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Heute — 04. April 2025Haupt-Feeds

Trump et les taxes douanières : une stratégie à double tranchant pour l’économie mondiale ?

Von: hechmi
04. April 2025 um 19:34

AutomobileDonald Trump a annoncé l’imposition de taxes douanières de 25% sur les importations de voitures et leurs pièces, visant à protéger l’industrie automobile américaine. Cependant, cette décision soulève de vives inquiétudes chez les économistes, qui prévoient une hausse de l’inflation et des perturbations dans le commerce mondial. La guerre commerciale qui en découle touche particulièrement l’Allemagne, qui dépend largement des exportations de voitures vers les États-Unis.

Le monde entier redoute un retour à un protectionnisme excessif, avec des effets négatifs sur les chaînes d’approvisionnement et l’investissement international.

En Europe, la Commission européenne envisage des réponses, notamment en imposant des taxes sur les produits américains. Toutefois, certains experts affirment que ces mesures pourraient nuire autant aux États-Unis qu’aux pays partenaires, notamment avec un risque de stagflation.

Le secteur automobile, pilier de l’économie allemande, est particulièrement vulnérable à ces nouvelles taxes. Volkswagen et d’autres grands constructeurs, qui exportent massivement vers les États-Unis, pourraient voir leurs ventes chuter.

Les conséquences à long terme pourraient être une crise économique mondiale, avec un affaiblissement de la coopération internationale.

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Nouveaux tarifs douaniers : Trump espère 7 000 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis

04. April 2025 um 10:44

Le président américain Donald Trump estime que sa décision, critiquée par l’ensemble des pays, d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations générera à terme entre 6 000 et 7 000 milliards de dollars d’investissements.

« Je pense que tout se passe très bien », a déclaré Trump, jeudi 3 avril; et ce, en évoquant l’impact des droits de douane sur le marché boursier américain. Dans ce contexte, il a souligné que cette mesure permettrait aux États-Unis de « générer six ou sept mille milliards de dollars d’entrées dans notre pays ».

En outre, « les marchés vont exploser » et « le pays va exploser », a encore affirmé Trump aux journalistes présents à la Maison Blanche, avant de s’envoler pour la Floride.

A cet égard, notons que le 2 avril, le chef de l’Etat des Etats-Unis d’Amérique a annoncé l’imposition de droits de douane sur les importations en provenance de 185 pays et territoires. Ainsi, Donald Trump a précisé qu’il imposerait un droit de douane minimum de 10 % sur toutes les importations. De même qu’il fixerait des tarifs individuels concernant chaque pays traité séparément.

De plus, il faut noter que l’administration américaine a instauré des droits de douane de 25 % sur toutes les voitures importées par les USA; et ce, à compter du 3 avril 2025.

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Les tarifs douaniers de Trump provoquent une chute des marchés financiers mondiaux

04. April 2025 um 10:42

La plupart des pays du monde menacent d’intensifier leur guerre commerciale avec les Etats-Unis, suite aux droits de douane draconiens imposés par le président Donald Trump. Lesquels ont suscité des craintes de hausse des prix sur le marché de la consommation américain et d’un ralentissement économique mondial.

Les tarifs douaniers annoncés par Trump mercredi 2 avril 2025 ont provoqué une chute des marchés financiers mondiaux. De même qu’ils ont suscité la condamnation d’autres dirigeants qui considèrent que c’est la fin d’une ère de libéralisation commerciale vieille de plusieurs décennies.

Mais la Maison Blanche a émis des messages contradictoires quant à savoir si les tarifs douaniers étaient censés être permanents ou s’ils constituaient une tactique pour obtenir des concessions, Trump affirmant qu’ils « nous donnent un grand pouvoir de négociation ».

Les tarifs douaniers américains constitueraient les barrières commerciales les plus élevées depuis plus d’un siècle : un tarif de base de 10 % sur toutes les importations et des droits ciblés plus élevés sur certains des plus grands partenaires commerciaux du pays.

Risques de flambée des prix

Cela pourrait faire grimper le prix de tous les produits, du cannabis aux chaussures de course en passant par l’iPhone d’Apple, pour les consommateurs américains. Ainsi, un iPhone haut de gamme pourrait coûter près de 2 300 dollars si Apple répercutait les coûts sur les consommateurs, selon les projections de Rosenblatt Securities.

Alors, les entreprises se sont empressées de s’adapter. Le constructeur automobile Stellantis a annoncé le licenciement temporaire de travailleurs américains et la fermeture d’usines au Canada et au Mexique. Tandis que General Motors a affirmé que cela augmenterait la production américaine.

Récession mondiale?

Pour sa part, la banque d’investissement JP Morgan a déclaré qu’elle prévoyait désormais une probabilité de 60 % que l’économie mondiale entre en récession d’ici la fin de l’année, contre 40 % auparavant.

De son côté, la Chine a promis des représailles aux droits de douane de 54 % imposés par Trump sur les importations en provenance de la deuxième économie mondiale. Idem pour l’Union européenne, qui subira des droits de douane de 20 %.

A cet égard, le président français Emmanuel Macron a appelé les pays européens à suspendre leurs investissements aux États-Unis. Il a déclaré que les tarifs américains étaient « douloureux et sans fondement » et que l’Europe devrait y répondre « secteur par secteur ».

Ces pays jouent à l’apaisement

D’autres partenaires commerciaux, dont le Japon, la Corée du Sud, le Mexique et l’Inde, ont déclaré qu’ils s’abstiendraient pour l’instant de toute rétorsion, le temps de chercher des concessions.

Cependant, les actions ont subi un effondrement mondial, le dollar américain s’est effondré et les prix du pétrole étaient sur le point de connaître leur pire semaine depuis des mois. Les analystes avertissant que les tarifs pourraient nuire à la demande, bouleverser les chaînes d’approvisionnement et nuire aux bénéfices des entreprises.

En effet, le Dow Jones a chuté de près de 4 %, sa plus forte perte en pourcentage sur une journée depuis juin 2020. Le S&P 500 a perdu près de 5 % et le Nasdaq, à forte composante technologique, a chuté de près de 6 %, sa pire journée en termes de pourcentage depuis la pandémie de Covid-19 de mars 2020.

D’autres actions en chute libre

En outre, les entreprises américaines dont la production à l’étranger était importante ont été touchées. Les actions de Nike ont perdu 14 % et Apple a chuté de 9 %.

La douleur des marchés s’est poursuivie ce vendredi 4 avril, avec le Nikkei japonais. Les rendements des obligations japonaises ont chuté brutalement, les investisseurs pariant sur une possible reconsidération de la Banque du Japon dans son projet de hausse des taux d’intérêt.

Sur le marché des changes, le dollar a reculé de près de 0,5 % face au yen à 145,41, après avoir chuté de 2,2 % lors de la séance précédente, sa plus forte baisse quotidienne en plus de deux ans. L’euro a progressé de 0,39 % à 1,1095 $ après un bond de 1,9 % jeudi.

Ailleurs, l’or au comptant était perché près d’un niveau record à 3 103,97 $ l’once et était en voie de réaliser un cinquième gain hebdomadaire consécutif.

Le pétrole, indicateur de l’activité économique, a prolongé sa forte baisse par rapport à la session précédente.

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L’AmCham s’inquiète des répercussions des nouveaux tarifs douaniers de Trump sur la Tunisie

04. April 2025 um 09:34

Au lendemain de l’annonce par l’administration Trump de porter à 28 % le taux des tarifs douaniers sur les produits tunisiens exportés sur le marché américain, le président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-américaine (AmCham), Marouane Ben Jomaa, a tenu à faire le point sur les échanges entre les deux pays. C’est en tout cas ce qu’indique un site de la place.

Tout d’abord, il a souligné que les exportations tunisiennes vers les États-Unis s’élèvent à 1,935 milliard de dinars, contre 1,992 milliard de dinars pour les importations en provenance des États-Unis.

Et parmi les produits qui risquent d’être impactés par les nouvelles taxes américaines figurent l’huile d’olive, les dattes et l’artisanat. Lesquels pourraient voir leur compétitivité compromise. A noter qu’à l’inverse, d’autres pays concurrents de la Tunisie – dans ces mêmes produits – vont subir des taux d’imposition nettement plus légers.

Cependant, la Chambre, par la voix de son président, serait en discussion avec l’administration américaine dans l’objectif de trouver un compromis ou une issue favorable à la Tunisie, toujours selon la même source.

C’est son rôle, étant donné qu’elle constitue un pilier important dans le partenariat économique entre la Tunisie et les Etats-Unis. Et ce, même si le 47ème président américain semble ignorer ce que « partenariat » veut dire.

D’ailleurs, il est intéressant de souligner que Donald Trump n’a pas complètement fermé la porte à des négociations avec les pays désireux d’améliorer leurs relations commerciales avec les États-Unis.

A suivre donc !

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Walid Belhaj Amor : « Ces droits affecteront les exportations tunisiennes vers l’Europe »

04. April 2025 um 09:20

Les exportations de la Tunisie vers les États-Unis représentent un enjeu crucial dans un contexte économique mondial en mutation. Alors que la Tunisie lutte pour mobiliser des ressources financières en devise forte, l’imposition de droits de douane par les États-Unis sur ses produits pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur ses secteurs clés, tels que l’agroalimentaire et le textile. Et comme on dit les 28 % sont comme l’arbre qui cache la forêt. La question essentielle est donc : quel sera le niveau d’impact sur l’inflation et le taux de croissance en Tunisie?

Walid Belhaj Amor, expert en développement économique, a fait savoir via son post fb, que les répercussions des décisions de l’administration américaine sur l’économie tunisienne ne viendront pas de l’application des droits de douane sur les produits tunisiens, mais plutôt des droits qui seront imposés aux pays de l’Union européenne et à la Chine, ainsi que, de manière générale, des effets inflationnistes sur l’économie mondiale.

Il précise à cet effet : « Ces droits auront un impact sur la production et la demande en Europe, ce qui affecte les exportations tunisiennes vers l’Europe. »

Avant d’ajouter : « Ils auront également un effet sur le coût de production en Chine. Ce qui influencera le déficit commercial de la Tunisie avec la Chine, réduira les importations des entreprises tunisiennes en provenance de Chine et, par conséquent, leur production. Enfin, cela affectera le taux de croissance de l’économie tunisienne! Les chiffres importants sont donc 20 % et 34 %, les droits qui seront imposés à l’Union européenne et à la Chine. »

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Les bourses européennes en baisse après les annonces de Donald Trump sur les droits de douane

04. April 2025 um 09:01

Les principales bourses européennes ont commencé la séance en baisse, les investisseurs continuant à ajuster leurs positions après les annonces de Donald Trump du 2 avril. C’est ce qu’a révélé le média zonebourse.com.

Toujours d’après ce média, à titre d’exemple, à Paris, le CAC 40 a reculé de 0,77 % à 7.540,43 points vers 08h05 GMT. Le Dax à Francfort a perdu 0,75 %; tandis que le FTSE à Londres a décliné de 0,68 %. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a chuté de 1,03 %, l’EuroStoxx 50 a reculé de 0,97 % et le Stoxx 600 a décliné de 1,06 %.

Il convient de rappeler que le président américain Donald Trump  a imposé des droits de douane de 10 % sur la plupart des produits importés aux États-Unis, avec des taxes plus élevées sur les importations de plusieurs pays partenaires commerciaux.

Après une réaction brutale jeudi, les marchés tentent maintenant de comprendre comment ces droits de douane affecteront l’attrait des actifs risqués à court terme.

Cependant, l’incertitude devrait persister, rythmée par diverses annonces. A alors que les partenaires commerciaux des États-Unis réfléchissent à leur réponse aux droits de douane américains.

Le rapport mensuel sur l’emploi américain et le discours de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, seront cruciaux pour évaluer la trajectoire économique américaine. 

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Appel à la levée des sanctions contre la Syrie

04. April 2025 um 09:09

La Syrie est sur la voie de la réhabilitation internationale. La chaîne israélienne I24 a indiqué que le président américain Donald Trump rencontrera le président syrien Ahmad Al-Charaa en marge de sa prochaine visite en Arabie saoudite. En même temps, de plus en plus de voix influentes appellent à la levée des sanctions économiques contre la Syrie afin de lui permettre de se relever. Si la situation économique et financière désastreuse se poursuit, le pays s’enfoncera de nouveau dans le chaos, comme le souhaitent ceux qui aimeraient voir le nouveau pouvoir échouer. Le succès d’Al-Charaa est tributaire de la levée des sanctions. 

Imed Bahri

Le magazine britannique The Economist, bible de l’establishment occidental, a consacré son éditorial à la Syrie post-Assad, plaidant pour la levée des sanctions qui ont épuisé le grand pays du Levant et pour permettre au nouvel homme fort de la Syrie de réussir.  

The Economist dresse tout d’abord un tableau noir de la conjoncture actuelle avec une économie agonisante qui épuise la population, une situation politique instable et des centaines de personnes, peut-être plus, qui ont été tuées à cause de la violence sectaire.

Cependant, un sondage réalisé par le magazine britannique dans les jours précédant et suivant le déclenchement des violences en mars dernier a montré que les Syriens semblaient étonnamment optimistes, ce que le magazine considère comme une opportunité à ne pas gâcher aussi bien pour le président Al-Charaa que pour les pays occidentaux désireux d’aider la Syrie à se relever.

Al-Charaa bénéficie d’une opinion favorable

L’enquête d’opinion indique que 70% des Syriens issus de l’ensemble des régions du pays et des différents groupes ethniques et religieux ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur pays. Environ 80% d’entre eux estiment avoir aujourd’hui plus de liberté que sous Al-Assad, avec un pourcentage similaire d’opinion favorable à M. Al-Charaa. Également, deux tiers des personnes interrogées estiment que la sécurité s’est améliorée malgré les affrontements.

L’éditorial souligne néanmoins que ces chiffres doivent être lus avec prudence dans un pays souffrant de traumatismes psychologiques et manquant d’une grande expérience en matière de liberté d’expression. Ils indiquent, toutefois, que malgré de profondes divisions –notamment entre la majorité musulmane sunnite et la minorité alaouite autrefois dominante–, les Syriens font toujours confiance à Al-Charaa pour tenter de reconstruire le pays.

Depuis qu’il a pris ses fonctions de président par intérim fin janvier, Al-Charaa a pris certaines mesures pour répondre aux attentes des Syriens. Au cours du week-end, il a tenu la promesse qu’il avait faite de nommer un gouvernement intérimaire, un gouvernement ne contenant pas uniquement des sunnites mais représentatif des différentes communautés présentes en Syrie avec des ministres kurde, alaouite, chrétien et druze. 

Empêcher de nouvelles violences sectaires

The Economist salue la formation de ce nouveau gouvernement qui apaiserait les inquiétudes en particulier si les ministres disposaient d’une réelle autorité pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. Cela pourrait également apaiser les inquiétudes concernant la tendance d’Al-Charaa à concentrer le pouvoir entre ses mains.

Le magazine britannique conseille au président syrien d’exploiter ce climat de soutien populaire pour achever l’unification des groupes armés disparates de Syrie et pour empêcher l’éclatement de nouvelles violences sectaires.

Cependant, le plus grand défi auquel le président est confronté reste de relancer l’économie syrienne dévastée. Le magazine rapporte que le président Al-Charaa n’a pas payé les salaires de la plupart des fonctionnaires depuis qu’il a pris le contrôle de Damas en décembre et qu’il y a une pénurie d’argent. Si les conditions ne s’améliorent pas rapidement, sa popularité actuelle ne devrait pas durer.

L’un des principaux obstacles ce sont les sanctions occidentales contre la Syrie, qui n’ont pas encore été levées. Imposées dans le but d’isoler Al-Assad, elles entravent désormais les tentatives du nouveau gouvernement de reconnecter la Syrie à l’économie mondiale.

Ces sanctions empêchent les entreprises étrangères d’investir dans la reconstruction et restreignent l’accès de la Syrie au système bancaire mondial rendant pratiquement impossible pour le pays d’obtenir le paiement des marchandises qu’il exporte.

La levée des sanctions est la seule issue

La Syrie a été contrainte d’acheter du pétrole russe transporté par bateau en raison des sanctions américaines. Sans investissements étrangers suffisants et sans recettes d’exportation, le président Al-Charaa ne peut pas œuvrer à la relance de l’économie du pays.

The Economist met en garde contre l’hésitation des États-Unis et de l’Europe à lever ces sanctions et considère que cette attitude est une erreur. Si l’économie syrienne continue de se détériorer, les seuls bénéficiaires seront les extrémistes et tous ceux qui ont intérêt à créer le chaos. Dans ce cas, la violence éclatera inévitablement de nouveau.

La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre depuis longtemps une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.

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Hausse des droits de douane américains : Menace ou opportunité pour la Tunisie ?

Von: walid
04. April 2025 um 09:14

“Je pense que la décision du président américain, Donald Trump, relative à l’augmentation des droits de douane sur les importations en provenance de divers pays du monde, aura un impact direct limité sur la Tunisie, contrairement aux impacts indirects, qui seront à la fois positifs et négatifs”, a déclaré l’économiste et ancien ministre du Commerce, Mohsen Hassan, jeudi, dans une interview accordée à l’Agence TAP.

Hassan a estimé que ces mesures protectionnistes, annoncées mercredi par Trump, stipulant l’accroissement des droits de douane, pour atteindre 28% sur les marchandises importées de la Tunisie, s’inscrivent dans le cadre d’une guerre commerciale qui aura un impact négatif sur l’économie à l’échelle mondiale et aussi sur l’économie nationale, au vu que la Tunisie se trouvera dans l’obligation de limiter ses exportations vers les Etats-Unis, notamment les dattes, l’huile d’olive et le textile. Il n’a pas manqué de noter, en outre, que «le marché américain a accaparé 17,2% du total des exportations tunisiennes d’huile d’olive, au cours de la période novembre 2024- janvier 2025 ».

«La compétitivité de ces produits régressera, en raison de la hausse de leurs prix sur le marché américain », a-t-il expliqué.

Toutefois, il a considéré que l’impact direct de ces mesures protectionnistes sur l’économie et la balance commerciale tunisiennes sera minime, étant donné que le niveau des échanges commerciaux entre les deux pays est faible, en comparaison avec d’autres pays.

«La balance commerciale avec les Etats-Unis a enregistré, au cours de l’exercice 2024, un excédent en faveur de la Tunisie, s’élevant à 215,8 millions de dinars (MD) », a précisé l’économiste, ajoutant que la valeur des exportations tunisiennes vers les Etats-Unis s’est élevée à 360 MD, alors que la valeur des importations avoisine les 480 MD, à fin février 2025.

Les mesures protectionnistes de Trump auront des impacts positifs indirects sur la Tunisie

Hassan a souligné, par ailleurs, que l’augmentation des droits de douane américains sur les marchandises importées, aura des effets positifs indirects sur la Tunisie. Il a évoqué, dans ce cadre, la baisse du prix du pétrole Brent à 70 dollars/ le baril actuellement, contre 80 dollars début janvier 2025, ce qui aura un impact positif sur les finances publiques, compte tenu de l’hypothèse adoptée lors de l’élaboration de la Loi de Finances 2025, laquelle prévoit un prix de 74 dollars/ le baril.

La baisse du prix du pétrole brut contribuera, également, à réduire la facture d’importation énergétique de l’État.

Parmi les impacts positifs de la nouvelle politique protectionniste américaine, l’expert a évoqué la baisse du dollar face à l’euro, et partant l’appréciation du taux de change du dinar face au dollar et par conséquent la réduction du coût d’importation des matières premières et des produits énergétiques et de base. Et d’ajouter que la chute du dollar face à l’euro et au dinar, se répercutera positivement sur les avoirs en devises et contribuera, ainsi, à ajuster les finances publiques de la Tunisie.

La politique protectionniste de Trump aura des impacts négatifs indirects sur la Tunisie

Selon Hassan, la guerre commerciale déclarée par le président américain, Donal Trump, au monde entier aura des impacts négatifs mais indirects sur la Tunisie. Etayant ses propos, l’économiste a expliqué que cette politique entraînera une récession économique et une tendance inflationniste en Europe.

Par conséquent, a-t-il dit, la demande européenne sur les produits tunisiens va baisser, ajoutant que cela va exacerber le déficit commercial de la Tunisie et porter atteinte aux entreprises nationales.

Face à cette situation, il a appelé les autorités à réviser certaines politiques commerciales dont l’accord de libre échange avec l’Union européenne, précisant qu’une telle mesure permettra de booster les exportations, de lutter contre la submersion du marché par des produits de consommation superflus et de préserver les secteurs fragiles.

Il a, dans ce contexte, souligné qu’il est impératif de réviser les tarifs douaniers imposés aux produits de consommation non essentiels et de revoir les accords commerciaux avec certains pays qui ne profitent pas à la Tunisie et font d’elle un pays déficitaire.

Il a ajouté qu’il est, aussi, primordial de diversifier les partenaires commerciaux, d’explorer de nouveaux marchés à l’instar de l’Amérique Latine et de l’Afrique et de développer la coopération avec la partie européenne.

Et d’insister que la Tunisie doit absolument tirer profit des effets de la nouvelle politique américaine car elle poussera l’Europe et la Chine ainsi que certains pays asiatiques à conquérir de nouveaux marchés en Afrique et au Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’amélioration du climat des affaires et l’activation de la diplomatie économique restent des priorités pour l’expert.

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Marine Le Pen ou la «trumpisation» de la vie politique France

04. April 2025 um 08:19

Condamnée en première instance à 4 ans de prison ferme dont 2 en sursis et 4 ans d’inéligibilité, Marine Le Pen n’est pas victime d’une cabale des juges rouges, ou d’un gouvernement des juges ni d’un quelconque abus de droit, comme prétendent ses partisans.

Salem Ben Ammar *

Les juges ont rendu leur verdict en vertu de la loi Sapin 2, un texte majeur du droit français en vigueur depuis 2016, qui vise à renforcer la transparence et l’éthique dans les sphères économiques et publiques, ainsi que la Loi organique et loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Les deux lois prévoient des peines de prison et d’inéligibilité, sachant qu’elle-même préconisait, dès 2013, l’inéligibilité à vie des élus condamnés dans les affaires de détournement de fonds publics. Mais les prévenus étaient issus, à l’époque, d’autres familles politiques que la sienne.
Les juges n’ont donc pas une dent contre l’extrême-droite incarnée par Le Pen et son parti, le Rassemblement national (RN). Ils n’ont pas non plus outrepassé leur pouvoir. Ils n’ont fait qu’appliquer les dispositions légales votées par les députés.

Attrapée la main dans le sac

Ce sont les législateurs eux-mêmes, et Mme Le Pen en est un, qui ont fixé et voté les peines encourus par les acteurs politiques accusés de détournement de fonds publics. Elle doit savoir, en tant qu’élue et ex-avocate, que les juges n’ont pas inventé ces peines spécialement pour elle et qu’elle ne doit pas, par conséquent, en faire les boucs émissaires de ses propres dérives et abus.

Onze ans de pratiques frauduleuses sans jamais être inquiétée, des millions d’euros d’argent public européen détourné à des fins de financement de son parti, Mme «Tête haute et mains propres», a été attrapée la main dans le sac et elle doit payer pour les délits qu’elle a commis comme n’importe quel autre justiciable.

Plutôt que de reconnaître les faits avérés qui lui sont reprochés Mme Le Pen se réfugie dans la posture de la victime qu’elle affectionne, prétendant être victime d’un système dont elle s’est révélée être l’un des piliers essentiels, et tire à boulets rouges sur la justice, exacerbant la haine des juges chez ses idolâtres pour en faire une cible à abattre. Certains de ses partisans ont d’ailleurs lancé des appels au meurtre implicite contre les juges qui ont pris des proportions inquiétantes avec les menaces de mort proférées à l’encontre de la présidente de la 11e chambre et les deux procureurs derrière la sentence la concernant, désignés sur les réseaux sociaux comme «les vermines qu’il faut écraser» ou «les juges qu’il faut juger pour avoir décidé à la place des citoyens du sort de l’élection de 2027 en assassinent Marine Le Pen». «Les procureurs et la présidente devront rendre des comptes ni oubli ni pardon», ont également écrit sur les réseaux sociaux des partisans de Mme Le Pen.

Un coup de force contre l’Etat de droit

Ces hashtags en disent long sur le climat de violence qui entoure cette affaire qui n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, la sortie tumultueuse de Donald Trump de la Maison Blanche au terme de son premier mandat, en 2021, avec notamment l’attaque du Capitole par ses partisans qui a coûté la vie à 7 policiers. C’est dire aussi que la France n’est pas à l’abri d’une montée de la violence politique, si jamais l’arrêt de la cour d’appel confirme ou aggrave le jugement de première instance.

La Trumpisation de la vie politique France est en marche avec la manifestation de soutien à Marine Le Pen ce dimanche qui est en réalité un coup de force contre l’Etat de droit et un avertissement aux juges qui auront à statuer sur l’appel dans un an.

* Chercheur en science politique et anthropologie sociale.

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Gestern — 03. April 2025Haupt-Feeds

Mohsen Hassan : « Le protectionnisme américain cache des opportunités pour la Tunisie »

03. April 2025 um 17:27

L’économiste et ancien ministre du Commerce, Mohsen Hassan, a estimé jeudi 3 avril 2025 que la décision du président américain Donald Trump d’augmenter les droits de douane sur les importations aurait un impact direct limité sur la Tunisie, contrairement aux effets indirects, à la fois positifs et négatifs, pour l’économie nationale.

Les nouvelles mesures américaines, annoncées mercredi, prévoient une hausse des tarifs douaniers pouvant atteindre 28% sur certaines marchandises tunisiennes, comme les dattes, l’huile d’olive et le textile. Selon Hassan, cette décision s’inscrit dans une guerre commerciale mondiale qui pourrait pénaliser les exportations tunisiennes vers les États-Unis, un marché qui a absorbé 17,2% des exportations tunisiennes d’huile d’olive entre novembre 2024 et janvier 2025. « La compétitivité de ces produits va reculer en raison de la hausse de leurs prix sur le marché américain », a expliqué Mohsen Hassan. Cependant, l’effet global sur la balance commerciale resterait modéré, les échanges entre les deux pays étant relativement faibles. En 2024, la Tunisie a enregistré un excédent commercial de 215,8 millions de dinars (MD) avec les États-Unis, avec des exportations évaluées à 360 MD contre des importations d’environ 480 MD à fin février 2025.

Effets positifs indirects : baisse du pétrole et appréciation du dinar

Malgré ces craintes, Hassan relève plusieurs retombées favorables pour la Tunisie. La politique protectionniste de Trump a notamment entraîné une baisse du prix du pétrole Brent, passé de 80 à 70 dollars le baril depuis janvier 2025, ce qui allégera la facture énergétique du pays. Cette diminution est bénéfique pour les finances publiques, la Loi de Finances 2025 ayant tablé sur un baril à 74 dollars.

Autre effet positif : la dépréciation du dollar face à l’euro, qui renforce le dinar tunisien et réduit le coût des importations de matières premières et produits de base. « Cette dynamique pourrait améliorer les réserves en devises et contribuer à l’ajustement des finances publiques », a souligné l’expert.

Risques indirects : récession européenne et baisse de la demande

Néanmoins, Hassan met en garde contre les contrecoups négatifs de cette guerre commerciale. Une récession économique et une inflation accrue en Europe pourraient réduire la demande en produits tunisiens, aggravant ainsi le déficit commercial et fragilisant les entreprises locales.

Face à ces défis, l’économiste appelle à une révision des politiques commerciales, notamment de l’accord de libre-échange avec l’UE. Il plaide pour :

  • Un relèvement des droits de douane sur les produits non essentiels ;
  • Une diversification des partenariats, notamment vers l’Amérique latine et l’Afrique ;
  • Une relance de la diplomatie économique pour profiter des nouveaux marchés que l’Europe et la Chine pourraient cibler en Afrique et au Moyen-Orient.

Pour Mohsen Hassan une opportunité à saisir
Pour Hassan, la Tunisie doit tirer parti des bouleversements géoéconomiques actuels en modernisant son environnement des affaires et en renforçant sa compétitivité à l’international. « L’activation d’une stratégie commerciale proactive est plus que jamais nécessaire », a-t-il insisté.

Avec TAP

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Donald Trump impose des tarifs douaniers réciproques : vers une nouvelle ère de tensions commerciales mondiales

03. April 2025 um 17:06

Les tarifs douaniers annoncés le 2 avril par Donald Trump pourraient-ils marquer la fin de l’incertitude qu’il a créée depuis son retour à la Maison Blanche ? Bien que la complexité de la grille tarifaire dévoilée par le président américain soit évidente, il semble que l’administration Trump ait presque achevé d’élaborer sa stratégie commerciale.

En effet, la Maison Blanche continue d’évoquer des droits de douane sur des secteurs clés comme les produits pharmaceutiques, le bois et les semi-conducteurs. Cependant, avec l’annonce de ces tarifs, Donald Trump a réalisé ce qu’il souhaitait. Sa politique repose sur la déstabilisation des autres pays, maintenant considérés comme des partenaires commerciaux peu fiables et sur l’application de tarifs généralisés.

Maintenant que Trump a mis en œuvre sa panoplie de tarifs douaniers, les pays touchés, tels que le Canada, le Mexique, l’Union européenne et le Royaume-Uni, peuvent enfin préparer une riposte coordonnée. Après des mois d’incertitude, il est possible d’imaginer l’élaboration d’une stratégie pour sortir de cette crise. Une réponse régionale ou internationale pourrait s’organiser, avec des réactions variées selon les régions. 

Pour la Tunisie, par exemple, les exportations tunisiennes vers les États-Unis ne représentent pas un chiffre important, car elles ne dépassent pas 10 % du total des exportations. Cependant, dans un contexte où la Tunisie connaît de grandes difficultés pour mobiliser des ressources financières en devise forte, cela affecte les équilibres financiers extérieurs et les avoirs en devise forte de la Banque centrale.

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Von der Leyen : l’Europe doit « affronter la tempête »

03. April 2025 um 11:36

Depuis Samarkand, en Ouzbékistan, où elle est en visite officielle, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est exprimée au sujet des nouveaux droits de douane annoncés par le président américain Donald Trump. Elle met en garde, sur un ton dramatique, sur les conséquences qu’ils auront sur l’économie mondiale, les consommateurs et les entreprises.

Pour Mme von der Leyen, « l’annonce par le président Trump de droits de douane généralisés dans le monde entier, y compris dans l’UE, porte un coup dur à l’économie mondiale. Je regrette profondément ce choix. Soyons clairs quant aux conséquences considérables. L’économie mondiale en souffrira énormément. L’incertitude s’accentuera et entraînera une montée du protectionnisme. Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes dans le monde, y compris pour les pays les plus vulnérables, désormais soumis à des droits de douane américains parmi les plus élevés ».

La présidente de la Commission européenne a évoqué les conséquences sur la vie quotidienne des consommateurs, notamment en matière de shopping, de médicaments et de transports. « Les droits de douane toucheront les consommateurs du monde entier. Les conséquences seront immédiates. Des millions de citoyens devront faire face à des factures plus élevées dans les magasins où ils achètent des biens. Les médicaments coûteront plus cher, tout comme les transports. L’inflation augmentera […] Toutes les entreprises, petites et grandes, souffriront dès le premier jour. De l’incertitude accrue aux perturbations des chaînes d’approvisionnement en passant par la lourdeur administrative, le coût des affaires sur le marché américain augmentera considérablement ».

Cependant d’accord avec Trump sur « la concurrence déloyale »

La présidente de la Commission a parlé de « chaos », de « désordre ». Tout en soulignant que, même si elle partage l’avis du président Trump sur la concurrence déloyale, les tarifs douaniers ne sont pas la solution. « Il ne semble pas y avoir d’ordre dans le désordre. Il n’y a pas de voie claire à suivre pour sortir de la complexité et du chaos qui se créent; alors que tous les partenaires commerciaux des États-Unis sont touchés », a-t-elle déclaré.

« Je suis d’accord avec le président Trump sur le fait que d’autres profitent injustement des règles actuelles. Et je suis prête à soutenir tout effort visant à adapter le système commercial mondial aux réalités de l’économie mondiale. Mais je tiens également à être claire : compter sur les droits de douane comme premier et dernier recours ne résoudra pas les problèmes », a-t-elle insisté.

Lire aussi : Droits de douane… protecteurs des emplois, pas des frontières!

La présidente de la Commission européenne a souligné que les négociations se poursuivront tandis que l’Europe présentera en même temps le retour. « C’est pourquoi, dès le début, nous avons toujours été prêts à négocier avec les États-Unis pour supprimer tous les obstacles restants au commerce transatlantique. Parallèlement, nous sommes prêts à réagir. Nous finalisons déjà une première série de contre-mesures face aux droits de douane sur l’acier. Et nous nous préparons désormais à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises en cas d’échec des négociations. Nous surveillerons également de près les effets indirects que ces droits de douane pourraient avoir. Car nous ne pouvons absorber la surcapacité mondiale et n’accepterons pas le dumping sur notre marché ».

« Il n’est pas trop tard pour répondre aux préoccupations par la négociation. C’est pourquoi notre commissaire au commerce, Maros Šefčovič, est en contact permanent avec ses homologues américains. Nous nous efforcerons de réduire les obstacles et non de les ériger. Passons de la confrontation à la négociation », a-t-elle ajouté.

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Les produits tunisiens taxés à hauteur de 28 % par Donald Trump

03. April 2025 um 11:25

Le président Donald Trump vient d’annoncer la signature d’un décret imposant des « droits de douane réciproques » dans le monde entier. Ceux-ci se traduisent notamment par de très lourdes taxes douanières pour la Chine (+ 34 %) et l’UE (+ 20 %). La Tunisie n’est pas en reste puisqu’elle est frappée d’un tarif de 28 %, presque trois fois plus que le Maroc qui bénéficie d’un taux préférentiel de 10 % seulement grâce à son accord de libre-échange avec les États-Unis.

L’information est tombée aux premières heures de ce jeudi 3 avril 2025. A l’occasion de ce qu’il a appelé une « déclaration d’indépendance économique » des États-Unis, le président américain Donald Trump dégaine une bagarre commerciale généralisée. Et ce, en annonçant l’instauration de droits de douane réciproques sur les produits importés depuis plus de 180 pays. Objectif avoué : faire « renaître » l’industrie américaine et mettre fin au « pillage » des États-Unis.

« Un pays pillé, saccagé, violé.. »

Dans la pratique, les produits étrangers seront désormais taxés à un minimum de 10 %; et jusqu’à 49  % pour les pays accusés de pratiques commerciales jugées « injustes » par le locataire de la Maison Blanche.

« Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis ». C’est ce qu’il a asséné au milieu des jardins de la Maison Blanche.

En effet, fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, espère faire des droits de douane un outil susceptible de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.

Mais la note est particulièrement lourde pour la Chine, dont les produits seront taxés à 34 %, et l’Union européenne, dont les marchandises se verront infliger 20 % de droits.

Des tarifs à la tête du client

A noter que les pays du Maghreb ne sont pas épargnés puisque la Tunisie est frappée d’un tarif de 28 %. A savoir un taux élevé qui pourrait affecter certains secteurs d’exportation tunisiens notamment l’huile d’olive et les dattes, deux piliers des exportations tunisiennes vers les États-Unis. Pour sa part, l’Algérie se voit imposer 30 %; tandis que le Maroc est taxé à seulement 10 %.

Pour ce qui est du monde arabe, il est évident que les droits de douane varient selon la « proximité géopolitique » de ces pays avec les Etats-Unis. Ainsi, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie et l’Égypte figurent parmi les pays pour lesquels les taxes restent à 10 %; un niveau jugé « modéré » par l’administration Trump. En revanche, l’Irak est fortement pénalisé avec 39 % de droits de douane. La Libye se voit imposer 31 % et la Syrie, pays en guerre et sous sanctions, 41 %.

Notons enfin que ce coup de barre protectionniste pourrait rebattre les cartes des échanges commerciaux mondiaux, relancer des tensions commerciales et affecter les balances commerciales des pays ciblés. D’ailleurs, l’annonce a provoqué une réaction immédiate sur les marchés : le dollar a reculé face à l’euro (-1,09 %) et à la livre sterling (-0,75 %).

Voici la liste complète des tarifs annoncés par continent :

AFRIQUE

  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Maroc : 10 %
  • Égypte : 10 %
  • Afrique du Sud : 30 %
  • Nigeria : 14 %
  • Kenya, Sénégal, Ghana, Cameroun, Tanzanie, Angola, etc. : 10 % à 32 % selon les cas.

MONDE ARABE

  • Arabie saoudite, Qatar, EAU, Jordanie, Égypte, Maroc : 10 %
  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Libye : 31 %
  • Syrie : 41 %
  • Irak : 39 %.

AMÉRIQUE

  • Canada : 25 %
  • Brésil, Mexique, Chili, Argentine, Colombie, Pérou : 10 %
  • Venezuela : 15 %
  • Nicaragua : 18 %.

EUROPE

  • Union européenne (dont France, Allemagne, Italie…) : 20 %
  • Suisse : 31 %
  • Royaume-Uni : 10 %
  • Norvège : 15 %
  • Ukraine : 10 %.

ASIE

  • Chine : 34 %
  • Vietnam : 46 %
  • Japon : 24 %
  • Inde : 26 %
  • Corée du Sud : 25 %
  • Indonésie : 32 %
  • Pakistan : 29 %
  • Thaïlande : 36 %
  • Cambodge : 49 %
  • Taïwan : 32 %
  • Bangladesh : 37 %.

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Le pétrole et le gaz exemptés des nouveaux droits de douane de Trump

03. April 2025 um 10:46

La Maison Blanche précise que les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés seraient exemptées des nouveaux tarifs douaniers globaux imposés par le président américain, Donald Trump.

L’exemption est un soulagement pour l’industrie pétrolière américaine, qui avait exprimé des inquiétudes quant au fait que les nouveaux tarifs pourraient perturber les flux et augmenter les coûts pour tout. Et ce, du pétrole brut canadien qui alimente les raffineries du Midwest aux expéditions européennes d’essence et de diesel vers la côte est américaine.

En effet, notons que Trump a annoncé mercredi soir qu’il imposerait un tarif de base de 10 % sur toutes les importations aux États-Unis. De même que des tarifs plus élevés sur des dizaines des plus grands partenaires commerciaux du pays s’appliqueront. Intensifiant ainsi une guerre commerciale qu’il a commencée à son retour à la Maison Blanche.

Cependant, un responsable de la Maison Blanche a déclaré que la protection commerciale ne s’applique pas aux importations d’énergie en provenance du Canada ou du Mexique – qui sont déjà exemptés en vertu de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA) – ni aux importations d’énergie en provenance de tout autre pays.

Le Canada et le Mexique sont les plus grandes sources de pétrole brut importé aux États-Unis. Tandis que l’Europe est une source importante de carburant importé sur la côte est des États-Unis, où les raffineries de pétrole sont peu nombreuses.

Les prix du pétrole chutent de plus de 2 dollars à cause des tarifs douaniers de Trump

Dans ce contexte, les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté jeudi 3 avril de plus de 2 dollars le baril à 72,89 dollars le baril, affectés par les répercussions des nouveaux tarifs douaniers imposés par Donald Trump.

Le brut West Texas Intermediate (WTI) est quant à lui tombé à 69,71 dollars le baril, soit une perte de 2 dollars et de 2,79 en pourcentage.

Cette baisse des prix du pétrole intervient dans un contexte d’inquiétudes quant à la possibilité d’une guerre commerciale à grande échelle, qui pourrait affaiblir le commerce mondial et réduire la consommation d’énergie industrielle.

Les investisseurs attendent l’évolution de la situation pour déterminer si les conflits commerciaux entraîneront des mesures de rétorsion de la part des pays concernés. Ce qui pourrait exacerber les défis auxquels sont confrontés les marchés de l’énergie.

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Guerre commerciale : L’Union Européenne riposte face aux décisions économiques de Trump

Von: hechmi
03. April 2025 um 11:09

Donald TRUMPLes récentes décisions économiques prises par l’administration Trump ont provoqué de vives réactions à travers le monde, notamment en Europe, où la mise en place de nouveaux droits de douane a engendré une division sur la manière de répondre. Alors que certains plaident pour des négociations, d’autres optent pour des mesures de représailles. L’Union Européenne, par exemple, semble avoir trouvé un consensus politique pour répondre à ces nouvelles mesures, qui visent à renforcer l’économie américaine mais qui, selon les experts, risquent de perturber l’équilibre du commerce mondial.

Du côté européen, des discussions sont en cours sur l’impact de ces mesures sur les secteurs économiques, notamment les entreprises et les consommateurs européens, mais aussi américains. En conséquence, l’UE prévoit des contre-mesures, notamment un ensemble de taxes de l’ordre de 26 milliards d’euros sur les produits américains. Ces sanctions devraient entrer en vigueur d’ici la mi-avril, avec des ajustements supplémentaires possibles dans les mois à venir.

En Allemagne, le secteur automobile est particulièrement préoccupé. L’augmentation des droits de douane sur les voitures importées des États-Unis affecte non seulement les entreprises allemandes, mais également les ouvriers américains. En effet, des usines automobiles américaines, telles que celles des grandes marques allemandes, emploient des milliers de travailleurs sur le sol américain, et les nouvelles mesures pourraient faire grimper les prix des véhicules et perturber la production.

La France, quant à elle, se prépare à riposter en augmentant les taxes sur des services numériques américains, incluant des géants comme Google et Facebook. L’objectif est d’adopter une position coordonnée au sein de l’Union Européenne pour répondre aux augmentations de tarifs, tout en évitant d’aggraver la situation économique.

Trump, pour sa part, défend ses décisions en arguant que les nouvelles taxes sont un moyen de renforcer l’économie américaine et de rétablir un équilibre commercial. Cependant, les experts économiques soulignent les risques d’une inflation accrue, de la hausse des coûts de la vie, et d’un possible ralentissement économique mondial. Les relations avec des alliés traditionnels comme le Japon et la Corée du Sud sont également menacées, exacerbant la tension sur le commerce international.

Les conséquences de ces décisions pourraient redéfinir le système économique mondial tel qu’il existe depuis la Seconde Guerre mondiale, notamment en modifiant les dynamiques des échanges commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires historiques.

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Trump impose des droits de douane de 28 % sur les importations tunisiennes

03. April 2025 um 08:54

Le président américain, Donald Trump, a annoncé hier mercredi 02 avril 2025, une nouvelle série de droits de douane visant plusieurs pays à travers le monde. Ces mesures, qui concernent notamment plusieurs nations arabes, imposent des tarifs variables, avec un minimum fixé à 10 %.

La Tunisie figure parmi les pays les plus touchés par cette décision, avec un droit de douane de 28 % sur ses exportations vers les États-Unis. Cette mesure pourrait avoir des répercussions significatives sur le commerce bilatéral et certains secteurs clés de l’économie tunisienne.

Outre la Tunisie, d’autres pays arabes sont concernés par ces nouveaux tarifs douaniers :

• Tunisie : 28 %

• Jordanie : 20 %

• Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, Maroc : 10 %

Des tensions commerciales en perspective

Selon la Maison-Blanche, cette initiative s’inscrit dans une volonté de rééquilibrer les échanges commerciaux et de protéger les industries américaines. Toutefois, plusieurs experts mettent en garde contre un risque de tensions diplomatiques et d’une hausse des prix pour les consommateurs américains.

En Tunisie, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, mais une telle mesure ne devrait pas passer inaperçue. Les acteurs du secteur industriel et commercial pourraient exprimer leurs préoccupations face à l’impact potentiel de ces nouveaux tarifs sur la compétitivité des exportations tunisiennes vers les États-Unis. Le gouvernement tunisien pourrait, quant à lui, engager des consultations afin d’évaluer les options à sa disposition pour répondre à cette décision américaine.

Il est à noter que les droits de douane entreront en vigueur en deux phases : le 5 avril 2025 pour la taxe de base de 10 %, et le 9 avril 2025 pour les tarifs spécifiques à chaque pays.

Tarifs douaniers de Trump : la Chine promet des contremesures 

03. April 2025 um 09:50

La Chine demande aux Etats-Unis d’annuler immédiatement leurs derniers droits de douane. Promettant, dans le cas contraire, des contre-mesures pour protéger ses propres intérêts. Et ce, après que le président Donald Trump a déclaré des taxes radicales sur tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis dans le monde.

La décision des États-Unis ne tient pas compte de l’équilibre des intérêts atteint dans les négociations commerciales multilatérales au fil des ans et du fait qu’ils ont longtemps grandement bénéficié du commerce international. C’est ce qu’a déclaré le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié jeudi 3 avril 2025.

« La Chine s’oppose fermement à cela et prendra des contre-mesures pour protéger ses propres droits et intérêts », a déclaré le ministère. Alors que les plus grandes économies du monde semblent prêtes à s’enfoncer davantage dans une guerre commerciale. Laquelle risque de bouleverser les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Rappelons que Trump a annoncé dans la soirée de mercredi 2 courant que la Chine serait frappée d’un tarif douanier de 34 %; et ce, en plus des 20 % qu’il avait déjà imposés plus tôt cette année. Ce qui porte le total des nouveaux prélèvements à 54 % et proche du chiffre de 60 % qu’il avait menacé d’imposer pendant sa campagne électorale.

Les exportateurs chinois, comme ceux de toutes les autres économies, seront confrontés à un tarif de base de 10 %, dans le cadre du nouveau prélèvement de 34 %, sur presque toutes les marchandises expédiées vers la plus grande économie de consommation du monde à partir de samedi 5 avril; avant que les « tarifs réciproques » restants, plus élevés, n’entrent en vigueur à partir du 9 avril.

L’avenir du système « minimis » et de l’accord commercial « Phase 1 »

Trump a signé également un décret exécutif fermant une faille commerciale connue sous le nom de « minimis ». Celle-ci a permis aux colis de faible valeur en provenance de Chine et de Hong Kong d’entrer aux États-Unis en franchise de droits.

Trump avait ordonné au représentant américain au Commerce de déterminer si la Chine respectait ses engagements dans le cadre de l’accord commercial « Phase 1 » de 2020 entre les États-Unis et la Chine d’ici le 1er avril.

L’accord obligeait la Chine à augmenter ses achats d’exportations américaines de 200 milliards de dollars sur une période de deux ans. Mais Pékin n’a pas réussi à atteindre ses objectifs lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé.

La Chine a acheté pour 153 milliards de dollars de biens américains en 2017, avant le début de la guerre commerciale, selon les données des douanes chinoises. Et ce chiffre est passé à 164 milliards de dollars l’année dernière.

Tarifs mondiaux

« On peut dire que les tarifs douaniers imposés par le président Trump ailleurs sont ceux qui causeront le plus de maux de tête », a déclaré Ruby Osman, experte de la Chine au Tony Blair Institute for Global Change.

« Les entreprises chinoises ont réorienté leurs échanges commerciaux vers des pays comme le Vietnam et le Mexique pour éviter les sanctions américaines. Mais ces marchés sont désormais frappés par des droits de douane importants ».

Lire aussi : Les tarifs douaniers de Trump accentuent la pression sur l’économie mondiale

Les stratégies « Chine + 1 » ont été adoptées par les exportateurs chinois et les multinationales qui avaient fait de cette puissance de production le cœur de leurs chaînes d’approvisionnement durant le premier mandat de Trump.

Mais avec l’Inde, le Mexique, le Vietnam et la Malaisie – les pays qui ont le plus bénéficié de ce changement – confrontés à des droits de douane compris entre 24 % et 46 %, l’avantage de coût de la délocalisation de la production hors de Chine est considérablement réduit.

Les tarifs douaniers de Trump pourraient encourager la Chine à intensifier ses échanges commerciaux avec des marchés alternatifs. Mais aucun autre pays ne se rapproche actuellement de la puissance de consommation des États-Unis, où les producteurs chinois vendent pour plus de 400 milliards de dollars de marchandises chaque année.

« Les tarifs douaniers de Trump n’aideront certainement pas les entreprises chinoises et causeront de réelles difficultés dans certains secteurs. Mais ils n’auront pas d’impact définitif sur l’économie chinoise ». C’est ce qu’a déclaré William Hurst, professeur Chong Hua de développement chinois à l’Université de Cambridge.

« Les exportations américaines sont de moins en moins importantes pour la Chine. Les droits de douane américains stimuleront les échanges commerciaux chinois avec d’autres pays, de l’Europe à l’Asie du Sud-Est et à l’Afrique », a-t-il ajouté.

Objectif « 5% » de croissance maintenu

D’ailleurs, la Chine a maintenu son objectif économique pour cette année inchangé à « environ 5 % ». Malgré les salves de tarifs douaniers de Trump qui pourraient stopper une reprise largement tirée par les exportations en cours depuis la fin de la pandémie de COVID-19.

En outre, le gouvernement s’est engagé à : mettre en place davantage de mesures de relance budgétaire; augmenter l’émission de dette; assouplir davantage la politique monétaire; et à mettre davantage l’accent sur la stimulation de la demande intérieure pour amortir l’impact de la guerre commerciale.

« La Chine savait que ce jour arriverait bien à l’avance. Les annonces de relance relativement modérées lors des deux sessions de mars étaient un calcul, pas un oubli ». Ainsi a ajouté Mme Osman, faisant référence aux réunions parlementaires annuelles de la Chine.

« Pékin a délibérément gardé davantage de réserves, tant en termes de mesures de relance intérieures que de mesures de rétorsion, au cas où il devrait réagir plus énergiquement », a-t-elle poursuivi.

Enfin, le président chinois Xi Jinping pourrait entrer dans la mêlée, suite aux informations selon lesquelles les deux dirigeants pourraient se rencontrer en juin aux États-Unis.

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Les tarifs douaniers de Trump accentuent la pression sur l’économie mondiale

03. April 2025 um 09:27

La dernière série de droits de douane américains dévoilée dans la soirée de mercredi 2 avril 2025 va encore saper la vigueur d’une économie mondiale à peine remise de la poussée d’inflation post-pandémique, plombée par une dette record et perturbée par des conflits géopolitiques.

Selon la manière dont le président Donald Trump et les dirigeants d’autres nations procèdent désormais, cela pourrait également être considéré comme un tournant pour un système mondialisé qui, jusqu’à présent, tenait pour acquis la force et la fiabilité de l’Amérique, sa plus grande composante.

« Les tarifs douaniers de Trump risquent de détruire l’ordre mondial de libre-échange que les États-Unis ont eux-mêmes mené depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré Takahide Kiuchi, économiste exécutif au Nomura Research Institute.

Mais dans les mois à venir, ce sont les effets purs et simples de hausse des prix – et donc de baisse de la demande – des nouvelles taxes appliquées à des milliers de biens achetés et vendus par les consommateurs et les entreprises à travers la planète qui prévaudront.

« Je vois cela comme une dérive de l’économie américaine et mondiale vers de moins bonnes performances, davantage d’incertitude et peut-être vers ce que nous pourrions appeler une récession mondiale », a déclaré Antonio Fatas, macroéconomiste à l’INSEAD, école de commerce en France.

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S’exprimant dans la roseraie de la Maison Blanche, Trump a déclaré qu’il imposerait un tarif de base de 10 % sur toutes les importations et a présenté un graphique montrant des droits plus élevés sur certains des plus grands partenaires commerciaux du pays, dont 34 % sur la Chine et 20 % sur l’Union européenne.

Un grand risque

Un tarif douanier de 25 % sur les automobiles et les pièces détachées a été confirmé plus tôt. Trump a déclaré que ces droits de douane permettraient aux États-Unis de restituer des capacités de production stratégiquement vitales.

En raison des nouvelles taxes mondiales imposées par Trump, le taux de droits de douane américain sur toutes les importations est passé de seulement 2,5 % en 2024 à 22 % – un taux observé pour la dernière fois vers 1910 -, a déclaré Olu Sonola, responsable de la recherche économique américaine chez Fitch Ratings.

« C’est un tournant, non seulement pour l’économie américaine, mais aussi pour l’économie mondiale », a déclaré Sonola. « De nombreux pays vont probablement se retrouver en récession »

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré lors d’une conférence cette semaine qu’elle ne prévoyait pas de récession mondiale pour l’instant. Mais elle a ajouté que le Fonds devrait prochainement procéder à une légère correction à la baisse de sa prévision de croissance mondiale de 3,3 % pour 2025.

Menaces sur les économies asiatiques

Mais l’impact sur les économies nationales devrait être très différent, étant donné l’éventail des tarifs douaniers allant de 10 % pour la Grande-Bretagne à 49 % pour le Cambodge.

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Si le résultat est une guerre commerciale plus large, cela aurait des répercussions encore plus importantes pour les producteurs comme la Chine, qui se retrouveraient à la recherche de nouveaux marchés face à une faible consommation intérieure.

« Les économies asiatiques seront plus durement touchées que la plupart des autres par les droits de douane réciproques imposés par les États-Unis », a déclaré Marcel Thieliant, responsable Asie-Pacifique chez Capital Economics. « Non seulement les économies asiatiques sont soumises à des droits de douane plus élevés que beaucoup d’autres, mais elles sont aussi plus dépendantes de la demande américaine en biens que la plupart ».

Si les tarifs douaniers poussent les États-Unis eux-mêmes vers la récession, cela pèsera lourdement sur les pays en développement dont la fortune est étroitement liée à celle de la plus grande économie du monde.

Déjà, les actions ont plongé et les investisseurs se sont précipités vers la sécurité des obligations, de l’or et du yen ce jeudi 3 avril en raison des inquiétudes économiques accrues.

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Droits de douane américains : Quelles conséquences pour la Tunisie avec une taxe de 28% ?

Von: hechmi
03. April 2025 um 09:23

USA Trump Droits de douaneLes États-Unis imposent de nouvelles taxes douanières sur les importations, à compter de mercredi 2 avril 2025, a annoncé le président Donald Trump. Selon la Maison Blanche, ces droits de douane pourraient rapporter 600 milliards de dollars par an, soit six trillions de dollars sur une décennie. Trump qualifie ce jour de “jour de libération pour l’Amérique”, estimant que ses prédécesseurs n’ont pas réussi à gérer les relations commerciales avec des pays ayant des excédents commerciaux importants. Il met également en avant que les entreprises produisant sur le sol américain seront exemptées de ces droits.

Cette mesure a déjà provoqué des réactions internationales, notamment de la part de la Chine, qui a restreint les investissements de ses entreprises aux États-Unis afin d’exercer une pression dans d’éventuelles négociations futures. La Chine, premier partenaire commercial des États-Unis, a en 2023 enregistré un excédent commercial avec l’Amérique de 32 milliards de dollars.

Le Royaume-Uni, de son côté, s’est déclaré prêt à gérer les conséquences de ces nouvelles taxes tout en privilégiant le dialogue avec Washington. Le Premier ministre Keir Starmer a souligné que toute guerre commerciale nuirait à tous et a mis en avant la nécessité d’une approche calme et pragmatique dans les discussions futures.

Les entreprises américaines, comme Nike, Walmart, Ford et General Motors, qui produisent à l’étranger, risquent d’être les premières touchées par ces droits de douane. Nike, par exemple, qui fabrique une grande partie de ses chaussures au Vietnam, pourrait voir ses coûts augmenter. De même, Ford prévoit que les nouvelles taxes affecteront ses chaînes d’approvisionnement internationales, impactant ainsi les consommateurs et les commerçants. Boeing, l’un des leaders de l’industrie aéronautique, pourrait également souffrir d’une hausse des coûts de production en raison de ces taxes.

Les nouvelles mesures risquent de perturber non seulement les grandes entreprises américaines, mais aussi les relations commerciales internationales. Plusieurs pays, comme la Chine et l’Union européenne, ont déjà annoncé des représailles potentielles, ouvrant la voie à une guerre commerciale globale.

USA Trump Droits de Douane

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