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Afrique : la nouvelle dynamique des infrastructures peut profiter aux entreprises tunisiennes

29. Dezember 2025 um 08:00

Alors que plusieurs économies africaines accélèrent la modernisation de leurs infrastructures — transports, énergie, numérique, industrie et urbanisme — le continent ouvre un cycle d’investissements sans précédent. Une dynamique qui redéfinit les chaînes de valeur régionales et crée de nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes, appelées à renforcer leur présence sur ces marchés en pleine expansion.

L’Afrique connaît une phase d’accélération sans précédent dans la modernisation de ses infrastructures. Ports, énergie, numérique, zones industrielles : plusieurs économies du continent déploient des programmes ambitieux, créant un marché régional en pleine expansion. Pour les chefs entreprise tunisiens comme maghrébins, cette dynamique représente à la fois des opportunités d’investissement et de nouveaux espaces de coopération stratégique. Avec courage, vision lucide et ambition, les entreprises tunisiennes, dont certaines regorgent d’expertises souvent pointues, sont à même de remporter un certain nombre de marchés.

Selon les spécialistes, le premier moteur de cette transformation reste le transport au sens large du terme, désormais au cœur des stratégies de compétitivité. En effet, en Afrique de l’Est, le Kenya poursuit la consolidation de son corridor régional avec la ligne SGR (Standard Gauge Railway) et la modernisation du port de Mombasa. L’Éthiopie renforce sa plateforme d’accès maritime grâce au corridor Addis-Djibouti.

En Afrique de l’Ouest, le Sénégal avance sur le TER de Dakar et de nouvelles autoroutes. La Côte d’Ivoire mise sur le métro d’Abidjan et l’extension de son port. Quant au Nigeria, il accélère la rénovation de son réseau (Lagos-Ibadan).

 

Lire aussi: Afrique : la nouvelle course aux infrastructures

 

Focus sur le secteur énergétique et le numérique

Le secteur énergétique n’est pas en reste, il vit également une mutation profonde, portée par la montée en puissance des renouvelables, comme on pourrait s’en douter. C’est ainsi que le Kenya renforce sa place de leader géothermique, alors que l’Éthiopie, pour sa part, compte sur le Grand Barrage de la Renaissance pour transformer son mix énergétique.

L’Afrique du Sud et le Ghana modernisent leurs réseaux, pendant que la Tunisie multiplie, justement, les partenariats internationaux pour développer son potentiel solaire/éolien, et que la Namibie devient un acteur prometteur de l’hydrogène vert. Pour les opérateurs tunisiens – ingénierie, EPC (pour Engineering, Procurement, and Construction), câblerie, énergies renouvelables – ce marché représente un relais de croissance considérable.

Dans cette mouvance, le numérique devient un second pilier majeur d’attractivité. Le Rwanda s’impose comme modèle africain de digitalisation publique; le Kenya confirme son leadership en data centers et services mobiles; le Nigeria et l’Afrique du Sud accélèrent leurs infrastructures cloud et 5G; le Ghana renforce sa plateforme e-gov et la connectivité nationale. Cette dynamique ouvre un champ naturel pour les entreprises maghrébines et potentiellement tunisiennes spécialisées dans le cloud, le paiement électronique, la cybersécurité ou l’intégration IT.

L’industrie, l’urbanisme… nouveaux filons

Dans le domaine industriel, les zones économiques spéciales (ZES) deviennent des vecteurs incontournables de création de valeur. L’Éthiopie multiplie les parcs industriels, l’Égypte s’appuie sur les ZES du Canal de Suez. Le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Sénégal développent également des pôles manufacturiers compétitifs. De ce fait, les entreprises tunisiennes d’ingénierie, BTP, logistique ou manufacturing disposent là d’un terrain d’expansion stratégique.

Enfin, l’urbanisme et la résilience climatique s’imposent comme priorités. L’Égypte, le Maroc, le Rwanda, le Kenya ou la Côte d’Ivoire investissent dans des smart cities. Tandis que les besoins en irrigation, dessalement et gestion de l’eau explosent – une expertise dans laquelle les opérateurs tunisiens disposent d’un savoir-faire reconnu.

Besoin d’accompagnement

Pour les chefs d’entreprise tunisiens, cette dynamique africaine annonce un changement d’échelle : la modernisation accélérée des infrastructures transforme structurellement les chaînes de valeur régionales et ouvre un champ inédit de partenariats stratégiques.

Mais vous diriez qu’il manque l’élément essentiel dans tout cela. Et je vous dirais que vous avez parfaitement raison, il manque le nerf de la guerre… commerciale, à savoir l’argent. Oui, nos entreprises, pour pouvoir accéder à ces marchés africains, dont certains sont gigantesques et nécessitent de grand moyens, ont besoin d’êtres accompagnées, et par l’Etat et par les institutions financières. Or, dans ce cadre, beaucoup de chefs d’entreprise se plaignent – et ce n’est pas nouveau – du peu d’engagement des décideurs publics et autres institutions financières à les aider.

Aujourd’hui un certain nombre sont en train de changer, politiquement et économiquement. Et nous pensons que la région ouest-africaine constitue un gisement d’opportunités pour les entreprises tunisiennes et par ricochet pour l’économie tunisienne.

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Afrique : la nouvelle course aux infrastructures

28. Dezember 2025 um 06:00

Face à l’accélération des investissements en infrastructures en Afrique, plusieurs pays du continent redessinent leurs priorités économiques et ouvrent de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes. Transport, énergies, technologies numériques, logistique ou urbanisme : les grands chantiers engagés du Maroc à l’Afrique du Sud en passant par l’Égypte, le Kenya, ou encore l’Afrique de l’Ouest, créent des besoins croissants en expertise, technologies, services et partenariats. Alors, pour les acteurs tunisiens souhaitant se positionner sur les marchés africains, comprendre cette dynamique – et identifier les pays les plus avancés et les secteurs les plus porteurs – constitue désormais un atout stratégique.

 

Dans un continent en pleine mutation, la modernisation des infrastructures est devenue l’un des principaux leviers de compétitivité et d’attractivité. Routes, ports, énergies, numérique, urbanisme : partout, les États multiplient les chantiers pour accompagner la croissance démographique, attirer les investissements et soutenir l’industrialisation. Mais les avancées restent très contrastées. Certains pays affichent une stratégie globale et intégrée; d’autres accélèrent rapidement. Tandis qu’un troisième groupe progresse par étapes.

Les locomotives du continent

Commençons par ceux considérés comme les locomotives. Le Maroc figure en tête des pays les plus avancés en matière d’infrastructures. En deux décennies, le royaume a bâti l’un des écosystèmes infrastructurels les plus complets d’Afrique, selon les données disponibles : ligne à grande vitesse, ports de rang mondial comme Tanger Med, réseaux routiers modernisés, zones industrielles intégrées et politique énergique dans les renouvelables.

Le pays mise aussi sur la digitalisation des services publics, consolidant un modèle cohérent et lisible qui stimule l’attractivité économique. D’ailleurs, à l’occasion de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (21 décembre – 18 janvier 2026) et surtout les préparatifs de la Coupe du monde 2030, on voit bien les progrès réalisés par le royaume chérifien.

De son côté, l’Égypte mène une transformation d’envergure. Entre la nouvelle capitale administrative, l’extension du métro du Caire, les autoroutes, les projets ferroviaires et le méga-parc solaire de Benban, Le Caire s’appuie sur des investissements massifs pour remodeler ses infrastructures. Les zones économiques du Canal de Suez renforcent cette stratégie, qui vise autant la gestion de la croissance démographique que la montée en puissance industrielle.

Mais ce qui devrait intéresser davantage les entreprises tunisiennes se trouve en Afrique subsaharienne. A commencer par le Kenya qui s’impose comme un pôle régional majeur, combinant avancées logistiques et puissance numérique, comme le confirment plusieurs analystes. Le pays a lancé la modernisation du port de Mombasa, le développement de la ligne ferroviaire SGR, le renforcement des réseaux routiers. « Nairobi consolide sa position de hub en Afrique de l’Est. Son écosystème technologique, déjà parmi les plus dynamiques du continent, et son leadership dans la géothermie complètent cette montée en gamme ».

L’Afrique du Sud, malgré les difficultés d’Eskom et la dégradation de certaines infrastructures, demeure l’une des économies les mieux équipées. Le pays investit dans les énergies renouvelables, réhabilite ses réseaux électriques et continue de renforcer ses capacités portuaires, ferroviaires et numériques, notamment avec la 5G et les data centers.

Les pays en forte accélération

Dans cette configuration, il y a des pays qui avancent rapidement, certains moyennement et d’autres encore lentement. Parmi les pays qui accélèrent, l’Éthiopie qui incarne l’une des progressions les plus rapides du continent. En effet, « le barrage GERD, les zones industrielles modernes et les corridors ferroviaires témoignent d’une volonté claire d’ancrer l’industrialisation dans la durée. Malgré un contexte intérieur parfois fragile, Addis-Abeba avance sur plusieurs fronts ».

De son côté, la Côte d’Ivoire – un pays qui intéressent à plus d’un titre les entreprises tunisiennes – connaît une séquence d’investissements structurants. Métro d’Abidjan, extension du port, nouveaux axes routiers, développement énergétique, extraction minière : le pays consolide sa place de hub logistique et commercial en Afrique de l’Ouest. Le développement de zones industrielles modernes accompagne cette dynamique.

Pas loin de là, on observe la même tendance au Sénégal, où le Train express régional (TER), les autoroutes et les pôles urbains comme Diamniadio transforment l’aménagement du territoire. Le pays renforce également ses infrastructures numériques et énergétiques.

Le Ghana n’est pas en reste, le pays poursuit une montée en puissance régulière, portée par la modernisation du port de Tema, le déploiement de la fibre et des investissements croissants dans l’énergie.

Le Nigeria, lui aussi, malgré des défis persistants, avance par étapes : développement du rail Lagos–Ibadan (environ 157 km), expansion de la zone économique spéciale de Lekki, amélioration des infrastructures numériques et logistiques.

Nous ajouterons la Guinée-Conakry qui, depuis quatre ans, a pris une grande volonté politique pour se doter d’infrastructures dignes de ce nom. Et avec les prochaines élections, présidentielle du 28 décembre et législatives au cours des premiers mois de l’année 2026, cette tendance pourrait s’accélérer : construction d’autres ports en eaux profondes, des routes, mise en place de projets d’énergie renouvelable, construction de barrages hydroélectriques…

Les modernisations plus ciblées

Un troisième groupe avance de manière progressive mais significative. La Tunisie modernise son secteur public à travers la digitalisation, développe des projets d’énergie renouvelable et améliore par étapes ses infrastructures de transport.

Le Rwanda, leader dans la transformation numérique en Afrique, investit dans les villes intelligentes, la fibre optique et une gouvernance technologique avancée.

La Namibie, pour sa part, se positionne sur l’énergie propre, misant sur le solaire et l’hydrogène vert pour bâtir un modèle de développement résilient.

Une Afrique à plusieurs vitesses en matière d’infrastructures

Toutefois, tous les pays n’avancent pas à la même vitesse. En effet, si leurs trajectoires diffèrent, une constante domine tout de même : les infrastructures sont désormais perçues non plus comme un simple outil de service public, mais comme un vecteur essentiel de compétitivité, de souveraineté et d’intégration régionale. Les pays qui combinent modernisation physique (ports, routes, énergie, urbanisme) et modernisation numérique (fibre, 4G/5G, data centers, e-gouvernement) sont ceux qui se positionnent le mieux pour attirer les investissements et soutenir leur croissance.

D’où l’indication pour un certain nombre d’entreprises tunisiennes pour partir à la recherche de marchés porteurs en Afrique… subsaharienne notamment. Et à n’en pas douter, à l’échelle du continent, cette course à l’infrastructure dessine une Afrique en mouvement, où les ambitions se traduisent de plus en plus par des projets concrets et des transformations visibles.

Vous aurez compris qu' »il y a à boire et à manger » (selon une expression camerounaise) en matière de marché en Afrique subsaharienne pour les entreprises tunisiennes. Une chance à saisir!

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