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Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort

07. Januar 2026 um 10:55

Ecoutez bien ! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.

Sami Jallouli *

Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.

Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d’abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.

Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.

Une autorité transnationale

Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.

Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…

Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.

Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.

Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue L’Économiste Maghrébin, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…

L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.

Article traduit de l’arabe.

* Juriste et politologue.

Page Facebook de l’auteur.

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Sami Jallouli : La cyberguerre vénézuélienne ou comment l’Occident abat les régimes du Sud d’un clic

05. Januar 2026 um 16:45

Le politologue Sami Jallouli décortique le tournant radical des événements vénézuéliens récents, qui ont révolutionné la doctrine militaire mondiale. Les superpuissances délaissent les guerres d’usure et les flottes massives pour des conflits hybrides mêlant cyberguerre et raids fulgurants.

Ce modèle d’ »extension d’emprise” pulvérise les régimes à faible coût humain et matériel, en frappant d’abord les centres de commandement numériques via un simple remplacement de leadership. Les victoires se décident avant les tirs, par un clic qui paralyse tout.

Vulnérabilités du Sud

Il précise dans ce contexte : « Les remparts sécuritaires s’effondrent face à une surveillance omnipotente, capable de pister et filmer jusque dans l’intimité des foyers. La géopolitique contemporaine le confirme : la force ne plie que devant une supériorité technologique. »

Appel à la souveraineté

Sans sursaut scientifique, « les nations du Sud, confrontées à des autocraties traitant leurs peuples, des proies faciles.  Seule la maîtrise des avant-postes scientifiques offre un rempart viable contre cette tyrannie technologique, reléguant l’arme à feu au rang d’archaïsme », ajoute-t-il.

Pour l’exemple vénézuélien, Sami Jallouli souligne que cela risque de se répéter avec Cuba et d’autres pays. Il rappelle à cet effet que Cuba a déjà une liste d’accusations toute prête contre elle. Tout en ajoutant : « Tous ces régimes qui trompent leur peuple et jouent sur les émotions viscérales ont un destin connu d’avance. Au final, qu’on l’aime ou non, l’Amérique est puissante et fait ce qu’elle veut. Regardez : ni la Chine ni la Russie n’ont bronché pour ce qui arrive, même à leurs plus proches alliés. Au contraire, la Chine a annoncé qu’elle allait annexer Taïwan. Et ce qui se passe au Venezuela l’arrange ».

Comme dit un vieux proverbe tunisien : « La porte par laquelle le vent entre, ferme-la et repose-toi. »

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