Selon une nouvelle étude du Baltic and International Maritime Council (BIMCO) publiée lundi 2 février, les difficultés persistantes en mer Rouge influencent fortement le marché du transport maritime en 2026.
Les perturbations en mer Rouge, considérée comme zone stratégique, ont réduit la fréquence des traversées directes, augmentant les distances de navigation et la demande de tonnage pour les cargos spécialisés dans les marchandises sèches (dry bulk). Cette situation pousse les tarifs de fret à la hausse et permet aux armateurs d’enregistrer des gains plus élevés cette année.
L’étude indique que la principale explication est simple : plus les navires effectuent de longs trajets, plus leur disponibilité diminue. Ce qui réduit l’offre de capacités et soutient les prix du transport.
Ainsi, BIMCO estime que cette dynamique devrait se poursuivre au cours de cette année 2026, avec une croissance modérée de la demande.
La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ordonné une perquisition, le 3 février 2026, des locaux du réseau social X d’Elon Musk. C’est ce qu’indique Musk sur ses réseaux sociaux.
Au passage, Elon Musk, propriétaire de la plateforme X, et Linda Yaccarino, l’ancienne directrice générale, sont convoqués le 20 avril prochain « aux fins d’auditions libres » par le parquet de Paris. C’est ce que rapporte RFI, se basant sur des informations de l’AFP. D’autres employés de la plateforme sont également convoqués dans le cadre de cette affaire.
Mais, il y a très peu de chance que le milliardaire américain réponde positivement à cette convocation du parquet de Paris.
A rappeler que ces actes sont diligentés dans le cadre d’une enquête ouverte début 2025. Et ce suite aux signalements de députés, qui ont dénoncé « des algorithmes biaisés du réseau social X« .
Dans le cadre de la 4e édition de GITEX Africa et de son roadshow en Afrique du Nord, GITEX Africa a fait escale à Tunis, le lundi 2 février 2026, pour une rencontre de networking réunissant startups, investisseurs, leaders technologiques et représentants du secteur public.
Organisé à The Dot, l’événement, placé sous le thème “S’unir pour innover et accélérer: vers un avenir mondial pour l’Afrique numérique”, a offert un espace d’échange ouvert autour des enjeux clés du numérique et des opportunités de collaboration à l’échelle régionale et continentale.
Un moment d’écoute et de préparation pour GITEX Africa 2026
Jessy Fula, responsable de l’engagement des gouvernements chez Dubai World Trade Centre, organisateur de GITEX Africa, a expliqué que cette étape tunisienne s’inscrit dans une dynamique de proximité avec les écosystèmes locaux. “L’objectif est de rassembler l’écosystème, d’échanger directement avec les startups et les institutions, et de les accompagner dans leur préparation pour GITEX Africa Morocco, prévu du 7 au 9 avril 2026 à Marrakech”, a-t-il déclaré. Près de 40 startups tunisiennes ont ainsi pris part à cette rencontre, conçue comme un espace de dialogue, d’information et de networking. En effet, poursuit Jessy Fula, “c’est aussi l’occasion de présenter ce qui se prépare pour l’édition 2026, les secteurs prioritaires et notre approche”. Et d’enchaîner: “Nous voulons répondre aux questions des startups et leur donner une vision claire des opportunités”. Selon lui, le développement des infrastructures numériques constitue un enjeu central pour l’avenir du continent. “L’Afrique doit renforcer ses capacités en centres de données, en stockage et en calcul. C’est une condition essentielle pour permettre l’intégration de l’intelligence artificielle dans les différents secteurs”, a-t-il souligné. Par ailleurs, l’éducation figure également parmi les axes stratégiques de GITEX Africa. “Nous avons mis en place GITEX Flex, une initiative dédiée à l’éducation. Les universités et les institutions académiques ont un rôle clé à jouer, notamment dans la recherche. Pour l’édition 2026, une zone sera dédiée à l’EdTech, en plus de nouveaux espaces consacrés à la Sportech et à l’Agritech”, a-t-il précisé.
Source: Managers
La Tunisie, un modèle sur le continent
Jessy Fula a par ailleurs salué le positionnement de la Tunisie dans l’écosystème africain. ”La Tunisie est un exemple, notamment grâce au Startup Act, mis en place très tôt sur le continent. Aujourd’hui, de nombreux pays africains s’en inspirent. La Tunisie joue un rôle important et accompagne d’autres écosystèmes dans leur structuration”, a-t-il affirmé. Il a également cité d’autres pays africains avancés, comme le Sénégal, le Cameroun et la Côte d’Ivoire.
Une présence tunisienne fidèle et prometteuse
De son côté, Ghazi Saddem, Country Agent de GITEX, a rappelé la participation constante de la Tunisie à GITEX Africa depuis sa première édition. “La Tunisie a toujours été présente à GITEX Africa. À chaque édition, des startups tunisiennes ont réussi à se distinguer lors des compétitions de pitch, preuve de la qualité et du potentiel de notre écosystème”, a-t-il indiqué. Il a également mis en avant l’importance du soutien institutionnel et partenarial. “Cette participation a été possible grâce à l’appui de plusieurs partenaires”, a-t-il expliqué.
Pour Ghazi Saddem, GITEX Africa est une véritable opportunité pour les startups tunisiennes. “C’est une plateforme unique pour rencontrer des investisseurs, accéder à de nouveaux marchés et accélérer leur croissance. Nous voulons renforcer encore la présence tunisienne lors des prochaines éditions”, a-t-il conclu.
Lors de l’événement, un panel a été dédié au thème “Startups tunisiennes à l’international: innover localement, scaler vers l’Afrique. Go to Market, financement et valorisation de l’écosystème tunisien”, avec pour objectif de présenter les stratégies pour capitaliser sur l’édition 2026 de GITEX Africa. Le panel réunissait des experts et acteurs clés de l’écosystème, choisis pour leur engagement auprès des startups et leur contribution à GITEX Africa; Maya Jerbi, présidente d’Orange Foundation, Mehdi Ben Ghedifa, responsable de la communication digitale au Cepex, et Tarak Triki, CEO de Smart Capital. Cette session a été suivie d’une pitch competition, au cours de laquelle 6 startups issues de secteurs différents ont présenté leurs projets: Thinkneo, Chitelix, SupplyzPro, Defendr, BWS et Pigmentoco.
Les gagnants sont…
1. Chitelix
La startup œuvre à transformer les déchets issus de l’exportation du crabe bleu en ressources précieuses pour l’industrie. Cofondée par Anis Ben Ghalia, la startup a développé une méthode pour extraire le chitosan, un biopolymère naturel pouvant remplacer les plastiques pétrochimiques dans des secteurs variés tels que l’agriculture, le cosmétique, la pharmacie ou les bioplastiques.
Plus précisément, la startup, basée à Bizerte, collecte directement les déchets auprès des industriels, offrant un modèle gagnant-gagnant pour tous. Ainsi, la startup bénéficiera d’une prise en charge complète pour participer à GITEX Africa, incluant hébergement, billet d’avion et stand d’exposition.
2. BWS(Be Wireless Solutions)
Fondée en 2018, BWS est un leader régional en IoT. La startup, cofondée par Karim Kharrat, fournit des solutions pour économiser les ressources et accompagne plusieurs institutions privées et publiques en Europe (France, Suisse), en Afrique (Tunisie, Maroc, Sénégal) et au Moyen-Orient (Qatar).
La plateforme propose notamment éclairage public intelligent, monitoring de la consommation énergétique, irrigation intelligente et optimisation des tournées, et gestion du carburant des flottes. En effet, BWS opère dans quatre pays (France, Mauritanie, Bahreïn et Tunisie) et collabore avec de grands acteurs internationaux. BWS se voit attribuer un pod d’exposition pour l’édition 2026 de GITEX Africa.
3. Thinkneo
Cofondée par Leith Mokaddem, Thinkneo est une startup spécialisée dans la Fintech et l’identité numérique, avec pour mission de sécuriser et simplifier l’accès aux services digitaux. Thinkneo a conçu Avatar-ID, une application de vérification d’identité à distance basée sur l’IA et la biométrie et e-KYC sécurisé, répondant aux défis des deepfakes et de la fraude documentaire.
Selon Leith Mokaddem, les tentatives de fraude via deepfakes ont augmenté de 3000% en 2023, et 27% des cartes d’identité vérifiées en Afrique se sont révélées frauduleuses. En résumé, la solution permet un test de vivacité en temps réel, une vérification de l’authenticité des documents et une identification du signataire et de la signature électronique. “Nous supprimons la friction technologique sans compromettre la sécurité”, explique-t-il. La startup bénéficiera également d’un pod d’exposition à GITEX Africa, lui offrant une vitrine pour présenter sa solution à l’international.
Pour sa part, Zeineb Messaoud, directrice de la communauté AfriLabs et membre du jury, a expliqué que la sélection était difficile car le niveau des pitches était très proche. En fait, “pour sélectionner les projets, nous avons pris en compte ce que GITEX Africa peut apporter aux startups. Nous avons recherché avant tout l’innovation, le potentiel de développement et la capacité de l’équipe à faire grandir son projet. L’objectif est de mettre en lumière des initiatives capables de se développer, d’avoir un impact concret et de profiter pleinement des opportunités offertes par l’événement”, a-t-elle précisé. Et de recommander: “Il est important pour les startups de se présenter au bon moment. Participer au moment opportun permet de tirer pleinement parti des opportunités offertes par GITEX Africa”.
«Si tout se déroule comme prévu, nous espérons être opérationnels en 2027». Cette phrase, prononcée par Amir Ben-Gacem, cofondateur et CEO de SoleCrypt, donne le ton.
Elle résume l’ambition d’un partenariat officialisé ce jour avec Schneider Electric, à l’occasion de la signature d’un protocole d’accord (MoU) en Tunisie. Un accord qui vise à poser les bases de centres de données de nouvelle génération, pensés pour l’intelligence artificielle. Et surtout pour la durabilité.
L’IA, oui! Mais…
L’intelligence artificielle consomme beaucoup. Trop, parfois. «Une infrastructure dédiée à l’IA nécessite des capacités de calcul très importantes, et donc une consommation énergétique élevée», rappelle Amir Ben-Gacem. Dans un pays confronté à des tensions énergétiques et hydriques, la question était centrale. Impossible, selon lui, de construire des data centers classiques sans repenser le modèle. D’où une approche inversée. «On a commencé par résoudre l’équation énergétique avant même de construire le data center», explique-t-il.
D’abord l’énergie verte…
Le projet repose sur deux piliers développés en parallèle. D’un côté, la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. De l’autre, la construction de centres de données IA, conçus comme les premiers consommateurs de cette énergie verte.
Un choix rendu possible par le cadre réglementaire tunisien, qui autorise la production et l’autoconsommation d’énergie renouvelable. Selon Amir Ben-Gacem, le projet générera même un excédent énergétique, contribuant à l’objectif national de 35% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici à 2030. Une vision que partage Amine Benchekroun, vice-président IT & Datacenter chez Schneider Electric Afrique. «L’énergie verte n’est plus une option pour un data center», affirme-t-il. Pour lui, durabilité et performance ne peuvent plus être dissociées.
Tozeur et Bizerte, deux régions clés du projet
Sur le plan territorial, SoleCrypt a déjà identifié deux régions stratégiques: Tozeur et Bizerte.
À Tozeur, dans le Sud tunisien, le projet s’appuie sur un fort potentiel solaire. SoleCrypt y dispose d’un agrément pour une capacité de 60 mégawatts de production renouvelable. À Bizerte, l’enjeu est différent. Il s’agit de la connectivité et de la proximité des stations électriques. Accès aux câbles de fibre optique sous-marins. Faible latence vers l’Europe, inférieure à 10 millisecondes. Des critères que souligne également Amine Benchekroun, pour qui la Tunisie coche plusieurs cases stratégiques.
Performance, durabilité… et rentabilité
Sur les grands principes, les deux partenaires tiennent le même discours. Un data center doit être performant. Sinon, il n’est pas viable. Mais s’il repose sur des énergies fossiles, il n’est plus acceptable. Selon Amine Benchekroun, les investissements dans les énergies renouvelables sont non seulement nécessaires, mais aussi rentables sur le long terme. Ils permettent de réduire les coûts énergétiques et l’empreinte carbone, tout en répondant aux exigences croissantes des clients et des régulateurs.
Le facteur humain, un atout tunisien
Au-delà de l’énergie et des infrastructures, un autre point rapproche les visions des deux dirigeants: le capital humain. Amir Ben-Gacem met en avant les compétences locales, notamment dans les télécommunications et l’ingénierie. Amine Benchekroun abonde dans le même sens: «Le plus important, c’est l’humain», insiste-t-il, évoquant le potentiel des talents tunisiens pour accompagner des projets technologiques complexes.
Un partenariat technologique structurant
Dans le cadre de cet accord, Schneider Electric interviendra comme partenaire technologique clé. Le groupe apportera ses architectures de référence pour les data centers IA, codéveloppées avec Nvidia, ainsi que ses solutions d’électrification, d’alimentation sécurisée, de refroidissement liquide et de gestion intelligente via EcoStruxure™ IT. Le projet est actuellement en phase d’études. Le closing financier est attendu d’ici la fin de l’année. Les travaux pourraient suivre rapidement.
Objectif affiché: une mise en service progressive à partir de 2027.
D’autres annonces sont attendues dans les prochains mois.
Tunifert, filiale du Groupe SEPCM, leader tunisien de la protection des cultures, des fertilisants, des semences et de l’assistance technique aux agriculteurs, annonce la signature d’un partenariat stratégique avec Seabex, pionnier des solutions agricoles basées sur l’intelligence artificielle (IA).
À travers ce partenariat, Tunifert et le Groupe SEPCM affirment publiquement leur engagement en faveur de la souveraineté alimentaire tunisienne, en plaçant l’innovation, la donnée et l’accompagnement des agriculteurs au cœur de la transformation de la filière céréalière.
Ce partenariat marque une première en Tunisie dans le domaine des grandes cultures, en combinant semences locales performantes, expertise agronomique de terrain et intelligence artificielle de pointe, afin de digitaliser l’ensemble de la chaîne de valeur céréalière, de la parcelle agricole jusqu’au pilotage stratégique de la filière.
Les solutions de Seabex seront progressivement déployées sur des milliers d’hectares, principalement en blé dur, culture stratégique pour le pays. L’objectif est de construire une filière céréalière plus performante, plus résiliente et plus autonome, capable de répondre durablement aux enjeux climatiques, économiques et alimentaires de la Tunisie.
Ce partenariat permettra notamment de:
Renforcer durablement les capacités des agriculteurs partenaires, grâce à des outils d’aide à la décision basés sur l’intelligence artificielle, adaptés aux réalités locales.
Optimiser les rendements et la productivité par des analyses agronomiques avancées et une meilleure anticipation des risques.
Améliorer la gestion des ressources stratégiques (eau, fertilisation, intrants) et limiter le gaspillage dans un contexte de stress hydrique croissant.
Accroître la résilience face aux aléas climatiques et phytosanitaires, en sécurisant les itinéraires techniques.
Structurer une base de données agronomiques massive et contextualisée, véritable actif stratégique pour la filière.
Contribuer à une autosuffisance céréalière durable, pilier essentiel de la souveraineté alimentaire nationale.
«Ce partenariat avec SEABEX MEA renforce la filière céréalière tunisienne grâce à des outils d’intelligence artificielle qui permettent d’anticiper les risques, d’optimiser les interventions culturales et d’améliorer durablement les rendements sur des milliers d’hectares», souligne Imène Ben Jemia, directrice générale de Tunifert.
«En tant que leader tunisien du secteur agricole, le Groupe SEPCM investit dans des solutions innovantes pour moderniser l’agriculture et renforcer durablement la filière céréalière. Ce partenariat illustre parfaitement notre ADN tourné vers l’innovation et notre engagement pour la souveraineté alimentaire nationale», ajoute Hedi Doghri, directeur général du Groupe SEPCM.
«Ce partenariat avec Tunifert et le Groupe SEPCM illustre une vision stratégique et résolument tournée vers l’avenir de l’agriculture tunisienne. En mettant l’intelligence artificielle et la donnée au cœur de la filière céréalière, nous contribuons à renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays, à sécuriser la production nationale et à doter les agriculteurs comme les acteurs de la filière d’outils de décision modernes, fondés sur des données fiables et contextualisées», explique Taher Mestiri, président de Seabex.
«Fière de ce partenariat, le véritable enjeu n’est pas seulement d’outiller la parcelle, mais de structurer une filière céréalière capable de se piloter, de se projeter et de décider collectivement sur la base de faits mesurables. Les transformations les plus durables en agriculture sont souvent invisibles: elles commencent par la fiabilité de la donnée et la confiance dans la décision», ajoute Amira Cheniour, directrice générale de Seabex MEA.
Dans le cadre de ce partenariat, Tunifert, reconnue pour la qualité de ses services et de ses semences sélectionnées et adaptées aux conditions climatiques locales, mettra ces technologies à la disposition de son réseau d’agriculteurs multiplicateurs partenaires. Cette démarche vise à élever le niveau technique des exploitations, sécuriser les revenus agricoles et favoriser des pratiques agricoles plus durables.
Au-delà de l’accompagnement des agriculteurs, ce partenariat traduit également une vision avant-gardiste du Groupe SEPCM, qui fait le choix de la digitalisation, de la donnée et de l’intelligence artificielle pour renforcer sa capacité de pilotage stratégique de la filière céréalière tunisienne.
L’agrégation massive de données agronomiques contextualisées permettra d’améliorer la planification, l’anticipation des risques et la prise de décision à l’échelle de la filière, contribuant ainsi à la résilience et à l’autonomie alimentaire du pays.
Plus exactement, l’or a chuté de 9,3 % sur le marché au comptant pour s’établir à 4 428,9 dollars l’once dans la matinée du lundi 2 février 2026. Sachant qu’il avait atteint un record historique de 5 594,82 dollars jeudi 29 janvier. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont chuté de 4,8 % à 4 516,70 dollars l’once.
L’argent a poursuivi sa baisse sur le marché au comptant, chutant de plus de 15 % ces derniers jours pour s’établir à 71,90 dollars l’once. Il avait atteint un record historique de 121,64 dollars jeudi.
Le platine a chuté de 10 % pour s’établir à 1 948,59 dollars l’once après avoir atteint un sommet historique de 2 918,80 dollars le 26 janvier. Le palladium a chuté de plus de 5 % sur le marché au comptant pour atteindre 1 591 dollars l’once.
Sarra Al-Yassiri, stratégiste des marchés financiers chez CFI, a déclaré que les facteurs fondamentaux soutenant l’or sont toujours en place, prévoyant que les prix de l’or se stabiliseront aux alentours de 5 000 dollars l’once d’ici mi-2026.
De don côté, Daniel Albanna, analyste des marchés financiers chez First Financial Markets, a déclaré que les fortes baisses de l’or et de l’argent « ont dépassé la zone traditionnelle de prise de bénéfices ». Tout en expliquant qu’elles sont survenues après une hausse verticale malsaine au cours de laquelle l’or a bondi de plus de 400 dollars en une seule journée, ne laissant aux banques, aux investisseurs et aux courtiers aucune possibilité d’absorber les risques.
Il a ajouté que la panique s’est aggravée avec la chute rapide des niveaux de 5 400-5 500 $ jusqu’aux abords des 4 700 $ l’once. Ce qui a éliminé ceux qui avaient acheté au plus haut et ruiné ceux qui avaient utilisé un fort effet de levier, soulignant que « la prise en compte par le marché du resserrement de la politique monétaire de Kevin Warsh » a accru la pression psychologique sur les deux métaux.
Nous avons longtemps plaidé dans ce journal pour un renforcement des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Pologne, dont le marché est très porteur, mais peu de chose a été fait dans cette direction, malgré le dispositif couteux (et pas toujours efficace) du Centre de promotion des exportations (Cepex) à l’étranger. Le Maroc, quant à lui, ne s’est pas fait prier pour lorgner ce pays. Les relations économiques entre le Maroc et la Pologne ont connu, en effet, ces dernières années, une nette accélération, soutenues par un environnement institutionnel stable et par le cadre juridique offert par l’Accord d’association Union européenne-Maroc.Une success story qui peut être inspirante pour nous…
Habib Glenza
En l’espace de cinq ans, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays a presque triplé pour atteindre 2,16 milliards de dollars en 2024. Les exportations polonaises se sont élevées à 925,9 millions de dollars, tandis que les importations en provenance du Maroc ont atteint 1,23 milliard de dollars, soit un total de plus de 2,156 milliards de dollars, à comparer avec les 0,4 milliard de dollars d’échanges tuniso-polonais en 2023 (1). Cela fait du Maroc le principal partenaire commercial de la Pologne en Afrique. Cette dynamique témoigne non seulement de l’ampleur croissante des échanges, mais aussi de leur maturité et de la complémentarité des deux économies.
L’agriculture, pilier du partenariat
L’agriculture et l’agroalimentaire figurent parmi les domaines les plus prometteurs de la coopération bilatérale. Sur la période 2022–2024, les échanges de produits agricoles entre la Pologne et le Maroc ont atteint en moyenne 187 millions de dollars par an, affichant une tendance de croissance stable.
La structure des échanges illustre clairement la complémentarité des marchés. La Pologne importe principalement du Maroc des fruits et des légumes, avec une place particulière pour les framboises surgelées, dont le Maroc est devenu le troisième fournisseur du marché polonais.
À l’inverse, les exportations polonaises vers le Maroc reposent essentiellement sur le blé tendre et les produits laitiers, des catégories stratégiques pour la sécurité alimentaire et la diversification des approvisionnements du Royaume.
Au-delà des flux commerciaux, les deux pays affichent des ambitions plus larges. La Pologne et le Maroc souhaitent renforcer leur coopération sur l’ensemble des chaînes de valeur, de la production animale et de la logistique jusqu’à la recherche, l’innovation et les systèmes de sécurité alimentaire. Cette approche répond aux défis liés à la volatilité des marchés mondiaux et aux effets du changement climatique.
Dialogue politique et visites de haut niveau
Un nouvel élan a été donné aux relations bilatérales avec la visite officielle en Pologne du ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, en septembre 2025. La délégation comprenait des représentants de la Comader, la confédération des producteurs agricoles, des acteurs clés du secteur agroalimentaire, ainsi que de hauts responsables institutionnels.
Les échanges avec le ministre polonais de l’Agriculture et du Développement rural, Stefan Krajewski, ont porté notamment sur le développement des échanges commerciaux, la sécurité sanitaire, la coopération scientifique ainsi que la recherche et le développement. Les deux parties ont souligné le potentiel de synergies entre les secteurs agroalimentaires polonais et marocain et leur volonté de bâtir un partenariat moderne et durable.
La visite a également permis à la délégation marocaine de découvrir le potentiel productif et scientifique de la Pologne. La délégation marocaine a notamment visité le site industriel de Polmlek, l’un des leaders polonais du secteur laitier, qui a acquis en 2023 l’entreprise marocaine Jibal et poursuit ses investissements au Maroc. Le programme comprenait également des visites au marché de gros agroalimentaire de Varsovie ainsi qu’à des centres de recherche majeurs, dont l’Université des sciences de la vie (SGGW) et l’Institut d’horticulture.
Un mémorandum signé à Berlin
L’aboutissement de ce processus a été la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre les ministères de l’Agriculture de la Pologne et du Maroc lors de la Semaine verte internationale de Berlin, en janvier 2026. Le document a été signé par les ministres Ahmed El Bouari et Stefan Krajewski.
Mis en œuvre par l’Inspection vétérinaire polonaise et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires du Maroc (Onssa), le mémorandum vise à renforcer la coopération en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des produits d’origine animale et des aliments pour animaux. Il prévoit des échanges d’informations, une coopération technique et des actions de formation, ainsi qu’un rapprochement des pratiques avec les normes internationales, facilitant concrètement les échanges commerciaux.
Pour les exportateurs polonais, l’approbation récente par l’Onssa du certificat sanitaire pour la viande de volaille d’origine polonaise constitue un signal très positif. D’autres certificats, notamment pour le miel, les semences et d’autres produits agroalimentaires, sont attendus, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de marché.
Des engagements institutionnels aux projets concrets
Le mémorandum signé établit une base institutionnelle solide pour le rapprochement entre la Pologne et le Maroc. Les deux parties soulignent toutefois que l’enjeu réside désormais dans la traduction de ces engagements en projets concrets, notamment dans les domaines de la recherche, de l’innovation, de la formation et de la levée des barrières non tarifaires.
Dans ce contexte, la participation confirmée de la Pologne à la 17ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam), prévue en avril 2026 à Meknès, constitue une étape importante. Le pavillon polonais, organisé par le Centre national de soutien à l’agriculture (Kowr), a vocation à devenir une plateforme de contacts d’affaires et d’initiatives sectorielles. Les prochaines visites et échanges institutionnels pourraient ainsi faire entrer la coopération agricole polono-marocaine dans une phase plus opérationnelle et orientée vers les résultats.
Aujourd’hui, le Maroc a surclassé la Tunisie dans plusieurs secteurs stratégiques : tourisme, agriculture, agroalimentaire, pêche, élevage, sport, etc., grâce à la compétence de ses responsables : ambassadeurs, consuls, représentants des ministères de l’agriculture, du commerce, du tourisme et de l’industrie, qui, contrairement aux nôtres, ne se contentent pas de toucher des salaires et de garantir une retraite aisée. C’est là toute la différence, car les deux pays ont pratiquement les mêmes atouts en main. Les uns les utilisent, les autres les dilapident.
La Pologne, devenue membre très important de l’Union européenne (UE), réalise depuis quelques années une croissance économique exceptionnelle, par rapport à l’ensemble des pays membres de l’UE : croissance du PIB dépassant 3,6% et taux de chômage équivalent à 5,2. Bref, un partenaire idéal pour la Tunisie.
La Pologne ne produit pas d’huile d’olive, de dattes (que la Tunisie a du mal à écouler), des agrumes, etc. Durant l’hiver, ce pays importe tous ses besoins en légumes du monde entier.
Depuis 2010, j’ai assisté à plusieurs rencontres B2B organisées conjointement par l’ambassade de Tunisie, le Cepex et la Chambre de commerce polonaise. Toutes ces rencontres n’ont rien apporté à la Tunisie sinon, des dépenses infructueuses et de l’argent «jeté par la fenêtre». Les Marocains ont choisi la voie officielle, à savoir les ministres de l’agriculture des deux pays, et cela a directement ouvert la voie aux hommes d’affaires des deux pays.
Une décision exceptionnelle du ministère jordanien de l’Agriculture autorisant l’importation de 10 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne pour compenser le déficit de production locale de la campagne 2025-2026 a permis le retour de ce produit de grande renommée sur le marché jordanien, a déclaré l’ambassadrice de Tunisie en Jordanie, Moufida Zribi.
Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), Mme Zribi a indiqué que l’ambassade de Tunisie et le bureau de l’attaché commercial à Amman avaient mené une campagne intensive de promotion de l’huile d’olive tunisienne, reconnue pour sa qualité exceptionnelle, en multipliant les contacts et les rencontres avec les acteurs économiques des secteurs public et privé.
Ces efforts ont permis de mettre en relation des entreprises et de lancer des opérations d’exportation dès la fin de l’année dernière, qui se poursuivront jusqu’à la fin de la campagne actuelle, impliquant des institutions publiques et privées.
Mme Zribi a souligné la forte demande des consommateurs jordaniens pour l’huile d’olive tunisienne dans les points de vente au détail, où sa haute qualité et ses prix compétitifs sont très appréciés, répondant ainsi à un besoin essentiel de l’alimentation locale.
Plus de 40 importateurs jordaniens, en coordination avec le Centre de promotion des exportations (Cepex), ont effectué des visites de terrain sur les sites de production d’huile d’olive depuis novembre 2025.
Dans un premier temps, cela a conduit à la signature de contrats portant sur la fourniture d’environ 3 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne à la Jordanie, avec des prévisions d’augmentation marquée des exportations fin janvier et début février 2026.
L’Union européenne (UE) renforce sa lutte contre l’immigration clandestine, en concentrant ses efforts pour les cinq prochaines années sur une augmentation drastique des rapatriements, un recours sans précédent à la politique des visas comme outil diplomatique, ainsi qu’aux plateformes multifonctionnelles le long des routes migratoires et à l’intelligence artificielle (IA).Tout en intensifiant les partenariats avec des pays tiers, tels que la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie.(Photo : Centre de rétention des migrants en Italie).
«La priorité est claire : réduire et contenir le nombre d’arrivées illégales», a souligné Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures.
Cette priorité s’inscrit dans une tendance déjà visible : selon les données de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), les entrées irrégulières dans l’UE ont diminué de 26 % l’an dernier, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 2021, avec des baisses significatives le long des routes des Balkans et d’Afrique de l’Ouest, tandis que la Méditerranée centrale demeure la voie d’accès la plus fréquentée à l’UE.
Avec sa nouvelle stratégie migratoire, la Commission s’est fixé un double objectif : consolider les tendances actuelles et expulser du Vieux continent les personnes n’ayant pas le droit d’y séjourner.
Des plateformes de rapatriement dans des pays tiers
Le plan s’articule autour de l’accélération des rapatriements. Dans le système actuel, moins de 30 % des personnes faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion quittent effectivement l’UE. Pour inverser cette tendance, Bruxelles privilégie désormais les plateformes de rapatriement, souvent situées dans des pays tiers, pour accueillir les demandeurs d’asile déboutés.
La stratégie consolide également la «diplomatie migratoire» en intensifiant les partenariats avec des pays tiers, tels que la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie, et ouvre la voie à la création de «centres polyvalents le long des routes migratoires», structures regroupant diverses fonctions opérationnelles pour gérer le cycle migratoire hors du territoire de l’UE en collaboration avec les pays partenaires. «Nous devons être fermes et défendre nos intérêts», a souligné Brunner, «sans pour autant nous dérober aux situations politiquement complexes.»
Parmi les nouveautés figure le recours à la numérisation et à l’IA dans la gestion de l’asile et des migrations.
La nouvelle stratégie en matière de visas complète le dispositif, visant à en faire un levier diplomatique stratégique. Autrement dit, si un pays tiers ne coopère pas au retour de ses citoyens expulsés, Bruxelles réagira en rendant plus difficile la délivrance de visas aux citoyens de ce pays.
Les nouvelles restrictions ont été immédiatement saluées par les partisans de Meloni au Parlement européen. Pour Nicola Procaccini et Carlo Fidanza, la feuille de route de la Commission «accepte les recommandations du gouvernement italien : gérer la migration, et non la subir».
À Bizerte, une startup tunisienne transforme ce que d’autres considèrent comme des déchets en ressources précieuses pour l’industrie. Chitelix, fondée par Anis Ben Ghalia et son cofondateur, est née d’un constat simple: l’exportation du crabe bleu génère chaque jour des tonnes de déchets, un problème majeur pour les industriels.
Source: Chitelix
Plutôt que de les jeter, Chitelix a trouvé un moyen de donner une seconde vie à ces restes. Grâce à un réseau de scientifiques, la startup a mis au point une méthode pour extraire le chitosan, un biopolymère naturel capable de remplacer les plastiques pétrochimiques et d’entrer dans des secteurs très variés, comme l’ agriculture, la cosmétique, la pharmacie ou les bioplastiques.
Une usine pilote pour transformer l’innovation en production
Source: Chitelix
Installée sur 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix produit du chitosan et du citrate de calcium à partir des déchets de crabe. Chaque tonne de matière première permet de récupérer environ 150 kg de chitosan, transformé ensuite en produits agricoles ou cosmétiques.
Deux axes dominent l’activité de la startup:
Chitelix Agri, une gamme pour l’agriculture, riche en calcium et autres nutriments, bientôt homologuée pour l’export.
Cosmétique, où le chitosan sert à développer des actifs pour la réduction des rides, la cicatrisation et le soin dermocapillaire.
En effet, Chitelix travaille avec des industriels, des centres de recherche comme l’Institut Pasteur ou l’INAT, ainsi qu’avec des agriculteurs et des partenaires internationaux (Malaisie, Thaïlande, Australie, Canada, Corée du Sud). Parmi les projets en cours, on peut citer comme exemple: bioplastiques et polymères superabsorbants, capables de remplacer des produits chimiques dans les couches pour bébé ou le traitement des eaux.
L’équipe compte 20 personnes, principalement des ingénieurs et des doctorants, avec une majorité de femmes, reflétant une vision inclusive de l’innovation.
Une ambition européenne
Soutenue par STB Invest, STB Manager et BH Equity, Chitelix prépare cette année une levée de fonds pour accroître sa production en Europe, diversifier sa gamme de produits et obtenir plus de nouvelles certifications internationales.
Impact local et sensibilisation
Chaque jour, la startup peut traiter jusqu’à 5 tonnes de déchets, transformés en quelques jours en chitosan ou autres ingrédients à haute valeur ajoutée.
La startup collecte directement les déchets auprès des industries locales. Des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs ont été réalisées, principalement dans les régions de Bizerte, du Cap Bon et de Ben Arous, en parallèle des campagnes sur les réseaux sociaux qui permettent de toucher le reste du pays.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mercredi 28 janvier de suspendre son cycle de baisse des taux d’intérêt en maintenant son taux directeur inchangé lors de sa première réunion de 2026, après trois réductions consécutives. Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) a confirmé que le taux des fonds fédéraux restait dans la fourchette de 3,5 % à 3,75 %.
Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu pour le président de la Fed, Jerome Powell, visé à la fois par les critiques du président Donald Trump et par une enquête criminelle du ministère de la Justice.
Dans son communiqué, la Fed indique avoir revu à la hausse ses prévisions de croissance économique et a montré une confiance accrue dans la stabilité du marché du travail, tout en soulignant que l’inflation demeure relativement élevée. « Les indicateurs disponibles suggèrent que l’activité économique progresse à un rythme soutenu. La croissance de l’emploi reste modérée et le taux de chômage montre des signes de stabilisation. L’inflation, en revanche, demeure à des niveaux relativement élevés », indique le texte.
Un changement notable apparaît par rapport au communiqué de décembre : la Fed n’évoque plus le risque d’un affaiblissement du marché du travail comme étant supérieur à celui d’une hausse de l’inflation. Pour de nombreux analystes, cela traduit une approche plus équilibrée et plus prudente, où les deux objectifs de la banque centrale – stabilité des prix et plein emploi – sont désormais considérés sur un pied d’égalité.
« Pour déterminer l’ampleur et le calendrier des ajustements supplémentaires du taux directeur, le Comité évaluera attentivement les données économiques, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques », précise encore le communiqué. Tout en reprenant une formulation déjà interprétée comme le signal d’une possible pause prolongée.
Selon les analystes, la stabilisation récente du marché du travail et la solidité de la croissance expliquent la décision de statu quo. Tandis que les prochaines données sur l’inflation seront déterminantes pour la reprise éventuelle des baisses de taux.
La décision a été adoptée par dix voix contre deux; Stephen Miran et Christopher Waller ayant voté en faveur d’une nouvelle réduction. M. Miran est un ancien conseiller économique de la Maison-Blanche; alors que M. Waller est considéré comme l’un des candidats potentiels à la succession de Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.
Lors de la réunion de décembre, le FOMC était apparu plus divisé, avec trois votes dissidents contre la baisse des taux, une situation rare qui ne s’était plus produite depuis décembre 2014.
Dans le cadre du Programme d’assistance à la balance des paiements tunisienne, une cérémonie s’est déroulée à Sfax au cours de laquelle ont été livrés 88 tracteurs et autres équipements d’origine italienne, acquis par l’Office des terres domaniales (OTD) grâce au soutien de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).
L’ambassade d’Italie en Tunisie l’a annoncé dans un communiqué diffusé sur ses canaux, précisant que la cérémonie a eu lieu à la Ferme d’État de Chaal, la plus grande exploitation agro-combinée d’Afrique du Nord avec plus de 30 000 hectares, en présence du ministre tunisien de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, de l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et de la directrice de l’AICS Tunis, Isabella Lucaferri.
«Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’assistance à la balance des paiements, par lequel la Coopération italienne soutient les investissements publics en Tunisie, en particulier dans le secteur agricole et l’introduction de technologies à forte valeur ajoutée», conclut le communiqué.
Le secteur textile tunisien, qui fait face à des défis et enjeux, mise sur l’innovation pour maintenir sa compétitivité.
A noter que le secteur textile demeure un pilier de l’économie nationale : il rééquilibre la balance commerciale et il garantit un équilibre social.
En effet, le secteur du textile/habillement représente entre 16 à 22 % des exportations industrielles de la Tunisie. Sachant que plus de 81 % des 1 500 entreprises textiles travaillent en sous-traitance pour l’exportation. Ces entreprise génèrent quelque 150 000 emplois.
A souligner qu’en 2025, les exportations du secteur ont progressé de 2,5 %, pour une valeur de plus de 3 millions de dollars, avec un taux de couverture de 122 %.
Dans ce contexte, une réunion de travail s’est tenue mercredi 28 janvier 2026 au ministère, en présence de la représentante de la société allemande WINTEX, spécialiste des vêtements de protection, Caroline Wôltge, ainsi que de hauts responsables du ministère. Y participaient : le directeur général du textile et de l’habillement, Saber Ben Kilani; la directrice générale de la coopération et des relations extérieures, Ichraf Samadhi; un représentant du ministère du Commerce; et les membres de la Chambre tuniso-allemande.
Les échanges ont porté sur le suivi des activités de WINTEX, l’écoute de ses préoccupations et la résolution des obstacles menaçant sa pérennité et sa compétitivité.
Pour sa part, Caroline Wôltge a présenté les activités de WINTEX. A savoir, cinq unités de production à Sfax (700 emplois directs) et des partenariats avec des sous-traitants locaux à Sfax et Sidi Bouzid (plus de 1 350 salariés). Leader des vêtements de protection, l’entreprise excelle par son innovation et sa qualité, répondant aux exigences du marché européen.
L’édition 2026 du classement Global Firepower (publié le 23 janvier) voit la Tunisie faire son entrée dans le Top 10 africain (10e place, 79e mondiale), évincant la Libye, tandis que le Maroc grimpe à la 6e position aux dépens de l’Angola. C’est ce qu’a révélé le site américain Global Firepower (GFP) spécialisé dans la défense, publie ce classement annuel couvrant 145 pays.
L’Égypte reste leader continental (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires), devant l’Algérie (27e), le Nigeria (33e), l’Afrique du Sud (40e) et l’Éthiopie (47e). 14 pays africains progressent, dont la Tunisie et le Maroc.
Ce classement repose sur plus de 60 indicateurs regroupés en six catégories : effectifs humains, équipements, moyens financiers, logistique, ressources naturelles et géographie. Ces données forment un indice global de puissance militaire power index , où 0,0000 serait le score parfait (impossible en pratique) : plus le score s’élève, plus le rang recule.
L’indice annuel ignore les arsenaux nucléaires et ne pénalise pas l’absence de marine pour les pays sans littoral.
Hiérarchie africaine inchangée en tête :
1re : Égypte (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires).
2e : Algérie (27e mondial).
3e : Nigeria (33e).
4e : Afrique du Sud (40e).
5e : Éthiopie (47e).
6e : Maroc (56e, +1 vs 2025).
7e : Angola (59e, -1).
8e : RD Congo (64e).
9e : Soudan (66e).
10e : Tunisie (79e mondiale, nouvelle entrée).
Au grand dam du gouvernement israélien, l’administration américaine aurait entamé des pourparlers avec le Hamas pour mettre en application les 20 points du plan de Donald Trump pour Gaza.
C’est un document officieux qui fait figure de sésame. Dans un éditorial fort remarqué qui a été publié le 23 janvier dans les colonnes du grand quotidien israélien de gauche, Haaretz, l’auteur de l’article révèle que, contre toute attente, le Hamas et l’administration Trump seraient parvenus à un accord en vertu duquel le mouvement islamiste renoncerait à ses armes et remettrait également les cartes des tunnels non encore identifiés par l’armée israélienne. En échange, l’organisation palestinienne, honnie par les Américains, les Européens, les Israéliens et les monarchies du Golfe, serait légalisée comme parti politique légitime.
De plus, ses membres souhaitant quitter l’enclave de Gaza pourraient le faire sans craindre pour leur vie.
Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ? Quitte à réintégrer le Hamas – un mouvement terroriste aux yeux de Washington – en tant qu’acteur incontournable dans le plan soutenu par Washington pour mettre fin à la guerre à Gaza. Et lui permettre in fine de se frayer un chemin vers la légitimité internationale ?
Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ?
Un parcours semé d’embûches
Pour rappel, ce fameux plan est entré dans sa deuxième phase avec la création d’un Comité national d’administration de Gaza (Cnag), et la formation d’un Conseil de la paix présidé par Donald Trump, mais aussi nombre de questions en suspens. Dont les points les plus litigieux portent sur le désarmement du Hamas et le retrait des troupes israéliennes, prévus par l’accord de cessez-le-feu.
La première phase du plan de 20 points de Donald Trump a débuté avec l’entrée en vigueur le 10 octobre 2025 d’un cessez-le-feu, qui devait permettre l’afflux d’aide humanitaire et le retour des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
A noter que tous les captifs vivants ou morts ont été rendus à Israël, y compris la dépouille du policier Ran Gvili ; sachant que le retour de tous les otages du Hamas était une condition sine qua non imposée par Washington pour la reprise du plan de paix américain. D’autant plus que le gouvernement israélien avait fait du retour de tous les otages, vivants comme morts, une condition indispensable.
En effet, la dépouille de Ran Gvili a donc été rapatriée en Israël, lundi 26 janvier. Cet otage était le dernier des 251 otages enlevés par le Hamas. Jusque-là, son corps n’avait pas encore été localisé.
Mauvaise foi
Mais, bien que le Hamas ait tenu parole en rendant les dépouilles des otages et au moment où le président américain inaugure son Conseil de la paix, Israël interdit toujours l’entrée dans l’enclave des technocrates palestiniens du Comité national d’administration de Gaza (Cnag), l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas islamiste palestinien.
A savoir que le Cnag est composé d’environ 50 000 fonctionnaires (policiers, enseignants, pompiers, ingénieurs, médecins et travailleurs sociaux) qui étaient employés par le Hamas dans la bande de Gaza et qui constituent l’infrastructure indispensable à la mise en œuvre de la deuxième phase du plan Trump. Il n’est donc pas étonnant que la composition de l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas soit sujette à une lutte politique acharnée, car c’est par ce canal que transiteront les importants fonds nécessaires au financement de l’enclave.
Est-ce le bout du tunnel ?
Rappelons dans ce contexte qu’à la suite d’une réunion qui s’est récemment tenue au Caire entre des représentants des mouvements palestiniens, de hauts responsables égyptiens et des membres du Cnag, une déclaration commune, au contenu inhabituel, a rendu hommage au président Trump, ainsi qu’aux États médiateurs, en l’occurrence l’Égypte, le Qatar et la Turquie, « pour leurs efforts soutenus en faveur du peuple palestinien ».
Ce satisfecit accordé aussi bien par le Fatah que par le Hamas au président américain signifie-t-il qu’une page est en train de se tourner au Moyen-Orient ?
Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions.
Signe tangible d’une certaine décrispation, c’est la réouverture annoncée pour cette semaine du point de passage de Rafah. Ce point entre la bande de Gaza et l’Égypte aurait d’ailleurs déjà dû rouvrir en octobre, selon le plan de paix américain. Mais il est resté fermé jusqu’ici par l’armée israélienne. Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions. Pour l’instant, c’est une réouverture limitée seulement aux piétons, prévient le gouvernement israélien qui redoute que des livraisons par camion puissent dissimuler des armes. Cette réouverture est donc pour l’heure plus un symbole, un gage de bonne volonté en direction des Américains, qu’un réel changement.
D’autre part, il est prévu dans le plan de paix de Donald Trump dans cette phase 2 la mise en place d’une force internationale, avec des soldats venus de plusieurs pays pour assurer l’ordre. Les Américains souhaitent que ces soldats viennent de nations arabes et/ou musulmanes. Ils citent l’Indonésie et le Maroc, ces deux pays étaient d’ailleurs représentés au premier rang à Davos la semaine du 19 janvier pour le Conseil de la paix de Donald Trump. Sont également cités l’Égypte, la Turquie, l’Azerbaïdjan. Mais qui dans ces conditions instables voudra envoyer des contingents sur place ?
Les cours de l’or ont poursuivi leur ascension record, franchissant pour la première fois la barre des 5 240 dollars l’once, sous l’effet de la chute du dollar américain à son plus bas niveau en près de quatre ans, coïncidant avec des inquiétudes géopolitiques croissantes et l’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur sa politique monétaire.
L’or a progressé de 1,1 % sur le marché au comptant, à 5 243,58 dollars l’once, mercredi 28 janvier. Ses gains s’élèvent ainsi à plus de 20 % depuis le début de l’année…
Kelvin Wong, analyste de marché senior chez OANDA, a déclaré que la hausse de l’or est liée à « la forte corrélation inverse entre ce métal et le dollar », notant que les gains importants enregistrés mardi par le métal sur le marché américain faisaient suite à une déclaration du président américain Donald Trump concernant la baisse du dollar. Ce qui a été perçu comme un signe de consensus au sein de la Maison Blanche quant à la préférence pour une monnaie plus faible…
La faiblesse du dollar américain est également intervenue alors que des données montraient que la confiance des consommateurs américains avait chuté à son plus bas niveau en plus de 11 ans et demi en janvier, sous l’effet d’un ralentissement du marché du travail et de la hausse des prix.
Wong a cependant prédit que l’or se heurterait à une résistance technique à court terme au niveau de 5 240 dollars l’once. Tandis que la Deutsche Bank indique que le métal jaune pourrait atteindre 6 000 dollars l’once durant cette année 2026, soutenu par une demande d’investissement continue et la tendance des banques centrales et des investisseurs à accroître leurs avoirs en actifs non libellés en dollars et en actifs tangibles.
Parmi les autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,9 % sur le marché au comptant, atteignant 115,11 dollars l’once, après avoir culminé à un record historique de 117,69 dollars. Depuis le début de l’année, le cours de l’argent a bondi de près de 60 %.
Le platine a également progressé de 2 % pour atteindre 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint 2 918,80 dollars lundi 26 janvier, tandis que le palladium a grimpé de 1,4 % à 1 961,68 dollars.
Des centaines de migrants pourraient être portés disparus en mer ou présumés morts suite à plusieurs naufrages meurtriers survenus ces derniers jours en Méditerranée centrale, a averti l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’OIM s’est dite «profondément préoccupée» par ces informations. «Plusieurs embarcations seraient impliquées dans ces naufrages au cours des dix derniers jours, et les premières informations laissent penser que des centaines de personnes pourraient être portées disparues en mer ou présumées mortes», indique l’organisation dans un communiqué publié lundi 26 janvier 2026.
L’OIM a averti que les conditions météorologiques difficiles entravaient considérablement les opérations de recherche et de sauvetage. Son porte-parole, Jorge Galindo, a déclaré que «trois naufrages avaient été signalés les 23 et 25 janvier», faisant potentiellement au moins 104 victimes.
Les embarcations concernées auraient quitté la Tunisie et la Libye, selon Merna Abdelazim, analyste de données au sein du Projet Migrants Disparus de l’OIM.
L’OIM a indiqué être encore en train de vérifier les informations, mais a confirmé trois décès à Lampedusa, en Italie, à la suite d’une opération de recherche et de sauvetage d’une embarcation partie de Sfax, en Tunisie. «Parmi les victimes figurent des jumelles d’environ un an, décédées d’hypothermie peu avant le débarquement», précise le communiqué, ajoutant qu’un homme est également décédé d’hypothermie.
Des rescapés de la même opération ont rapporté qu’une autre embarcation, partie du même endroit au même moment, n’était jamais arrivée à destination.
L’agence enquête également sur la disparition de neuf embarcations parties de Tunisie entre le 14 et le 21 janvier, avec au total environ 380 personnes à bord.
«On craint déjà que des centaines de personnes soient portées disparues au cours des premières semaines de 2026», indique le communiqué de l’OIM, prévenant que «le bilan final pourrait être bien plus lourd».
«Bien que l’OIM soit toujours en attente de confirmation officielle, l’ampleur du nombre de victimes signalées laisse présager une nouvelle tragédie majeure en Méditerranée centrale», a déclaré l’agence.
Ces incidents, survenus alors que le cyclone Harry frappait la Méditerranée, «soulignent une fois de plus les conséquences mortelles des réseaux de passeurs et de trafiquants de migrants qui continuent d’opérer en toute impunité, envoyant délibérément des personnes en mer sur des embarcations surchargées et de mauvaise qualité», a déclaré l’agence.
«Le transport de migrants sur des embarcations surchargées et de mauvaise qualité constitue un acte criminel», a-t-elle insisté.
«Organiser des départs alors qu’une violente tempête s’abattait sur la région rend ce comportement encore plus répréhensible, car des personnes ont été sciemment envoyées en mer dans des conditions les exposant à un risque de mort quasi certain», a-t-elle ajouté.
Ces derniers incidents, a-t-elle précisé, «mettent en évidence l’urgence pour la communauté internationale d’intensifier ses efforts pour démanteler ces réseaux criminels et prévenir de nouvelles pertes de vies humaines».
L’OIM a souligné que la Méditerranée centrale demeure le couloir migratoire le plus meurtrier au monde, avec au moins 1 340 personnes qui y ont perdu la vie rien que l’année dernière.
Entre 2014 et fin 2025, plus de 33 000 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée, selon le projet Migrants disparus de l’OIM.
« Accueillant favorablement les indicateurs d’activité bien orientés du quatrième trimestre 2025 des sociétés cotées, le marché boursier continue de se revaloriser, volant de record en record. Le marché s’est enflammé, mardi 27 janvier, inscrivant une envolée de 2,3 %, à 14 500 points », selon Tunisie Valeurs.
Cette embellie du marché s’est accompagnée d’une amélioration notable du rythme des échanges, à plus de 20 millions de dinars (MDT).
Du point des valeurs, le titre STA poursuit sur sa lancée positive, l’action s’appréciant de 6 % à 55,610 D, mais dans un flux relativement modeste de 391 mille dinars.
De son côté, AMEN BANK a été la valeur la plus dynamique de la séance. L’action du bras financier du groupe PGI a pris +3,3% à 56 D, en alimentant le marché avec des capitaux de 3,6 MDT.
Le titre TPR continue à être plébiscité par les investisseurs en Bourse. L’action a signé une progression soutenue de 6 % à 13,690 D sachant que la valeur a brassé un volume de près de 600 mille dinars sur la séance.
Par contre, le titre TUNISAIR s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie aérienne a reculé de 2,9 % à 0,330 D faisant savoir que la valeur a été transigée à hauteur de 6 mille dinars seulement sur la séance.
Le titre TELNET HODLING a figuré parmi les moins bonnes performances de la séance. L’action du spécialiste de l’ingénierie et du conseil en technologies a abandonné 2,1 % à 6,510 D, dans un flux réduit de 33 mille dinars.
Chose promise, chose due : la France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les scientifiques le préconisent, les Français le demandent massivement. Et le président français tiendra parole en interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
Ainsi, le gouvernement français et l’Assemblée nationale ont dit « oui ». Pour les acteurs politiques français, il s’agit d’une étape majeure. Place désormais au Sénat pour poursuivre ce travail constructif.
En effet, une majorité de Français estime que ses enfants ne doivent pas se laisser dicter leurs réflexions par des algorithmes, encore moins devenir une génération anxieuse.
Pionnière depuis 2018 dans la régulation des plateformes d’internet, la France devient aujourd’hui le premier pays d’Europe à s’engager dans cette voie.
De ce fait, dès le 1er septembre prochain, les enfants et les adolescents français seront protégés contre les menaces des réseaux sociaux. Sont dans le collimateur tous les réseaux sociaux consultés par les jeunes, à commencer par : Instagram, Snapchat, TikTok, Facebook… Et même dans une certaine mesure YouTube car l’accès aux discussions sera fermé. Seuls les contenus culturels et pédagogiques resteront ouverts à la consultation pour cette catégorie d’âge.
Reste alors la question qu’on se pose naturellement : quid de la Tunisie? Est-ce pour bientôt ? Wait and see…