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L’aéroport de Tozeur-Nefta passera bientôt au solaire

25. Juni 2026 um 09:08

Pour ses besoins énergétiques, l’aéroport international de Tozeur-Nefta va bientôt passer au solaire avec une centrale de 4 mégawatts s’inscrivant dans le cadre du programme national de transition énergétique pour les infrastructures publiques.

Le contrat d’exécution du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 mégawatts à l’aéroport de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026, au siège de l’Agence nationale de l’énergie (ANME), lançant ainsi l’une des initiatives d’autoproduction d’énergie les plus importantes du secteur des transports publics.

Cette centrale vise à réduire les coûts d’approvisionnement en électricité et à promouvoir un transport aérien plus durable grâce à un recours accru aux énergies renouvelables.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, du directeur général par intérim de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), Habib Toumi, et de représentants de l’entreprise chargée de la construction.

Selon l’ANME, cette centrale représente la plus grande unité d’autoproduction d’électricité jamais prévue dans le secteur public tunisien.

M. Baccari a qualifié le projet de «tournant qualitatif» dans la décarbonation des institutions publiques, insistant sur la nécessité de respecter les délais contractuels.

M. Toumi a souligné que la centrale couvrira une part importante des besoins énergétiques de l’aéroport de Tozeur-Nefta et contribuera également à l’alimentation électrique de l’aéroport de Djerba-Zarzis, améliorant ainsi son efficacité énergétique et réduisant sa dépendance au réseau national.

I. B.

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L’Italien Duferco lance un projet photovoltaïque en Tunisie

23. Juni 2026 um 13:37

Le groupe italien Duferco a annoncé qu’il signera demain, mercredi 24 juin 2026, à Tunis, un protocole d’accord stratégique avec un important groupe tunisien, dont il n’a pas cité le nom, pour développer de l’énergie photovoltaïque, et ce dans le cadre du Forum d’affaires et de commerce Italie-Tunisie, qui se tiendra les 24 et 25 juin dans la capitale tunisienne.

Latif Belhedi

Cet événement, parrainé, côté italien, par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et l’Agence pour le commerce extérieur (ICE), s’inscrit dans un contexte d’accélération significative des relations économiques bilatérales.

Antonio Gozzi, président de Duferco Italia Holding, président de Federacciai et conseiller spécial de la Confindustria pour l’autonomie stratégique européenne, le plan Mattei et la compétitivité, a déclaré à l’Agenzia Nova, que «la question majeure de l’énergie est au cœur du projet, sur lequel nous travaillons chez Duferco, en partenariat avec un grand groupe tunisien», ajoutant qu’un accord sera signé avec un opérateur tunisien pour le développement des énergies renouvelables photovoltaïques.

Selon M. Gozzi, le projet a une dimension industrielle initiale, les parties «ayant déjà signé des contrats avec des entreprises italiennes consommatrices d’énergie en Tunisie».

Le développement des énergies renouvelables pourrait être lié à Elmed, le câble à courant continu promu par Terna et la Steg, reliant Partanna (Sicile) à Mlaabi (Cap Bon, Tunisie).

Cette infrastructure aura une puissance de 600 mégawatts et une longueur d’environ 220 kilomètres, dont environ 200 kilomètres de câble sous-marin.

De bonnes perspectives dans les deux sens

Pour Gozzi, Elmed peut ouvrir des perspectives dans les deux sens. «Si de l’énergie verte peut être réimportée en Italie, cela pourrait constituer une nouvelle opportunité», a-t-il observé. Parallèlement, a-t-il ajouté, «il pourrait y avoir une opportunité d’exporter de l’électricité vers la Tunisie, car les besoins tunisiens, comme tous les besoins énergétiques, vont croître significativement dans les années à venir». Le président de Duferco Italia Holding a également souligné le rôle potentiel des entreprises italiennes énergivores. «Le consortium d’entreprises italiennes énergivores que je préside, Interconnector, a déjà fait part de sa volonté de financer un tronçon de câble en cas de besoins de financement non couverts», a-t-il déclaré. «C’est une proposition très concrète», a-t-il ajouté.

Interconnector Energy Italia est le consortium qui rassemble de grandes entreprises énergivores désireuses de renforcer la sécurité et la compétitivité de l’approvisionnement en électricité.

Ce dossier énergétique s’appuie sur une relation industrielle déjà bien établie. Pour Gozzi, la Tunisie n’est pas seulement un débouché pour les entreprises italiennes, mais aussi une plateforme de production intégrée aux chaînes d’approvisionnement européennes. «La Tunisie est un pays où le développement industriel a été très intéressant dans divers secteurs, notamment pour les industries italiennes, de la pharmacie à la sidérurgie, en passant par la construction, le ciment et, bien sûr, le textile, secteur le plus traditionnel», a-t-il déclaré.

Les entreprises italiennes implantées en Tunisie, a-t-il ajouté, «sont désormais satisfaites» de leur implantation. Les données de l’Institut national de la statistique confirment également le renforcement de l’axe économique : au cours des cinq premiers mois de 2026, les échanges bilatéraux ont atteint 9,4 milliards de dinars, soit environ 2,8 milliards d’euros.

Bilatéralité et symétrie et non néocolonialisme

Le plan Mattei comprend également la formation professionnelle et la mobilité régulière, a également déclaré M. Gozzi, en rappelant l’accord conclu entre la Confindustria, Elis, la cellule de pilotage du Palazzo Chigi et l’Université Luiss pour recenser les initiatives de formation déjà en cours dans les pays partenaires.

Elis est une organisation à but non lucratif qui œuvre pour la formation et la mise en relation des jeunes, des entreprises, des écoles et des universités. «Nous ne pouvons pas prendre le risque que ces activités soient interprétées comme du néocolonialisme», a averti M. Gozzi, insistant sur la nécessité de la «bilatéralité» et de la «symétrie» dans les programmes de formation.

Le modèle, a-t-il précisé, ne se limite pas à la Tunisie : «Il est mis en œuvre en Algérie, au Maroc, au Gabon pour le cacao, en Côte d’Ivoire et en Éthiopie.»

Le Forum tuniso-italien, qui s’ouvrira demain à Tunis, intervient dans un contexte d’accélération significative des relations économiques bilatérales : en 2025, selon les données de l’ICE, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 6,5 milliards d’euros, dont 3,4 milliards d’euros d’exportations italiennes.

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PetroAfrica pour accélérer la transition énergétique

19. Juni 2026 um 13:49

Inauguré il y a quatre jours, PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, sera clôturé ce vendredi 19 juin 2026 au Parc des Expositions du Kram, au nord de Tunis.

Cet événement, organisé dans le cadre du programme Africa Big 5, réunit des opérateurs publics et privés, des investisseurs, des experts et des entreprises du secteur de l’énergie, avec pour ambition de renforcer la coopération industrielle entre l’Afrique du Nord, la Méditerranée et les marchés internationaux.

Organisé par Xtrade For Events et STI Expo, PetroAfrica s’inscrit dans un format plus large comprenant cinq salons professionnels : PetroAfrica pour le pétrole, le gaz, l’énergie et les services; Green Africa pour le développement durable, les énergies renouvelables et les énergies vertes ; Logistica Africa Expo pour les transports et les chaînes d’approvisionnement ; Africa Traffic et Africa Public Works pour la mobilité intelligente, les travaux publics et les infrastructures ; et Africa Finance Banking & Insurance Expo pour la finance, la banque et l’assurance.

Le thème central de l’édition 2026, «Durabilité pour une économie verte», reflète la double trajectoire des secteurs énergétiques tunisien et régional : d’une part, le rôle central persistant des hydrocarbures, notamment du gaz naturel et des produits pétroliers ; d’autre part, la nécessité d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation et les nouvelles technologies appliquées à l’industrie.

Les participants ont pris part à des conférences stratégiques et techniques, des rencontres de réseautage, des présentations d’entreprises et des mises en relation visant à favoriser les partenariats et les investissements.

PetroAfrica ambitionne de devenir une plateforme professionnelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la production, en passant par le transport, le raffinage, la distribution, les équipements pétroliers, les services techniques et les solutions numériques.

Parmi les thématiques centrales débattues cette année figurent les infrastructures d’énergie verte, la valorisation du gaz torché, l’économie circulaire, la gouvernance, la coopération internationale, l’intelligence artificielle appliquée aux opérations en amont et en aval, la gestion du carbone, la formation et le développement des compétences.

Le choix de Tunis comme lieu de l’événement revêt une importance particulière à l’heure où notre pays demeure fortement dépendant du gaz naturel pour la production d’électricité et les importations d’énergie, tout en s’efforçant de renforcer la place des énergies renouvelables dans son mix énergétique national.

Les stratégies officielles prévoient une augmentation significative des capacités solaires et éoliennes d’ici 2030, ainsi que le développement de projets d’hydrogène vert et d’interconnexions électriques avec l’Europe, à commencer par le projet Elmed avec l’Italie.

PetroAfrica 2026 a donc été non seulement une vitrine commerciale pour les compagnies pétrolières, les fournisseurs d’équipements et les prestataires de services, mais aussi comme un banc d’essai pour la capacité de la Tunisie à se positionner comme un hub énergétique régional. Dans ce contexte, le salon a réussi à connecter les acteurs tunisiens, libyens, algériens, africains, européens et asiatiques d’un secteur porté par la sécurité d’approvisionnement, la transition écologique, l’innovation technologique et la concurrence pour les capitaux.

L’événement est intervenu à un moment où l’énergie figure parmi les priorités économiques de la Tunisie mais aussi de nombre de ses partenaires au nord comme au sud.

I. B.

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La BEI va financer des centrales d’énergies renouvelables en Égypte

18. Juni 2026 um 15:21

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage de financer la construction et l’exploitation de deux centrales éoliennes dans la région de Ras Gharib en Égypte. Et ce, pour Alcazar Energy Partners et pour un montant de 152 millions de dollars.

Selon les informations publiées le 17 juin sur le site web de la BEI, les deux centrales auront chacune une capacité de production de 250 mégawatts. Elles seront également financées par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à hauteur de 200 millions de dollars. Tandis que le coût de construction des deux centrales s’élève à 572 millions de dollars.

La BEI envisage aussi de financer le projet de centrale solaire de Dendera, mis en œuvre par la société norvégienne Scatec.

Auparavant, l’Autorité des énergies nouvelles et renouvelables et la Société égyptienne de transport d’électricité avaient signé avec la société « Alcazar » des accords d’investissement, d’exploitation et d’achat d’électricité pour la centrale éolienne de Jabal Al-Zayt de 580 MW située dans la région de la mer Rouge en Égypte.

L’accord prévoit qu’Alcazar Company investisse dans le parc éolien de Jabal Al-Zayt, situé en mer Rouge, et en assure l’exploitation et la gestion par le biais d’une société de projet créée conformément à la législation égyptienne. Le montant de l’investissement s’élève à 420 millions de dollars, financés par des sources externes dans le cadre d’une politique d’attraction des investissements étrangers. L’accord stipule également que le partenaire étranger assumera la responsabilité de l’exploitation, de la gestion technique et de la maintenance du parc. Tout en garantissant la continuité de son exploitation selon les normes les plus exigeantes afin d’optimiser la rentabilité des actifs.

Enfin, l’accord stipule la mise en œuvre de travaux de remplacement, de rénovation et d’amélioration de l’efficacité afin d’accroître la capacité de production. Avec un engagement à maintenir la capacité installée du projet à un minimum de 580 mégawatts pendant toute la durée du contrat. Et ce, à condition que la Société égyptienne de transport d’électricité obtienne l’énergie produite pendant les années contractuelles.

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Prêt européen de 61,3 M€ pour un projet solaire à Sidi Bouzid

18. Juni 2026 um 13:49

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.

Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.

Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.

Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.

Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.

Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»

Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»

Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.

Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.

EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.

L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.

EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.

Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.

Communiqué.

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

10. Juni 2026 um 16:53

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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Industrie : Fin de fonctions pour le directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables

05. Mai 2026 um 20:12

Il a été mis fin aux fonctions de Belhassen Chiboub, directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables au sein du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, conformément à un décret publié au Journal Officiel de la République Tunisienne en date du 5 mai 2026. Cette décision officialise un changement à un poste stratégique du secteur énergétique.

Une décision actée par décret

Le texte réglementaire publié au Journal Officiel de la République Tunisienne entérine la fin des fonctions de Belhassen Chiboub, sans préciser les motifs de cette mesure ni l’identité de son successeur.

Cette direction générale joue un rôle clé dans la gestion des politiques liées à l’électricité ainsi qu’au développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Relevant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la direction de l’électricité et des énergies renouvelables est au cœur des enjeux énergétiques du pays, notamment en matière de diversification des sources d’énergie et de transition vers des modèles plus durables.

Ce changement intervient dans un contexte marqué par des défis structurels liés à la sécurité énergétique et à l’accélération des projets d’énergies renouvelables.

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Vers un code des énergies renouvelables en Tunisie ?

19. März 2026 um 13:14

Le bureau du Conseil des députés tunisiens a récemment transmis à la commission de l’Industrie, du Commerce, des Ressources naturelles, de l’Énergie et de l’Environnement un projet de loi proposé par 14 députés, visant à créer une magazine juridique dédié aux énergies renouvelables.

Lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale, le député Yossri Bouab, l’un des initiateurs du projet, a précisé que cette proposition de loi comporte 48 articles répartis en 8 chapitres, et a pour objectif principal d’assurer un équilibre entre le système d’investissement énergétique et les énergies renouvelables.

Souveraineté énergétique nationale

Parmi les axes abordés, le projet met l’accent sur la souveraineté énergétique nationale, le soutien à la recherche scientifique, la création de centres nationaux d’innovation dans le domaine de l’énergie, ainsi que sur l’investissement, le financement, la régulation, les sanctions et la simplification des procédures.

Lire aussi : La Tunisie mise sur l’hydrogène vert pour impulser sa transition énergétique

Rythme croissant des énergies renouvelables

Le député a souligné que la Tunisie doit s’adapter au rythme croissant des énergies renouvelables afin de renforcer sa transition énergétique et son autonomie dans ce secteur stratégique.

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