Le ministère des Affaires religieuses a rendu public le calendrier officiel des horaires d’Al-Imsak (début du jeûne) et d’Al-Iftar (rupture du jeûne) pour le mois de Ramadhan 2026, dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier
Ci dessous les détails pour les différentes régions du pays, soit les 24 gouvernorats :
Alors que le dossier de l’ancien magistrat et avocat Ahmed Souab revient devant la justice ce lundi 23 février 2026, son comité de soutien appelle à un rassemblement massif devant le tribunal pour réclamer sa libération.
À l’occasion de la deuxième séance du procès en appel, le comité de soutien a lancé cet appel adressé à la société civile, aux professionnels du droit et aux défenseurs des libertés afin de se rassembler lundi 23 février 2026, dès 9h00 à la rue Bab Bnat.
Ce rassemblement de soutien à Ahmed Souab vise à dénoncer les conditions de détention de cet ancien juge condamné en première instance à cinq ans de prison et à exiger l’application stricte des garanties d’un procès équitable et a réclamer sa libération .
Pour les organisateurs, cette mobilisation dépasse le cas individuel de Me Souab, mais elle s’inscrit dans une « lutte globale pour l’indépendance de la justice et vise donc également à exprimer un soutien au droit, à la justice et à l’équité ainsi qu’à défendre le principe fondamental du procès équitable ».
Dans le cadre de la 3ᵉ édition des ateliers d’écriture « Ailleurs », et en partenariat avec la librairie Al Kitab, l’Institut français de Tunisie invite à une soirée de lectures autour d’extraits de textes en lien avec la thématique de cette édition « L’écriture et la mémoire ».
Animée par l’écrivain Mouha Harmel, accompagné du collectif Ailleurs, cette soirée se veut un moment de partage et de découverte, destiné aux lectrices, aux lecteurs et à toutes les personnes passionnées par la littérature.
Le rendez-vous est donné pour ce samedi 28 février de 20h30 à 23h à la librairie Al Kitab – Mutuelleville et l’entrée est libre dans la limite des places disponibles.
La direction du lycée secondaire Ibn Abi Dhiaf a, décidé, suite à un conseil de discipline réuni en urgence, de sanctionner 13 élèves après la diffusion virale d’une photo les montrant brandir une banderole aux propos obscènes et insultants envers leurs camarades de classe féminines.
Ces derniers ont été lourdement sanctionnés avec des renvois définitifs décidés à l’encontre de six élèves , dont un qui a par ailleurs proféré des menaces et des insultes à l’encontre de la direction et des enseignants sur la page officielle du lycée.
D’autre part, sept autres élèves impliqués ont écopé d’exclusions temporaires allant de 10 à 15 jours.
On notera que selon une source citée par Mosaïque FM, les parents des élèves concernés ont appelé à un assouplissement des sanctions, invoquant l’absence de précédents disciplinaires et, surtout, l’approche cruciale des épreuves du Baccalauréat.
Ils espèrent une révision des renvois définitifs qui compromettent lourdement l’avenir scolaire de leurs enfants.
En réponse à la demande de la défense, la Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce vendredi 20 février 2026, de reporter l’examen de l’affaire sur le décès de l’ancien député Jilani Daboussi.
Le tribunal a toutefois tenu à poser un cadre strict en avertissant les avocats qu’il s’agissait du dernier report accordé et que passé ce délai, la Cour procédera aux plaidoiries finales avant le prononcé du verdict prévu pour le mardi 27 février courant.
Cette affaire implique plusieurs dirigeants politiques notamment du parti islamiste Ennahdha, tels Mondher Ounissi et Noureddine Bhiri, ainsi qu’un ancien médecin de la prison civile de la Mornaguia et un ancien procureur général retraité de la Cour d’appel de Tunis.
Pour rappel, Jilani Daboussi avait été emprisonné au lendemain de la révolution de 2011 et poursuivi dans des affaires de corruption. En prison son état s’était fortement dégradé d’autant qu’il souffrait de plusieurs maladies chroniques dont une insuffisance rénale nécessitant des séances de dialyse. Quelques heures après avoir bénéficié d’une liberté provisoire, il rendra l’âme chez lui.
Le collectif de défense et la famille Dabboussi dénoncent depuis des années des négligences médicales et des violations des droits humains durant sa détention et pointent du doigt le parti Ennahdha dans cette affaire.
Les températures seront en baisse cette nuit dans la plupart des régions du pays, annonce l’Institut national de la météorologie (INM) ce vendredi 20 février 2026.
Des pluies éparses sont attendues sur l’extrême nord-ouest du pays, ajoute l’INM en précisant que des nuages passagers sont prévus sur la majeure partie du pays.
Le vent soufflera fort, en particulier à proximité des côtes et sur les hauteurs, ajoute encore la même source.
Pour les températures, une baisse est prévue avec des minimales variant entre 4 et 9°C dans les zones ouest du Nord et du Centre et entre 10 et 14°C ailleurs.
Après une période d’hésitation, la Bourse de Tunis a repris le chemin de la hausse cette semaine. L’indice de référence Tunindex a clôturé vendredi à 14 813,98 points, soit son plus haut niveau historique. Sur la semaine, le Tunindex s’est adjugé 1,28% portant sa performance depuis le début de l’année à 10,14%. Aussi, le volume […]
» La tendance haussière entamée depuis le début de l’année s’est poursuivi durant la semaine du 16 au 20 février 2026. Le Tunindex a pris 0,7 % à 14 731,20 points, affichant ainsi une performance positive de 10,1 % depuis le début de l’année 2025″, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, « Tunisie Valeurs ». Sur le front des échanges, […]
En Tunisie, ceux qui raillent Kaïs Saïed ou le critiquent de manière particulièrement appuyée savent ce qui les attend : des poursuites judiciaires et un séjour plus ou moins long en prison. Beaucoup d’activistes politiques, d’acteurs de la société civile et de journalistes en ont fait l’expérience à leur corps défendant et le dernier en date est un député qui était jusqu’à récemment l’un des plus fervents partisans du président de la république.
Latif Belhedi
Le député en question, Ahmed Saidani, a en effet été condamné par un tribunal de première instance, jeudi 19 février 2026, à 8 mois de prison ferme, pour avoir publié sur les réseaux sociaux des messages où il tournait en dérision le chef de l’Etat et critiquait, avec de lourds sous-entendus, son maigre bilan économique et social.
Les opposants à Kaïs Saïed peuvent continuer à dénoncer ce qu’ils qualifient de «répression accrue à l’encontre des détracteurs du régime», ils sont désormais avertis : ils doivent tourner sept fois leur langue dans leur bouche et peser très soigneusement leurs mots à chaque fois qu’il leur vient l’irrépressible envie de le critiquer. Mieux vaudrait, peut-être, la laisser passer, cette satanée envie, pour ne pas courir le risque de subir le même sort que le malheureux député, le dernier d’une liste qui en compte déjà un certain nombre.
Autrefois partisan des politiques de Saïed, y compris sa fermeté envers ses opposants politiques, Saidani est devenu ces derniers mois l’un de ses plus virulents critiques, en l’accusant, notamment, de chercher à monopoliser tous les pouvoirs dans le pays, tout en laissant les autres assumer la responsabilité des problèmes dont se plaignent les Tunisens.
Prenant la défense de son collègue, le député Bilel Mechri, a déclaré à l’agence Reuters : «Il s’agit d’une violation de la loi et d’une attaque contre les institutions. Comment le Parlement peut-il demander des comptes au pouvoir exécutif si celui-ci procède à des arrestations illégales pour des opinions critiques ?».
Les organisations de défense des droits humains ont beau affirmer que Saïed exerce un pouvoir personnel ou qu’il a transformé la Tunisie en une «prison à ciel ouvert» dans le but de réprimer ses opposants, le locataire du Palais de Carthage, au pouvoir depuis 2019, affirme qu’il n’interfère pas dans les affaires de la justice, laquelle, selon lui, ne fait qu’appliquer la loi.
Au-delà des mosaïques, un patrimoine moins visible et plus fragile, celui des enduits peints de la Tunisie romaine, revient au centre de la recherche grâce à une collaboration académique entre l’Italie et la Tunisie. (Photo: Site de Thanae ou Thyna, près de Sfax).
C’est ce qui ressort du bilan du cycle de rencontres organisées à Tunis par la professeure Antonella Coralini (Département d’histoire, de culture et de civilisation, Alma Mater Studiorum – Université de Bologne, Italie), dans le cadre d’un programme d’internationalisation soutenu par des fonds PNRR qui marque une nouvelle étape dans la coopération scientifique entre les deux rives de la Méditerranée.
Grâce à la collaboration avec l’Université de Tunis El Manar (UTM), peut-on lire dans un communiqué de l’Alma Mater Studiorum, les trois rencontres à Tunis ont représenté une occasion privilégiée d’échange et de réflexion pour les enseignants, les chercheurs et les étudiants d’Italie et de Tunisie : au centre de l’attention, les formes d’habitation des élites, la présence des dieux dans les villes et la peinture murale, avec de nombreux cas d’étude provenant d’Italie, Pompéi jouant un rôle de premier plan.
C’est précisément sur les murs peints de la Tunisie romaine que la professeure Coralini, directrice du Centre interuniversitaire d’études sur la peinture antique et responsable d’importants projets de recherche en partenariat entre l’Alma Mater Studiorum et l’Institut national du patrimoine (INP), s’est engagée depuis 2025 dans un ambitieux programme d’étude et de valorisation des matériaux conservés dans les musées de Carthage et du Bardo.
De juillet à décembre dernier, l’équipe qu’elle codirige avec Nesrine Nasr (INP) a déjà réalisé une extraordinaire «fouille dans les archives» des deux musées. Une équipe multidisciplinaire a analysé des centaines de caisses remplies de fragments de plâtre peint, révélant un patrimoine dont le raffinement n’a rien à envier aux célèbres exemples de Pompéi.
«Les analyses ont révélé l’utilisation de pigments rares et coûteux, comme le rouge cinabre», explique le professeur Coralini. Les recherches ont mis au jour des décorations qui allient les canons impériaux au goût local : scènes mythologiques, divinités, héros et jardins luxuriants.
Parmi les découvertes les plus fascinantes, citons l’étude du plafond de la chambre à coucher d’une domus de Thaenae ou Thyna (près de l’actuelle Sfax).
Dans le communiqué suivant, intitulé «Non à la criminalisation du combat environnemental. Non à la violation du droit à la vie», publié jeudi 19 février 2026, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) exprime son indignation après les condamnations à la prison prononcées à l’encontre de militants pacifiques pour l’environnement à Gabès.
Le FTDES suit avec indignation les condamnations par contumace à un an de prison prononcées à l’encontre du militant social et environnementaliste Khayreddine Debaya et d’un certain nombre de militants et militantes du mouvement environnementaliste de Gabès, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Complexe chimique tunisien en 2020.
– Ces condamnations ont été prononcées le 8 mars 2023 à l’encontre de 12 militants pour «entrave à la liberté du travail» et de 8 mois à l’encontre d’un autre militant, dans des pratiques qui rappellent des contextes antérieurs, même avant la révolution du 17 décembre – 14 janvier, afin de criminaliser et d’épuiser le mouvement social, et ce, sans aucune convocation ni notification aux condamnés au cours des dernières années.
– Le fait de transformer une entité industrielle accusée de violer le droit à l’environnement et à la santé en «victime» d’une manifestation pacifique, tout en poursuivant les défenseurs des droits environnementaux, reflète un profond déséquilibre dans la balance de la justice et consacre une politique d’impunité au profit des pollueurs, en contrepartie de la répression des voix qui revendiquent le droit à la vie, à la dignité et à la justice environnementale.
Le FTDES:
– exprime sa solidarité absolue avec toutes les personnes condamnées dans cette affaire, avec les militants du mouvement environnemental et avec les habitants de Gabès ;
– demande l’arrêt de l’exécution des peines et l’abandon des poursuites abusives contre les militants du mouvement environnemental et tous les habitants de Gabès qui revendiquent le droit à la vie ;
– dénonce la poursuite des politiques de criminalisation des revendications sociales, d’intimidation des défenseurs des droits et d’utilisation des forces de sécurité et de la justice pour s’opposer aux droits à la vie et à la dignité.
– appelle au respect du droit de manifester pacifiquement, garanti par la Constitution et les conventions internationales ;
– renouvelle son appel à répondre aux revendications des habitants de Gabès en démantelant les unités et en garantissant le droit à la vie.
Aussi surprenant que cela puisse paraître à première vue, le jeûne du mois de ramadan n’est pas formellement déconseillé aux patients atteints de tension artérielle et dont la tension est équilibrée, indique Dr Faouzi Addad, professeur de cardiologie, dans le poste Facebook reproduit ci-dessous.
Une méta-analyse incluant plus de 3 000 participants montre, en effet, que le jeûne peut induire une baisse modérée mais significative de la pression artérielle, de l’ordre de : −3 mmHg pour la systolique et de −2 mmHg pour la diastolique.
Cette amélioration est observée aussi bien chez les sujets sains que chez les patients hypertendus bien équilibrés.
Certaines études montrent des variations minimes, ce qui rappelle que l’effet dépend beaucoup de l’alimentation, du sommeil et du respect du traitement.
Enseignements pour les praticiens :
Le jeûne est généralement bien toléré chez l’hypertendu stable avec traitement maintenu. Il convient, cependant :
– d’adapter si possible les prises médicamenteuses en schéma simple (une ou deux prises) ;
– et de surveiller les patients âgés ou polymédiqués les premiers jours.
L’amélioration tensionnelle semble en partie indépendante de la perte de poids.
Conseils pour les patients et citoyens :
– bien s’hydrater entre l’iftar et le souhour,
– limiter le sel et les repas très riches après la rupture du jeûne ;
– éviter les excès de caféine le soir ;
– continuer la prise des médicaments selon l’avis médical ;
– une marche légère après l’iftar aide à stabiliser la tension.
Au final, le ramadan peut agir comme une véritable réinitialisation cardiovasculaire, à condition que le jeûne soit accompagné d’un mode de vie équilibré et d’un suivi médical adapté.
La politique de distribution des dividendes des sociétés cotées à la Bourse de Tunis gagne en dynamisme. Les principaux indicateurs de la BVMT témoignent d’un rendement séduisant pour les actionnaires en 2024; sans compromettre la santé financière des entreprises.
Taux de distribution en progression
Le payout ratio, qui reflète la portion du bénéfice net redistribuée aux actionnaires, a grimpé de 53,9% en 2022 à 57,5% en 2024. Cette hausse montre une vraie détermination à valoriser les investisseurs; tout en gardant une marge solide pour réinvestir.
Rendement moyen de 6,1%
Le dividend yield moyen atteint 6,1% en 2024, en belle continuité ascendante depuis 2021. Le secteur des services aux consommateurs brille avec 8,4%, grâce aux distributeurs automobiles qui excellent dans la génération et la redistribution de trésorerie.
Paiements plus rapides
L’efficacité opérationnelle progresse nettement : en 2024, le délai moyen entre l’AGO et le versement des dividendes tombe à 32,7 jours, contre 38 jours auparavant. Les financières mènent la danse, avec un impressionnant délai moyen de 26 jours.
Saisonnalité affirmée
Les versements restent très concentrés : 81% ont eu lieu entre mai et juillet, en phase avec les AGO printanières.
Depuis le traité de paix et d’amitié signé en 1797, l’un des premiers accords des États-Unis avec un pays musulman, les liens entre la Tunisie et les États-Unis n’ont cessé de se renforcer. Aujourd’hui, l’ambassadeur des Etats Unis en Tunisie, Bill Baazi confirme cette dynamique en annonçant la réactivation des commissions mixtes et des événements ciblés sur les composants d’avions et d’automobiles. Ouvrant par la même la voie à un partenariat bilatéral et une intégration économique prometteuse. C’est ce qu’il ressort d’une rencontre avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et des artisanats (UTICA), Samir Majoul, en son siège.
Le communiqué de l’UTICA mentionne que plusieurs entreprises américaines seraient intéressées par l’investissement ou l’extension de leurs activités en Tunisie. Et plus particulièrement, ce partenariat toucherait divers secteurs à haute valeur ajoutée, en tirant parti des compétences tunisiennes.
A cet effet, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a souligné l’importance de développer des programmes d’investissement et de développement communs visant à créer de nouvelles opportunités de croissance et à renforcer la compétitivité des secteurs vitaux.
L’objectif étant de bâtir un programme d’intégration économique avec les États-Unis, basé sur la coopération et l’investissement dans divers secteurs. Et ce, tout en abordant l’impact des droits de douane sur les exportations tunisiennes vers les États-Unis de l’artisanat traditionnel, du textile, de l’huile d’olive, des dattes, des produits mécaniques et des composants industriels, en particulier les pièces d’avions et d’automobiles. Il a appelé à établir des relations commerciales plus flexibles et à renforcer les échanges pour le bénéfice mutuel des deux parties.
En outre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et les États-Unis, à relever les défis existants et à élargir les horizons d’investissement au service des intérêts des deux pays, selon le dit-communiqué.
Ainsi, la réunion a porté particulièrement sur l’importance de renforcer ce partenariat sur le plan économique, l’exploration de nouvelles opportunités de coopération, la promotion des échanges commerciaux, l’encouragement des investissements conjoints et le soutien aux projets favorisant l’innovation et la croissance dans les deux pays. Elle a été suivie par plusieurs membres du bureau exécutif national, des représentants de secteurs économiques et la Chambre tunisienne-américaine de commerce.
Le Daily Telegraph a révélé dans une enquête d’Henry Bodkin, correspondant du journal britannique à Jérusalem, que les États-Unis envisagent de s’appuyer sur des gangs criminels de voleurs et de trafiquants de drogue pour former une force de police à Gaza, suscitant l’inquiétude aussi bien dans le territoire palestinien que parmi les alliés occidentaux des États-Unis.(Photo : Hossam al-Astal, commandant d’une faction armée dans l’est de Khan Younis.)
Imed Bahri
Selon des responsables occidentaux, l’administration Trump a présenté des plans visant à créer une nouvelle force de sécurité composée en grande partie de membres de gangs armés opposés au Hamas. Ils ont noté qu’Israël arme et soutient certaines de ces factions depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.
Le journal ajoute que l’idée d’intégrer ces gangs à une force de maintien de la paix soutenue par les États-Unis a suscité l’opposition de certains hauts responsables américains, soulignant que ces milices armées, organisées selon des structures claniques et familiales, ont des liens avérés avec le crime organisé depuis des décennies. La population civile de la bande de Gaza éprouve une grande méfiance à leur endroit. Ces derniers mois, ces gangs ont été accusés de pillages de camions d’aide humanitaire ainsi que de meurtres et d’enlèvements.
Au moins deux des gangs les plus importants comptent des membres ayant combattu activement aux côtés de l’État islamique ou lui ayant prêté allégeance.
Une source a déclaré au Telegraph : «Plusieurs hauts gradés de l’armée américaine craignent que le processus de paix de Donald Trump n’aboutisse pas sans partenaires de sécurité fiables».
Des gangs criminels soutenus par Israël
Le Royaume-Uni, la France et plusieurs autres pays impliqués dans la mise en œuvre du plan de paix en 20 points du président américain ont également fait part de leurs inquiétudes.
Quatre mois après le cessez-le-feu, le projet de création d’une force de police chargée d’assurer la sécurité après le départ du Hamas semble être au point mort, en raison de désaccords sur sa composition et son financement. On ignore également si le Hamas se désarmera volontairement.
Les membres du Conseil de paix réunis jeudi 19 février 2026 par Trump espèrent obtenir des engagements financiers pour la reconstruction de Gaza ainsi que des promesses d’envoi de troupes pour le compte de la Force internationale de stabilisation (FIS), qui devrait être d’un rang supérieur à celui de la nouvelle police gazaouie et coordonner ses actions avec l’armée israélienne déployée hors de la bande de Gaza.
Dimanche 15 février, Trump a déclaré que 5 milliards de dollars avaient déjà été promis pour la reconstruction ainsi que l’envoi de milliers de soldats à la FIS et à la police locale.
Selon le journal britannique, le projet de s’appuyer sur des gangs soutenus par Israël a émergé avant les fêtes de Noël, suscitant la controverse au sein du nouveau centre de coordination civilo-militaire du sud d’Israël. Une source occidentale a déclaré : «L’opposition a été forte, le message étant clair: c’est absurde. Ce ne sont pas de simples bandes criminelles, elles sont soutenues par Israël».
Le gendre du président Trump à la manœuvre
Le Telegraph ajoute que Jared Kushner, gendre du président Trump, est une figure clé des efforts de l’administration pour faire progresser son plan de paix en 20 points. Ce dernier pilote un projet de création de nouveaux complexes d’habitation temporaires «sécurisés» dans la partie de la bande de Gaza contrôlée par Israël, destinés à séparer les Palestiniens du territoire tenu par le Hamas si le mouvement ne dépose pas les armes volontairement.
Le premier de ces complexes, actuellement en construction sur le site de l’ancienne ville de Rafah, se situe dans une zone contrôlée par les Forces populaires, un gang soutenu par Israël et accusé de trafic de drogue et de pillage de l’aide humanitaire. Son ancien chef, Yasser Abou Shabab, qui niait toute implication dans le crime organisé, a été tué lors d’un conflit interne en décembre et remplacé par un certain Ghassan Al-Dahini.
Selon certaines sources, Kushner travaille en étroite collaboration avec Aryeh Lightstone, directeur de l’Institut des Accords d’Abraham pour la Paix (Abraham Accords Peace Institute – AAPI), qui adopterait la position israélienne sur la sécurité et s’opposerait à la création d’un État palestinien.
Depuis un hôtel en bord de mer à Tel-Aviv, Lightstone coordonne une grande partie de la planification informelle de l’avenir de Gaza, notamment des discussions avec des investisseurs milliardaires, ce qui a conduit une source à surnommer le groupe «le Club Hilton».
Des responsables occidentaux s’interrogent sur la viabilité de ce qu’ils qualifient d’approche «idéologique» de Kushner et Lightstone. Un responsable a déclaré au Telegraph : «On a l’impression que Kushner, Lightstone et leurs collègues pensent que si l’on donne aux Palestiniens la possibilité de lâcher le Hamas, ils la saisiront mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Si de nombreux Gazaouis n’apprécient guère le Hamas, ils partagent également leur aversion pour les milices familiales et se méfient d’elles. Ils les considèrent comme des criminels».
On ignore pour l’instant lesquelles de ces gangs familiaux ont été proposées par les responsables américains et israéliens pour le recrutement au sein de la nouvelle police de Gaza. La Maison-Blanche n’a toutefois pas nié avoir suggéré cette approche.
Il y a une vingtaine d’années, des rapports d’organisations telles que l’International Crisis Group, basé à Bruxelles, avaient déjà soulevé des inquiétudes concernant le trafic de drogue et d’armes. Des figures des Forces populaires, comme Issam al-Nabahin, un commandant important, ont combattu aux côtés de l’État islamique dans le Sinaï, en Égypte.
La famille Daghmash, à Gaza, est également accusée d’entretenir des liens avec cette organisation terroriste. Bien que cela n’ait pas été prouvé, le clan est soupçonné d’avoir contribué à la capture du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé par le Hamas en 2006. Sa libération en 2011 a été considérée comme un échec stratégique en matière de sécurité, car elle a contraint Israël à libérer plus d’un millier de prisonniers palestiniens, dont Yahya Sinwar, le cerveau du 7 octobre. Un groupe appelé l’Armée de l’Islam, dirigé par des membres de la famille Daghmash, a également enlevé le correspondant de la BBC, Alan Johnston, qui a été détenu pendant 114 jours en 2007.
Certains médias israéliens ont rapporté qu’au début de la guerre de Gaza, diverses factions avaient bénéficié du soutien du Service de sécurité générale de l’Autorité palestinienne à Ramallah, avec l’aide présumée de la CIA. Cependant, Israël a par la suite pris le relais.
L’implication d’Israël auprès des Forces populaires a été révélée en mai dernier après qu’un haut responsable, réputé opposé à l’armement des factions palestiniennes, a divulgué à la presse israélienne des informations sur ce soutien.
Sans force crédible sur le terrain, le plan de Trump est voué à l’échec
Hossam al-Astal, commandant d’une faction armée dans l’est de Khan Younis, a déclaré au Telegraph en octobre avoir coordonné ses actions avec Israël et être prêt à contribuer à la sécurisation de Gaza après la chute du Hamas. Al-Astal, ancien responsable de la sécurité de l’Autorité palestinienne, est l’une des figures importantes de ce «clan» qui ont été emprisonnées à Gaza au début du conflit mais qui se sont évadées lorsque les gardes du Hamas ont fui leurs postes.
Des rumeurs circulent selon lesquelles le Conseil de paix, par l’intermédiaire de son Comité national pour l’administration de Gaza, aurait choisi Jamal Abou Hassan, ancien chef de la sécurité de l’Autorité palestinienne à Khan Younis, pour diriger la nouvelle force de police.
Un responsable occidental a déclaré qu’une version plus récente du plan de la police américaine proposait un «recrutement apolitique», permettant aux membres de provenir de clans, d’anciennes forces de sécurité de l’Autorité palestinienne à Gaza, ou d’ailleurs. Il a ajouté : «Le processus est actuellement au point mort. On ne peut ignorer le fait que, sans force crédible sur le terrain, il est voué à l’échec».
Un responsable de l’administration américaine a déclaré au Telegraph : «Des efforts sont toujours en cours pour élaborer un processus de vérification des antécédents des forces de police».
Disponible en librairie à partir de cette semaine, ‘‘Les Algériens en Tunisie : du communautarisme au nationalisme (1871-1962)’’ de Jamel Haggui paraît dans la collection Tunisie plurielle des éditions Santillana. L’ouvrage s’inscrit dans la continuité d’une série dédiée à l’exploration des communautés et minorités ayant marqué l’histoire tunisienne.
À travers près d’un siècle d’histoire, de 1871 — année du soulèvement des Mokrani en Algérie — jusqu’à l’indépendance de 1962, l’auteur retrace le parcours des Algériens installés en Tunisie. En s’appuyant sur un vaste corpus d’archives tunisiennes, françaises et algériennes, il met en lumière l’évolution de ces communautés d’abord structurées sur des bases régionales, villageoises ou religieuses, vers une conscience politique affirmée.
Le livre montre comment ces hommes et ces femmes ont traversé les grands enjeux politiques, économiques et identitaires de leur temps, participant aux dynamiques nationalistes et à l’histoire maghrébine dans sa dimension transfrontalière. Ils apparaissent non plus comme une présence marginale, mais comme des acteurs à part entière d’une mémoire partagée entre l’Algérie et la Tunisie.
Dirigée par le professeur Habib Kazdaghli, la collection Tunisie plurielle poursuit ainsi son travail de mise en lumière des trajectoires oubliées et des héritages multiples qui composent le passé tunisien.
Jamel Haggui, né en 1971 à Kasserine, est spécialiste de l’histoire des migrations maghrébines. Titulaire d’un doctorat en histoire (cotutelle Tunis 1 – Toulouse-II Le Mirail, 2010), il a consacré ses recherches aux relations algéro-tunisiennes et publié plusieurs travaux sur la présence algérienne en Tunisie.
Une présentation suivie d’une séance de dédicace est prévue le 24 février 2026 à 21h00, dans le cadre d’une nuit ramadanesque à la Librairie El Kitab Mutuelleville, Tunis.
La Bourse de Tunis a poursuivi son ascension jeudi (+0,71%), portée par la bonne orientation des fortes capitalisations Attijari Bank, BIAT et Délice Holding. Le Tunindex a gagné 103,4 points à 14 730,20 points, atteignant son plus haut seuil depuis le début de l’année. Le volume d’échanges s’est établi à 9,8 MDT dont 5,6 MDT […]
Le porte-parole du Parti républicain (Al-Joumhouri), Wissem Sghaier, a déclaré que le processus de refondation «projet démocrate progressiste» vise à faire revivre les valeurs et la philosophie qui ont fait la renommée du Parti démocrate progressiste (PDP), notamment en œuvrant à rassembler les forces démocratiques et progressistes, tout en affirmant clairement sa ligne, sa position et son orientation, ainsi qu’en s’ouvrant et en jouant un rôle de premier plan dans le rassemblement des énergies autour d’une ligne culturelle et politique clairement définie.
M. Sghaier a ajouté, lors de son passage à l’émission «Houna Tounes» sur la radio Diwan FM, jeudi 19 février 2026, que le parti Al-Joumhouri avait choisi le slogan «Nous résistons, construisons et rénovons» sur la base du principe de clarté de la vision et du positionnement, expliquant que la résistance civile pacifique est l’un des éléments constitutifs de la culture du PDP.
Rappelons que le PDP avait été fondé en 1983. Légalisé en 1988, il avait conduit l’opposition démocratique en Tunisie contre le régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, avant de fusionner au sein d’Al Joumhouri en 2012. Son fondateur et ancien président, Ahmed Néjib Chebbi purge actuellement une lourde peine de prison dans le cadre du procès dit de «complot contre la sûreté de l’Etat», en même temps que son frère Issam Chebbi, qui lui avait succédé à la tête d’Al-Joumhouri.
Wissem Sghaier a, par ailleurs souligné, que le processus de refondation du «projet démocratique progressiste» nécessite des moyens et des mécanismes innovants qui lui permettent de se positionner sur la scène politique, en s’appuyant sur un nouveau projet, compte tenu des différences de contexte entre la génération d’avant la révolution de 2011 et celles d’aujourd’hui, telles que les générations «Z» et «Alpha».
Le port-parole d’Al-Joumhouri a conclu en soulignant que les valeurs et la philosophie du PDP constitueront la base de l’élaboration d’un programme d’avenir qui renouvellera le paysage politique et soutiendra la transition générationnelle, tout en préservant les symboles historiques considérés comme des références inspirantes.
Il convient de noter que le Conseil national du Parti républicain a approuvé le lancement immédiat du processus de «refondation du projet démocratique progressiste», qualifiant la situation actuelle en Tunisie d’«impasse totale» résultant de choix politiques qui ont ramené le pays à l’autocratie et entravé le processus de transition démocratique, ce qui nécessite l’union des forces vives pour relever les défis actuels.
Il reste cependant à savoir si, du fond de leur prison, les frères Nejib et Issam Chebbi, dont ce projet de refondation tire sa légitimité historique et politique, en ont été informés et y ont donné leur accord avant son annonce aux médias.