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La BCT maintient son taux directeur inchangé à 7 %

29. Juli 2026 um 20:49

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, lors de sa réunion de mercredi, 29 juillet 2026, de maintenir son taux directeur inchangé à 7 %.

Le Conseil a, en effet, examiné les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives, selon un communiqué publié, mercredi, sur le site officiel de la BCT.

D’après l’institut d’émission, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques. Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique.

Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment, pour les économies importatrices d’énergie.

Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.

L’inflation à 5,3 %

Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3 % en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2 %, contre 13,2 % le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5 % pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix.

Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3 % en juin 2026 contre 1,2 % le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4 241 MDT (2,3 % du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2 844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit, notamment, l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8 502 MDT.

Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2 538 MDT, à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

 23,4 milliards de dinars d’avoirs nets en devises…

La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance.

 À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.

Le Conseil a souligné, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment, à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.

Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.

Nécessité d’une stabilité des prix

Le Conseil a affirmé que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques.

À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.

 La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert, également, la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi, que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

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La FIFA envisage de créer une entité commerciale de 20 milliards de dollars

29. Juli 2026 um 17:51

Le Financial Times, citant des sources bien informées, a rapporté, mardi 28 juillet 2026, que la FIFA prévoyait de créer une nouvelle entité commerciale d’une valeur d’environ 20 milliards de dollars, avec une participation minoritaire proposée aux investisseurs.

Le journal ajoute que la FIFA coopère avec JPMorgan pour organiser le processus d’attraction des investisseurs, une participation de 20 % dans la nouvelle entité commerciale devant être vendue dans le cadre de l’accord, affirment des sources.

Ces projets interviennent dans un contexte de succès commercial suite à la récente Coupe du monde. La FIFA devant générer 13 milliards de dollars de revenus au cours du cycle quadriennal actuel; contre 7,6 milliards de dollars lors du cycle précédent.

La FIFA engrange 11 milliards de dollars malgré la controverse

La Coupe du monde 2026 a connu un succès populaire et financier exceptionnel, surmontant les obstacles politiques, les controverses liées à l’arbitrage et les problèmes d’organisation pour devenir l’édition la plus lucrative de l’histoire du football.

Cependant, ce succès a simultanément relancé le débat sur les priorités de la FIFA entre le développement du football et la maximisation de ses revenus.

D’ailleurs, Infantino, le président de la FIFA, n’a pas caché son désir d’élargir à nouveau le tournoi à 64 équipes d’ici 2030. Et ce, malgré les inquiétudes concernant la pression physique croissante sur les joueurs, compte tenu d’un calendrier chargé de 104 matchs en seulement 39 jours.

Les critiques des supporters concernant l’importance croissante accordée aux revenus se sont également intensifiées. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, la FIFA a mis en place un système de billetterie dynamique, qui ajuste automatiquement les prix en fonction de la demande, contribuant ainsi à des prix records.

La FIFA investit dans tout

La FIFA a continué à rechercher de nouvelles sources de revenus, ne se contentant pas de sa part des ventes de nourriture et de boissons et de la revente de billets, mais proposant également à la vente des morceaux de terrain du match final entre l’Argentine et l’Espagne pour 3 000 dollars pièce, accompagnés d’une maquette en verre de la Coupe du monde.

Les pauses hydratation obligatoires ont également suscité une vive polémique parmi les supporters. Si la FIFA a justifié cette décision comme un moyen de protéger les joueurs des fortes chaleurs, ces pauses ont offert aux diffuseurs de nouvelles opportunités de vendre des espaces publicitaires pendant les matchs.

On estime qu’une publicité télévisée de 30 secondes pendant la Coupe du monde coûte entre 250 000 et 750 000 dollars. Ce qui signifie que les pauses publicitaires supplémentaires ont créé des centaines de nouvelles opportunités publicitaires capables de générer près d’un demi-milliard de dollars supplémentaires pour les chaînes de télévision.

Ces revenus accrus devraient faire grimper la valeur des droits de diffusion à l’avenir. D’autant plus que la FIFA a déjà commencé à commercialiser les droits pour la Coupe du monde 2030.

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Quand le président du Parlement interdit le téléphone aux députés en séance plénière

29. Juli 2026 um 15:44

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, interdit aux députés l’usage du téléphone portable pendant les séances au sein de l’hémicycle ; tout contrevenant sera déféré devant le parquet.

Quelle magnifique leçon d’ironie que nous offre ce Parlement ! Ce sont ces mêmes députés qui avaient  soutenu le décret-loi 54, texte ayant conduit à des poursuites contre des citoyens pour des publications sur les réseaux sociaux.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume.

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De l’injonction administrative au levier géoéconomique : comment réussir le pari du crédit d’honneur à taux zéro

29. Juli 2026 um 15:30

La suspension des cotations à la Bourse de Tunis après une nouvelle chute de plus de 3 % du Tunindex ce 29 juillet 2026 marque un signal d’alarme sans précédent pour notre système financier.

 

Alors que le projet du nouveau Code des changes achève son parcours à l’Assemblée des représentants du peuple, ce choc de défiance boursier – qui frappe de plein fouet les banques publiques, bras armés financiers de l’État – ne doit pas conduire au renoncement de l’inclusion financière. Il exige une refonte urgente de l’ingénierie d’exécution. Pour faire du décret n° 2026-148 un moteur du Plan de développement 2026–2030 sans décapitaliser nos établissements bancaires, la Tunisie doit adosser la mesure à la protection RH, au de-risking public et au virage algorithmique.

L’adoption des textes d’application relatifs au crédit d’honneur marque un tournant dans la restructuration de notre paysage financier. En exigeant des établissements bancaires l’affectation d’au moins 8 % de leurs bénéfices annuels à des financements à taux zéro, sans garanties et sans commissions, l’État a cherché à répondre à l’urgence de l’inclusion financière et à pallier la contraction des instruments informels de liquidité.

Toutefois, la réaction immédiate et violente de la Bourse de Tunis (aboutissant à l’arrêt temporaire des cotations face à la chute libre des titres bancaires) prouve qu’une intention politique ne peut faire l’économie d’une architecture d’exécution rigoureuse. Cette panique du marché reflète la crainte d’une dégradation brutale de la rentabilité et d’une explosion des provisions pour impayés. En l’état, le dispositif crée un risque systémique majeur pour les banques publiques, traditionnels bras armés financiers de l’État et fer de lance de la mise en œuvre des grandes orientations économiques.

 

Lire aussi: Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

Pour éviter que cette mesure sociale ne se transforme en un facteur d’érosion des fonds propres bancaires et ne paralyse l’exécution du Plan de développement 2026–2030, la Tunisie doit opérer une mutation doctrinale articulée autour de quatre piliers stratégiques.

Lever le syndrome de paralysie RH : Protéger le décideur bancaire public

Comme nous l’avons souligné dans nos récents travaux consacrés à la gouvernance du secteur bancaire public, la première richesse d’une institution financière réside dans la sérénité et la compétence de son capital humain. Or, le décret place les membres des comités de crédit face à un paradoxe schizophrénique : l’obligation légale d’octroyer des prêts sans sûretés sous peine de sanctions réglementaires, d’un côté ; la crainte d’une pénalisation ultérieure de la prise de risque au titre de la « faute de gestion », de l’autre.

Pour libérer les capacités d’initiative dans les réseaux, il est impératif d’instaurer une règle claire de protection du jugement d’affaires (Business Judgment Rule) garantissant l’irresponsabilité pénale des décideurs bancaires dès lors qu’ils appliquent de bonne foi les critères réglementaires d’octroi. La gouvernance RH doit simultanément substituer l’évaluation par la pérennité et la viabilité des projets accompagnés à la simple contrainte d’écoulement quantitatif des enveloppes.

Moderniser l’ingénierie financière : Préserver les banques publiques par le « De-risking »

Les banques publiques ne peuvent demeurer les seules variables d’ajustement des politiques sociales en absorbant les coûts d’opportunité d’un taux zéro et les pertes sur créances douteuses. Les transformer en simples guichets d’absorption de risques non couverts menace directement leur rôle de financeurs stratégiques des grands projets d’infrastructures, d’énergie et d’industrie inscrits au Plan 2026–2030. Un taux zéro pour l’emprunteur n’a jamais signifié un coût nul pour la collectivité.

Pour rassurer la Bourse de Tunis, préserver les ratios de solvabilité des banques et garantir la soutenabilité de la ligne, l’État doit adosser ce mécanisme à un Fonds national de garantie d’honneur (via la SOTUGAR ou des lignes multilatérales dédiées). En prenant en charge une tranche de première perte (de 50 % à 70 %), le secteur public réintroduit un partage équitable du risque. De surcroît, la doctrine comptable doit clarifier et imposer le recyclage dynamique des remboursements au sein du compte spécial, afin d’en faire un fonds de roulement pérenne et autonome.

Activer le « Software » : L’IA et le Scoring algorithmique comme garants de l’équité

L’exigence d’instruire les dossiers dans un délai de dix jours ouvrables selon l’ordre chronologique d’arrivée constitue une contrainte managériale majeure si elle est gérée manuellement en agence. Elle risque d’engorger les guichets, de favoriser l’arbitraire et de détériorer la qualité globale de service.

La solution réside dans l’automatisation intelligente des parcours. L’intégration d’outils d’Intelligence artificielle et de Credit Scoring alternatif (analysant des jeux de données de régularité de paiement ou la cohérence des flux) permettra d’augmenter la décision du banquier en évaluant objectivement la viabilité des TPE et des micro-entreprises dénuées d’historique bancaire classique. L’IA offre ainsi un triple bénéfice :

-Traiter sereinement les flux dans le délai réglementaire de 10 jours ;

– Standardiser et motiver automatiquement les décisions en toute transparence ;

– Offrir une traçabilité mathématique et auditable protégeant le cadre bancaire de tout soupçon de favoritisme.

Conditionner le capital à l’accompagnement : du prêt passif au projet productif

Injecter du capital à taux zéro sans encadrement managérial est la méthode la plus sûre pour générer du crédit de consommation sans effet d’entraînement économique. Conformément aux orientations du Plan de développement 2026–2030, l’accès à ces financements (notamment pour les plafonds de 10 000 DT et 25 000 DT destinés aux micro-projets, PME et entreprises communautaires) doit être indissociable d’un parcours d’accompagnement labellisé.

En adossant au prêt un copilote digital de gestion financière pour les jeunes entrepreneurs et en orientant en priorité ces enveloppes vers les axes de souveraineté – transition énergétique, agrotech, numérisation et substitution aux importations -, le crédit d’honneur cessera d’être une contrainte subie pour devenir le levier d’une transformation structurelle de notre économie.

 

La Tunisie dispose de leviers considérables, mais elle souffre trop souvent d’un déficit d’ingénierie d’exécution. En sécurisant le cadre décisionnel de nos banquiers, en organisant le partage du risque et en s’appuyant sur les technologies de données, nous prouverons que la justice sociale, la santé des banques publiques et la confiance des marchés ne sont pas des notions antagonistes, mais les trois piliers d’une même souveraineté économique.

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L’Ambassade américaine célèbre 80 ans de Fulbright autour de l’innovation

29. Juli 2026 um 15:21

L’Ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a participé, aux côtés de Jeremy Berndt, Chargé d’affaires de la Mission des États-Unis en Libye, et d’Annie Stetler, Directrice nationale d’Amideast pour la Tunisie et la Libye, à la Conférence régionale des anciens boursiers Fulbright. Cet événement a réuni 40 anciens participants au programme Fulbright Foreign Student Program — 20 Tunisiens et 20 Libyens — afin d’examiner la manière dont l’intelligence artificielle peut stimuler l’innovation, renforcer la coopération régionale et créer de nouvelles opportunités en Afrique du Nord.

En 2026, la Tunisie et la Libye se joignent aux pays du monde entier pour célébrer le 80e anniversaire du programme Fulbright, dont l’ambition est de favoriser la compréhension mutuelle grâce aux échanges éducatifs et culturels et de tisser des liens durables entre les États-Unis et les pays partenaires. Depuis sa création en 1946, plus de 450 000 étudiants, chercheurs, enseignants, artistes et professionnels issus de 162 pays ont participé au programme Fulbright. Parmi ses anciens boursiers figurent 46 chefs d’État, 63 lauréats du prix Nobel et 89 lauréats du prix Pulitzer.

À ce jour, plus de 959 Tunisiens et 176 Libyens, ainsi que 240 Américains en Tunisie, ont bénéficié du programme Fulbright. Leurs activités ont couvert un large éventail de domaines, allant de l’accompagnement des étudiants à l’enseignement, à la recherche et à la conduite d’études dans des établissements d’enseignement supérieur parmi les plus prestigieux aux États-Unis, en Tunisie et en Libye. En outre, en 2024, les États-Unis ont signé un protocole d’accord avec l’Université du Wyoming et plusieurs universités tunisiennes. Grâce à ce partenariat, de jeunes enseignants tunisiens en début de carrière sont accueillis chaque année universitaire à l’Université du Wyoming pour y enseigner la langue arabe.

Depuis quatre-vingts ans, le programme Fulbright contribue à l’histoire de l’innovation américaine, et la Tunisie a joué un rôle dans cette réussite. La Conférence régionale des anciens boursiers Fulbright, organisée à Tunis, témoigne de l’engagement constant des États-Unis en faveur des échanges éducatifs, des partenariats régionaux et du renforcement des liens entre les peuples.

« Alors que nous célébrons à la fois le 80e anniversaire du programme Fulbright et le 250e anniversaire des États-Unis, nous réaffirmons notre conviction qu’investir dans les personnes, encourager l’innovation et développer les partenariats internationaux continueront de façonner l’avenir », a déclaré l’Ambassadeur Bill Bazzi.

Jeremy Berndt, Chargé d’affaires de la Mission des États-Unis en Libye, a souligné l’importance des réseaux d’anciens participants en déclarant : « Les anciens bénéficiaires des programmes d’échanges américains constituent l’un de nos liens les plus directs et les plus durables avec la société libyenne. Ils connaissent à la fois les institutions américaines et les réalités libyennes, et leurs expériences ainsi que les relations qu’ils ont nouées leur permettent d’avoir un impact concret au bénéfice des peuples libyen et américain. »

Annie Stetler, Directrice nationale d’Amideast pour la Tunisie et la Libye, a mis en avant le rôle des échanges éducatifs dans la formation des futurs dirigeants : « Les échanges éducatifs forment des leaders capables d’évoluer dans des environnements complexes et conscients que les meilleures idées naissent de la coopération entre disciplines, institutions et pays. »

À travers le programme Fulbright et d’autres programmes d’échanges, les États-Unis continuent d’accompagner les leaders émergents, de renforcer leur coopération avec la Tunisie et la Libye et de promouvoir l’innovation nécessaire pour relever les défis communs auxquels la région et le monde sont confrontés.

D’après communiqué 

 

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Aslan Ben Rejeb : « Orientez les fonds de la diaspora vers des investissements productifs,

29. Juli 2026 um 15:11

Le président de la CONECT, Aslan Ben Rejeb, a insisté sur la nécessité de ne pas considérer les transferts financiers des Tunisiens à l’étranger comme des financements orientés vers du « capital mort ».

Il appelle à les diriger vers des investissements créateurs de richesse. Cette déclaration a été faite mercredi 29 juillet 2026 lors de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger, organisée par l’Office des Tunisiens à l’Étranger dans le gouvernorat de Tunis, dans le cadre d’une série de rencontres régionales.

La déléguée régionale de l’Office, Amira Sahbi, a indiqué que cette conférence porte sur les moyens d’encourager les membres de la communauté tunisienne à l’étranger à renforcer leurs investissements en Tunisie.

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Le Groupe QNB poursuit sa feuille de route stratégique

29. Juli 2026 um 14:24

Le Groupe QNB, institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique, a publié aujourd’hui son rapport stratégique présentant la performance du Groupe au deuxième trimestre 2026 et mettant en évidence la poursuite réussie de ses initiatives en matière d’innovation, de durabilité et de développement des capacités institutionnelles à travers son réseau international.

Au cours du deuxième trimestre de l’année, le Groupe a enregistré des progrès significatifs dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives alignées sur ses priorités stratégiques à long terme, centrées sur le renforcement de la résilience économique, le soutien aux secteurs porteurs et l’accompagnement d’une croissance durable sur ses principaux marchés.

Ces avancées traduisent l’approche rigoureuse adoptée par le Groupe, afin de renforcer la création de valeur durable une approche fondée sur la diversification de ses activités, la solidité de ses dispositifs de gouvernance et la poursuite des investissements dans l’innovation et le développement du capital humain.

À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, directeur général du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance au deuxième trimestre illustre clairement notre leadership dans le financement de l’avenir de la région, depuis le soutien aux projets pionniers d’énergie durable jusqu’à l’autonomisation de la prochaine génération d’innovateurs. Nous restons pleinement mobilisés pour accompagner le développement économique, renforcer la résilience institutionnelle, favoriser l’innovation et générer une valeur durable à long terme sur l’ensemble des marchés où nous opérons. Nos efforts continus de diversification de notre plateforme internationale, conjugués à l’exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques et à la solidité de nos cadres de gouvernance, renforcent la capacité du Groupe à faire face à l’évolution rapide des marchés, tout en maintenant notre priorité sur une croissance responsable et une innovation centrée sur les besoins des clients ».

 

Développer les capacités mondiales grâce aux partenariats stratégiques et au financement

Au deuxième trimestre, QNB a poursuivi son soutien aux secteurs stratégiques et au développement économique à long terme au moyen d’initiatives de financement spécialisées déployées à travers son réseau international.

En Afrique du Nord, QNB Égypte a participé au financement d’un projet historique de 500 millions de dollars américains portant sur l’usine de carburant d’aviation durable de Green Sky Capital, située dans la zone économique du canal de Suez en Égypte et appelée à devenir la plus grande installation de production de carburant d’aviation durable du Moyen-Orient et d’Afrique. Le projet devrait produire jusqu’à 200 000 tonnes de biocarburant par an et permettre une réduction annuelle des émissions pouvant atteindre 500 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette initiative témoigne ainsi l’engagement de notre activité de banque d’entreprises en faveur du financement des infrastructures vertes. Le projet contribue également au développement des solutions énergétiques de demain et renforce la position de la région au sein des chaînes de valeur émergentes du carburant d’aviation durable.

QNB Égypte a également signé un accord de financement à moyen terme d’un montant de 5,5 milliards de livres égyptiennes avec la société Marakez, afin de soutenir la poursuite de l’expansion de son projet immobilier à usage mixte « Fifth Square » dans l’est du Caire. Le projet contribue au dynamisme économique général grâce à la mise en place d’une infrastructure intégrée comprenant des unités résidentielles et commerciales ainsi que des équipements modernes.

Dans le cadre de ses efforts continus visant à soutenir le développement économique et la croissance du secteur privé, QNB Égypte a conclu une convention de facilités de crédit de 3 milliards de livres égyptiennes avec GlobalCorp Financial Services, afin de financer ses activités de crédit-bail et de financement immobilier. Cet accord vise à élargir l’accès à des solutions de financement souples dans différents secteurs, en favorisant l’investissement, la croissance des entreprises et l’inclusion financière.

QNB Égypte a également mené à bien l’arrangement d’un prêt syndiqué de 11,98 milliards de livres égyptiennes au profit de Qased Khair for General Supplies and Contracting, destiné au financement d’un projet de développement de nouveaux quais maritimes au port d’East Port-Saïd. Ce projet devrait renforcer les infrastructures logistiques et maritimes de l’Égypte, améliorer la connectivité commerciale et soutenir la croissance économique à long terme.

Le Groupe a par ailleurs continué d’appuyer les initiatives de transformation du secteur de l’énergie à travers son réseau international. En Turquie, QNB a accordé un financement à long terme de 38 millions de dollars américains pour soutenir deux projets majeurs d’énergie renouvelable. Ce financement stratégique comprend 23 millions de dollars américains destinés à la construction d’une centrale solaire de pointe d’une capacité de 36 MW, dédiée à l’autoconsommation, ainsi qu’une allocation structurée des 15 millions de dollars américains restants dans le cadre d’un partenariat lancé en 2025 pour cofinancer un projet éolien d’une capacité de 140 MW. Ces initiatives illustrent le rôle de premier plan du Groupe QNB dans le financement d’infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques à l’échelle mondiale.

Ces opérations confortent le rôle essentiel joué par le Groupe QNB dans le financement de projets qui renforcent la résilience économique, soutiennent le développement du secteur privé et contribuent à une croissance durable sur les marchés où il est présent.

 

Renforcer l’innovation et les compétences

Le Groupe a continué d’intensifier ses efforts en matière d’innovation, d’éducation et de développement des compétences de ses collaborateurs afin de s’adapter à l’évolution rapide des marchés, au moyen d’initiatives favorisant une croissance fondée sur la connaissance dans l’ensemble des pays où il exerce ses activités.

Au cours du deuxième trimestre, QNB a conclu un partenariat avec Carnegie Mellon University in Qatar afin de créer le QNB Center for Business Innovation, une plateforme destinée à promouvoir l’innovation dans les affaires, l’apprentissage appliqué et la préparation de compétences capables de répondre aux évolutions futures au Qatar et, plus largement, dans la région.

Cette initiative rassemble des expertises académiques et professionnelles spécialisées dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la culture financière, l’analyse de données et les outils pédagogiques interactifs, en appui aux ambitions du Qatar de bâtir une économie diversifiée et fondée sur l’innovation.

Parallèlement, le Groupe QNB a poursuivi le renforcement de son programme de bourses d’études, qui accompagne les étudiants qataris dans des disciplines stratégiques telles que la technologie, la cybersécurité, la finance, l’économie, l’ingénierie et la gestion des entreprises.

Le Groupe a également continué de soutenir le développement des futurs dirigeants du secteur financier grâce à des initiatives internationales de partage des connaissances. Au deuxième trimestre, QNB Suisse a accueilli une délégation du Qatar Leadership Centre à Genève. Cette visite a permis aux participants de bénéficier d’analyses approfondies sur la gestion de fortune internationale, la finance durable et l’évolution rapide des marchés financiers mondiaux. Cette coopération traduit l’engagement de QNB en faveur du développement des futurs dirigeants et du renforcement des expertises financières spécialisées.

Illustrant son engagement à constituer des équipes performantes et prêtes à relever les défis futurs dans l’ensemble de son réseau international, QNB Indonesia a remporté plusieurs distinctions lors des HR Asia Awards 2026, notamment le prix de la meilleure entreprise où travailler en Asie et le prix récompensant une transformation à fort impact dans le domaine des ressources humaines.

En Tunisie, QNB a poursuivi son soutien au développement des compétences des jeunes, à l’innovation et à l’engagement des collaborateurs à travers plusieurs initiatives, dont la première édition des QNB Talent Awards et sa participation à la 13e édition de la Foire aux projets organisée par ESPRIT School of Business. Ces actions ont contribué à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement durable, tout en renforçant les liens avec les étudiants, les universitaires et les futurs talents.

Ces initiatives témoignent de la poursuite des investissements de QNB dans les écosystèmes d’innovation, le développement du capital humain, l’engagement des collaborateurs et l’accompagnement de la prochaine génération de talents régionaux.

 

Créer de la valeur ajoutée

Le Groupe QNB a continué de consolider sa position d’institution financière de premier plan dans la région grâce à une performance solide, une large présence internationale et une attention constante portée à la création de valeur pour ses clients.

Au deuxième trimestre, le Groupe a conservé son statut de marque bancaire la plus valorisée du Moyen-Orient et d’Afrique selon le rapport de Brand Finance, avec une valeur de 10,3 milliards de dollars américains et une place parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde. L’indice de force de la marque du Groupe s’est maintenu à 86, reflétant la confiance durable de ses clients et de ses parties prenantes.

Le Groupe a également consolidé de recevoir une reconnaissance internationale pour ses performances et sa contribution au développement économique. Il a notamment été désigné « Meilleur prestataire de services de financement du commerce au Qatar en 2026 » par le magazine Global Finance, confirmant une nouvelle fois son leadership dans la fourniture de solutions de financement du commerce innovantes adaptées aux besoins évolutifs de ses clients.

QNB a par ailleurs été distingué par la Chambre de commerce française en reconnaissance de ses investissements en France et de son rôle dans le renforcement de la coopération économique entre l’État du Qatar et la République française.

Le Groupe a également pris part à plusieurs grands forums internationaux consacrés au renforcement de la coopération économique et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Europe. Il a notamment participé au Gulf Vision 2026 Forum à Paris, plateforme de référence pour le dialogue entre la France et la région du Golfe, ainsi qu’au Forum économique arabo-allemand à Berlin, organisé sous le thème « Construire des ponts entre l’Allemagne et le monde arabe ». À travers ces participations, QNB a contribué aux échanges sur le commerce, l’investissement et les opportunités de coopération transfrontalière, confirmant son engagement à renforcer les relations économiques entre les marchés régionaux et internationaux.

 

Renforcer la durabilité et la résilience institutionnelle

La durabilité demeure une composante indissociable des activités de financement, des opérations et des priorités stratégiques à long terme du Groupe QNB.

Au deuxième trimestre, le Groupe QNB a remporté le prix « SustainableLender of the Year 2026 » dans le cadre des Middle East Transition Finance Awards organisés par le magazine Environmental Finance, en reconnaissance de son rôle dans le développement de la finance durable à travers la région. Cette distinction reflète l’impact de notre cadre de financement durable, qui a permis d’orienter plus de 11 milliards de dollars américains vers le financement de projets verts, sociaux et liés à la durabilité.

QNB a également continué de renforcer son positionnement institutionnel à l’échelle internationale grâce aux distinctions obtenues sur les marchés de capitaux et dans les classements institutionnels. Le Groupe a été nommé « Meilleur émetteur d’obligations sur les marchés émergents du Moyen-Orient » lors de la première édition des GlobalCapital MTN Awards 2026, illustrant la confiance des investisseurs dans sa stratégie de financement diversifiée et dans sa résilience financière.

Parallèlement, le Groupe QNB a figuré dans le classement Forbes Middle East des 100 plus grandes sociétés cotées de la région par capitalisation boursière en 2026, renforçant encore sa position de marché et sa solidité institutionnelle.

Ces réalisations reflètent l’engagement constant portée par le Groupe à une croissance durable, au renforcement des pratiques de bonne gouvernance et à la création de valeur pour ses clients dans l’ensemble de ses opérations internationales.

 

Soutenir les communautés et le développement inclusif

Le Groupe poursuit son soutien aux initiatives qui contribuent positivement au bien-être des communautés dans lesquelles il opère.

Dans le cadre de ses activités de responsabilité sociétale à l’occasion de l’Aïd al-Adha, QNB Qatar a organisé des visites au centre Enaya de soins spécialisés, au cours desquelles un soutien et des cadeaux ont été remis aux patients afin de favoriser le bien-être et les liens communautaires pendant la période des fêtes.

En Tunisie, QNB a apporté son soutien à une caravane médicale multidisciplinaire organisée à l’hôpital régional de Mareth. Cette initiative a contribué à améliorer l’accès aux soins et aux consultations spécialisées pour les enfants et les familles des communautés environnantes.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’approche plus large du Groupe QNB en matière de responsabilité sociétale et d’appui au développement inclusif.

 

Perspectives

Alors que les marchés régionaux et internationaux continuent d’évoluer, QNB maintient sa priorité sur l’exécution rigoureuse de ses orientations stratégiques, tout en conservant une vision à long terme fondée sur la croissance durable et le renforcement de la résilience institutionnelle.

Le Groupe continuera de développer ses capacités d’innovation, de soutenir les secteurs stratégiques au moyen de financements responsables et d’élargir l’intégration des principes de durabilité dans l’ensemble de ses opérations et de ses activités avec les clients.

À l’approche du troisième trimestre 2026, le Groupe QNB poursuivra sur sa forte dynamique en avançant dans la mise en œuvre de plusieurs priorités stratégiques. Il renforcera son leadership dans la finance durable et accélérera encore le développement de ses capacités de banque digitale afin d’améliorer l’expérience client. Parallèlement, l’activité de gestion d’actifs et de fortune étendra ses services de gestion de portefeuille sur plusieurs marchés nationaux et internationaux clés, afin de proposer aux clients des solutions d’investissement en constante évolution. Fort d’une exécution rigoureuse, d’une gouvernance solide et d’une présence internationale résiliente, le Groupe QNB continue de consolider son positionnement pour saisir de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à long terme sur l’ensemble des marchés où il opère.

 

Avec communiqué

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

29. Juli 2026 um 14:21

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Sadok Besbes : « La transition énergétique est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique »

29. Juli 2026 um 14:12

Face aux coupures d’électricité à répétition observées ces dernières semaines, le déséquilibre entre l’offre et la demande énergétique apparaît au grand jour. Il est amplifié par la canicule et la multiplication des usages électriques. Nous avons contacté Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie, qui a dressé un diagnostic de la situation, tout en proposant des pistes de solutions.

Sadok Besbes note que la demande d’électricité atteint cet été des sommets inédits, portée par le recours généralisé à la climatisation. Ce qui crée des pics de charge concentrés sur de courtes plages horaires. « Le gestionnaire du réseau doit réagir en temps réel face à ces pointes de consommation. Quand les marges de manœuvre s’amenuisent, il n’a d’autre choix que de procéder à des délestages localisés afin d’éviter un effondrement complet du système », précise-t-il.

Un système énergétique sous pression

Ces coupures répétées ne relèvent pas d’un simple aléa technique : elles mettent en cause un modèle énergétique encore trop dépendant des énergies fossiles. Le réchauffement climatique, conjugué à une demande électrique en constante progression, fragilise davantage le système et montre les limites d’une approche qui se contenterait d’augmenter ponctuellement les capacités de production.

Un coût économique et social important

En outre, Sadok Besbes insiste sur les répercussions concrètes de ces interruptions : « Les coupures pénalisent la productivité dans l’industrie, le commerce, l’agriculture et les services, avec des arrêts de production, des pertes de matières premières, des pannes d’équipements électroniques et des surcoûts pour les entreprises. Du côté des ménages, elles compliquent la conservation des denrées alimentaires, le travail à distance, les soins à domicile et pèsent sur le quotidien, particulièrement en période de forte chaleur. »

Le solaire, l’autoconsommation et le stockage comme leviers

Notre interlocuteur souligne encore que le photovoltaïque représente une solution particulièrement adaptée. Puisque la production solaire atteint son maximum précisément pendant les journées d’été, au moment même où la climatisation fait grimper la demande. Ce qui allège d’autant la pression sur le réseau aux heures les plus critiques. L’autoconsommation, qu’elle soit résidentielle, tertiaire ou industrielle, constitue également un axe important. Car chaque bâtiment produisant une partie de son électricité réduit d’autant sa dépendance au réseau national et gagne en autonomie. Quant au stockage par batteries, il permet de conserver l’énergie captée pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lors des pics, tout en contribuant à stabiliser le réseau.

Miser sur l’efficacité énergétique et accélérer les réformes

Des équipements plus performants, une meilleure isolation des bâtiments, des systèmes de climatisation optimisés et une gestion plus intelligente de la consommation permettraient, estime-t-il, de réduire significativement les pics de demande sans nuire au confort des usagers. Il appelle également à accélérer les réformes destinées à favoriser le déploiement des énergies renouvelables, à alléger les démarches administratives et à encourager l’innovation dans les domaines du stockage et des réseaux intelligents.

Une question de souveraineté énergétique

Par ailleurs, Sadok Besbes souligne qu’il serait erroné de considérer les coupures actuelles comme de simples incidents liés aux vagues de chaleur. En effet, elles révèlent que la sécurité énergétique est désormais un enjeu stratégique pour la Tunisie. Diversifier les sources d’approvisionnement, consolider la résilience du réseau et miser sur des solutions décentralisées sont autant de priorités qui relèvent aussi bien de l’économie que de l’énergie. « La transition énergétique n’est plus seulement une ambition environnementale. Elle est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique et du développement économique du pays » conclut-il.

En définitive, au-delà de l’urgence dictée par la canicule, ces coupures d’électricité viennent rappeler que la transition énergétique n’est plus un projet à envisager sur le long terme. Mais c’est une exigence immédiate pour garantir la résilience économique et énergétique de la Tunisie.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

29. Juli 2026 um 13:57

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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TRIBUNE – Vers un nouveau modèle de développement : pour une résilience territoriale en Tunisie

29. Juli 2026 um 13:16

Les députés de l’ARP viennent d’adopter le projet de loi relatif au plan de développement 2026 -2030. Ladite loi a franchi la barrière parlementaire avec moins de 40 % des voix. Car bon nombre des députés ont délibérément boudé la séance plénière. Et ce, pour décrier entre autres le délai de trois jours consenti au Parlement pour l’adopter et le manque d’un véritable débat national à ce sujet.

Un plan de développement controversé

Bien que le gouvernement eût annoncé un style inédit de gouvernance dans l’élaboration de ce plan de développement, par l’adoption d’une approche ascendante (bottom-up) en rupture avec les anciens plans, qui étaient la chasse gardée des ministères centraux, les critiques fusent de toutes parts. Puisque pas même les propositions des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, pourtant créés essentiellement pour ce dessein, n’ont été prises en considération, dit-on.

Le texte de loi comporte indéniablement des nouveautés intéressantes, du moins sur le plan des orientations adoptées et des intentions déclarées. On verra bien par la suite ce qu’il en adviendra réellement au niveau de l’exécution. On citera en exemple : la résilience économique, la cohésion sociale, la réduction des disparités territoriales, le développement équilibré et la résistance aux chocs internationaux. Le texte promet aussi l’amélioration de la compétitivité, le soutien à l’innovation, l’encouragement des investissements à forte valeur ajoutée, etc.

 

Lire aussi – L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

Les changements profonds renvoyés aux calendes grecques

Ces bonnes résolutions sont dignes d’intérêt, mais elles restent limitées car gouvernées par la logique de l’ancien paradigme d’un modèle classique d’économie mixte. Autrement dit : on ne passe pas réellement d’un modèle économique à un autre, comme l’ont fait la Corée du Sud dans les années 1960, l’Irlande dans les années 1990 ou le Rwanda récemment pour sortir de la crise et réaliser leurs essors économiques fulgurants. Or, ceci va visiblement à l’encontre de l’avis des experts de tous bords, qui s’accordent sur le fait que le modèle économique tunisien a fait long feu et qu’il est arrivé depuis bien des années à un essoufflement structurel. Ce modèle, qui est de toute évidence un business à perte, est basé sur une forte dépendance de l’export des ressources naturelles en vrac et des produits agricoles non ou peu valorisés, au tourisme de masse « low-cost » et une industrialisation manufacturière extravertie « offshore » à faible valeur ajoutée, qui tire sa raison d’être des faibles coûts salariaux, rendus possibles à coups de subventions pour l’ajustement du niveau de vie du citoyen et qui paradoxalement profitent in fine aux riches locaux et même aux touristes étrangers plus qu’aux couches vulnérables de la société. Continuer dans la même lancée s’apparenterait donc à essayer de traire une vache de réforme pour lui extraire du sang plutôt que du lait.

Bref, un cas d’école de l’ordre postcolonial qui permet au centre de continuer à dilapider la périphérie de ses ressources, nonobstant les dégâts qu’il lui fait subir.

 

Un modèle économique dépassé et un paradigme révolu du rôle de l’état, c’est là que le bât blesse

Après l’indépendance, la Tunisie de l’ère de Bourguiba avait construit un modèle assez dirigiste : État interventionniste, entreprises publiques nombreuses généralement en position de monopole, subventions généralisées, gratuité de nombreux services publics, etc. Ce modèle a bien tenu jusqu’à 1980, mais depuis l’entrée en vigueur des réformes structurelles suite à la crise conjoncturelle de 1986, l’État a abandonné progressivement, par petites doses mais jamais totalement, son rôle d’État providence. Depuis 2011, et surtout depuis 2020-2023, le système social hérité (subventions gaspillées, entreprises publiques déficitaires, caisses sociales en difficulté, etc.) devient budgétairement insoutenable, mais l’État hésite à l’abandonner formellement, d’où les tensions actuelles qu’on observe avec la STEG, la SONEDE, TUNISAIR, STIR, … et j’en passe. L’État qui n’arrive plus à assumer le coût réel de son rôle social, ne se résout pas non plus à renoncer formellement à ce rôle. Ce qui contraint les pouvoirs publics à des élucubrations parfois difficilement intelligibles pour pouvoir gérer ce grand-écart au quotidien.

 

Les entreprises publiques un gouffre abyssal sans fond

Pour emprunter une image de l’actualité sportive, les entreprises publiques s’apparenteraient aujourd’hui à une équipe de foot qui joue seule sur le terrain pendant des décennies sans jamais être confrontée à des adversaires et qui arrive à réaliser l’impensable, c’est-à-dire finir le championnat avec une défaite cuisante…

Analyser la situation actuelle surtout des grandes entreprises publiques révélera un spectacle de désolation à même de vous donner le froid dans le dos. Les entreprises publiques qui étaient destinées à être le moteur de l’économie et à créer de la richesse pour renflouer les caisses de l’État sont aujourd’hui un lourd fardeau dans un contexte de finances publiques tunisiennes déjà tendues voire dans un état critique.

 

Lire également : Entreprises publiques, soutien ou réforme?

 

STEG (électricité/gaz)
Endettement de 7,356 milliards de dinars au 23 juin 2026, avec des créances impayées de 6,061 milliards de dinars auprès de clients publics et privés, à cause d’une déficience structurelle puisque le prix de vente moyen de l’électricité (290,7 millimes/kWh en 2025) ne couvre pas le coût réel de production (456,3 millimes), même déséquilibre pour le gaz. Plus de 95 % de l’électricité tunisienne dépend du gaz naturel, exposant l’entreprise aux fluctuations pétrolières et du dinar. Les pertes du réseau STEG techniques et commerciales sont évaluées à (19 %) en comparaison avec la France (6 %), l’Allemagne (5 %) et Singapour avec la meilleure performance mondiale (2 %).

 

SONEDE (eau)
Impayés atteignant 860 millions de dinars fin 2024, dont plus de 50 % dus par des établissements et entreprises publics, un problème de créances croisées entre les entités de l’État plutôt qu’un simple déficit d’exploitation. Les pertes du réseau SONEDE s’élèvent à plus de (50 %). Alors que la banque mondiale parle d’un seuil tolérable, qui doit rester nettement en deçà de (25 %). Ce qui dépasse de loin la meilleure performance mondiale tenue encore une fois par Singapour (7.2 %).

 

STIR (raffinage)
Interruptions intempestives et prolongées de la production et difficultés récurrentes de conformité des produits aux normes à cause d’un outil de production vétuste, des programmes d’investissement non réalisés et des réformes en suspens, une détérioration financière (endettement chronique, crise de liquidités, dépendance aux subventions publiques, difficultés de recouvrement des créances auprès d’autres opérateurs publics, etc…) surtout depuis que la STIR s’est vu confier l’importation des produits pétroliers. Aujourd’hui la STIR importe plus qu’elle raffine, un rôle qui la contraint à absorber les écarts entre prix mondiaux et prix subventionnés localement. Ce qui la rend de plus en plus vulnérable aux chocs pétroliers internationaux.

 

TUNISAIR (transport aérien)                                                                                                                                                                                           Dette financière de 2 600 millions de dinars et un passif qui coupe la compagnie d’un accès normal aux financements à court terme, au point que le ministre du Transport la qualifie de « non bancable ». Ce qui aggrave davantage la situation, c’est que les états financiers 2023, 2024 et 2025 n’ont pas encore été validés, rendant tout pilotage financier aveugle. La flotte est réduite à 12 appareils exploitables (minimum 21 pour un break-even), avec Tunisair Express en déficit structurel encore plus marqué. Tunisair qui était le fleuron des entreprises publiques, se classe désormais 114ᵉ sur 117 et se place ainsi dans le top 5 des compagnies aériennes les moins cotées à l’échelle mondiale.

 

A ne pas rater — AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies aériennes

 

Un même schéma se répète dans la quasi-totalité des entreprises publiques :

  • Modèle structurellement déficitaire;
  • Tarifs administrés en dessous des coûts réels;
  • Mission de service public non compensée intégralement par l’État avec des créances publiques croisées non apurées;
  • Sous-investissement chronique dans la modernisation;
  • Mauvaise gouvernance, corruption, sureffectifs, caïd syndicaux qui règnent en maître et bloquent toute réforme qui risque de porter atteinte à leurs privilèges, etc.
  • Qualité dégradée des services et des produits;
  • Incapacité accrue de garantir l’approvisionnement continue du marché et adoption implicite d’une nouvelle mission de gestion de la pénurie;
  • Vétusté de l’outil de production par absence, insuffisance ou inadéquation de l’investissement dans la maintenance et la modernisation;
  • Incapacité de recouvrement des créances;
  • Incapacité des clients aussi bien individuels qu’institutionnels privés et publics à payer leurs factures à cause de la dégringolade du pouvoir d’achat et la flambée des tarifs en particulier après l’instauration en 2016, du mécanisme d’ajustement des prix des produits pétroliers.

On se retrouve devant une situation grotesque où le citoyen tunisien n’arrive plus à payer ses factures à cause de son faible pouvoir d’achat alors que les entreprises publiques sont difficulté existentielle d’une part parce les prix administrés n’arrivent pas à couvrir le coût de production et que l’État n’arrive plus à verser les subventions pour couvrir ce gap et d’autre part parce qu’elles peinent à recouvrir leurs créances auprès des clients.

Le contrat-programme 2024-2028 signé entre l’État et la STEG (financements Banque mondiale à l’appui) illustre la méthode retenue : garanties souveraines pour des prêts extérieurs, conditionnées à des réformes structurelles. Ce qui tire tout le pays dans le piège de l’endettement extérieur et obligera les pouvoir publics, tôt ou tard, bon gré mal gré, à privatiser ses « joyaux de la couronne » à prix cassés et à livrer ainsi les besoins essentiels du citoyen à la cupidité du capital étranger.

Les contractions douloureuses de l’accouchement d’un nouvel ordre mondial

Dans un monde densément intriqué à plus d’une dimension et à plus d’un niveau, les malheurs qui nous arrivent, ne dépendent certainement pas uniquement de nos errances. En effet, depuis des années déjà, nôtre monde passe par une période transitoire complexe et fortement turbulente, engendrée par des changements majeurs et simultanés, jusque-là sans précédents dans l’histoire de l’humanité :

  • Transition géopolitique entre une puissance hégémonique en déclin « USA/Occident » et une puissance qui a le vent en poupe (Chine/Brics) et qui aspire à détrôner la première avec les dommages collatéraux occasionnés par des passes d’armes qui déferlent les chroniques (Ukraine, Iran, Yémen, Gaza, Venezuela, etc.) et qui présagent l’Armageddon biblique. Puisqu’à tout moment, ces « accrochages » limités peuvent dégénérer en une troisième guerre mondiale, nécessairement nucléaire, une fois que le piège de Thucydide se serait refermé et que les titans s’affrontent directement.
  • Cataclysme financier attendu, une fois que le Dollar américain se serait définitivement effondré sous le poids de la dette souveraine américaine, qui a atteint le chiffre astronomique de 40 Trillions USD, soit 134% du PIB du pays. De sorte qu’il n’arrive plus à se maintenir en tant que monnaie hégémonique de référence et comme devise dominante des réserves de change et des échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
  • Changement climatique et montée fulgurante en fréquence et en intensité des catastrophes naturelles (sécheresses, inondations, incendies, etc.). Ce qui risque de mettre en péril ou du moins en grandes difficultés la civilisation dans sa forme actuelle, voire carrément la vie sur terre.
  • Instabilité énergétique engendrée par des ruptures d’approvisionnement et par la volatilité des prix des carburants conventionnels.
  • Crise attendue d’alimentation à l’échelle mondiale comme conséquence de la crise énergétique puisque l’ammoniac est à la base des engrais chimiques et puisque le gaz naturel est à la base d’ammoniac, à hauteur de 75 % à l’échelle mondiale.
  • Transition énergétique vers les énergies renouvelables et la décarbonation de l’économie mondiale. Ce qui ne va pas seulement chambouler l’industrie et le commerce, mais aussi le mode de vie de chaque citoyen lambda.
  • L’émergence de l’IA, devenue, en combinaison avec les cyber-attaques, l’ingénierie de la conscience et la manipulation des masses, une arme redoutable de guerre non conventionnelle, et qui va sans doute creuser davantage la fracture numérique non seulement entre les États, mais aussi entre les citoyens d’une même société.
  • Montée en puissance des crises sanitaires majeures, déclenchées par des épidémies mais pouvant se développer rapidement en pandémies, compte-tenu de la grande mobilité qui caractérise notre ère, (avec la possibilité de l’usage des épidémies, comme acte de guerre nouvelle génération, non exclue) : VIH/SIDA (les années 1980); SRAS (2002-2003); Grippe H1N1 « grippe porcine » (2009-2010); Ebola (2014-2016); Zika (2015-2016); COVID-19 (2020-2022), etc.

Pour toutes ces raisons la tendance à l’échelle mondiale s’éloigne progressivement du paradigme « croissance avant tout », vers « croissance + résilience + cohésion ».

 

Lire également — Vers un nouvel ordre mondial : les dynamiques géopolitiques qui redéfinissent notre avenir

 

Centralisation vs décentralisation

Exprimé d’une façon lapidaire, le modèle centralisé qui régit nôtre économie revient à mettre tous ses œufs dans un seul panier dans un monde à hauts risques. Pour s’inspirer du bio-mimétisme, on pourrait voir comment la nature / le bon Dieu a résolu la question énergétique du corps humain. Sur les trois systèmes, conçus pour répondre à des temps différents d’appel d’énergie, le plus performant se trouve au niveau de chaque cellule dans laquelle la mitochondrie utilise le métabolisme oxydatif pour produire de l’énergie en dégradant glucides, lipides et même des protéines.

Lorsque le département de défense américain a commissionné la DARPA, son bras de recherches avancées, pour développer un système de communication pouvant survivre à une attaque massive lancée à partir de l’empire soviétique, celui-ci a choisit une architecture distribuée pour ARPANET qui est considéré aujourd’hui comme l’ancêtre d’INTERNET.

Selon le degré de centralisation, on distingue des systèmes :

Centralisé : un nœud central contrôle tout — un seul point de défaillance catastrophique.

– Décentralisé : plusieurs centres régionaux — plus résiliente, mais toujours vulnérable.

– Distribué : un maillage où chaque nœud est connecté à plusieurs autres, sans hiérarchie stricte — la plus robuste.

Avantages du modèle centralisé

  • Efficacité économique grâce aux économies d’échelle;
  • Stabilité et prévisibilité de la production;
  • Contrôle simplifié;
  • Maturité technologique et cadre réglementaire bien établis.

Inconvénients du modèle centralisé

  • Vulnérabilité systémique : une panne ou une attaque majeure peut affecter des millions de personnes;
  • Pertes du réseau de transport sur de longues distances;
  • Empreinte territoriale forte;
  • Moindre flexibilité face aux pics de demande locaux.

Avantages du modèle décentralisé

  • Résilience accrue : une défaillance locale n’affecte qu’une zone limitée;
  • Réduction des pertes de transport et de distribution;
  • Intégration facilitée de nouveaux moyens de production (énergies renouvelables);
  • Autonomie partielle des territoires ou des foyers;
  • Création d’emplois locaux et retombées économiques territoriales.

Inconvénients du modèle décentralisé

  • Intermittence de certaines sources nécessitant du stockage ou du backup;
  • Complexité de gestion du réseau de transport et distribution (flux bidirectionnels, synchronisation);
  • Coût unitaire souvent plus élevé;
  • Besoin d’infrastructures intelligentes (smart grids, IoT, etc.) pour coordonner l’offre de multiples producteurs avec les besoins de multiples consommateurs.

 

La parade pour échapper à l’effondrement total : un concept résiliant, smart et durable

La vision d’un nouveau modèle de développement territorial résilient, articulé autour du nexus : Eau-Énergie-Alimentation et porté par la finance participative, les technologies numériques et une gouvernance coopérative, permettra de passer d’un modèle centralisé où quelques grandes infrastructures approvisionnent toute la population et donc d’un modèle vulnérable aux instabilités et crises de toutes sortes vers un modèle distribué, résilient, intelligent et coopératif. Chaque cellule de résilience qui peut être structurée en ménage, immeuble, quartier, exploitation agricole, complexe industriel, centre hospitalier, base militaire, village, île, oasis, etc., serait capable de produire une partie significative de ses besoins essentiels (énergie, eau, alimentation), tout en restant connectée au réseau national et aux chaines d’approvisionnement. Le but escompté dans cette nouvelle approche n’est certainement pas l’autarcie mais plutôt la résilience. Les cellules de résilience avoisinantes pourraient s’échanger le surplus de production pour créer ainsi une économie solidaire de proximité.

Dans ce nouveau modèle, le citoyen-consommateur qui ne faisait que subir les retombés néfastes des crises (pénuries des produits de base, hausse des prix, inflation galopante, coupures d’eau et d’électricité, etc.), des mauvaises décisions prises en son nom, des pratiques du cartel bancaire qui le fait saigner, de la gouvernance défaillante de l’administration et des aléas de l’ordre mondial, prendrait son destin à bras-le-corps pour se métamorphoser en : producteur, investisseur, copropriétaire, fournisseur, acteur de la transition, etc. La souveraineté du citoyen capable de subvenir à ses besoins essentiels et survivre à des crises majeures ne porte point atteinte à la souveraineté exercée par l’État, au contraire, elle ne fait que la renforcer devant les dangers venus d’outre-frontières.

Cette nouvelle approche pourrait être structurée autour de six piliers principaux suivants :

  1. Production distribuée des ressources essentielles (énergie, eau, alimentation).
  2. Intelligence distribuée, grâce à l’IA et aux objets connectés.
  3. Financement distribué, via le crowdfunding, la fintech, les fondations traditionnelles (hubus, waqf,..), etc.
  4. Gouvernance distribuée, dans le cadre de Sociétés Populaires et d’autres formes de coopératives où les citoyens deviennent des codécideurs.
  5. Économie circulaire, avec la valorisation locale des ressources et des déchets.
  6. Résilience distribuée, permettant à chaque territoire de continuer à fonctionner malgré des crises climatiques, économiques, sociales ou géopolitiques.

Puisque la disponibilité de l’énergie conditionne l’accès à l’eau et que la disponibilité de l’eau conditionne l’accès à l’alimentation, il faudrait commencer par réformer le secteur de l’énergie en premier lieu et celui de l’électricité en toute urgence pour qu’il soit en diapason avec ce nouveau modèle de développement. La réforme doit commencer impérativement par le cadre réglementaire, qui régit le secteur de l’électricité et qui a été tripoté pour éterniser le statu quo et défendre bec et ongle le monopole historique de la STEG, nonobstant les préjudices qu’il a causé pour le citoyen lambda, l’économie nationale, la sécurité énergétique, etc. L’autorisation par la STEG d’enfin consentir le stockage de l’électricité en réseau basse tension, qui vient d’être annoncée en pleine crise de coupures du courant est certainement un bon pas vers la bonne direction, mais il ne peut être qualifié que de « trop peu, trop tard ». Le Tunisien ne veut plus de sédatifs, il exige des solutions durables à ses doléances. Il est donc impératif de mettre tout sur la table pour en discuter sans tabous avec l’intérêt suprême de la patrie en priorité absolue.

La vague de chaleur qui a envahit le pays et qui a causé tant de souffrances et de dégâts et qui a mis à mal nos systèmes centralisés était prévisible dans son timing, intensité et répercussions. Je pense qu’on serait bien loti de commencer sans délai à nous préparer pour nous prémunir d’être pris de court par des crises imprévisibles…

 

Chokri Aslouj

Ingénieur, expert et spécialiste des énergies renouvelables, des processus d’hydrogène vert et du développement territorial durable.

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Suspensions à la Bourse de Tunis : Aram Belhadj appelle les investisseurs à garder leur sang-froid

29. Juli 2026 um 11:39

L’économiste Aram Belhadj a réagi mercredi à la deuxième suspension technique enregistrée par la Bourse de Tunis. Il appelle les investisseurs à garder leur sang-froid face à la volatilité actuelle du marché. Dans une publication sur sa page Facebook, il estime que ces mécanismes de protection ne doivent pas être interprétés comme un signal d’alarme, mais plutôt comme des outils destinés à préserver la stabilité du marché.

Il note que les « coupe-circuits » déclenchés par la Bourse de Tunis ont justement pour objectif de limiter les mouvements excessifs et d’offrir une pause face à une accélération inhabituelle des ordres de vente ou d’achat.

L’économiste souligne que, malgré cette phase de turbulence, les fondamentaux du marché tunisien demeurent solides. Il rappelle que la Bourse de Tunis affiche une performance annuelle largement positive; après une progression jugée exceptionnelle au cours des derniers mois.

Aram Belhadj précise encore que la correction actuelle s’inscrit dans un processus normal d’ajustement après une période de forte hausse. « Une phase d’ajustement, même marquée, est normale après une telle hausse. Puisqu’elle purge les excès, sans pour autant remettre en cause la trajectoire de fond », explique-t-il.

Puis, s’adressant aux investisseurs, il recommande une approche basée sur la patience et l’analyse rationnelle. Et ce, plutôt que sur des réactions dictées par l’inquiétude à court terme. Il met notamment en garde contre les scénarios alarmistes. Lesquels pourraient alimenter des comportements de panique et provoquer des « anticipations auto-réalisatrices ».

Au final, cette réaction intervient alors que la Bourse de Tunis a déclenché, pour la deuxième journée consécutive, son mécanisme de suspension technique. Après une baisse importante de l’indice TUNINDEX, dans un contexte de forte volatilité des échanges.

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Face aux défis énergétiques, l’Italie mise de nouveau sur le nucléaire

29. Juli 2026 um 11:31

L’Italie franchit une nouvelle étape vers un retour de l’énergie nucléaire, près de quarante ans après avoir abandonné cette filière à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni entend réintroduire le nucléaire dans le mix énergétique national. Et ce, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays et de soutenir ses objectifs de décarbonation.

Le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, a confirmé, mardi 28 juillet à l’Associated Press (AP), que l’exécutif prépare le cadre législatif nécessaire pour permettre le développement d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. L’objectif affiché de l’Italie est de favoriser le déploiement de technologies innovantes, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR) et, à plus long terme, les réacteurs avancés de quatrième génération.

L’Italie fut pourtant l’un des premiers pays européens à renoncer au nucléaire. À la suite de l’accident de Tchernobyl, un référendum organisé en 1987 conduisit à la fermeture progressive des quatre centrales nucléaires italiennes, la dernière cessant définitivement ses activités en 1990. Une nouvelle tentative de relance, engagée sous le gouvernement de Silvio Berlusconi, fut à son tour abandonnée après la catastrophe de Fukushima, lorsqu’un second référendum, en 2011, confirma le rejet populaire de cette technologie.

Aujourd’hui, le contexte a profondément changé. La guerre en Ukraine, les tensions sur les marchés de l’énergie et la nécessité de réduire les émissions de carbone conduisent plusieurs pays européens à revoir leur politique énergétique. Le gouvernement Meloni estime que les nouvelles technologies nucléaires offrent des garanties de sûreté supérieures aux anciennes générations de centrales. Tout en contribuant à limiter la dépendance de l’Italie aux importations d’énergie.

Selon les projections officielles, l’énergie nucléaire pourrait représenter entre 11 % et 22 % de la production nationale d’électricité à l’horizon 2050, en complément des énergies renouvelables. Rome ne prévoit toutefois pas de construire de grandes centrales classiques, mais privilégie le développement progressif de réacteurs modulaires de faible puissance, jugés plus flexibles, moins coûteux et plus rapides à déployer.

Pour préparer cette transition, plusieurs groupes industriels italiens se sont déjà mobilisés. En 2025, Enel, Ansaldo Energia et Leonardo ont créé la société Nuclitalia, chargée d’évaluer les technologies nucléaires les plus adaptées et de préparer l’émergence d’une future filière nationale.

Malgré cette volonté politique, le projet continue de susciter un débat nourri au sein de la société italienne. Si une partie des jeunes générations se montre désormais plus favorable au nucléaire en raison des préoccupations climatiques et énergétiques, une partie importante de l’opinion publique reste marquée par les souvenirs de Tchernobyl et de Fukushima, alimentant une fracture générationnelle sur cette question.

Le gouvernement devra désormais convaincre le Parlement, les collectivités locales et l’opinion publique avant que l’Italie ne puisse effectivement renouer avec une production d’électricité d’origine nucléaire, près de quatre décennies après y avoir officiellement renoncé.

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New Body Line distribuera un dividende de 0,050 dinar par action au titre de 2025

29. Juli 2026 um 11:10

La société New Body Line versera un dividende de 0,050 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Le détachement du dividende interviendra le 24 septembre 2026. Tandis que sa mise en paiement est prévue pour le 28 septembre 2026.

La société New Body Line a annoncé que cette distribution a été approuvée par son Assemblée générale ordinaire réunie le 29 juin 2026. Le dividende, fixé à 0,050 dinar par action d’une valeur nominale de 1 dinar, sera détaché le 24 septembre 2026 avant d’être mis en paiement quatre jours plus tard, le 28 septembre 2026.

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ARP : feu vert à une garantie de 110 millions d’euros pour la CPG, les débats se poursuivent

29. Juli 2026 um 10:32

L’Assemblée des représentants du peuple a levé, mardi soir, sa séance plénière, avant une reprise attendue ce mercredi matin pour poursuivre l’examen des projets de loi inscrits à l’ordre du jour. 

Au cours de cette séance, tenue en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont adopté le projet de loi n°49 de 2026 approuvant une convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette garantie porte sur un financement de 110 millions d’euros en faveur de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), auquel s’ajoute une subvention de 7 millions d’euros accordée par la BERD.

Ce financement permettra l’acquisition d’équipements miniers modernes, la modernisation du transport du phosphate ainsi que l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement des eaux usées. Le texte a été adopté par 58 voix pour, 13 contre et neuf abstentions.

Les députés ont ensuite entamé l’examen du projet de loi n°50 de 2026, relatif à une convention de garantie conclue avec la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC). Cet accord porte sur une opération de mourabaha de 70 millions de dollars destinée au Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation des matières premières nécessaires à ses activités.

La séance a ensuite enchaîné avec l’examen du projet de loi n°51 de 2026, portant sur une convention de garantie entre la Tunisie et une institution islamique de financement du commerce, liée à un accord de murabaha au bénéfice du Groupe chimique pour importer des engrais et des matières premières. Les textes 49 à 52 de 2026 figurent parmi les projets jugés urgents par le Parlement.

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Nouvelle suspension à la Bourse de Tunis

29. Juli 2026 um 10:24

La Bourse de Tunis a de nouveau suspendu les cotations, ce mercredi, après une baisse de plus de 3 % de l’indice de référence Tunindex. Marquant ainsi la deuxième séance consécutive durant laquelle ce mécanisme est déclenché.

Dans un avis adressé aux intermédiaires en bourse et au public, la Bourse indique avoir activé le mécanisme d’interruption des échanges. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, à la suite du repli de plus de 3 % de l’indice boursier.

En conséquence, les cotations ont été suspendues pour une durée d’une heure. Ce qui devrait permettre au marché de retrouver son équilibre et de limiter les mouvements excessifs.

La reprise des échanges est prévue à partir de 10h16, selon le communiqué de la Bourse de Tunis.

Cette nouvelle suspension intervient pour la deuxième journée de suite, illustrant la forte volatilité qui secoue actuellement le marché boursier tunisien. Le mécanisme d’interruption automatique est prévu par la réglementation afin d’encadrer les fluctuations importantes de l’indice et de préserver le bon déroulement des échanges.

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Électricité en Europe : hausse des prix en vue

29. Juli 2026 um 10:15

Les prix de l’électricité en Europe devraient augmenter cette semaine. Une nouvelle vague de chaleur se propageant sur certaines régions du continent, stimulant la demande d’électricité et menaçant de limiter la production du parc nucléaire français.

Des températures supérieures à la moyenne sont prévues dans une grande partie de l’Europe à partir du mercredi 29 juillet. Madrid devrait atteindre 39 °C pendant plusieurs jours. Paris pourrait grimper jusqu’à 38 °C. Tandis que Berlin pourrait connaître des températures allant jusqu’à 37 °C jeudi, selon le service météorologique Vaisala.

Électricité de France (EDF) a déjà averti qu’elle pourrait réduire la production de sa centrale nucléaire de Tricastin à partir du 1er août, les fortes chaleurs du Rhône risquant d’entraîner des restrictions environnementales sur l’eau de refroidissement. Selon Bloomberg, il s’agit du premier signe que la nouvelle vague de chaleur pourrait à nouveau mettre à rude épreuve le réseau électrique européen.

Les vagues de chaleur précédentes de cet été ont démontré à quel point les températures élevées et prolongées ont pesé sur le marché européen de l’électricité. Les centrales nucléaires françaises utilisent l’eau des rivières pour leur refroidissement et la réglementation environnementale limite la quantité d’eau chaude qu’elles peuvent rejeter dans les cours d’eau. Lorsque la température de l’eau augmente, les réacteurs sont parfois contraints de réduire leur puissance pour respecter ces limites.

Par conséquent, les opérateurs anticipent une hausse des prix de l’électricité, mais pas aussi importante que lors de la précédente vague de chaleur. D’après les prévisions de Kpler, le prix de l’électricité de nuit en Allemagne devrait atteindre 265,34 euros par mégawattheure mercredi, contre un niveau déjà élevé de 216,76 euros mardi. En France, les prix de nuit devraient également se maintenir au-dessus de 200 euros par mégawattheure.

La vague de chaleur devrait également accroître la demande en électricité, les ménages et les entreprises ayant davantage recours à la climatisation. Le gestionnaire du réseau électrique français, RTE, prévoit que la demande atteindra environ 55 gigawatts vendredi midi, soit environ 6 gigawatts de plus qu’à la même heure la semaine dernière.

Les centrales nucléaires ne sont pas les seules touchées. Plus tôt cet été, les fortes chaleurs ont également réduit la production de certaines centrales à gaz, contribuant à faire grimper le prix de l’électricité à plus de 500 euros par mégawattheure.

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Fitch alerte sur un risque de correction de l’IA pour les marchés mondiaux

29. Juli 2026 um 09:25

L’explosion des investissements dans l’intelligence artificielle et le risque d’une correction brutale des marchés constituent l’un des risques de crédit mondiaux les plus importants, avertit l’agence de notation Fitch, ravivant les inquiétudes quant au fait que la flambée des valorisations dans le secteur technologique et les dépenses sans précédent consacrées au développement de l’IA pourraient précéder des rendements futurs incertains.

Dans son rapport Global Risk Outlook du troisième trimestre, publié mardi 28 juillet, Fitch note que l’environnement de crédit mondial continue d’être dominé par deux risques clés à court terme : une vulnérabilité accrue à une correction du marché liée à l’intelligence artificielle et une incertitude persistante découlant du conflit entre les États-Unis et l’Iran.

L’entreprise réitère les avertissements récents des organismes de réglementation internationaux selon lesquels l’essor de l’intelligence artificielle est de plus en plus lié à la croissance économique et aux marchés financiers, notamment aux États-Unis. Ce qui accroît l’exposition du système financier à une baisse potentiellement importante des prix des actifs. « L’ampleur des investissements dans l’intelligence artificielle est telle que l’exposition de l’économie et des marchés financiers dans leur ensemble à une éventuelle correction est significative », a déclaré Fitch.

Des valorisations proches des niveaux de la bulle Internet

Cet avertissement, le plus catégorique à ce jour émanant d’une grande agence de notation, intervient alors que les actions asiatiques liées à l’intelligence artificielle sont de nouveau en baisse, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant le financement de cette vague d’investissements et de signes de concurrence accrue de la part de la Chine.

En outre, le rapport indique que le ratio cours/bénéfice ajusté cycliquement (CAPE) de l’indice américain S&P 500 s’est rapproché des niveaux enregistrés lors de la bulle Internet à la fin des années 1990. Parallèlement, les émissions d’obligations d’entreprises aux États-Unis ont augmenté de 26 % au premier semestre 2026, principalement en raison de la levée de capitaux pour des investissements liés à l’intelligence artificielle.

Amazon, Alphabet, Nvidia, Meta, Oracle et SpaceX ont émis un total de 182 milliards de dollars d’obligations de qualité investissement. Tandis que les dépenses d’investissement d’Alphabet, d’Amazon, de Meta et de Microsoft devraient augmenter de plus de 75 % en 2026, pour atteindre 700 milliards de dollars, estime encore Fitch.

De plus, l’entreprise souligne que la forte croissance des investissements dans les technologies de l’information a contribué directement à hauteur de 1,4 point de pourcentage à la croissance du PIB américain au premier trimestre. Parallèlement, la hausse des valorisations boursières a stimulé la consommation des ménages grâce à ce que l’on appelle « l’effet de richesse ».

Toutefois, l’incertitude entourant les futurs revenus de l’IA, le cadre réglementaire, l’intensification de la concurrence et les répercussions sur le marché du travail pourrait entraîner une correction de marché importante et prolongée, avec de vastes implications macroéconomiques. « Le degré de connexion étroite entre les marchés de capitaux, les économies et l’intelligence artificielle a accru la vulnérabilité du secteur du crédit », note Fitch.

Guerre et El Niño

Le risque géopolitique demeure la deuxième source de préoccupation majeure. Fitch souligne que la recrudescence des tensions entre les États-Unis et l’Iran ces dernières semaines, ainsi que la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, accentuent les risques pesant sur l’économie mondiale.

La société prévoit que la croissance économique mondiale ralentira à 2,4 % en 2026. Tandis qu’elle prévoit que l’inflation américaine atteindra 3,7 % d’ici la fin de l’année, reflétant principalement l’impact de la hausse des prix de l’énergie. Dans le même temps, elle met en évidence le phénomène El Niño comme un autre risque de crédit émergent, en raison de la probabilité accrue de sécheresses, d’inondations et d’événements météorologiques extrêmes.

Ainsi, Fitch prévient qu’El Niño pourrait aggraver les pressions inflationnistes déjà engendrées par le conflit irano-américain. Les pays fortement endettés et affichant une faible notation de crédit seront particulièrement vulnérables, car une forte hausse des prix alimentaires pourrait compliquer la politique monétaire, accroître le coût des subventions publiques et fragiliser davantage les finances publiques.

En Amérique latine, où les engrais et le diesel représentent de 50 % à 70 % des coûts des intrants agricoles et où environ 30 % des engrais importés proviennent du Moyen-Orient, la hausse des coûts de production combinée à la baisse des rendements agricoles pourrait réduire les marges agricoles et avoir un impact plus général sur les transports, notamment sur les ports, les chemins de fer et les autoroutes à péage, conclut Fitch.

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Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

29. Juli 2026 um 08:14

La Bourse de Tunis a connu hier une journée difficile. Ce qui a conduit à la suspension de la cotation. Bien qu’ayant un caractère technique, ce mouvement intervient dans un contexte de fortes inquiétudes sur plusieurs fronts.

 

Avec un repli de 3,16 %, le Tunindex a ainsi franchi le seuil prévu par le Règlement de parquet, déclenchant la suspension des échanges. Cette mesure vise à donner un temps de réflexion aux investisseurs face à une volatilité excessive et à limiter les mouvements brusques du marché.

 

L’impact du décret sur les crédits sur l’honneur

L’information économique du week-end dernier était, sans doute, les crédits sur l’honneur que les banques doivent accorder. Les établissements de crédits doivent désormais consacrer 8 % de leurs bénéfices nets à financer des crédits sans intérêts ni garanties. Le secteur bancaire ayant réalisé un excellent exercice 2025, cela représente un prélèvement qui dépasserait facilement les 100 millions de dinars (MDT).

Et il paraît que les intervenants sur le marché ont oublié cette mesure, en la considérant comme inapplicable. Maintenant, les anticipations des investisseurs ont changé et tentent d’intégrer cette donnée dans les valorisations et les bénéfices distribuables aux actionnaires.

De plus, ces crédits, octroyés sans garantie, comportent un risque accru de défaut. Ce qui pourrait forcer les banques à constituer des provisions supplémentaires, pesant sur leur rentabilité.

L’indice des banques a donc perdu, respectivement, 2,49 % et 4,75 % lors des deux premières séances de la semaine. Les actions des banques, qui ont un poids important dans l’indice, ont subi de fortes pressions à la vente.

 

Une correction logique

Mais est-ce que cette mesure explique un tel mouvement ? Cela diffère d’un établissement à un autre, selon sa réaction. Il pourrait avoir une politique de réduction de coûts pour absorber cette contrainte réglementaire ou une politique de prix, transférant une partie du surcoût sur les clients finaux.

Mais comme les cours ont fortement augmenté depuis le début de l’année, il est normal que les investisseurs tentent de concrétiser leurs plus-values, semant la panique sur le marché. Ce mouvement est l’un des inconvénients des hausses sans lien avec le contexte économique d’une manière générale. La flambée des cours sur la Bourse de Tunis ces derniers mois ne reflétait pas une amélioration de l’économie réelle, mais principalement les profits exceptionnels de certains secteurs, essentiellement financier.

Ainsi, l’inquiétude est que les banques durcissent encore leurs conditions de crédit pour compenser ces nouveaux risques. Ce qui pénaliserait les entreprises. À terme, leur capacité à financer l’État pourrait aussi être affectée.

 

Une influence du discours politique algérien ?

Lundi 27 juillet, les réseaux sociaux, qui sont très influents, ne parlaient que du président algérien qui a renouvelé son soutien inconditionnel à la Tunisie contre les risques terroristes. Nous ne pouvons pas confirmer que ces déclarations ont eu un impact direct sur la Bourse de Tunis, mais elles ont rappelé qu’il ne faut jamais exclure qu’il existe toujours un climat d’incertitude régionale. Ce sentiment est capable d’affecter la confiance des investisseurs mais pas au point de causer cette chute libre du Tunindex. L’effet est donc à relativiser.

Ce qui s’est passé mardi 28 courant passera et aucun marché n’est épargné par une telle volatilité. Néanmoins, il a mis en lumière la fragilité d’une performance boursière largement décorrélée de l’économie réelle. C’est une occasion pour se livrer à un exercice scientifique de valorisation et prendre les bonnes décisions.

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Washington et Riyad frappent en Irak, le pétrole bondit

29. Juli 2026 um 07:56

Après quelques jours de calme sur le front iranien, l’armée américaine a annoncé, aux premières heures du mercredi 29 juillet, avoir intercepté des missiles balistiques iraniens. Puis elle a lancé des bombardements en Irak, conjointement avec l’Arabie saoudite, contre des groupes paramilitaires affiliés à l’Iran. Ce qui a entraîné une nouvelle flambée des prix du pétrole sur les marchés.

« Des avions de chasse américains et saoudiens ont frappé plusieurs installations logistiques terroristes et dépôts d’armes dans l’est de l’Irak », a déclaré ce mercredi le commandement central américain (CENTCOM), avertissant l’Iran et ses alliés de « cesser leurs attaques » s’ils veulent « éviter de nouvelles représailles américaines ».

De son côté, le ministère saoudien de la Défense a confirmé que l’armée de l’air du royaume avait participé à des bombardements visant des « groupes paramilitaires fidèles à l’Iran » en territoire irakien. Lesquels, selon lui, étaient impliqués dans des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite avait déjà dénoncé des attaques similaires lundi, exigeant que l’Irak empêche que son territoire ne soit utilisé pour mener des attaques contre lui.

En outre, les frappes aériennes menées par les forces armées américaines et saoudiennes en Irak ont ​​fait des morts et des blessés, a annoncé le Hachd al-Chaabi (« Unités de mobilisation populaire »), une alliance d’anciennes organisations paramilitaires désormais officiellement intégrées à l’armée irakienne.

Dans ce contexte, la reprise des hostilités a entraîné un rebond des prix du pétrole. Vers 4 h 55 (heure locale), le baril de WTI nord-américain s’échangeait à 83 dollars (+4,72 %). Tandis que celui du Brent de la mer du Nord, référence internationale, atteignait 88,04 dollars (+4,70 %).

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, ont annoncé tôt ce matin avoir touché trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d’Ormuz. C’est ce que révèle l’agence de presse iranienne Tasnim. Les trois navires ont ignoré les avertissements de la marine et ont poursuivi leur route. Mais ils ont été contraints de s’arrêter après avoir été touchés, poursuit le communiqué de l’agence.

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