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Heute — 03. April 2025Haupt-Feeds

Von der Leyen : l’Europe doit « affronter la tempête »

03. April 2025 um 11:36

Depuis Samarkand, en Ouzbékistan, où elle est en visite officielle, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est exprimée au sujet des nouveaux droits de douane annoncés par le président américain Donald Trump. Elle met en garde, sur un ton dramatique, sur les conséquences qu’ils auront sur l’économie mondiale, les consommateurs et les entreprises.

Pour Mme von der Leyen, « l’annonce par le président Trump de droits de douane généralisés dans le monde entier, y compris dans l’UE, porte un coup dur à l’économie mondiale. Je regrette profondément ce choix. Soyons clairs quant aux conséquences considérables. L’économie mondiale en souffrira énormément. L’incertitude s’accentuera et entraînera une montée du protectionnisme. Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes dans le monde, y compris pour les pays les plus vulnérables, désormais soumis à des droits de douane américains parmi les plus élevés ».

La présidente de la Commission européenne a évoqué les conséquences sur la vie quotidienne des consommateurs, notamment en matière de shopping, de médicaments et de transports. « Les droits de douane toucheront les consommateurs du monde entier. Les conséquences seront immédiates. Des millions de citoyens devront faire face à des factures plus élevées dans les magasins où ils achètent des biens. Les médicaments coûteront plus cher, tout comme les transports. L’inflation augmentera […] Toutes les entreprises, petites et grandes, souffriront dès le premier jour. De l’incertitude accrue aux perturbations des chaînes d’approvisionnement en passant par la lourdeur administrative, le coût des affaires sur le marché américain augmentera considérablement ».

Cependant d’accord avec Trump sur « la concurrence déloyale »

La présidente de la Commission a parlé de « chaos », de « désordre ». Tout en soulignant que, même si elle partage l’avis du président Trump sur la concurrence déloyale, les tarifs douaniers ne sont pas la solution. « Il ne semble pas y avoir d’ordre dans le désordre. Il n’y a pas de voie claire à suivre pour sortir de la complexité et du chaos qui se créent; alors que tous les partenaires commerciaux des États-Unis sont touchés », a-t-elle déclaré.

« Je suis d’accord avec le président Trump sur le fait que d’autres profitent injustement des règles actuelles. Et je suis prête à soutenir tout effort visant à adapter le système commercial mondial aux réalités de l’économie mondiale. Mais je tiens également à être claire : compter sur les droits de douane comme premier et dernier recours ne résoudra pas les problèmes », a-t-elle insisté.

Lire aussi : Droits de douane… protecteurs des emplois, pas des frontières!

La présidente de la Commission européenne a souligné que les négociations se poursuivront tandis que l’Europe présentera en même temps le retour. « C’est pourquoi, dès le début, nous avons toujours été prêts à négocier avec les États-Unis pour supprimer tous les obstacles restants au commerce transatlantique. Parallèlement, nous sommes prêts à réagir. Nous finalisons déjà une première série de contre-mesures face aux droits de douane sur l’acier. Et nous nous préparons désormais à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises en cas d’échec des négociations. Nous surveillerons également de près les effets indirects que ces droits de douane pourraient avoir. Car nous ne pouvons absorber la surcapacité mondiale et n’accepterons pas le dumping sur notre marché ».

« Il n’est pas trop tard pour répondre aux préoccupations par la négociation. C’est pourquoi notre commissaire au commerce, Maros Šefčovič, est en contact permanent avec ses homologues américains. Nous nous efforcerons de réduire les obstacles et non de les ériger. Passons de la confrontation à la négociation », a-t-elle ajouté.

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Les produits tunisiens taxés à hauteur de 28 % par Donald Trump

03. April 2025 um 11:25

Le président Donald Trump vient d’annoncer la signature d’un décret imposant des « droits de douane réciproques » dans le monde entier. Ceux-ci se traduisent notamment par de très lourdes taxes douanières pour la Chine (+ 34 %) et l’UE (+ 20 %). La Tunisie n’est pas en reste puisqu’elle est frappée d’un tarif de 28 %, presque trois fois plus que le Maroc qui bénéficie d’un taux préférentiel de 10 % seulement grâce à son accord de libre-échange avec les États-Unis.

L’information est tombée aux premières heures de ce jeudi 3 avril 2025. A l’occasion de ce qu’il a appelé une « déclaration d’indépendance économique » des États-Unis, le président américain Donald Trump dégaine une bagarre commerciale généralisée. Et ce, en annonçant l’instauration de droits de douane réciproques sur les produits importés depuis plus de 180 pays. Objectif avoué : faire « renaître » l’industrie américaine et mettre fin au « pillage » des États-Unis.

« Un pays pillé, saccagé, violé.. »

Dans la pratique, les produits étrangers seront désormais taxés à un minimum de 10 %; et jusqu’à 49  % pour les pays accusés de pratiques commerciales jugées « injustes » par le locataire de la Maison Blanche.

« Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis ». C’est ce qu’il a asséné au milieu des jardins de la Maison Blanche.

En effet, fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, espère faire des droits de douane un outil susceptible de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.

Mais la note est particulièrement lourde pour la Chine, dont les produits seront taxés à 34 %, et l’Union européenne, dont les marchandises se verront infliger 20 % de droits.

Des tarifs à la tête du client

A noter que les pays du Maghreb ne sont pas épargnés puisque la Tunisie est frappée d’un tarif de 28 %. A savoir un taux élevé qui pourrait affecter certains secteurs d’exportation tunisiens notamment l’huile d’olive et les dattes, deux piliers des exportations tunisiennes vers les États-Unis. Pour sa part, l’Algérie se voit imposer 30 %; tandis que le Maroc est taxé à seulement 10 %.

Pour ce qui est du monde arabe, il est évident que les droits de douane varient selon la « proximité géopolitique » de ces pays avec les Etats-Unis. Ainsi, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie et l’Égypte figurent parmi les pays pour lesquels les taxes restent à 10 %; un niveau jugé « modéré » par l’administration Trump. En revanche, l’Irak est fortement pénalisé avec 39 % de droits de douane. La Libye se voit imposer 31 % et la Syrie, pays en guerre et sous sanctions, 41 %.

Notons enfin que ce coup de barre protectionniste pourrait rebattre les cartes des échanges commerciaux mondiaux, relancer des tensions commerciales et affecter les balances commerciales des pays ciblés. D’ailleurs, l’annonce a provoqué une réaction immédiate sur les marchés : le dollar a reculé face à l’euro (-1,09 %) et à la livre sterling (-0,75 %).

Voici la liste complète des tarifs annoncés par continent :

AFRIQUE

  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Maroc : 10 %
  • Égypte : 10 %
  • Afrique du Sud : 30 %
  • Nigeria : 14 %
  • Kenya, Sénégal, Ghana, Cameroun, Tanzanie, Angola, etc. : 10 % à 32 % selon les cas.

MONDE ARABE

  • Arabie saoudite, Qatar, EAU, Jordanie, Égypte, Maroc : 10 %
  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Libye : 31 %
  • Syrie : 41 %
  • Irak : 39 %.

AMÉRIQUE

  • Canada : 25 %
  • Brésil, Mexique, Chili, Argentine, Colombie, Pérou : 10 %
  • Venezuela : 15 %
  • Nicaragua : 18 %.

EUROPE

  • Union européenne (dont France, Allemagne, Italie…) : 20 %
  • Suisse : 31 %
  • Royaume-Uni : 10 %
  • Norvège : 15 %
  • Ukraine : 10 %.

ASIE

  • Chine : 34 %
  • Vietnam : 46 %
  • Japon : 24 %
  • Inde : 26 %
  • Corée du Sud : 25 %
  • Indonésie : 32 %
  • Pakistan : 29 %
  • Thaïlande : 36 %
  • Cambodge : 49 %
  • Taïwan : 32 %
  • Bangladesh : 37 %.

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Gestern — 02. April 2025Haupt-Feeds

Droits de douane… protecteurs des emplois, pas des frontières!

02. April 2025 um 13:30

Dans une interview publiée par le site des Nations unies (news.un.org), la directrice de la Division du commerce international à ONU Commerce et développement (ou Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement – CNUCED), Luz Maria de la Mora, se demande si les droits de douane sont « protecteurs d’emplois ou destructeurs de commerce ».

En guise d’introduction, on lit ceci : « Le terme “droits de douane“ a été propulsé des pages économiques à la une des journaux ces derniers mois, des grandes économies les augmentant ou menaçant d’autres nations de le faire. Mais les droits de douane ne sont pas seulement une arme utilisée dans des manœuvres géopolitiques : utilisés efficacement, ils peuvent aider les pays les plus pauvres à développer leur économie ».

On apprend que la CNUCED fait le point, chaque mois, sur l’actualité du commerce mondial. C’est ainsi qu’en mars dernier – actualité oblige –, l’accent était mis sur les droits de douane.

Un rapport établi sur le sujet révèle que «… si le commerce mondial a atteint le chiffre record de 33 000 milliards de dollars l’an dernier, les perspectives pour 2025 restent incertaines, la montée des tensions, les politiques protectionnistes et les conflits commerciaux annonçant de probables perturbations dans les mois à venir ».

Outre son titre de directrice de la Division du commerce international à la CNUCED, Luz Maria de la Mora est responsable de la publication Point sur le commerce mondial. Elle faisait partie de l’équipe de négociation mexicaine qui a négocié l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en 1992.

A ONU Info, elle assure que « les droits de douane en eux-mêmes ne constituent pas nécessairement un problème : le problème réside dans l’incertitude résultant de la remise en cause des règles du commerce international par les grands acteurs économiques ».

L’importance des avantages des droits de douane

Pour de la Mora, « les droits de douane, qui sont essentiellement une taxe sur les importations, font partie intégrante d’un système commercial international en place depuis près de huit décennies », explique-t-elle.

Elle poursuit en rappelant que tout d’abord il y a eu « l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, également connu sous le nom de GATT, en 1948, remplacé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. Ces organisations ont essentiellement créé un ensemble de règles, garantissant aux producteurs, aux investisseurs et aux exportateurs que les droits de douane ne changeraient pas chaque année ».

Lire aussi : OMC : appels à une réforme du système commercial mondial

À la question “pourquoi les droits de douane les plus importants sont appliqués entre pays en développement ?“, Luz Maria de la Mora a répondu : « Les pays en développement ont généralement tendance à appliquer des niveaux de protection plus élevés, et ce, pour plusieurs raisons. L’une d’elles est par exemple la volonté de développer une industrie particulière comme les secteurs de l’automobile ou de la chimie. Une façon de favoriser le développement et la croissance d’une industrie est de la protéger – par des droits de douane – de la concurrence étrangère. L’inconvénient est que la production de ces biens pour le marché intérieur est plus coûteuse, ce qui peut également décourager la concurrence ».

Elle avance une deuxième raison pour laquelle les pays en développement appliquent des droits de douane : «… dans certains cas, les gouvernements ont besoin de recettes. Les droits de douane sont une taxe, et une taxe est un revenu qu’un gouvernement peut consacrer aux dépenses sociales, à la santé, à l’éducation ou aux infrastructures. Mais là encore, cela se traduit par des coûts plus élevés pour les consommateurs sur les biens importés ».

Les avantages de l’ALENA pour le Mexique

Une autre question concerne la controverse autour de l’ALENA. De la Mora explique que «… l’ALENA était une proposition très audacieuse à l’époque, et ce, pour plusieurs raisons. Il s’agissait du premier accord de libre-échange entre pays en développement et pays développés, une expérience inédite. La quasi-totalité des droits de douane entre les trois pays ont été supprimés ».

Selon elle, cet accord de libre-échange a totalement transformé l’économie mexicaine, notamment avec l’augmentation des investissements dans le secteur manufacturier, ce qui a permis la création de nombreux emplois.

Conséquence : le Mexique est devenu un acteur majeur dans le secteur automobile, occupant même la 4e position mondiale en la matière. « Il a prouvé que l’intégration peut améliorer l’efficacité de l’économie et créer davantage d’opportunités », dit-elle.

Des perdants et des gagnants

Et ONU Info d’insister : “Ceux qui critiquent l’ALENA affirment que la réduction des droits de douane a entraîné une baisse de la protection pour certains secteurs et que des travailleurs en ont été pénalisés. Êtes-vous en train de dire qu’en fin de compte, les travailleurs de chaque pays en ont bénéficié ?“.

La directrice de la Division du commerce international à la CNUCED répond en disant : « Bien sûr, dans toute zone de libre-échange, il y a toujours des gagnants et des perdants. Je ne dis pas que tout était rose et que certains secteurs et entreprises ont disparu. Mais la transformation observée dans les régions et les zones du pays qui ont réussi à s’intégrer à la chaîne d’approvisionnement nord-américaine est vraiment très encourageante. Globalement, on constate un effet positif ».

Elle estime toutefois que «… la politique commerciale doit aller de pair avec des politiques garantissant la formation des perdants. Une intervention gouvernementale est nécessaire pour maintenir les travailleurs sur le marché du travail ».

Les décisions unilatérales créent de l’incertitude

Poursuivant sur la même lancée, le site se demande, vu que de nombreux accords commerciaux internationaux sont remis en question, si nous nous ne nous dirigeons pas vers “une guerre commerciale mondiale“.

Dans sa réponse, Luz Maria de la Mora admet le fait que « de nombreux acteurs importants du commerce mondial, comme les États-Unis, l’Union européenne et la Chine, imposent des droits de douane ou des mesures qui ne sont pas toujours conformes à leurs engagements envers l’OMC. Cela crée de l’incertitude et un malaise au sein du secteur privé ».

Plus loin, elle ajoute : « Lorsque les États membres prennent des décisions unilatérales, sans passer par l’OMC ou le système des Nations unies, cela peut créer de l’incertitude, ce qui peut entraîner un ralentissement des décisions d’investissement dans le secteur privé, du commerce, de la croissance économique et de la création d’emplois… ».

Appel au maintien du multilatéralisme

Dans ces conditions, “si l’économie mondiale connaît un ralentissement, qui risque d’en souffrir le plus ?“, interroge ONU Info. Et la réponse de Luz Maria de la Mora ne souffre aucune hésitation : « Les pays en développement ». En ce sens que « quatre-vingt-quinze pays en développement dépendent de leurs exportations. Ce qui les rend à la merci des fluctuations des prix internationaux et de la croissance de l’économie mondiale ».

Pour la directrice de la Division du commerce international à la CNUCED, « ces pays ont besoin d’un système commercial international efficace, offrant des certitudes, où ils savent à quelles réglementations ils sont soumis et où les règles ne sont pas modifiées sans préavis, sans négociation, sans avertissement préalable. C’est pourquoi il est si important que le multilatéralisme reste en place ».

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