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La FIFA envisage de créer une entité commerciale de 20 milliards de dollars

29. Juli 2026 um 17:51

Le Financial Times, citant des sources bien informées, a rapporté, mardi 28 juillet 2026, que la FIFA prévoyait de créer une nouvelle entité commerciale d’une valeur d’environ 20 milliards de dollars, avec une participation minoritaire proposée aux investisseurs.

Le journal ajoute que la FIFA coopère avec JPMorgan pour organiser le processus d’attraction des investisseurs, une participation de 20 % dans la nouvelle entité commerciale devant être vendue dans le cadre de l’accord, affirment des sources.

Ces projets interviennent dans un contexte de succès commercial suite à la récente Coupe du monde. La FIFA devant générer 13 milliards de dollars de revenus au cours du cycle quadriennal actuel; contre 7,6 milliards de dollars lors du cycle précédent.

La FIFA engrange 11 milliards de dollars malgré la controverse

La Coupe du monde 2026 a connu un succès populaire et financier exceptionnel, surmontant les obstacles politiques, les controverses liées à l’arbitrage et les problèmes d’organisation pour devenir l’édition la plus lucrative de l’histoire du football.

Cependant, ce succès a simultanément relancé le débat sur les priorités de la FIFA entre le développement du football et la maximisation de ses revenus.

D’ailleurs, Infantino, le président de la FIFA, n’a pas caché son désir d’élargir à nouveau le tournoi à 64 équipes d’ici 2030. Et ce, malgré les inquiétudes concernant la pression physique croissante sur les joueurs, compte tenu d’un calendrier chargé de 104 matchs en seulement 39 jours.

Les critiques des supporters concernant l’importance croissante accordée aux revenus se sont également intensifiées. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, la FIFA a mis en place un système de billetterie dynamique, qui ajuste automatiquement les prix en fonction de la demande, contribuant ainsi à des prix records.

La FIFA investit dans tout

La FIFA a continué à rechercher de nouvelles sources de revenus, ne se contentant pas de sa part des ventes de nourriture et de boissons et de la revente de billets, mais proposant également à la vente des morceaux de terrain du match final entre l’Argentine et l’Espagne pour 3 000 dollars pièce, accompagnés d’une maquette en verre de la Coupe du monde.

Les pauses hydratation obligatoires ont également suscité une vive polémique parmi les supporters. Si la FIFA a justifié cette décision comme un moyen de protéger les joueurs des fortes chaleurs, ces pauses ont offert aux diffuseurs de nouvelles opportunités de vendre des espaces publicitaires pendant les matchs.

On estime qu’une publicité télévisée de 30 secondes pendant la Coupe du monde coûte entre 250 000 et 750 000 dollars. Ce qui signifie que les pauses publicitaires supplémentaires ont créé des centaines de nouvelles opportunités publicitaires capables de générer près d’un demi-milliard de dollars supplémentaires pour les chaînes de télévision.

Ces revenus accrus devraient faire grimper la valeur des droits de diffusion à l’avenir. D’autant plus que la FIFA a déjà commencé à commercialiser les droits pour la Coupe du monde 2030.

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La FIFA sous le feu des critiques : Le projet d’Infantino provoque une fronde mondiale

29. Juli 2026 um 12:33

La FIFA fait face à l’une des plus importantes vagues de contestation de ces dernières années. En cause : un projet de création d’une nouvelle société commerciale, baptisée « FIFA Forward Enterprise », qui ouvrirait jusqu’à 20 % de son capital à des investisseurs privés. Une initiative portée par le président Gianni Infantino et qui suscite une vive opposition au sein du football mondial.

Selon les informations dévoilées ces derniers jours, cette nouvelle entité regrouperait les droits commerciaux des principales compétitions de la FIFA, notamment les Coupes du monde masculine et féminine ainsi que la Coupe du monde des clubs. L’opération valoriserait la société à environ 20 milliards de dollars et permettrait de lever plus de 4 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.

L’UEFA monte au créneau

La réaction la plus virulente est venue de l’UEFA, qui accuse la FIFA d’avoir élaboré ce projet sans consultation préalable des autres acteurs du football.

L’instance européenne dénonce un manque de transparence et estime que cette opération risque de transformer le football en simple actif financier. Plusieurs dirigeants européens parlent même d’une « vente de l’âme du football », estimant que les intérêts des investisseurs pourraient finir par peser sur les décisions sportives.

La fronde dépasse l’Europe

La contestation ne se limite plus à l’Europe. La CONCACAF, qui regroupe les fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a exprimé à son tour sa profonde inquiétude, tout comme la Confédération asiatique (AFC) et la Fédération anglaise (FA).

Toutes reprochent à la FIFA d’avoir présenté un projet d’une telle ampleur sans véritable concertation avec les confédérations et les fédérations nationales. Elles réclament davantage de transparence avant toute décision.

Bruxelles s’en mêle

La polémique a également gagné les institutions européennes. Le commissaire européen chargé des Sports, Glenn Micallef, a annoncé que la Commission européenne examinerait le projet, mettant en garde contre les risques de conflits d’intérêts, de surcommercialisation du football et de gouvernance insuffisamment transparente.

Lire aussi : Carton rouge de Balogun : La décision de la FIFA après l’intervention de Trump déclenche une tempête

Infantino défend son projet

De son côté, Gianni Infantino affirme que cette réforme permettra de générer des ressources inédites au profit du développement du football mondial.

Selon la FIFA, les fédérations membres pourraient recevoir jusqu’à 20 millions de dollars chacune grâce à cette nouvelle structure, en plus d’un renforcement des programmes de financement dans les prochaines années. L’organisation assure également que les investisseurs n’auraient aucun pouvoir sur les décisions sportives ou réglementaires, qui resteraient exclusivement entre les mains de la FIFA.

Une bataille de pouvoir en toile de fond

Au-delà de l’aspect financier, cette controverse ravive les tensions historiques entre la FIFA et l’UEFA. De nombreux observateurs estiment que Gianni Infantino cherche à renforcer le poids économique de la FIFA face à une Europe qui concentre toujours l’essentiel des revenus du football mondial.

Le projet devra encore être approuvé par les associations membres de la FIFA. Mais avant même ce vote, il a déjà provoqué une fracture inédite entre Zurich et plusieurs des principales instances dirigeantes du football international

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Mondial 2026 : près de 2.000 contrôles antidopage réalisés, selon la FIFA

Von: tmps
28. Juli 2026 um 09:46

La Fédération internationale de football (FIFA), a réalisé au total 1.933 contrôles antidopage avant et pendant la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet), « dans le cadre d’un programme destiné à préserver l’intégrité de la compétition », a annoncé lundi l’instance mondiale dans un communiqué.

Au cours des six mois précédant le coup d’envoi du tournoi, 1.250 contrôles hors compétition ont été effectués par l’autorité de la FIFA chargée des contrôles, en collaboration avec 14 organisations nationales antidopage et plusieurs confédérations, ajoute la même source.

Pendant la compétition, 416 contrôles ont été réalisés après les matchs et 267 autres hors compétition, portant le total à 1.933 contrôles, selon la FIFA. La FIFA a également prélevé plus de 1.000 échantillons de sang avant le début du tournoi, auxquels se sont ajoutés 237 échantillons sanguins durant la compétition. Avec les 1.250 échantillons d’urine collectés en amont et les 683 autres pendant le tournoi, le nombre total d’échantillons prélevés dépasse 3.100.

Tous les échantillons ont été analysés par l’Unité de gestion des passeports de l’athlète, composée d’experts indépendants, afin de détecter d’éventuelles anomalies pouvant révéler l’utilisation de substances ou de méthodes destinées à améliorer les performances.

Des analyses ciblées, des prélèvements supplémentaires et des contrôles spécifiques ont également été mis en œuvre lorsque cela était nécessaire. Ces opérations ont été menées en collaboration avec l’Agence américaine de lutte contre le dopage, Sport Integrity Canada, le Comité national antidopage du Mexique ainsi qu’avec le réseau international des responsables du contrôle antidopage de la FIFA.

 » La Coupe du monde représente ce qui se fait de mieux dans notre sport, et protéger l’intégrité de la compétition reste au cœur de la mission antidopage de la FIFA », a déclaré Carlos Lopez, responsable antidopage senior de la FIFA.

Toutes les opérations ont été conduites conformément au règlement antidopage de la FIFA et au Code mondial antidopage. La FIFA a indiqué qu’elle publierait plus tard dans l’année un rapport détaillé sur son programme antidopage durant le Mondial-2026.

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Classement FIFA : la Tunisie encore sur le reculoir (57e)

Von: farhat
21. Juli 2026 um 14:53

La sélection tunisienne de football a perdu 12 places au classement mondial de la Fédération internationale de football (FIFA), publié hier, et occupe désormais le 57e rang mondial et le 11e africain.
L’Espagne, sacrée championne du monde dimanche après sa victoire sur l’Argentine (1-0 après prolongation), s’est emparée de la première place du classement mondial devant l’Argentine, la France, l’Angleterre et le Brésil.
Au niveau continental, le Maroc demeure la première nation africaine et occupe la 6e place mondiale, devant le Sénégal (18e mondial), l’Egypte (22e), le Nigéria (26e), l’Algérie (29e), la Côte d’Ivoire (31e), la République démocratique du Congo (41e), le Cameroun (43e), le Mali (53e) et l’Afrique du Sud (54e).

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Mondial 2030 : la CONMEBOL défend l’élargissement à 64 équipes

Von: tmps
21. Juli 2026 um 10:05

La CONMEBOL, ⁠l’instance dirigeante du football ​sud-américain, plaide pour ​un élargissement de la ‌Coupe du monde ‌2030 à un ‌nombre record de 64 équipes, au lendemain de la conclusion ⁠de la première édition à 48 sélections organisée en Amérique du ​Nord.

Le président de la CONMEBOL, Alejandro Dominguez, ⁠a défendu lundi cette formule élargie sur les réseaux ⁠sociaux, appelant la Fifa à augmenter le nombre de participants pour l’édition du centenaire du tournoi.

« La prochaine se jouera chez nous ! En 2030, la Coupe du monde ​arrive en Uruguay, en Argentine et au Paraguay », a écrit Alejandro Dominguez. « Ce ‌sera une formidable opportunité pour le football de célébrer le centenaire de ⁠la Coupe du monde ‌avec une compétition à 64 équipes. »

La Fifa n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire concernant cette proposition.

Selon le projet actuellement approuvé, l’Espagne, le Portugal et ‌le Maroc seront les ⁠principaux pays hôtes de la compétition, tandis que l’Uruguay, l’Argentine et le ‌Paraguay accueilleront les matches d’ouverture commémoratifs marquant les 100 ans de la première ‌Coupe ⁠du monde, disputée en Uruguay en 1930.

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Trump et les gladiateurs du nouveau monde

21. Juli 2026 um 09:25

Les arènes se sont déplacées outre atlantique sans effusion de sang, pour la dernière édition de la Coupe du monde de football. Les joutes se sont passées dans des stades flambants neufs et retransmises en temps réel dans le monde entier. Sauf que le président américain Donald Trump y avait mis son grain de sel, en sifflant la fin de partie, sur un coup de tête, avant même d’y avoir donné le coup d’envoi. (Photo : Trump a dû remettre la coupe du monde de football à l’Espagne qu’il déteste cordialement et qui le lui rend très bien).

Mohsen Redissi *

L’herbe aux Etats-Unis est un gazon maudit, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné comme meilleur arbitre africain pour 2025, a été mis d’emblée hors-jeu. Trump a poussé le ballon trop loin, en brandissant le carton rouge, lui barrant la route du Mondial. Son sort était scellé avant même d’avoir frôlé le sol américain. Mauvaise pioche, un tirage qui n’était pas en sa faveur. Son origine et sa couleur de peau ont joué contre lui. Il a perdu contre Trump. Une ineptie à ajouter sur le passif du président de la première puissance mondiale.

La deuxième chance est venue du Canada qui a fait un croche-pied à Trump sans être pénalisé. Un bolide tiré de très loin. Touché par un mauvais tirage au sort et pour qu’il ne reste pas sur le banc des remplaçants, le Canada lui a offert la possibilité de porter la tenue qui colle à la couleur de sa peau, d’arbitrer des matchs sur son terrain. Une occasion unique pour lui pour mouiller son maillot ; son sifflet n’est pas resté muet pendant le Mondial. Il en a profité pour prendre quelque sirop d’érable pendant les pauses fraîcheur, nouvellement introduites pour plaire aux publicitaires et renflouer les caisses de la Fifa.

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Benjamin Franklin, 6e président, 1785-1788, avait inventé le paratonnerre, l’harmonica de verre et les lunettes à double foyer. Trump, lui, vient d’inventer l’arbitrage à distance, on lui doit cette nouvelle initiative, peu louable.

Un président récidiviste

Trump a donc récidivé et frappé fort. Il a eu le bras long, intervenant auprès d’amis très hauts placés qui ne lui refusent rien, même la violation de règles sportives qu’ils sont censées préserver jalousement quoi qu’il arrive. L’attaquant américain Folarin Balogun a écopé d’un carton rouge, synonyme d’expulsion pour le match d’après. Quarante-huit heures après les faits, Gianni Infantino, président de la Fifa, en plein mondial, a déclaré nul et non avenu le carton rouge qui lui a été infligé. Une première mondiale qui a mis en doute la crédibilité de l’instance mondiale et sa neutralité : elle s’est rabaissée et a bafoué ses propres règles pour faire honneur au pays hôte. Rien ne sera plus comme avant. La pause fraîcheur d’Infantino a été un peu plus longue que celle des joueurs.

Le comble de l’affaire, une requête identique de la Belgique déposée avant son match contre les Etats-Unis, a été jugée irrecevable par la même Fifa. Décision arbitraire condamnable. Le silence des foules et des autres équipes engagées dans la compétition a été assourdissant. Deux poids deux mesures. Les diables rouges comme l’Iran se sont retrouvés piégés, ils ont affronté seuls deux géants aux pieds d’argile, le président américain et celui de la Fifa. Le trophée est passé avant l’honneur ; les pays restés en course auraient pu faire bloc pour faire plier ceux qui jouaient en eaux troubles.

La Fifa a vite fait de changer de maillot en trouvant la parade. Pour laver l’affront, elle a suspendu le manager de la sélection américaine et le vice-président chargé de la sécurité. Deux boucs émissaires en somme.

Quand Trump abuse du rouge

L’atmosphère électrisée et le caractère belliqueux des rencontres ont déteint sur la qualité du jeu. Les erreurs d’arbitrage en faveur des grandes équipes, notamment l’Argentine, ont transformé les parties de football en combat de coqs.

Trump a laissé une empreinte indélébile sur cette édition. La question que l’on doit se poser est la suivante : le président d’un pays hôte, quel qu’il soit, a-t-il l’autorité d’annuler une décision de l’arbitrage ? Affaire à suivre, wait and see. La prochaine édition nous confirmera ou infirmera cette nouvelle tendance.

En fin de compte, le président américain n’est pas ‘Eliot Ness’, agent fédéral chef des ‘‘Incorruptibles’’. Trump est accusé d’avoir usé et abusé du rouge, du carton s’entend.

* Fonctionnaire à la retraite.

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Le Maroc termine la Coupe du monde au 6e rang du classement FIFA

21. Juli 2026 um 09:13
La sélection marocaine de football a progressé au classement mondial de la FIFA d’une place lors de la phase finale de la Coupe du monde 2026. Elle accède ainsi au 6e rang mondial, selon l’édition de juillet du classement publiée…

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Mondial 2026 : la FIFA ouvre une enquête après les incidents de la finale Espagne-Argentine

Von: tmps
21. Juli 2026 um 08:35

La Fifa ⁠a désigné ​un procureur disciplinaire et éthique ​chargé d’enquêter sur ‌la bagarre ‌qui a éclaté au ‌terme de la finale de la Coupe du monde ⁠de football remportée par l’Espagne face à l’Argentine (1-0) après prolongation.

Les esprits ​se sont échauffés après que l’Espagne ⁠a décroché son deuxième titre mondial grâce à un ⁠but de l’ailier Ferran Torres en prolongation. L’Argentine évoluait déjà à dix depuis la 93e minute du temps réglementaire, après l’expulsion d’Enzo Fernández à la suite ​d’un deuxième carton jaune.

Au coup de sifflet final, le milieu ‌argentin Leandro Paredes s’est accroché avec plusieurs joueurs espagnols, dont le défenseur ⁠Eric García et le ‌milieu Gavi, déclenchant une altercation plus large entre les joueurs des deux équipes.

Des échauffourées ont opposé les deux camps, qui ont dû être séparés, tandis que ‌le sélectionneur de ⁠l’Albiceleste, Lionel Scaloni, tentait de ramener le calme au terme d’une ‌finale sous haute tension.

Aucun calendrier n’a été communiqué concernant la conclusion de l’enquête.

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Classement FIFA : La Tunisie chute de 12 places, le Maroc atteint un record historique

20. Juli 2026 um 20:40

La Fédération internationale de football (FIFA) a publié ce lundi son nouveau classement mondial, au lendemain de la finale de la Coupe du monde 2026 remportée par l’Espagne. Si les Espagnols retrouvent la première place mondiale, la principale évolution pour la Tunisie est une lourde chute de 12 rangs, tandis que le Maroc signe le meilleur classement de son histoire.

La Tunisie recule à la 57e place mondiale

Les Aigles de Carthage occupent désormais la 57e place mondiale, soit une perte de 12 positions par rapport au précédent classement. Au niveau africain, la sélection tunisienne recule également au 11e rang.

Il s’agit de la plus forte baisse enregistrée dans cette mise à jour du classement FIFA, selon les données publiées lundi.

Ce recul intervient dans un contexte où la Tunisie n’a pas participé à la Coupe du monde 2026, contrairement à plusieurs sélections africaines qui ont profité de leur parcours pour gagner des points.

Lire aussi: Édito | Tunisie : Le Mondial de la honte

Le Maroc confirme son statut de référence africaine

À l’inverse, le Maroc poursuit sa progression. Les Lions de l’Atlas gagnent une place pour atteindre la 6e position mondiale, le meilleur classement jamais obtenu par une sélection africaine dans le classement FIFA.

Le Maroc reste ainsi largement en tête du football africain, devant le Sénégal (18e), l’Égypte (24e), le Nigeria (26e), l’Algérie (29e), la Côte d’Ivoire (31e), la République démocratique du Congo (41e), le Cameroun (43e), le Mali (53e) et l’Afrique du Sud (54e).

L’Espagne retrouve la première place mondiale

Sacrée championne du monde dimanche après sa victoire 1-0 après prolongation contre l’Argentine, l’Espagne reprend la première place du classement FIFA, une position qu’elle n’occupait plus depuis janvier.

L’Argentine recule au deuxième rang devant la France et l’Angleterre, tandis que le Brésil complète le Top 5.

Le Mexique intègre le Top 10 après avoir gagné quatre places. Parmi les principales progressions figure également la Norvège, qui grimpe de 12 positions pour atteindre le 19e rang grâce à son parcours jusqu’en quarts de finale du Mondial.

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Mondial Fifa | La portée politique de la victoire de l’Espagne

20. Juli 2026 um 12:44

La victoire de l’Espagne sur l’Argentine, lors de la finale de la Coupe du Monde Fifa, hier soir, dimanche 19 juillet 2026, au MetLife Stadium, officiellement renommé Stade de New York New Jersey par la Fifa pour la durée du tournoi, dépasse le monde du football pour revêtir une dimension politique. C’est la victoire de la justice contre l’arrogance…

Elyes Kasri *

Cette victoire amplement méritée par les Ibériques, qui se sont longtemps battus pour y parvenir lors des prolongations (116e minutes) impose un parallèle inévitable entre tout ce dont le sionisme international s’est avéré capable pour parvenir à ses fins pour se heurter en fin de compte au cran et à la volonté des peuples.

Ceux qui ont suivi le parcours de l’équipe argentine à la Coupe du monde ont été témoins de la mansuétude dont elle a bénéficié de la part des instances de la Fifa et du soutien fervent des dirigeants israéliens face à une équipe espagnole recueillant le soutien non seulement de ses supporters traditionnels à travers le monde mais également cette fois de tous ceux qui apprécient le courage politique du gouvernement et du peuple espagnols dans leur opposition au génocide à Gaza et à l’aventurisme militaire américano-israélien.

Sans exagérer et ôter quoi que ce soit au mérite légitime de l’équipe espagnole, on ne peut s’empêcher géopolitiquement de considérer la finale de la Coupe du monde de football 2026 dans la périphérie de la métropole newyorkaise, fief traditionnel du sionisme international, après l’élection d’un maire musulman propalestinien, Zohran Mamdani comme une nouvelle défaite des forces du mal augurant d’une victoire inéluctable des peuples palestinien, syrien, libanais, iranien et les autres qui ne cessent de subir le joug et les atrocités de la coalition internationale dirigée par Israël t soutenue par les Etats-Unis et quelques autres Etats sous l’influence du lobby sioniste mondial.

* Ancien ambassadeur.  

NB. La défaite de l’Argentine est aussi celle d’Israël que le gouvernement de droite en place à Buenos Aires ou encore sa star de football, Lionel Messi, soutiennent ouvertement, malgré ses crimes contre l’humanité condamnés par la CIJ et la CPI (NDLR).

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Mondial 2026 : la FIFA distingue Rodri comme meilleur joueur du tournoi

Von: tmps
20. Juli 2026 um 09:43

Le capitaine et milieu défensif de l’Espagne, Rodri, a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde 2026 après la finale remportée contre l’Argentine 1-0 en prolongation, dimanche au Metlife stadium près de New York. Les coéquipiers du Ballon d’or 2024,

Unai Simon et Pau Cubarsi (19 ans), ont été élus respectivement meilleur gardien et meilleur jeune joueur de la compétition, a également annoncé la Fifa, organisatrice du Mondial.

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Mondial Fifa | Une finale qui ne restera pas dans les mémoires

20. Juli 2026 um 07:15

L’Espagne a finalement remporté la Coupe du Monde Fifa, hier soir, dimanche 19 juillet 2026, par le score étriqué de 1-0 sur un but de marqué par Ferran Torres lors des prolongations (106’). Pour une fois l’arbitre a fini par sévir face à l’anti jeu bien connu des Argentins en expulsant Enzo Hernandez à la fin du temps réglementaire **. (Photo : La perle espagnole Lamine Yamal muselé par un défenseur argentin. Le flamenco a finalement eu raison du tango-catch).

Dr Mounir Hanablia *

Le mérite des joueurs espagnols fut d’y parvenir sans génie en se créant des occasions après avoir buté plusieurs fois contre le gardien adverse dont on finit par croire qu’il possédait des aimants qui lui attiraient le ballon dans les mains.

Sur le plan sportif, la formation sud-américaine, dominée, a montré son mauvais visage.

La rencontre fut âpre, hachée par des fautes incessantes, parfois de véritables agressions, sous le regard indifférent de l’arbitre, apparemment allergique au jaune et au rouge des cartons. Le joueur Argentin Leandro Paredes fut l’exemple du joueur averti ayant mérité trois ou quatre fois l’expulsion et qui continua de sévir sur le terrain jusqu’à la fin.

L’intérêt de la rencontre ne fut rien d’autre qu’une attente de la mise à mort de la bête, comme dans une corrida ; ou plutôt du minotaure pour ne pas oublier tout le potentiel offensif et créatif que l’Argentine est capable de révéler et qui fut hier absent.

Mis à part cela le show de l’avant match a failli sombrer dans le ridicule lorsque l’hymne national des Etats-Unis fut joué avant ceux des pays finalistes, peut-être en l’honneur de Donald Trump, présent dans les tribunes et sur le terrain lors de la remise de la Coupe.

Le début de la rencontre en fut décalé de 10 minutes et la mi-temps, transformée en spectacle musical, dura plus de 20 minutes. Le football au service du business et de la politique, cette finale en fut l’une des manifestations les plus éclatantes. Il n’en demeure pas moins que cette victoire espagnole fut nécessaire pour l’esprit du sport. 

* Médecin de libre pratique.

** L’Albiceleste parvient à couper le jeu espagnol avec un jeu plutôt rugueux. Et à la mi-temps, Juanjo González, l’adjoint de Luis de la Fuente, a pesté contre l’arbitrage. «Nous nous sommes bien adaptés, d’abord à la pelouse, très dure. Et deuxièmement, au type de match que l’arbitre a souhaité. On avait un doute et maintenant c’est clair. Il va permettre les contacts, et il va avoir du mal à prendre des décisions», a-t-il indiqué à la télévision espagnole, laissant entendre que par un tel choix arbitral, on voulait avantager l’Argentine.

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Mondial Fifa | L’Angleterre de Tuchel, championne du monde des perdants

19. Juli 2026 um 09:10

Fallait-il suivre la finale des battus de la Coupe du Monde instaurée par la Fifa comme un rituel et refusant absolument d’y renoncer en dépit des calendriers plus que surchargés auxquels sont soumis les joueurs de football désormais exténués et souvent blessés ?

Dr Mounir Hanablia *

Au vu du score digne d’une rencontre de handball 6-4 entre l’Angleterre et la France, hier soir, samedi 18 juillet 2026, à Miami, les absents dont je fais partie ont eu tort en se contentant de consulter The Guardian pour apprendre que la formation du Coq était menée 4-0 à la mi-temps, que Bukayo Saka a marqué trois buts, lui qui ne marque presque jamais, et que Kylian Mbappé a fait un peu moins bien avec deux buts, ce qui le maintient dans la course du meilleur buteur de Coupe du Monde de tous les temps.

Il est vrai que depuis les batailles d’Hastings en 1066, et celle de Waterloo en 1815, les rencontres France-Angleterre ont toujours un caractère disputé que l’accession de Thomas Tuchel, un Allemand, à la tête de l’équipe de la Rose, n’a rendu que plus étrange.

Le parlement anglais au début du XVIIIe siècle n’avait rien trouvé de mieux à faire pour mettre un terme à la subversion catholique des Stuarts, que de faire épouser à l’héritière du trône un membre luthérien de la maison allemande des Hanovre, qui pour ne pas parler anglais, passait le plus clair de son temps sur le continent dans son duché, ce qui permit au parlement anglais d’assumer les charges de la gestion du royaume sans opposition, et de perpétuer la situation en instaurant le parlementarisme.

Sursis pour l’un, fin de partie pour l’autre

On ne peut pas dire que Tuchel, lui, ne se soit pas impliqué dans les affaires de l’équipe d’Angleterre. Tout le monde ou presque, y compris Donald Trump qui s’y connaît en défaite, lui attribue la paternité de celle contre l’Argentine, par la retraite générale ordonnée après le premier but de Anthony Gordon. Il a assumé. Peut-être cela valait-il mieux que dire qu’en fait, les joueurs n’auraient pas pu en faire plus. Tuchel, contrairement à Charles Ier Stuart, a réussi à sauver sa tête malgré la défaite. Et cette victoire contre la France, pour ne pas dire qu’elle redore son blason terni, lui apporte quand même un sursis. Mais fallait-il un match sans enjeu pour cela ?  

Pour Didier Deschamps, son adversaire du jour, en revanche, la situation était claire avant le match : ce serait son dernier sur le banc des Bleus, qui seront bientôt conduits par une autre gloire du football français : Zinedine Zidane.

* Médecin de libre pratique.

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Mondial 2026 : près de 13 milliards de dollars dans les caisses de la FIFA 

18. Juli 2026 um 16:12

Coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 est déjà la plus lucrative de l’histoire. L’élargissement du tournoi à 48 sélections et, par ricochet, l’augmentation du nombre de rencontres ont démultiplié les recettes commerciales et les revenus audiovisuels…

La FIFA apparaît comme le principal bénéficiaire du tournoi. Après avoir généré 7,6 milliards de dollars lors de l’édition 2022 au Qatar, l’instance du football mondial devrait voir ses recettes atteindre près de 13 milliards de dollars pour l’édition 2026, selon les estimations citées par la BBC.

Ces revenus proviennent essentiellement des droits télévisés, du sponsoring, de la billetterie, des licences commerciales et désormais des commissions perçues sur la plateforme officielle de revente des billets.

Toutefois, si le Mondial reste une expérience unique pour les fans, son coût est devenu prohibitif. En effet, les prix des billets ont atteint des niveaux records sous l’effet de la tarification dynamique. Certaines places pour la finale ont été vendues officiellement près de 33 000 dollars, tandis que des billets proposés sur le marché secondaire ont dépassé les 2 millions de dollars.

À ces dépenses s’ajoutent les coûts du transport, de l’hébergement et de la restauration, eux aussi fortement majorés pendant la compétition.

Diffuseurs et sponsors : une machine à profits

Les chaînes de télévision et les grandes marques figurent également parmi les principaux gagnants. Les « pauses hydratation », introduites officiellement pour protéger les joueurs des fortes chaleurs, sont devenues un nouvel espace publicitaire particulièrement rentable.

Aux États-Unis, un spot publicitaire de 30 secondes pendant un match du Mondial atteint 750 000 dollars, ce qui est à même de générer potentiellement 250 millions de dollars de recettes publicitaires grâce aux seules pauses hydratation.

Les équipementiers et sponsors mondiaux, tels qu’Adidas ou Coca-Cola, profitent également d’une visibilité sans précédent.

Quid pour les villes hôtes ?

Contrairement aux prévisions, les bénéfices économiques à long terme pour les villes organisatrices demeurent limités. Si la FIFA estime que la compétition injectera 41 milliards de dollars dans l’économie mondiale, plusieurs chercheurs soulignent que ces événements créent surtout des emplois temporaires et peu qualifiés, sans générer de richesse durable.

Les infrastructures existantes, largement utilisées pour cette édition, limitent par ailleurs les effets d’entraînement sur l’investissement urbain.

Du reste, le secteur hôtelier fait également partie des déceptions de ce Mondial. Malgré les attentes, plusieurs villes hôtes ont enregistré des réservations inférieures aux prévisions. Des organisations professionnelles aux États-Unis et au Canada estiment que la FIFA a réservé un nombre important de chambres, contribuant à créer une demande artificielle qui ne s’est finalement pas matérialisée.

À New York comme à Seattle, de nombreux hôteliers ont même qualifié le tournoi de « non-événement » sur le plan économique.

Les paris sportifs, autre grand bénéficiaire

Le marché mondial des paris sportifs devrait battre tous les records durant cette Coupe du monde. Les analystes de Macquarie Group Limited estiment le volume total des mises à 50 milliards de dollars, soit près de 500 millions de dollars par rencontre.

L’augmentation du nombre de matchs et l’essor des paris en direct alimentent cette croissance spectaculaire, particulièrement aux États-Unis et au Brésil.

En tout cas, cette édition 2026 confirme l’évolution du football vers une industrie mondiale où les recettes commerciales, les droits audiovisuels, les sponsors et les plateformes de paris occupent une place toujours plus importante.

Mais si la FIFA, les diffuseurs et les grandes marques enregistrent des profits records, les bénéfices pour les supporters, les villes organisatrices et certains acteurs locaux apparaissent nettement plus contrastés, illustrant la transformation du Mondial en un événement économique autant que sportif.

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Cinq choses à savoir sur Ismail Elfath, l’arbitre marocain au parcours hors norme

17. Juli 2026 um 11:42
Mercredi soir (15 juillet), à Atlanta, l’arbitre marocain Ismail Elfath tenait le sifflet pour la demi-finale Argentine-Angleterre, un choc à suspense remporté 2-1 par l’Albiceleste après l’ouverture du score anglaise d’Anthony Gordon. L’Argentine file ainsi vers une nouvelle finale face…

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Argentine – Angleterre | La leçon de la 90e minute

16. Juli 2026 um 13:14

Hier soir, mercredi 15 juillet 2026, je n’ai pas seulement regardé un match, celui opposant l’Angleterre à l’Argentine dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde Fifa. J’ai regardé ma fille regarder un match. Grand spectacle, fortes émotions, bouleversements à couper le souffle, et leçons à tirer…

Manel Albouchi

Elle voulait que l’Angleterre gagne. Moi, au fond de moi, mon intuition penchait pour l’Argentine. Ce n’était pas une certitude rationnelle. Ce n’était pas non plus les statistiques ou l’analyse d’une grande connaisseuse de football.

C’était cette petite voix intérieure que nous connaissons tous, celle qui parfois murmure que, dans la vie comme sur un terrain, on peut être dominé sans être vaincu.

​90 minutes de mémoire vive

​L’Argentine et l’Angleterre se retrouvent en demi-finale. Un rendez-vous chargé d’histoire ; pas seulement deux maillots, mais deux mémoires sportives et politiques différentes.

Dès les premières minutes, le contraste apparaît. L’Angleterre maîtrise son organisation. Elle construit son jeu avec précision, ferme les espaces, organise ses lignes, avance avec une discipline presque architecturale. L’Argentine, elle, cherche. Elle tourne autour, observe, attend la petite ouverture invisible.

​La première mi-temps fut un duel de patience… comme un nœud serré. Personne ne veut être celui qui fera le premier pas vers le vide. Puis arrive la 55ᵉ minute :  Anthony Gordon ouvre le score pour l’Angleterre. Le stade bascule. Le scénario semble écrit. L’Angleterre n’a pas seulement un avantage au tableau d’affichage. Elle possède désormais quelque chose de plus précieux : le contrôle psychologique du match.

Alors elle se transforme. Elle devient forteresse, un château médiéval. Chaque tacle devient une pierre ajoutée au mur. Jordan Pickford se dresse comme une tour infranchissable. Chaque balle qu’il arrête devient un souffle de survie.

Une équipe peut construire un mur, mais elle doit tenir derrière. Dès lors, l’Angleterre accepte de souffrir, de résister. Elle ne défend pas seulement un but, mais une possibilité de victoire.

​L’injustice dans les yeux d’un enfant

​Dans le salon, ma fille est concentrée. Elle ne quitte pas l’écran. Je l’observe. Elle ne regarde pas seulement vingt-deux joueurs courir derrière un ballon. Elle regarde l’histoire. Quelques jours auparavant, elle avait vécu le match Argentine–Égypte avec une sensation forte : celle d’une injustice.

​Les enfants ont parfois cette capacité étonnante de ressentir avant de comprendre. Elle connaît quelques termes : arbitrage, statistiques… mais n’a pas encore les mots complexes des adultes : stratégie, géopolitique, intérêts des États, rapport de force, droit international. Elle a simplement une impression intérieure : «Ce n’est pas juste.»

Jean Piaget, dans ses travaux sur le jugement moral de l’enfant, a montré que le sentiment de justice se construit progressivement. L’enfant apprend les règles, mais il apprend aussi quelque chose de plus profond : l’équilibre entre les personnes, la réciprocité, le besoin que chacun ait une place.

Alors peut-être que ce soir-là, ma fille ne choisissait pas seulement l’Angleterre. Elle choisissait une réparation. Elle cherchait, à travers ce jeu, à remettre le monde dans un ordre qui lui semblait plus juste.

​L’Argentine continue. Elle ne s’effondre pas. Elle revient. Elle insiste. Elle recommence. En Tunisie, nous avons un proverbe : الدوام ينقب الرخام»» (La durée perce le marbre). Il y a dans cette phrase une sagesse qui dépasse le sport. En effet, certaines résistances ne disparaissent pas aussi facilement sous un coup violent. Elles muent pour revenir encore et encore.

​Le football nous fait parfois voyager dans un espace que seul le génie peut imaginer. À la 85ᵉ minute, dans une fraction de seconde où le corps semble avoir décidé avant la pensée, Enzo Fernandez égalise sur un service de Lionel Messi. La forteresse n’est pas tombée d’un coup. Elle a simplement révélé la fissure. Puis, à la 90ᵉ+2, Lautaro Martinez donne l’avantage à l’Argentine sur une passe de Messi.

​Deux philosophies du courage

​Ce match n’opposait pas seulement deux équipes. Il opposait deux manières d’être au monde, deux formes de résistance.

L’Angleterre nous a montré le courage de tenir. Celui de rester debout quand la pression devient presque insupportable. Celui de protéger ce qui compte.

L’Argentine nous a montré le courage de continuer. Celui de croire encore quand le temps semble manquer. La forteresse contre la vague. Le mur contre l’eau.

​En regardant les visages autour de moi, dans ce salon de thé populaire, une question n’a pas arrêté de me revenir : et nous ? Quelle place occupons-nous dans ce grand récit mondial ? Nous vibrons pour des drapeaux qui ne sont pas les nôtres ! Nous adoptons des héros qui portent d’autres couleurs ! Nous déposons nos émotions dans des histoires venues d’ailleurs !

Mais peut-être est-ce aussi cela la puissance du sport : il nous permet d’habiter momentanément une histoire plus grande que nous. Il est cet espace transitionnel cher à Winnicott. Une aire où le jeu rencontre la réalité intérieure. Le football est ce bout de terrain vert et blanc avec des limites et des règles précises. Mais il est aussi un espace symbolique où chacun dépose ses attentes, ses frustrations, ses rêves et parfois ses blessures.

​C’est peut-être cela qui rend le football universel : il est réel par son score, mais il devient humain par ce que nous y déposons.

Hier, l’Argentine et l’Angleterre n’ont pas seulement joué une demi-finale. Elles nous ont raconté quelque chose sur nous-mêmes. Nous avons tous nos forteresses. Nous avons tous nos moments où le temps semble contre nous. Nous avons tous une minute 90, ce moment où tout peut encore basculer.

Et parfois, juste après avoir cru que tout était terminé, une porte s’ouvre. Pas toujours celle que nous attendions. Mais celle que nous étions peut-être prêts à voir.

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Mondial Fifa | L’Argentine, entre combat et tango, une équipe à double visage

16. Juli 2026 um 07:24

L’Argentine encore vainqueur de la Coupe du Monde ? Après sa victoire contre les Anglais, hier soir, mercredi 15 juillet 2026, à Atlanta, c’est bien possible. En fait, sa performance a été impressionnante parce dans l’adversité elle a démontré une fois de plus outre son habituelle maîtrise technique un jeu créatif brillant, et surtout une capacité d’adaptation dont seules les très grandes équipes ont dans le passé à ce stade de la compétition su faire preuve.(Ph. Jude Bellingham à terre après le but égalisateur d’Enzo Fernandez).

Dr Mounir Hanablia *

Il faut d’abord noter son double visage, celui de la première mi-temps, irritant, avec les brutalités et les actes d’anti jeu qui ont toujours entaché sa réputation et qui ne lui valent pas que la sympathie du public dans le monde.

Ensuite celui de la seconde, quand l’équipe menée au score a littéralement fait le siège du but adverse en accaparant le ballon, en le faisant circuler, en tentant des pénétrations en dribbles ou en passes courtes dans l’axe, puis par des centres au-dessus de la défense, en se créant un grand nombre d’occasions de buts dont seuls le talent du gardien Jordan Pickford ou la chance ont empêché la transformation.

Néanmoins, dans tout cela, il faut naturellement signaler l’apport primordial de Lionel Messi, qui incapable de forcer le destin par le centre, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est cantonné à l’aile droite en écartelant la défense anglaise et en distribuant des passes millimétrées devant le but à ses coéquipiers dont deux ont finalement été à l’origine de la victoire de son équipe, en fin de match et dans les arrêts de jeu.

Les Argentins ne sont pas que des voyous

L’équipe d’Argentine a ainsi démontré qu’elle n’était pas composée de voyous, et que quand elle avait la volonté nécessaire de jouer au football, ainsi qu’elle l’a démontré durant cette soirée, elle avait des arguments sérieux à faire valoir et n’avait nullement besoin des coups de pouce sournois de la Fifa.

Quant à l’équipe d’Angleterre, elle a tout simplement été surclassée durant toute la seconde mi-temps, ballottée de droite à gauche et de gauche à droite par les vagues incessantes des attaques adverses. Qui plus est, accaparé par les difficultés de ses joueurs au bord de la rupture, l’entraîneur Thomas Tuchel ne s’est pas aperçu de la transformation tactique opérée avec le glissement de Messi du centre du terrain vers l’aile droite et n’a pas agi en conséquence, si ce n’est en introduisant Dan Burn, dont il escomptait qu’avec sa haute stature il intercepterait les balles hautes adverses. Cela n’a pas été le cas.

En finale, tout dépendra de la capacité de l’équipe nationale d’Espagne de garder le pied sur le ballon. C’est loin d’être acquis !

* Médecin de libre pratique.  

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Mondial Fifa | L’équipe de France, une élimination programmée

15. Juli 2026 um 07:45

La France a été éliminée très logiquement par l’Espagne à Dallas, hier soir, mardi 14 juillet 2026, au cours d’un match que la Roja a dominé d’une manière indiscutable. Privés du ballon par un milieu de terrain espagnol habile et entreprenant, les joueurs français ont passé la plupart du temps à courir pour tenter de le récupérer et n’ont que très rarement été en mesure d’adresser vers le but adverse des tirs lointains et non cadrés. (Photo : Le duel des stars Yamal-Mbappé a tourné au profit de l’Espagnol).

Dr Mounir Hanablia

Les Bleus ne se sont quasiment jamais créé de véritables occasions de buts. Le premier but espagnol est survenu sur penalty (transformé par Mikel Oyarzabal) après une faute grossière de l’arrière gauche Lucas Digne sur le virevoltant Lamine Yamal. Le second but a été le fruit d’un bon mouvement collectif qui a vu le défenseur Pedro Porro démarqué battre le gardien français.

Un jeu peu créatif et prévisible

Face à une défense espagnole bien organisée et anticipant les actions adverses, le jeu français est apparu tel qu’il a toujours été depuis le début du Mondial, peu créatif, prévisible, et comptant sur la réussite de ses attaquants, absente durant la soirée, sans doute sous l’effet de la fatigue accumulée, mais aussi de la frustration et du manque de leadership.

Emporté par le naufrage, Kylian Mbappé, intronisé leader du groupe sans en avoir les qualités nécessaires, a été incapable de maîtriser ses nerfs, allant jusqu’à tenter d’agresser le gardien adverse, puis s’obstinant à tirer un coup franc d’une position favorable alors que, visiblement, il manquait de la concentration nécessaire pour le faire.

Comble de malchance, William Saliba, pièce maîtresse de la défense, a dû quitter le terrain, blessé.

Il ne s’agit pas ici de tirer satisfaction d’avoir joué les Cassandre dans un précédent article. Mais si on repasse en revue sa campagne en Coupe du monde, et abstraction faite du match contre l’Irak, l’équipe de France aura éprouvé des difficultés face au Sénégal pendant plus d’une heure. L’ampleur du score face à une Norvège déjà qualifiée et laissant au repos son attaquant vedette ne pouvait faire illusion. La Suède ayant déjà subi une raclée face aux Pays-Bas était dénuée de toute organisation défensive digne de ce nom. Le match contre le Paraguay a constitué le premier signal d’alarme, vite relégué au second plan dans la polémique suscitée par le jeu si on peut le qualifier ainsi des Sud-américains, et la composition ethnique de l’équipe du Coq. Mais tous ceux qui ont vu jouer l’Uruguay en 1970, l’une des équipes les plus hermétiques qui aient jamais évolué en Coupe du monde, se souviendront de quelle brillante manière les Brésiliens menés par la star Pelé en étaient venus à bout. Force est de reconnaître que face au Paraguay, de cette manière-là en quoi on reconnaît la marque des champions, la France fut dénuée. Quant au Maroc, il n’a quasiment jamais menacé le camp français.

L’Espagne plus confiante

A l’opposé l’équipe d’Espagne a commencé sa campagne d’une manière modeste, en se cassant les dents contre le Cap Vert, puis en montant progressivement en puissance d’abord contre l’Arabie saoudite, un simple match d’entraînement, ensuite face à l’Uruguay, une équipe difficile. Puis il y eut l’Autriche, le Portugal, considéré comme l’un des favoris avec son armada de vedettes, suivi de la Belgique, toutes des équipes européennes bien organisées.

Ainsi l’Espagne indubitablement n’a pas manqué de chance, même si cette chance là n’a rien à voir avec celle méthodique qui n’a cessé d’accompagner les Argentins. Néanmoins elle est arrivée aux demi-finales en ayant accumulé dans la difficulté le capital confiance nécessaire alors même que ses deux attaquants phare, Lamine Yamal et Nico Williams, demeurent en méforme. A l’inverse des Français dont le premier véritable test dans cette Coupe du monde confirma toutes les carences en se soldant par leur élimination. La France championne du Monde 2026, ce n’est effectivement pas encore demain la veille. 

* Médecin de libre pratique.

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Mondial 2026 : Le racisme gagne du terrain

14. Juli 2026 um 23:20
Le racisme a été très visible durant ce mondial 2026. les insultes contre Kylian Mbappé, les gestes visant IShowSpeed et les attaques en ligne contre plusieurs joueurs marquent la compétition. Dans les stades, les médias et sur les réseaux sociaux,…

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Mondial Fifa 2026 | Quelque chose de pourri au royaume du football

13. Juli 2026 um 07:23

Les nouvelles normes arbitrales imposées par la Fifa apparaissent n’avoir d’autre motivation qu’accroître son contrôle sur le cours du jeu, en particulier lors des matchs internationaux, pour favoriser certaines équipes aux dépens d’autres. On en eu la preuve lors de ce Mondial, et surtout lors des matches impliquant l’équipe de l’Argentine, largement favorisée par les arbitres.

Dr Mounir Hanablia *

La Coupe du monde le prouve, le foot est un sport de plus en plus soumis aux influences exogènes, mis à part celle de Donald Trump obtenant l’annulation de la suspension d’un match de rigueur après un carton rouge contre un joueur américain.

Ainsi la «pause fraîcheur» en a fait un sport en quatre quart temps tout comme le basketball de la NBA parce que probablement la publicité américaine possède des habitudes et des exigences auxquelles la Fifa n’a d’autres choix que de se soumettre.

Il est encore trop tôt pour en mesurer l’impact sur le jeu. Mais il ne s’agit pas que de cela. L’évolution technologique que représente la VAR a donné lieu à de nouvelles contraintes, matérielles par les dispositifs qu’elle nécessite, et arbitrales imposées par les instances supérieures de la Fédération.

On pourra toujours discuter du bien-fondé de nouvelles normes dans le jeu, quels équilibres internes au sein de l’organisation internationale elles peuvent refléter et dans quelles mesures elles ne faussent pas le déroulement des rencontres.

Des incidents qui interrogent

Les récents incidents survenus lors de deux rencontres de quart de finale de la Coupe du Monde apportent la preuve qu’il ne s’agit pas là que de débats théoriques. Au cours du match Angleterre-Norvège, alors que les Anglais, malmenés, étaient menés au score, le ballon sur un dégagement du gardien norvégien semble avoir heurté un câble soutenant les caméras dominant l’aire du jeu avant d’atterrir sur un pied anglais au départ de l’action ayant conduit au but égalisateur. L’arbitre n’a pas donné suite aux réclamations des Norvégiens, soutenu en cela par la Fifa.

Au cours de la même soirée, la Suisse a été réduite à 10 face à l’Argentine, en accord avec une nouvelle règle d’arbitrage, celle dite de «l’erreur d’identité», qui après revue de la VAR, frappe le véritable auteur de la faute, de la même sanction que celle que l’arbitre, par erreur, a initialement décrétée contre un autre joueur de l’équipe adverse. Cela n’excuse pas le joueur suisse auteur d’une simulation. Néanmoins, ayant déjà été averti, il a été expulsé parce que le joueur argentin avait été sanctionné par l’arbitre d’un carton jaune sur l’action considérée, avant d’être exonéré par la VAR ; une décision totalement injustifiée selon le staff helvétique, la faute en question du joueur argentin n’étant pas justiciable d’avertissement.

Des règles plus arbitraires qu’arbitrales

Il est incontestable que l’incident a constitué le tournant du match qui a permis à l’Argentine, jusque-là dominée, de s’ouvrir les portes de la finale après avoir évolué pendant plus d’une heure en supériorité numérique.

Ce qui est contestable dans cette règle arbitrale, c’est son caractère apparemment moral destiné à sanctionner les tricheurs et qui n’est qu’hypocrisie.

En effet, dans un match, lorsque l’attaquant se retrouve régulièrement soumis aux brutalités physiques du défenseur, souvent sournoises et loin de l’action, sans susciter les réactions adéquates de l’arbitre, on peut concevoir qu’il recoure à la simulation pour imposer à son vis-à-vis plus de retenue et de prudence. Dans ce cas, cette règle ne fait pas de distinction entre le coupable et la victime et apparaît plus arbitraire qu’arbitrale.

Par ailleurs, cette règle n’établit pas de gradation dans la gravité de la faute. Ainsi une simulation est-elle sanctionnée par un carton de la même manière qu’un tacle dangereux, une manchette, ou un coup de genou dans le dos. Or l’une des plus grandes carences de l’arbitrage en football, c’est l’absence d’expulsion temporaire, présente dans d’autres sports. Ainsi un joueur paraguayen a été suspendu parce qu’il s’était couvert la bouche pour s’adresser à un adversaire alors que son équipe auteur d’actes d’anti jeu et de brutalités multiples n’avait eu aucun avertissement. 

Tout compte fait, les normes arbitrales imposées par la Fifa apparaissent n’avoir d’autre motivation qu’accroître son contrôle sur le cours du jeu, en particulier lors des matchs internationaux. Si on ajoute aux tribulations bien connues de l’équipe d’Argentine en Coupe du Monde celles de sa fédération, soupçonnée de corruption et de détournement de fonds, on ne pourra qu’en conclure que décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume du ballon rond.  

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