Normale Ansicht

Le groupe MTN débloque 375 millions de dollars pour racheter ses propres actions

24. August 2026 um 14:41

MTN Group va lancer son programme de rachat d’actions de 6 milliards de rands, soit environ 375 millions de dollars, alors que le géant sud-africain des télécoms affiche une nette amélioration de ses performances au premier semestre 2026. Le groupe a confirmé la mise en œuvre du programme à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels.

Sur les six mois arrêtés au 30 juin, le bénéfice ajusté par action (HEPS) a progressé de 21,3% à 793 cents. Le chiffre d’affaires des services a atteint 115,3 milliards de rands, en hausse de 17,5% à taux de change constant. La croissance a notamment été portée par le Nigeria, le Ghana et plusieurs autres marchés africains. Le Nigeria reste un moteur majeur de cette dynamique, avec une progression de 25,7% des revenus de services, tandis que le Ghana affiche une croissance de 32,3%. Le groupe compte désormais 317,7 millions de clients dans 19 marchés, soit une hausse de 6,7% sur un an.

Le programme de 6 milliards de rands s’inscrit dans la nouvelle politique de rémunération des actionnaires de MTN. Le groupe vise une distribution annuelle représentant 40% à 60% de son equity free cash-flow, combinant dividendes et rachats d’actions. Le programme sera exécuté progressivement et de manière opportuniste sur la période 2026-2028.

En parallèle, MTN avance sur son projet de prise de contrôle d’IHS Towers. L’autorité nigériane de la concurrence a donné son feu vert sous conditions : MTN devra céder progressivement jusqu’à 30% de sa participation dans les activités nigérianes d’IHS, aux prix du marché. Cette condition fait partie des dernières étapes réglementaires avant la finalisation de l’opération.

L’article Le groupe MTN débloque 375 millions de dollars pour racheter ses propres actions est apparu en premier sur Managers.

Le brésilien Petrobras négocie quatre blocs pétroliers dans ce pays africain

24. August 2026 um 12:50

Le géant pétrolier brésilien Petrobras avance ses pions en Afrique de l’Ouest. La compagnie publique a obtenu le feu vert des autorités du Ghana pour négocier des contrats d’exploration portant sur quatre blocs offshore dans le bassin de Keta, à l’est du pays. Il s’agit encore d’une phase de négociation : aucun montant d’investissement, aucune participation et aucun calendrier de forage n’ont été annoncés à ce stade.

Cette opération intervient alors que le Ghana cherche à relancer une industrie pétrolière confrontée au vieillissement de ses principaux champs. La production nationale est tombée à 37,3 millions de barils en 2025, contre plus de 71 millions en 2019. Les recettes pétrolières ont, elles aussi, fortement diminué, atteignant environ 770 millions de dollars en 2025, contre plus de 1,36 milliard de dollars en 2024. Pour Petrobras, l’intérêt est différent : le groupe cherche de nouvelles zones capables de renouveler ses réserves et d’alimenter sa croissance future. La compagnie considère le bassin de Keta comme une frontière exploratoire intéressante, notamment en raison de similitudes géologiques avec la marge équatoriale du Brésil.

Une stratégie africaine qui s’accélère

Le Ghana n’est pas un mouvement isolé. Petrobras multiplie depuis plusieurs mois les démarches sur le continent africain, avec des positions ou des projets d’exploration en Namibie, en Côte d’Ivoire, à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud. La compagnie a clairement fait de l’exploration internationale un levier pour compléter ses activités brésiliennes. L’enjeu est donc double : pour le Ghana, attirer un acteur disposant d’une forte expertise dans l’exploration offshore ; pour Petrobras, sécuriser de nouvelles ressources dans des bassins encore peu explorés. Mais le dossier reste au stade des discussions. La négociation d’un contrat ne signifie ni découverte de pétrole ni engagement ferme de production. Le véritable test viendra avec les études géologiques, puis d’éventuels forages et leur capacité à démontrer l’existence de réserves commercialement exploitables.

L’article Le brésilien Petrobras négocie quatre blocs pétroliers dans ce pays africain est apparu en premier sur Managers.

Chine : la robotique devient une vitrine de puissance technologique

24. August 2026 um 12:38

Organisée à Pékin du 22 au 26 août 2026, la deuxième édition des World Humanoid Robot Games réunit plus de 2 000 robots issus de 666 équipes et de 16 pays. Au-delà des compétitions sportives, l’événement illustre la transformation de la robotique chinoise en industrie stratégique, soutenue par l’État et portée par une chaîne d’approvisionnement de plus en plus mature.

En une décennie, les compétitions chinoises de robots sont passées de simples concours universitaires à de véritables vitrines technologiques. Pékin fait désormais de la robotique humanoïde un secteur prioritaire, au même titre que l’intelligence artificielle ou les véhicules électriques.

Les épreuves de cette édition vont bien au-delà de la course ou du football : elles testent également la capacité des robots à accomplir des tâches industrielles et quotidiennes, comme manipuler des objets, charger des matériaux ou connecter des câbles. Plus de 40 % des épreuves exigent une autonomie complète.

Le spectacle témoigne des progrès rapides réalisés par les constructeurs chinois. Des robots humanoïdes ont notamment dépassé les performances humaines sur certaines épreuves d’athlétisme, illustrant les avancées en matière de puissance, de vitesse et de contrôle. Mais derrière les records, l’enjeu est surtout industriel. Les entreprises chinoises cherchent désormais à démontrer que ces machines peuvent quitter les terrains de compétition pour intégrer les usines, les entrepôts, les services et les environnements professionnels.

Cette évolution est le résultat d’une politique industrielle engagée depuis plusieurs années par Pékin, combinant investissements publics, soutien à l’innovation et développement d’une importante chaîne de fournisseurs. Les compétitions de robots deviennent ainsi un laboratoire grandeur nature de la stratégie chinoise visant à transformer la prouesse technologique en avantage industriel et économique.

L’article Chine : la robotique devient une vitrine de puissance technologique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Départ massif des avocats tunisiens vers la France : voici les vrais chiffres

24. August 2026 um 12:31

L’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) dément catégoriquement la rumeur selon laquelle que 250 avocats tunisiens auraient déjà émigré vers la France. Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, son secrétaire général, Me Laroussi Zguir, qualifie ce chiffre de totalement impossible et de pure fiction. Selon lui, un tel effectif annuel de départs n’a probablement jamais été atteint dans toute l’histoire du barreau tunisien.

Les chiffres réels, précise-t-il, sont bien en deçà des rumeurs. D’après les statistiques de l’ONAT, le nombre d’avocats qui sollicitent l’institution chaque année pour entamer les démarches d’expatriation ne dépasse pas vingt voire vingt-cinq confrères, et se situe parfois en deçà. Me Zguir met cette proportion en perspective avec la démographie professionnelle du pays, la Tunisie comptant plusieurs milliers d’avocats inscrits au barreau, et déplore que certains médias publient des chiffres sensationnalistes sans remonter à la source officielle qu’est l’Ordre national des avocats de Tunisie, seul détenteur des statistiques réelles.

Il rappelle par ailleurs que ce désir de réorientation de carrière vers l’étranger est un phénomène classique, observé chaque année depuis plusieurs décennies.

Un protocole légal strict, encadré par l’article 100…

Me Zguir insiste sur un point fondamental : aucun avocat tunisien ne peut s’installer et exercer en France de manière improvisée. Ce parcours n’est pas régi par le CAPA (pour Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), mais par un cadre réglementaire français extrêmement strict — l’examen prévu par l’article 100 de la loi française relative à l’accès des étrangers à la profession d’avocat.

Pour postuler à cet examen, le candidat doit présenter un dossier rigoureux comprenant plusieurs documents officiels délivrés par l’ONAT. Pièce maîtresse de ce dossier, une lettre du Bâtonnier de Tunisie détaille le parcours professionnel complet de l’avocat et précise, de manière transparente, ses antécédents, notamment s’il a fait l’objet d’un conseil de discipline ou de sanctions. Loin d’être une simple formalité administrative, cette correspondance est adressée directement par le Bâtonnier tunisien à son homologue du barreau d’accueil en France.

Une fois le dossier validé, les candidats passent des épreuves sélectives portant notamment sur la déontologie et l’éthique professionnelle, la procédure civile, la procédure pénale, ainsi que d’autres matières connexes, évaluées par une commission d’examen dédiée. Ce n’est qu’après leur réussite que les lauréats récupèrent leurs documents définitifs auprès de l’ONAT pour s’expatrier de manière régulière et légale.

Tout ceci pour dire que le nombre de 250 avocats tunisiens quittent chaque année la Tunisie pour aller exercer en France est loin de correspondre à la réalité.

L’article Départ massif des avocats tunisiens vers la France : voici les vrais chiffres est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Le Courant Populaire pointe l’échec de l’Etat face à l’émigration

24. August 2026 um 12:06

Le Courant Populaire (Attayar Chaâbi) a réaffirmé que la question de l’émigration irrégulière n’est pas qu’un simple problème de sécurité, mais qu’il s’agit d’un problème fondamentalement économique et social découlant de l’incapacité de l’État à mettre en place un modèle de développement productif et équitable, capable d’assurer la prospérité du peuple et d’offrir aux jeunes des perspectives d’avenir.

Dans un communiqué, diffusé le 23 août sur sa page Facebook, le parti a appelé les institutions étatiques à apporter leur soutien aux familles des victimes du naufrage de migrants irréguliers disparus au large de Zarzis, dans le sud-est de la Tunisie, au cours de la semaine écoulée, soulignant que la noyade de plusieurs citoyens tunisiens s’apparente au «cri de douleur déchirant» d’un peuple dont les espoirs et les rêves ont été brisés, et qui se retrouve partagé entre l’émigration légale, qui draine les talents et le capital intellectuel du pays, et l’émigration irrégulière, qui cause des tragédies et des blessures profondes à la société dans son ensemble.

Mettre un terme à cette souffrance exige le lancement d’un projet national global, capable de faire cesser les épreuves des Tunisiens et de garantir des services publics de qualité dans les domaines de l’éducation, de la santé et des transports, tout en assurant une gouvernance moderne et l’approvisionnement en eau et en électricité, a souligné le Courant populaire, ajoutant que l’absence d’investissements et d’opportunités d’emploi aggraverait l’hémorragie migratoire sous toutes ses formes et augmenterait le chômage et la pauvreté.

I. B.

L’article Tunisie | Le Courant Populaire pointe l’échec de l’Etat face à l’émigration est apparu en premier sur Kapitalis.

Panne électrique : Mahdia et Sfax confrontées à de nouvelles coupures d’eau

24. August 2026 um 11:45

Une panne électrique survenue au niveau de la principale station de pompage de Kerker perturbe ce lundi 24 août la distribution d’eau potable dans plusieurs zones des gouvernorats de Mahdia et de Sfax. Selon la SONEDE, les perturbations et interruptions sont prévues entre 10h et 20h.

Kerker à nouveau à l’origine des perturbations

La panne électrique a entraîné l’arrêt de la station principale de pompage de Kerker, qui alimente plusieurs secteurs des deux gouvernorats. La SONEDE précise que les perturbations sont directement liées à cette interruption de l’alimentation électrique.

Cet épisode rappelle une situation similaire survenue fin juillet, lorsque la même station avait déjà été affectée par une coupure d’électricité, provoquant des perturbations de l’approvisionnement dans plusieurs délégations de Mahdia et de Sfax.

Plusieurs délégations de Mahdia concernées

À Mahdia, les perturbations touchent notamment El Jem, Boumerdès, Sidi Alouane, Melloulèche, El Bradâa, Chebba, Souassi, Ouled Chamekh, Hébira et Chorbane.

La liste est donc plus étendue que celle initialement rapportée, avec plusieurs délégations déjà concernées par l’épisode de juillet.

Des zones de Sfax également touchées

Dans le gouvernorat de Sfax, sont concernés El Hencha, le centre Kamoun relevant de Menzel Chaker, Jebiniana et la région de Ghraba.

Les perturbations affectent également les zones situées en hauteur des délégations de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer, ainsi que El Aouabed, El Baqaa El Beida et la route de l’Aïn, relevant de Sfax Sud.

Une nouvelle alerte sur la fragilité du réseau

La répétition de ce type d’incident met en évidence la dépendance de l’approvisionnement en eau à la continuité de l’alimentation électrique des infrastructures de pompage.

Elle intervient alors que la pression sur les réseaux d’eau reste particulièrement forte en cette période estivale. En juillet, l’Observatoire tunisien de l’eau avait recensé 608 signalements, dont 549 concernant des coupures non annoncées et des perturbations de distribution. Mahdia et Sfax figuraient parmi les gouvernorats les plus concernés, avec respectivement 51 et 42 signalements.

La SONEDE annonce ainsi une fenêtre de perturbations allant jusqu’à 20h ce lundi, avec un retour progressif à la normale attendu après le rétablissement de l’alimentation de la station.

Lire aussi :

L’article Panne électrique : Mahdia et Sfax confrontées à de nouvelles coupures d’eau est apparu en premier sur webdo.

Parti des Travailleurs | Solidarité avec les familles des victimes «barques de la mort»

24. August 2026 um 11:41

Le Parti des Travailleurs estime que la persistance des incidents liés à l’immigration irrégulière et les tragédies qui en découlent reflètent le désespoir et l’absence de perspectives auxquels sont confrontés les jeunes, sur fond de politiques de marginalisation, de chômage et de pauvreté.

Dans un communiqué publié ce lundi 24 août 2026, le parti de gauche dirigé par Hamma Hammami a présenté ses condoléances aux familles des victimes du naufrage d’une embarcation de migrants en situation irrégulière au large de Zarzis — un drame ayant entraîné la mort de plusieurs personnes, alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.

Le Parti des Travailleurs a également exprimé son soutien aux revendications des manifestants à Ben Guerdane, dont les enfants ont été victimes du naufrage, appelant à remédier à la précarité économique et sociale dont souffre la région, d’autant plus qu’une part importante de l’activité économique locale dépend du commerce transfrontalier via le poste-frontière de Ras Jedir.

Le parti a dénoncé ce qu’il considère comme le recours des autorités à une approche purement sécuritaire pour gérer les protestations, en l’absence d’une vision globale de développement pour remédier à la situation de la région. Il a également appelé les autorités régionales et centrales à assumer leurs responsabilités en luttant contre les réseaux de trafic d’êtres humains qui exploitent la vulnérabilité des migrants et les poussent à emprunter les «barques de la mort».

Le PT a salué les manifestations de solidarité entre les habitants de Zarzis et de Ben Guerdane, y voyant le reflet d’un esprit de solidarité populaire et de la capacité des Tunisiens à faire face aux crises.

Enfin, le PT a réitéré son rejet des accords migratoires conclus avec l’Union européenne, en juillet 2023, estimant qu’ils transforment la Tunisie en gardien des frontières sud de l’Europe, alors même que la migration irrégulière continue de faire des victimes en Méditerranée.

I. B.

L’article Parti des Travailleurs | Solidarité avec les familles des victimes «barques de la mort» est apparu en premier sur Kapitalis.

À Montréal, les mille visages de la culture marocaine

24. August 2026 um 10:46
Achevée le 16 août, la 16ᵉ édition du Festival Orientalys a consacré une large place à la culture marocaine. Musique, traditions amazighes, artisanat, costumes et savoir-faire ont permis au public montréalais de découvrir un Maroc pluriel. Une présence qui s’inscrit…

L’article À Montréal, les mille visages de la culture marocaine est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Décès de Abderrahmane Tlili | Le parcours heurté d’un homme controversé   

24. August 2026 um 10:35

Décédé le dimanche 23 août 2026, à l’âge de 83 ans, Abderrahmane Tlili était un commis de l’Etat, un activiste politique et un homme d’affaires assez controversé dont le parcours, en dents de scie, n’a pas été un long fleuve tranquille.    

Latif Belhedi

Fils de Ahmed Tlili, l’ancien secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui s’était illustré par son opposition à la dérive dictatoriale de Habib Bourguiba, Abderrahmane Tlili n’a pas eu de scrupules à louer ses services au même Bourguiba ainsi qu’à son successeur, non moins dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, avec lequel il s’était, cependant, brouillé à la fin, non pour des raisons politiques, mais pour des affaires d’argent. Ce qui lui valut des démêlées judiciaires et des incarcérations pour de présumés abus commis dans la gestion de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) qu’il avait dirigé jusqu’à sa remise à la retraite d’office en 2003.    

Commis de l’ETat, le défunt a été Pdg de l’Office national de l’huile pendant 11 ans, de la Société de transport pétrolier saharien pendant 5 ans, de la Compagnie franco-tunisienne de pétrole pendant 2 ans, de la Société italo-tunisienne de pétrole pendant 4 ans et de l’Oaca pendant 3 ans.

En politique, il a démarré sa carrière au sein du Parti socialiste destourien (PSD), au pouvoir, et de son héritier le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), fondé en 1988 par Zine El-Abidine Ben Ali, avant de fonder, en 1988, à la demande de ce dernier, l’Union démocratique unioniste (UDU) d’obédience nationaliste arabe, l’un des partis du décor démocratique qui servaient d’alibi pour le dictateur de l’époque pour réprimer les vrais partis de l’opposition et les empêcher de participer aux comédies électorales.

Pour avoir servi avec zèle Ben Ali, dont il était très proche, que ses déboires avec une justice à la solde de ce dernier ne lui ont pas valu beaucoup de soutien de la part de la société civile, qui voyait dans ces déboires des règlements de comptes au sein d’un système corrompu jusqu’à la moelle.

En juillet 2004, Abderrahmane Tlili est reconnu coupable de «délits d’abus de pouvoir, de violation des procédures légales en matière de conclusion de marchés publics et de change». Et il est condamné à 9 ans de prison ferme et à une amende de 42,7 millions de dinars; il est également condamné à une amende supplémentaire de 6,7 millions de dinars à titre de réparation du préjudice matériel subi par l’Oaca et à 100 000 dinars pour le préjudice moral occasionné. Ses défenseurs avaient cependant souligné que «ni l’instruction judiciaire, ni le tribunal, n’ont pu établir la moindre preuve matérielle tangible justifiant ces peines».

Il sera libéré le 17 janvier 2011, trois jours après la chute de Ben Ali.

Le défunt avait vécu un grand drame personnel : son épouse, le docteur Saloua Tlili, a trouvé la mort le 3 juin 2003 à la suite d’une chute du premier étage du hall de l’aéroport international de Tunis-Carthage où se trouvaient alors les bureaux de son époux. Selon des amis du couple, elle souffrait d’une dépression nerveuse et se serait suicidée. Cet épisode fit beaucoup jaser à Tunis, parmi les adversaires du défunt comme parmi ses amis.

L’article Décès de Abderrahmane Tlili | Le parcours heurté d’un homme controversé    est apparu en premier sur Kapitalis.

Migrants : SOS Méditerranée dénonce un harcèlement en mer

24. August 2026 um 10:02
L’ONG déplore une « intensification des menaces » en Méditerranée centrale, pointant du doigt des interceptions « de plus en plus violentes » d’embarcations. En bref SOS Méditerranée dénonce une intensification des menaces en Méditerranée centrale. L’ONG dit avoir recensé…

L’article Migrants : SOS Méditerranée dénonce un harcèlement en mer est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

La Steg inaugure une station électrique de 47 MDT à Bou Argoub

24. August 2026 um 09:45

La Steg a mis en service une nouvelle station de transformation électrique à haute tension à Bou Argoub, dans le gouvernorat de Nabeul. D’un coût de 47 millions de dinars, l’infrastructure doit renforcer l’alimentation électrique de la région, notamment de sa zone industrielle, et améliorer la fiabilité du réseau.

La station, située dans la zone industrielle Hached à Bou Argoub, a été inaugurée vendredi 21 août 2026 par la gouverneure de Nabeul et le président-directeur général de la Steg. Le projet repose sur deux transformateurs 33/225 kV, d’une capacité de 40 MVA chacun, ainsi que sur 27 cellules de moyenne tension destinées à renforcer l’alimentation des zones avoisinantes.

Son principal enjeu est toutefois son intégration au réseau de transport à haute tension. La station est désormais reliée à trois pôles électriques — Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha — à travers trois lignes aériennes de 225 kV. Les liaisons représentent au total près de 45 kilomètres de nouvelles lignes : 9,6 km entre Bou Argoub et Grombalia, 10,5 km vers Jebel Ressas et 24,7 km vers Bouficha.

Réalisée en un an et demi, cette station vient ainsi renforcer l’architecture du réseau électrique du Cap Bon en augmentant sa capacité de transformation et en multipliant les points de connexion avec le réseau haute tension.

L’article La Steg inaugure une station électrique de 47 MDT à Bou Argoub est apparu en premier sur Managers.

Tunisie | La fraternité n’est pas une politique étrangère

24. August 2026 um 09:40

«Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !». Cet adage bien connu revêt tout son sens dans les relations internationales où l’ «amitié» et la «fraternité» cachent souvent, selon le rapport de force sous-jacent, une volonté de domination d’un côté et une résignation dans la soumission de l’autre. Dans le «monde arabe», comme partout ailleurs, les solidarités proclamées ne remplacent pas les intérêts. La Tunisie doit refonder sa politique étrangère sur la réciprocité, la souveraineté et les bénéfices concrets pour ses citoyens.

Ali Guidara *

La Tunisie gagnerait à se libérer d’un réflexe tenace : celui qui consiste à mythifier des relations dites «fraternelles» ou «amicales», indépendamment de leur bilan concret pour le pays.

La fraternité entre États n’est pas une catégorie stratégique. Elle ne garantit ni emplois, ni investissements durables, ni débouchés commerciaux, ni souveraineté. Elle sert trop souvent de décor rhétorique à des rapports de force bien réels et des soumissions inavouées.

Il faut le dire sans détour : derrière le vocabulaire de la fraternité arabe ou islamique, de la communauté de destin ou de l’identité partagée, certains pouvoirs de la région ont entretenu avec la Tunisie une relation ambiguë, parfois hostile. Ingérences politiques, pressions idéologiques, campagnes de dénigrement, tentatives d’influence financière ou médiatique : le pays a régulièrement été traité non comme un partenaire souverain, mais comme une anomalie qu’il fallait ramener dans le rang.

Cette hostilité s’est particulièrement manifestée chaque fois que la Tunisie a tenté d’avancer sur le terrain des libertés publiques, de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la pluralité politique ou de la réforme sociale. À chaque progrès, les mêmes procès en «atteinte à l’identité arabo-musulmane» resurgissent. Mais de quelle identité parle-t-on exactement ?

Il ne s’agit pas de nier l’histoire, la langue, la culture et les références religieuses de la Tunisie. Elles font partie du pays. En revanche, il faut refuser que cette identité soit réduite à un programme politique autoritaire : une société où la femme serait éternellement mineure, où la religion servirait à légitimer l’hypocrisie sociale et le contrôle politique, où toute autonomie intellectuelle serait assimilée à une trahison. La Tunisie n’a pas à choisir entre son héritage et sa liberté. Elle n’a surtout pas à accepter que d’autres régimes définissent à sa place ce qu’elle entend devenir.

La Tunisie rangée dans le carcan du bloc autocratique

Ce même jeu de «fraternité de façade» s’est révélé avec une rare netteté lors du coup de force constitutionnel de Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, qui a suscité une grande satisfaction chez certains dirigeants arabes, clairement favorables à ce retour à l’autoritarisme. Des médias proches de ces régimes en ont fait le récit d’une victoire contre les Frères musulmans, alors qu’il s’agit bel et bien d’une confiscation du pouvoir et d’un verrouillage de l’appareil de l’État.

Cette prise de position doit être retenue pour ce qu’elle est : non une preuve d’amitié ou de fraternité, mais l’expression d’une préférence pour une Tunisie étouffée, gouvernée sans institutions indépendantes et rangée dans le carcan d’un bloc autocratique – la preuve, s’il en fallait une, que penser les relations internationales en termes d’amitié et de fraternité relève, au mieux, d’une naïveté politique ; au pire, d’une dangereuse illusion.

Depuis cette rupture, la légitimité du pouvoir en Tunisie demeure profondément contestée. Les consultations électorales organisées dans un contexte de verrouillage politique, d’exclusion ou d’emprisonnement d’adversaires, de restrictions contre les candidats potentiels et d’abstention massive ne peuvent conférer une légitimité au pouvoir actuel. Un scrutin ne tire pas sa validité de sa seule tenue administrative ; il suppose la liberté de concourir, d’informer, de critiquer et de choisir.

Cette réalité engage la responsabilité des futurs gouvernements tunisiens, une fois démocratiquement élus. Ils devront examiner l’ensemble des accords, engagements et arrangements conclus sous l’autorité issue du 25 juillet 2021. Il ne s’agit pas de prôner l’irresponsabilité diplomatique ou juridique, mais de rappeler une règle simple : aucun accord ne doit être considéré comme intouchable lorsqu’il a été négocié sans contrôle institutionnel effectif et sans mandat populaire crédible.

Les engagements contraires à l’intérêt national devront être annulés lorsque le droit le permet, ou renégociés avec fermeté lorsque cela est nécessaire. La continuité de l’État n’implique pas l’acceptation passive de décisions opaques, déséquilibrées ou contraires aux intérêts durables de la nation.

La politique extérieure tunisienne doit enfin reposer sur une logique d’intérêts plutôt que sur des slogans. Les priorités sont claires : consolider les relations avec les États qui offrent de véritables débouchés aux entreprises tunisiennes, accueillent une diaspora importante, investissent dans l’économie réelle et contribuent à la formation, à la recherche, aux infrastructures et à la mobilité des citoyens. Nos relations doivent être envisagées selon cette grille : quels bénéfices concrets pour la Tunisie, sa croissance, ses travailleurs, ses étudiants et sa souveraineté ?

Rompre avec la diplomatie des faux-semblants

Les relations avec les pays arabes doivent naturellement continuer lorsqu’elles servent ces objectifs. Mais elles ne doivent plus relever d’une loyauté automatique ni d’un imaginaire de fraternité obligatoire. Une relation qui ne produit ni échanges substantiels, ni coopération technologique, ni soutien fiable en période de crise, ni respect de la souveraineté tunisienne, n’a aucune raison d’occuper une place centrale dans la diplomatie du pays.

La même lucidité doit s’appliquer aux organisations régionales telles que la Ligue arabe. Lorsqu’elles se réduisent à des sommets cérémoniels, à des déclarations sans effet et à une solidarité de régimes préoccupés par leur survie, soumis à l’influence de leurs principaux bailleurs et plus soucieux de leurs intérêts que du sort des peuples, elles deviennent une dépense politique et financière sans rendement. La Tunisie n’a pas besoin de tribunes où l’on coordonne les silences face à la répression et les postures face aux crises. Elle a besoin d’alliances utiles, transparentes et respectueuses de son autonomie.

La rupture nécessaire n’est pas une rupture avec les peuples arabes, dont les aspirations à la dignité, à la liberté et à la justice rejoignent celles des Tunisiens. C’est une rupture avec la diplomatie des illusions : celle qui confond les peuples avec les régimes, l’identité avec l’obéissance, et la fraternité proclamée avec l’intérêt national.

La Tunisie n’a pas à demander la permission d’exister comme démocratie, comme État souverain et comme société libre, moderne et pluraliste. Elle doit choisir ses partenaires sur leurs actes, non sur leurs slogans.

* Docteur en politiques publiques.

L’article Tunisie | La fraternité n’est pas une politique étrangère est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie : 12 migrants morts dans un naufrage au large de Zarzis

24. August 2026 um 09:16
Dans la nuit de vendredi à samedi, une embarcation transportant seize personnes migrantes a fait naufrage au large de la Tunisie. L’immigration irrégulière fait encore des morts en Méditerranée. En bref Un bateau transportant 16 personnes migrantes a fait naufrage…

L’article Tunisie : 12 migrants morts dans un naufrage au large de Zarzis est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Trump veut étrangler financièrement l’Iran via Dubaï

24. August 2026 um 08:59

La tentative du président Donald Trump de contraindre l’Iran à capituler par la pression économique repose, dans une large mesure, sur la fermeture d’une artère vitale pour l’économie iranienne à savoir Dubaï. Cependant, les désirs trumpiens sont une chose et la réalité bien plus complexe en est une autre.

Imed Bahri

Le mardi 18 août 2026 au soir, les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension de leurs transactions financières et économiques avec l’Iran, une mesure qui pourrait menacer l’accès de Téhéran à une source majeure d’importations et à une voie détournée de financement l’intégrant à l’économie mondiale. 

Selon le Wall Street Journal , qui a rapporté cette information, cette décision intervient après des semaines de pression exercée par l’administration Trump sur les Émirats pour qu’ils renforcent les mesures contre les réseaux financiers iraniens opérant sur leur territoire.

Selon des sources proches du dossier, des responsables américains ont indiqué à leurs homologues émiratis que cibler les flux financiers liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien pourrait s’avérer plus efficace contre Téhéran que le blocus naval américain des ports iraniens.

Accroître la pression sur l’Iran pour conclure un accord

Depuis le début de la guerre, les États-Unis exhortent les Émirats à prendre des mesures plus fermes contre les entités iraniennes sanctionnées et les réseaux opérant clandestinement sur leur territoire.

Si la mesure prise par les Émirats est largement appliquée, elle pourrait considérablement restreindre l’accès de Téhéran aux devises étrangères et aux réseaux commerciaux internationaux, à un moment où l’économie iranienne est déjà fragilisée par une inflation galopante, les sanctions et les conséquences de la guerre.

L’administration Trump espère ainsi accroître la pression sur l’Iran et, à terme, l’amener à conclure un accord.

Cependant, rompre ces liens ne sera pas chose aisée. Une grande partie des activités financières iraniennes est conçue pour rester opaque. Les résolutions américaines sur les sanctions de ces dernières années ont démontré que les revenus pétroliers, les transactions de change et les paiements liés à des entités iraniennes transitent depuis longtemps par des sociétés écrans et des bureaux de change à Dubaï, souvent sans qu’aucun nom iranien n’apparaisse sur la transaction.

La réputation de Dubaï est sur la balance

Couper l’accès de l’Iran à ces réseaux obligera les autorités émiraties à lancer une répression beaucoup plus énergique contre les activités financières et commerciales opaques, ce qui pourrait avoir un autre coût : nuire à la réputation de Dubaï en tant que plaque tournante mondiale ouverte et flexible pour le commerce, les capitaux et la réexportation.

Max Meizlish, ancien responsable des sanctions américaines et actuellement chercheur à la Foundation for Defense of Democracies, a déclaré : «Quand on observe comment l’Iran contourne les sanctions et tire profit de la vente illicite de pétrole, Dubaï constitue une plaque tournante majeure de ces flux financiers illicites». Il a ajouté que la répression menée par les Émirats contre le commerce direct et les activités financières liées à l’Iran est importante mais que la réalité est plus complexe car une grande partie de l’activité indirecte transite par des banques basées à Dubaï qui soutiennent ce qu’il a appelé les réseaux bancaires parallèles et les opérations de financement illicites de l’Iran.

Pourquoi les Émirats agissent-ils maintenant ?

Cette décision émiratie intervient après plusieurs semaines de tensions croissantes, notamment des attaques que les autorités des Emirats attribuent à l’Iran contre sept de leurs navires rien que ce mois-ci.

Mardi 18 août, l’Iran a tiré deux missiles balistiques en direction des Émirats, déclenchant ainsi les systèmes de défense aérienne du pays. Le ministère de la Défense des Émirats a déclaré que les missiles visaient le trafic maritime mais qu’ils sont tombés en mer.

Les mesures prises par les Émirats pour restreindre leurs relations commerciales avec l’Iran s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion des attaques du CGRI contre les navires émiratis.

Cependant, les responsables émiratis ne considèrent pas ces dernières mesures comme une rupture immédiate et définitive avec Téhéran. Selon des sources proches du dossier, Abou Dhabi perçoit ces mesures comme faisant partie d’un processus d’escalade progressive.

Les Émirats devraient procéder par étapes, en commençant par de nouvelles restrictions sur la navigation et pourraient par la suite étendre leur campagne aux entités liées à l’Iran si le CGRI poursuit ses attaques.

Cela reflète une approche émiratie qui privilégie l’évaluation de l’efficacité des mesures tout en conservant la possibilité de les rectifier ultérieurement.

Les Émirats craignent les conséquences de la stratégie américaine 

Un autre aspect entre en ligne de compte dans les calculs émiratis. Leurs décideurs craignent que la stratégie de Washington, qui consiste à infliger des pertes économiques plus importantes à l’Iran, n’entraîne des dommages collatéraux pour les économies des États du Golfe eux-mêmes, en particulier les secteurs dépendants du commerce, du tourisme et des services, et pas seulement du pétrole.

Ils craignent également qu’une pression économique accrue ne provoque, à terme, de nouvelles représailles militaires de la part de l’Iran.

C’est pourquoi les responsables émiratis souhaitent maintenir ouverts certains canaux de communication avec Téhéran, afin de conserver une carte diplomatique à jouer si la campagne de pression menée par l’administration Trump échoue.

À l’inverse, un responsable de l’administration américaine a déclaré que les sanctions et embargos américains avaient paralysé l’économie iranienne et que Trump disposait encore d’autres outils de pression.

Les mesures déjà en cours

Au début du conflit, les Émirats ont suspendu leurs exportations directes de marchandises vers l’Iran et lancé une campagne plus vaste contre les activités iraniennes sur leur territoire, notamment par l’annulation de visas et la fermeture d’écoles et de clubs.

Après des combats sporadiques et des avertissements concernant une escalade militaire plus importante le mois dernier, Trump a modifié son approche et a commencé à privilégier une stratégie à plus long terme visant à paralyser l’économie iranienne.

Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué que Washington imposerait de nouvelles restrictions à l’économie iranienne ce qui, combiné au blocus naval des ports iraniens, constituerait ce qu’il a qualifié de «double peine».

Toutefois, pour que cette mainmise soit plus efficace, Washington a besoin de la participation des Émirats arabes unis.

Les Émirats, situés de l’autre côté du Golfe, entretiennent des liens commerciaux, historiques et culturels étroits avec l’Iran, malgré de fréquents désaccords entre les deux gouvernements.

Avant la guerre, les Émirats étaient le principal fournisseur d’importations de l’Iran, devançant même la Chine.

En 2024, ils représentaient plus de 30% des importations totales de l’Iran, soit environ 21 milliards de dollars, selon l’Organisation mondiale du commerce.

Cependant, l’importance réelle des Émirats arabes unis dépasse largement le cadre du commerce formel. Depuis des années, les Émirats servent de plaque tournante financière majeure pour les entreprises et les particuliers iraniens cherchant à contourner les sanctions occidentales, selon des analystes qui suivent l’activité iranienne et le département du Trésor américain.

Ce réseau de contournement des sanctions a permis à l’Iran de continuer à vendre du pétrole à l’étranger et d’acheminer les recettes vers ses programmes d’armement et ses alliés régionaux, selon ces estimations.

D’après le Trésor américain et des analystes, l’Iran a établi des sociétés écrans aux Émirats arabes unis pour percevoir les paiements pétroliers, régler les transactions et dissimuler la véritable origine des fonds.

Les chiffres révèlent l’ampleur du rôle de ce réseau

En 2024, près de 9 milliards de dollars ont transité par des comptes de correspondants détenus par des banques américaines, soupçonnés d’être liés à des activités financières iraniennes clandestines, selon le département du Trésor américain.

Ce dernier a précisé que des sociétés basées aux Émirats, principalement à Dubaï, ont reçu 62 % de ces fonds.

Il ne s’agit pas seulement de banques et de sociétés écrans. L’Iran s’appuie également sur ce que l’on appelle une « flotte parallèle », un ensemble de vieux pétroliers utilisés pour transporter du pétrole brut soumis à des sanctions, dissimulant ainsi les mouvements des navires et leurs véritables structures de propriété.

Selon le département du Trésor américain, nombre de ces pétroliers liés au commerce clandestin de pétrole iranien appartiennent à des sociétés basées aux Émirats arabes unis ou sont exploités par elles.

Les Émirats arabes unis ont déjà affirmé leur engagement à respecter les sanctions et leur ferme volonté de protéger l’intégrité du système financier mondial.

Mais les Émirats peuvent-ils réellement démanteler ce réseau ?

Malgré les nouvelles mesures, les analystes estiment que le démantèlement du réseau financier parallèle iranien restera un défi de taille.

Eric Alter, doyen de l’Académie diplomatique Anwar Gargash d’Abou Dhabi, a déclaré que «c’est possible mais dans certaines limites».

Le gouvernement peut fermer les circuits bancaires officiels et perturber le trafic maritime dans les principaux ports, mais, selon M. Alter, il ne peut pas contrôler chaque partenaire local, chaque zone franche et les mouvements de chaque petit navire à travers les sept émirats, chacun ayant sa propre culture commerciale.

C’est là que réside le dilemme fondamental de la stratégie de Trump: bloquer le commerce officiel iranien est une chose mais démanteler l’économie souterraine iranienne, qui s’est développée pendant des décennies au sein des réseaux commerciaux et financiers régionaux, en est une autre.

Si Washington veut faire de la pression économique un outil capable de véritablement infléchir les calculs de Téhéran, le véritable test ne se situera pas dans les ports iraniens bloqués par la marine américaine mais plutôt au niveau des banques, des sociétés écrans, des bureaux de change, des zones franches et des réseaux de réexportation à Dubaï.

Par conséquent, le sort du pari de Trump visant à étrangler économiquement l’Iran pourrait, dans une large mesure, se jouer de l’autre côté du Golfe Persique : à Dubaï.

L’article Trump veut étrangler financièrement l’Iran via Dubaï est apparu en premier sur Kapitalis.

Bayt Mal Al-Qods. La Princesse Lalla Meryem reçoit les enfants maqdessis

24. August 2026 um 08:26
Sur ordre du Roi Mohammed VI, la Princesse Lalla Meryem a reçu, le 23 août au Palais des Hôtes Royaux à Rabat, les enfants maqdessis participant à la 17e édition des colonies de vacances organisées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods…

L’article Bayt Mal Al-Qods. La Princesse Lalla Meryem reçoit les enfants maqdessis est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Tunisie – La balance des paiements courants à -2,3 % du PIB fin juin 2026

24. August 2026 um 06:00

Parmi les indicateurs clés pour l’économie tunisienne et qu’il faut suivre de près, nous trouvons la balance des paiements. C’est l’indicateur le plus important pour comprendre la politique monétaire et la marge de manœuvre réelle de l’exécutif. 

 

En analysant les chiffres de 2026, il convient de tenir en considération la conjoncture internationale – hostile – durant les six premiers mois de l’année. L’aggravation des incertitudes économiques est un fait, sous l’impact des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

 

Les importations ont gagné du terrain

La conséquence de ces instabilités est une forte fluctuation des cours des produits énergétiques et une hausse des prix des matières premières ainsi que leurs coûts de fret. Pour un pays importateur net d’énergie et dont l’intégration aux chaînes de valeur des secteurs technologiques demeure limitée comme la Tunisie, c’est bien une mauvaise nouvelle. La facture énergétique a bien été salée. Le déficit énergétique s’est élargi de 1 565 millions de dinars (MDT) pour atteindre 6 779 MDT fin juin 2026.

Au niveau des autres importations, nous notons que celles des produits alimentaires se sont inscrites en hausse de 27,1 % à 4 192 MDT, sous l’effet de l’accroissement des importations des produits non céréaliers (+36,0 %) à l’instar du sucre (730 MDT contre 128 MDT) et du maïs (599 MDT contre 410 MDT en 2025). Parallèlement, les approvisionnements des produits céréaliers ont augmenté de 8,7 % en valeur et 20,4 % en volume.

Quant aux biens d’équipement et de consommation, les importations ont accusé une décélération (8,4 % et 9,3 % respectivement contre 17,6 % et 11,6 % une année auparavant). L’augmentation des achats des biens de consommation a concerné principalement les voitures de tourisme (24,1 %) et les produits pharmaceutiques (8,7 %). Cela a significativement contribué à l’aggravation du déficit commercial de 26,9 % pour se situer à -12 569 MDT.

Quant à la balance des services, elle a enregistré une quasi-stagnation au cours du premier semestre de 2026, pour se situer à 10 265 MDT contre 10 274 MDT en 2025.

 

 

Consolidation de la balance des revenus

En même temps, la bonne tenue des principaux secteurs pourvoyeurs de devises, essentiellement la bonne performance du secteur oléicole et la résilience du secteur touristique et des envois de fonds des Tunisiens résidents à l’étranger, a permis à la balance des paiements de résister.

La balance des revenus primaire et secondaire a dégagé un excédent qui s’est nettement consolidé, pour atteindre 3 889 MDT au cours du premier semestre 2026 (2 982 MDT en 2025).

Cette évolution est principalement imputable à l’accroissement des revenus du travail de 9,8 % à 5 708 MDT et la baisse des dépenses au titre des revenus des investissements (-11,5 % à 2 760 MDT) sous l’effet conjugué du repli des paiements des intérêts de la dette extérieure à long terme (-18,3 %) et de la diminution des dépenses au titre des revenus des investissements directs et de portefeuille (-5,7 %).

Ainsi, le déficit de la balance courante s’est creusé, au cours du premier semestre de 2026, pour s’établir à -4 241 MDT, soit -2,3% du PIB contre, respectivement, -2 844 MDT et -1,6 % une année auparavant.

 

Creusement des besoins de financement

Le compte de capital a dégagé un excédent qui s’est replié au cours du premier semestre 2026, pour revenir à 394 MDT, contre 588 MDT une année auparavant. 

Par ailleurs, le compte financier a dégagé un besoin de financement de -3 847 MDT, contre -2 256 MDT en 2025. Cela est principalement attribuable à la détérioration de la balance des investissements de portefeuille et des autres investissements. Cette dernière a dégagé un solde débiteur de -2 187 MDT (contre un solde créditeur de +3 612 MDT en 2025).

De son côté, le solde débiteur de la balance des investissements direct a accusé un léger repli pour s’établir à -1 551 MDT (contre -1 598 MDT en 2025).

Quant au déficit de la balance générale des paiements, il s’est nettement contracté pour revenir à -109 MDT (contre -4 270 MDT une année auparavant).

Suite à ces évolutions, les avoirs nets en devises se sont repliés à 24 754 MDT, soit l’équivalent de 98 jours d’importation, au terme du premier semestre de 2026 (contre 25 115 MDT et 106 jours, respectivement, à la fin de 2025).

Dans ces conditions, il est logique que la Banque centrale garde son taux directeur stable. L’objectif est de préserver le dinar. Il ne faut pas s’attendre à une révision à la baisse dans les mois à venir, surtout que l’environnement est très favorable à une résistance de l’inflation.

L’article Tunisie – La balance des paiements courants à -2,3 % du PIB fin juin 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kais Saied en visite à Kairouan, Sousse et Mahdia

Von: farhat
23. August 2026 um 13:09

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu samedi, à la délégation d’El Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, où il a inspecté plusieurs unités de production et de conditionnement d’eau minérale, lit-on dans un communiqué publié, dimanche, par la présidence de la République.

Il a, à cette occasion, examiné le mode de fonctionnement de ces unités ainsi que les difficultés auxquelles elles sont confrontées, notamment en ce qui concerne la distribution.

Le chef de l’État s’est ensuite rendu au barrage de Nebhana, (délégation de Sbikha) où il a pris connaissance de l’état des ressources hydriques ainsi que de plusieurs questions liées à leur exploitation et à leur gestion.

Kaïs Saïed s’est par la suite dirigé à la délégation de Kondar, (Gouvernorat de Sousse) puis aux régions de Borj Erras, Salakta et Sidi Alouane, (Gouvernorat de Mahdia) où il a rencontré plusieurs citoyens et écouté leurs préoccupations et aspirations.

Le président de la République a, à cette occasion, souligné que « la reddition de comptes dans un cadre juste est un droit légitime et que le peuple tunisien est en droit de la réclamer au regard de l’ampleur des souffrances qu’il a endurées et qu’il continue, malheureusement, de subir », lit-on de même source.

« Celui qui craint d’assumer ses responsabilités, qui attend ou qui cherche à temporiser doit comprendre que les institutions de l’État ne sont ni une salle d’attente ni un lieu destiné à de simples opérations comptables », a lancé le président de la République à cette occasion.

Le chef de l’État a par ailleurs salué la patience et le patriotisme des citoyens rencontrés, estimant que les coupures d’eau et d’électricité en cette période de fortes chaleurs ne sont pas normales. « Néanmoins, les citoyens sont conscients de l’existence de tentatives visant à attiser les tensions par tous les moyens et sont déterminés à faire face à ces « tentatives désespérées », dont la source serait, selon lui, connue.

Kaïs Saïed a également évoqué la pénurie d’eau minérale dans les commerces. Il a indiqué que plus de 80 000 bouteilles d’eau minérale avaient été saisies ces dernières heures dans un entrepôt où elles étaient dissimulées, avant d’être redistribuées sur les marchés.

Il a en outre fait état de plusieurs actes qu’il a qualifiés de « criminels », notamment la coupure délibérée de certaines conduites de distribution d’eau ainsi que de câbles électriques.

Le président de la République a enfin affirmé que le pays poursuivra la voie tracée par le peuple tunisien, estimant qu’il n’existe pas d’autre chemin, « malgré le lourd héritage de la corruption, des corrompus et du gaspillage des ressources financières et des richesses de la Tunisie ».

(D’après TAP)

L’article Kais Saied en visite à Kairouan, Sousse et Mahdia est apparu en premier sur Le Temps News.

Les centres de médecine esthétique bientôt réglementés en Tunisie  

23. August 2026 um 10:35

Dans un communiqué publié samedi 22 août 2026, que nous reproduisons ci-dessous, le Syndicat tunisiens des médecins esthétiques (Sytmes) salue le ralliement de l’ensemble des consœurs, confrères et sociétés savantes à la dynamique de réforme initiée et portée par ses instances représentatives.

La publication récente du communiqué du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) concernant l’exercice illégal de la médecine constitue une étape importante dans la protection de la santé publique et dans la défense de la médecine réglementée.

Mais cette avancée est aussi le fruit d’un travail de fond mené depuis plusieurs années par les professionnels du secteur, et notamment par Systmes qui n’a cessé d’alerter les autorités sur les dangers liés à l’exercice clandestin de la médecine esthétique.

À travers plusieurs réunions ministérielles, et avec l’ARP, des enquêtes de terrain et la constitution de dossiers documentés concernant des personnes exerçant illégalement la médecine, Sytmes a choisi d’agir concrètement plutôt que de rester dans la simple dénonciation.

Ces dossiers ont été officiellement transmis aux ministères afin de porter la réalité du terrain à la connaissance des autorités, de défendre les médecins qui exercent dans le respect de la réglementation et, surtout, de protéger les patients contre des pratiques réalisées en dehors de tout cadre médical et sécuritaire

Parallèlement, Sytmes annonce la sortie officielle imminente du cahier de charges des centres de médecine esthétique pour réglementer ce secteur.

Ce cahier des charges, représente une avancée majeure et permettra aussi de lutter contre les pratiques illégales et remplira le vide juridique ayant mené à beaucoup d’anarchie. Il permettra de mieux encadrer les pratiques, de définir les exigences nécessaires à la sécurité des patients et de distinguer clairement les professionnels de santé formés et autorisés des structures qui exercent en dehors du cadre légal.

Sytmes tient à rappeler que ce combat n’est pas dirigé contre une profession ou contre des individus. Il s’agit avant tout d’un combat pour la sécurité du patient, pour la qualité des soins et pour le respect de la loi.

La médecine esthétique est une médecine à part entière. Elle nécessite une formation médicale, des compétences spécifiques, des équipements conformes, une connaissance des complications et surtout la capacité de prendre en charge un patient lorsque survient un incident.

Aujourd’hui, la reconnaissance de cette problématique par les autorités constitue une avancée que nous saluons.

Le Sytmes continuera à travailler avec les autorités compétentes afin que les décisions prises soient réellement appliquées sur le terrain et que l’exercice de la médecine esthétique se fasse dans un cadre sécurisé, réglementé et respectueux du patient.

Notre objectif reste le même : protéger le patient, défendre la médecine et valoriser les professionnels qui exercent dans les règles.

Communiqué.

L’article Les centres de médecine esthétique bientôt réglementés en Tunisie   est apparu en premier sur Kapitalis.

Médecine esthétique : l’urgence d’un encadrement face aux dérives 

Von: farhat
23. August 2026 um 10:14

La profession de médecine esthétique est confrontée à de nombreux défis qui menacent son avenir de la part des non-médecins : infirmiers, cosméticiennes, prothésistes ongulaires, kinésithérapeutes… On les appelle des «fake-injectors» : sans aucune qualification médicale, ces personnes réalisent des actes de plus en plus invasifs chez nos concitoyens (injections d’acide hyaluronique, voire de botox, microneedling, cryolipolyse, radiofréquence, plexr…) en les mettant en grave danger. Grâce à des prix attractifs et une communication bien ciblée via les réseaux sociaux, elles prospèrent.

C’est un phénomène sociétal. L’offre est grandissante et les prix sont alléchants. Mais l’informel gagne cette activité avec la prolifération des centres de beauté qui pratiquent des actes médicaux sans formation, mettant en danger la santé des patients. Au-delà de l’enjeu de santé publique, toute la profession médicale esthétique (médecins, chirurgiens et dermatologues) est aujourd’hui menacée par le développement exponentiel des «fake-injectors».
La demande en soins esthétiques est en forte croissance. Des patientes sont, parfois, en quête de chirurgie du nez qui ne peut se pratiquer qu’au niveau des établissements spécialisés, d’injections de botox, de comblement à l’acide hyaluronique, lifting par fils tenseurs, épilation définitive au laser… et la liste des prestations recherchées ne fait que s’allonger chaque année. Partout, on voit s’ouvrir des établissements baptisés au nom des instituts de beauté spécialisés et ce, presque tous les mois.

Ces établissements, dotés de plateaux techniques modernes, s’adressent surtout à une clientèle aisée prête à dépenser plusieurs centaines de milliers de dinars pour un soin de beauté censé être encadré. Mais à côté de ce secteur formel, un marché parallèle est en train de se développer. Dans ces circuits parallèles, l’esthétique devient une prestation de proximité, au même titre qu’une manucure ou une coloration. On y promet un visage rajeuni, des lèvres repulpées ou un nez affiné en quelques minutes, pour une fraction du prix pratiqué dans un salon de beauté. Mais à quel prix pour la santé ?

Des risques de graves complications
Loin d’être anodines, ces interventions illégales peuvent entraîner de graves complications : nécroses des tissus, infections dues à l’absence de stérilisation du matériel ou lésions vasculaires, par exemple. Les dermatologues reçoivent souvent des patientes avec des brûlures et des infections sévères. Certaines arrivent dans un état grave parce qu’un produit a été injecté sans aucune garantie sanitaire. L’esthétique n’est pas un jeu, c’est un acte médical à part entière. Ces pseudo-injectrices n’ont pas les qualifications pour injecter correctement. Les injections sont donc mal réalisées, au mauvais endroit ou avec une trop grande quantité de produits. Elles n’ont pas les compétences nécessaires pour identifier les effets secondaires graves et pour les prendre en charge correctement. Il faut de longues années d’études et des formations complémentaires aux médecins pour connaître l’anatomie du visage et ses spécificités afin de réaliser des injections. Des connaissances que ne possèdent pas les injectrices clandestines.
Face à ce déferlement, le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie a publié vendredi 21 août 2026 un communiqué signé par la Présidente du conseil, Dr Rym Ghachem Attia, où il précise que «la médecine esthétique demeure une activité médicale à part entière.

Les injections et autres actes médicaux à visée esthétique doivent être réalisés par des professionnels habilités, compétents et dans des conditions garantissant la sécurité des patients. Lorsque des injections ou autres actes médicaux sont pratiqués par des personnes non habilitées, il ne s’agit plus d’une simple activité esthétique, mais d’un exercice illégal de la médecine, non dénué de risques pour la santé publique. La banalisation de telles pratiques, notamment lorsqu’elles sont ouvertement évoquées ou promues dans les médias et sur différentes plateformes, doit appeler une réaction des autorités compétentes et la prise de mesures nécessaires». Le communiqué insiste que «tout acte médical doit être réalisé au sein de structures sanitaires adaptées, respectant les règles d’hygiène et de sécurité, disposant des moyens nécessaires à la prise en charge d’éventuelles complications et permettant l’exercice de la responsabilité professionnelle.

A chacun son métier, à chacun ses compétences. La médecine esthétique demeure une médecine et doit, à ce titre, être soumise aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle. Aucune banalisation ni compromis ne sauraient être acceptés lorsqu’il s’agit de la santé et de la sécurité des citoyens».
Conscientes du danger, les autorités médicales tentent de serrer l’étau et d’endiguer ce phénomène. Les contrevenants s’exposent à des fermetures immédiates et à des poursuites judiciaires. Le combat, pourtant, ne fait que commencer. L’enjeu est double : protéger la santé publique et préserver la confiance dans un secteur qui, bien encadré, peut apporter un réel bénéfice médical et psychologique.

Kamel BOUAOUINA

L’article Médecine esthétique : l’urgence d’un encadrement face aux dérives  est apparu en premier sur Le Temps News.

La voiture électrique en Tunisie et le casse-tête des bornes de recharge

23. August 2026 um 09:02

Les usagers des voitures électriques en Tunisie font face à de grandes difficultés pour trouver des bornes de recharge en quantité suffisante et permettant une recharge rapide. Aussi le pays s’oriente-t-il vers l’extension de son réseau de recharge, parallèlement à l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire pour ce secteur. Toutefois, la généralisation des véhicules électriques soulève un défi qui dépasse la simple installation de bornes de recharge : il s’agit de la capacité du réseau électrique national à absorber des milliers de points de charge, en particulier les stations de recharge rapide.

Adnan Haddad, expert en efficacité énergétique, a déclaré à Diwan FM que si le réseau électrique est actuellement capable de supporter la recharge des véhicules électriques, le véritable défi surgira avec le déploiement de milliers de points de charge, surtout si un grand nombre d’entre eux se concentrent dans des zones spécifiques.

Vérifier au préalable la capacité du réseau

M. Haddad estime que la planification du renforcement du réseau doit commencer dès maintenant, expliquant que la recharge simultanée d’une vingtaine de véhicules dans une même station pourrait entraîner une hausse considérable de la consommation ; il est donc nécessaire de vérifier au préalable la capacité du réseau local et des transformateurs à supporter de telles charges.

Pour éviter de surcharger le réseau, l’expert préconise le recours à la technologie de recharge intelligente. Celle-ci permet de planifier et de répartir l’électricité en fonction du nombre de véhicules connectés et de la capacité disponible, rendant ainsi le processus de recharge plus compatible avec les capacités du réseau.

Quant aux grandes stations de recharge rapide, M. Haddad estime qu’elles nécessitent des équipements électriques spécifiques ainsi que des études préalables pour déterminer la puissance énergétique requise et garantir la capacité du réseau à supporter les charges supplémentaires.

Par ailleurs, l’expert considère que la Tunisie a l’opportunité d’intégrer les énergies renouvelables dans le système de recharge, en misant à l’avenir sur des panneaux solaires pour alimenter les stations, liant ainsi le développement de la mobilité électrique à la transition vers des sources d’énergie renouvelables.

Il convient de noter que l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) collabore avec des investisseurs privés pour développer un réseau de bornes de recharge, tandis que des établissements publics et des municipalités ont commencé à installer des points de recharge sur leurs territoires, avait indiqué Abdelhamid Gannouni, directeur du département de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports au sein de l’agence, dans une déclaration à l’agence Tap. Cependant, le réseau demeure encore insuffisant.

I. B.

L’article La voiture électrique en Tunisie et le casse-tête des bornes de recharge est apparu en premier sur Kapitalis.

❌