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Heute — 07. Januar 2026Haupt-Feeds

Affaire de l’association terre d’asile Tunisie | « La fin d’un calvaire »

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 23:13

Les prévenus de l’affaire de l’Association terre d’asile Tunisie ont été libérés tard dans la nuit du lundi au mardi suite à leur condamnation à deux ans de prison assortis d’un sursis.

Cette décision met fin à une période de détention marquée par une forte mobilisation de la société civile, alors que la question du caractère arbitraire des poursuites reste au cœur des débats des associations qui appellent à l’annulation des condamnations et des poursuites dans cette affaire.

« Et aujourd’hui, on respire. Après des mois d’angoisse, de pression et d’injustice, ces libérations sont une victoire du courage, du soutien collectif et de la solidarité qui n’a jamais faibli », a notamment commenté le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie qui affirme se réjouir de cette décision.

La même source considère toutefois que deux ans avec sursis, « ce n’est pas la justice. C’est une liberté conditionnée, une épée de Damoclès ».

Plusieurs autres associations et militants ont exprimé leur joie de voir les responsables de Tunisie terre d’asile quitter la prison mais pensent eux aussi que ce verdict, « bien qu’il mette fin à l’incarcération immédiate, maintient une pression judiciaire sur les concernés ».

Y. N.

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Gestern — 06. Januar 2026Haupt-Feeds

Projection du film « Sahbek Rajel 2 » (Bande-annonce)

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 22:39

L’Institut français de Tunisie (IFT) propose la projection du film « Sahbek Rajel 2 » de Kais Chekir, ce vendredi 9 janvier 2026.

La projection aura lieu à 18h à l’Auditorium de l’IFT et les billets (Tarif : 6 DT) sont en vente à l’accueil de l’Institut et en ligne sur son site web   urlz.fr/v0El

—- Résumé —-

“Sahbek Rajel 2” suit Azouz et Mehdi dans une nouvelle aventure mêlant action, comédie et romance.

À l’image du premier opus, où ils s’étaient disputé le cœur d’une femme, leur rivalité reprend cette fois autour d’un tout autre enjeu… Leur tempérament explosif et leur goût pour la provocation transforment chaque situation en un duel comique, rythmé par des cascades, des rebondissements et des scènes aussi improbables qu’hilarantes.

Bande-annonce

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Affaire de la « chambre noire » | Verdict de la Cour d’appel

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 22:05

La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict, ce mardi 6 janvier 2026, dans l’affaire de la «chambre noire » au ministère de l’Intérieur.

La Cour d’appel a confirmé le jugement qui avait été prononcé de première instance, condamnant les suspects à des peines de huit ans de prison ferme, indique une source judiciaire citée par l’agence Tap.

Rappelons qu’après de nombreuses alertes donnée par les avocats, le juge d’instruction chargé des affaires de l’assassinat de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi a constaté, en 2018, l’existence d’une pièce fermée et cadenassée au siège du ministère de l’Intérieur au centre-ville de Tunis, où des sacs contenant des documents et des clés USB qui seraient liés aux assassinats politiques avaient été découvert.

Y. N.

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Alerte météo | Baisse notable des températures et fortes pluies

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 21:44

Dans une alerte météo, l’Institut national de la météorologie (INM)a annoncé un changement radical des conditions climatiques sur l’ensemble du pays.

Au programme : froid, pluies diluviennes et premières neiges sur les hauteurs, lit-on dans l’alerte diffusée ce mardi 6 janvier 2026, par l’INM qui affirme par ailleurs que les maximales ne dépasseront pas les 6°C sur les hauteurs, et varieront entre 10 et 14°C ailleurs.

Face à ces conditions hivernales, l’INM a appelé les citoyens, et particulièrement les usagers de la route dans les zones montagneuses, à la plus grande prudence.

Y. N.

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Tunisie | Alerte sur l’état de santé d’Ahmed Souab

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 20:46

L’état de santé de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab, en détention à la prison de la Mornaguia, s’est gravement dégradé, alerte son fils, ce mardi 6 janvier 2026.

Selon le communiqué publié par ses proches, Ahmed Souab a subi deux épisodes de saignements nasaux sévères en l’espace de quelques heures. Le second incident, survenu vers 14 heures, a été d’une violence telle qu’il a provoqué une perte de connaissance, nécessitant l’intervention urgente du médecin principal de l’établissement et de la direction pénitentiaire, déplore la même source.

Bien que les proches saluent la « prise en charge humaine et respectueuse » du personnel médical et des agents de la Mornaguia, ils affirment que les conditions actuelles ne permettent pas de réaliser les examens approfondis nécessaires pour identifier l’origine de ces hémorragies.

La famille interpelle les autorités sur l’urgence de la situation sanitaire, d’autant qu’Ahmed Souab souffre de pathologies cardiaques chroniques et « face à l’impossibilité d’obtenir un diagnostic approprié, elle tient pour responsables le président de la République, la ministre de la Justice ainsi que les magistrats en charge du dossier de l’intégrité physique» de l’avocat en détention depuis 9 mois.

Y. N.

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Pénurie de médicaments : Le CNRD ouvre le dossier

06. Januar 2026 um 20:38

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) s’est saisi, ce mardi, du dossier sensible de la pénurie de médicaments en Tunisie. La question a été au cœur d’une réunion de la Commission des services et du développement social, dans un contexte marqué par des ruptures récurrentes de stocks, notamment pour les traitements des maladies chroniques et des cancers.

Lors de cette séance, les membres de la commission ont convenu de la nécessité de sortir du cadre théorique et d’aller vérifier la situation sur le terrain. Des visites sont prévues dans plusieurs établissements de santé, en particulier dans les régions de l’intérieur du pays, afin d’identifier précisément les dysfonctionnements à l’origine de la pénurie.

Les députés ont insisté sur le fait que le problème ne se limite pas à un simple déficit d’approvisionnement, mais qu’il pourrait être lié à des failles structurelles dans la gestion, la planification et la distribution des médicaments.

Distribution et contrebande au cœur des préoccupations

Les débats ont mis en lumière la fragilité des circuits de distribution et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle. Plusieurs intervenants ont souligné que la mauvaise organisation du réseau de distribution, combinée à la persistance de la contrebande de médicaments, aggrave la situation et prive de nombreux patients de traitements essentiels.

La commission a appelé à intensifier la lutte contre les circuits parallèles, dont l’impact est jugé particulièrement néfaste pour la crédibilité du système de santé public et pour la sécurité des patients.

Les industriels du médicament dans le viseur

Les parlementaires se sont également interrogés sur le recul de la production nationale de certains médicaments. Ils ont évoqué les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient d’ordre organisationnel, financier ou logistique.

Cette baisse de performance industrielle est perçue comme l’un des facteurs clés expliquant les ruptures répétées de certains produits, y compris ceux considérés comme vitaux.

La Pharmacie centrale appelée à jouer un rôle renforcé

Face à cette situation, la commission a mis l’accent sur la nécessité de redynamiser le rôle de la Pharmacie centrale et d’améliorer l’efficacité globale du dispositif d’approvisionnement. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement régulier et équitable des établissements de santé dans toutes les régions du pays, en quantités suffisantes et dans des délais maîtrisés.

Les députés estiment que sans une réforme en profondeur de la chaîne d’approvisionnement, les tensions sur le marché du médicament risquent de se prolonger.

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CTN | Report de traversées en raison des conditions météorologiques

Von: Yusra NY
06. Januar 2026 um 19:52

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé que suite aux mauvaises conditions météorologiques dans le bassin méditerranéen du 07 au 10 janvier 2026,

Les voyages programmés durant cette période ont été modifiés comme suit :

  • Les voyages du « C/F CARTHAGE » à destination de Marseille (Tunis – Marseille – Tunis) prévus du 07 au 09 janvier et du 10 au 12 janvier 2026, sont reportés au 12 janvier 2026 et seront assurés à bord du « C/F TANIT ».
  • Le voyage du « C/F TANIT » à destination de Gênes, prévu du 08 au 10 janvier 2026, est reporté au 12 janvier 2026 et sera assuré à bord du « C/F CARTHAGE ».

Les passagers concernés ont la possibilité de modifier leurs billets sans frais pour une date ultérieure au cours du mois de janvier 2026.

La CTN s’excuse pour ce désagrément indépendant de sa bonne volonté et reste à la disposition de sa clientèle pour toute information complémentaire.

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Tunisie : Le gouvernement fixe les grandes lignes du Plan de développement 2026-2030

06. Januar 2026 um 20:18

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce mardi au palais de la Kasbah un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement 2026-2030. Présenté comme un tournant dans la planification économique et sociale du pays, ce document entend rompre avec les politiques antérieures et poser les bases d’un nouveau modèle de développement fondé sur la justice sociale, l’équilibre territorial et la souveraineté économique.

Un plan élaboré selon une méthode inédite en Tunisie

Dès l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que ce plan a fait l’objet d’un suivi étroit à toutes les étapes de son élaboration. Pour la première fois, la Tunisie adopte une approche ascendante, partant du niveau local vers le régional, puis l’interrégional, avant d’aboutir au niveau national.

Le projet repose sur la synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, dans un cadre garantissant l’unité de l’État et la cohérence entre les politiques publiques et les projets proposés par les instances élues. L’objectif affiché est d’installer un nouveau modèle de développement conforme à la vision du président de la République, Kaïs Saïed, et répondant aux attentes sociales et économiques des Tunisiens.

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique durable de l’État. Il vise à instaurer une intégration économique et sociale équitable entre les régions et à préparer le terrain pour une économie plus solide et plus résiliente face aux mutations mondiales.

Le document tient compte, notamment, des tensions géopolitiques, du ralentissement de la croissance mondiale et de la reconfiguration des chaînes de production. Il intègre également les défis liés à la transition numérique et à l’essor de l’intelligence artificielle, ainsi qu’aux transformations énergétiques, climatiques et environnementales, marquées par la montée en puissance des énergies renouvelables, la pression environnementale et la nécessité d’investir dans les technologies propres.

Croissance, emploi et compétitivité au cœur du volet économique

Sur le plan économique, le gouvernement ambitionne de relever le rythme de croissance en misant sur les secteurs à forte valeur ajoutée, le renforcement de l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que sur la stimulation de l’investissement productif.

L’objectif est de consolider la capacité de résistance de l’économie nationale face aux chocs, d’améliorer sa compétitivité et de créer des emplois décents, tout en réduisant sensiblement le chômage, en particulier chez les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

Sur le plan social, le plan vise à élargir la base des bénéficiaires de la croissance afin de réduire la pauvreté et la précarité. Il prévoit également le renforcement des mécanismes de protection sociale et la garantie de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi, dans le but de consolider la cohésion sociale et de restaurer la confiance des citoyens dans les politiques publiques.

Priorité aux régions défavorisées et à l’investissement public

L’axe territorial constitue l’un des piliers du projet. Le gouvernement entend orienter en priorité les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en mettant l’accent sur les infrastructures et l’amélioration des services de base.

Cette stratégie vise à réduire les disparités régionales, à renforcer l’attractivité des territoires et à favoriser l’émergence de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’engager les réformes législatives requises afin d’assurer la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale du plan, dans le cadre d’une approche globale fondée sur un modèle de développement équitable et inclusif.

Elle a affirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, marquant une rupture avec les politiques antérieures qui ont, selon elle, engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Un exposé détaillé du ministère de l’Économie et de la Planification

Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une communication détaillée sur le cadre macroéconomique, la synthèse des travaux des conseils locaux et régionaux, ainsi que sur les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives sectorielles.

Il a notamment exposé les orientations prévues dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, le phosphate, l’énergie, le transport et les exportations, ainsi que la méthodologie retenue pour la sélection et l’intégration des projets dans le Plan 2026-2030.

En conclusion des travaux, la cheffe du gouvernement a annoncé que le projet de Plan de développement 2026-2030 sera prochainement soumis au Conseil des ministres, après intégration des observations formulées par les membres du gouvernement.

Ce document est appelé à devenir la feuille de route centrale de l’action économique et sociale de l’État pour les cinq prochaines années.

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Affaire de la « chambre noire » : Les accusés de nouveau face aux juges en appel

06. Januar 2026 um 19:47

La Cour d’appel de Tunis a entamé, ce mardi, l’examen du dossier de la dite « chambre noire » du ministère de l’Intérieur. Les principaux accusés ont été entendus par la chambre criminelle dans le cadre de la procédure en appel. Ce dossier, qui remonte à la découverte de documents sensibles dissimulés dans un bureau fermé du ministère, continue de susciter une forte attention judiciaire et politique.

Dans l’après-midi de ce mardi 6 janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a procédé à l’audition de plusieurs prévenus poursuivis dans cette affaire. L’audience a débuté par l’interrogatoire d’anciens cadres du ministère de l’Intérieur, ainsi que de l’ex-chef de la brigade de lutte contre le terrorisme, figures centrales du dossier.

Les juges se sont attachés à revisiter les circonstances de la gestion et de la disparition présumée de documents sensibles, ainsi que le rôle attribué à chacun des accusés dans les faits reprochés.

De lourdes condamnations en première instance

En mai dernier, la chambre criminelle du tribunal de première instance d’Ariana avait rendu sob verdict. Cinq accusés détenus – Atef Omrani, Boubaker Abidi, Mohamed Kheriji, Kaïs Bessifi et Sami Ouaz – avaient été condamnés chacun à huit ans de prison ferme. La juridiction avait également prononcé des peines similaires à l’encontre d’autres personnes impliquées, avec exécution immédiate.

Ces décisions ont ouvert la voie à la procédure en appel, aujourd’hui en cours devant la juridiction de Tunis.

Des accusations liées à la manipulation de pièces judiciaires

Les poursuites portent sur des faits particulièrement graves : appropriation et soustraction de documents, destruction et falsification de pièces à conviction, ainsi que manipulation de dossiers de procédure pénale et d’archives officielles conservées dans des dépôts publics ou confiées à des agents de l’État.

Selon l’acte d’accusation, ces agissements auraient visé des documents sensibles liés à plusieurs affaires sécuritaires et judiciaires.

L’enquête a été déclenchée après la découverte d’un volume important de documents cachés dans un bureau fermé au sein du ministère de l’Intérieur. Le premier juge d’instruction du tribunal de première instance d’Ariana s’était alors saisi du dossier, ouvrant une procédure qui allait rapidement prendre une dimension nationale.

Cette découverte avait relancé le débat sur la gestion des archives sécuritaires et sur d’éventuelles tentatives de dissimulation ou d’altération de preuves dans des dossiers sensibles.

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Vignette 2026 : Le paiement en ligne officiellement lancé, mais encore limité aux poids lourds

06. Januar 2026 um 18:39

Le ministère des Finances a mis en service une plateforme numérique permettant de payer la taxe de circulation automobile pour l’année 2026. L’annonce marque une nouvelle étape dans la dématérialisation des services fiscaux en Tunisie. Mais, dans l’immédiat, seuls certains véhicules sont concernés par cette procédure en ligne. Les automobilistes ordinaires devront encore patienter.

Depuis début janvier, les usagers peuvent accéder au portail officiel du ministère des Finances dédié au paiement électronique de la vignette automobile. Ce site a été conçu pour permettre aux contribuables de s’acquitter de la taxe de circulation sans se rendre physiquement dans les recettes des finances, dans une logique de simplification administrative et de réduction des files d’attente.

Une plateforme opérationnelle, mais partiellement accessible

Dans les faits, cependant, la plateforme ne permet pour l’instant que le paiement de la « taxe unique de compensation sur le transport des personnes et des marchandises ». Cette taxe concerne exclusivement les véhicules dont le tonnage dépasse cinq tonnes, en particulier les camions, autocars et autres véhicules lourds utilisés dans le transport professionnel.

Les propriétaires de voitures particulières, de motos et de petits utilitaires ne peuvent donc pas encore finaliser leur paiement en ligne, malgré l’ouverture officielle du service.

La mise en place de ce nouveau mode de paiement découle d’un arrêté conjoint des ministères des Finances, de l’Intérieur, des Transports et des Technologies de la communication, publié au Journal officiel en décembre 2025. Ce texte est entré en vigueur le 1er janvier 2026 et prévoit la généralisation progressive du paiement électronique sécurisé de la vignette.

Le dispositif maintient, à ce stade, la possibilité de régler la taxe selon la procédure classique auprès des services fiscaux, en attendant que l’ensemble des catégories de véhicules soient intégrées au système numérique.

Fin progressive du macaron sur le pare-brise

Autre changement majeur introduit par la réforme : la disparition progressive du macaron autocollant qui devait être apposé sur le pare-brise. Désormais, la preuve de paiement, qu’elle soit sous forme électronique ou imprimée, fait foi lors des contrôles, conformément aux nouvelles dispositions en vigueur.

Cette évolution s’inscrit dans une volonté affichée de modernisation de l’administration fiscale et d’adaptation aux standards numériques.

Une généralisation annoncée, mais attendue par les automobilistes

Le ministère des Finances assure que la plateforme sera progressivement enrichie afin de couvrir l’ensemble des catégories de véhicules. L’objectif est de permettre, à terme, à tous les automobilistes tunisiens de régler leur taxe de circulation annuelle intégralement en ligne.

En attendant cette généralisation, le lancement partiel du service laisse un goût d’inachevé pour de nombreux usagers, qui espéraient pouvoir, dès cette année, éviter les démarches administratives traditionnelles et leurs contraintes.

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Anne Guéguen: « Il existe une véritable opportunité pour la Tunisie de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique »

06. Januar 2026 um 17:13

Elle nous a reçus à la résidence « la Maison de la mer » à La Marsa en tout début de matinée, avant d’entamer son marathon quotidien. Pour Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, les journées commencent tôt et finissent assez tard tant elle est pleinement investie dans ce qu’il faut bien considérer comme la diplomatie économique. La diplomate assume sans la moindre hésitation le statut de partenaire historique de tout premier plan. La France est le premier investisseur et compte le plus grand nombre d’entreprises en Tunisie. À l’entendre, il ne peut en être autre- ment. Pour preuve, son engagement – de cœur et de raison – pour un partenariat mutuellement bénéfique entre la Tunisie et la France.

Elle nous livre, à cet effet, avec un naturel, une sincérité, une simplicité et une humilité dont elle ne s’est jamais départie, sa vision du partenariat économique bilatéral. Où l’on mesure toute l’étendue de son investissement personnel. Certains temps forts, rien que du dernier trimestre de l’année qui s’achève, illustrent le dynamisme des relations économiques bilatérales. Ainsi en est-il des rencontres d’affaires Tunisie 2025 à Paris, du Forum méditerranéen de l’IA, des 10 ans d’Expertise France et de l’engagement continu du groupe AFD.

L’année 2025, dira sans ambages la diplomate, aura été une année record pour multiplier les échanges et les investissements dans les deux sens. Elle est tout à fait à l’aise et en confiance au rayon des défis persistants de la relation économique bilatérale Tunisie-France, notamment s’agissant des visas et de la mobilité des
travailleurs et hommes d’affaires.

L’année 2026 s’annonce sous de meilleurs auspices avec déjà la mise en place de nouveaux outils pour accompagner et mieux orienter les acteurs de la relation économique bilatérale, en clair pour établir un « pont entre les écosystèmes des deux pays et renforcer le maillage des chaînes de valeur entre les deux économies.

À la tête de l’équipe économique France au complet en Tunisie, forte du Club IA de Business France déjà à l’œuvre et du nouveau lancement du Portail-Éco (tn.portaileco.fr), elle met en perspective et dessine en traits pleins les priorités pour le partenariat économique tuniso-français pour 2026. Interview:

Nous sommes en fin d’année 2025. La France est le premier partenaire et investisseur de la Tunisie. Comment assumez-vous ce statut et quels sont, pour vous, les faits les plus marquants de cette année ?

L’année 2025 a illustré la vitalité et l’équilibre de nos relations économiques, qui reposent sur une conviction : notre proximité est un atout stratégique pour les entreprises des deux rives de la Méditerranée. Je vais le démontrer par les chiffres. Les flux d’investissements directs français en Tunisie, sur les neuf premiers mois, s’élèvent à 640 millions de dinars tunisiens, soit autant que sur l’ensemble de 2024, avec une croissance de 28%. Ces flux, qui représentent de l’ordre d’un quart de l’IDE en Tunisie, se traduisent par près de 300 projets qui ont déjà généré 2 900 emplois depuis
janvier. Ces flux représentent presque autant que nos investissements au Maroc dont l’économie est trois fois plus importante, le double des investissements allemands, et environ 400 fois plus que ceux d’un grand partenaire asiatique. Cela mesure la confiance des investisseurs français.

La comparaison est donc éloquente. Pour ce qui concerne le commerce, nos échanges bilatéraux de biens et services atteignent 11 milliards et demi d’euros (en 2024), soit près de 40 milliards de dinars, et dégagent – un point essentiel, un excédent commercial de la Tunisie de plus de 3 milliards d’euros. Ce montant est supérieur au total des revenus en devises du tourisme, ou encore à ceux des transferts de fonds de la diaspora. Notre relation commerciale bilatérale contribue donc significativement à l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie par l’apport de devises qu’elle génère, et plus largement, représente un moteur de croissance et de création d’emplois. À titre de comparaison, avec la Chine, la balance est inversée et l’excédent est du côté chinois. Cette dynamique est profondément réciproque.
Voilà six ans que la Tunisie est le premier investisseur africain en France en nombre de projets et d’emplois créés, avec environ 500 millions d’euros d’investissements en stock et quelque 450 entreprises ou établissements à participation tunisienne. En 2025, nous avons d’ailleurs accueilli une douzaine de nouveaux projets tunisiens dans le numérique, l’agroalimentaire et l’industrie. Cette relation a une dimension humaine tout aussi essentielle. La France accueille environ un million de Tunisiens et Franco-Tunisiens. En sens inverse, la Tunisie reçoit près d’un million de visiteurs français chaque année. Concernant la présence française résidente, les données consulaires recensent entre 20 000 et 25 000 personnes inscrites, et nous estimons la communauté française à 30000 personnes au moins.

Tout cela témoigne d’une attractivité mutuelle. C’est à la fois culturel, par notre proximité géographique et humaine de Méditerranéens, et rationnel, en termes de compétitivité et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Il existe ainsi une véritable opportunité pour la Tunisie, centrale en Méditerranée, de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique.

Le phénomène est effectivement réciproque, car il existe en Tunisie un écosystème d’innovation et de startups particulièrement dynamique. N’y aurait-il pas matière à développer davantage ce sujet ?

Absolument. L’exemple le plus emblématique demeure InstaDeep, fondée par Karim Beguir. Mais de nombreuses
initiatives se déploient dans le numérique, les services ou les biotechnologies. Parfois, ce sont des startups créées en France qui viennent s’implanter en Tunisie, souvent portées par des Franco-Tunisiens, qui perçoivent l’intérêt mutuel d’une présence des deux côtés. La place de Tunis constitue un pôle d’innovation crédible, comme l’a montré le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle tenu en novembre, avec la participation des ministres tunisiens des Technologies de la communication et de la Santé. Il y a une logique évidente à ce que les Européens et les Méditerranéens du Sud unissent leurs forces pour bâtir un écosystème d’IA et de numérique moins tributaire des géants américains ou chinois. Cette ambition repose sur la capacité d’innovation qu’incarne un pays comme la Tunisie. Je placerai l’IA, avec la santé et les énergies renouvelables, au rang de domaines phares pour notre relation économique
future.

Quels sont, pour vous, les événements les plus marquants de 2025 ?

Je vais reprendre brièvement l’année. Nous avons commencé en janvier par l’inauguration de la ligne D du RFR, un projet structurant pour le Grand Tunis, rendu possible grâce à des partenariats et financements avec des bailleurs européens, dont l’Agence française de développement (AFD) en est le chef de file pour ce projet. Cet exemple illustre parfaitement la manière dont l’AFD se positionne, avec une priorité clairement sociale, pleinement intégrée aux enjeux de développement de la Tunisie. En avril, le Forum de la transition écologique et énergétique a marqué une dynamique très structurante. Des entreprises françaises comme Qair et Voltalia ont remporté des appels d’offres pour construire de grandes centrales photovoltaïques, contribuant à progresser vers les objectifs de la stratégie tunisienne de transition
énergétique vers les énergies renouvelables, transition qui est maintenant une réalité tangible puisque la part du solaire dans le mix énergétique tunisien a doublé depuis mon arrivée. Autre événement majeur : la Conférence des Nations unies pour les océans à Nice en juin et, en marge, le Sommet Méditerranée connectée, un sujet clé pour la Tunisie. Il apparaît clairement que la Tunisie, dans le vaste projet IMEC, se trouve sur la bonne voie. Un autre moment fort de notre relation économique étaient les Rencontres d’affaires Tunisie-France à Paris le 28 octobre, organisées par notre opérateur Business France, une réussite avec environ 250 entreprises, qui a mis en valeur le caractère mutuellement bénéfique de nos échanges et cette dynamique vers un approfondissement des partenariats industriels. Concernant l’intelligence artificielle, le Forum méditerranéen de l’IA des 20 et 21 novembre a été un événement très complet et à grand succès, et sa dynamique devrait se prolonger à Marseille l’année prochaine. Enfin, il y a eu les 10 ans d’Expertise France, notre agence de coopération technique, qui a en Tunisie son bureau le plus important avec environ 130 collègues qui mettent en œuvre une vingtaine de projets de coopération. Là aussi, cela s’inscrit pleinement dans les priorités sociales et de développement durable de la Tunisie.

La suite de l’interview est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 935 du 31 décembre 2025 au 14 janvier 2026

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BTS : plus de 20 000 projets en ligne de mire pour 2026

06. Januar 2026 um 15:01

La Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank) prévoit d’intensifier son soutien aux porteurs de projets en 2026, avec un objectif de financement de plus de 20 000 initiatives. L’an dernier, l’établissement avait accompagné 19 000 bénéficiaires pour un investissement direct supérieur à 400 millions de dinars, a précisé Mohamed Ali Nhidi, directeur central du financement, récemment.

Les financements de la BTS couvrent plusieurs secteurs : les services, l’artisanat, les petits métiers et l’agriculture, qui représente plus de 25 % du total des crédits accordés. La banque entend maintenir son engagement financier tout en élargissant la diversité de ses interventions.

La loi de finances pour 2026 consacre également des lignes de financement ciblées pour la clientèle de la BTS. Parmi celles-ci figurent une enveloppe de 20 000 dinars destinée aux familles vulnérables, 5 000 dinars pour les personnes en situation de handicap et 23 millions de dinars alloués aux zones moins favorisées.

Mohamed Ali Nhidi a indiqué que la banque travaille à diversifier ses produits et ses lignes de financement. Depuis l’acquisition du statut de banque commerciale, la BTS offre désormais l’ensemble des moyens de paiement disponibles sur le marché à sa clientèle.

Pour l’année à venir, la BTS prévoit de maintenir un volume d’investissement direct supérieur aux 400 millions de dinars enregistrés en 2025, confirmant son rôle de soutien aux petits porteurs de projets et aux populations vulnérables sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Tunisie : Fermeture d’une huilerie après de graves dégâts environnementaux

06. Januar 2026 um 15:46

Une huilerie située au sud du gouvernorat du Kef a été fermée sur décision des autorités régionales, à l’issue d’une réunion d’urgence tenue lundi au siège de la gouvernorat. En cause : des atteintes environnementales jugées graves, provoquées par le déversement de margine dans l’oued Sarrat.

Selon Sami Othmani, membre du conseil local de la délégation de Kalaat Sinan, les constats de terrain ont confirmé l’ampleur des dommages écologiques. Les inspections menées ont notamment révélé la mort de plusieurs poissons dans l’oued, un indicateur alarmant de la pollution générée par cette substance hautement toxique issue de la transformation des olives.

Dans une déclaration accordée ce mardi à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Othmani a précisé que la décision de fermeture est intervenue après la vérification directe de la responsabilité de l’huilerie concernée dans le déversement illégal de margine. Cette matière, connue pour son fort pouvoir polluant, représente une menace sérieuse pour les écosystèmes aquatiques et les ressources hydriques.

Intervention urgente

Face à la situation, les quatre municipalités de la zone touchée ont convenu de mettre en œuvre une intervention urgente. Celle-ci consiste à aspirer les quantités de margine déversées dans l’oued et à les acheminer de nouveau vers l’huilerie, dans l’attente de solutions conformes aux normes environnementales.

Cet incident remet en lumière la problématique récurrente de la gestion des déchets issus des huileries, particulièrement durant la saison de trituration des olives. Malgré les mises en garde répétées, le déversement anarchique de margine continue de poser un défi environnemental majeur dans plusieurs régions du pays.

Les autorités locales affirment, de leur côté, que des mesures plus strictes seront prises à l’encontre de toute unité ne respectant pas la réglementation en vigueur, afin de protéger les cours d’eau et prévenir de nouveaux désastres écologiques.

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Salaires et pouvoir d’achat en Tunisie : L’alerte rouge de l’IACE

06. Januar 2026 um 15:12

L’amélioration du pouvoir d’achat en Tunisie ne peut plus se limiter à des augmentations salariales ponctuelles. C’est le constat sans appel dressé par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), qui a présenté, ce mardi, une analyse détaillée de la situation économique et sociale lors d’une rencontre consacrée au projet de loi de finances 2026.

Selon l’IACE, les chiffres démontrent un décalage structurel entre les revenus des ménages et le coût réel de la vie. L’Institut rappelle que le salaire minimum garanti pour l’année 2025 s’élève à 528 dinars, un niveau jugé très faible au regard des dépenses essentielles. À titre de comparaison, le coût mensuel réel de la vie atteint environ 1 200 dinars en milieu rural. En milieu urbain, les dépenses moyennes d’un ménage composé de deux adultes et deux enfants varient entre 3 000 et 3 500 dinars, et peuvent grimper jusqu’à 4 500 dinars pour un niveau de vie plus confortable.

Cette pression financière s’explique en grande partie par le poids croissant des dépenses liées à l’éducation et à la santé. L’IACE souligne qu’une famille consacre entre 10 et 20 % de ses dépenses à un seul enfant scolarisé. Ce taux augmente fortement pour les ménages ayant deux enfants dans les classes terminales, notamment en période de baccalauréat, où les frais peuvent représenter entre 30 et 40 % du budget familial.

Réformes profondes de l’enseignement et de la santé publiques.

À cela s’ajoutent les dépenses de santé, qui absorbent en moyenne entre 5 et 8 % du revenu annuel des ménages. Au total, l’éducation et la santé mobilisent près de 30 % du revenu annuel, un niveau qui empêche la classe moyenne de constituer une épargne et fragilise durablement son équilibre financier. Dans ce contexte, l’IACE estime que les augmentations de salaires perdent leur sens en l’absence de réformes profondes de l’enseignement et de la santé publiques.

Sur le plan macroéconomique, les données de la Banque centrale de Tunisie indiquent une stabilisation du taux d’inflation autour de 5 %. Toutefois, cette moyenne masque une réalité plus préoccupante : les prix des produits alimentaires non de base continuent d’augmenter à un rythme soutenu, atteignant 21 %. Une évolution qui pèse lourdement sur les catégories sociales les plus vulnérables, mais aussi sur la classe moyenne.

L’IACE alerte également sur la persistance de la pauvreté, dont le taux atteint désormais 18 %, ainsi que sur l’aggravation des inégalités. Les chiffres révèlent que 70 % de la population ne détient que 10 % de la richesse nationale, un déséquilibre qui menace la cohésion sociale.

Face à ce tableau, l’Institut appelle à un changement d’approche dans les politiques publiques. Pour l’IACE, la préservation du pouvoir d’achat passe désormais par une réforme structurelle des services sociaux, seule à même de soulager durablement les ménages tunisiens et de redonner de la consistance à toute politique salariale.

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La Tunisie, 2e producteur mondial d’huile d’olive

06. Januar 2026 um 13:52

Grâce à une récolte 2025-2026 annoncée comme l’une des plus abondantes de ces dernières années, malgré la crise climatique qui a frappé aussi l’Europe, la Tunisie est en passe de devenir le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne, mais devant l’Italie.

Le Financial Times rapporte que la Tunisie est en passe de dépasser l’Italie, avec des estimations de récolte oscillant entre 380 000 et 400 000 tonnes, et des projections sectorielles atteignant jusqu’à 500 000 tonnes.

Le quotidien britannique explique cette progression dans le classement par l’effet combiné de facteurs conjoncturels et structurels : des précipitations favorables et des prix internationaux élevés ont stimulé la production, tandis que ses principaux concurrents méditerranéens ont souffert de sécheresse et de stress climatique ces dernières années.

Le Financial Times note également que les prix du pétrole ont culminé autour de 10 000 dollars la tonne, renforçant l’intérêt pour les approvisionnements tunisiens dans un contexte d’approvisionnement plus incertain en Europe du Sud.

Structurellement, la Tunisie possède un atout majeur : un secteur oléicole très vaste et étendu. Les données techniques tunisiennes indiquent une superficie oléicole estimée à environ 2 millions d’hectares, avec près de 107 millions d’arbres, une masse critique qui permet au pays de profiter rapidement des années fastes du cycle alterné de l’olivier.

Cependant, la question de la valeur ajoutée reste posée. La quasi-totalité de l’huile tunisienne continue d’être exportée en vrac et mélangée ou reconditionnée sur les marchés de destination, notamment en Europe.

Une étude estime qu’environ 90 % de la production annuelle moyenne est exportée non embouteillée, en raison de contraintes liées au crédit, aux installations d’emballage, au stockage et à la concentration du marché entre les mains de quelques grands acteurs.

Au niveau international, la FAO indique également qu’après le pic des prix début 2024 et la normalisation subséquente avec la reprise de l’offre, le marché de l’huile d’olive reste exposé à la volatilité et aux risques climatiques. Elle prévoit toutefois une production mondiale globalement stable et une croissance des échanges pour 2025-2026.

Si les données finales de la campagne confirment que la Tunisie accède à la deuxième place mondiale, cela constituerait une réussite majeure pour un pays qui dépend des exportations agroalimentaires pour ses devises.

Cependant, selon les observateurs, la pérennité de cet avantage dépendra de la capacité à transformer cette production record en une rentabilité accrue tout au long de la chaîne d’approvisionnement, grâce à un conditionnement renforcé, au développement de la marque et à des investissements dans la logistique et la résilience climatique. Et c’est à ces niveaux-là que la Tunisie a encore des progrès à faire face à ses principaux concurrents européens, afin que la hausse de la production puisse être conjuguée à une hausse des recettes.  

I. B.

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Tunisie : Le meurtre n’effraie plus, le constat inquiétant d’un sociologue !

06. Januar 2026 um 13:55

La recrudescence des crimes violents en Tunisie ne relève plus، selon certains spécialistes، de faits isolés ou exceptionnels. Pour le sociologue Mohamed Jouili, professeur de sociologie à l’Université de Tunis, le pays fait face à un phénomène plus profond et plus inquiétant : une forme de banalisation progressive du meurtre au sein de la société.

Intervenant ce mardi sur les ondes de Jawhara FM, Jouili a dressé un diagnostic sombre de la situation, évoquant « une sorte de normalisation du crime », notamment à travers les usages numériques. « L’acte de tuer est devenu, dans certains contextes, presque ordinaire. Il circule de manière fluide sur les réseaux sociaux, ce qui contribue à le rendre plus facile et plus rapide à commettre », a-t-il expliqué.

Pour le sociologue, cette circulation massive et instantanée des contenus violents participe à désensibiliser l’opinion publique. La diffusion de vidéos montrant des scènes de crime ou des corps sans vie n’est plus perçue comme choquante par une partie des internautes, mais comme un simple contenu parmi d’autres, consommé et partagé sans recul.

Mohamed Jouili estime par ailleurs que le débat récurrent autour du rétablissement de la peine de mort ne constitue pas une réponse efficace. « L’exécution capitale ne changera rien. Celui qui décide de tuer ne réfléchit pas en termes de sanction. L’acte est souvent impulsif, guidé par une rupture totale avec les normes », a-t-il affirmé, rejetant l’idée de l’effet dissuasif de l’extrême sanction.

Une forte pression psychologique

Selon lui, ce phénomène s’inscrit dans un contexte social marqué par une forte pression psychologique, des tensions économiques et une montée d’une culture de l’excès, qu’il qualifie de « culture du passage à l’extrême ». Cette dynamique favorise des comportements violents, où l’individu cherche une issue radicale à ses frustrations ou à ses conflits.

Revenant sur le drame survenu récemment à Menzel Bourguiba, au cours duquel un individu a commis un crime avant de se suicider, le sociologue a souligné la portée symbolique du message laissé par l’auteur des faits. Ce message, selon lui, peut être interprété comme une tentative de construire une logique entre la cause et l’acte, voire comme un prolongement du geste criminel visant à en justifier le sens aux yeux des autres.

À travers cette analyse, Mohamed Jouili met en lumière une problématique sociétale profonde qui dépasse le cadre sécuritaire ou judiciaire. Une alerte qui invite à repenser les politiques de prévention, le rôle des médias et des plateformes numériques, ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique et social, face à une violence devenue, pour certains, tristement ordinaire.

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Sélectionneur national : Le bal est ouvert à la FTF

06. Januar 2026 um 13:40

Le dossier du prochain sélectionneur national tunisien est officiellement lancé. Après la récente vacance du poste, la Fédération tunisienne de football (FTF) a entamé une phase de consultations et d’examen des candidatures, ouvrant ainsi un bal très disputé entre entraîneurs sollicités et profils qui ont pris l’initiative de proposer leurs services.

Selon des informations concordantes, plusieurs pistes sont actuellement à l’étude. Certaines émanent directement de la Fédération, à travers des contacts établis avec des techniciens ciblés, tandis que d’autres prennent la forme de dossiers de candidature formellement déposés auprès des responsables fédéraux.

Philippe Troussier a transmis son dossier

Parmi les candidatures déjà actées figure celle du technicien français Philippe Troussier. D’après les informations obtenues par Mosaïque FM, le dossier de l’entraîneur de 70 ans a été transmis à la direction sportive de la sélection nationale ainsi qu’à un membre du bureau fédéral, par l’intermédiaire de son agent.

Figure reconnue du football international, Philippe Troussier dispose d’un palmarès conséquent en sélection. Il a notamment conduit le Japon au huitième de finale de la Coupe du monde 2002 et remporté la Coupe d’Asie en 2000. En Afrique, il a dirigé plusieurs sélections, dont le Maroc, l’Afrique du Sud (Mondial 1998) et le Burkina Faso, avec lequel il avait décroché la quatrième place lors de la CAN 1998. Il connaît par ailleurs le football tunisien pour avoir entraîné le Club sportif sfaxien en 2014.

Outre cette candidature formalisée, d’autres entraîneurs, tunisiens et étrangers, figureraient sur la short-list de la Fédération. Certains seraient activement contactés, tandis que d’autres attendraient un signal officiel avant de se positionner. À ce stade, la FTF observe une stricte discrétion, privilégiant l’évaluation des profils et des projets sportifs avant toute communication publique.

Selon des sources proches du dossier, la Fédération cherche un entraîneur capable de relancer la dynamique de la sélection, d’imposer une identité de jeu claire et de préparer efficacement les prochaines échéances continentales et internationales, dans un contexte marqué par une forte attente du public.

Un choix stratégique et attendu

Le choix du prochain sélectionneur s’annonce déterminant. Il devra répondre à des exigences sportives élevées, mais aussi composer avec les réalités du football tunisien, tant sur le plan structurel que générationnel. Le temps presse, et une décision pourrait intervenir dans les prochaines semaines, une fois l’ensemble des candidatures étudiées.

En attendant l’annonce officielle, le bal reste ouvert, et la course au banc des Aigles de Carthage ne fait que commencer.

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Tunisie | L’inflation s’établit à 5,3 % en 2025

06. Januar 2026 um 13:21

Le taux d’inflation en Tunisie pour l’ensemble de l’année 2025 a reculé pour s’établir à 5,3 %, contre 7% en 2024, selon l’Indice des prix à la consommation pour décembre 2025, publié lundi 5 janvier 2025 par l’Institut national de la statistique (INS).

D’après la même source, le taux d’inflation s’est stabilisé à 4,9%, au mois de décembre 2025, par rapport au mois précédent, stabilité expliquée par l’accélération du rythme d’évolution des prix du groupe «Alimentation» (6,1% en décembre 2025 contre 5,8% en novembre 2025) et d’autre part par le ralentissement du rythme d’évolution des prix du groupe «Services de restauration, cafés et hôtels» (6% en décembre 2025 contre 6,2% en novembre 2025).

En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 6,1%, augmentation est principalement expliquée par la hausse des prix de la viande d’agneau (+17,3%), des fruits frais (+16%), des légumes frais (+14%), de la viande bovine (+10,6%) et des poissons frais (+9,9%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 14,8%.

Sur un an, les prix des produits manufacturés ont connu une augmentation de 4,9% en raison de la hausse des prix des produits de l’habillement et chaussures (+9,1%) et des produits d’entretien courant du foyer (+5,1%).

Pour les services, l’augmentation des prix est de 3,9% sur un an, principalement expliquée par l’augmentation des prix des services d’hébergement (+11,6%).

En décembre 2025, le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) a baissé pour s’établir à 4,9% après 5% le mois précédent. Les prix des produits libres (non encadrés) ont cru de 6,1% sur un an. Les prix des produits encadrés ont augmenté de 0,8%. Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 7% contre 0,3% pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Hausse de 0,2% des prix à la consommation

Au mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2%, par rapport à novembre 2025.

Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix du groupe «Habillement et chaussures» (+1,7%) et du groupe «Services de restauration, cafés et hôtellerie» (+0,6%), tandis que les prix du groupe «Alimentation» ont diminué de 0,2%.

Sur un mois, les prix du groupe des produits alimentaires ont diminué de 0,2%, en raison de la baisse des prix des huiles alimentaires (-2,4%), des légumes (-2%) et de la volaille (-0,8%). En revanche, les prix des fruits frais ont augmenté de 2,7% et ceux des poissons frais de 0,8%.

Les prix des produits du groupe «Habillement et chaussures» ont augmenté de 1,7% en raison de la hausse des prix des articles d’habillement (+1,9%) et ceux des chaussures (+1,6%). Ceux du groupe «Service restaurants, cafés et hôtels» ont évolué de 0,6%, en raison de l’augmentation des prix des services d’hébergement (+2,8%).

Contribution à l’inflation par secteur et par régime

Le groupe «Produits manufacturés» et le groupe «Services» sont les secteurs ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation globale soit respectivement 1,9% et 1,3%.

Par régime les groupes «Non alimentaire libre» et «Alimentaire libre» ont apporté la plus forte contribution à l’inflation soit respectivement 3,1% et 1,6%.

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Everyday Tunisians : Mondher en l’antre du sellier

06. Januar 2026 um 12:08

Les ateliers de selliers ressemblent souvent à des capharnaüms où chaque objet serait paradoxalement à sa place. L’antre de Mondher Boughariou ne déroge pas à cette tradition qui hésite entre désordre savant et pittoresque.

On y arrive en empruntant d’étroits escaliers qui débouchent sur une vaste salle, aussi sombre que regorgeant de matériaux et d’instruments. Mondher travaille ici, dans les venelles de la médina de Sfax, au lieu-dit Sabbat el bradaiya.

Il y cultive une tradition de haute mémoire, modelant le cuir et créant objets utilitaires et œuvres artisanales. Comptant parmi les derniers selliers de Sfax, Mondher s’inscrit dans la lignée des sarrajines et des sakkajines de la tradition.

Depuis les années soixante, Mondher Boughariou poursuit sa vocation et honore un métier qui lui a été transmis depuis l’enfance. Aujourd’hui, ce que ses mains font naître maintient un art de faire qui s’estompe mais demeure un héritage vivant.

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