nord-américain. Pour un plan d’attaque et pas seulement de défense.

Ainsi, les serruriers tunisiens pourront passer de l’édification d’une forteresse de type «ribat» à l’élaboration d’un château-fort dont le pont-levis les incitera à plus de mobilité. Sinon, le monopole du «riyad» marocain continuera de s’exercer en s’amplifiant pour ce qui est de la représentativité africaine en Coupe du Monde.

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