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Affaire des passeports falsifiés : 20 ans de prison pour Bhiri et 30 ans pour le fils de Ghannouchi

06. Mai 2026 um 15:04

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi, des jugements de première instance dans l’affaire connue médiatiquement sous le nom de « l’affaire des passeports et nationalités falsifiés ».

Les peines prononcées varient entre 11 et 30 ans de prison et concernent notamment l’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, ainsi que d’autres accusés.

Selon une source judiciaire citée, mercredi, par l’agence Tunis Afrique Presse, les accusations retenues portent notamment sur la facilitation, par quelque moyen que ce soit et même sans contrepartie, de la sortie légale d’une personne du territoire tunisien à partir des points de passage, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Les charges incluent également l’usage de sceaux de l’autorité publique au détriment des droits et intérêts d’autrui, en lien avec des crimes terroristes, ainsi que la détention et l’utilisation de documents falsifiés.

Noureddine Bhiri et Fethi Beldi condamnés à 20 ans de prison

Les jugements de première instance ont condamné Noureddine Bhiri et l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi à 20 ans de prison.

Mouadh Khreiji, fils du président du mouvement Ennahdha, ainsi que trois autres accusés en fuite, ont été condamnés à 30 ans de prison avec exécution immédiate. Deux autres accusés ont, pour leur part, écopé de 11 ans de prison.

La cour a également décidé de soumettre l’ensemble des accusés à une surveillance administrative pour une durée de cinq ans.

Hamadi Jebali retiré du dossier

Dans le même dossier, le tribunal a décidé de radier le nom de l’ancien dirigeant d’Ennahdha, Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, ainsi que deux autres accusés, du dossier de l’affaire.

Cette décision intervient en raison d’un pourvoi en cassation visant la décision de la chambre d’accusation, selon la même source judiciaire.

Une enquête ouverte en octobre 2021

Les faits remontent, selon un communiqué officiel publié par le Tribunal de première instance de Tunis le 4 janvier 2022, au 7 octobre 2021. À cette date, le ministère public avait reçu une demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête judiciaire, émanant du chef de la sous-direction des recherches dans les crimes terroristes, les crimes organisés et les atteintes à la sûreté du territoire national.

Cette demande faisait état d’informations selon lesquelles un ressortissant syrien et son épouse, également syrienne, auraient obtenu deux cartes d’identité nationale et deux passeports tunisiens.

D’après les éléments rapportés par le tribunal, ces deux personnes auraient obtenu des certificats de nationalité délivrés par la direction générale des affaires judiciaires au ministère de la Justice, sur la base de passeports tunisiens délivrés par l’ambassade de Tunisie à Vienne en 1982 et 1984.

Le même communiqué indiquait qu’un ancien consul à Vienne aurait, par le passé, accordé des passeports tunisiens à des ressortissants étrangers contre des sommes d’argent, dont les deux documents concernés, et que des poursuites pénales avaient déjà été engagées à ce sujet.

Des documents délivrés sous différents départements ministériels

L’enquête judiciaire a été ouverte le 7 octobre 2021 par le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, qui a chargé la sous-direction spécialisée de poursuivre les investigations.

Un premier rapport a été transmis au ministère public le 9 décembre, suivi d’un rapport complémentaire le 20 décembre. Ce dernier aurait fait état de nouveaux éléments indiquant que les certificats de nationalité tunisienne suspectés d’être falsifiés auraient été délivrés au ressortissant syrien et à son épouse durant la période où Noureddine Bhiri dirigeait le ministère de la Justice.

Concernant les passeports et les certificats de résidence, les documents auraient été obtenus durant la période où Ali Larayedh était à la tête du ministère de l’Intérieur, avec l’intervention présumée de l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi.

Le rapport mentionnait également que le bénéficiaire de la nationalité, du passeport et de la résidence aurait été visé par des affaires terroristes commises à l’étranger.

Le pôle antiterroriste saisi du dossier

Le 22 décembre 2021, au vu des premiers éléments recueillis et des soupçons portant sur l’implication de l’un des suspects dans des infractions terroristes commises hors du territoire tunisien, le ministère public a décidé de transmettre le dossier au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Le 24 décembre, le représentant du ministère public a ouvert une information judiciaire contre les bénéficiaires des documents suspectés d’avoir été falsifiés, ainsi que contre toute personne que l’enquête pourrait révéler.

Les poursuites portent notamment sur l’orientation, l’organisation, la facilitation, l’aide, l’intermédiation et la contribution, par quelque moyen que ce soit, à l’entrée ou à la sortie légale ou clandestine d’une personne du territoire tunisien, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Elles concernent également la fabrication ou la falsification de cartes d’identité nationale, de passeports ou d’autres documents au profit de personnes en lien avec des crimes terroristes, ainsi que l’incitation à ces actes.

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Bhiri et Beldi condamnés à 20 ans de prison

06. Mai 2026 um 13:23

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé mardi 4 mai 2026 des peines allant de 11 à 30 ans de prison dans l’affaire dite des passeports et de la nationalité, relative à la délivrance de passeports tunisiens à des étrangers.

Selon une source judiciaire citée par Diwan FM, l’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, et l’ancien responsable de la sécurité, Fathi Beldi, également dirigeant du parti islamiste, ont été condamnés à 20 ans de prison, deux prévenus jugés par contumace à 30 ans, et deux autres prévenus comparus en liberté à 11 ans.

La Chambre a également ordonné la radiation du nom de l’ancien Premier ministre Hamadi Jebali et de deux autres prévenus du dossier, suite à la demande de leurs avocats d’attendre l’issue de leur appel contre la décision de la Chambre d’accusation de les renvoyer devant la Chambre criminelle.

Les prévenus sont accusés d’avoir facilité et organisé l’entrée ou la sortie de personnes du territoire tunisien, légalement ou clandestinement, pour commettre un acte terroriste. Ils sont accusés notamment d’avoir délivré des documents officiels (carte d’identité, passeport…) au profit d’une organisation, d’un groupe terroriste ou de personnes liées à des réseaux terroristes.

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Giuseppe Perrone : « Creative Tunisia est l’un des projets les plus réussis de l’UE en Tunisie »

06. Mai 2026 um 12:07

Salué comme l’un des projets de coopération « les plus réussis » de l’Union européenne en Tunisie, le programme Creative Tunisia entre dans une nouvelle phase. Son financement se poursuit et s’élargit désormais à la diaspora tunisienne. L’annonce a été faite le 5 mai 2026 à Tunis par l’Ambassadeur de l’UE, Giuseppe Perrone, en marge de la clôture de la première phase du programme.

La première phase du programme Creative Tunisia s’est officiellement achevée ce mardi au Palais des Congrès de Tunis. Mais le projet ne s’arrête pas là. Dans une déclaration aux médias, l’Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a annoncé que la mise en œuvre d’une deuxième phase est déjà engagée, avec une ambition renforcée : associer pleinement la diaspora tunisienne au développement du programme.

Cette deuxième phase prévoit l’implication de la diaspora à trois niveaux distincts : le financement, le réseautage et le renforcement des capacités. L’objectif affiché est de réaliser une « montée en gamme » des capacités tunisiennes dans les domaines de l’artisanat, du tourisme et de l’offre culturelle. Et ce, afin de déclencher, selon les termes du diplomate, « une dynamique de croissance véritable et durable ».

Dressant le bilan de la première phase, Giuseppe Perrone a qualifié les résultats d’« effectivement marquants » et le programme de l’un des projets « les plus réussis » dans l’approche de coopération de l’Union européenne envers la Tunisie.

Financé par l’UE, Creative Tunisia repose sur une approche qu’il a décrite comme « intégrée et holistique », articulée autour du soutien à l’artisanat, de la diversification de l’offre touristique et de la valorisation du patrimoine culturel.

Ainsi, le programme a pour vocation de déclencher un processus de croissance durable à l’échelle locale, notamment par la création d’emplois au bénéfice des jeunes et des femmes impliqués dans le projet.

Par ailleurs le principal défi identifié par l’Ambassadeur est désormais la pérennisation de ces acquis : permettre aux bénéficiaires de consolider leurs projets et leurs entreprises pour produire des résultats « encore plus positifs dans les années à venir ».

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Tunisie | Saïed répond à ceux qui évoquent sa succession    

06. Mai 2026 um 11:35

Suite à l’article du journal italien ‘‘Il Foglio’’ évoquant l’hypothèse d’une ère post-Kaïs Saïd, le président de la république a répondu, indirectement et sans nommer personne, aux rumeurs concernant ses potentiels successeurs, lors de sa rencontre, mardi 4 mai 2026, avec les présidents de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et districts.

«La gestion de l’État ne saurait se fonder sur des publications sur les réseaux sociaux ou des pages suspectes, ni sur la propagation de calomnies», a-t-il déclaré, selon un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence de la république.

Dans ce contexte, il a souligné «la concomitance entre certaines déclarations qui trahissent un état de confusion, d’impuissance et de faillite chez certains partis connus, qui persistent dans leurs illusions et misent sur un retour en arrière».

«Le peuple tunisien n’oubliera pas et n’acceptera aucun recul, mais aspire au contraire à construire son propre avenir grâce aux institutions constitutionnelles qu’il a mis en place par sa volonté lors du référendum», a conclu le président Saïed.

Rappelons que l’article d’Il Foglio ainsi pointé du doigt parle de la recherche d’une alternative à la direction de la Tunisie au sein de l’opposition, en citant même un homme d’affaires tuniso-italien, Kamel Ghribi, qui a commenté, lui aussi, dans un post Facebook, l’article du journal italien, et n’a pas démenti ses ambitions politiques. Au contraire… Il a publié ce commentaire qui se passe de tout commentaire : «Ma position n’a pas changé et ne changera pas. Ma main reste tendue à la Tunisie et ma volonté de participer à tout effort sincère visant à son progrès demeure inébranlable. Je ne nourris aucune rancune et ne recherche ni position ni avantage ; servir la Tunisie est pour moi un honneur.»

Il reste à savoir si cet homme jusque-là peu connu en Tunisie, en dehors de quelques cercles de l’élite des affaires, dispose de suffisamment de relais et de soutiens, à l’intérieur et à l’extérieur, pour pouvoir postuler à la magistrature suprême.

I. B.

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Les messages codés de Rome à Carthage

06. Mai 2026 um 10:26

L’article du journal ‘‘Il Foglio’’ (droite libérale) a suscité la polémique en Tunisie, non pas par sa force intrinsèque, mais parce que la scène politique tunisienne traverse une période de profond vide. Pour y remédier, il ne faut ni nier les faits ni recourir à des accusations de trahison, mais combler ce vide politique par de véritables alternatives nationales qui relégueront tout article étranger au rang de simple fait divers, et non d’événement fondateur.

Sami Jallouli *

J’ai lu les articles publiés dans le quotidien italien ‘‘Il Foglio’’ ces derniers jours et j’ai préféré attendre que la situation s’éclaircisse et que la vérité émerge de ce débat avant de formuler une opinion ou une analyse.

La parution de cet article dans un journal italien ne saurait être considérée comme arbitraire, surprenante, ni même comme une publicité déguisée, contrairement à ce que certains ont suggéré. L’Italie est le partenaire européen le plus concerné par la situation tunisienne, notamment en matière de migration et de stabilité économique.

Historiquement, la Tunisie et l’Italie partagent des préoccupations communes depuis l’époque de Carthage et de Rome ; tantôt l’Italie est préoccupée par nous, tantôt nous par elle.

Avant d’entrer dans les détails, convenons d’un point crucial : tout Tunisien, qu’il réside au pays ou à l’étranger, jouit de la plénitude de ses droits politiques, y compris le droit de se présenter à toute élection, municipale, législative ou présidentielle. Ce droit n’est pas une faveur accordée par quiconque ; c’est un droit constitutionnel. Réduire le processus démocratique à des accusations de trahison simplement parce qu’un nom apparaît dans des articles étrangers constitue une simplification excessive de l’action politique.

Apaiser les tensions

Je suis enclin à croire que la publication de cet article à ce moment précis, et la mention d’une personne en particulier (l’homme d’affaires tuniso-italien Kamel Ghribi, Ndlr), pourraient constituer une fuite de renseignements servant l’un des deux objectifs suivants : la première possibilité est que l’article ait servi à sonder l’opinion publique et le régime. Les puissances extérieures utilisent souvent la presse pour semer le trouble et observer les réactions. En fonction de ces réactions, des centres de recherche spécialisés évaluent la réaction du régime et le comportement de l’opinion publique, puis formulent des recommandations aux décideurs internationaux.

Il se peut que Kamel Ghribi ne soit pas la cible visée, mais plutôt une figure emblématique de l’économie et un homme aux réseaux transnationaux. C’est une personnalité qui séduit en temps de crise car il ne s’appuie pas sur la politique partisane traditionnelle et a accès aux finances publiques et à des réseaux d’influence internationaux.

La seconde possibilité est que l’article vise à provoquer un choc politique, forçant le régime en place à prendre conscience de la nécessité d’une véritable transparence face aux tensions actuelles et l’obligeant à modifier son comportement politique afin d’apaiser les tensions avant qu’il ne soit trop tard.

Une polémique effective

Depuis la publication de cet article, j’ai constaté que beaucoup s’interrogent sur l’intervention italienne. Il suffit de rappeler les circonstances de la transition de 1987. L’Italie et l’Algérie ont joué un rôle central dans l’orchestration de cette transition, l’objectif étant alors de sécuriser le gazoduc [reliant les deux pays via le territoire tunisien, Ndlr] et d’empêcher toute faction, dans le chaos ambiant, de le saboter.

Il est essentiel de comprendre que tant que le gazoduc transitera par la Tunisie, Rome conservera des intérêts vitaux dans le paysage politique tunisien. À l’inverse, le rôle de la France se résume souvent à une réaction tardive. Prise au dépourvu par les changements de régime de 1987 et 2011, la France n’a eu d’autre rôle que de saisir les opportunités et de participer aux arrangements post-transitionnels par le biais de nominations ponctuelles.

Si l’article d’‘‘Il Foglio’’ a suscité la polémique, ce n’est pas par sa force intrinsèque, mais parce que la scène politique tunisienne traverse une période de profond vide. Pour surmonter cette crise, il ne faut ni la nier ni recourir à des accusations de trahison, mais combler ce vide politique par de véritables alternatives nationales qui relégueront tout article étranger au rang de simple fait divers, et non d’événement fondateur.

Traduit de l’arabe.

* Conseiller juridique.

Qui est Kamel Ghribi ?

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Gestern — 05. Mai 2026Haupt-Feeds

Ministère de l’Industrie: le DG de l’électricité et des ER limogé

Il est mis fin aux fonctions de Belhassen Chiboub, directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables, au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’énergie, en vertu d’un décret dudit ministère, publié mardi 5 mai 2026, dans le Journal Officiel de la République tunisienne (JORT).

A rappeler qu’il y a une semaine, jour pour jour, la ministre du même ministère a été démise de ses fonctions.

Lire aussi : Fatma Thabet Chiboub démise de ses fonctions

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La condamnation de Halima Ben Ali à 6 ans de prison confirmée en appel

05. Mai 2026 um 11:12

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant Halima Ben Ali, la fille de l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali, à six ans de prison et à une amende.

Halima Ben Ali, qui réside en France, avait été condamnée en première instance à la même peine pour des faits de malversations financières, indique Diwan FM.

Rappelons que le 1er avril dernier, la Cour d’appel de Paris s’était prononcée contre l’extradition de la fille de l’ancien président vers la Tunisie. Son avocate, Me Samia Maktouf, avait plaidé contre son extradition, affirmant qu’un retour forcé dans son pays d’origine équivaudrait à «une condamnation à mort». La cour avait également ordonné la levée immédiate de son contrôle judiciaire.

I. B.

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Saïed – La gestion de l’État n’est pas une affaire de réseaux sociaux!

05. Mai 2026 um 10:13

Les présidents de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali, ont été reçus au palais de Carthage, lundi 4 mai 2026.

Le chef de l’État, Kaïs Saïed, a, à cette occasion, affirmé que les Tunisiens se tiennent sur un même front pour faire face aux défis qui surgissent de toutes parts. Il assure au passage que la patrie demeure, en premier et dernier ressort, l’expression ultime du vivre-ensemble des Tunisiens. Et ce, malgré la diversité et la divergence de leurs positions et approches.

Il a également rappelé que la gestion de l’État « n’est pas une affaire de publications sur les réseaux sociaux ou de pages suspectes cherchant à orchestrer des campagnes de désinformation ». Tout en estimant que la concomitance de certaines déclarations reflète de manière frappante l’état de faillite et de désarroi dans lequel s’enfoncent certaines parties. Celles-ci affichant encore une nostalgie visant à faire remonter le temps.

Et de conclure que le peuple tunisien est résolu à bâtir souverainement son avenir par le biais des institutions constitutionnelles qu’il a lui-même instaurées, à travers sa volonté exprimée par voie référendaire.

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Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran

05. Mai 2026 um 09:00

La lune de miel ne fait que durer entre Tel Aviv et Abou Dhabi. Durant la guerre israélo-américaine contre l’Iran, les Émirats arabes unis -qui symbolisent le contre-projet et l’antithèse de la République islamique- ont été le pays du Golfe qui a le plus subi des attaques de missiles et de drones iraniens mais Israël n’a pas tardé à fournir à son meilleur ami du monde arabe des lasers de pointe et des systèmes de défense sophistiqués pour contrer les attaques de l’Iran. Plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de l’exploitation de ce matériel ont été également déployés. Aujourd’hui, les Émiratis ne tarissent pas d’éloge sur leurs amis israéliens et accusent les pays arabes de ne pas les avoir défendus. 

Imed Bahri

Le Financial Times a révélé qu’Israël a livré des systèmes d’armement avancés, dont un système laser sophistiqué, aux Émirats arabes unis afin d’aider cet État du Golfe à se défendre contre les violentes attaques de missiles et de drones iraniens. 

L’importance d’être un ami d’Israël

Ce déploiement constitue l’un des premiers exemples de coopération significative en matière de défense entre les deux pays, qui n’entretenaient pas de relations diplomatiques officielles avant les accords d’Abraham de 2020, négociés par le président américain Donald Trump. Selon un responsable régional, cela démontre «l’importance d’être un ami d’Israël».

D’après deux sources proches du dossier, Israël a rapidement déployé un système de surveillance léger, le Spectro, qui a permis aux Émirats de détecter les drones entrants, notamment les drones Shahed, jusqu’à une distance de 20 kilomètres.

Israël a également livré une version du système de défense laser Iron Beam, selon une source proche du dossier et une autre informée des préparatifs d’activation du système.

Ce laser, capable de détruire les missiles à courte portée ainsi que les drones, a été utilisé pour la première fois par Israël en début d’année pour se défendre contre les projectiles tirés par le Hezbollah depuis le Liban. Le déploiement des systèmes Iron Beam et Spectro aux Émirats n’avait pas été divulgué auparavant.

Ces deux armes, considérées comme défensives, sont venues compléter le système Iron Dome (Dôme de fer), également déployé aux Émirats, accompagné de plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de son exploitation, selon des sources proches du dossier. Axios a été le premier média à révéler le déploiement d’Iron Dome.

Des militaires israéliens aux Emirats

Un système d’armes supplémentaire a également été déployé dans cet État du Golfe, ainsi que des renforts militaires israéliens, a indiqué une source informée. «Il y a un nombre important de soldats sur le terrain», a ajouté cette source.

Sollicités par le FT, Elbit Systems, fabricant du système Spectro, et Rafael Advanced Defense Systems, principal concepteur du système Iron Beam, ont refusé de commenter. Le ministère israélien de la Défense s’est également refusé à tout commentaire et les Émirats n’ont pas répondu à notre demande de commentaires.

Israël a également partagé des renseignements substantiels et opportuns concernant les préparatifs d’une attaque de missiles à courte portée menée depuis l’ouest de l’Iran contre les Émirats. Cet État arabe a subi de plein fouet la contre-attaque iranienne lors de la guerre conjointe américano-israélienne contre la République islamique.

L’Iran a lancé plus de 500 missiles balistiques et 2 000 drones sur les Émirats.

La grande majorité de ces projectiles ont été interceptés grâce au déploiement par les Émirats de plusieurs systèmes de défense aérienne, dont du matériel de fabrication israélienne, pour contrer les tirs iraniens.

Pour rester compétitive, l’armée israélienne a récupéré des armes encore au stade de prototype ou non encore pleinement intégrées à ses systèmes radar, «les sortant des stocks et les donnant aux Émiratis», selon une source proche du dossier. «Nous leur avons confié nos secrets les mieux gardés», a déclaré une troisième personne informée de la situation.

Les accords d’Abraham ont normalisé les relations entre Israël et quatre États arabes, dont les Émirats. Israël a développé des liens économiques et militaires croissants avec les Émirats, après leur avoir vendu les systèmes de défense aérienne Barak et Spyder.

Les Émirats, cible prioritaire pour l’Iran

Cependant, la guerre qui a suivi l’attaque conjointe américano-israélienne contre l’Iran en février a constitué le premier test majeur et prolongé de l’alliance israélo-émiratie, et les frappes de représailles ont incité Israël à transférer des systèmes de pointe à l’État du Golfe.

Alors qu’Abou Dhabi critique les institutions arabes et islamiques pour ce qu’il considère comme une réponse timide à l’agression iranienne, le pays a clairement indiqué qu’il allait désormais approfondir ses liens avec les États-Unis et Israël.

Un responsable occidental a déclaré que les Émirats étaient une cible prioritaire pour l’Iran, notamment en raison de leur «enthousiasme» à adhérer aux accords d’Abraham.

Les représailles iraniennes dans toute la région, qui ont impliqué des essaims de drones et plusieurs milliers de missiles, ont épuisé les stocks de missiles intercepteurs coûteux des États-Unis, d’Israël et des États du Golfe, dont certains coûtent des millions de dollars et nécessitent des mois de production.

Le Centre d’études stratégiques et internationales (The Center for Strategic and International Studies, CSIS) a estimé qu’au moment où l’Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu temporaire, l’armée américaine avait déjà épuisé la moitié de son stock de missiles Thaad et Patriot, les missiles intercepteurs les plus performants de son arsenal.

Cette situation a engendré une demande pour des systèmes d’interception mobiles et peu coûteux, notamment des systèmes développés par l’Ukraine pour contrer les drones de fabrication russe inspirés des drones Shahed iraniens, déployés dans plusieurs pays.

Les drones Shahed se sont révélés difficiles à détecter à l’approche de leurs cibles en raison de leur petite taille et de leur faible signature thermique. Les Émirats étudient actuellement un projet de conversion de leur stock existant de milliers de missiles Sidewinder aéroportés en une version terrestre.

Cette conversion permettrait aux Émirats de remplacer le système de guidage thermique des Sidewinder par un système de guidage laser passif, qui fonctionnerait conjointement avec le système de surveillance Spectro d’Elbit pour identifier et intercepter les drones Shahed.

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La guerre des détroits | Quand l’économie dicte le destin du monde

05. Mai 2026 um 08:30

Ormuz, Suez, Dardanelles, Panama : autant de points névralgiques où se concentre une nouvelle forme de conflictualité, diffuse, permanente, souvent invisible. Ici, la guerre ne se déclare plus toujours. Elle s’insinue.

Abdelhamid Larguèche *

Il aura fallu des décennies de conflits meurtriers, de guerres idéologiques et territoriales, pour que s’impose une évidence désormais difficile à ignorer : les affrontements contemporains ne se jouent plus d’abord pour des terres ou des idées, mais pour le contrôle des flux économiques vitaux. Nulle part cette mutation n’apparaît avec autant de force que dans les détroits stratégiques, ces passages étroits par lesquels transite une part décisive du commerce mondial.

Ormuz : la guerre sans déclaration (depuis les années 1980)

Le détroit d’Ormuz est aujourd’hui l’épicentre de cette géopolitique des flux. Par ce couloir maritime transite environ un tiers du pétrole mondial.

Déjà, entre, 1984 et 1988, lors de la guerre Iran-Irak, la région devient le théâtre de la «guerre des pétroliers» : attaques de navires, mines maritimes, frappes indirectes. L’objectif n’est plus seulement militaire, il est économique : asphyxier l’adversaire en frappant ses exportations.

Depuis, chaque montée de tension entre les États-Unis et l’Iran réactive cette menace. Et il suffit d’une déclaration, d’un incident, d’un navire arraisonné pour que les marchés mondiaux vacillent.

À Ormuz, la guerre est devenue une hypothèse permanente. Une arme psychologique autant que stratégique.

Suez : 1956, quand un canal déclenche une guerre

Le canal de Suez, ouvert en 1869, a très tôt incarné la centralité des routes commerciales. Mais c’est en 1956 que sa dimension géopolitique éclate au grand jour.

Lorsque Gamal Abdel Nasser nationalise le canal, la réaction est immédiate : la France, le Royaume-Uni et Israël lancent une attaque militaire.

Ce conflit, bref mais décisif, révèle une vérité fondamentale : on peut faire la guerre non pour conquérir un territoire, mais pour contrôler un passage.

Suez marque aussi un tournant : la fin de l’ordre colonial classique et l’émergence d’un monde où les infrastructures économiques deviennent des enjeux de puissance.

Dardanelles : des empires à la 1ère Guerre mondiale (XIXe siècle-1915)

Bien avant Ormuz et Suez, le détroit des Dardanelles était déjà au cœur des rivalités internationales.

Tout au long du XIXe siècle, dans le cadre de la «question d’Orient», les grandes puissances, notamment la Russie  cherchent à contrôler cet accès stratégique entre la mer Noire et la Méditerranée.

Le point culminant survient en 1915, avec la bataille de Gallipoli pendant la Première Guerre mondiale. L’objectif des Alliés : forcer le passage pour ravitailler la Russie et affaiblir l’Empire ottoman.

L’échec est sanglant. Mais la leçon est claire : maîtriser un détroit, c’est peser sur l’équilibre du monde.

Panama : un détroit artificiel au service de la puissance (1903-1999)

Le canal de Panama, inauguré en 1914, introduit une nouvelle dimension : celle d’un passage entièrement construit comme outil stratégique.

Dès 1903, les États-Unis prennent le contrôle de la zone du canal, qu’ils conserveront jusqu’en 1999. Pendant près d’un siècle, ils y exercent une domination qui leur permet de structurer les échanges maritimes mondiaux selon leurs intérêts.

Ici, la géographie n’est plus seulement subie, elle est façonnée.

Le détroit devient une création politique au service de l’économie.

La mutation du conflit : de la guerre totale à la guerre des flux

Ces exemples, éloignés dans le temps et l’espace, obéissent pourtant à une même logique.

Ce qui se joue dans les détroits, ce n’est pas seulement la sécurité régionale. C’est le contrôle des circulations : pétrole, marchandises, énergie, données.

La célèbre formule de Clausewitz : «la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens» semble aujourd’hui dépassée. Nous assistons à un renversement :la guerre devient la continuation de l’économie par d’autres moyens.

Sanctions, blocus implicites, pressions sur les routes maritimes, démonstrations navales : autant de formes de coercition qui évitent l’affrontement direct tout en produisant des effets globaux.

Une guerre silencieuse, aux conséquences bien réelles

Cette «guerre des détroits» présente une caractéristique inquiétante : elle est souvent invisible. Pas de front clairement défini, Pas de déclaration officielle, Mais des effets immédiats : inflation, pénuries, instabilité énergétique

Elle mobilise moins des armées que des marchés, des compagnies d’assurance, des chaînes logistiques.

Et surtout, elle affecte des populations entières, sans qu’elles soient jamais considérées comme des acteurs du conflit.

La mise à nu du monde contemporain

Ce que révèle cette géopolitique des détroits, c’est une transformation profonde de l’ordre international.

L’économie n’est plus un simple domaine de gestion. Elle est devenue un champ de bataille.

Dans cet espace, la morale pèse peu face aux impératifs de puissance. Les décisions se prennent loin des peuples, mais leurs conséquences se diffusent partout.

Le contrôle d’un détroit n’est plus seulement stratégique. Il est systémique.

Qui contrôle les flux contrôle le monde ?

Dans ce nouvel âge des conflits, la question n’est plus seulement : qui gagne la guerre ? Mais plutôt : qui contrôle les flux vitaux du monde ?

Face à ces vulnérabilités, les grandes puissances sont sur tous les fronts : Les États-Unis patrouillent le Golfe et la mer de Chine.  La Chine construit bases et routes alternatives. L’Iran transforme Ormuz en levier stratégique.
Tant que ces flux resteront concentrés entre quelques acteurs, le reste du globe continuera de vivre sous une pression constante, silencieuse, diffuse, mais implacable.

Une paix en apparence. Une guerre en réalité. La guerre des détroits.

Dans tout cela, la Tunisie, carrefour méditerranéen sans maîtrise des flux, subit plus qu’elle ne décide, exposée aux chocs d’un monde dont elle ne contrôle ni les routes ni les règles.

* Historien.

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Mohamed Ali Nafti met à l’honneur 70 ans de diplomatie tunisienne au service de la nation

04. Mai 2026 um 15:39

Aux grands serviteurs de l’Etat, la Tunisie, par la voie du ministère des Affaires étrangères,  est reconnaissante. Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, en a fait la démonstration, à l’occasion du 70ème anniversaire de la diplomatie tunisienne. 

Moment fort de la diplomatie tunisienne qui en a fait la grandeur de ce pays, le ministre en exercice a, au cours d’une cérémonie, réuni ses pairs, les diplomates ayant contribué tout au long de sept décennies au rayonnement de la diplomatie tunisienne.  Le ministère a rendu un hommage posthume à travers une vidéo de très haute teneur aux ambassadeurs qui nous ont quittés tout au long de l’année (2025-2026). L’émotion se mêlait à la fierté parmi les diplomates à la retraite, en exercice ou en devenir chez les jeunes talents en formation académique.

A l’occasion, le ministre a fait ressentir les fondamentaux, les valeurs, les principes d’éthique et l’engagement de la diplomatie tunisienne, pour la prospérité et la paix dans le monde. 

Au cours de la cérémonie, un nouvel emblème conçu pour commémorer le 70ème anniversaire a été décliné et largement commenté, mettant tout en évidence l’ancrage tout à la fois maghrébin, arabe, méditerranéen et africain. Tout un symbole. 

À l’occasion de cet anniversaire symbolique, Mohamed Ali Nafti a rappelé que cette commémoration ne relève pas seulement de la célébration institutionnelle, mais qu’elle constitue aussi un moment de mémoire nationale. Elle invite à se remémorer des étapes historiques fondatrices, à honorer les efforts des pionniers de la diplomatie tunisienne et à transmettre cet héritage aux générations futures. Il souligne que ces moments doivent être préservés dans la mémoire collective des Tunisiennes et des Tunisiens, car ils incarnent à la fois le combat pour l’indépendance et la consolidation de l’État moderne.

La diplomatie tunisienne s’est élargie à de nouvelles formes d’action

Le ministre a souligné que la diplomatie tunisienne ne s’est pas limitée à une fonction politique classique. Dès les premières années de l’indépendance, elle s’est élargie à de nouvelles formes d’action englobant les dimensions économique, commerciale, financière et culturelle. Cette évolution a permis de développer des programmes de coopération importants dans un environnement international et régional complexe, marqué par la guerre froide, les rivalités idéologiques et les déséquilibres économiques mondiaux. La Tunisie, comme d’autres jeunes États indépendants, a dû défendre ses intérêts dans un contexte où les rapports de force pesaient lourdement sur les pays du Sud.

Mohamed Ali Nafti a également insisté sur l’ancrage profond de l’identité diplomatique tunisienne dans la Charte des Nations unies, ses objectifs et ses finalités. Pour lui, l’ONU demeure le lieu de la légitimité internationale, un espace que la diplomatie tunisienne a fréquenté avant même l’indépendance, puis s’est investie pleinement dans sa lutte de libération. C’est dans ce cadre qu’elle a mené plusieurs batailles diplomatiques majeures, depuis les événements de Sakiet Sidi Youssef jusqu’à la bataille de Bizerte, en passant par les événements de Hammamet, et jusqu’au mandat non permanent de la Tunisie au Conseil de sécurité en 2020-2021.

Le ministre a rendu hommage à la clairvoyance de la première génération de diplomates, qui a compris très tôt l’importance du rôle de la Tunisie dans les opérations de maintien de la paix. Cette vision a permis à l’armée nationale de s’inscrire dans des missions africaines et internationales, contribuant ainsi à renforcer l’image d’une Tunisie engagée en faveur de la paix et de la stabilité. Il a considéré cet acquis comme un mérite durable de la diplomatie tunisienne, valable pour hier, aujourd’hui et demain, tant que le pays demeure attaché à ses principes fondamentaux.

Ces principes, a-t-il ajouté, sont ceux de la paix, de la sécurité, du développement partagé, de la tolérance et de la coexistence pacifique. La diplomatie tunisienne, a-t-il expliqué, s’efforce de porter ces valeurs dans son environnement immédiat comme sur la scène internationale. Elle reste fidèle aux orientations du chef de l’État et veille à transmettre ces constantes aux nouvelles générations, notamment à travers la formation dispensée à l’Académie diplomatique internationale, appelée à jouer un rôle essentiel dans l’enseignement des bases de l’action diplomatique et de ses nouvelles exigences.

Quel bilan pour l’année diplomatique 2025?

Le ministre a aussi dressé un bilan de l’année diplomatique 2025, qu’il a qualifiée d’année de travail résolument multilatéral. Il précise que cette orientation correspond à un choix clair du président de la République Kaïs Saïed : soutenir activement l’Organisation des Nations unies et ses agences spécialisées à New York, Genève, Vienne et Nairobi, tout en poursuivant l’effort tunisien en faveur d’un ordre international plus juste et plus équitable. Cette orientation confirme la volonté de la Tunisie de rester présente dans les grands espaces du dialogue mondial.

Par ailleurs, Mohamed Ali Nafti a rappelé que la diplomatie tunisienne doit continuer à développer ses relations dans l’ensemble de ses espaces d’appartenance : arabe, islamique, maghrébin, africain et méditerranéen. Cette action repose, relève-t-il, sur des bases claires : le respect des souverainetés nationales, l’égalité entre États, le refus de toute ingérence dans les affaires intérieures, la diversification des partenariats et la recherche de bénéfices mutuels. Il a également réaffirmé le soutien constant de la Tunisie aux causes justes, en particulier à la cause palestinienne.

Le ministre a également évoqué la communauté tunisienne à l’étranger, qu’il a décrite comme un pont solide entre la Tunisie et ses partenaires, ainsi qu’avec les organisations internationales et régionales. Il a insisté sur l’importance de renforcer l’action consulaire et d’écouter les préoccupations des Tunisiens de l’étranger, en améliorant les services administratifs, les facilités de transport, les mécanismes douaniers et les dispositifs permettant le transfert des économies vers le pays et leur investissement en Tunisie.

Dans ce cadre, il a salué le travail du personnel diplomatique, consulaire, administratif et technique, dont les efforts ont permis d’accompagner les citoyens tunisiens dans des circonstances difficiles, notamment durant la pandémie de la COVID-19 et pendant les guerres et crises internationales. Il a également rendu hommage aux diplomates disparus, en rappelant leur patriotisme, leur courage, leur sang-froid et leur sens diplomatique. Autant de qualités qui ont marqué l’histoire de l’institution et inspiré plusieurs générations.

Enfin, le ministre a rappelé que la force de la diplomatie tunisienne repose aussi sur la continuité entre les générations. Des diplomates des années 1960 jusqu’aux jeunes cadres formés aujourd’hui, tous participent à la même mission : défendre les intérêts du pays, préserver son prestige, protéger sa sécurité et garantir les droits des Tunisiens à l’étranger.

Il a conclu en appelant à une meilleure coordination entre toutes les institutions de l’État, dans un contexte régional et international de plus en plus rapide et complexe. Et de citer Hannibal : “Si nous ne trouvons pas de chemin, nous en tracerons un”. Il a ainsi résumé l’esprit d’optimisme, de détermination et de fidélité qui doit continuer d’animer la diplomatie tunisienne.

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La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012

04. Mai 2026 um 09:00

Depuis 2012, le Mali vit au rythme de l’insurrection menée par les Touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda. En 2020, des officiers soutenus par la Russie ont mené un coup d’État contre le pouvoir civil de Ibrahim Boubacar Keïta estimant que ce pouvoir soutenu par la France a échoué dans la lutte contre l’alliance des séparatistes et des djihadistes. Cependant, depuis six ans, la junte militaire qui a fait appel à Wagner -remplacé depuis par Africa Corps, un autre groupe paramilitaire russe- a elle-même complètement échoué et la situation n’a fait que se dégrader. (Photo : Monument à la gloire de l’armée malienne à Bamako. AFP/Getty).

Imed Bahri

Dans une enquête sur la situation au Mali, The Guardian évoque le «Grand Bal de Bamako», nom donné par les organisateurs à la soirée du samedi 25 avril 2026 à l’Hôtel de l’Amitié, dans la capitale malienne, qui devait faire la une des journaux du pays.

De nombreux sponsors, dont Orange Mali, filiale locale de l’opérateur français, avaient financé l’événement. Les organisateurs espéraient qu’il démontrerait la capacité du Mali à organiser de grands événements malgré une crise sécuritaire qui sévit sur plusieurs fronts. La veille du concert, un convoi de voitures est venu chercher la tête d’affiche, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour, lauréat d’un Grammy Award, à l’aéroport international Modibo Keita.

Combats entre insurgés et forces de sécurité

Finalement, N’Dour, l’une des voix les plus célèbres du continent, n’a pas pu se produire. Avant le début du concert, les invités se sont levés des tables nappées de blanc et ont quitté les lieux, après avoir appris que la junte au pouvoir avait imposé un couvre-feu de 72 heures dans toute la ville.

«Nous sommes confrontés à une situation qui nous échappe», a déclaré l’organisateur principal. Abdoulaye Guitteye a déclaré sur scène : «Nous avons vraiment fait de notre mieux, nous avons essayé».

Le couvre-feu a été instauré en réponse à une attaque coordonnée contre plusieurs villes maliennes, menée par une alliance improbable de djihadistes et de séparatistes.

À Bamako, les habitants se sont réveillés à l’aube au son des tirs, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, ayant pris pour cible l’aéroport par lequel N’Dour était arrivé. Selon certaines sources, la junte aurait accordé une autorisation spéciale pour la réouverture temporaire de l’aéroport afin que le chanteur puisse rejoindre Dakar.

Un kamikaze tue le ministre de la Défense

À Kati, ville de garnison hautement sécurisée située à seulement 15 kilomètres de Bamako, de violents combats ont éclaté entre insurgés et forces de sécurité devant la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara. Un kamikaze a ensuite lancé une voiture piégée contre la propriété, tuant Camara et plusieurs membres de sa famille.

Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des bandes criminelles locales et des groupes indépendantistes. Le JNIM a imposé un blocus de carburant sévère à Bamako l’année dernière mais celui-ci s’était allégé dans la période précédant les attaques du samedi 25 avril.

Camara était une figure clé de la junte et un russophone considéré comme l’artisan du rapprochement de la junte avec la Russie, en particulier son accord avec le groupe de mercenaires Wagner –qui s’est ensuite transformé en Africa Corps, contrôlé par le Kremlin– pour assurer la protection du régime et un soutien à la lutte contre l’insurrection.

À l’instar de ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, le Mali avait expulsé les forces françaises et américaines après le coup d’État qui a porté la junte au pouvoir.

Il y a forcément des complices

Les théories du complot se répandent librement : certains affirment que les djihadistes disposaient de sources proches de Camara qui les ont aidés à pénétrer dans son complexe lourdement gardé. «Les militaires eux-mêmes admettent qu’il y avait forcément des complices», a déclaré au Guardian un consultant basé à Bamako, sous couvert d’anonymat.

Des attaques simultanées ont eu lieu dans des villes et des villages de tout le pays, notamment à Gao, Mopti, Sévaré et Bourem.

À Kidal, ancien bastion séparatiste près de la frontière avec le sud de l’Algérie, l’armée malienne et l’Africa Corps ont été submergées par les combattants. Les autorités algériennes auraient aidé les troupes à négocier leur retrait de la ville.

Ces attaques –les plus importantes perpétrées dans le pays depuis près de 15 ans– marquent une nouvelle escalade d’un conflit qui a débuté en 2012.

Des Touaregs, se sentant marginalisés depuis l’indépendance du Mali en 1960, ont alors lancé une offensive, aidés par des armes récupérées après la chute du régime Kadhafi en Libye. Des extrémistes du nord ont ensuite instrumentalisé le soulèvement et l’ont amplifié à tel point que les interventions de l’armée française et d’une force de maintien de la paix de l’Onu n’ont pas permis de rétablir l’ordre.

Ce conflit a également conduit à trois coups d’État successifs dont celui de mai 2021 qui a porté Assimi Goïta à la tête de l’État. Quelques années plus tard, il a retiré le Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en même temps que ses homologues chefs de junte au Burkina Faso et au Niger.

Goïta est resté introuvable, alimentant les spéculations : les rebelles auraient-ils déjoué les plans des mercenaires turcs qui le protégeaient ? Ou bien aurait-il été destitué par ses complices putschistes ?

Les Russes à la manœuvre

Mardi après-midi, Goïta a démenti les rumeurs en réapparaissant sur une photo le montrant en compagnie de l’ambassadeur de Russie, photo publiée par la présidence malienne sur X. Il s’est ensuite adressé à la nation, déclarant : «Le plan meurtrier de l’ennemi a été déjoué». «Ces attaques ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et mis en œuvre par des groupes terroristes et des commanditaires, tant extérieurs qu’intérieurs, qui leur fournissent renseignements et soutien logistique», a-t-il déclaré, reprenant le discours du ministère de la Défense russe, qui affirmait, sans preuve, avoir déjoué un coup d’État soutenu par les forces occidentales.

Les autorités de Bamako et de Moscou ont confirmé des pertes civiles et militaires, sans toutefois communiquer de chiffres précis. L’armée a également annoncé avoir tué plus de 200 terroristes.

Selon les analystes, les Russes vont désormais se concentrer sur la protection de la capitale et de la présidence. Le consultant basé à Bamako doute que la capitale puisse être prise compte tenu de la supériorité numérique des Russes mais il sait que la menace est omniprésente. «Les djihadistes et les séparatistes connaissent les montagnes et les sentiers mieux que l’armée et se déplacent à moto. Ils maîtrisent la situation. Ils s’y étaient préparés», explique-t-il. 

Tandis que la population poursuit ses activités quotidiennes, la ville reste en état d’alerte maximale. «Ce matin encore, les enfants sont allés à l’école mais la panique règne et beaucoup de gens restent chez eux», a déclaré le consultant, qui vit dans une banlieue de Bamako et n’a pas quitté son domicile depuis samedi 25 avril.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos circulent, montrant des djihadistes exhortant la population, en bambara (la langue la plus parlée du pays), à ne pas quitter la capitale. Une vidéo, accompagnée d’une musique entraînante, semble montrer un combattant en train de taguer les panneaux du gouvernement dans le centre de Kidal, tout en faisant le signe de la paix face à la caméra. The Guardian n’a pas pu vérifier l’authenticité de ces images.

Tout au long de la journée du samedi 25 avril, les organisateurs du concert ont résisté aux appels à l’annulation de l’événement face à l’évolution rapide de la situation sécuritaire, notamment parce que le lieu, situé à quelques rues de l’ambassade de France, est considéré comme l’un des plus sûrs de la capitale.

Cette volonté de maintenir le concert témoigne du désir, partagé par de nombreux habitants de Bamako, de mener une vie aussi normale et dynamique que possible. Cette attitude est encouragée par la junte qui cherche depuis longtemps à projeter une image de stabilité.

Continuer à vivre malgré tout

En décembre, alors même que le blocus des carburants bouleversait le quotidien de millions de personnes, une biennale se tenait dans la cité antique de Tombouctou. Et le week-end dernier, des couples ont célébré leurs mariages à Bamako malgré les violences.

Une habitante de Bamako, présente au festival de Tombouctou, a déclaré cette semaine : «Voici ce que je dis aux gens : Soit nous choisissons de vivre, soit nous choisissons de rester terrorisés. Beaucoup ont également écrit sur les réseaux sociaux : Nous ne céderons pas, nous devons résister, nous devons continuer à vivre!».

Il est à indiquer que les groupes paramilitaires russes qui se sont succédés à savoir Wagner puis Africa Corps afin de soutenir la junte militaire pro-russe ont non seulement échoué à mater l’insurrection menée par l’alliance des séparatistes et des djihadistes mais ont perpétré beaucoup de crimes au nord du Mali comme nous l’avons vu dans un précèdent article intitulé «Les crimes sans fin des mercenaires russes au Mali».

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Tunisie | Un prix Kamel Labidi pour honorer les voix libres

04. Mai 2026 um 08:42

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, Amnesty International Tunisie annonce la relance de son prix média annuel, qui portera désormais le nom de ‘Prix Amnesty – Kamel Labidi’, en hommage à notre regretté collègue, ancien directeur de la section tunisienne d’Amnesty et figure historique de la défense des droits humains.

En nommant ce prix Kamel Labidi, figure de proue de la lutte pour l’indépendance des médias et ancien président de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), Amnesty International Tunisie honore un héritage d’intégrité et de lutte.

À l’heure où la parole libre est menacée, le parcours de Kamel Labidi rappelle que le journalisme n’est pas un crime, mais un pilier indispensable de toute société juste.

L’urgence : cesser de criminaliser la parole

Ce lancement intervient dans un contexte de répression sans précédent en Tunisie. L’usage abusif du décret-loi n°54 et de l’article 86 du code des télécommunications étouffe les voix dissidentes et vise à terroriser les professionnels des médias.

Amnesty International Tunisie dénonce avec force les poursuites et les détentions de tout.e.s les journalistes tunisien.n.e.s. Leur place n’est pas en prison, mais dans le débat public.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers d’opinion en Tunisie et dans le monde. Personne ne doit être emprisonné pour ses idées.

Le Prix Kamel Labidi : Un nouveau rendez-vous

Le prix récompensera chaque année les travaux journalistiques (écrit, audiovisuel et web) qui se distinguent par leur courage et leur contribution à la défense des droits humains.

La cérémonie de remise des prix deviendra un rendez-vous annuel fixé au 17 janvier, date anniversaire de la disparition de Kamel Laabidi, afin de transformer ce moment de deuil en un symbole de résistance et de transmission.

Les modalités de candidature et le calendrier du prix seront détaillés prochainement sur nos canaux officiels.

Communiqué.

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L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a «honte d’être juif»

04. Mai 2026 um 08:00

Tamir Pardo, qui a consacré sa carrière de directeur du Mossad à contrer les capacités nucléaires de l’Iran, met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement l’existence d’Israël : les colons juifs violents qui sèment la terreur en Cisjordanie et les autorités israéliennes qui les laissent faire.

Allison Kaplan Sommer

L’ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, ne correspond guère au profil d’un gauchiste radical qui comparerait le comportement d’Israël à celui des nazis allemands et déclarerait avoir «honte d’être juif».

Vétéran de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, il a participé à l’opération d’Entebbe aux côtés du frère défunt du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoni, avant de rejoindre l’agence nationale de renseignement, où il a gravi les échelons pour finalement devenir son chef de 2011 à 2016. Durant cette période, il s’est concentré sur la mission de Netanyahu visant à contrer les capacités nucléaires de l’Iran. Sous la direction de Pardo, plusieurs scientifiques de haut rang à Téhéran ont été ciblés et tués – vraisemblablement par l’agence qu’il dirigeait.

Depuis son départ du Mossad, il est effectivement devenu un critique virulent du premier ministre qu’il a servi, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne, avertissant à maintes reprises dans des entretiens publics que la plus grande menace existentielle pour Israël ne réside pas à Téhéran, mais dans son incapacité à résoudre la question palestinienne.

Israël, un État d’apartheid

Il y a trois ans, le mois précédant le 7 octobre, il a déclaré sans ambages qu’Israël est un État d’apartheid. Il a également signé une pétition pendant la guerre de Gaza appelant à un cessez-le-feu et a été cité qualifiant le conflit d’«inutile» et de «perte de temps et de vies humaines».

Pardo a poussé sa rhétorique un cran plus loin cette semaine.

L’ancien chef du Mossad a été filmé en Cisjordanie pour une émission d’information télévisée sur la chaîne 13 [israélienne], visitant des villages ciblés par des colons violents d’extrême droite, au sein d’un groupe d’anciennes hautes figures militaires – parmi lesquelles les anciens généraux et hommes politiques Amram Mitzna et Matan Vilnai. Le groupe s’est entretenu avec des victimes des provocations, invasions et violences quotidiennes des «jeunes [colons ] des collines» (Noar HaGva’ot/hilltop youth), basés dans des avant-postes illégaux voisins, alors qu’ils harcèlent systématiquement les villageois palestiniens – les terrorisant au point qu’ils n’osent pas envoyer leurs enfants à l’école – dans le but déclaré de rendre la vie si intolérable qu’ils se déplacent volontairement.

Des dizaines de communautés palestiniennes ont été chassées à la suite de ces campagnes, au cours desquelles des Palestiniens ont été tués à plusieurs reprises dans des attaques violentes, avec une intervention minimale des forces de l’ordre et de l’armée.

Les graines du prochain 7 octobre

Pardo est resté impassible en écoutant un berger palestinien raconter comment il avait été pris en embuscade et battu par des colons la nuit, son pantalon retiré et ses jambes – et ses parties génitales – attachées avec des serre-câbles. Toutes les personnalités militaires du groupe ont condamné ce comportement hors-la-loi devant les caméras, mais les paroles de Pardo ont été de loin les plus cinglantes.

«Ma mère est une survivante de l’Holocauste», a déclaré Pardo. Et d’ajouter : «Ce que j’ai vu ici aujourd’hui m’a rappelé des événements survenus au cours du siècle dernier dans un pays très développé – les mêmes phénomènes dirigés là-bas contre les Juifs. Et j’ai honte d’être juif aujourd’hui ici.»

Les autorités, a-t-il souligné, «savent ce qui se passe ici et choisissent de l’ignorer». En agissant ainsi – et en soutenant les colons violents à la fois politiquement et financièrement – il a déclaré que le gouvernement israélien «plante les graines du prochain 7 octobre».

L’homme qui a consacré sa carrière à combattre ce qu’il croyait à l’époque être le plus grand danger pour son pays met aujourd’hui en garde contre ce qui menace réellement son existence.

Peut-être que si davantage d’Israéliens faisaient la tournée édifiante accessible à Pardo et à d’autres généraux de haut rang, eux aussi seraient convaincus que la plus grande «menace existentielle» d’Israël ne se trouve pas à Téhéran, mais dans les gangs violents de leur propre arrière-cour – et, lors des prochaines élections, voteraient pour retirer le pouvoir à ceux qui les soutiennent aux plus hauts échelons du gouvernement actuel.

Source Haaretz. Traduit par Tlaxcala

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CRLDHT | «La situation de la presse en Tunisie se dégrade»

04. Mai 2026 um 07:47

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), association tunisienne basée à Paris, a publié le communiqué suivant sous le titre «La liberté de la presse en Tunisie : d’un acquis démocratique à une victime d’un régime populiste».

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie exprime sa vive préoccupation. La situation de la presse en Tunisie se dégrade à une vitesse alarmante. Elle était pourtant l’un des acquis les plus marquants de la révolution.

La presse et la liberté sont toujours les premières cibles des régimes répressifs. Le régime de Kaïs Saïed ne fait pas exception. Il s’inscrit dans une vague régionale et mondiale de régimes autoritaires qui s’attaquent aux libertés fondamentales, et en premier lieu à la liberté de la presse.

Depuis l’accession de Kaïs Saïed au pouvoir, le recul est brutal. La Tunisie est passée de la 75ème place en 2020 à la 137ème place en 2026 dans les classements de la liberté de la presse. Depuis lors, les prisons n’ont jamais été vides de journalistes. Ils sont poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. Parmi eux : Khélifa Guesmi, Chadhia Belhadj Mbarek, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani, Salah Attia, Amer Ayad, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb. Un tableau qui rappelle des époques que l’on croyait révolues.

Ce ciblage est systématique. Il repose sur plusieurs outils. Sur le plan juridique, les mécanismes de régulation ont été vidés de leur substance. La Haica a été marginalisée. Le décret 115, garant de la liberté de la presse, a été abandonné. Des textes répressifs l’ont remplacé. Le décret 54 est devenu l’arme principale contre les journalistes.

Au-delà du droit, un climat d’intimidation s’est installé. Il ne se limite pas aux poursuites judiciaires. Des personnalités des médias font l’objet de campagnes de diffamation organisées, visant à les discréditer et à les réduire au silence. Khaoula Boukrim en est un exemple marquant : elle a été la cible de campagnes acharnées cherchant à ternir sa réputation. D’autres font face à une intimidation d’ordre juridique : Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, a ainsi été poursuivi dans le cadre de l’affaire dite du complot. Ces méthodes, qu’elles passent par les tribunaux ou par la diffamation, visent un seul objectif : décourager tout journalisme indépendant.

De nombreux journalistes ont quitté le pays sous cet effet. Les médias indépendants subissent des pressions administratives et judiciaires constantes, menaçant leur survie économique. La situation a atteint un seuil critique : l’association Al-Khatt, qui gère le site Inkyfada, est menacée de dissolution par décision judiciaire.

Les médias publics, eux aussi, ont profondément changé. Sur la forme, des institutions comme Dar Assabah ont été restructurées. Les nominations obéissent désormais à la logique de la loyauté. Sur le fond, les médias publics sont devenus une tribune pour des discours d’exclusion, d’incitation, de racisme et de désinformation. Leur rôle de service public a été trahi.

Dans ce contexte, le régime communique autrement. Il s’appuie sur le discours présidentiel unilatéral. Il mobilise les récits de ses proches. Il laisse prospérer les rumeurs, faute de sources fiables. Ce système n’a pas besoin de liberté de la presse. Il se nourrit de son absence.

La dégradation de la liberté de la presse n’est pas une question corporatiste. Elle reflète un recul général des libertés publiques. Elle signale le démantèlement des fondements démocratiques de l’État. La liberté de la presse est un droit fondamental de toute société. Elle est une condition sine qua non de toute démocratie réelle.

Face à cette situation, nous appelons à :

– Mettre fin aux poursuites judiciaires contre les journalistes et libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour leur activité professionnelle.

– Réviser le décret 54 et tout texte portant atteinte à la liberté d’expression.

– Restaurer l’indépendance des médias publics et de la Haica, afin de garantir le pluralisme et d’empêcher l’instrumentalisation de l’information.

Communiqué.

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Déclaration | Un Maghreb des libertés est encore possible

04. Mai 2026 um 06:49

Nous publions ci-dessous la «Déclaration finale» de la Journée « 5 heures pour les libertés et les droits humains au Maghreb» tenue le 2 mai 2026 à la Bourse de Travail à Paris. Cette IIIe édition a été organisée par des organisations maghrébines en hommage au militant et historien algérien Mohammed Harbi.

Nos organisations à l’origine de cette journée s’étaient déjà données rendez-vous dans cette même salle pour débattre et échanger sur un sujet d’une importance capitale. Nous avions réuni les représentant.es d’organisations de défense des droits humains de tous les pays du Maghreb pour faire l’état des lieux des libertés qui sont piétinées et allègrement bafouées par les régimes en place. L’Ensemble avait salué l’initiative et la dynamique qui nous ouvraient le chemin vers d’autres perspectives. Nous avions mesuré l’immensité des attentes et de la tâche qui nous incombe pour poursuivre cette belle dynamique amorcée.

Voici les mots sur lesquels nous nous sommes quittés la dernière fois : «Nous devons montrer aux régimes autoritaires de la région que nous serons toujours sur leur chemin pour faire barrage à leur politique répressive empreinte de haine, de chauvinisme, d’exclusion et d’intolérance. Nous ne les laisserons pas sévir impunément. Nous bâtirons des solidarités entre les peuples du monde et leurs forces vives, éprises de justice, pour les dénoncer et lever le voile sur leurs mensonges qu’ils distillent à la face du monde par rapport à leur soi-disant respect des engagements en matière des droits humains. Nous resterons unis pour leur tenir tête et leur dire que nous n’abandonnons pas nos peuples dans leur combat pour la liberté, la dignité, la justice et l’Etat de droit. UN AUTRE MAGHREB EST POSSIBLE, UN MAGHREB DES LIBERTÉS.» 

Nous nous retrouvons cette année, dans un contexte international très inquiétant, dominé par la poursuite du génocide que commet l’État criminel d’Israël contre le peuple palestinien et les agressions menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran, en piétinant le droit international et faisant courir à toute la région le risque d’une guerre généralisée. Notre condamnation est totale. Notre soutien indéfectible à la cause palestinienne ainsi qu’aux peuples iranien, libanais et à tous les peuples dans leur lutte pour le droit de disposer d’eux-mêmes, a été et sera toujours au cœur de nos combats. 

Nous restons par ailleurs toujours animés de la même volonté de donner un nouvel élan à notre dynamique pour porter et défendre l’idée d’un GRAND MAGHREB, un Maghreb sans frontières, sans haine, sans chauvinisme, sans racisme ni esclavage. Un Maghreb où la liberté, la justice, l’égalité, la dignité, la pluralité, la démocratie et l’État de droit sont respectés. Bref, un Maghreb comme le voulait l’historien anti-colonial algérien, le regretté Mohamed Harbi, à qui nous dédions cette rencontre d’aujourd’hui.

Nous voulons faire de cette journée un acte politique, un espace de convergence, de résistance et de construction d’un rapport de force à l’échelle maghrébine en hommage à Mohamed Harbi dont le parcours nous rappelle que les luttes pour la liberté sont indissociables et que l’histoire du Maghreb n’est qu’une histoire de combats partagés.

Si lors de la dernière édition, nous avions mis l’accent sur l’état des lieux des libertés et la situation des droits humains au Maghreb tout en se focalisant particulièrement sur la liberté de la presse et l’instrumentalisation de la justice, cette année nous avons jugé utile de débattre d’autres sujets se rapportant à la construction de ce Maghreb tant désiré. C’est pour cette raison qu’on a scindé la journée en deux parties. Le matin, la parole était donnée aux défenseur.es maghrébin.es pour relater la situation des droits humains dans la région. Leur constat est alarmant :

De la Mauritanie à la Libye, en passant par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, c’est un même système de répression qui frappe.

En Algérie, on emprisonne les voix du Hirak et on interdit les associations de défense des droits humains ainsi que les médias indépendants. 

Au Maroc, on condamne lourdement les figures des mouvements populaires comme ceux du Hirak du Rif et on emprisonne les jeunes de la génération Z pour briser toute contestation et toute voix critique. 

En Tunisie, on criminalise l’opposition, l’action citoyenne et la solidarité, on muselle la presse, on instrumentalise la justice pour faire taire toute dissidence et on exacerbe le racisme contre les migrants subsahariens.

En Mauritanie, on piétine les libertés fondamentales et on réduit en esclaves les citoyen.nes d’origine haratine.

En Libye, on pratique la traite d’êtres humains et on exécute sommairement des citoyen.nes dans un contexte de guerre civile qui fait des ravages.

Ce ne sont malheureusement que quelques traits de la triste réalité car les autorités maghrébines s’attaquent plus généralement aux libertés collectives et individuelles en se basant sur des lois liberticides. Les violations des droits humains les plus élémentaires sont monnaie courante. Les prisons sont de plus en plus peuplées de militant·e.s politiques, associatif·ve.s, intellectuels, journalistes et syndicalistes. Ainsi, on voit que les régimes despotiques qui sévissent au Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples.
L’après-midi, lui, a été consacré à la question cruciale de l’intégration souhaitée du Maghreb.

Nos invités, qui sont des chercheur.es, des économistes et des universitaires, toutes et tous spécialistes du Maghreb, se sont penchés sur des sujets d’ordres géopolitiques et géostratégiques qui se rapportent à l’intégration régionale. À travers leurs riches interventions, elles /ils ont questionné cette intégration sous différents angles; historiques, politiques, géostratégiques et socio-économiques.
Les visées de l’État génocidaire d’Israël sur la région en signant les accords d’Abraham avec l’État marocain, la récente mainmise des États-Unis d’Amérique sur les négociations entre le Maroc et le Front Polisario concernant le Sahara Occidental, ainsi que le début dernièrement des manœuvres militaires African Lion 26, pilotés par les USA et le Maroc, et qui regroupent la Tunisie et d’autres pays du Sahel, n’augurent rien de bon pour la région.

L’idée d’un Maghreb uni trouve ses sources dans les années 1920 lorsque les mouvements de libération nationale se sont réunis au Caire, dans le cadre de leur lutte contre la colonisation, pour constituer une commission de libération du Maghreb. Trente ans après, la conférence de Tanger de 1958 a initié la création d’une union maghrébine.

La forme et le contenu géopolitique de cette union ont été modelés au gré des régimes qui ont pris le pouvoir après les indépendances. Celle qui a été livrée et imposée aux Maghrébins s’appelle l’Union du Maghreb Arabe qui a vu le jour en 1989 à Marrakech. Une coquille vide, sans aucun impact politique majeur et dont l’appellation même, étant non inclusive, pose problème. Elle est à l’image des pouvoirs qui sévissent depuis au Maghreb. Son temps est révolu. Les peuples maghrébins méritent mieux et aspirent à une vraie cohésion.

À travers les analyses et les interrogations de nos intervenant.es sur les raisons objectives et les obstacles qui se dressent devant l’intégration et la construction d’un Grand Maghreb, malgré tous les atouts économiques et géopolitiques dont dispose la région, nous pouvons déceler en filigrane une esquisse de réponse qui désigne comme responsable le déficit criant de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb.

Les débats et les échanges d’aujourd’hui ont permis quelques réflexions et pistes à explorer pour le dépassement. Les sociétés civiles maghrébines ont un rôle primordial pour atteindre cet objectif. C’est à nous, forces vives de ces sociétés, qu’incombe cette tâche et d’en être le fer de lance. Nous savons que le pouvoir appelle l’abus de pouvoir comme disait Montesquieu. Nous devons donc rester ce que nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire des défenseur.es des droits humains éternellement insatisfaits. Nous devons rester vigilants et alertes pour jouer notre rôle de garde-fou, sensibilisés et mobilisés pour des changements démocratiques en vue de l’avènement de l’État de droit dans tous les pays du Maghreb, un préalable pour une intégration future dans un Grand Maghreb des peuples pour la liberté, la dignité, la justice, l’égalité, la pluralité, la démocratie – un grand Maghreb où toutes les frontières seront démantelées pour céder la place à la libre circulation des humains et des biens.

Nous sommes conscients que le chemin à parcourir est très long, mais nous avons l’intime conviction que le salut des peuples de la région se trouve au bout de cette voie que nous empruntons.

Il est temps de construire ensemble une solidarité active et transnationale pour refuser la résignation et les frontières qui nous sont imposées.

Nous appelons toutes les forces vives éprises de justice et de liberté à se mobiliser massivement avec nous pour :
– Briser le silence imposé par la répression
– Dénoncer publiquement et sans compromis les violations des droits
– Exiger la libération de tou.tes les détenu.es politiques et d’opinion
– Défendre ensemble la liberté d’expression et une justice indépendante

Associations et organisations signataires :

Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)

Association des Haratines de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Association des Marocains en France (AMF)

Association marocaine des droits humains-Paris (AMDH-Paris)

Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)

Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

Association Le Pont de Genève [SUISSE]

Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)

Collectif de sauvegarde de la Ligue Algérienne des Droits Humains (CS-LADDH) 

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)

Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]

Femmes Plurielles

Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)

Fondation Frantz Fanon (FFF)

Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)

Forum marocain Vérité et Justice-France (FMVJ-France)

Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante

Libertés Algérie

Na’oura-Bruxelles

Observatory on Gender In Crisis (Libye)

Pour une alternative démocratique en Algérie (PADA)

Riposte internationale [ALGÉRIE]

SOS Migrants – Belgique

Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)

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Trump Baba ou l’Oncle pique-sous

03. Mai 2026 um 09:29

Donald Trump, ci-devant président des Etats-Unis d’Amérique, superpuissance d’antan en voie de déclin, semble avoir trouvé l’abracadabra magique pour faire débourser, pays et personnes physiques, un milliard de dollars pour obtenir la permission de siéger indéfiniment à son Conseil de paix, dont il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme. Donald va crouler sous le poids du billet vert. Sésame ouvre-toi ! (Trump en mode Ali Baba et les 40 voleurs, image générée par IA).

Mohsen Redissi *

Oncle Donald, en maître de cérémonie et profitant de sa présence à la plus grande concentration de chefs d’Etats, de têtes couronnées et d’hommes d’affaires pour faire du porte-à-porte d’un genre nouveau. Le temps lui est compté. Un coup de maître, la charte de son Conseil de la paix a été signée lors de la dernière réunion annuelle du Forum économique mondial, Davos, Suisse, 19-23 janvier 2026.

Trump a volé, tout d’abord, du temps et de la disponibilité des pays signataires de la charte, en jouant aisément au commis voyageur, lui le promoteur immobilier invétéré. Un désir pressant le pousse à faire d’une pierre deux coups : assister aux réunions et ratisser large en harcelant les plus sceptiques. Avec plus de 2500 participants, il avait l’embarras du choix. Trump n’est pas à sa première «quête».

Robin des bois, ou Arsène Lupin

Le maître des brigands, Robin des bois, aurait rougi de honte. Heureusement le Capitole veille au grain. Les parlementaires américains, très proches de leurs électeurs en situation précaire, ont vite fait d’arrêter une opération frauduleuse du locataire de la Maison blanche.

Pour tenir une promesse faite lors de la séance inaugurale du Conseil pour la paix, le 22 janvier 2026, Trump a piqué, sans vergogne et sans mettre de gants, dans les caisses et les programmes du département d’État. Il a détourné des fonds alloués aux démunis pour renflouer les caisses de son tout nouveau Conseil : $1,25 milliards initialement pour l’assistance internationale en cas de catastrophes, $200 millions pour les opérations de maintien de la paix et $50 millions réservés aux programmes d’échanges internationaux.

Trump Baba pioche, trempe dans des eaux troubles et détourne les caisses des pauvres pour renflouer les tiroirs caisses de son Conseil de paix, comme le résume très bien la sagesse populaire tunisienne «Secouer la gourde et verser dans le bassin». Une contradiction flagrante de la devise des deux maîtres brigands. Le congrès, le contre-pouvoir de l’exécutif en Amérique, veille au grain. Il ne s’est pas laissé intimider par ce vol à l’étalage. Il a aussitôt réagi à cette dérobade en gelant le transfert.  

Trump en mode Arsène Lupin, image générée par IA.

D’après la chaîne libanaise AlManar, citant Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Donald Trump, président du Conseil, a fait transférer au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement de chantiers pour la reconstruction de Gaza.

Notre président serait-il le Robin des Bois des temps modernes, défenseur des opprimés… israéliens ? En dépouillant les riches, il engraissait les pauvres en distribuant le butin de son larcin ? Ou serait-il alors Arsène Lupin ? Le gentleman cambrioleur, qui ne s’attaquait qu’aux plus riches ? Pour qui sonne le glas ?

Bernard l’Hermite

D.T. a jeté son dévolu sur l’U.S. Institute of Peace, temple de la réflexion, désormais rebaptisé Donald J. Trump U.S. Institute of Peace par respect à son altesse. La mégalomanie du locataire de la Maison blanche n’a aucune limite. Devenu Maître de céans, il a vite fait de virer un bon nombre du personnel et du corps enseignant, les plus réticents, ceux qui ne cadrent pas dans sa vision de la paix. Tout personnage allergique aux idées Maga en définitive, faisant ainsi de la prestigieuse institution une coquille vide.

Son nom est devenu un label et une forme de fabrique. Les doléances de la famille Kennedy sont restées sans réponse comme il a fait la sourde oreille aux interventions. Dirigé par ses proches, le conseil d’administration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts l’a rebaptisé Trump-Kennedy Center. Une décision qui n’a pas fait que des heureux.

On a volé le marteau de Thor !

Dans un tour de passe-passe, il a fait disparaître le marteau en or massif utilisé pour annoncer l’ouverture de la première séance du Conseil de paix. Le marteau le plus cher au monde, il vaut son pesant d’or. Son larcin le plus audacieux et le plus précieux. 

A la séance de clôture, sans gêne aucune, il dit à son vice-président que le marteau lui a tapé dans l’œil et qu’il a la ferme intention de le «privatiser». D’après des sources proches de la présidence, Trump est un adorateur de tout ce qui brille, sans pour autant être un orfèvre. Il se barre avec le marteau qui n’a servi que deux fois, à l’ouverture et à la clôture du conseil. Trois coups à l’ouverture et trois coups à la clôture. Un six coups pour un ricain, c’est payer cher le carat. Il est le président, le secrétaire général, le trésorier et le garde-chiourme du Conseil de la paix.

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Imed Trabelsi | Nouvelle affaire et nouvelle condamnation

Von: Yusra NY
02. Mai 2026 um 22:14

La sixième chambre du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a rendu son verdict dans une nouvelle affaire impliquant Imed Trabelsi.

Le neveu de Leïla Trabelsi, veuve de l’ancien président Feu Zine El-Abidine Ben Ali, a été condamné à cinq ans de prison ferme, selon une source citée par Mosaïque FM ce samedi 2 mai 2026. Cette peine a été prononcée dans le cadre d’un dossier portant sur des infractions financières et douanières.

Ce jugement s’ajoute à une série de condamnations prononcées par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière : Pour rappel, Imed Trabelsi a dernièrement été condamné à 10 ans de prison pour détournement de fonds publics et infractions administratives, et à 8 autres années pour exploitation d’un fonctionnaire public à des fins d’avantages personnels et atteinte à l’administration.

Y. N.

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Le FSN exprime sa solidarité absolue avec la LTDH

Von: Yusra NY
02. Mai 2026 um 21:59

Le Front du salut national (FSN) a publié un communiqué ce samedi 2 mai exprimant sa solidarité pleine et entière avec la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), suspendue pour un mois par les autorités le 24 avril dernier.

Dans son communiqué publié une semaine après les faits, la coalition regroupant des partis de l’opposition a dénoncé une « attaque flagrante contre une organisation nationale historique, qui a joué, durant des décennies, un rôle pivot dans la protection des libertés fondamentales et la consolidation de l’État de droit en Tunisie ».

Le communiqué du FSN indique que « les critiques ou réserves pouvant être émises concernant les performances ou certaines positions de la Ligue ne doivent en aucun cas justifier l’acharnement ou l’abandon de son soutien ».

Le Front exige ainsi l’annulation immédiate de la décision de suspension et la levée de toutes les restrictions pesant sur les activités de la Ligue, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie.

La même source a par ailleurs appelé à l’union des forces nationales et des organisations civiles pour protéger les acquis des Tunisiens en matière de liberté et de dignité.

Y. N.

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