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Agoa : deux années de répit pour les exportateurs africains

11. August 2026 um 17:09

Le Sénat américain a voté à une large majorité la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’en décembre 2028. Un sursis pour 32 pays africains. Alors que le dispositif devait expirer fin 2026. Le texte doit encore être approuvé par la Chambre des représentants puis promulgué par Donald Trump.

Le vote, adopté par 90 voix contre 6, permettrait de maintenir l’accès préférentiel au marché américain pour plusieurs filières africaines, notamment l’automobile en Afrique du Sud, le textile au Kenya et au Lesotho ou encore la vanille à Madagascar. Le Nigeria, l’Angola et l’Éthiopie figurent également parmi les principaux bénéficiaires.

L’enjeu commercial reste toutefois limité à l’échelle du continent : environ 6 % des exportations africaines sont destinées aux États-Unis. Pour certains secteurs, l’AGOA demeure néanmoins essentiel, en réduisant les droits de douane et en facilitant l’accès au marché américain.

 

Lire aussi – Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

 

Cette prolongation intervient dans un contexte plus incertain, marqué par de nouvelles mesures tarifaires américaines depuis 2025. Certaines exemptions pourraient être maintenues grâce au renouvellement de l’AGOA.

Madagascar, entre soulagement et prudence

À Madagascar, le secteur textile suit le dossier de près. L’AGOA est crucial pour les entreprises des zones franches, fragilisées par l’incertitude entourant l’avenir du dispositif. Le vote du Sénat apporte une visibilité bienvenue, notamment grâce au mécanisme du « third country fabric », qui permet aux industriels malgaches d’utiliser des tissus importés de pays tiers tout en conservant l’accès préférentiel au marché américain.

Mais les acteurs du secteur restent prudents tant que le texte n’est pas définitivement adopté. Pour eux, l’enjeu est désormais de retrouver suffisamment de visibilité pour relancer les investissements, sécuriser les commandes et planifier leur activité sur plusieurs années.

L’AGOA offre donc un répit, mais pas encore une garantie définitive pour les exportateurs africains.

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Le Liban a officiellement aboli la peine de mort, une première au MO

11. August 2026 um 15:09

L’histoire retiendra que le Parlement libanais a voté, mardi 11 août 2026, l’abolition de la peine de mort, une décision présentée comme une première au Moyen-Orient et saluée comme « historique » par le ministre de la Justice, Adel Nassar. 

Le texte prévoit que les crimes commis avant son entrée en vigueur seront désormais sanctionnés par la réclusion à perpétuité. Le Liban n’avait plus procédé à une exécution depuis 2004, rappellent les médias libanais.

Pour le ministre de la Justice, cité par RFI, cette réforme permettra également à Beyrouth de ne plus voir certaines demandes d’extradition rejetées par des pays ayant aboli la peine capitale.

L’ONG Human Rights Watch a salué une « étape monumentale » pour les droits humains au Liban, estimant que cette abolition marque une rupture avec une peine jugée « cruelle et arbitraire ».

La réforme intervient alors que le Parlement examine également plusieurs autres textes, dont un projet d’amnistie générale.

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ZLECAf : 2,7 milliards d’euros pour lever le verrou douanier africain

11. August 2026 um 13:43

La ZLECAf veut accélérer le commerce intra-africain en s’attaquant à l’un de ses principaux freins : des systèmes douaniers encore fragmentés et sous-digitalisés. Un accord de 2,7 milliards d’euros doit permettre de moderniser les procédures aux frontières, avec des implications directes pour les pays d’Afrique du Nord, dont la Tunisie.

Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a signé à Abuja un accord de concession de 20 ans avec Bergmans Security pour moderniser les systèmes douaniers du continent. D’un montant de 3,1 milliards de dollars, soit environ 2,7 milliards d’euros, le programme prévoit le déploiement de solutions numériques dans les administrations douanières nationales, comme le précise un communiqué de l’organisation.

L’objectif est de fluidifier la circulation des marchandises. Les nouveaux outils doivent améliorer le suivi des cargaisons, renforcer le partage des données et réduire les délais de traitement et les blocages aux frontières, ajoute la ZLECAf. Bergmans assurera le financement et l’expertise technique, en collaboration avec les administrations nationales.

La Tunisie face au défi de l’intégration commerciale

Pour la Tunisie, qui dispose d’une position stratégique entre l’Afrique du Nord, l’Europe et le reste du continent, la modernisation des procédures douanières constitue un enjeu important pour renforcer son intégration aux échanges africains. Une meilleure interconnexion des systèmes pourrait notamment faciliter les opérations d’import-export et réduire les délais liés au passage des marchandises.

L’enjeu dépasse toutefois la seule Tunisie. La digitalisation des douanes est devenue une condition de réussite de l’intégration commerciale africaine. Entrée en vigueur en 2021, la ZLECAf compte 50 États ayant ratifié l’accord qui l’institue. Les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf. L’organisation vise à doubler le commerce entre pays africains d’ici 2035.

Le Nigeria comme laboratoire

Le choix de Bergmans repose notamment sur son expérience au Nigeria, où l’entreprise a participé à la transformation numérique des services douaniers. La ZLECAf entend s’appuyer sur ce modèle pour l’étendre à d’autres marchés du continent, rapporte La Tribune.

Le pari reste celui de l’exécution. Harmoniser les pratiques, connecter les systèmes nationaux et accompagner les administrations seront déterminants pour que l’investissement se traduise réellement par des frontières plus rapides et plus transparentes. Pour la Tunisie comme pour les autres économies africaines, cette transformation pourrait ainsi devenir un levier supplémentaire pour développer les échanges continentaux.

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Russie : le Maroc fournit de l’essence à Moscou, en pleine pénurie

11. August 2026 um 09:57

La Russie, géant pétrolier frappé par des pénuries de carburant, se retrouve contrainte d’importer de l’essence du Maroc. C’est en tout cas ce que révèle RFI. Une première pour Moscou, qui a reçu en juillet une cargaison de 30 000 tonnes d’essence Al-92 en provenance de Tanger. Une situation pour le moins paradoxale pour un pays riche en hydrocarbures, mais dont les raffineries sont régulièrement ciblées par des drones ukrainiens.

La cargaison, transportée par un navire sous pavillon panaméen jusqu’au port de Mourmansk, rapporte la même source, aurait été fournie par le groupe russe Lukoil, selon Reuters. Cette importation s’ajoute aux approvisionnements en provenance de Biélorussie, du Kazakhstan et de l’Inde, décidés par Moscou pour tenter de stabiliser un marché intérieur sous tension.

Ces pénuries constituent l’un des effets indirects de la guerre en Ukraine. Les frappes contre les infrastructures énergétiques russes ont réduit les capacités de raffinage, poussant le Kremlin à limiter la consommation et à chercher du carburant à l’étranger.

Le choix du Maroc est également révélateur des limites des sanctions occidentales. Partenaire stratégique de Washington, Rabat continue de commercer avec Moscou, malgré les sanctions américaines contre la Russie. Pour le spécialiste des relations internationales Sébastien Boussois, cette transaction ne devrait pas provoquer de réaction américaine majeure : la coopération stratégique entre Washington et Rabat pèserait davantage que l’importation de quelques dizaines de milliers de tonnes d’essence.

Pour Moscou, l’ironie est toutefois difficile à masquer : le premier importateur mondial de brut et l’un des grands producteurs d’hydrocarbures doit désormais se tourner vers un pays qui n’est pas producteur de pétrole pour faire rouler ses voitures.

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Tunisie : des perturbations sur les paiements électroniques cette nuit

11. August 2026 um 07:09

Monétique Tunisie annonce, dans un post LinkedIn, une interruption temporaire de plusieurs services de paiement dans la nuit du mardi 11 août. 

Liée à une opération de « maintenance technique », cette perturbation pourrait affecter les retraits aux distributeurs (DAB), les paiements chez les commerçants (TPE) mais aussi les transactions en ligne.

 

 

L’instance précise que l’intervention débutera à 2 heures du matin, dans la nuit du mardi 11 août, et devrait durer environ quatre heures. Durant cette période, les utilisateurs pourraient donc rencontrer des difficultés pour effectuer des retraits auprès des guichets automatiques bancaires (GAB), régler leurs achats via les terminaux de paiement électronique (TPE) ou réaliser des opérations de commerce électronique.

Monétique Tunisie indique que cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de ses infrastructures. Ses équipes techniques seront mobilisées pendant toute la durée de l’opération afin de rétablir les services dans les meilleurs délais.

Les utilisateurs sont ainsi invités à anticiper leurs opérations nécessitant un retrait d’espèces ou un paiement électronique pendant cette plage horaire.

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Libye : la démission surprise du gouverneur de la Banque centrale ravive les inquiétudes

11. August 2026 um 07:52

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Naji Issa, a annoncé sa démission lundi 10 août, sans en préciser les raisons. Nommé en 2024 dans le cadre d’un compromis politique qui avait permis de sortir d’une grave crise pétrolière et financière, son départ intervient alors que le pays reste profondément divisé entre les autorités de l’Ouest et celles de l’Est.

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye (BCL), Naji Issa, a présenté lundi 10 août sa démission, sans en préciser les raisons. Nommé en septembre 2024 dans le cadre d’un compromis politique, il avait contribué à mettre fin à une grave crise liée à l’arrêt de la production pétrolière, rapportent des médias.

La nomination de Naji Issa et de son vice-gouverneur, Marii al-Barassi, avait été approuvée à l’unanimité par 108 députés du Parlement basé dans l’est du pays, avec le soutien de l’ONU. Ce compromis avait permis de sortir de l’impasse provoquée par l’éviction de Seddik el-Kebir, gouverneur de la BCL depuis 2012.

En réaction à cette éviction, les autorités de l’est de la Libye, contrôlées par le camp du maréchal Khalifa Haftar, avaient suspendu en août 2024 la production et les exportations de pétrole. La production nationale était alors passée d’environ 1,2 million à 600 000 barils par jour, provoquant d’importantes pertes pour un pays dont les recettes dépendent largement des hydrocarbures.

L’arrivée de Naji Issa avait permis de rétablir progressivement la situation et de relancer la production pétrolière. Mais la Libye reste profondément divisée entre deux pouvoirs rivaux : le gouvernement basé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et les autorités de l’est soutenues par le clan Haftar.

L’annonce de la démission n’a pas encore suscité de réaction officielle du Parlement. Le président du Haut Conseil d’État, Mohammed Takala, a toutefois appelé Naji Issa à rester en fonction afin de préserver la stabilité financière et économique du pays et d’éviter d’éventuels abus dans l’utilisation des devises.

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Inflation en baisse, pouvoir d’achat sous pression : pourquoi les prix restent-ils élevés en Tunisie ?

11. August 2026 um 06:00

Alors que le taux d’inflation en Tunisie ralentit progressivement, le sentiment d’une hausse persistante des prix demeure fortement ancré chez les ménages. Pour l’expert économiste Mouez Soussi, cette apparente contradiction s’explique notamment par l’écart entre l’évolution des prix et celle des revenus.

Leçon d’économie pratique pour ceux qui confondent baisse/recul de l’inflation et non baisse des prix!

Au-delà des chiffres officiels, il estime que la perte de pouvoir d’achat doit être appréhendée à travers un tableau de bord plus large, intégrant les salaires, les capacités de production et la qualité des données disponibles.

Pour Mouez Soussi, il n’existe pas de véritable contradiction entre le ralentissement de l’inflation mesurée par les statistiques officielles et le sentiment des ménages selon lequel les prix continuent d’augmenter. L’expert estime que les citoyens perçoivent directement la réalité économique à travers leur pouvoir d’achat et leurs dépenses quotidiennes. Il explique que l’indicateur déterminant pour comprendre ce ressenti réside dans la relation entre les revenus et les dépenses. Une baisse du taux d’inflation signifie uniquement que le rythme d’augmentation des prix ralentit. Elle ne signifie pas que les prix ont diminué.

Mouez Soussi

Selon lui, cette distinction est essentielle pour comprendre le décalage entre les statistiques officielles et l’expérience quotidienne des ménages. D’autant que les données permettant de mesurer clairement l’évolution des revenus des Tunisiens restent, à ses yeux, insuffisamment intégrées dans l’analyse.

En prenant comme référence le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Mouez Soussi estime que son évolution reste nettement inférieure à celle des prix. Le même constat s’appliquerait, selon lui, au salaire moyen, dont le rythme de progression demeure moins élevé que celui des prix. L’économiste revient également sur la dernière révision salariale, fixée par la loi et concernant à la fois les secteurs public et privé. Il estime que les augmentations accordées, comprises entre 3,5 % et 4 %, n’ont constitué qu’une compensation limitée face à l’inflation enregistrée depuis le début de l’année.

 

En prenant comme référence le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Mouez Soussi estime que son évolution reste nettement inférieure à celle des prix. Le même constat s’appliquerait, selon lui, au salaire moyen, dont le rythme de progression demeure moins élevé que celui des prix.

 

Pour le secteur privé, cette situation aurait également réduit la marge de négociation dont il disposait auparavant pour obtenir des augmentations salariales plus importantes. Désormais, avec des hausses fixées par la loi, les salariés auraient encaissé des augmentations qui, selon lui, ont rapidement été absorbées par la hausse des prix.

Mouez Soussi considère ainsi qu’il est insuffisant d’opposer une « inflation officielle » à une « inflation ressentie ». Pour lui, il faut intégrer dans l’analyse l’évolution des revenus et des salaires afin de mesurer réellement la dégradation du pouvoir d’achat.

Un pouvoir d’achat sous pression

L’expert souligne que le comportement des consommateurs constitue un indicateur révélateur de cette situation. Il observe que les ménages peuvent aujourd’hui rentrer de leurs courses avec beaucoup moins de produits qu’il y a deux ou trois ans, alors même que leurs dépenses ont augmenté. Cette pression se traduit également par une réduction de l’accès à certains produits alimentaires. La viande rouge serait devenue inaccessible non seulement pour les catégories à faibles revenus, mais également pour une partie de la classe moyenne.

Mouez Soussi relève le même paradoxe concernant les poissons et les produits de la mer. Dans un pays disposant de plus de 1 200 kilomètres de côtes, ces produits ne figureraient pourtant plus systématiquement dans le panier de consommation de nombreux ménages. Pour l’économiste, ces situations illustrent une question plus profonde : pourquoi l’économie tunisienne en est-elle arrivée à ce niveau de tension sur les prix et le pouvoir d’achat ?

Le problème dépasse la question des « intermédiaires »

Selon Mouez Soussi, les difficultés actuelles ne peuvent pas être expliquées uniquement par la contrebande ou par le rôle des intermédiaires. Ces phénomènes existent, mais ils ne constituent pas, à ses yeux, le véritable cœur du problème. Le principal enjeu se situe davantage au niveau des capacités productives du pays. L’économiste estime que les structures productives ne parviennent pas à maintenir durablement un rythme de production stable, aussi bien en quantité qu’en qualité.

Il cite notamment la situation de la récolte céréalière. Il relève que les faibles rendements enregistrés ne constituent pas une surprise. La pluviométrie ne suffit pas à garantir une bonne récolte lorsque certains intrants nécessaires à la production ne sont pas disponibles à temps. Il évoque notamment l’absence ou l’insuffisance de produits tels que le DAP et d’autres engrais. L’explication est donc avant tout technique et montre qu’une analyse approfondie des chaînes de production permettrait de mieux comprendre les difficultés rencontrées.

Une inflation qui ralentit, mais une perte de pouvoir d’achat qui s’accumule

Mouez Soussi rappelle que la Tunisie a connu pendant plusieurs années des taux d’inflation supérieurs à 5 %. Le pays a même frôlé les 10 % au début de 2024 avant d’enregistrer progressivement un ralentissement pour atteindre aujourd’hui un niveau proche de 5 %. Cette évolution peut être interprétée comme un relâchement du rythme de progression des prix. Mais, pour les ménages, elle n’efface pas les pertes de pouvoir d’achat déjà subies. L’économiste estime ainsi que les citoyens encaissent une dégradation du pouvoir d’achat à chaque période de hausse des prix. C’est cette accumulation qui contribue à rendre la situation de plus en plus difficile pour les ménages.

« Le vrai problème est celui du diagnostic »

Pour Mouez Soussi, la maîtrise de l’inflation passe d’abord par une amélioration du diagnostic économique. Il considère que l’ordre des priorités en matière de politiques économiques n’est pas toujours conforme aux besoins réels du pays. Il appelle ainsi à rechercher les causes précises des difficultés de production plutôt qu’à intervenir de manière ponctuelle. Pourquoi certaines usines ne fonctionnent-elles pas continuellement ? Pourquoi la production d’électricité est-elle insuffisante ? Pourquoi certains intrants agricoles ne sont-ils pas disponibles à temps ? Pourquoi certains indicateurs de production évoluent-ils à la baisse ?

Pour l’enseignant universitaire, ce sont ces questions concrètes qui devraient être placées au centre des politiques économiques. Il estime qu’il faut « remonter la chaîne » afin d’identifier les causes profondes des dysfonctionnements et les résoudre. Il met également en garde contre les décisions prises sans diagnostic suffisamment précis. Selon lui, certaines mesures peuvent produire des effets pervers ou inverses à ceux recherchés et faire perdre un temps précieux.

La question des données au cœur du diagnostic… mais des réformes qui ne répondent pas toujours aux besoins de l’économie

Mouez Soussi insiste par ailleurs sur l’importance des données fiables. Il affirme que l’État ne dispose pas toujours des informations nécessaires pour établir un diagnostic précis de la situation économique. Il estime que la production de ces données devrait s’appuyer sur un partenariat entre les structures publiques et privées. Lorsque l’administration ne dispose pas des moyens ou des capacités techniques nécessaires, elle pourrait, selon lui, faire appel à des bureaux spécialisés ou à un appui technique.

L’économiste cite plusieurs domaines dans lesquels il estime que les données disponibles sont insuffisantes. Il évoque notamment la difficulté à connaître précisément le nombre de têtes de bétail dans le pays, ainsi que certaines informations relatives au domaine de l’État et à son exploitation.

 

Mouez Soussi critique une approche qui consisterait à considérer que les problèmes économiques peuvent être résolus essentiellement par des réformes législatives, des décrets ou des décisions administratives. Il cite à cet égard plusieurs exemples, dont celui du crédit personnel sans garantie et celui de la loi sur le chèque. Selon lui, certaines mesures adoptées pour résoudre un problème peuvent, lorsqu’elles ne sont pas suffisamment adaptées aux réalités économiques, créer de nouvelles difficultés.

 

Il mentionne également la question des déchets : connaître les quantités produites quotidiennement, les capacités de traitement, de recyclage ou d’enfouissement serait, selon lui, indispensable pour établir des politiques adaptées. Pour l’expert, cette faiblesse des données se retrouve ainsi dans plusieurs secteurs de l’économie et complique la mise en place d’un diagnostic pertinent. 

Mouez Soussi critique surtout une approche qui consisterait à considérer que les problèmes économiques peuvent être résolus essentiellement par des réformes législatives, des décrets ou des décisions administratives. Il cite à cet égard plusieurs exemples, dont celui du crédit personnel sans garantie et celui de la loi sur le chèque. Selon lui, certaines mesures adoptées pour résoudre un problème peuvent, lorsqu’elles ne sont pas suffisamment adaptées aux réalités économiques, créer de nouvelles difficultés.

Concernant la loi sur le chèque, il estime que les changements intervenus ont contribué à un recours accru à la liquidité. Cette progression de la monnaie liquide pourrait, selon lui, constituer l’une des causes susceptibles d’alimenter l’inflation. L’économiste considère ainsi qu’une meilleure adéquation entre les décisions publiques et les besoins réels de l’économie aurait permis de réduire davantage le rythme de l’inflation.

Revenir aux fondamentaux

Pour Mouez Soussi, la lutte contre l’inflation ne peut donc pas se limiter à observer l’évolution mensuelle de l’indice des prix. Le ralentissement de l’inflation constitue certes une évolution positive, mais il ne signifie pas que les prix ont retrouvé leur niveau antérieur ni que le pouvoir d’achat des ménages s’est rétabli.

 

La maîtrise de l’inflation reste un défi majeur et que le chemin pour y parvenir demeure lent. Mais pour l’économiste, une première étape s’impose : identifier précisément les problèmes avant de chercher à les résoudre. Un problème correctement ciblé constitue déjà, selon lui, le début d’une solution.

 

La priorité devrait, selon lui, être donnée à un diagnostic fondé sur des données fiables, à une hiérarchisation pertinente des problèmes et à la réhabilitation des structures productives. Il estime que la maîtrise de l’inflation reste un défi majeur et que le chemin pour y parvenir demeure lent. Mais pour l’économiste, une première étape s’impose : identifier précisément les problèmes avant de chercher à les résoudre. Un problème correctement ciblé constitue déjà, selon lui, le début d’une solution.

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Empfangen — 10. August 2026 Französischsprachig

Kaïs Saïed effectue une visite surprise à Gabès

10. August 2026 um 22:21

Lundi 10 août 2026, le président de la République , Kaïs Saïed, a effectué une visite surprise à Gabès, selon ce qu’a indiqué le correspondant de Diwan FM ce lundi soir. La même source a ajouté que le chef de l’État a visité la zone industrielle. Et ce pour examiner la situation environnementale. Il a souligné à cette occasion l’importance de trouver des solutions urgentes aux problèmes environnementaux en suspens, en particulier la pollution.

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Visa américain : ouf de soulagement chez les étudiants

10. August 2026 um 15:40

Les ressortissants tunisiens souhaitant se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires peuvent désormais être soumis à une caution pouvant atteindre 20 000 dollars. La mesure, expérimentée depuis 2025, est devenue permanente le 3 août 2026 et concerne notamment les demandeurs de visas B-1, B-2 et B-1/B-2.

La Tunisie figure officiellement parmi les pays concernés par ce dispositif américain, selon le site de la place. Toutefois, contrairement à certaines informations qui ont circulé, tous les Tunisiens ne devront pas automatiquement verser 20 000 dollars, a tenu à préciser Bill Bazzi, l’ambassadeur des USA à Tunisie, cité par notre source.

Une caution, pas un nouveau frais de visa

La principale précision apportée par l’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi, concerne la nature de cette somme. Il ne s’agit pas d’un nouveau frais de visa définitivement perdu, mais d’une garantie financière destinée à encourager les voyageurs à respecter les conditions de leur séjour et à quitter les États-Unis dans les délais autorisés.

Lorsque les conditions sont respectées, la caution est susceptible d’être restituée. Le Département d’État américain précise notamment que le dépôt peut être remboursé lorsque le voyageur quitte les États-Unis dans le délai qui lui a été accordé. Mais il faut faire attention à ce détail significatif : «… la caution peut être… ».

10 000, 15 000 ou 20 000 dollars

Il faut ajouter que le montant de la caution n’est pas identique pour tous les demandeurs de visa, car il existe trois niveaux : 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars. La somme applicable est déterminée dans le cadre de l’examen consulaire du dossier. Le fait d’être Tunisien et de demander un visa B-1/B-2 ne signifie donc pas automatiquement que le demandeur devra déposer 20 000 dollars.

Autre point essentiel : le paiement de la caution ne garantit pas l’obtention du visa. Le demandeur doit d’abord suivre la procédure normale et attendre les instructions des autorités consulaires. Il ne doit effectuer aucun paiement spontané auprès d’un intermédiaire ou d’un site non officiel.

Ouf de soulagement … les étudiants ne sont pas concernés par la caution

Le dispositif vise principalement les visas B-1 et B-2, destinés respectivement aux déplacements professionnels et touristiques. Les visas étudiants ne sont pas concernés par cette caution, selon les précisions apportées par l’ambassadeur américain. Cette distinction est particulièrement importante pour les étudiants et futurs étudiants tunisiens qui souhaitent poursuivre leurs études aux États-Unis. On aimerait également savoir si les chercheurs rentrent dans la catégorie « étudiants ». 

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Code des eaux : le projet franchit un nouveau cap après les consultations

10. August 2026 um 08:41

A une question écrite de la députée Awatef Cheniti (le 13 avril 2026), le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a répondu : « Le projet du code des eaux, dans sa version amendée, a intégré les remarques des différents ministères et structures concernés. Ce qui lui permettra de remplir les conditions requises pour être soumis au Conseil des ministres dans les plus brefs délais avant d’être présenté à l’Assemblée des représentants du peuple pour approbation ».

Députée de la circonscription de Teboursouk – Douga – Tibar (Béja Sud), Mme Cheniti a fait état du retard pris dans le dossier du projet de code des eaux. De même qu’elle s’interrogeait sur les délais prévus pour sa présentation à l’Assemblée des représentants du peuple.

Dans les détails, le département de l’Agriculture assure qu’à la suite d’“une série de réunions de coordination, une version amendée du projet de code des eaux a été transmise aux services compétents le 30 juin 2026“.

Le projet comprendrait, outre le tableau détaillé répondant aux observations formulées à son sujet, une première version des projets de textes d’application du code ainsi qu’une note détaillée sur les nouvelles dispositions illustrant la dimension réformatrice et novatrice du projet de code, ajoute le ministère.

Cependant, aucune date n’a filtré quant à la présentation du texte en conseil des ministres. Pourtant, la question n’a jamais été aussi brûlante.

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Empfangen — 09. August 2026 Französischsprachig

Renforcement de la coopération entre le CMF et la Banque de France

09. August 2026 um 10:02

Le Conseil du Marché Financier (CMF) et la Banque de France – à travers sa Direction de l’éducation financière (EDUCFI) – viennent de signer deux conventions de coopération destinées à renforcer l’éducation financière en Tunisie, notamment par la mise à disposition et l’adaptation de contenus pédagogiques au profit du public tunisien.

Ces accords prévoient la mise à disposition gratuite au CMF de deux ressources développées par la Banque de France : en l’occurrence la collection audiovisuelle dénommée « Les ABC de l’économie, » et les « Cahiers financiers » du portail « Mes questions d’argent ». Il est stipulé dans le contrat que le CMF pourra adapter, traduire et diffuser ces supports en fonction des spécificités du contexte tunisien.

Une première concrétisation de ce partenariat a déjà été engagée avec l’adaptation de plusieurs articles de la collection « Les ABC de l’économie ». Les contenus adaptés seront progressivement publiés et diffusés par le CMF sur son site officiel, après leur contextualisation pour le public tunisien.

Cette coopération s’inscrit dans la stratégie du CMF visant à renforcer la culture financière et les connaissances économiques des citoyens, tout en favorisant une meilleure capacité à prendre des décisions financières éclairées.

Une attention particulière sera accordée aux jeunes générations, qui constituent une priorité des programmes d’éducation financière. Les supports proposés visent notamment à faciliter l’apprentissage progressif de notions essentielles liées au budget, à l’épargne, à l’investissement, aux marchés financiers et à la gestion responsable des finances personnelles, grâce à des contenus accessibles et adaptés aux différentes tranches d’âge.

À travers ce partenariat, le CMF entend également élargir l’accès à des ressources éducatives de qualité, développer de nouveaux outils de sensibilisation et consolider la coopération internationale dans le domaine de l’éducation financière, avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’une culture financière durable en Tunisie.

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La Tunisie, réservoir de talents pour la France

09. August 2026 um 09:29

La Tunisie figure parmi les principaux pays d’origine des bénéficiaires des visas « Talent » délivrés par la France, confirmant l’attractivité des compétences tunisiennes sur le marché français.

Selon les données de la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui viennent d’être publiées, quelque 2 441 visas « Talent » ont été accordés à des ressortissants tunisiens en 2025, ce qui correspond à 11 % de l’ensemble des visas de cette catégorie. Cette performance place la Tunisie au deuxième rang mondial, à égalité avec l’Inde. Pour ceux qui l’ignorent, la Tunisie c’est seulement 12 millions d’âmes, alors que l’Inde en compte plus de 1,5 milliard.

Destiné à attirer des profils hautement qualifiés, à savoir ingénieurs, chercheurs, médecins, entrepreneurs ou encore experts dans des secteurs stratégiques, le dispositif « Talent » témoigne de la reconnaissance du savoir-faire tunisien à l’international. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays ».

Cette dynamique met en lumière la qualité des compétences formées en Tunisie, mais relance également le débat sur la fuite des cerveaux, ainsi que sur les défis liés à la valorisation, à l’emploi et à la rétention des talents dans le pays.

Lire aussi: Philippe de Fontaine-Vive : la fuite des cerveaux est le plus grand risque pour la Tunisie

Au-delà du chiffre, ces données soulignent ainsi un paradoxe : la Tunisie forme des compétences recherchées à l’international, mais peine encore à créer les conditions permettant de les retenir et de valoriser pleinement leur potentiel sur son propre marché.

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Empfangen — 07. August 2026 Französischsprachig

Moyen-Orient : Trois puissances, un bouclier, cet axe défensif doit-il inquiéter l’Occident?

07. August 2026 um 14:56

L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont officialisé, vendredi 7 août 2026, « un pacte de défense mutuelle », scellé lors d’une rencontre entre le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.

Ainsi, en réponse à l’instabilité croissante au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont conclu, vendredi, selon un communiqué de presse du ministère pakistanais des Affaires étrangères, un pacte de défense mutuelle. « Ce traité instaure un cadre de sécurité collective dans lequel une attaque militaire contre un État membre est considérée comme une attaque contre l’ensemble du groupe ».

Les trois pays ont déclaré que cette alliance visait à renforcer la stabilité régionale et à garantir un avenir pacifique et prospère grâce à des efforts communs en matière de sécurité.

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Transition énergétique tunisienne : le grand écart entre les 35 % annoncés et les 9 % réels

07. August 2026 um 13:34

Pendant que la Tunisie promet 35 % de renouvelables pour 2030, ses citoyens vivent des coupures de courant en plein été. Entre discours stratégique et réalité du réseau, le fossé n’a jamais été aussi visible. 

 

Le professeur Kaïes Samet affirme que l’économie verte en Tunisie demeure à un stade embryonnaire, en délai par rapport aux pays développés, malgré la ratification de l’Accord de Paris en 2016 et la mise à jour, en décembre 2021, de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il souligne que cette dernière définit une taxonomie climatique tunisienne censée orienter les flux de capitaux, mais il note que cette architecture réglementaire reste largement théorique tant que les investissements concrets ne suivent pas.

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Il indique par ailleurs que le pays s’est doté d’une Stratégie nationale de transition écologique, mais il reconnaît que celle-ci se heurte à des obstacles persistants : contraintes budgétaires, lourdeur bureaucratique et poids des subventions aux énergies fossiles. Selon lui, l’État aurait mobilisé près de 5,6 milliards de dinars par an dans l’économie verte, avec pour ambition de porter les renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

Un objectif qui s’éloigne plutôt qu’il ne se rapproche

C’est précisément sur ce point que le discours de l’universitaire Samet mérite d’être confronté aux données les plus récentes, nettement plus sombres que celles qu’il avance. Alors qu’il évoque un objectif de 35 % à l’horizon 2030, les chiffres officiels communiqués en avril 2026 par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, situent la part réelle des renouvelables à seulement 9 % du mix énergétique en 2025, contre 3 à 4 % il y a quatre ans. Pour combler cet écart, il faudrait mobiliser au moins 3 900 mégawatts supplémentaires, alors que les projets actuellement à l’étude ne représentent qu’environ 600 mégawatts – un chiffre jugé largement insuffisant par les observateurs eux-mêmes.

Cette lenteur a produit, durant l’été 2026, une crise électrique d’une ampleur inédite. La consommation nationale s’est approchée du seuil critique des 6 000 MW, contraignant la STEG à imposer des délestages massifs pour éviter l’effondrement du réseau. Or, fin 2024, le parc de production restait dominé à 94 % par des équipements thermiques, contre à peine 6 % pour l’éolien, l’hydraulique et le solaire réunis, et le gaz naturel assurait encore près de 94 % de la production électrique début 2026. Cette dépendance gazière n’est pas anodine : les analystes sont formels, la dépendance au gaz algérien atteint aujourd’hui les trois quarts de l’approvisionnement national, ce qui expose la Tunisie à une double vulnérabilité, climatique et géopolitique.

 

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Un déficit qui explose et une STEG à bout de souffle

Le professeur évoque un déficit de financement climatique d’environ 1,72 milliard de dollars par an sur la période 2020-2030. Ce chiffre doit être mis en perspective avec le déficit énergétique proprement dit, qui aurait dépassé 11 milliards de dinars en 2025 selon plusieurs médias de la place. Une partie de la polémique réside précisément là : l’opérateur public vend à perte, s’endette et ne peut plus construire, tandis que la ressource nationale en gaz s’épuise. Ce constat interroge la solidité même du modèle décrit par le professeur, puisqu’un secteur public exsangue ne peut porter seul la transition qu’il appelle de ses vœux.

La question sensible des autorisations et de la « privatisation »

Le professeur Samet plaide pour une implication plus forte du secteur privé, seul ou via des partenariats public-privé, face à une contribution privée jugée trop faible (11,2 %). Ce point est justement au cœur d’une controverse politique et syndicale vive en Tunisie. A noter au passage que 187 autorisations ont été accordées pour 287 mégawatts de projets renouvelables, mais que nombre d’entre eux n’ont jamais vu le jour, faute de permis de bâtir ou en raison des difficultés à convertir des terrains agricoles en terrains industriels. Le directeur général adjoint de la STEG, Néjib Chtourou, est cité comme jugeant urgent d’assainir la situation, certains investisseurs ayant carrément abandonné leurs projets.

Plus polémique encore : les mécanismes de concession destinés à ouvrir le secteur aux capitaux privés et étrangers se heurtent à une opposition syndicale et politique qui, selon différentes sources, a contribué à ralentir l’arrivée de nouvelles capacités renouvelables, certains y voyant une forme de privatisation déguisée du secteur électrique, un procès que les autorités rejettent explicitement. Un paradoxe supplémentaire, documenté par un média de la place, mérite d’être versé au débat : le pays freine, par la lourdeur administrative, l’énergie que ses propres habitants et entreprises pourraient produire, tandis qu’il ouvre dans le même temps son potentiel solaire à des consortiums étrangers pour une électricité et un hydrogène destinés à l’exportation vers l’Europe. Cette asymétrie (freiner l’autoproduction domestique tout en facilitant l’export) nourrit une critique sociale selon laquelle la transition verte tunisienne bénéficierait davantage aux marchés européens qu’aux citoyens tunisiens eux-mêmes.

Le solaire domestique, une promesse à géométrie variable

Kaïes Samet cite le programme Prosol et ses 400 000 familles bénéficiaires comme une réussite à amplifier. Les données 2026 relativisent cependant l’enthousiasme : seulement 7 % de la consommation nationale a été couverte par les renouvelables en 2024, un taux resté bloqué entre 6 et 7 % début 2026, l’État révisant à la baisse son ambition immédiate avec un objectif de 10 % seulement d’ici fin 2026 – loin des 35 % agités pour 2030.

Dans ce cadre, l’économiste n’écarte pas la piste nucléaire, tout en reconnaissant son coût et sa vulnérabilité climatique. Ce point reste, en Tunisie, largement absent du débat public officiel, ce qui en fait moins une option concrète qu’un signal de l’impasse énergétique actuelle : à défaut de solutions rapides et crédibles, jusqu’aux scénarios les plus lourds sont évoqués par certains experts.

In fine, le tableau dressé par l’universitaire, à savoir potentiel solaire et éolien considérable, cadre légal attractif, incitations fiscales, urgence climatique reconnue -, n’est pas contesté dans ses fondements. Mais la réalité de 2025-2026, marquée par des délestages estivaux, une STEG financièrement exsangue, une dépendance accrue au gaz algérien et des tensions politico-syndicales autour de l’ouverture du secteur, suggère un écart considérable entre les objectifs affichés (2030, 2035) et la trajectoire réellement empruntée. La transition verte tunisienne apparaît ainsi moins freinée par un manque de diagnostic que par des blocages structurels – administratifs, financiers et politiques – que le seul volontarisme stratégique ne suffit pas à lever.

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Un Tunisien parmi les 100 CEO les plus influents du Moyen-Orient

07. August 2026 um 08:16

Le Tunisien Houssem Ben Haj Amor, directeur général du Groupe Al Baraka, figure dans le classement « The Middle East’s Top 100 CEOs 2026 » publié par Forbes Middle East. Il occupe la 84ᵉ place parmi les dirigeants les plus influents de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Une distinction qui récompense son leadership et ses performances à la tête du groupe bancaire basé à Bahreïn.

Fort de plus de 27 ans d’expérience dans le secteur financier au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord, Houssem Ben Haj Amor dirige Al Baraka Group depuis octobre 2022. Sous sa conduite, le groupe a accéléré sa transformation numérique, renforcé la qualité de ses actifs et consolidé sa présence internationale. Au premier trimestre 2026, Al Baraka Group gérait plus de 31 milliards de dollars d’actifs et disposait d’un réseau de 600 agences dans 13 pays.

Le dirigeant tunisien préside également Albaraka Türk Participation Bank et siège aux conseils d’administration de plusieurs filiales du groupe. Cette reconnaissance intervient après son classement, en 2024, parmi les 100 dirigeants arabes les plus influents par Fortune 500 Arabia, confirmant son statut de figure majeure de la finance régionale.

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Empfangen — 06. August 2026 Französischsprachig

Production pharma : l’Europe valide une techno clé, la Tunisie en embuscade

06. August 2026 um 13:34

Cette innovation ouvre la voie à une production plus flexible et plus résiliente des ingrédients pharmaceutiques actifs. Elle aura des perspectives de développement pour l’industrie pharmaceutique tunisienne.

Un consortium européen composé de De Dietrich, Alysophil, Bruker et Novalix annonce avoir validé avec succès une nouvelle plateforme de production continue d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API). Selon un document parvenu à la rédaction de leconomistemaghrebin.com, cette avancée marque une étape décisive vers son industrialisation et sa commercialisation. Et ce, avec pour ambition de renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments. Tout en réduisant la dépendance à la production centralisée et n améliorant la résilience des chaînes de valeur pharmaceutiques.

Cette innovation intervient dans un contexte où de nombreux pays cherchent à renforcer leur souveraineté sanitaire. Et ce, à la suite des crises sanitaires et des tensions logistiques qui ont fragilisé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ainsi, pour la Tunisie, dont l’industrie pharmaceutique poursuit son développement et ambitionne de renforcer ses capacités de production locale, cette technologie pourrait, à terme, favoriser l’émergence d’unités de fabrication plus flexibles, plus performantes et mieux adaptées aux besoins du marché national et régional.

Le consortium a développé une plateforme intégrant la chimie en flux continu, le suivi analytique en temps réel et un système de contrôle piloté par l’intelligence artificielle. Contrairement aux procédés traditionnels de fabrication par lots (batch), explique le document, cette technologie permet une production continue des ingrédients pharmaceutiques. Ce qui offre des gains significatifs en matière de qualité, de flexibilité, de productivité et de rapidité de mise en œuvre.

La validation industrielle de cette approche a été réalisée à travers la production en flux continu de fentanyl, un ingrédient pharmaceutique actif particulièrement complexe et fortement réglementé. Choisi comme démonstrateur technologique en raison des exigences élevées de sa fabrication, ce projet confirme la capacité de la plateforme à répondre aux standards les plus exigeants de l’industrie pharmaceutique et ouvre la voie à son application à d’autres molécules stratégiques.

Avec l’achèvement de ce programme pilote, le consortium engage désormais la phase de préparation au déploiement industriel de cette technologie. À terme, cette nouvelle génération de plateformes pourrait rapprocher la production des marchés de consommation, renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments critiques et améliorer la résilience des systèmes de santé.

La Tunisie est directement concernée par cette dynamique. L’un des membres du consortium, Novalix, société de recherche sous contrat (CRO) spécialisée dans les premières étapes de la découverte de médicaments, est implanté dans le pays depuis 2018 à travers sa filiale Novalix Tunisie. Cette présence est à même de constituer un atout pour accompagner le développement des compétences locales et contribuer, à terme, à l’essor de nouvelles capacités de production pharmaceutique à forte valeur ajoutée.

 

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Le Tchad supprimera les visas pour tous les Africains dès 2027

06. August 2026 um 11:41

Le Tchad va ouvrir totalement ses frontières aux ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027, supprimant ainsi l’obligation de visa pour l’ensemble du continent. L’annonce a été faite récemment par le président Mahamat Idriss Déby Itno, en personne, lors du Forum africain de l’Eau à N’Djaména.

Le chef de l’État tchadien a justifié cette mesure par la « volonté de renforcer l’intégration africaine et la libre circulation des personnes », présentant son pays comme « un carrefour entre les différentes régions du continent ». Cette exemption concerne toutefois uniquement les visas d’entrée : elle ne donne pas automatiquement droit de travailler ou de s’installer durablement au Tchad, tient à préciser la présidence tchadienne.

A rappeler qu’un certain nombre de nationalités africaines bénéficient déjà de cette dispense, parmi lesquelles les Béninois, les Camerounais, les Ivoiriens, les Gabonais, les Maliens, les Nigériens, les Nigérians et autres Rwandais. Pour les autres pays, les règles actuelles restent en vigueur jusqu’à l’entrée en vigueur de la réforme, les demandes devant être déposées en ligne sur la plateforme evisa.td depuis mai 2026.

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Cette décision s’inscrit dans une dynamique continentale plus large. En effet, le Togo applique déjà une exemption similaire depuis mai 2026, avec un séjour maximal de 30 jours. La République du Congo a annoncé une mesure identique, entrant en vigueur à la même date que celle du Tchad.

Ces initiatives répondent aux objectifs de l’Union africaine en matière de libre circulation, portés notamment par le projet de passeport africain. Elles restent toutefois isolées à l’échelle du continent : selon un indice publié par la Banque africaine de développement, seuls 28,2 % des déplacements intra-africains s’effectuaient sans visa en 2025.

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Europe, Amérique du Nord… les Tunisiens regardent surtout hors d’Afrique

06. August 2026 um 11:00

Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, les Tunisiens qui envisagent d’émigrer se tournent très majoritairement vers les destinations occidentales. Plus de la moitié (56 %) déclarent qu’ils choisiraient l’Europe, loin devant l’Amérique du Nord (25 %).

Les destinations africaines restent très marginales : 16 % opteraient pour un autre pays de leur région et 3 % seulement pour un autre pays du continent. Ces résultats confirment que les projets migratoires tunisiens demeurent principalement orientés vers l’Europe.

Au-delà de la question migratoire, le rapport dresse le portrait d’une Tunisie ouverte sur l’international mais peu tournée vers l’intégration africaine. Les citoyens se montrent favorables au commerce mondial, privilégient les partenaires économiques hors du continent, connaissent très peu la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et expriment des réserves sur la libre circulation des personnes.

L’étude souligne également la forte aspiration au départ chez les jeunes, motivée avant tout par la recherche d’emploi et les difficultés économiques. Pour Afrobarometer, ces tendances traduisent les attentes économiques persistantes d’une partie importante de la population et le poids des perspectives internationales dans les choix migratoires tunisiens.

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Afrobarometer : un jeune Tunisien sur deux envisage de quitter le pays

06. August 2026 um 09:00

L’aspiration à l’émigration demeure forte en Tunisie, en particulier chez les jeunes. C’est l’un des principaux enseignements du rapport African Insights 2026 publié par Afrobarometer, qui a interrogé des citoyens dans 38 pays africains.

À l’échelle du continent, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà envisagé de s’installer à l’étranger. En Tunisie, 24 % affirment y avoir souvent pensé, tandis que 11 % disent l’avoir envisagé « quelque peu » et 5 % « un peu », soit près de quatre Tunisiens sur dix ayant déjà considéré un départ.

Le phénomène est encore plus marqué chez les 18-35 ans. Selon le rapport, 51 % des jeunes Tunisiens ont sérieusement envisagé d’émigrer, un niveau qui place la Tunisie parmi les pays africains où cette aspiration est la plus forte.

Les raisons invoquées sont avant tout économiques. La recherche d’un emploi constitue le premier motif de départ, suivie de la volonté d’échapper à la pauvreté ou aux difficultés économiques. Les motivations liées aux études, aux libertés politiques ou au tourisme restent largement minoritaires.

Ces résultats illustrent l’ampleur des attentes économiques de la jeunesse tunisienne et confirment que les perspectives d’emploi demeurent le principal moteur des projets d’émigration.

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Empfangen — 05. August 2026 Französischsprachig

Libre circulation en Afrique : les Tunisiens restent réservés malgré les ambitions d’intégration

05. August 2026 um 16:02

Si la libre circulation des personnes constitue l’un des objectifs affichés de l’intégration africaine, les Tunisiens demeurent partagés sur cette question. Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, 51 % des personnes interrogées estiment que les gouvernements devraient limiter les déplacements transfrontaliers afin de préserver l’accès des citoyens aux emplois et aux opportunités économiques, contre 46 % qui soutiennent la libre circulation au sein de la région.

L’enquête met également en évidence un constat largement partagé : la mobilité entre les pays africains reste perçue comme difficile. En Tunisie, 61 % des répondants jugent qu’il est difficile de franchir les frontières pour travailler ou commercer, tandis que 27 % seulement estiment ces déplacements faciles.

Pour Afrobarometer, ces perceptions illustrent les obstacles qui subsistent à l’intégration régionale. Malgré les initiatives de l’Union africaine en faveur de la libre circulation des personnes, une majorité de citoyens considère que les frontières restent difficiles à franchir et exprime des réserves quant à une ouverture plus large des mouvements de population.

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