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Heute — 27. April 2026Haupt-Feeds

Tirs au gala de la presse à Washington : une sécurité à revoir ?

27. April 2026 um 12:46

Plus de peur que de mal. Donald Trump a été évacué samedi soir après des coups de feu lors du gala des correspondants de la Maison Blanche à Washington et l’assaillant arrêté. Toutefois, cette attaque soulève des questions graves sur le dispositif de sécurité.

C’est à croire que cet homme est touché par la baraka. Dans la soirée du samedi 25 avril, le président américain Donald Trump aura une nouvelle fois échappé à une tentative d’assassinat, survenue dans un lieu hautement symbolique : l’hôtel Hilton de Washington. C’est le même endroit, où, quarante-cinq ans plus tôt, son prédécesseur Ronald Reagan avait été grièvement blessé par les tirs de John Hinckley Jr., un jeune homme déséquilibré obsédé par l’actrice Jodie Foster. Dans les deux cas, les spécialistes de la sécurité rapprochée pointent de sérieuses défaillances dans les dispositifs censés protéger le chef de l’exécutif américain.

Une scène hollywoodienne

En effet, à l’occasion du banquet annuel de l’association de la presse présidentielle, le président des Etats-Unis, son épouse Melania et le vice-président JD Vance trônaient au banquet d’honneur lorsque des coups de feu ont retenti à l’extérieur de la salle. Dès les premiers tirs, les hommes du Secret Service ont d’abord évacué le vice-président. Quelques secondes plus tard, Donald Trump était exfiltré à son tour. Sur l’estrade, des agents lourdement armés ont ensuite pris position. À l’extérieur, un impressionnant convoi a été vu quittant les lieux à toute vitesse, ramenant Donald Trump à la Maison-Blanche.

Aussitôt, Donald Trump exhiba la photo d’un homme torse nu allongé le ventre sur la moquette du couloir du Hilton, les mains menottées dans le dos. Avant d’annoncer sur Truth Social que les services secrets et les forces de l’ordre avaient fait un travail « fantastique » et appréhendé le tireur qu’il a qualifié de « loup solitaire ».

Un  assaillant bardé de diplômes

Les bribes d’informations qui ont filtré dans les médias américains indiquent que l’assaillant s’appelle Cole Tomas Allen, un Californien de 31 ans sorti diplômé en 2017 de la prestigieuse université de Caltech et enseignant à temps partiel et en parallèle développeur de jeux vidéo.

De son côté, le ministère de la justice révèle que le jeune californien avait loué une chambre dans l’hôtel où avait lieu l’évènement. Il était armé d’un fusil à pompe, d’un pistolet et de plusieurs couteaux et il semblait viser de hauts responsables de l’administration Trump, présents à ce dîner de plusieurs centaines de personne.

Toujours selon la même source, le suspect aurait été repéré par un détecteur de métaux. Ce qui a donné lieu à un échange de tirs. Un agent des services secrets a été touché, mais il a été sauvé par son gilet pare-balles. Il n’y a semble-t-il pas eu de victimes.

« Inexplicable et inexcusable »

Mais comment diable l’assaillant lourdement armé a-t-il pu s’introduire aussi facilement et sans être inquiété dans un endroit qui devait accueillir le président des Etats-Unis, son vice président, le secrétaire d’Etat à la guerre, ainsi que les plus hauts responsables de l’administration américaine ?

Les services de sécurité ont-ils failli autour d’un tel rendez-vous ? « Cet échec des protocoles de sécurité les plus élémentaires, aussi inexplicable qu’inexcusable, exige une enquête immédiate ». C’est ainsi qu’a réagi l’élu démocrate Ritchie Torres dans une publication sur X. Il y a de quoi.

Primo : selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme avait pris une chambre à l’hôtel Hilton;  un établissement de 1200 chambres sur 12 étages. Or, en dépit de l’importance de l’événement, l’établissement n’avait ni évacué les occupants, ni effectué des fouilles dans les chambres. Bref, on y entrait comme dans un moulin. D’ailleurs, le golfeur de Mar-a-Lago n’avait pas tort en pointant  des failles béantes dans le dispositif :  « Au regard des mesures mises en place,  il apparaît que ce n’est pas un bâtiment particulièrement sécurisé », a-t-il ironisé.

Secundo : le dîner se déroulait dans l’hôtel Hilton au cœur de Washington, la salle de bal est située au deuxième sous-sol. L’assaillant n’a pas pu l’atteindre, car il a été neutralisé au niveau supérieur, là où étaient installés les portiques de détection de métaux. Or, curieusement, il n’y en avait aucun autre ailleurs, ni dans l’hôtel, ni à l’extérieur. Un défaut qui surprend un spécialiste de protection des hautes personnalités : « La principale critique que je pourrais faire, c’est le fait d’avoir quelqu’un qui arrive en courant sur le portique de sécurité. Et donc il n’y a pas de contrôle avant le portique de sécurité. »

Tertio : le temps de réaction des officiers du Secret Service chargés de la sécurité du président interroge à son tour . Car Il leur faut de longues secondes pour se positionner en bouclier autour de Donald Trump. On les voit surgir des extrémités de l’estrade. « Ce que j’ai remarqué dans un premier temps, c’est qu’il n’y a pas d’officier de sécurité à proximité pour éventuellement l’évacuer en cas de problème. La mallette de protection qui sert à bloquer certaines balles n’était pas présente non plus », observe un ancien officier de sécurité de personnalité.

Ultime clin d’œil de l’Histoire. L’hôtel Hilton de Washington est devenu une scène de crime pour la deuxième fois de l’histoire puisque c’est dans cet établissement qu’avait eu lieu la tentative d’attentat visant Ronald Reagan, un ancien acteur hollywoodien de second plan qui fit tomber l’Empire soviétique grâce à son coup de poker menteur sur la prétendue Guerre des étoiles. Troublante coïncidence !

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Gestern — 26. April 2026Haupt-Feeds

Sécurité cybernétique | Entraînement conjoint tuniso-américain

26. April 2026 um 10:27

L’Agence tunisienne des renseignements et de la sécurité pour la défense (ARSD) et la Brigade de protection cybernétique de la réserve de l’armée américaine (ARCBP) ont mené un entraînement conjoint en matière de sécurité pour la première fois lors d’African Lion 26 à Tunis, en Tunisie, le 21 avril 2026. (Photo : Sergent de première classe Andrew Mallett.)

C’est ce que rapporte le site de défense américain Dvids, ajoutant qu’African Lion 2026 (AL26) est le plus grand exercice conjoint annuel du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), conçu pour renforcer les capacités de sécurité collectives des États-Unis, des nations africaines et de leurs alliés internationaux.

Codirigé par la Force opérationnelle de l’armée américaine pour l’Europe du Sud et l’Afrique (Setaf-AF) du 20 avril au 8 mai 2026 et mené au Ghana, au Maroc, au Sénégal et en Tunisie, l’exercice AL26 mobilise plus de 5 600 personnes issues de plus de 40 pays, en s’appuyant sur l’innovation pour renforcer la sécurité régionale sous l’égide des partenaires.

I. B. (avec Dvids).

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Les obligations américaines perdent leur « prime de sécurité »

16. April 2026 um 10:16

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’émission croissante d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont elles bénéficient depuis longtemps auprès des investisseurs. Ce qui a un impact négatif sur les obligations d’État dans le monde entier.

Dans son dernier rapport, « Fiscal Monitor », publié mercredi 15 avril, le FMI indique que « l’augmentation de l’offre d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont ces obligations ont traditionnellement bénéficié. Ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt à l’échelle mondiale ».

Selon Bloomberg News, les États-Unis émettent massivement des obligations car leur déficit budgétaire a atteint en moyenne environ 6 % par an ces trois dernières années. Soit un niveau historiquement élevé, sauf en temps de guerre ou de récession économique. Le Bureau du budget du Congrès prévoit que ce déficit important se maintiendra tout au long de la prochaine décennie, d’après l’agence de presse allemande dpa.

L’institution de Bretton Woods souligne le resserrement de l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises AAA et ceux des bons du Trésor comme preuve du déclin de l’attractivité des titres d’État américains. Alors que les spreads sont généralement considérés comme une mesure du risque que les investisseurs sont prêts à accepter chez les emprunteurs d’entreprises, le FMI inverse cette analyse, les considérant plutôt comme une mesure de la prime que les acheteurs sont disposés à payer pour investir dans des bons du Trésor…

Le fonds a présenté un graphique montrant que les marges bénéficiaires des obligations d’entreprises notées AAA sont tombées à environ 35 points de base, après avoir dépassé 55 points de base au début de 2019.

Il a également mis en lumière un autre risque : la dépendance croissante du Trésor américain aux émissions d’obligations à court terme. « Lorsque la dette est concentrée sur des échéances courtes, les gouvernements sont contraints de se refinancer fréquemment. Ce qui accroît leur vulnérabilité aux fluctuations soudaines des conditions de marché ou du sentiment des investisseurs ».

Les avertissements du FMI interviennent trois semaines avant la publication par le Trésor américain de sa dernière déclaration de politique monétaire concernant l’émission de dette américaine.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit le dispositif contre le trafic de brut libyen

15. April 2026 um 14:31

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mardi 14 avril 2026, un projet de résolution renouvelant jusqu’au 1er août 2027 le régime de sanctions concernant l’exportation illégale de pétrole libyen.

Le projet de texte, rédigé par le Royaume-Uni, renouvelle également le mandat du Groupe d’experts (GdE) du Comité des sanctions de 1970 sur la Libye jusqu’au 15 août 2027.

A cet égard, notons que par sa résolution 2146, le Conseil avait autorisé les États membres à inspecter en haute mer les navires désignés par le Comité des sanctions de 1970 pour avoir facilité l’exportation illégale de pétrole libyen.

La nouvelle résolution 2819 précise la mise en œuvre de mesures de gel des avoirs. Et ce, tout en maintenant par ailleurs le cadre de sanctions existant contre la Libye.

La modification de fond la plus importante concerne l’ajout d’un nouveau paragraphe opérationnel. Celui-ci autorise, sous des conditions strictes, le transfert des actifs bloqués/gelés de l’Autorité libyenne d’investissement (LIA) de certaines institutions financières qui les détiennent (« dépositaires ») à d’autres relevant de la même juridiction (c’est-à-dire du même pays ou d’un pays doté d’un système juridique similaire) dans le seul but de changer de dépositaire et sans possibilité de les utiliser.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

Von: walid
22. Dezember 2025 um 09:16

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

20. Dezember 2025 um 09:20

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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La Tunisie en première ligne pour une régulation internationale de l’intelligence artificielle

12. November 2025 um 11:57

La Tunisie a pris part au Sommet mondial de l’Internet, tenu du 6 au 10 novembre à Wuzhen, en Chine. Le ministre des Technologies de la Communication, Sofiène Hemissi, y a représenté le pays lors d’un événement d’envergure internationale consacré à la régulation de l’intelligence artificielle (IA) et à la cybersécurité mondiale.

La Tunisie prône un cadre global pour l’IA

Dans ses interventions, le ministre tunisien a insisté sur l’urgence d’un mécanisme international cohérent pour encadrer les usages de l’intelligence artificielle, dont les impacts économiques et éthiques dépassent désormais les frontières nationales.

Il a mis en avant l’expérience tunisienne en matière de régulation numérique, citant les efforts du pays pour concilier innovation technologique et protection des données.

Hemissi a également proposé la création d’un cadre de collaboration entre la Chine et les pays arabes, afin de renforcer la gouvernance numérique régionale et de garantir un partage équitable des bénéfices technologiques entre les nations.

La sécurité numérique au cœur du sommet

Accompagnée par l’ambassade de Tunisie à Pékin, la délégation tunisienne a participé à la cérémonie d’ouverture présidée par Wang Jintao, vice-ministre de l’Administration chinoise du cyberespace (CAC).

Le sommet a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des experts internationaux et des représentants d’organisations multilatérales, tous engagés dans la recherche de solutions communes face aux risques croissants liés à l’IA et à la cybersécurité.

Les débats ont porté sur la nécessité de développer des cadres de régulation efficaces pour prévenir les usages abusifs de l’intelligence artificielle et garantir la sécurité des données. Les participants ont unanimement affirmé que le progrès numérique doit servir le bien-être humain et les objectifs du développement durable.

En marge des sessions plénières, plusieurs ateliers thématiques ont réuni des universités, centres de recherche et experts du secteur technologique, favorisant l’échange d’expériences autour d’une gouvernance responsable et inclusive de l’Internet.

Pour la Tunisie, cette participation marque une nouvelle étape dans sa diplomatie numérique, axée sur la coopération internationale et la promotion d’un modèle technologique éthique et équitable.

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La Tunisie en « guerre réelle » contre les narcotrafiquants, affirme Khaled Nouri devant le Parlement

11. November 2025 um 09:01

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a déclaré devant les députés que la Tunisie mène actuellement “une vraie guerre” contre les narcotrafiquants. Son intervention, lundi, s’est tenue lors de l’examen du budget 2026 de son département, marqué par un accent fort sur la sécurité, la cybersécurité et la prévention climatique.

Une stratégie sécuritaire « à double détente »

Le ministre a dévoilé une approche en deux volets pour contrer le trafic de drogue. Le premier axe repose sur une action préventive, visant à identifier les itinéraires et points d’entrée utilisés par les trafiquants dès les zones frontalières. Le second volet concerne le démantèlement des réseaux criminels à travers des campagnes sécuritaires coordonnées et ciblées.

Khaled Nouri a salué les récents succès des forces de l’ordre, rappelant que d’importantes quantités de stupéfiants ont été saisies ces derniers mois. Ces résultats, a-t-il affirmé, traduisent “les efforts constants des unités sécuritaires pour éradiquer ce fléau qui menace la jeunesse tunisienne”.

Protection des écoles et cybersécurité en renfort

Interpellé par les députés sur la sécurité autour des établissements scolaires et universitaires, Nouri a insisté sur la vigilance quotidienne de ses services. Des patrouilles et opérations de contrôle sont menées régulièrement pour prévenir les comportements à risque et garantir la sécurité des jeunes.

Le ministre a également mis en avant la dimension numérique de la sécurité nationale, soulignant que la Tunisie “n’est pas à l’abri des menaces émergentes” du cyberespace. Il a appelé à une coopération accrue entre les acteurs concernés pour bâtir un système national intégré de cybersécurité, garant de la souveraineté numérique et, par extension, de la souveraineté de l’État.

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Tunisie : La prison pour plusieurs anciens dirigeants du syndicat de la sécurité intérieure

21. Oktober 2025 um 10:31

La justice tunisienne a condamné ce mardi plusieurs anciens membres du bureau exécutif du Syndicat national des forces de sécurité intérieure ainsi qu’un propriétaire d’imprimerie privée à des peines de prison allant de trois à six ans pour des affaires de corruption financière.

Des peines pour malversations et blanchiment d’argent

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour de première instance de Tunis a rendu son jugement ce matin. Parmi les condamnés figurent l’ancien secrétaire général du syndicat et plusieurs autres membres de son bureau exécutif.

Ils ont été reconnus coupables de « trahison caractérisée », de participation à cette trahison, de blanchiment d’argent et d’autres infractions à caractère financier, rapporte Mosaique fm.

Le propriétaire d’une imprimerie privée, impliqué dans certaines transactions financières irrégulières, a également été condamné. Les peines prononcées vont de trois à six ans de prison ferme.

Ces décisions interviennent après que la chambre d’accusation spécialisée de la Cour d’appel a renvoyé les prévenus, placés en état d’arrestation, devant la chambre criminelle pour corruption financière. Les accusations portaient sur des faits de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de complicité dans des malversations financières au sein du syndicat.

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Cybersécurité en Tunisie : Plus de 57.000 attaques recensées au premier semestre 2025

08. Oktober 2025 um 15:16

Le spécialiste international en cybersécurité, Ali Laaribi, a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des attaques informatiques visant la Tunisie et sur les défis persistants que pose la sécurité numérique à l’échelle nationale.

Selon les données de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI), la Tunisie a enregistré 57.430 attaques cybernétiques durant les six premiers mois de 2025. Ce chiffre, confirmé par Ali Laaribi, témoigne d’une intensification préoccupante des menaces visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises privées.

Le spécialiste a rappelé qu’en 2023, le pays avait déjà subi près de 150.000 attaques, soulignant la vulnérabilité croissante des infrastructures critiques telles que les réseaux d’électricité, d’eau et de télécommunications.

Un déficit mondial de compétences

Laaribi a également mis en exergue la pénurie de ressources humaines qualifiées dans le domaine de la cybersécurité, évoquant un déficit mondial estimé à 3,5 millions d’experts selon un rapport international couvrant l’année 2023.

« Les mêmes défis se posent en Tunisie, où le manque de spécialistes freine la mise en œuvre d’une stratégie efficace de protection numérique », a-t-il affirmé dans une déclaration à Mosaïque FM.

L’urgence d’une stratégie nationale claire

Le chercheur a insisté sur la nécessité de mettre à jour la législation relative à la sécurité numérique et d’intégrer la cybersécurité dans les politiques d’importation et d’acquisition de matériel technologique.

Il a également appelé à réaliser un inventaire complet des installations stratégiques du pays et à renforcer leur protection, estimant que toute attaque contre ces infrastructures « représente une menace directe pour la sécurité nationale et la vie des citoyens ».

D’ici 2030, le nombre d’appareils connectés à Internet dans le monde pourrait atteindre 32 milliards, selon Laaribi – un contexte technologique qui multipliera mécaniquement les risques d’intrusion et d’espionnage.

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Tunisie Telecom : Un acteur de confiance au service de la cybersécurité et de la souveraineté numérique

Von: Webdo
02. Oktober 2025 um 18:51

Dans un monde où la transformation digitale s’accélère et où les cybermenaces se multiplient, la protection des données et la souveraineté numérique sont devenues des priorités pour les entreprises, les institutions et les citoyens. Consciente de ces enjeux, Tunisie Telecom réaffirme son rôle de partenaire stratégique en bâtissant un écosystème numérique sûr, fiable et aligné sur les standards internationaux.

Des certifications internationales gages de confiance

Ces derniers mois, l’opérateur a obtenu plusieurs distinctions de référence qui attestent de la solidité de ses infrastructures et de la qualité de ses services :

  • Le Data Center Carthage a été certifié ISO 27001, ISO 27701 et ISO 9001, garantissant sécurité des données, protection de la vie privée et excellence opérationnelle.
  • La Direction de la Relation Clients (DRC) a décroché la certification ISO/IEC 27001:2022 pour son Système de Management de la Sécurité de l’Information, confirmant la protection rigoureuse des données sensibles.
  • Le Customer Network Operation Center (CNOC) a mis en place un Système de Management de la Qualité conforme à la norme ISO 9001:2015, assurant une surveillance proactive et continue des services.

Au-delà des labels, une stratégie nationale

Ces certifications vont bien au-delà d’une reconnaissance formelle. Elles renforcent la confiance des clients et soulignent la volonté de Tunisie Telecom de contribuer à la souveraineté numérique du pays grâce à des infrastructures locales certifiées et sécurisées.

Innovation, sécurité et transformation digitale

En multipliant ces initiatives, Tunisie Telecom consolide sa position d’opérateur de confiance et de partenaire clé de la transformation digitale. L’entreprise se distingue non seulement par la qualité de ses services, mais aussi par son engagement à accompagner l’innovation et à répondre aux besoins croissants d’une société connectée.

Fidèle à sa mission d’entreprise citoyenne, Tunisie Telecom place ainsi la cybersécurité et la qualité au cœur de sa stratégie, au service d’une Tunisie numérique, compétitive et souveraine.

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