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L’Italien Duferco lance un projet photovoltaïque en Tunisie

23. Juni 2026 um 13:37

Le groupe italien Duferco a annoncé qu’il signera demain, mercredi 24 juin 2026, à Tunis, un protocole d’accord stratégique avec un important groupe tunisien, dont il n’a pas cité le nom, pour développer de l’énergie photovoltaïque, et ce dans le cadre du Forum d’affaires et de commerce Italie-Tunisie, qui se tiendra les 24 et 25 juin dans la capitale tunisienne.

Latif Belhedi

Cet événement, parrainé, côté italien, par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et l’Agence pour le commerce extérieur (ICE), s’inscrit dans un contexte d’accélération significative des relations économiques bilatérales.

Antonio Gozzi, président de Duferco Italia Holding, président de Federacciai et conseiller spécial de la Confindustria pour l’autonomie stratégique européenne, le plan Mattei et la compétitivité, a déclaré à l’Agenzia Nova, que «la question majeure de l’énergie est au cœur du projet, sur lequel nous travaillons chez Duferco, en partenariat avec un grand groupe tunisien», ajoutant qu’un accord sera signé avec un opérateur tunisien pour le développement des énergies renouvelables photovoltaïques.

Selon M. Gozzi, le projet a une dimension industrielle initiale, les parties «ayant déjà signé des contrats avec des entreprises italiennes consommatrices d’énergie en Tunisie».

Le développement des énergies renouvelables pourrait être lié à Elmed, le câble à courant continu promu par Terna et la Steg, reliant Partanna (Sicile) à Mlaabi (Cap Bon, Tunisie).

Cette infrastructure aura une puissance de 600 mégawatts et une longueur d’environ 220 kilomètres, dont environ 200 kilomètres de câble sous-marin.

De bonnes perspectives dans les deux sens

Pour Gozzi, Elmed peut ouvrir des perspectives dans les deux sens. «Si de l’énergie verte peut être réimportée en Italie, cela pourrait constituer une nouvelle opportunité», a-t-il observé. Parallèlement, a-t-il ajouté, «il pourrait y avoir une opportunité d’exporter de l’électricité vers la Tunisie, car les besoins tunisiens, comme tous les besoins énergétiques, vont croître significativement dans les années à venir». Le président de Duferco Italia Holding a également souligné le rôle potentiel des entreprises italiennes énergivores. «Le consortium d’entreprises italiennes énergivores que je préside, Interconnector, a déjà fait part de sa volonté de financer un tronçon de câble en cas de besoins de financement non couverts», a-t-il déclaré. «C’est une proposition très concrète», a-t-il ajouté.

Interconnector Energy Italia est le consortium qui rassemble de grandes entreprises énergivores désireuses de renforcer la sécurité et la compétitivité de l’approvisionnement en électricité.

Ce dossier énergétique s’appuie sur une relation industrielle déjà bien établie. Pour Gozzi, la Tunisie n’est pas seulement un débouché pour les entreprises italiennes, mais aussi une plateforme de production intégrée aux chaînes d’approvisionnement européennes. «La Tunisie est un pays où le développement industriel a été très intéressant dans divers secteurs, notamment pour les industries italiennes, de la pharmacie à la sidérurgie, en passant par la construction, le ciment et, bien sûr, le textile, secteur le plus traditionnel», a-t-il déclaré.

Les entreprises italiennes implantées en Tunisie, a-t-il ajouté, «sont désormais satisfaites» de leur implantation. Les données de l’Institut national de la statistique confirment également le renforcement de l’axe économique : au cours des cinq premiers mois de 2026, les échanges bilatéraux ont atteint 9,4 milliards de dinars, soit environ 2,8 milliards d’euros.

Bilatéralité et symétrie et non néocolonialisme

Le plan Mattei comprend également la formation professionnelle et la mobilité régulière, a également déclaré M. Gozzi, en rappelant l’accord conclu entre la Confindustria, Elis, la cellule de pilotage du Palazzo Chigi et l’Université Luiss pour recenser les initiatives de formation déjà en cours dans les pays partenaires.

Elis est une organisation à but non lucratif qui œuvre pour la formation et la mise en relation des jeunes, des entreprises, des écoles et des universités. «Nous ne pouvons pas prendre le risque que ces activités soient interprétées comme du néocolonialisme», a averti M. Gozzi, insistant sur la nécessité de la «bilatéralité» et de la «symétrie» dans les programmes de formation.

Le modèle, a-t-il précisé, ne se limite pas à la Tunisie : «Il est mis en œuvre en Algérie, au Maroc, au Gabon pour le cacao, en Côte d’Ivoire et en Éthiopie.»

Le Forum tuniso-italien, qui s’ouvrira demain à Tunis, intervient dans un contexte d’accélération significative des relations économiques bilatérales : en 2025, selon les données de l’ICE, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 6,5 milliards d’euros, dont 3,4 milliards d’euros d’exportations italiennes.

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Électricité : La production progresse, mais la Tunisie reste dépendante des importations

18. Juni 2026 um 14:50

La production nationale d’électricité a enregistré une hausse de 7% au cours des quatre premiers mois de 2026, atteignant 5945 GWh contre 5577 GWh un an plus tôt, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette progression intervient dans un contexte marqué par une augmentation de la demande, mais aussi par une dépendance persistante aux importations d’électricité, qui continuent de couvrir une partie des besoins du pays.

Une production en hausse, mais des importations toujours nécessaires

D’après le rapport de l’Observatoire, la production nationale d’électricité, y compris l’autoproduction à partir des énergies renouvelables, s’est établie à 5945 GWh à fin avril 2026, soit une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente.

La production destinée au marché local a, quant à elle, augmenté de 3%. Malgré cette évolution positive, la Tunisie continue de recourir aux importations pour satisfaire sa consommation électrique. Les achats d’électricité, principalement en provenance d’Algérie, ont ainsi couvert 9% des besoins du marché local à fin avril.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demeure l’acteur dominant du secteur, assurant à elle seule 92% de la production nationale.

Les énergies renouvelables progressent, mais restent limitées

Le rapport met également en lumière la place encore modeste des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

À fin avril 2026, l’électricité produite à partir de sources renouvelables représentait 8,2% de la production totale. Ce taux demeure inférieur aux ambitions affichées en matière de transition énergétique, même si les investissements dans le solaire continuent de progresser.

L’Observatoire relève ainsi l’installation de près de 466 mégawatts de toitures photovoltaïques dans le secteur résidentiel, auxquels s’ajoutent 130 mégawatts raccordés en moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

Ces capacités supplémentaires témoignent d’un développement progressif de l’énergie solaire, sans pour autant modifier de manière significative l’équilibre global du système électrique.

Sur le front de la demande, les ventes d’électricité ont progressé de 3% entre fin avril 2025 et fin avril 2026. Les industriels demeurent les premiers consommateurs d’électricité du pays, représentant 61% de la demande totale des clients haute et moyenne tension.

La hausse de la production nationale constitue un signal positif pour le secteur électrique tunisien. Néanmoins, la dépendance aux importations, la faible part des énergies renouvelables et le poids croissant de la demande industrielle rappellent que les défis liés à la sécurité énergétique et à la transition vers des sources de production plus durables demeurent au cœur des enjeux du pays.

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Électricité : L’Algérie réaffirme son soutien à la Tunisie

25. Mai 2026 um 14:22

Selon le journal algérien Al Chourouk, le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Ajal, a réaffirmé la volonté de l’Algérie de poursuivre son soutien à la Tunisie et de renforcer la coopération bilatérale, en particulier dans le domaine énergétique.

Cette position a été exprimée à l’occasion de la réception, dimanche, d’une délégation de haut niveau de la STEG. À cette occasion, le ministre a insisté sur la continuité des exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026, période marquée par une forte tension sur la demande énergétique.

Défis liés aux pics de consommation

Mourad Ajal a souligné que, malgré les défis liés aux pics de consommation estivaux, l’Algérie entend honorer ses engagements envers la Tunisie. Il a rappelé que le groupe Sonelgaz demeure mobilisé pour garantir la fiabilité des approvisionnements, en tenant compte du caractère stratégique de cette période pour la Tunisie.

Lire aussi : Énergies renouvelables : La Tunisie atteint 9% du mix électrique

Le ministre a également donné des instructions visant à renforcer la coordination entre Sonelgaz et la STEG, afin d’améliorer la réponse aux besoins énergétiques tunisiens et d’optimiser la gestion des échanges électriques entre les deux pays.

Liaison électrique tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye

Enfin, la rencontre a permis d’évoquer le projet de liaison électrique tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Le ministre algérien a appelé à accélérer la réalisation de cette interconnexion stratégique, considérée comme un levier majeur pour renforcer l’intégration énergétique régionale et consolider la place des trois pays dans le paysage énergétique méditerranéen.

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Stress hydrique et crise énergétique : La Tunisie mise sur le nucléaire civil

09. Mai 2026 um 09:00

La Tunisie veut faire du nucléaire civil un levier stratégique face aux défis énergétiques et hydriques. Réunie à Tunis à l’occasion de la 38ᵉ session de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), elle a affiché sa volonté de renforcer la coopération arabe dans plusieurs domaines sensibles, notamment la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique régionale marquée par la recherche de solutions alternatives durables aux crises de l’eau et de l’énergie.

Tunis mise sur une coopération nucléaire renforcée

Intervenant lors de l’ouverture des travaux de la conférence, Mondher Belaïd, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a plaidé pour une nouvelle vision stratégique de l’AAEA.

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’agence arabe, d’améliorer ses performances et de développer davantage les partenariats internationaux dans le domaine nucléaire pacifique.

La Tunisie entend ainsi consolider sa place dans les programmes régionaux liés aux technologies nucléaires civiles, particulièrement dans des secteurs jugés prioritaires comme l’électricité et le dessalement de l’eau de mer, alors que le pays fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

Fusion nucléaire et gouvernance : les nouvelles priorités

Au-delà des applications classiques du nucléaire civil, Tunis a également mis en avant les perspectives offertes par la fusion nucléaire, technologie considérée comme l’un des grands enjeux énergétiques du futur.

Les autorités tunisiennes ont, par ailleurs, insisté sur l’importance d’une coordination nationale plus étroite entre les différentes structures scientifiques et techniques spécialisées, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection.

L’objectif affiché est de mieux valoriser l’expertise tunisienne et de renforcer la contribution du pays aux initiatives scientifiques arabes dans ce domaine stratégique.

Transparence et efficacité au cœur du dispositif

La Tunisie a également appelé à la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs de performance précis afin de garantir une gouvernance plus efficace et plus transparente des programmes nucléaires civils.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, du directeur général du CNSTN, Haythem Sghaier, ainsi que de plusieurs délégations arabes et représentants diplomatiques.

Dans un contexte régional marqué par les défis énergétiques, climatiques et hydriques, Tunis cherche ainsi à inscrire le nucléaire civil comme un outil stratégique de développement et de coopération scientifique.

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Industrie : Fin de fonctions pour le directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables

05. Mai 2026 um 20:12

Il a été mis fin aux fonctions de Belhassen Chiboub, directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables au sein du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, conformément à un décret publié au Journal Officiel de la République Tunisienne en date du 5 mai 2026. Cette décision officialise un changement à un poste stratégique du secteur énergétique.

Une décision actée par décret

Le texte réglementaire publié au Journal Officiel de la République Tunisienne entérine la fin des fonctions de Belhassen Chiboub, sans préciser les motifs de cette mesure ni l’identité de son successeur.

Cette direction générale joue un rôle clé dans la gestion des politiques liées à l’électricité ainsi qu’au développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Relevant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la direction de l’électricité et des énergies renouvelables est au cœur des enjeux énergétiques du pays, notamment en matière de diversification des sources d’énergie et de transition vers des modèles plus durables.

Ce changement intervient dans un contexte marqué par des défis structurels liés à la sécurité énergétique et à l’accélération des projets d’énergies renouvelables.

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Électricité : La production en hausse, mais la dépendance aux importations persiste

24. April 2026 um 19:16

L’Observatoire National de l’Energie et des Mines fait état d’une progression de la production nationale d’électricité, qui atteint 3016 GWh à fin février 2026, contre 2798 GWh un an auparavant, soit une hausse de 8%. Cette évolution intervient dans un contexte de demande énergétique soutenue et de transformation progressive du mix énergétique. Malgré cette amélioration, le recours aux importations reste significatif pour couvrir les besoins du marché local.

Une production dominée par la STEG et encore peu renouvelable

La Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz continue de concentrer l’essentiel de la production nationale, avec 93% du total. La production destinée au marché local n’a progressé que de 2%, révélant une croissance modérée de l’offre interne.

Les énergies renouvelables, quant à elles, représentent encore une part limitée, avec 6,4% de la production globale. Toutefois, leur déploiement se poursuit, notamment à travers l’installation de capacités photovoltaïques : 444 MW en toitures dans le secteur résidentiel et 113 MW en moyenne et haute tension pour les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

Importations et consommation : des signaux contrastés

Malgré l’augmentation de la production, les importations d’électricité — principalement en provenance de l’Algérie — couvrent encore 9% des besoins du marché local, soulignant une dépendance persistante.

Du côté de la consommation, les ventes d’électricité ont globalement augmenté de 3% entre février 2025 et février 2026. Cependant, cette tendance masque des disparités avec une baisse de 11% pour les clients haute tension et une hausse de 2% pour les clients moyenne tension.

Les ventes en basse tension, dominées par le secteur résidentiel (environ 75%), restent difficiles à évaluer précisément en raison des spécificités de la facturation.

Industrie en repli, poids dominant dans la demande

Les industriels demeurent les principaux consommateurs d’électricité, représentant 62% de la demande des segments haute et moyenne tension. Néanmoins, plusieurs branches affichent un recul notable : industrie métallurgique de base (-5%) ; industries extractives (-4%) ; papier et édition (-2%) ; pompage d’eau et services sanitaires (-2%).

Dans l’ensemble, ces indicateurs traduisent une dynamique énergétique en amélioration, mais encore marquée par des déséquilibres structurels, notamment en matière de dépendance extérieure et de transition vers les énergies renouvelables en Tunisie.

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Mahdia : Coupure d’électricité dimanche dans plusieurs zones

18. April 2026 um 11:44

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé une interruption programmée de la distribution électrique dimanche 19 avril 2026 dans plusieurs zones du gouvernorat de Mahdia. Cette coupure, prévue de 8h30 à 13h00, est liée à des travaux de maintenance sur le réseau.

Plusieurs quartiers de Mahdia concernés

Dans la ville de Mahdia, la coupure touchera notamment la zone touristique, de la résidence Al Masri (café Chaabane) jusqu’à la résidence La Croisière, en passant par la rue Rached Khoudja et les environs de l’hôtel El Mansour. Sont également concernés les secteurs de l’avenue du 2 mars, de la rue Cordoue, ainsi que les abords de la CNSS et du quartier Dar El Masakni.

Ces interventions visent à renforcer la fiabilité du réseau électrique dans des zones à forte activité résidentielle et touristique.

Extension à Ksour Essef

Dans la délégation de Ksour Essef, la coupure affectera la route de Salakta, du café « OPERA » jusqu’au collège préparatoire de la région.

La STEG précise que le rétablissement de l’électricité interviendra progressivement et sans préavis dès la fin des travaux.

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Coupure d’électricité programmée jeudi dans plusieurs quartiers de l’Ariana

14. April 2026 um 19:04

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé une interruption temporaire du courant dans plusieurs zones du gouvernorat de l’Ariana, jeudi 16 avril 2026. Cette coupure, prévue de 9h à 15h, touchera notamment des quartiers de la délégation de Raoued dans le cadre des travaux périodiques d’entretien du réseau de distribution.

Borj Touil parmi les secteurs concernés

Selon le communiqué du district STEG de l’Ariana, l’intervention concernera principalement la région de Borj Touil. Sont visés la Cité SNIT, Karmet Aziz, les habitations situées à proximité de l’école primaire de Borj Touil, ainsi que la route de Borj Touil vers Sidi Younes et le lotissement Turki.

Cette opération s’inscrit dans le programme régulier de maintenance du réseau électrique, destiné à renforcer la stabilité de l’alimentation et à améliorer la qualité du service fourni aux abonnés.

Une remise en service progressive sans préavis

La STEG précise que le rétablissement du courant se fera progressivement, selon l’avancement des travaux sur le terrain. L’entreprise avertit également que le retour à la normale pourrait intervenir sans préavis, dès la fin des opérations techniques.

Les habitants des zones concernées sont ainsi invités à prendre les dispositions nécessaires durant la plage horaire annoncée.

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Énergie : La demande intérieure grimpe, portée par les carburants et l’électricité

29. März 2026 um 10:58

En Tunisie, la demande nationale de produits pétroliers a progressé de 6% entre janvier 2025 et janvier 2026, atteignant 401 ktep, selon les données publiées par Observatoire national de l’énergie et des mines.

Cette hausse est principalement portée par le rebond de certains carburants, notamment l’essence et le jet aviation. Elle s’inscrit dans un contexte de reprise de l’activité économique et de mobilité accrue.

Essence et aviation en tête de la hausse

Dans le détail, la progression globale est alimentée par une forte augmentation de la consommation d’essence (+15%), du carburant aérien (+11%) et du fuel (+30%). À l’inverse, le gasoil, qui demeure dominant, n’affiche qu’une hausse marginale de 1%.

La structure de consommation reste globalement stable, avec toutefois une montée en puissance de l’essence, dont la part passe de 18% à 20%. Le gasoil recule légèrement, de 43% à 41%, tandis que le fuel progresse de 2% à 3%.

Les carburants routiers continuent de peser lourd, représentant 61% de la consommation totale, en hausse de 5% sur un an. Le GPL suit la même tendance (+5%), alors que le coke de pétrole, utilisé principalement par les cimenteries, augmente de 3%.

Gaz naturel : une demande tirée par l’électricité

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a enregistré une hausse de 7% sur la même période, pour atteindre 418 ktep-pci. Cette progression est essentiellement imputable à la production d’électricité, dont la consommation de gaz bondit de 12%.

Le secteur électrique reste de loin le principal consommateur, concentrant 64% de la demande totale. En Tunisie, la production d’électricité repose à près de 94% sur le gaz naturel, ce qui accentue la sensibilité du pays aux variations de cette ressource.

Consommation finale en léger repli

En revanche, la consommation finale de gaz (hors production électrique) recule légèrement de 1%, pour s’établir à 151 ktep-pci. Cette baisse est liée notamment au recul de la demande des clients à haute pression (-5%), tandis que les usages à moyenne et basse pression restent globalement stables.

Autre indicateur notable : la consommation spécifique des moyens de production électrique progresse de 6%, traduisant une hausse des besoins énergétiques pour produire un même volume d’électricité.

Dans ce contexte, la production d’électricité à partir du gaz naturel a elle aussi augmenté de 6%, confirmant la dépendance structurelle du mix énergétique tunisien à cette ressource.

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Guerre en Iran : L’Egypte freine sa consommation d’électricité

19. März 2026 um 08:26

Le gouvernement égyptien a récemment mis en place des mesures temporaires de rationalisation de la consommation d’électricité, prévues pour une durée d’environ 30 jours. Contrairement à certaines informations circulant sur les réseaux sociaux, il ne s’agit pas de coupures généralisées, mais d’un ensemble de décisions visant à réduire la pression sur le réseau énergétique.

Parmi ces mesures figurent la réduction des horaires d’ouverture des commerces, l’extinction de l’éclairage publicitaire et des initiatives d’économie d’énergie dans l’administration. L’objectif affiché est d’éviter un recours massif aux délestages, déjà expérimentés par le pays ces dernières années dans un contexte de tension sur l’approvisionnement en gaz.

Environnement régional particulièrement instable

Ces restrictions interviennent dans un environnement régional particulièrement instable, marqué par l’escalade militaire autour de Crise du détroit d’Ormuz de 2026. Depuis les frappes menées fin février 2026 contre l’Iran, les tensions ont fortement perturbé les marchés énergétiques mondiaux, provoquant une hausse des prix du pétrole et du gaz ainsi que des incertitudes sur les routes d’approvisionnement stratégiques.

Dans ce contexte, les prix de l’énergie ont connu une flambée notable, avec un baril de pétrole dépassant brièvement le 100 dollars, accentuant la pression sur les pays importateurs comme l’Égypte.

Toutefois, ces mesures ne s’expliquent pas uniquement par la conjoncture internationale. L’Égypte fait face depuis plusieurs années à des difficultés structurelles dans son secteur énergétique, notamment une baisse de sa production de gaz naturel et une hausse continue de la demande intérieure, ce qui a déjà conduit à des coupures d’électricité à partir de 2023.

La guerre comme facteur aggravant

Ainsi, la guerre en Iran agit comme un facteur aggravant plutôt que comme une cause directe. Elle renforce les tensions sur les marchés énergétiques et renchérit les coûts d’approvisionnement, poussant les autorités égyptiennes à adopter des mesures préventives pour sécuriser leur réseau électrique.

Dans ce contexte, la stratégie du Caire repose sur une gestion prudente de la consommation afin de limiter les risques de pénurie, tout en maintenant la stabilité de l’approvisionnement dans un environnement régional marqué par une forte volatilité.

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