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Heute — 09. April 2026Haupt-Feeds

Marchés agricoles sous pression : pourquoi les prix repartent à la hausse en 2026

09. April 2026 um 19:14

En mars 2026, l’indice FAO des prix des produits alimentaires atteint 128,5 points, enregistrant ainsi une hausse de 2,4 % par rapport à février et une deuxième progression mensuelle consécutive.

Cette augmentation concerne l’ensemble des grandes catégories (céréales, huiles végétales, viande, produits laitiers et sucre) et s’explique à la fois par des facteurs fondamentaux de marché et par la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques au Proche-Orient. Malgré cette progression, l’indice reste inférieur de près de 20 % à son pic de mars 2022.

Les céréales enregistrent une hausse modérée, portée par l’augmentation des prix du blé (+4,3 %) en raison de conditions climatiques défavorables aux États-Unis et d’une baisse attendue des surfaces en Australie. Le maïs progresse légèrement, freiné par des disponibilités abondantes, tandis que le riz recule de 3 %, sous l’effet d’une demande affaiblie et de pressions sur les récoltes.

Les huiles végétales connaissent une forte hausse (+5,1 %), atteignant leur plus haut niveau depuis 2022. Cette tendance est alimentée par l’augmentation des prix du pétrole, la baisse des perspectives de production en Asie et la diminution des disponibilités en mer Noire.

Les prix de la viande augmentent également (+1 %), notamment ceux du porc en Europe et du bœuf au Brésil, en raison d’une demande soutenue et d’une offre limitée. En revanche, les prix de la volaille et de l’agneau reculent.

Les produits laitiers progressent légèrement, tirés par les poudres de lait et le beurre, malgré la baisse du fromage.

Enfin, le sucre enregistre la plus forte hausse (+7,2 %), en raison de la réorientation attendue de la production brésilienne vers l’éthanol et des incertitudes liées au contexte géopolitique, malgré des perspectives d’offre globalement favorables.

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Textile tunisien : l’innovation et la durabilité, clés de la compétitivité

09. April 2026 um 17:40

L’innovation et la durabilité s’imposent de plus en plus comme des conditions essentielles pour maintenir la compétitivité du textile tunisien. C’est ce qu’a affirmé la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, à l’ouverture de l’Assemblée générale de TEXTRANET à Tunis (8-11 avril 2026).

Pilier de l’économie nationale, le textile représente environ 30 % des entreprises industrielles, 30 % des emplois et 20 % des exportations. La Tunisie se positionne également comme un acteur majeur sur le marché européen : 9e exportateur mondial d’habillement vers l’UE, premier fournisseur de vêtements professionnels et quatrième pour les jeans.

Face à une concurrence accrue, le secteur amorce une transformation vers un modèle de co-développement, misant sur les textiles techniques, intelligents et la recherche collaborative.

Selon le directeur général du CETTEX, Mohsen Missaoui, les nouvelles normes de durabilité et de circularité, portées notamment par le Pacte vert européen, redéfinissent l’industrie textile mondiale. La Tunisie fait ainsi le choix de la montée en gamme, en considérant ces exigences comme des opportunités d’innovation plutôt que comme des contraintes.

Dans ce contexte, le réseau TEXTRANET joue un rôle clé en facilitant le transfert de technologies avancées et en renforçant la coopération internationale, notamment dans les domaines de la traçabilité numérique et de l’économie circulaire, pour une production plus responsable.

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Agriculture durable : Tunis et la FAO intensifient leur coopération stratégique

09. April 2026 um 17:30

Le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a réaffirmé la volonté de la Tunisie de consolider son partenariat avec la FAO, notamment en matière de sécurité alimentaire et de gestion de l’eau, lors d’un entretien avec Nabil Assaf, nouveau représentant de l’organisation en Tunisie.

La rencontre a permis d’examiner les perspectives de coopération afin de répondre aux priorités nationales, notamment l’agriculture durable, la gestion efficiente des ressources hydriques et le soutien aux systèmes de production, dans l’objectif de renforcer la souveraineté alimentaire.

Le ministre a appelé à intensifier les actions communes dans la recherche, l’innovation, l’adoption de technologies modernes et la formation des acteurs du secteur.

De son côté, Nabil Assaf a réaffirmé l’engagement de la FAO à soutenir les programmes agricoles et ruraux de la Tunisie, saluant la qualité du partenariat existant et sa contribution au développement agricole durable.

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Industrie électronique : une charte pour 5 milliards de dinars d’exportations d’ici 2030

09. April 2026 um 16:58

Une charte stratégique pour les industries électroniques sera signée, vendredi 10 avril 2026, au ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, avec pour objectifs 5 milliards de dinars d’exportations et 10 000 emplois qualifiés d’ici 2030.

Intitulée « Charte de compétitivité du secteur des industries électroniques à l’horizon 2030 », elle vise à positionner la Tunisie comme un pôle régional à forte valeur ajoutée et à attirer davantage d’investissements.

La signature se déroulera en présence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, de responsables publics, de l’UTICA, du cluster Elentica et de la GIZ (coopération allemande).

La mise en œuvre reposera sur cinq axes, dont le développement des compétences, l’amélioration du cadre législatif, le renforcement des infrastructures et le soutien à l’innovation.

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Reprise du « Marché de l’agriculteur »: il était temps! 

09. April 2026 um 16:44

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) annonce la reprise des activités du « Marché de l’agriculteur » (ou souk el fellah) dès vendredi 10 avril, au siège central de l’organisation à Tunis. Et par les temps qui courent avec l’augmentation astronomique des prix des produits de première nécessité, le retour de cette initiative pourrait être d’un soutien considérable au pouvoir d’achat du citoyen.

A noter que ce marché périodique, désormais organisé deux fois par semaine (jeudis et vendredis), permet une mise en relation directe entre producteurs et consommateurs, réduisant ainsi le rôle des intermédiaires et le coût final des produits agricoles. Pour cela, il faudra assurer un contrôle strict des « clients/acheteurs » dont certains peuvent tentés d’acheter plus de produits dont ils besoin pour les revendre par la suite.

Sur le plan opérationnel, l’UTAP indique avoir mis en place une vingtaine d’exposants, majoritairement des agricultrices, proposeront des légumes, fruits, épices et autres produits alimentaires transformés à des prix abordables, ce qui est à même de réduire le rôle des intermédiaires et le coût final des produits agricoles. « Les produits seront vendus directement des exploitations agricoles aux consommateurs », explique la gestionnaire et coordinatrice du marché, Maha Mejri.

Indépendamment de sa dimension commerciale, cette initiative tend à soutenir la souveraineté alimentaire du pays en valorisant les chaînes de production nationales et en encourageant la « consommation responsable ». Elle constitue également une réponse solidaire aux défis climatiques et structurels auxquels sont confrontés les petits et moyens agriculteurs tunisiens.

Le Marché de l’agriculteur s’inscrit dans la tradition de l’UTAP d’appui aux efforts nationaux de maîtrise des prix et de garantie d’un approvisionnement régulier en produits frais, tout en offrant aux citoyens un espace organisé qui garantissant la qualité et la salubrité.

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Caisses enregistreuses : l’avertissement aux restaurants et cafés

09. April 2026 um 16:26

Si vous êtes propriétaire d’un restaurant touristique, un salon de thé ou de café de deuxième et troisième catégorie, ceci vous concerne. Ces commerces doivent impérativement se conforment sans délai à l’obligation d’adhésion au « système des caisses enregistreuses fiscales, sous peine de sanctions fiscales et pénales ».

Le département des Finances rappelle et explique, dans un communiqué, que cette adhésion, qui s’effectue entièrement à distance, repose sur deux étapes clés : d’abord, contacter un fournisseur agréé (liste disponible sur Jibaya.tn) pour l’adaptation technique des équipements existants ou l’acquisition de nouvelles caisses conformes, ensuite, finaliser les procédures administratives et techniques avec le fournisseur concerné.

« Cette mesure vise à garantir la transparence des transactions commerciales, dans le cadre de la stratégie de modernisation et de simplification des procédures administratives ».

Pour accompagner les contribuables, deux numéros ont été mis à disposition : le Centre d’information fiscale à distance (CIFD) au 81 100 400, et la Cellule d’adhésion des impôts de la Direction générale des impôts au 71 780 347.

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Transition énergétique : Ali Kanzari appelle à un plan Marshall pour la Tunisie

09. April 2026 um 05:30

La Tunisie importe 65 % de ses besoins énergétiques et accuse un déficit qui a frôlé les 11 milliards de dinars en 2025. Et par les temps qui courent, notamment avec ce qui se passe dans au Moyen-Orient qui redistribue la carte de l’approvisionnement d’hydrocarbures, leconomistemaghrebin.com a jugé nécessaire d’interpeller l’un des spécialistes en la matière en Tunisie. Il s’agit en l’occurrence, Ali Kanzari, président la Chambre syndicale du photovoltaïque (CSPV) qui, face à cette réalité, dresse donc un état des lieux sans concession. Mais ne s’arrête pas là : il trace une feuille de route ambitieuse : « accélérer massivement les énergies renouvelables, électrifier les transports, développer l’hydrogène vert et faire de la Tunisie un hub énergétique méditerranéen ». Un programme à la hauteur des enjeux, qui appelle, selon lui, à une refonte globale du modèle de développement du pays.

La Tunisie est devenue importateur net d’hydrocarbure depuis l’année 2000. Ses ressources en hydrocarbures et en énergie importée ne couvrent que 35 % des besoins nationaux, portant la dépendance extérieure à 65 %, tient à rappeler Ali Kanzari, président de la Chambre syndicale du photovoltaïque et fondateur de la première entreprise photovoltaïque Energies Renouvelables en Tunisie. Ce déficit, qui a frôlé les 11 milliards de dinars en 2025, est appelé à s’aggraver : le prix du pétrole, initialement budgété à 63 dollars le baril dans la loi de finances, a grimpé aux alentours de 100 dollars, s’inquiète-t-il.

La principale composante de la facture demeure le gaz naturel, acheté à l’Algérie, avec un prix basé sur la moyenne des six derniers mois. En d’autres termes, aujourd’hui SONATRACH facture à la STEG un prix moyen correspondant à la période juillet–décembre 2025. L’impact de l’augmentation du prix du baril de pétrole, se verra à partir de juillet 2026, on estime une augmentation de 50%.

À cela s’ajoutent les hydrocarbures raffinés (gasoil, essence, kérosène et GPL), le GPL étant utilisé principalement par les ménages pour la cuisson et le chauffage. La bouteille de gaz de 13 kg est vendue entre 8,5 et 9 dinars affiche un prix réel avoisinant les 50 dinars, soit une subvention de l’ordre de 80 %.

L’ensemble des subventions énergétiques GN- GPL, produits pétroliers blancs et autres – est évalué entre 7 et 8 milliards de dinars, soit 10 % du budget national. C’est in fine le contribuable qui supporte cette charge, laquelle pèse lourdement sur la balance des paiements.

Un cadre législatif en place, une dynamique en marche

Depuis la loi sur les énergies renouvelables adoptée en 2015, dont les textes d’application ont suivi entre 2017 et 2021, le pays s’est fixé un objectif initial de 30 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique à l’horizon 2030, depuis relevé à 35 %, soit environ 5 000 MW. Un palier de 50 % est visé pour 2035, explique le fondateur de la société SES et par ailleurs l’expert senior en énergies renouvelables et efficacité énergétique.

Dans son explication, il souligne que dans le résidentiel, le programme Prosol Elec cible les foyers selon trois catégories : sociale, pour les abonnés consommant moins de 1 100 kWh par an (environ un million de foyers sur les quatre millions que compte le pays), Prosol économique entre 1 100 et 1 800 kWh/an destiné à 800.000 abonnés, et Prosol Elec au-delà de 1 800 kWh/an. « Depuis son lancement, le programme a permis l’installation de quelque 400 MW, avec un rythme dépassant désormais 100 MW par an. À ce rythme, 1 000 MW dans le résidentiel seraient atteints d’ici 2030, grâce à un réseau de près de 800 entreprises installatrices agréées », dit-il.

Dans le secteur industriel, les installations en moyenne tension n’ont pas encore atteint leur plein régime, totalisant environ 60 MW, semble regretter Ali Kanzari, qui apporte deux facteurs explication à ce retard : un manque de sensibilisation et des difficultés d’accès au financement. « L’électricité étant vendue à l’industriel à 300 millimes le kilowattheure alors que le coût réel de production à la STEG dépasse les 500 millimes, l’attractivité économique apparente du photovoltaïque s’en trouve réduite pour ce segment ». Et une contrainte réglementaire aggrave la situation, selon lui : « l’industriel ne peut injecter que 30 % de sa production dans le réseau, le reste devant être consommé sur place, stocké, ou cédé à la STEG sans rémunération complémentaire ».

Les régimes d’autorisation et de concession

Poursuivant son analyse du secteur, Ali Kanzari assure également que le régime des appels d’offres a connu des difficultés initiales. « Plusieurs rounds portant sur des projets de 10 MW en photovoltaïque et 30 MW en éolien, pour un potentiel total de 280 MW, n’ont pas abouti faute de bouclage financier par les promoteurs », affirme le président de la CSPV.

« Le gouvernement a depuis révisé le dispositif en introduisant un tarif d’achat garanti : 216 millimes pour les projets de 1 MW, 203 millimes pour ceux de 2 MW, et 143 millimes pour les tranches de 2 à 10 MW. Ce nouveau cadre a suscité un engouement sans précédent : 187 promoteurs ont déposé des dossiers pour un total de 260 MW lors du premier round, et plusieurs de ces projets sont déjà en production ».

Cette forte attractivité a toutefois provoqué une hausse des prix du foncier, selon l’expert, notamment autour des lignes de moyenne tension dans les régions les plus ensoleillées. De ce fait, il appelle l’État à réguler l’accès au foncier pour éviter une spéculation préjudiciable au développement du secteur.

« Le régime de concession, destiné aux grands projets (75 MW minimum pour l’éolien sur terrains privés, 100 MW pour le photovoltaïque, et jusqu’à 200 MW sur terrains publics), représente environ 1 700 MW lancés à ce stade. La Chambre syndicale a été consultée dans le cadre du processus législatif et a rendu un avis favorable, parce qu’elle juge indispensable d’accélérer la transition ».

Par ailleurs, selon Ali Kanzari, la Chambre intervient sur plusieurs fronts : formation des installateurs, défense du contenu local – les projets de concession intègrent près de 90 % de main-d’œuvre et d’ingénierie tunisiennes -, réforme du cadre législatif, et organisation de rencontres professionnelles telles que le Salon international de la transition énergétique (SITE), dont elle a organisé la troisième édition. Elle remplit ainsi une fonction de dialogue entre acteurs publics, privés et société civile.

Appel à décarboner les transports et l’industrie

Le photovoltaïque, s’il peut couvrir environ 30 % de la facture énergétique nationale, ne résout pas le problème à lui seul. L’expert en ER et EE explique que le secteur du transport représente aujourd’hui le premier poste de consommation en Tunisie, avec près de 40 % du total, devant le résidentiel et l’industrie, une inversion par rapport aux années 1990 où l’industrie dominait.

Par conséquent, une électrification massive des transports en commun s’impose : bus électriques importés de Chine, jugés compétitifs et de qualité suffisante, stations de recharge rapide, renouvellement du parc de bus urbains et interurbains, extension des réseaux de métro et de tramway dans les grandes agglomérations. L’aménagement urbain tunisien, qui n’a pas anticipé ces besoins, rend aujourd’hui plus complexe l’implantation de ces infrastructures, recommande le président de la CSPV.

Et il rappelle que « pour l’industrie, le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières – le MACF, entré en vigueur en janvier 2026 – contraint les exportateurs tunisiens, notamment dans la cimenterie, la céramique, la briqueterie, la chimie et les câbleries, à justifier d’un contenu en énergie renouvelable dans leurs produits. C’est un levier puissant pour accélérer la transition en moyenne tension industrielle ».

L’hydrogène vert, produit par électrolyse de l’eau à partir d’énergies renouvelables, souligne-t-il, ouvre quant à lui de multiples débouchés : carburant pour les industries nécessitant une flamme, comme la verrerie ; combiné au CO₂ capté des cimenteries pour produire du méthanol utilisable comme carburant liquide de substitution ; ou transformé en ammoniaque pour alimenter des navires ou produire des fertilisants. Son prix, actuellement autour de 7 euros le kilogramme, est jugé attractif pour les acheteurs européens.

Un hub énergétique méditerranéen en devenir

La position géographique de la Tunisie – à 180 kilomètres des grands réseaux électriques européens, et reliée à la Sicile par un câble sous-marin dont la mise en service est prévue entre 2029 et 2030 – constitue un atout stratégique exceptionnel, explique Ali Kanzari. Le modèle d’échange envisagé est complémentaire : exportation d’électricité renouvelable vers l’Europe en hiver, période de forte demande sur le Vieux Continent, et importation d’électricité européenne en été pour faire face aux pics de la demande en Tunisie.

Dans le cadre du projet Euro-Méditerranéen Green Electron Molécule (MED GEM), la Tunisie ambitionne d’organiser la production et l’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe, en concurrence avec le Maroc, l’Algérie, la Jordanie et l’Égypte. Sept mémorandums d’entente ont déjà été signés avec de grandes multinationales, en attendant la finalisation du code des énergies renouvelables qui définira les modalités fiscales et les redevances applicables, a tenu à rappeler le président de la CSPV. Le potentiel est évalué à 500 000 emplois liés à cette filière à l’horizon 2050 et une exportation d’environ 8 Millions de tonnes générant 2 à 3 points de croissance économique.

L’infrastructure existante amplifie cet atout : le gazoduc transméditerranéen pourrait transporter de l’hydrogène en mélange avec le gaz naturel (blending), tandis que les terminaux portuaires de Gabès, Sfax, Bizerte et Skhira pourraient, eux, exporter sur des quais aménagés H2 compressé, méthanol et ammoniaque et autres produits dérivés.

Un appel à un plan Marshall

La transition énergétique ne peut être dissociée d’une réforme profonde de l’aménagement du territoire, de la gouvernance, du système éducatif et des infrastructures de transport. Au cœur de la Méditerranée, à moins de deux cents kilomètres de l’Europe, la Tunisie dispose de tous les atouts pour devenir un hub énergétique régional, à condition d’agir avec la même ambition et la même célérité qu’un plan Marshall.

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Gestern — 08. April 2026Haupt-Feeds

Taha Triki : du laboratoire de recherche au terrain 

08. April 2026 um 11:06

Du laboratoire de recherche grenoblois aux ministères des Finances de Mauritanie, du Niger, de Tunisie ou d’Irak, Taha Triki a bâti sa trajectoire à la tête d’ArabSoft en relevant des défis que peu d’entreprises technologiques africaines osent affronter : moderniser les systèmes fiscaux d’États souverains.

Portrait d’un docteur devenu directeur général adjoint d’une société familiale tunisienne qui ambitionne aujourd’hui de concurrencer SAP et Oracle sur leurs propres terrains.

Taha Triki, c’est de lui dont il s’agit, retrace son parcours avec la précision de quelqu’un qui a appris à gérer les imprévus. Après une thèse menée à Grenoble (en France), il rejoint directement la Mauritanie pour piloter son premier projet professionnel – un saut brutal, confie-t-il, de l’univers du laboratoire de recherche à celui du terrain. La mission : déployer le système d’information de la Direction générale des impôts (DGI) mauritanienne, en partenariat avec le ministère des Finances du pays. Le projet était en difficulté. Le contexte, complexe. La transition entre contexte français et contexte mauritanien, abrupte. « C’était quatre mois, mais ils m’ont semblé plus longs que les quatre années passées en France », reconnaît-il. « L’opération est couronnée de succès. La réception provisoire est obtenue. Mieux encore, la recette fiscale de l’État mauritanien aurait doublé dans la foulée de cette modernisation – un résultat qui propulse le directeur général des impôts de l’époque, M. Moctar Ould Djay, jusqu’au poste de ministre de l’Économie et des Finances, puis à une fonction de “super ministre“ supervisant deux ministères. Ce projet, conclu en 2014, constitue la référence fondatrice d’ArabSoft sur le marché africain ».

Fort de ce premier succès, le Business Developer Manager d’ArabSoft enchaîne les marchés : la DGI du Niger, l’Office des revenus du Togo, la DGI des Comores, l’Office togolais des recettes, et la Tunisie – « venue plus tard », précise-t-il. Car les administrations tunisiennes étaient longtemps restées fermées sur elles-mêmes avec les différents centres informatiques nationaux. C’est un financement de l’USAID qui ouvre la brèche, permettant à ArabSoft de remporter le marché tunisien, puis ceux du Liberia et de l’Irak. Plus récemment, la Gambie, le Burundi et le Cameroun sont venus allonger cette liste déjà substantielle.

Et Taha Triki devint Business Developer Manager d’ArabSoft

Taha Triki insiste sur la nature particulière de ces projets. La refonte d’un système de recette fiscale n’est pas un contrat ordinaire : c’est un dossier d’État. « Les parties prenantes qui gravitent autour de ces projets sont directement liées à la présidence de la République », tient-il à souligner. Les comptes rendus remontent donc jusqu’au chef de l’État, car la recette fiscale – avec la recette douanière – constitue l’une des deux sources de revenus vitales pour tout gouvernement. Cette réalité impose une rigueur et un niveau d’exigence hors norme, ajoute le Business Developer Manager d’ArabSoft.

C’est précisément cette montée en complexité qui a structuré son évolution interne. Chef de projet à ses débuts, il prend progressivement la direction de plusieurs chefs de projet, puis accède à la direction de l’ensemble du portefeuille des grands projets de la société, avant d’être nommé directeur général adjoint. En parallèle, l’élargissement géographique de l’activité l’amène à développer un réseau commercial panafricain et à assumer des fonctions de business developer – une dimension qui s’étend désormais à d’autres secteurs, comme l’eau et l’énergie au Congo, en Guinée ou à Madagascar.

Le DGA d’ArabSoft décrit le cœur de la société en deux mots : le produit et le capital humain. L’essentiel de l’activité repose sur la réponse aux appels d’offres publics, qui représentent environ 90 % des marchés remportés. Les références accumulées permettent de candidater à des appels d’offres toujours plus exigeants – au point d’avoir été sollicité pour des démonstrations produits ou des consultations au Luxembourg, en Serbie et au Kirghizistan.

Quid de la stratégie d’avenir d’ArabSoft ?

Sur la stratégie à venir, Taha Triki est direct. ArabSoft entend faire de ses produits phares – notamment dans le domaine des finances publiques et du secteur énergétique – des solutions reconnues bien au-delà du continent africain. L’expérience irakienne lui a démontré que cette ambition n’était pas hors de portée. Il évoque la possibilité de développer un ERP sectoriel, conçu industrie par industrie, capable de concurrencer des mastodontes comme SAP, Oracle ou Sage. « Nous connaissons parfaitement les métiers de différentes industries, ce que des sociétés à renommée internationale peinent parfois à maîtriser localement », affirme-t-il. Le déploiement passerait par un réseau de partenaires, plutôt que par une présence directe d’ArabSoft à l’international.

En interne, la société – fondée en 1985, forte aujourd’hui d’environ 150 collaborateurs, dont certains cumulent plus de trente ans d’ancienneté – doit gérer la coexistence de deux générations aux méthodes différentes. Le DGA et Business Developer Manager reconnaît que l’ancienne école apporte stabilité et engagement, là où la nouvelle génération impulse l’adaptation nécessaire à un environnement en mutation rapide. La certification des chefs de projet – PMP, Prince2 – fait partie des chantiers réalisés pour professionnaliser davantage la gestion des grands projets critiques.

Conseil aux jeunes entrepreneurs

Interrogé sur le conseil qu’il adresserait à un jeune entrepreneur tunisien, Taha Triki est lapidaire : se concentrer sur un produit, une niche, un problème précis à résoudre. Travailler la qualité jusqu’au bout. S’entourer de personnes loyales et compétentes. Et avoir la foi dans sa démarche.

Sur la place de la Tunisie dans l’écosystème numérique africain, le ton se fait plus sombre. Le pays possède, selon lui, toutes les compétences pour figurer parmi les nations les plus avancées du continent – mais ces talents s’expatrient, faute d’un environnement réglementaire et politique favorable à l’entrepreneuriat. Il cite en contre-exemple le Rwanda et le Bénin, où des présidents suivent personnellement les projets numériques et où une entreprise peut être créée en quelques minutes. En Tunisie, cette même démarche prend parfois un mois – « ce qui n’est pas normal pour un pays qui était autrefois une référence pour ces mêmes pays africains », conclut-il.

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Smart City Index 2026 : Tunis dans le top 9 africain

08. April 2026 um 09:43

L’Afrique reste largement en retrait dans la course mondiale aux villes intelligentes. Car dans le Smart City Index 2026 publié par l’IMD World Competitiveness Center, seules neuf villes africaines figurent parmi les 148 métropoles évaluées à l’échelle mondiale.

C’est ainsi que la capitale marocaine, Rabat, arrive en tête du continent, mais très loin dans le classement global (124e), illustrant l’ampleur du chemin restant à parcourir pour les villes africaines. De son côté, Tunis occupe la 9e place des villes africaines classées (146e mondiale).

Dominé au niveau mondial par Zurich, devant Oslo et Genève, ce classement mesure la capacité des villes à mobiliser la technologie et les infrastructures pour améliorer la qualité de vie des habitants, comme l’explique l’IMD dans son rapport. Il est précisé que l’indice ne se limite pas à l’innovation technologique : il évalue aussi la manière dont les villes répondent aux besoins quotidiens des citoyens en matière de mobilité, sécurité, services publics, opportunités économiques et gouvernance.

En effet, une ville intelligente est définie comme « un espace urbain où les technologies numériques, la collecte et l’exploitation des données (notamment via les technologies de l’information et l’Internet des objets) permettent d’optimiser la gestion urbaine. Ces outils facilitent par exemple l’organisation des transports, la gestion énergétique, la planification urbaine ou encore les services municipaux », lit-on dans le rapport.

Pour établir son classement, l’IMD s’appuie exclusivement sur les perceptions des habitants interrogés dans chaque ville, corrigées par une moyenne mobile sur trois ans afin d’éviter les biais ponctuels. Les résultats sont également ajustés selon le niveau de développement humain local afin de comparer des environnements urbains similaires.

L’indice repose sur deux piliers : les structures (infrastructures, services publics et gouvernance) et la technologie (services numériques accessibles aux citoyens). L’équilibre entre institutions, infrastructures et confiance des habitants constitue de ce fait le socle d’une ville véritablement intelligente.

Enfin, en Afrique, Rabat devance Le Caire (125ᵉ), Cape Town (127ᵉ), Alger (128ᵉ), Abuja (131ᵉ), Nairobi (136ᵉ), Lagos (138ᵉ), Accra (142ᵉ) et Tunis (146ᵉ). Mais toutes se situent dans la dernière partie du classement mondial, confirmant le retard du continent dans l’intégration des solutions urbaines intelligentes.

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Nouvelle impulsion de la coopération entre la Tunisie et l’ONU-Habitat

07. April 2026 um 08:52

La cheffe du bureau sous-régional pour le Maghreb du Programme des Nations unies pour les établissements humains « ONU-Habitat », Aïda Robbana, a été reçue par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, lundi 6 avril 2026, en présence de cadres des directions générales de l’habitat et e la planification, mais aussi de la coopération et de la formation des cadres.

Cette rencontre a été l’occasion de présenter les différents axes de coopération entre le ministère et l’organisation onusienne et d’examiner les projets et études en cours réalisés dans le cadre du partenariat dans les domaines du développement urbain et de la politique de l’habitat en Tunisie.

Parmi les projets évoqués figurent la révision volontaire du plan de développement durable à l’horizon 2030, la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain, la révision de la stratégie nationale de l’habitat ainsi que le lancement d’un projet pilote dans le cadre du programme « Stations pour un développement immobilier durable », mis en œuvre en partenariat avec la Société nationale immobilière de Tunisie.

Le ministre a souligné que la coopération entre la Tunisie et le Programme des Nations unies pour les établissements humains constitue un levier essentiel pour soutenir le processus de développement urbain durable.

Ce projet, rappelle-t-on, s’inscrit dans une initiative stratégique visant à repenser les modes de construction des logements en Tunisie afin de les rendre plus durables et plus résilients face aux changements climatiques. Il associe des expertises académiques et des institutions tunisiennes avec l’appui de l’ONU-Habitat.

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Réunions FMI-BM à Washington: avec quels résultats pour la Tunisie ?

05. April 2026 um 18:09

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdehafidh, se rendront à Washington le 14 avril pour participer aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, prévues du 13 au 18 avril, selon une source à la BCT.

En marge de ces réunions, le gouverneur doit s’entretenir avec la direction du FMI ainsi qu’avec plusieurs responsables de banques centrales et d’institutions financières internationales. De son côté, le ministre participera aux travaux de la Banque mondiale et rencontrera des bailleurs de fonds pour présenter les réformes économiques et sociales engagées par la Tunisie.

Cette participation intervient dans un contexte de suspension des relations avec le FMI depuis 2022, après des désaccords sur les réformes, malgré un accord préalable pour un prêt de 1,9 milliard de dollars. En revanche, la coopération avec la Banque mondiale s’est renforcée, illustrée récemment par l’approbation de deux projets totalisant 332,5 millions de dollars, destinés notamment à améliorer la gestion de l’eau, soutenir l’agriculture et favoriser l’emploi, en particulier dans les zones rurales.

Ces réunions, placées sous le thème de la prospérité par les politiques publiques, réunissent chaque année décideurs économiques et financiers autour des enjeux de croissance, d’investissement et de développement.

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Guerre au Moyen-Orient : ces trois inquiétudes du FMI

05. April 2026 um 10:36

La guerre au Moyen-Orient provoque un nouveau choc économique mondial, menaçant de freiner la reprise dans ces trois vecteurs principaux, en l’occurrence l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les marchés financiers. C’est l’avertissement lancé par des directeurs de départements du Fonds monétaire international (FMI).

Ce choc est mondial, mais asymétrique. Les pays importateurs d’énergie sont plus exposés que les exportateurs, les pays pauvres le sont plus que les riches, et ceux dont les marges de manœuvre sont étriquées le sont plus que ceux dotés de réserves, estiment encore les responsables du FMI, dans une analyse publiée le 1er avril 2026.

L’énergie, principal canal de transmission des effets de la guerre

Le principal canal de transmission est le marché de l’énergie. Le blocage de facto du détroit d’Ormuz, par où transitent 25 à 30 % du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié, représente la plus grave perturbation de l’histoire du marché pétrolier selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs de combustibles, l’effet produit s’apparente à celui d’un impôt sur le revenu massif, appliqué de façon soudaine.

L’onde de choc se fait sentir dans plusieurs régions. Les pays importateurs d’énergie en Afrique, dans le Moyen-Orient et en Amérique latine, dont les espaces budgétaires et les réserves externes étaient déjà limités, subissent de surcroît l’alourdissement de la facture des importations.

Menaces sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire

Le conflit reconfigure également les échanges commerciaux entraînant une hausse des coûts de fret et d’assurance ainsi que des délais de livraison prolongés.

L’inquiétude grandit particulièrement pour le secteur agricole. L’acheminement des engrais, dont environ un tiers transite par le détroit d’Ormuz, étant également perturbé, les préoccupations montent concernant les prix des denrées alimentaires. L’interruption des approvisionnements de nutriments agricoles en provenance du Golfe intervient précisément au moment où la saison des semis débute dans l’hémisphère Nord, menaçant les rendements et les récoltes tout au long de l’année, et renchérissant les denrées alimentaires.

Risques inflationnistes

Sur le plan monétaire, la persistance de prix élevés pour l’énergie et l’alimentation fait resurgir le spectre d’une inflation tenace. Par le passé, les hausses prolongées des prix du pétrole ont eu tendance à attiser l’inflation et à ralentir la croissance. À la longue, la hausse des coûts du transport et des intrants finit par se propager aux prix des produits manufacturés et des services. Pour de nombreux pays qui venaient tout juste de ramener l’inflation proche de la valeur cible, et encore davantage pour ceux qui connaissent une inflation tenace, cette situation pourrait enclencher un nouveau cycle de pressions sur les prix avec leurs lots de désagréments.

Cette situation pourrait, selon les directeurs du FMI, contraindre les banques centrales à maintenir des conditions financières serrées, augmentant la charge du service de la dette pour les pays émergents et à faible revenu dont les réserves sont déjà limitées.

Le FMI a souligné que l’ampleur des dégâts dépendra de la durée et de l’étendue du conflit, ajoutant qu’il publiera une évaluation exhaustive de la situation dans ses Perspectives de l’économie mondiale et son Rapport sur la stabilité financière dans le monde, qui seront tous deux publiés le 14 avril courant, ainsi que dans son Moniteur des finances publiques qui paraîtra le lendemain.

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Pétrole à 115 dollars : la Tunisie face à l’urgence énergétique

05. April 2026 um 09:11

Face à la situation de crise énergétique à laquelle est confrontée la Tunisie, leconomistemaghebin.com a pris le pouls des économistes et autres spécialistes du secteur de l’énergie pour recueillir leurs analyses et avis quant à des solutions pour notre pays.

Pour le cas présent, Ezzedine Khalfallah, consultant international en énergie et ancien PDG de l’ETAP, analyse la situation et propose quelques pistes concrètes. Alors que le budget 2026 a été bâti sur un prix du baril à 63,3 dollars, le brut dépasse désormais les 115 dollars. Un écart qui fragilise dangereusement les finances publiques tunisiennes, s’inquiète-t-il.

Il poursuit son propos en soulignant que la Tunisie est un pays structurellement vulnérable. En effet, « la Tunisie, importatrice nette d’énergie, subit de plein fouet la flambée des cours ». M. Khalfallah note encore que trois indicateurs se dégradent simultanément : la facture énergétique; le déficit énergétique commercial; et le montant des subventions. « Chaque hausse au-delà du seuil budgétaire contraint l’État à reporter ou supprimer d’autres projets », rappelle le consultant.

Une feuille de route en quatre temps

Face à cette crise, l’expert structure sa réponse selon quatre horizons. À très court terme, il préconise des campagnes de sensibilisation à la sobriété énergétique. Mais il insiste : la sensibilisation ne suffit pas. « Des décisions courageuses s’imposent, comme l’ajustement progressif des tarifs de l’énergie et un meilleur ciblage des subventions vers les ménages les plus vulnérables », préconise-t-il.

À court terme, il appelle à prioriser l’accélération des projets d’énergies renouvelables déjà lancés. Au-delà de 100 dollars le baril, chaque kilowattheure renouvelable produit permet à la STEG de réduire ses importations de gaz. Il appelle aussi à élargir l’autoproduction pour les industriels et à renforcer les interconnexions électriques régionales.

À moyen terme, M. Khalfallah plaide pour un déploiement massif des renouvelables avec stockage, la digitalisation du réseau via les Smart Grids et une réforme en profondeur du système de subventions. Il juge également nécessaire de relancer l’exploration d’hydrocarbures, y compris non conventionnels (pétrole et gaz de schiste).

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À l’horizon 2050, il vise 80 % de renouvelables dans le mix électrique, une électrification généralisée des usages – notamment dans le transport – et le développement de technologies bas carbone pour les industries les plus émettrices.

Sa conclusion est sans ambiguïté : « La transition énergétique n’est plus un choix. C’est une obligation nationale ».

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Inflation : la Turquie respire, mais l’énergie inquiète

04. April 2026 um 17:19

L’inflation annuelle en Turquie a ralenti, malgré les pressions économiques causées par la guerre en Iran.

L’inflation annuelle des prix s’est établie à 30,9 %, selon les données publiées vendredi 3 avril par l’agence nationale des statistiques, TurkStat. Le rythme en février était de 31,5 %…

L’inflation mensuelle a ralenti à 1,94 %, contre 2,96 % le mois précédent, soit bien en dessous de la prévision médiane de 2,34 % établie dans une enquête distincte menée auprès de 16 analystes.

Les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment la hausse des prix de l’énergie, menacent une tendance déflationniste qui avait déjà commencé à ralentir à la fin de l’année 2025. Sachant que la Turquie est particulièrement vulnérable à de tels chocs, car elle partage une longue frontière avec l’Iran et est un important importateur de pétrole et de gaz.

En réponse, la Banque centrale turque a freiné son cycle de baisses de taux d’intérêt le mois dernier, allant même jusqu’à procéder à une hausse déguisée des taux d’intérêt. Son gouverneur, Fatih Karahan, a déclaré aux médias locaux en début de semaine que l’institution maintiendrait une politique monétaire restrictive face aux tendances déflationnistes. Malgré les mesures gouvernementales visant à atténuer les effets de la guerre, la hausse des prix de l’énergie devrait avoir des conséquences inflationnistes.

Avant la publication des données, les économistes d’ING Groep NV ont déclaré que des baisses de taux d’intérêt n’étaient probablement pas à l’ordre du jour « du moins pas pour les prochains mois ».

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Un Mauritanien à la tête du Département Afrique du FMI

04. April 2026 um 12:35

L’économiste mauritanien Zeine Ould Zeidane prendra la direction du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) à partir du 1er mai 2026, en remplacement d’Abebe Aemro Selassie, qui partira à la retraite à la même date.

Dans un communiqué, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a indiqué avoir informé le conseil d’administration de son intention de nommer Ould Zeidane à ce poste stratégique. Elle a salué sa « connaissance institutionnelle approfondie », son « jugement sûr » et sa « solide expérience dans l’élaboration des politiques économiques ».

Selon la dirigeante du FMI, ces atouts devraient permettre de renforcer l’action du Département Afrique pour répondre à la demande croissante des pays de la région en matière de conseils stratégiques, de financement et de développement des capacités, notamment en Afrique subsaharienne. Elle a également souligné le style de leadership « équilibré et réfléchi » de Zeine Ould Zeidane, ainsi que sa capacité à gérer des situations économiques complexes.

D’après le FMI, l’économiste dispose de plus de vingt ans d’expérience dans les politiques macroéconomiques et la coopération économique internationale. Il occupe actuellement le poste de directeur adjoint au Département Moyen-Orient et Asie centrale, où il supervise notamment les activités du Fonds dans plusieurs grandes économies du Golfe et a contribué au renforcement des partenariats régionaux.

Avant de rejoindre le FMI en 2012, Zeine Ould Zeidane a occupé plusieurs fonctions importantes en Mauritanie, dont celles de Premier ministre en 2007, de gouverneur de la Banque centrale et de conseiller économique du président.

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« Brader la destination Tunisie serait une erreur irréversible »

04. April 2026 um 08:17

À la suite des informations parfois inquiétantes et souvent contradictoires concernant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la Tunisie, nous avons voulu en avoir le cœur net en sondant la perception des professionnels du secteur. Le premier d’entre eux est un confrère, fondateur d’une revue spécialisée dans le secteur touristique (avant de recueillir d’autres témoignages). Tout de go, il tire la sonnette d’alarme.

Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et un climat anxiogène persistant, il appelle les hôteliers tunisiens à résister aux pressions tarifaires des tour-opérateurs. Tout en pointant un facteur de compétitivité perdu : l’obligation du passeport pour les touristes étrangers.

Interrogé sur l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la destination tunisienne, il n’a pas manqué de souligner l’opacité qui règne autour des données officielles sur le tourisme en Tunisie. Pour étayer ses dires, il indique que les chiffres du tourisme en Tunisie, de la saison 2024-2025, n’ont toujours pas été publiés…

 

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Sur le fond, le journaliste a tenu à rappeler un argument géographique essentiel : la Tunisie est loin de la zone de conflit. Le vrai problème, estime-t-il, réside dans l’amalgame persistant qui affecte une partie de l’opinion publique européenne, peu au fait de la géographie, et qui tend à assimiler l’ensemble des pays arabes et musulmans dans une même perception de danger. Face à cela, il reconnaît qu’un certain freinage des réservations a bien eu lieu, les tour-opérateurs eux-mêmes le confirment. Mais il distingue ce ralentissement d’un refus catégoriel. À ses yeux, il s’agit avant tout d’une conséquence du climat anxiogène généré par la surexposition médiatique à la guerre. Lequel retarde la prise de décision du touriste sans l’annuler.

 

La saison sera sans doute celle du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. D’où la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix.

 

Quel que soit le scénario – poursuite ou cessation des hostilités au Moyen-Orient -, notre confrère, au fait des données sur le secteur touristique, prédit une saison placée sous le signe du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. C’est dans ce contexte qu’il identifie le principal danger : la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix. Mais notre interlocuteur s’y oppose catégoriquement : il s’agirait là d’une erreur fatale. « Céder aux sirènes du discount, prévient-il, compromettrait durablement l’image de la destination et rendrait le relèvement tarifaire ultérieur quasiment impossible ».

À ce défi s’ajoute un facteur aggravant d’ordre international : la flambée du prix du kérosène, dont le coût a doublé sur les marchés mondiaux. Le transport aérien sera frappé de plein fouet, entraînant mécaniquement une hausse des coûts pour le voyageur. Notre interlocuteur note toutefois que la Tunisie conserve une carte à jouer face à ses concurrents directs. L’Égypte et la Turquie, bien qu’elles s’efforcent de rassurer leur clientèle, seront elles aussi affectées par le même phénomène d’amalgame géographique, la Turquie ayant déjà par ailleurs essuyé des impacts directs du conflit.

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie. Une troisième voix prône le profil bas, dans l’attente d’une accalmie avant de relancer les campagnes traditionnelles. En attendant, les professionnels du secteur préparent la saison estivale avec une relative sérénité, conscients des turbulences possibles mais déterminés à avancer.

 

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie.

 

L’obligation du passeport

In fine, notre spécialiste aborde un autre handicap compétitif, apparu dès la saison précédente : l’obligation faite aux touristes étrangers voyageant en formule tout compris de se présenter munis d’un passeport. Une mesure qui, selon lui, a considérablement freiné certains marchés. Et notamment le marché italien, où la tradition du séjour qui se décide à la dernière minute est bien ancrée. Le coût du passeport, pouvant atteindre 90 à 100 euros selon les pays, représente une charge dissuasive pour une famille : quatre passeports à renouveler, c’est jusqu’à 400 euros supplémentaires avant même de boucler sa valise.

 

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Autant de raisons, conclut-il, de choisir la Turquie, le Maroc, l’Égypte, la Grèce ou l’Espagne, des destinations qui, elles, continuent d’accepter la carte d’identité. La Tunisie aurait ainsi perdu un facteur de compétitivité majeur. Quand bien même les autorités soutiendraient que les chiffres globaux n’en ont pas souffert ; sans cette décision, ils auraient été meilleurs, assure-t-il.

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Transition énergétique : l’impératif d’un électrochoc face à la dépendance nationale

02. April 2026 um 17:00

La crise actuelle doit servir de catalyseur pour réduire la dépendance énergétique de la Tunisie. Pour ce faire, il est indispensable d’enclencher un désengagement progressif des énergies fossiles au profit d’un investissement massif dans le renouvelable, ouvert aux partenariats internationaux.

Des économistes, que L’Economie Maghrébin a sondés, qualifient la crise énergétique actuelle de révélatrice et estiment qu’elle constitue l’ultime alerte pour que la Tunisie réduise ses dépendances. Ils dressent un constat sévère sur les quinze dernières années, marquées par une absence quasi totale de prospection pétrolière, de nouvelles découvertes et d’investissements dans le secteur. Ils soulignent que ce désintérêt pour les ressources fossiles nationales devrait imposer aujourd’hui un redéploiement stratégique vers les énergies propres.

Ils jugent d’ailleurs paradoxal, voire « scandaleux », le retard accumulé par le pays dans ce domaine. Alors que la Tunisie bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel dépassant les 250 à 300 jours par an. Selon leurs analyses, le pays a délibérément gâché un potentiel précieux, se retrouvant aujourd’hui avec une part de renouvelables dérisoire – moins de 3 % – loin de l’objectif de 30 % initialement projeté pour 2030.

Un arbitrage financier en faveur de l’investissement

Face à l’argument du coût élevé des infrastructures vertes, les économistes soutiennent que le maintien du statu quo est financièrement plus onéreux. Ils soulignent que l’achat de gaz et de carburants aux conditions actuelles du marché international mobilise des ressources colossales. Et d’estimer qu’un arbitrage s’impose. Tout en reconnaissant que la phase de transition nécessite de financer simultanément les importations de carburants et les nouveaux investissements; ils rappellent qu’une activité productrice génère nécessairement un retour sur investissement.

Et de préciser qu’en investissant massivement dans le solaire et l’éolien, la Tunisie pourrait réduire sa facture pétrolière d’ici quatre à cinq ans. Les devises ainsi économisées permettraient alors d’assurer le remboursement de la dette extérieure. Dans cette perspective, ils estiment que la question n’est pas l’endettement en soi, mais l’usage qui est fait des fonds empruntés. Un emprunt destiné à l’investissement productif s’inscrit, expliquent-ils, dans la trajectoire historique classique des pays en développement qui, en devenant matures, parviennent à assainir leur position financière.

Ouverture au privé et ambition à l’export

Pour atténuer la charge financière de cette transition, ils préconisent de ne pas limiter l’effort d’investissement aux seuls acteurs tunisiens. Ils plaident pour une ouverture accrue aux partenariats public-privé (PPP), incluant des investisseurs étrangers.

Ils suggèrent également d’encourager les entreprises internationales à produire de l’énergie propre sur le sol tunisien à des fins d’exportation. Ils ne voient aucun obstacle à ce que ce secteur suive le modèle des industries électriques, mécaniques ou des composants automobiles. Une telle stratégie permettrait à l’État de percevoir des recettes d’exportation et de générer des rentrées de devises supplémentaires.

In fine, les économistes interrogés appellent à ce que cette crise serve de leçon pour engager, sans plus tarder, une transition énergétique dont le retard devient critique pour l’économie nationale.

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AGOA : un levier stratégique pour l’avenir commercial de l’Afrique

02. April 2026 um 12:33

Le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) par les États-Unis constitue un signal majeur pour l’économie africaine dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique. Pour la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, cette décision offre aux pays africains un cadre commercial plus prévisible, essentiel pour soutenir les exportations, stimuler les investissements et consolider la résilience économique.

En 2025, malgré l’escalade des rivalités commerciales, l’économie mondiale a démontré une capacité d’adaptation notable. Les chaînes d’approvisionnement se sont ajustées et les marchés sont restés largement interconnectés. Toutefois, les pressions ont été plus fortes pour les économies les plus fragiles, qui dépendent davantage d’un accès stable aux marchés internationaux.

Lire aussi — Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

Dans ce contexte, la reconduction de l’AGOA apparaît comme un facteur de stabilité. A rappeler que ce dispositif commercial préférentiel bénéficie aujourd’hui à 32 pays d’Afrique subsaharienne, dont 21 classés parmi les « pays les moins avancés ». Il soutient notamment les exportations dans les secteurs du textile, de l’agriculture et de la manufacture légère. Même si ces exportations représentent une part limitée des importations américaines, elles jouent un rôle crucial pour l’emploi, les recettes en devises et l’équilibre budgétaire des pays bénéficiaires.

Plus largement, ces décisions illustrent l’influence des grandes économies sur la stabilité du système commercial mondial. Dans un environnement marqué par la rivalité stratégique, les accords négociés restent possibles, comme en témoigne également l’accord d’association conclu entre l’Union européenne et les pays de l’Amérique latine, Mercosur.

Pour les pays en développement, la cohérence des règles commerciales demeure essentielle, en ce sens que le commerce reste un moteur de diversification économique et de création de valeur. Mais ces progrès reposent sur des politiques prévisibles et des cadres multilatéraux capables d’évoluer avec les transformations de l’économie mondiale.

À l’heure où l’Organisation mondiale du commerce (OMC) discute de réformes pour adapter les règles commerciales aux chaînes d’approvisionnement contemporaines et au commerce numérique, l’enjeu est on ne peut plus clair : maintenir la confiance dans un système fondé sur la coopération plutôt que sur la fragmentation.

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Trump va réexaminer les droits de douane sur l’acier et l’aluminium

02. April 2026 um 12:29

L’administration Trump se prépare à remanier le régime tarifaire de l’acier et de l’aluminium. Et ce, en maintenant des droits de douane de 50 % sur les produits de base en acier et en aluminium. Tandis que les produits finis fabriqués avec ces deux métaux importés subiraient des droits de douane de 25 %. C’est ce que révèle un article du Wall Street Journal publié le 1er avril, citant des sources.

Le journal américain indique que la proclamation présidentielle sur les droits de douane touchant l’acier et l’aluminium pourrait être publiée dès cette semaine.

A ce égard, notons que le département américain du Commerce avait déjà annoncé, mardi 19 août, l’ajout de 407 catégories de produits supplémentaires. Et ce, à la liste des produits « dérivés » de l’acier et de l’aluminium soumis à des sanctions.

Au final, « la décision couvre les éoliennes et leurs pièces et accessoires. » Mais elle touche également les « grues mobiles, bulldozers et autres équipements lourds, wagons de chemin de fer; ainsi que les meubles, les compresseurs, les pompes et autres produits ». Ainsi avait déclaré le département du Commerce.

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