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Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

26. August 2026 um 20:20

La Tunisie et le Japon veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Cette volonté a été réaffirmée mercredi à Tunis lors d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun. Les deux parties ont notamment insisté sur le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la cheffe du gouvernement en août 2025 et sur la nécessité de renforcer le cadre juridique afin de favoriser les investissements.

Le suivi de la visite au Japon au centre des discussions

La rencontre intervient dans le prolongement de la participation de Sarra Zaâfrani Zenzri à la TICAD 9, organisée à Yokohama en août 2025.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement avait multiplié les contacts avec les responsables et acteurs économiques japonais, en mettant notamment en avant les opportunités d’investissement en Tunisie. Webdo avait alors rapporté la volonté tunisienne de renforcer le partenariat avec Tokyo et d’attirer davantage d’entreprises japonaises.

Un an plus tard, Tunis et Tokyo veulent désormais assurer le suivi des résultats de cette séquence diplomatique et transformer cette dynamique en coopération concrète.

Un cadre juridique à renforcer

Mohamed Ben Ayed et Saito Jun ont également souligné la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique qui régit les relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de consolider la coopération tuniso-japonaise, mais aussi de créer un environnement davantage favorable aux investissements japonais en Tunisie.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà engagée lors de la TICAD 9, au cours de laquelle Tunis avait appelé les entreprises japonaises à renforcer leur présence et leurs investissements dans le pays.

70 ans de relations diplomatiques

L’année 2026 marque une étape symbolique pour les deux pays, avec le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la volonté des dirigeants tunisien et japonais de la hisser à un niveau supérieur, dans l’intérêt des deux peuples.

Cette séquence intervient alors que Webdo avait déjà identifié, lors de la TICAD 9, plusieurs pistes pour approfondir ce partenariat, notamment dans l’innovation, la recherche scientifique, les technologies modernes et les énergies renouvelables.

L’entretien a enfin permis aux deux parties d’insister sur la poursuite de la concertation et de la coordination dans le cadre multilatéral.

Au-delà du volet économique, Tunis et Tokyo entendent ainsi maintenir une coopération diplomatique étroite, alors que le partenariat bilatéral entre dans une nouvelle étape après sept décennies de relations.

L’enjeu est désormais de donner une traduction concrète aux engagements et aux pistes de coopération identifiés au cours des dernières années, notamment en matière d’investissement et de développement.

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Tunis et Tokyo réaffirment leur volonté de renforcer leur partenariat

Von: farhat
26. August 2026 um 19:14

La Tunisie et le Japon ont réaffirmé, mercredi à Tunis, leur volonté commune de renforcer davantage leurs relations bilatérales, à l’occasion d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun.
Cité dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère des Affaires étrangères, cette entrevue intervient alors que les deux pays célèbrent cette année le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la détermination des dirigeants tunisien et japonais à la hisser aux plus hauts niveaux, dans l’intérêt des deux peuples.
Au cours de cet entretien, les deux parties ont passé en revue les principaux dossiers de la coopération bilatérale. Elles ont notamment souligné l’importance d’assurer le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la Cheffe du Gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, en marge de sa participation à la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), en août 2025.
Les deux responsables ont également insisté sur la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique liant les deux pays, en vue de consolider la coopération tuniso-japonaise et d’encourager les investissements en Tunisie.
L’entretien a par ailleurs été l’occasion de mettre l’accent sur la poursuite de la concertation et de la coordination entre Tunis et Tokyo dans le cadre de la coopération multilatérale.

 

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Fukuoka à Béja: une technologie japonaise à l’essai

20. August 2026 um 14:16

À Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise de traitement des décharges appelée “Fukuoka”. Le principe consiste à améliorer la circulation de l’air et de l’eau dans les déchets afin d’accélérer leur stabilisation et de limiter notamment les émissions de méthane produites par leur décomposition.

Le projet est mené dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise et du Joint Crediting Mechanism (JCM). Il s’inscrit également dans l’article 6 de l’Accord de Paris, qui prévoit des mécanismes de coopération entre pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les échanges de crédits carbone.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule question du traitement des déchets. L’expérience de Béja doit permettre de mesurer les réductions d’émissions obtenues et d’examiner leur potentiel dans les mécanismes carbone.

Pour les entreprises, cette évolution mérite d’être suivie. La gestion des déchets entre progressivement dans les politiques de réduction des émissions, au même titre que l’énergie ou les transports. Pour les industriels, notamment ceux qui travaillent avec des donneurs d’ordre étrangers, être capable de mesurer et de documenter son empreinte environnementale devient un enjeu de plus en plus concret.

Le projet peut aussi contribuer à faire émerger en Tunisie des compétences autour de la mesure des émissions, de la gestion durable des déchets et du développement de projets carbone. Les entreprises spécialisées dans l’ingénierie, le traitement des déchets ou les services environnementaux pourraient ainsi être appelées à accompagner ce type de projets.

L’expérience ne restera pas cantonnée à Béja. D’ailleurs, les 18 et 19 août 2026, une formation consacrée au projet a réuni des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat. L’objectif était notamment de partager les pratiques en matière de gestion des déchets et de réduction des émissions.

Le projet reste à ce stade une expérimentation. Mais il met en lumière une évolution à suivre pour les entreprises. Les déchets ne sont plus seulement une charge à traiter. Ils deviennent aussi une source d’émissions qu’il faut mesurer et réduire, avec à la clé la possibilité de valoriser certains projets dans les mécanismes carbone.

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Tunisie-Japon : un partenariat pour une meilleure gestion des déchets à Béja

Von: tmps
20. August 2026 um 13:10

La Tunisie continue à déployer des efforts pour concrétiser le projet pilote de réduction des émissions de gaz méthane et d’échange de quotas de carbone, grâce à l’adoption de la technique japonaise « Fukuoka » au niveau de l’unité de traitement des déchets dans le gouvernorat de Béja, et ce dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise.

Selon un communiqué publié jeudi par l’Agence Nationale de Gestion des Déchets, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’accord sur le Mécanisme de Crédit Conjoint (JCM) conclu entre les gouvernements tunisien et japonais, qui s’aligne avec l’article 6 de l’Accord de Paris sur le climat, renforçant ainsi la coopération internationale en matière d’action climatique et la transition vers des solutions plus durables pour la gestion des déchets.

Cette expérience revêt une importance particulière en tant que projet pilote dont les résultats et l’expertise peuvent être partagés à l’échelle internationale, notamment en ce qui concerne les techniques de réduction des émissions de gaz méthane et la promotion de l’économie circulaire.

Une session de formation sur le projet a été organisée, dans ce contexte, les 18 et 19 août 2026 au profit d’une délégation regroupant des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour les habitations humaines (ONU-Habitat).

Cette session vise à échanger les expériences et les expertises tout en renforçant les capacités des participants dans les domaines de la gestion durable des déchets et de l’action climatique.

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Poutine dans les îles Kouriles : Provocation délibérée ?

15. August 2026 um 10:20

Le président russe s’est rendu jeudi 13 août pour la première fois dans les îles Kouriles, un archipel contrôlé par Moscou depuis la fin de la 2ème Guerre mondiale et revendiqué en partie par Tokyo. Avec le risque de rouvrir une querelle diplomatique jamais résolue … depuis 1945.

 

 

 

 

 

 

 

De la provocation gratuite de la part de Vladimir Poutine, passé maître dans l’art de jouer avec les nerfs de ses adversaires ? En se rendant, jeudi 13 août, dans les îles Kouriles, cet archipel volcanique perdu entre la Russie et le Japon, au cœur d’un contentieux territorial vieux de plus de huit décennies, le maître du Kremlin fait d’une pierre trois coups : réaffirmer la souveraineté russe sur un territoire hautement stratégique, adresser au Japon un message de fermeté et, surtout, lui faire payer son alignement sur les sanctions occidentales contre Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine. Bref, une visite soigneusement calculée qui vaut donc autant comme démonstration de souveraineté que comme avertissement stratégique adressé à Tokyo et, au-delà, à Washington. « Absolument inacceptable », a aussitôt réagi l’altière Première ministre nippone, Sanae Takaichi, estimant que cette visite « heurtait les sentiments du peuple japonais ». Pour sa part, le chef de la diplomatie japonaise a convoqué l’ambassadeur russe.

Enjeux stratégiques

Mais pourquoi la visite de l’homme fort du Kremlin à cette île perdue au bout du Pacifique revêt-elle une telle importance ? Pour comprendre les dessous des cartes de ce déplacement hautement symbolique, « il faut également savoir lire une carte », comme le disait à juste titre le Général de Gaulle.

Géographie d’abord. Les Kouriles dessinent une longue chaîne volcanique qui s’étire entre la péninsule russe du Kamtchatka et Hokkaido, l’île la plus septentrionale de l’archipel japonais. Mais derrière cette succession d’îles se cache un contentieux territorial qui empoisonne les relations entre Moscou et Tokyo depuis des décennies. Le différend porte sur quatre îles situées à l’extrémité méridionale de l’archipel : Kounachir, Habomai, Chikotan et Itouroup selon la terminologie russe ; Kunashiri, Habomai, Shikotan et Etorofu selon les Japonais. C’est précisément sur cette dernière, Itouroup, que Vladimir Poutine a choisi de poser le pied jeudi où vivent quelque vingt mille Russes.

Mais l’enjeu dépasse largement la seule question de souveraineté. Ces îles recèlent d’importantes ressources naturelles, notamment des gisements d’or et d’argent, tandis que leurs eaux comptent parmi les zones les plus poissonneuses de la région. Or, Moscou entend rappeler que ces îles sont russes, habitées, exploitées et qu’il n’est pas question de céder le moindre pouce de terrain.

Un verrou militaire

Sur un autre plan, les îles Kouriles sont surtout un verrou militaire dans le Pacifique. Pour Moscou, elles sont bien plus qu’un territoire disputé avec Tokyo. Leur importance est d’abord militaire et stratégique. En s’étirant entre la péninsule du Kamtchatka et Hokkaido, elles forment une véritable barrière naturelle entre la mer d’Okhotsk et le Pacifique Nord. Une position qui en fait l’un des verrous du dispositif russe dans cette partie du monde.

De plus, la chaîne des Kouriles contrôle en effet plusieurs passages maritimes permettant aux bâtiments de la flotte russe du Pacifique d’accéder au Pacifique depuis la mer d’Okhotsk. Or, cette dernière abrite des infrastructures militaires essentielles et constitue notamment une zone stratégique pour les sous-marins nucléaires russes. Tenir les Kouriles, c’est donc aussi protéger les approches de ce sanctuaire maritime.

D’ailleurs, Moscou ne s’est d’ailleurs pas contenté d’y planter son drapeau. Depuis plusieurs années, la Russie renforce sa présence militaire dans l’archipel en y déployant des systèmes de défense antiaérienne et des missiles côtiers capables de menacer les navires qui s’approcheraient de la zone. L’objectif est clair : transformer les Kouriles en ligne de défense avancée, capable de compliquer l’accès aux forces japonaises et américaines.

Blessure mémorielle

Côté japonais, les Kouriles ne sont pas que de simples îlots perdus aux confins du Pacifique. Les quatre territoires méridionaux constituent un contentieux territorial qui mêle mémoire de guerre, souveraineté, intérêts économiques et préoccupations sécuritaires. Un dossier vieux de plus de huit décennies, mais qui continue de peser lourdement sur les relations russo-japonaises.

En effet, Tokyo considère ces quatre îles comme faisant partie intégrante de son territoire et conteste leur prise de contrôle par l’Union soviétique dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, au mois d’août 1945, l’Union soviétique déclare la guerre au Japon, deux jours après le bombardement atomique d’Hiroshima et quelques jours avant la capitulation japonaise. Dans les derniers jours du conflit, les forces soviétiques prennent possession des Kouriles. Moscou expulse ensuite des îles environ 17 000 Japonais qui y vivaient, selon le gouvernement japonais.

Depuis, la restitution des « Territoires du Nord » est devenue une revendication récurrente de la diplomatie japonaise et l’un des principaux obstacles à la conclusion d’un traité de paix définitif entre les deux pays.

Sans oublier l’enjeu sécuritaire de ces îles. Situées à quelques dizaines de kilomètres de Hokkaido, les îles placent la présence militaire russe aux portes mêmes du territoire japonais. La militarisation progressive de l’archipel par Moscou ne peut donc que préoccuper Tokyo. Bases, infrastructures militaires et systèmes de défense renforcent la capacité russe à contrôler cette partie du Pacifique et compliquent la marge de manœuvre du Japon et de son allié américain.

L’enjeu est d’autant plus sensible que le Japon cherche parallèlement à renforcer son dispositif de défense face à la montée en puissance de la Chine, aux menaces nord-coréennes et à l’affirmation militaire de la Russie. Voir Moscou consolider sa présence aux portes de Hokkaido est donc loin d’être anodin pour Tokyo.

Au final, les Kouriles restent une plaie à vif dans les relations russo-japonaises, un contentieux hérité de 1945 que les décennies n’ont jamais réussi à cicatriser. Dans ce contexte, la visite de Vladimir Poutine à Itouroup prend des allures de véritable provocation. Car, en foulant le sol d’une île que Tokyo considère toujours comme japonaise, le maître du Kremlin ne se contente pas de réaffirmer la souveraineté russe mais adresse au Japon un message aussi clair que cinglant. Les Kouriles sont russes, Moscou les considère comme un acquis et n’entend en restituer aucun pouce.

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Banque du Japon : vers une hausse des taux d’intérêt ?

14. August 2026 um 15:45

La Banque du Japon (BoJ) pourrait reporter une nouvelle hausse des taux d’intérêt dès septembre, tout en envisageant la possibilité d’accélérer ultérieurement le rythme des hausses, selon trois sources au fait du dossier.

La Banque du Japon a relevé ses taux d’intérêt environ deux fois par an depuis la fin de son programme d’assouplissement monétaire pluriannuel en 2024. En juin, elle les a portés à 1 %, leur plus haut niveau en 31 ans. Cependant, lors de sa réunion de juillet, elle a maintenu sa politique monétaire inchangée, tout en envoyant le signal le plus clair à ce jour qu’une nouvelle hausse pourrait intervenir prochainement.

D’après nos sources, la réunion des 17 et 18 septembre devrait être déterminante pour la suite des décisions. Parallèlement, une accélération du rythme des hausses de taux d’intérêt par la Banque du Japon face à l’intensification des pressions inflationnistes n’est pas à exclure.

Parmi les facteurs qui inquiètent la banque centrale figurent l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les prix, la forte demande mondiale en technologies d’intelligence artificielle et la faiblesse persistante du yen. Malgré l’intervention conjointe du Japon et des États-Unis le mois dernier, la monnaie japonaise reste sous pression, ce qui renchérit le coût des importations.

Dans le même temps, les anticipations d’inflation des ménages, des entreprises et des économistes approchent ou dépassent les 2 %, tandis que l’inflation des prix de gros se maintient à son plus haut niveau depuis trois ans. Les marchés intègrent désormais près de 80 % de chances d’une hausse des taux en septembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle hausse en décembre.

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