À l’occasion de la Journée mondiale de l’éducation à l’environnement, la Cité des Sciences à Tunis organise, le samedi 24 janvier 2026, une journée scientifique intitulée : « Éco-Éducation : Vers une Société Résiliente ».
Cet événement réunit experts, éducateurs et société civile pour transformer les savoirs scientifiques en actions concrètes et durables et propose un programme riche comme suit :
Innover la pédagogie : Intégrer les outils numériques et l’approche « One Health » pour moderniser l’enseignement des enjeux environnementaux.
Engager la société : Transformer les connaissances en actions citoyennes pour bâtir une Tunisie plus résiliente face aux crises.
Vision et Jeunesse : Analyser l’intégration des enjeux environnementaux dans les programmes scolaires et le rôle clé de l’enfant comme moteur du changement.
Santé et Médias : Introduire le concept « One Health » et mobiliser les outils numériques comme leviers stratégiques d’éducation environnementale.
La journée s’adresse aussi bien à un public averti (monde éducatif, communicant et société civile) ainsi qu’au grand public (citoyens et familles désireux de comprendre et d’agir pour une société résiliente).
L’association tunisienne Reconnect, basée en France, a annoncé la désignation des cinq femmes tunisiennes lauréates du prix Tunisian Women in Tech 2025, dans le cadre de la 4ᵉ édition de cette initiative dédiée à la valorisation de l’excellence féminine tunisienne dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (Stem).
Ces femmes d’exception ont été sélectionnées pour l’excellence de leurs parcours professionnels, l’impact de leurs travaux scientifiques, ainsi que pour leur engagement en faveur de l’innovation, du transfert de compétences et du rayonnement technologique de la Tunisie à l’échelle internationale.
Issues des sphères académiques, scientifiques et professionnelles, les lauréates de cette 4ᵉ édition se distinguent dans des domaines stratégiques tels que la médecine, l’intelligence artificielle, l’analyse des données biomédicales, la génomique, les technologies émergentes et la sûreté nucléaire.
Lilia Zakhama : professeure de cardiologie et vice-doyenne à la Faculté de Médecine de Tunis, Université de Tunis El Manar, Tunisie.
Neila Mezghani : professeure à l’Université Téluq (Canada), titulaire d’une chaire de recherche en analyse des données biomédicales
Haifa Raja Maamar : executive director of emerging technologies, Full Sail University, États-Unis.
Rym Kef Ben Atig : professeure associée à l’Institut Pasteur de Tunis, spécialisée en génomique biomédicale et oncogénétique, Tunisie.
Basma Loussaif : inspectrice en garanties nucléaires auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Autriche
Par leurs réalisations et leur leadership, ces cinq lauréates contribuent activement à stimuler l’innovation scientifique et technologique, renforcer le transfert de savoir et de compétences, et promouvoir l’excellence tunisienne dans la recherche et les technologies de pointe.
Leur rayonnement dépasse les frontières nationales et participe à positionner la Tunisie comme un vivier de talents féminins d’excellence, tout en inspirant les jeunes générations de filles et de femmes à s’engager dans des carrières scientifiques et technologiques ambitieuses.
Reconnect se donne pour missions d’encourager et valoriser les femmes tunisiennes dans les sciences et la technologie, promouvoir les scientifiques, chercheuses, expertes et leaders tunisiennes, renforcer le rayonnement du capital humain, scientifique et culturel tunisien à l’échelle internationale
L’association est également à l’origine de deux initiatives spécialisées : Tunisian AI Society, dédiée à l’intelligence artificielle et Tunisia CyberShield, dédiée à la cybersécurité, qui traduisent son engagement continu en faveur des technologies de pointe, de la souveraineté technologique et de l’excellence scientifique tunisienne.
L’auteur de l’ouvrage sur ‘‘L’histoire de l’urologie en Tunisie-1889-2023’’, Dr Lamine Smida, avait été, en 1976, le 9e urologue tunisien inscrit au Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom). Depuis, le nombre des urologues a atteint 273 en 2023. Ce qui démontre les progrès fulgurants de la médecine et de la santé en Tunisie.
La remarquable courbe d’ascension des urologues, surtout à partir des années 1980, traduit l’engouement des jeunes pour cette spécialité médico-chirurgicale.
L’ouvrage du Dr Smida nous apprend beaucoup sur cette spécialité et son histoire. Ainsi, entre les IIIe et IVe siècles, la plupart des auteurs de textes médicaux étaient Africains. L’urologie est née à Carthage à la fin du IVe siècle. Il a fallu attendre 1974 pour qu’elle soit reconnue par l’Université tunisienne comme une spécialité indépendante lors de l’inauguration du premier Service d’enseignement et de soins urologiques au CHU Charles-Nicolle de Tunis.
De nouveaux centres universitaires d’urologie ont été créés en 1982 à Sousse et Sfax, à Monastir et à Kairouan… Ceci avait permis de couvrir le pays en médecins urologues et de hisser l’urologie tunisienne au niveau international.
La Société tunisienne d’urologie (STU) est née en 1992 et est à l’origine de la fondation de la Société tunisienne de recherche sur la sexualité et l’impotence, ainsi que de la création de l’Arab Association of Urology.
Au Maghreb, le Dr Saadeddine Zmerli était le pionnier de la discipline. Le Maroc a suivi cinq années plus tard avec le premier service d’urologie au CHU de Rabat.
L’auteur rend hommage aux pionniers de l’urologie tunisienne : les docteurs Jean Cuenant, Tahar Bouker, Mokhtar Sghaier et Mohamed Meziou, ainsi qu’au Pr Saadeddine Zmerli qui réalisa en 1986 la première greffe rénale en Tunisie.
L’ouvrage donne la liste complète des urologues tunisiens avec l’année de leur inscription au Cnom, ainsi que leur lieu et mode d’exercice par ordre alphabétique. Plusieurs annexes, photos et documents d’archives enrichissent cet ouvrage qui fait découvrir l’histoire passionnante de la médecine en Tunisie. C’est l’un des secteurs, comme celui des ingénieurs ou des informaticiens où notre petit pays est encore en avance sur beaucoup d’autres grâce à héritage des pères fondateurs.
La présence des oiseaux d’eau en Tunisie a connu de légères fluctuations, entre 2019 et 2023, avec un minimum de 376 691 individus en 2019 et un maximum de 543 095 en 2023. Au total, 105 espèces différentes ont été recensées sur cette période. La tendance générale observée au niveau national est globalement légèrement positive, c’est ce qui ressort du rapport sur le Dénombrement des oiseaux d’eau en Tunisie pour la période 2019-2023 publié, fin 2025, par l’association « Les Amis des Oiseaux ».
D’après le rapport, au cours de ces cinq années, les effectifs ont fluctué, mais la moyenne nationale annuelle s’établit à 477 768 individus, soit une augmentation moyenne de 29 878 oiseaux d’eau par rapport à la période 2009-2018.
La richesse spécifique a atteint 105 espèces d’oiseaux d’eau, avec quelques observations remarquables : une cigogne noire et un héron pourpré, davantage migrateurs qu’hivernants, ainsi qu’une bécassine sourde, un flamant nain et une mouette tridactyle, toutes trois très rares en Tunisie.
Espèces en déclin
Selon la même source, neuf espèces présentent une tendance significativement négative. Parmi elles, deux, la tadorne casarca et le goéland leucophée, ont un statut phénologique de nicheur sédentaire (NS), tandis que les sept autres sont des hivernants ou des visiteurs de passage (HI, VP). Certaines, comme le canard pilet et la grèbe à cou noir, sont à la fois hivernantes et nicheuses occasionnelles.
PhotosAssociation « Les Amis des Oiseaux ».
Ces tendances pourraient refléter des changements au sein des populations biogéographiques, certaines espèces migratrices, comme la grue cendrée, ne traversant plus la Méditerranée en raison des effets du changement climatique. D’autres, comme le goéland leucophée, dont la population a auparavant augmenté grâce à l’abondance de nourriture dans les décharges, affichent désormais une tendance négative encore inexpliquée.
En hiver 2014, la Tunisie comptait 36 095 fuligules milouins. Entre 2019 et 2023, les effectifs de cette espèce vulnérable ont chuté drastiquement, de 4 835 individus en 2019 à seulement 399 en 2023. Ce déclin alarmant s’explique par plusieurs menaces : urbanisation et aménagement des zones humides, perturbations humaines, chasse et braconnage. En Tunisie, l’espèce est protégée par la loi, mais elle continue d’être victime d’actes de braconnage.
Espèces en augmentation
Six espèces montrent une tendance positive, dont le petit gravelot, l’avocette élégante et l’ibis falcinelle. L’essor de cette dernière pourrait être lié à sa nidification récente en Tunisie, observée entre 2018 et 2023.
En 2023, le llamant rose (Phoenicopetus roseus) était l’espèce d’oiseau d’eau la plus abondante, représentant 18 % des effectifs avec 83 108 individus recensés dans 55 zones humides. En 2018, ils étaient 79 616, répartis sur 83 sites. Le bécasseau variable arrive en deuxième position en 2023 avec 68 080 individus observés dans 49 zones, soit 15 % du total annuel, contre 38 388 individus en 2018 dans 78 sites.
PhotosAssociation « Les Amis des Oiseaux ».
Parmi les espèces globalement menacées, l’érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) a enregistré des effectifs remarquables : 1 064 individus en janvier 2021 et 2 415 en janvier 2022, dont 2 200 à Sebkhet Sejoumi. Malgré ces pics, une surveillance continue reste essentielle pour détecter tout changement.
L’AAO est une Ong à but non lucratif qui œuvre pour une meilleure connaissance, le suivi et la protection de la biodiversité en Tunisie et plus particulièrement des oiseaux et leurs habitats.