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Nadia Zrelli : Le PIB ne suffit plus, l’avenir économique passe par le bien-être des Tunisiens

18. Juli 2026 um 13:28

Alors que les indicateurs macroéconomiques restent au cœur de l’évaluation des politiques publiques, une nouvelle approche gagne du terrain : celle de l’économie du bien-être.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Nadia Zrelli, économiste et vice-présidente MENA de la Global Inclusive Economy Society, souligne que le progrès d’un pays ne peut plus être mesuré uniquement à travers son PIB, son taux de croissance ou son niveau d’inflation. Selon elle, l’enjeu est désormais d’aller au-delà des indicateurs macroéconomiques pour comprendre comment les citoyens vivent réellement, comment ils perçoivent leur avenir et comment ils évaluent leur propre qualité de vie.

Le PIB, la croissance, l’inflation ou encore le taux de pauvreté demeurent les références traditionnelles pour mesurer la performance économique d’un pays. Pourtant, ces indicateurs ne suffisent plus à rendre compte du bien-être réel des populations. C’est l’un des constats majeurs de l’analyse développée par Nadia Zrelli, qui estime que les indicateurs monétaires ne captent qu’une partie de la réalité sociale.

Selon elle, le bien-être est une notion multidimensionnelle qui combine à la fois des éléments objectifs, comme le revenu, l’accès aux services ou les conditions de vie, et des dimensions plus subjectives liées au ressenti individuel, au sentiment de sécurité, à la confiance ou encore au lien social. Les performances économiques peuvent contribuer à améliorer le bien-être, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer le niveau de satisfaction d’une population.

Cette limite renvoie directement au célèbre paradoxe d’Easterlin, selon lequel une augmentation de la richesse collective ne conduit pas automatiquement à une population plus heureuse. L’économiste rappelle que plusieurs décennies de politiques publiques centrées principalement sur la croissance ont montré leurs limites : un pays peut enregistrer de meilleures performances économiques sans que ses citoyens ressentent nécessairement une amélioration de leur quotidien.

Le premier baromètre tunisien du bien-être : une nouvelle lecture de la société

Pour mieux comprendre les déterminants du bien-être en Tunisie, Nadia Zrelli a initié, à travers Global Inclusive Economy Society, le premier baromètre tunisien du bien-être individuel. Cette enquête, réalisée auprès de populations ciblées, notamment des étudiants de la génération Z issus de l’Université de Carthage et des femmes entrepreneures en collaboration avec la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise, vise à combler un manque important de données microéconomiques sur le sujet.

L’économiste souligne que jusqu’à présent, la Tunisie disposait essentiellement d’indicateurs macroéconomiques ou territoriaux, mais très peu d’informations permettant de comprendre les facteurs qui influencent directement le bonheur et la satisfaction des individus.

Les résultats auprès des étudiants de la génération Z apportent un éclairage particulièrement révélateur. Contrairement à une lecture strictement économique du bien-être, l’argent n’apparaît pas comme le premier déterminant de leur satisfaction. Le facteur dominant est la famille, le soutien social et le sentiment d’appartenance.

Selon Nadia Zrelli, cette génération accorde également une importance majeure à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les jeunes interrogés ne souhaitent pas uniquement maximiser leurs revenus, mais recherchent un équilibre global leur permettant de préserver leur qualité de vie. L’argent et la richesse arrivent en troisième position, avec toutefois une dimension culturelle particulière, notamment une volonté de réussir tout en restant alignés avec leurs valeurs.

L’étude met également en évidence des profils différents chez les femmes entrepreneures. Les dirigeantes disposant d’une entreprise établie depuis plusieurs années affichent généralement un niveau de bien-être plus élevé, porté par l’expérience, la stabilité et un sentiment d’accomplissement. À l’inverse, les jeunes entrepreneures ou celles qui dirigent de petites structures individuelles ou familiales font face à davantage de stress et d’incertitudes. Leur niveau de satisfaction dépend fortement de leur capacité à dépasser les obstacles liés au développement de leur activité.

Le soutien social pèse presque autant que le PIB dans le bien-être

Les données internationales confirment cette vision plus large du progrès. Selon l’analyse de Nadia Zrelli, le PIB, utilisé comme indicateur indirect du pouvoir d’achat, n’expliquerait que 27,6 % du niveau de bien-être en Tunisie. Le soutien social représenterait 26,9 %, tandis que la santé contribuerait à hauteur de 10,1 %.

Son analyse met ainsi en évidence le rôle central des facteurs non économiques. La qualité des relations sociales, la solidarité familiale, la confiance dans les institutions, le sentiment de sécurité ou encore la perception de pouvoir accéder aux opportunités jouent un rôle déterminant dans l’évaluation que les citoyens font de leur propre vie.

Elle rappelle que la société tunisienne présente une particularité importante : malgré les difficultés économiques, notamment pour les ménages à faibles revenus, les mécanismes sociaux et familiaux continuent de constituer un facteur de résilience. Le soutien de la famille, l’appartenance communautaire, les valeurs culturelles et l’espérance contribuent à maintenir une perception positive de l’avenir.

Cette dimension rejoint également certaines conclusions des travaux des Nations Unies sur les perceptions sociales, qui montrent une capacité importante des Tunisiens à conserver une forme d’optimisme malgré les contraintes économiques.

Pourquoi la Tunisie recule dans les classements du bonheur

La perception du bien-être ne dépend toutefois pas uniquement des solidarités sociales. Nadia Zrelli souligne que le recul relatif de la Tunisie dans les classements internationaux du bonheur s’explique notamment par une dégradation de certains facteurs institutionnels.

Elle cite en particulier la perception de la corruption, qui influence directement le sentiment d’équité et d’accès aux opportunités. Pour les jeunes générations notamment, le sentiment que la réussite dépend moins du mérite que des réseaux ou des relations constitue un facteur négatif important.

L’accès limité aux opportunités, les barrières sociales et professionnelles ainsi qu’une perte de confiance dans la méritocratie contribuent à affaiblir le sentiment de satisfaction, même lorsque certains indicateurs économiques évoluent favorablement.

Pourquoi la baisse de l’inflation ne suffit pas à améliorer le quotidien

Le décalage entre les statistiques économiques et le ressenti des ménages apparaît également dans la question du pouvoir d’achat. La baisse de l’inflation devrait théoriquement améliorer la perception du niveau de vie. Pourtant, beaucoup de Tunisiens continuent de ressentir une pression financière importante.

Selon Nadia Zrelli, cette contradiction s’explique notamment par les limites des méthodes classiques de mesure de l’inflation. Les indices reposent principalement sur un panier de biens de consommation courante, alors que les dépenses qui prennent aujourd’hui une place croissante dans les budgets des ménages concernent aussi les services.

Elle cite notamment la santé, l’éducation et les loisirs. L’accès aux soins privés représente une charge de plus en plus lourde pour de nombreux ménages qui cherchent une alternative à un système public jugé insuffisant. De même, les familles consacrent une part importante de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants, notamment à travers l’enseignement privé ou les cours de soutien.

Les loisirs constituent également un indicateur révélateur du bien-être. Les vacances, les sorties ou les activités culturelles contribuent fortement à la qualité de vie, mais restent difficilement accessibles pour une grande partie de la population. Ainsi, même lorsque l’inflation ralentit, les ménages peuvent continuer à ressentir une dégradation de leur bien-être parce que leurs arbitrages budgétaires se font au détriment d’autres dimensions essentielles de la vie.

Vers une nouvelle conception des politiques publiques

Pour intégrer réellement le bien-être dans les politiques publiques tunisiennes, Nadia Zrelli identifie trois défis majeurs.

Le premier consiste à dépasser une approche exclusivement monétaire des politiques économiques. Réduire le chômage, maîtriser l’inflation ou stimuler la croissance restent indispensables, mais ces objectifs doivent être complétés par une vision plus globale intégrant la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement, la confiance et la qualité des relations sociales.

Le deuxième défi concerne le développement de données fiables. L’économiste insiste sur l’importance de disposer d’informations microéconomiques permettant de comprendre les différences entre catégories sociales, générations et territoires. Sans données précises sur le ressenti des citoyens, il devient difficile de concevoir des politiques adaptées.

Le troisième enjeu concerne l’intégration de la qualité de vie dans les politiques locales. Nadia Zrelli estime que les territoires doivent être analysés au-delà des infrastructures économiques classiques, en prenant en compte l’accès aux services, l’environnement, la qualité du logement, les équipements culturels ou encore les possibilités de loisirs.

Elle rappelle que plusieurs organisations internationales développent aujourd’hui des approches comme les indicateurs de qualité de vie ou les bases de données sur le bien-être, afin de dépasser la vision limitée du PIB.

Le bien-être, un investissement stratégique plus qu’un coût

Contrairement à certaines perceptions, intégrer le bien-être dans les politiques publiques ne nécessite pas nécessairement des dépenses massives supplémentaires. Pour Nadia Zrelli, la première étape repose avant tout sur une évolution de la manière de concevoir les politiques publiques.

Il s’agit, selon elle, de mobiliser les expertises existantes, de produire de nouvelles données et d’ajouter cette dimension aux stratégies économiques déjà mises en place. Les résultats ne peuvent évidemment pas être immédiats, car l’évaluation d’une politique publique nécessite plusieurs années, mais le changement d’approche doit commencer dès maintenant.

Alors que la Tunisie cherche à redéfinir ses priorités économiques et sociales, l’économie du bien-être propose une nouvelle grille de lecture : la réussite d’un pays ne se mesure plus uniquement à ce qu’il produit, mais aussi à la manière dont ses citoyens vivent, espèrent et construisent leur avenir. Le véritable défi pour les prochaines années sera donc de transformer cette notion en un outil concret de décision publique.

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Le blues des livreurs Glovo tunisiens

18. Juli 2026 um 13:06

La mobilisation des livreurs tunisiens — qui a débuté devant le siège de Glovo, filiale locale du célèbre groupe espagnol, dans le quartier du Lac 2 à Tunis — se transforme en un conflit plus large concernant la reconnaissance des droits des travailleurs de l’économie des plateformes numériques. L’UGTT, la puissante centrale syndicale, soutient leurs revendications, alors que les autorités publiques restent de marbre, alors qu’elles sont censées avoir voix au chapitre, puisque la plupart de ces plateformes numériques ne respectent pas le droit du travail. (Photo; Image générée par IA).

Parmi les principales revendications figurent des rémunérations jugées insuffisantes, la prise en charge intégrale des frais de carburant et d’entretien par les livreurs, l’absence de couverture sociale, les risques d’accidents de la route et la possibilité d’être exclus des applications sans aucune procédure de recours. L’esclavage moderne, en quelque sorte, dans toute sa splendeur numérique.

Un premier arrêt de travail a été organisé le 10 juillet par un groupe de livreurs de Glovo ; ils s’étaient rassemblés devant les bureaux de l’entreprise pour dénoncer des conditions de travail difficiles et l’absence de protections adéquates.

Des images et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses motos stationnées sur le lieu de la manifestation.

La mobilisation s’est ensuite élargie aux travailleurs utilisant d’autres applications de livraison. Le 15 juillet, un représentant des livreurs a annoncé une grève générale du secteur, expliquant que la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des données mobiles nécessaires au fonctionnement des applications de géolocalisation absorbait une part croissante de leurs revenus.

Les revendications clés incluent l’instauration d’un tarif minimal obligatoire de trois dinars pour toute livraison effectuée dans un rayon de trois kilomètres.

Les livreurs réclament également une rémunération individuelle pour chaque commande, contestant le système permettant aux plateformes de regrouper plusieurs livraisons en une seule course — une pratique qui réduit la rémunération et les primes versées au livreur.

Une autre question concerne l’organisation du temps de travail ; les manifestants demandent la suppression du système de créneaux horaires fixes, jugé trop rigide, car il peut pénaliser les travailleurs en cas de panne de moto, de crevaison ou d’autres imprévus. La proposition consiste à adopter un modèle similaire à celui utilisé par les chauffeurs de taxi via des applications, leur permettant de se connecter et de se déconnecter librement selon leurs disponibilités.

La liste des revendications comprend aussi une demande de revenu journalier minimal garanti de 80 dinars pour huit heures de travail effectif. Ce montant a suscité des débats sur les réseaux sociaux, mais ses partisans soutiennent qu’il est nécessaire pour couvrir les frais de carburant, d’entretien, de connexion internet, la dépréciation du véhicule ainsi que les risques professionnels.

A titre de comparaison, la rémunération quotidienne d’une aide- ménagère en Tunisie varie entre 45 et 50 dinars, sans autre frais personnel que le transport de et vers le lieu de travail. La revendication des livreurs semble donc raisonnable.

La contestation a reçu le soutien de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui réclame la reconnaissance officielle des travailleurs des plateformes — en particulier les livreurs — ainsi que leur intégration encadrée dans le système économique. La centrale syndicale revendique une rémunération équitable, une couverture sociale et sanitaire, une assurance contre les accidents, ainsi que le droit pour ces travailleurs de constituer des instances syndicales représentatives. Selon une étude présentée par l’UGTT le 29 juin, environ 60 000 personnes en Tunisie travaillent via des plateformes numériques dans des secteurs tels que la livraison commerciale, la distribution de produits pharmaceutiques, les services à domicile et le transport de passagers à moto. Il apparaît que 98 % d’entre elles ne disposent pas d’une couverture sociale adéquate, tandis que 75 % font face à des revenus irréguliers.

Par ailleurs, 60 % de ces livreurs peineraient à obtenir une assurance pour les véhicules qu’ils utilisent dans le cadre de leur activité.

I. B.

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La Tunisie réceptionne trois navires de surveillance maritime fabriqués en Italie

18. Juli 2026 um 12:32

Officiellement, la Tunisie est un pays souverain et ne garde les frontières maritimes d’aucun autre pays. Cela ne l’empêche pas d’accepter une aide européenne en équipements de recherche, de sauvetage et de surveillance maritime destinés essentiellement à lutter contre la migration illégale à partir de ses côtes vers les rivages italiens de la citadelle Europe.

L’information a été communiquée par Shipping Italy : trois patrouilleurs de sauvetage (SAR) construits à Trieste, en Italie, ont été livrés à la Tunisie. Les trois navires en aluminium — mesurant chacun 20 mètres de long — sont dotés d’une technologie d’auto-redressement et conçus pour opérer même dans des conditions météorologiques et maritimes difficiles.

La commande remonte à 2024, mais Cartubi, le chantier naval de Trieste, n’a pas divulgué l’identité du client, affirmant ne pas être autorisé à le faire. Des sources du secteur évoquent généralement une autorité maritime locale, sans préciser si les navires sont destinés à la marine ou à la garde nationale tunisiennes. Toutefois, cette livraison confirme le rôle croissant de l’industrie navale italienne dans le renforcement des capacités de recherche et de sauvetage ainsi que de surveillance maritime de la Tunisie.

Ces trois navires récemment arrivés ne doivent pas être confondus avec une autre commande attribuée à Cartubi par l’agence française Civipol : le chantier naval de Trieste construit actuellement deux patrouilleurs SAR (recherche et sauvetage) supplémentaires de 20 mètres, spécifiquement pour la Garde nationale tunisienne, dans le cadre d’un programme financé par l’Union européenne.

En septembre 2025, la marine tunisienne avait déjà réceptionné deux navires de recherche et de sauvetage via le projet européen «Soutien aux opérations de recherche et de sauvetage en mer en Tunisie», financé par Bruxelles et mis en œuvre par Civipol avec le soutien de l’agence de coopération technique allemande GIZ.

Selon la délégation de l’UE, ces navires visent à protéger des vies en mer, à améliorer la gestion des frontières maritimes et à lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains.

Le renforcement de la flotte tunisienne s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique plus large conclu entre l’UE et la Tunisie en juillet 2023. Le volet migratoire européen comprenait — entre autres mesures — la maintenance et la fourniture de navires, de véhicules, de caméras thermiques, d’équipements opérationnels et d’activités de formation pour la Garde nationale et la marine tunisiennes, parallèlement à des programmes de rapatriement volontaire de migrants.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

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Conect : coupures électriques, des heures d’arrêt qui coûtent cher aux entreprises!

18. Juli 2026 um 12:20

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a exprimé sa préoccupation face aux conséquences croissantes des coupures programmées d’électricité sur les entreprises économiques opérant dans les différents secteurs et régions du pays.

Dans un communiqué, l’organisation patronale souligne que ces interruptions engendrent des pertes directes et indirectes importantes, liées notamment à l’arrêt de la production, au ralentissement de l’activité et aux perturbations du fonctionnement des entreprises. Elle met également en garde contre les dommages susceptibles d’affecter les équipements industriels, électriques et électroniques, ce qui pourrait peser sur la productivité des entreprises, réduire leur compétitivité et fragiliser davantage le climat d’investissement.

La Conect a salué les efforts déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) pour informer les citoyens et les opérateurs économiques des opérations de coupure programmées à travers différents canaux de communication. Toutefois, elle estime que les informations diffusées restent, dans plusieurs cas, insuffisamment précises ou détaillées, notamment concernant les zones concernées, les horaires des interruptions et leur durée prévisionnelle.

Selon la confédération, ce manque de visibilité complique la planification des activités économiques et empêche les entreprises de mettre en place, à temps, les mesures préventives nécessaires pour limiter l’impact de ces perturbations.

Face à cette situation, la Conect appelle à une amélioration du dispositif d’information préalable relatif aux coupures programmées, à travers la mise à disposition de données actualisées et précises sur les zones touchées, les horaires d’interruption et la durée estimée des coupures. Elle recommande également le recours à des moyens de communication plus efficaces afin de garantir une diffusion rapide de l’information auprès des entreprises et des acteurs économiques.

Au-delà de la question de l’information, l’organisation patronale considère que la problématique nécessite une approche globale fondée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties prenantes. L’objectif est de mettre en place des solutions durables permettant de réduire la fréquence des interruptions, de renforcer la stabilité de l’approvisionnement énergétique et de préserver la continuité de l’activité économique.

La Conect affirme par ailleurs sa disposition à jouer un rôle de partenaire actif aux côtés de la Steg, des autorités publiques et des différents intervenants afin de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes. Parmi les pistes avancées figurent notamment l’encouragement des investissements dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage énergétique, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de maîtrise de la consommation et de gestion de la demande électrique.

La confédération réaffirme enfin son engagement en faveur d’une coopération constructive avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’accompagner le développement du secteur énergétique, améliorer la qualité des services destinés aux entreprises, renforcer l’attractivité du climat d’investissement et soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

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L’inflation a atteint 2,8 % dans la zone euro en juin

18. Juli 2026 um 11:56

Les estimations préliminaires ont été confirmées par Eurostat sur l’évolution de l’inflation en Europe en juin.

L’agence statistique européenne a notamment annoncé que l’indice des prix à la consommation (IPC) avait augmenté le mois dernier à un taux annuel de 2,8 % dans la zone euro.

Dans ce taux d’inflation, les services ont contribué à hauteur de +1,51 point de pourcentage, l’énergie de +0,77 point de pourcentage, la catégorie alimentation, alcool et tabac de +0,29 point de pourcentage et les biens industriels non énergétiques de +0,18 point de pourcentage.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’IPC a ralenti à 2,9 %, contre 3,3 % en mai. Les taux d’inflation annuels les plus bas ont été enregistrés en Suède (1 %), en République tchèque (1,1 %) et au Danemark (1,8 %). En revanche, les plus élevés ont été observés en Roumanie (9,2 %), en Lituanie (5,4 %) et en Bulgarie (5,2 %).

Par rapport à mai 2026, l’inflation annuelle a diminué dans vingt-deux États membres, est restée stable dans trois et a augmenté dans deux.

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UGTT : les agents de la STEG et de la Sonede victimes d’une crise de moyens

18. Juli 2026 um 11:41

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.

Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques

Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.

L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.

Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede

Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.

Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.

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Tunisie : qui consomme le plus d’électricité à la maison ? Ce n’est pas le climatiseur !

18. Juli 2026 um 10:32

Les climatiseurs sont désormais le deuxième équipement domestique le plus énergivore dans les ménages tunisiens, selon les résultats de la dernière étude réalisée en 2024 par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Ils occupaient la troisième place lors de la précédente enquête menée en 2019.

Selon Abdelkader Bekkouche, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’ANME, cette évolution s’explique par la forte progression du nombre d’appareils installés dans le parc résidentiel. En cinq ans, près d’un million de climatiseurs supplémentaires ont été mis en service, entraînant une hausse significative de la consommation électrique, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs.

Les climatiseurs représentent désormais 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, ce qui les propulse à la deuxième place des appareils les plus consommateurs d’énergie.

Les réfrigérateurs restent en tête

Le réfrigérateur demeure toutefois l’équipement domestique le plus énergivore. Sa part dans la consommation électrique des ménages est passée de plus de 45 % à environ 36 % entre les deux dernières études, tout en conservant la première place du classement.

Ces résultats s’appuient sur plus de vingt ans de suivi des usages énergétiques dans le secteur résidentiel, à travers des études périodiques menées conjointement par la STEG et l’ANME afin d’analyser l’évolution des habitudes de consommation des ménages tunisiens.

Un parc de climatiseurs en forte expansion

Cette progression intervient dans un contexte de diffusion rapide des climatiseurs dans les foyers tunisiens. Lors d’une conférence-débat intitulée « Quelle vision stratégique et quelles innovations pour construire durablement demain ? », organisée le 18 mai 2026 par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Abdelkader Bekkouche avait indiqué que la Tunisie compte près de 2,7 millions de climatiseurs et que plus d’un ménage sur deux possède au moins un appareil.

Le responsable avait également souligné que les climatiseurs résidentiels concentrent à eux seuls près de 50 % de la pointe de consommation électrique estivale. À titre d’exemple, la demande nationale d’électricité a atteint un pic de 4,8 gigawatts en juillet 2024.

Selon lui, le fonctionnement simultané des climatiseurs pendant les vagues de chaleur exerce une pression croissante sur le réseau électrique national, expliquant leur contribution grandissante à la consommation d’électricité des ménages.

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Tunisie | L’Allemand Deltec va s’implanter à Borj Cedria

18. Juli 2026 um 10:11

Le groupe allemand Deltec, spécialisé dans la fabrication de composants et services électroniques, a annoncé l’acquisition d’un site de production à Borj Cedria, au sud de Tunis, pour y implanter sa première unité de production hors d’Allemagne, a annoncé l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa).

Le groupe, qui a racheté l’usine du groupe suisse Cicor, ayant récemment transféré ses activités nord-africaines au Maroc, prévoit de construire une usine de production moderne s’étendant sur une superficie de plus de 10 000 mètres carrés et permettant la création de plus de 500 nouveaux emplois.

Selon la Fipa, cet investissement majeur constitue un signal fort envoyé aux marchés internationaux : la Tunisie demeure une destination compétitive et privilégiée, propice au développement d’industries de pointe.

Cette bonne nouvelle est annoncée au moment où la Tunisie fait face à une grave crise économique et financière et se trouve reléguée dans la plupart des classements internationaux en matière d’attraction des investissements extérieurs. Elle est classée 14e en Afrique et 118e au monde dans le Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026), 88e au monde sur 130 pays dans le Global Opportunity Index publié par Milken Institute, 101e au monde sur 146 pays dans l’Indice d’Attractivité Mondiale, et 160e au monde sur 164 pays dans le classement ratio Investissement/PIB, publié par le FMI.

I. B.

 

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Après l’ARP, le Conseil des régions valide le Plan 2026-2030

18. Juli 2026 um 09:24

Le Conseil national des régions et des districts a adopté, vendredi soir, le Plan de développement 2026-2030 dans son intégralité. Le texte a été approuvé par 56 membres, tandis que six ont voté contre et cinq se sont abstenus.

Ce plan fixe les grandes orientations et les programmes de développement pour les cinq prochaines années. Il s’inscrit dans une vision axée sur la définition des priorités économiques et sociales, tout en renforçant la dynamique du développement aux niveaux national et régional.

Cette adoption intervient après celle du Parlement. Le 10 juillet, l’Assemblée des représentants du peuple avait également approuvé le Plan de développement 2026-2030, avec 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions.

Des objectifs macroéconomiques ambitieux

Le Plan de développement vise un taux de croissance économique d’environ 4,2 % à l’horizon 2030. Il prévoit également une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3 %, ainsi qu’une maîtrise de l’endettement public, qui devrait être maintenu autour de 80 % du PIB d’ici 2030.

Sur le plan social, le gouvernement ambitionne de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % et d’améliorer l’indice de développement humain afin de rejoindre la catégorie des pays à très haut développement humain.

Transition énergétique et gestion durable des ressources

Le plan accorde une place importante à la transition énergétique. Il fixe comme objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030. Il prévoit également une amélioration de l’efficacité énergétique grâce à une réduction de 30 % de la consommation nationale d’énergie primaire.

Le document met aussi l’accent sur la modernisation des réseaux, ainsi que sur l’augmentation du taux de réutilisation des eaux usées traitées, dans une perspective de meilleure gestion des ressources hydriques.

Modernisation de l’économie et développement régional

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le renforcement des

la consolidation de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que la préservation de l’environnement.

Il prévoit également la promotion d’un développement territorial équilibré, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la mise en œuvre d’un développement social plus équitable et inclusif.

Enfin, le plan entend instaurer un système de gouvernance plus efficace et plus flexible, capable de soutenir le développement économique et social tout en renforçant les droits des citoyens et des acteurs économiques.

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La Tunisie compte 2,7 millions de climatiseurs installés

18. Juli 2026 um 09:13

Abdelkader Baccouche, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment au sein de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), a expliqué que les climatiseurs occupent désormais la deuxième place de la consommation électrique des ménages, après les réfrigérateurs, ajoutant que ce changement dans le classement des consommations est dû à l’installation d’environ un million d’unités de climatisation supplémentaires dans le secteur résidentiel au cours des cinq dernières années.

Selon Diwan FM, M. Baccouche, qui parlait lors d’un séminaire organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), le 18 mai 2026 à Tunis, a affirmé que les données statistiques issues d’une étude réalisée en 2024 indiquent que les climatiseurs représentent désormais environ 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, derrière les réfrigérateurs, qui conservent la première place avec une part de consommation d’environ 36 %, contre plus de 45 % auparavant.

M. Baccouche a noté que le nombre de climatiseurs en Tunisie a atteint environ 2,7 millions d’unités — plus de la moitié des foyers tunisiens en possédant au moins un — et a souligné que ces appareils représentent près de 50 % de la consommation d’électricité aux heures de pointe en été, exerçant ainsi une pression croissante sur le réseau électrique national. C’est ce qui explique les coupures intempestives du courant électrique ces derniers jours, marqués par une forte chaleur. Ces coupures sont effectuées par la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) pour alléger la pression sur le réseau lors des pics de consommation.

I.B.  

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Vague de chaleur en Tunisie | Recommandations aux agriculteurs et éleveurs

18. Juli 2026 um 08:15

Dans un communiqué publié vendredi 27 juillet 2026, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé tous les agriculteurs et producteurs à prendre les précautions nécessaires pour atténuer l’impact des températures élevées sur les cultures et le bétail. Cet appel fait suite à un bulletin de l’Institut national de la météorologie (INM) signalant la persistance de la vague de chaleur et une hausse des températures atteignant des niveaux élevés dans plusieurs gouvernorats.

Les recommandations sont les suivantes :  

Arbres fruitiers et cultures :

– intensifier les opérations d’irrigation, notamment tôt le matin ou en soirée, tout en optimisant l’utilisation de l’eau en fonction des besoins des cultures ;

– éviter la taille, la plantation ou toute autre opération agricole durant les périodes de forte chaleur ;

– protéger les jeunes plantations du rayonnement solaire direct et maintenir l’humidité du sol à l’aide de paillis d’origine végétale ou d’autres méthodes appropriées ;

– surveiller les cultures pour détecter tout signe de stress thermique ou la présence de nuisibles susceptibles de proliférer avec la hausse des températures.

Elevage de bétail et de volailles :

– assurer un approvisionnement continu en eau potable propre et fraîche ;

– veiller à une ventilation et à un ombrage adéquats dans les bâtiments d’élevage ;

– éviter de transporter les animaux pendant les périodes de forte chaleur ; planifier ces opérations tôt le matin ou en soirée ;

– surveiller l’état de santé des animaux et intervenir rapidement si des signes de stress thermique apparaissent.

Prévention des incendies de cultures et de forêts :

– s’abstenir d’allumer des feux ou de brûler des résidus de récolte à proximité des champs ou des forêts ;

– entretenir le matériel agricole et s’assurer de son bon fonctionnement afin de prévenir les départs de feu ;

– se munir d’équipement de base de lutte contre l’incendie et signaler   immédiatement tout incendie aux autorités compétentes.

Protection des travailleurs agricoles :

– éviter de travailler dans les champs aux heures les plus chaudes, en particulier entre midi et 16 h ;

– s’hydrater suffisamment, porter des vêtements légers et un chapeau de protection solaire, et faire des pauses à l’ombre.

Le ministère a également appelé tous les acteurs du secteur agricole à suivre les bulletins météorologiques émis par l’INM et à respecter les recommandations associées, afin de garantir la sécurité publique et de minimiser les dommages potentiels à la production agricole et au cheptel.

I. B.

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Les véritables causes de la crise de l’eau en Tunisie

18. Juli 2026 um 07:53

Au cours des années dernières, les coupures d’eau potable en Tunisie étaient justifiées par la faible pluviométrie, la sécheresse et le tarissement de la ressource dans le réseau des barrages. Or, avec les pluies abondantes de l’automne et de l’hiver derniers, les barrages sont remplis à près de 60% de leur capacité. Et la sécheresse, qui a bon dos, ne peut plus être avancée comme une cause des coupures d’eau récurrentes depuis le début de cet été particulièrement chaud. (Photo : Barrage Sidi El-Barrak. Les barrages sont à près de 60% de leur capacité, la ressource ne manque donc pas.)

C’est, en réalité, la vétusté des infrastructures de distribution, dont une bonne partie remonte à un demi-siècle, ainsi que le manque d’investissement et l’absence de planification qui sont à pointer du doigt, a déclaré vendredi 17 juillet 2026 Hussein Rehili, expert en ressources hydriques et en développement, à Diwan FM, en soulignant que la crise de l’eau potable en Tunisie ne découle pas principalement d’un manque de ressources, mais plutôt d’une mauvaise gestion de la part des autorités publiques.

M. Rehili a expliqué que la crise de l’eau a été aggravée par la vétusté des infrastructures hydrauliques, précisant que 20 % du réseau de conduites a plus de 50 ans.

Il a également souligné que 20 à 25 % de l’eau est perdue à l’échelle nationale en raison de la dégradation du réseau de distribution. Et cela, les experts ne cessent de le dire et de le déplorer depuis au moins une quinzaine d’années sans que les autorités n’aient daigné prendre les mesures nécessaires pour faire face à la situation.

Par ailleurs, un conseil ministériel aurait dû se tenir avant la saison estivale pour planifier la gestion des ressources hydrauliques, a-t-il fait remarquer, s’étonnant qu’une telle réunion n’ait eu lieu que le 9 juin, soit bien après le début de la saison estivale. Selon l’expert, la carte de la pénurie d’eau en Tunisie s’est étendue à tel point que le gouvernorat de Sousse, par exemple, arrive désormais en tête des régions touchées par des coupures d’eau potable, selon une étude récente de l’Observatoire national de l’eau (ONE).

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Bourse de Tunis: le Tunindex proche des 21 600 points

17. Juli 2026 um 22:48

C’est un parcours presque parfait qu’a mené le marché boursier sur la semaine du 13 au 17 juillet 2026, avec une progression de 6,9 % du Tunindex, pulvérisant un nouveau record de 21 552,73 points. Ainsi, depuis le début de l’année 2026, le Tunindex cumule une envolée record de 60,2 %, selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ».

Peu d’analystes osaient prédire un parcours aussi impressionnant pour le benchmark en moins de sept mois. Les échanges sur la cote restent soutenus, témoignant de l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués. Une enveloppe de 92,4 millions de dinars (MDT) a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de 18,5 MDT, une volumétrie inédite peu caractéristique de la période estivale.

L’intermédiaire en Bourse indique du reste qu’aucune transaction de blocs n’a été réalisée sur la semaine passée.

Analyse des valeurs

Le titre ATL s’est offert la meilleure performance de la cote. Dans le sillage d’indicateurs d’activité du S1 2026 rassurants, l’action du leaseur s’est offert un bond de 26,1 % à 16,640 D. Toutefois, les échanges hebdomadaires sur la valeur ont été relativement modestes, se montant à 702 mille dinars seulement.

Le titre BNA a figuré parmi les plus grands gagnants de la semaine écoulée. L’action de la banque poursuit son emballement, progressant de 24,4 % à 28,000 D. La valeur a aussi figuré parmi les titres les plus convoités de la cote, en mobilisant un volume soutenu de 13,5 MDT sur l’ensemble de la semaine.

A contrario, le titre SOMOCER continue à être boudé par les investisseurs, se plaçant en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action du spécialiste des carreaux en céramiques a cumulé une baisse hebdomadaire de 10,8 % à 0,580 D. La valeur a brassé un flux très réduit de 30 mille dinars sur la semaine.

Victime d’un courant vendeur, le titre ASSAD n’a pas réussi à se distinguer sur la séance. L’action du leader historique des batteries automobiles en Tunisie a reculé de 8,4 % à 2,510 D. La valeur a amassé un volume de 519 mille dinars sur la semaine.

AMEN BANK a été la valeur phare de la semaine. L’action du bras bancaire du groupe PGI s’est appréciée de 13,8 % à 99,000 D, dans des capitaux fournis de 19,7 MDT.

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L’emprise de Pékin sur les terres rares inquiète l’AIE

17. Juli 2026 um 15:36

Les restrictions que la Chine envisage d’imposer aux exportations de terres rares pourraient mettre en péril 6 500 milliards de dollars de production en aval. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En octobre 2025, la Chine a décidé de renforcer ses contrôles à l’exportation en réponse aux droits de douane imposés par Washington. Et ce, avant de reporter leur mise en œuvre d’un an. Si les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont engagés à réduire leur dépendance aux terres rares chinoises; les experts estiment que cette transition pourrait prendre des années.

« La Chine a bâti son influence en faisant croire au monde qu’elle était le seul fournisseur », a écrit un conseiller économique de haut rang de la Maison Blanche. « La tâche des États-Unis est de collaborer avec leurs alliés du ‘monde libre’ afin de garantir l’existence d’une alternative » conlut-il.

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Orientation universitaire en Tunisie en 2026 : crise, emploi et tentation de l’exil

17. Juli 2026 um 13:42

Un élève avec dix-sept de moyenne qui délaisse la médecine pour les sciences infirmières et un visa pour l’Allemagne : voici le symptôme d’une génération qui choisit d’abord la sortie. Entre un marché de l’emploi local à courte vue et un désir pressant d’ailleurs, l’orientation universitaire tunisienne se cherche un cap. Jilani Lamloumi, professeur émérite et ancien vice-directeur de l’enseignement supérieur, et Walid Dahdah, conseiller en information et en orientation scolaire et universitaire, décortiquent cette problématique majeure.

Le baccalauréat 2026 s’est refermé sur un chiffre en demi-teinte. Après les sessions principale et de contrôle réunies, le taux de réussite global s’établit à 50,72 %, soit 78 575 nouveaux bacheliers. Ce résultat est en recul par rapport aux deux années précédentes, quand le seuil des 52 % avait été franchi, mais il reste toutefois supérieur à celui de 2022.

Derrière cette statistique brute se cache un moment charnière pour près de quatre-vingt mille jeunes Tunisiens. C’est celui du choix d’orientation, où se joue la trajectoire professionnelle et parfois géographique de toute une génération, bien au-delà d’un simple classement de vœux. L’orientation universitaire est ainsi le premier pas vers le marché de l’emploi. Car si le baccalauréat sanctionne une fin de cycle, c’est bien l’orientation qui ouvre, ou referme, les portes de l’avenir. Reste à savoir si les difficultés que rencontrent aujourd’hui les bacheliers tunisiens relèvent uniquement des mécanismes d’orientation universitaire, ou si elles sont le symptôme d’une crise plus ancienne et plus profonde, celle de l’ensemble du système éducatif.

Un système d’orientation universitaire tunisien à bout de souffle

Pour Jilani Lamloumi, le principe fondateur devrait rester intangible : chaque citoyen tunisien doit pouvoir trouver sa place à l’université. Mais il reconnaît que cet idéal se heurte à une réalité matérielle têtue, celle de la capacité d’accueil restreinte de certains établissements, qui verrouille de fait l’accès aux filières les plus demandées.

Walid Dahdah pousse l’analyse plus loin. Il estime que le système actuel ne s’oriente pas véritablement vers l’emploi mais vers le marché du travail entendu au sens le plus étroit. Il cherche à combler des postes vacants plutôt qu’à répondre aux véritables besoins en emplois des jeunes diplômés. Cette nuance structure l’ensemble des dysfonctionnements observés aujourd’hui.

Les deux experts convergent néanmoins sur un point essentiel : le problème ne se limite pas à l’université. Walid Dahdah insiste sur l’impossibilité de dissocier le système d’orientation scolaire de celui de l’orientation universitaire. Tant que le premier reste en crise et n’a pas connu de révision en profondeur, il juge impossible d’imputer au seul système universitaire la responsabilité de la situation actuelle. C’est précisément dans cette articulation entre les deux échelons, scolaire et universitaire, que Jilani Lamloumi situe également sa proposition phare. Il conseille d’introduire la dimension professionnelle bien avant le baccalauréat, dès trois ou quatre ans avant la fin du secondaire, afin de laisser aux élèves le temps de mûrir un projet d’avenir et de mieux connaître les centres de formation professionnelle, publics comme privés.

Université, formation professionnelle et marché de l’emploi : des passerelles à construire

Cette exigence de coordination trouve un écho institutionnel dans le discours de Jilani Lamloumi, qui appelle à une synergie rigoureuse entre les ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. Sans harmonisation des parcours académiques et techniques, avertit-il, la cohérence des choix d’orientation restera compromise et la transition des jeunes diplômés vers l’emploi continuera de s’opérer dans l’incertitude.

Sur le terrain, Walid Dahdah observe déjà les effets de cette recherche de débouchés souvent empirique. Les sciences de l’éducation et de l’enseignement enregistrent désormais un niveau de satisfaction élevé dans la quasi-totalité de leurs filières, porté par des perspectives professionnelles jugées comparables à celles des sciences infirmières ou des filières scientifiques. L’informatique et les sciences de l’information suivent une dynamique similaire. Ces choix dessinent en creux la carte des filières que les bacheliers jugent aujourd’hui porteuses.

Le poids grandissant de l’emploi et de l’émigration dans les choix des bacheliers

C’est sur ce terrain que l’analyse de Walid Dahdah prend un relief particulier. Il cite l’exemple devenu emblématique des sciences infirmières, une filière qui attire désormais, dans toutes les régions du pays, des élèves ayant obtenu seize ou dix-sept de moyenne au baccalauréat. La raison tient à une forte demande de sortie, notamment vers l’Allemagne, où le vieillissement de la population génère un besoin structurel en personnel infirmier. Un très bon élève, qui aurait auparavant pu s’orienter vers médecine, choisit désormais les sciences infirmières dans le seul but d’obtenir une licence, puis un diplôme d’allemand, avant de quitter le pays. Ce phénomène n’est plus marginal, c’est une tendance en expansion.

Walid Dahdah y voit un droit légitime, celui de vouloir s’assurer un avenir professionnel, mais aussi un signal préoccupant à deux niveaux. On note d’abord un désir prononcé de la nouvelle génération de quitter le pays, qu’il qualifie de dangereux et de déroutant. On constate ensuite un désintérêt croissant pour les parcours universitaires longs et exigeants comme la médecine ou l’ingénierie, pourtant réservés aux profils les plus brillants. Il y lit également l’absence d’une réflexion collective sur de nouvelles filières et de nouveaux métiers réellement en phase avec les aspirations des jeunes générations. Alors que le système continue trop souvent à se contenter de pourvoir des postes dans des filières traditionnelles.

Autre variable longtemps considérée comme déterminante : le facteur financier. Walid Dahdah ne le nie pas, mais estime qu’il pèse aujourd’hui bien moins qu’autrefois. Toutes les filières attirent désormais des élèves issus de milieux sociaux très divers, et la logique d’un choix de filière courte pour subvenir rapidement aux besoins de la famille a nettement reculé. Il relève même un renversement générationnel du sacrifice. Alors que c’était autrefois l’enfant qui se sacrifiait, devenant par exemple instituteur pour soutenir ses frères et sœurs, ce sont désormais les parents qui investissent considérablement, dès l’école primaire et jusqu’au baccalauréat, quitte à orienter leurs enfants vers des universités privées lorsque le score obtenu ne permet pas d’intégrer la filière souhaitée dans le public.

Les filières universitaires délaissées : sciences humaines, musique et théâtre

Si certaines filières bénéficient d’un engouement nouveau, d’autres restent marquées par une désaffection persistante. Interrogé sur les sciences humaines et sociales, Walid Dahdah pointe la persistance, chez les parents comme chez les élèves, d’un regard dévalorisant hérité d’une pensée dépassée, qui considère ces disciplines comme peu utiles. Il nuance toutefois ce constat pour les filières de sciences humaines rattachées au cycle préparatoire, qui débouchent sur des parcours d’élite exigeant un score très élevé et affichant un taux d’insertion professionnelle avoisinant les 80 %.

Le cas des filières artistiques comme la musique et le théâtre illustre un problème d’une autre nature. Une procédure existe pourtant : après la session finale d’orientation, un élève peut déposer un recours accompagné d’un dossier justifiant sa pratique artistique, une demande en général acceptée. Cette voie, connue sous le nom de session des talents, reste néanmoins mal connue faute d’information suffisante.

Walid Dahdah illustre les limites du dispositif par un cas concret survenu au Kef. Une bachelière, musicienne accomplie et détentrice de plusieurs certificats, n’a pu s’inscrire dans cette filière ni au Kef, faute d’atteindre le quota légal minimum, ni à Tunis, faute d’un score suffisant, se retrouvant ainsi sans solution. Pour le conseiller, ce blocage renvoie à un manque persistant de considération, de la part de l’État comme des parents, pour le théâtre et la musique, ainsi qu’à une insuffisance d’instituts spécialisés répartis sur l’ensemble du territoire. Ce qui pousse nombre d’élèves à renoncer plutôt qu’à s’éloigner de leur région.

Repenser l’orientation en Tunisie : entre coordination institutionnelle et refonte en amont

Face à ces constats, les deux intervenants convergent vers une même conclusion : la réforme ne peut se limiter à l’échelon universitaire. Jilani Lamloumi la conçoit comme une question de coordination institutionnelle, plaidant pour une meilleure articulation entre les ministères concernés et une initiation précoce, dès le secondaire, aux systèmes de formation technique. Walid Dahdah, de son côté, situe le nœud du problème plus en amont encore, dans le système d’orientation scolaire lui-même, dont il estime que les filières actuelles ne répondent plus ni aux besoins du marché du travail ni aux grandes évolutions en cours et encore moins aux nouveaux métiers qui émergent. Toute révision du système d’orientation universitaire doit nécessairement commencer par une révision préalable de l’orientation scolaire.

Sur ce terrain de la coordination institutionnelle, une initiative récente illustre les efforts engagés par les pouvoirs publics. La Tunisie a lancé le Référentiel Tunisien des Métiers et des Compétences, abrégé en RTMC. A savoir, un outil conçu avec l’appui du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour rapprocher les besoins du marché de l’emploi des compétences disponibles.

Cette cartographie des métiers, qui décrit pour chaque profession les compétences, savoir-faire et connaissances requis, ambitionne d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi. Elle permet également d’accompagner les entreprises dans leurs recrutements et d’aider les organismes de formation à adapter leurs programmes aux évolutions économiques. Une telle démarche, sans se substituer aux réformes structurelles évoquées par les deux experts, témoigne d’une volonté de resserrer le lien entre formation et emploi tout en renforçant l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

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La Steg annonce la poursuite des coupures impromptues d’électricité

17. Juli 2026 um 13:01

La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.

Les zones concernées sont Tunis, Ariana, Ben Arous, Al-Madina Al-Jadida, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, Soukra, El-Mourouj,  Sanhaja, Riadh Andalous, Manouba, El-Hmada, Tazarka, El-Mida, El-Mrezga, Essomaâ, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Takelsa, Soliman, Souaf, Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Goubellat, Jerissa, El-Krib, Dahmani, Souk El-Ahad, Zaâfrane, Kébili, El-Kalaâ, Menzel Lahbib, El Akarit, Matmata, Sidi Makhlouf, Medenine Sud, Medenine ville, El-Ahcham, Mouansa, Guellala, El-May, Robbana, Sedouikech, Ben Guerdane, Sidi Mansour, Bir Salah, El-Hancha, El-Ghraba, El-Amra, El-Msatria, Jebeniana, Chaffar, Bir Ali, Mahres, Agareb, Raqqada, Bouhajla, Dar El-Jamiya, Ouled Achour, Sehilat, Sbiba, El-Ala,  Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Erriadh, Hammam-Sousse, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Aïn Jloula, Jammel, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Gannouch, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bouali, Kalaa Kebira.

La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».

L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.

Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».

Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !

I. B.

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Tunisie – Vague de chaleur : L’INM place 21 gouvernorats en vigilance orange

17. Juli 2026 um 12:00

En raison des fortes températures prévues qui sévissent actuellement en Méditerranée, l’INM (Institut national de météorologie) a placé 21 des 24 gouvernorats du pays en vigilance orange, contre trois en vigilance jaune, en l’occurrence Kasserine, Médenine et Tataouine.

Dans cette atmosphère, l’INM prévoit un temps chaud à très chaud avec des coups de Sirocco. Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies isolées sont aussi prévues.

Il estime que le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie chronique ou de troubles de la santé mentale, celles qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées. Les sportifs et les personnes qui travaillent dehors, doivent faire attention à la déshydratation et au coup de chaleur.

L’INM appelle également à veiller sur les enfants, précisant que les symptômes d’un coup de chaleur sont essentiellement une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Il est fortement conseillé de rester à l’intérieur durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, et de limiter toute activité physique ou sportive. Si une sortie est inévitable, le port de vêtements légers, amples et de couleurs claires est recommandé, ainsi que le port d’un chapeau pour se protéger la tête.

Dans le logement, il convient de maintenir la fraîcheur en fermant les volets et fenêtres le jour pour n’aérer que la nuit, ou de chercher refuge deux à trois heures par jour dans un lieu climatisé.

Enfin, en cas de malaise ou de troubles du comportement, il est nécessaire de contacter un médecin ou les services de la protection civile en composant le 198.

La vigilance météorologique vise à attirer l’attention de tous sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle est, également, destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d’intervention et les professionnels et structures de santé.

Enfin, l’Institut fait savoir qu’une carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour à 7h et 17h.

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Deltec choisit la Tunisie pour sa première implantation internationale

17. Juli 2026 um 11:28

Le groupe allemand DELTEC, spécialiste des composants électroniques et des services EMS, annonce l’acquisition du site de production de Cicor à Borj Cédria, sa première usine hors d’Allemagne. Le groupe conserve et valorise les compétences de l’équipe tunisienne tout en intégrant verticalement ses activités. DELTEC prévoit d’implanter une nouvelle unité ultramoderne de plus de 10 000 m² et de créer à terme plus de 500 emplois.

Il convient de noter qu’une délégation de DELTEC, conduite par le CEO Carsten Ellermeier, s’est rendue en Tunisie (14–17 juillet). Et une chose est sûre : l’objectif est de renforcer l’attractivité de la Tunisie comme hub de l’industrie électronique.

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24 MDT pour sauver les petites entreprises et créer 15 000 emplois

17. Juli 2026 um 11:13

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé avoir approuvé, jusqu’à fin 2025, le soutien à plus de 770 projets et petites entreprises en difficulté. Et ce, dans le cadre d’un programme lancé en 2024 visant à leur permettre de retrouver leur dynamique économique.

Le coût global de ce dispositif s’élève à près de 24 millions de dinars (MDT), consacrés notamment à l’accompagnement et à la relance des structures concernées.

Lors d’une séance d’audition organisée jeudi par la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts, consacrée au programme d’autonomisation économique, les représentants du ministère ont également indiqué que l’esprit entrepreneurial a été intégré comme matière fondamentale dans les programmes pédagogiques de la formation professionnelle depuis 2024.

Dans ce cadre, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) a assuré la formation de plus de 930 porteurs de projets. Tandis que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) a formé plus de 130 formateurs répartis sur 54 centres. Au total, le programme a bénéficié à plus de 2 000 personnes.

Plus de 5 700 demandes financées ou en cours de financement

Concernant le financement des projets, le ministère a fait état de plus de 5 700 demandes ayant obtenu un financement ou étant en cours de traitement.

Par ailleurs, 3 077 demandes ont été enregistrées en 2025 dans le cadre de la ligne de financement destinée aux personnes en situation de handicap. Le ministère a également examiné 130 dossiers au profit des bénéficiaires de la Fondation Fida, dont certains ont déjà obtenu un financement; tandis que les autres sont encore en phase de finalisation. Afin de renforcer l’accès au financement, un contrat d’objectifs a été signé avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS).

15 000 emplois créés dans le cadre du programme « Grands employeurs »

Les représentants du ministère ont également mis en avant le programme des « Grands employeurs », développé dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé. Sa première phase a permis de créer 15 000 emplois, principalement dans les secteurs de la fabrication de composants automobiles et des technologies de l’information.

Sur le volet de la formation professionnelle, le ministère poursuit l’équipement de 11 centres de formation ainsi que la restructuration de plusieurs établissements dans différentes régions. Plus de 60 interventions ont également été réalisées en 2025 et 2026 afin d’améliorer les conditions d’accueil dans les internats et d’augmenter leur capacité d’hébergement de plus de 150 lits.

Le ministère a par ailleurs lancé le programme national « Nouvelle chance », destiné à favoriser la réintégration des jeunes ayant quitté précocement le système scolaire.

Appel à simplifier les procédures

Au cours des discussions, plusieurs députés ont appelé à simplifier les procédures d’inscription et d’accès au financement, notamment pour les habitants des zones rurales.

Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les structures de formation professionnelle et les différents ministères afin de développer des programmes mieux adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi.

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Plus de 5 000 voitures populaires vendues entre 27 000 et 35 000 dinars

17. Juli 2026 um 08:46

Le marché des voitures populaires en Tunisie demeure largement dominé par les constructeurs asiatiques. Les données statistiques relatives au premier semestre 2026 montrent que les marques coréennes, chinoises et japonaises continuent de se disputer les premières places sur ce segment, malgré un léger recul des ventes par rapport à l’année précédente.

Selon les chiffres recueillis auprès de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), 5 189 voitures populaires ont été vendues au cours des six premiers mois de 2026; contre 5 255 unités à la même période en 2025. Cela représente une baisse limitée de 1,3 %.

En revanche, le mois de juin affiche une évolution nettement plus favorable. Les ventes ont atteint 1 198 véhicules, contre 1 009 en juin 2025, soit une progression de 18,7 % sur un an.

Les données relatives aux prix indiquent que les voitures populaires commercialisées en Tunisie au cours du premier semestre 2026 sont proposées entre 26 790 et 35 000 dinars. Le prix moyen des modèles disponibles s’établit à environ 31 430 dinars.

La majorité des véhicules les plus vendus se situent dans une fourchette comprise entre 28 000 et 33 000 dinars, confirmant la préférence des consommateurs pour les modèles offrant un compromis entre accessibilité et niveau d’équipement.

Malgré le léger recul des ventes au premier semestre, la demande pour les voitures populaires reste particulièrement soutenue. Ce segment continue d’enregistrer une forte pression, avec des délais de livraison pouvant dépasser cinq ans dans certains cas, témoignant d’un déséquilibre persistant entre l’offre disponible et les besoins du marché.

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