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Empfangen — 20. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

La Tunisienne Amal Mekni dans la liste des 100 femmes leaders des systèmes agroalimentaires (FAO)

20. Oktober 2026 um 21:17

Amal Mekni, experte tunisienne en élevage, fait partie des « 100 femmes leaders mondiales des systèmes agroalimentaires et du développement rural » sélectionnées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et ce, en reconnaissance de son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes rurales et de la promotion d’une agriculture durable en Tunisie.

Spécialisée dans les systèmes d’élevage ovin, bovin et caprin, Amal Mekni s’est distinguée par « son parcours et son engagement en faveur du développement agricole », souligne l’organisme onusien. Elle a notamment fondé une ferme pilote faisant office de centre de formation et de diffusion des bonnes pratiques agricoles. À travers cette initiative, elle a contribué à la formation de plus de 100 étudiants et apprenants issus de l’enseignement supérieur et des centres de formation professionnelle.

Son action s’étend également à l’accompagnement technique et social des femmes rurales, contribuant au renforcement des compétences locales et à l’amélioration de la résilience des systèmes agroalimentaires nationaux.

Cette distinction s’inscrit dans le cadre de l’initiative de la FAO intitulée « 00 femmes héroïnes dans les systèmes agroalimentaires et le développement rural », lancée à l’occasion de l’Année internationale des agricultrices 2026. Elle vise à mettre en lumière des parcours féminins remarquables et à valoriser la contribution des femmes au développement des systèmes agroalimentaires.

La FAO précise également les femmes distinguées se sont illustrées à différentes étapes de la chaîne de valeur agroalimentaire, notamment par leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire, de l’accès aux marchés, de la préservation des savoirs locaux et des ressources naturelles, ainsi que de la création d’emplois en milieu rural.

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Doha 2026 : le Forum de l’investissement veut sortir du club des vingt

20. Oktober 2026 um 17:27

Du 25 au 27 octobre, plus de 5 000 participants se retrouvent dans la capitale qatarie pour chercher comment orienter les capitaux vers les économies qui en ont le plus besoin.

Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les investissements étrangers directs ont atteint 1,6 trillion de dollars en 2025, mais plus de 80 % se sont concentrés sur seulement 20 économies. C’est ce déséquilibre que le Forum mondial de l’investissement entend attaquer, d’après un communiqué de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement..

Un programme dense et un plateau de haut niveau

Plus de 80 sessions et 400 intervenants couvriront la politique d’investissement, les zones économiques spéciales, la finance durable, le climat et les océans, l’entrepreneuriat, l’intelligence artificielle, le tourisme et la culture, des accords internationaux d’investissement aux minéraux critiques.

Sont annoncés à ce forum quatre Premiers ministres (Qatar, Lesotho, Libye, Madagascar), quatre vice-premiers ministres et une cinquantaine de ministres. Et deux réunions ministérielles, sur l’investissement et l’entrepreneuriat, fixeront les priorités politiques. Les dirigeants de l’OMC, d’ONU Tourisme, du FNUAP et de l’UIT seront présents, avec les responsables du CCG, de l’ASEAN et de la ZLECAf : une participation internationale record.

IA : spectateurs ou bénéficiaires ?

Selon le rapport, les infrastructures d’IA sont désormais le premier secteur d’investissement stratégique. La question est de savoir si les pays en développement en profiteront ou prendront du retard. L’IA dispose pour la première fois de son propre parcours au Forum.

La paix entre à l’agenda : comment faire passer les capitaux de l’aide d’urgence au relèvement dans les économies fragiles ou touchées par les conflits.

L’espace : la baisse des coûts de lancement ouvre ce secteur à davantage de pays, et le Forum examinera comment les économies en développement peuvent y participer.

La culture : rarement présente dans les portefeuilles, elle fera l’objet d’une plénière avec Art Basel et Qatar Museums.

Nouveaux formats

La scène ouverte Centre Stage accueillera start-up, présentations nationales d’investissement et entrepreneurs globaux. Al Jazeera sera partenaire média mondial, avec un studio sur place, et les plénières seront diffusées en direct. UNESCO, UIT, ONU Tourisme, ONUDI et UNOOSA coorganiseront des sessions.

Prix et lancements

  • 25 octobre : Prix de la promotion de l’investissement
  • 26 octobre : 9e édition des Women in Business Awards
  • 26 octobre : Global Founders Fellowship.

Ce que cela signifie pour le Maghreb

Pour une région cherchant à diversifier ses sources d’IDE, la concentration des flux est un rappel utile. ZLECAf, IA, minéraux critiques, reconstruction (avec la Libye présente) et tourisme touchent directement les agendas maghrébins. Reste à voir si les engagements de Doha se traduiront en flux concrets.

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Budget économique 2027 : les investissements dans la santé publique bondissent à 1,321 milliard de dinars

20. Oktober 2026 um 16:26

Les dépenses d’investissement dans le secteur de la santé devraient atteindre 1 321 millions de dinars en 2027, contre 780 millions de dinars en 2026, soit une hausse d’environ 69 %, selon le document du projet de budget économique pour 2027.

Le financement du Fonds de soutien à la santé publique devrait également doubler pour s’établir à 200 millions de dinars l’année prochaine, contre 100 millions de dinars en 2026.

Ces prévisions s’inscrivent dans les orientations de la politique sanitaire pour 2027, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030. L’objectif est de poursuivre la réforme du système de santé, d’améliorer la qualité des services publics, de renforcer la prévention et la sécurité sanitaire, ainsi que de garantir un accès plus équitable aux soins.

Les priorités annoncées portent notamment sur le renforcement des soins de santé de base et des spécialités médicales, le développement des services de santé numériques et l’accélération de l’achèvement des projets en cours.

Une attention particulière sera accordée aux hôpitaux régionaux et locaux, afin d’améliorer la qualité des prestations et de rapprocher les services de santé des citoyens.

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Fin d’année en Bourse : Tunisie Valeurs articule sa stratégie autour de quatre thématiques

20. Oktober 2026 um 15:52

Pour Tunisie Valeurs, le repli de la Bourse de Tunis s’apparente davantage à une consolidation qu’à un retournement de tendance. Au 30 septembre 2026, ses portefeuilles types affichent une hausse de +60,3 % pour le conventionnel et de +43,8 % pour l’islamique.

La cote tunisienne corrige depuis la seconde quinzaine de juillet, après un rallye en début d’année. Dans sa note consacrée aux neuf premiers mois, Tunisie Valeurs y voit une phase de consolidation plutôt qu’un retournement. L’escalade des tensions géopolitiques et les mutations réglementaires dans le secteur bancaire, véritable pace-setter du marché des actions, ont toutefois accentué le mouvement.

L’intermédiaire en Bourse juge le marché toujours soutenu par une dynamique bénéficiaire solide. Après une hausse quasi généralisée, souligne-t-il, la cote entre dans une ère de sélectivité. L’optimisme du début d’année reposait sur une reprise quasi généralisée de l’activité pour la majorité des sociétés cotées et sur des vents macroéconomiques favorables. Il a cédé la place aux craintes des investisseurs, liées à la montée des tensions géopolitiques et au manque de visibilité économique.

Depuis janvier, une course à la performance anime la cote. Elle a donné lieu à des records de performance, de capitalisation boursière et de volumes échangés. Elle traduit la quête de nouvelles opportunités capables d’absorber la surliquidité qui caractérise le marché des actions depuis le début de l’année.

Des portefeuilles types élargis et ajustés

Tunisie Valeurs a élargi à huit reprises l’univers d’investissement de ses portefeuilles types, afin d’exploiter les meilleures opportunités du marché. Elle précise que la recherche durable de résultats ne s’arrête pas à cet élargissement : elle implique aussi une recomposition régulière des portefeuilles, à la lumière des réalisations opérationnelles et financières des sociétés cotées. Les résultats intermédiaires du S1 2026 constituent, à ses yeux, un rendez-vous incontournable pour réévaluer les convictions et procéder à des ajustements.

Les résultats de 2025 et du S1 2026 des valeurs incluses dans ces portefeuilles ont été très encourageants. Toutes les sociétés sélectionnées ou presque ont bien performé en Bourse, ce qui a permis d’atteindre les hausses citées plus haut. Dans le contexte actuel, des opportunités d’investissement peuvent se présenter. Le stock picking demeure le mot d’ordre, et une réévaluation continue des valeurs de conviction apparaît plus que jamais nécessaire.

Quatre axes d’investissement pour la fin de l’année

D’ici la fin de l’année, la stratégie préconisée s’articule autour de quatre thématiques. Les cash-cows sous-évaluées. Ces sociétés continuent d’investir dans la croissance malgré un contexte économique exigeant, grâce à leur force de frappe financière. Ce sont les plus à même de résister aux cycles de ralentissement économique. Elles offrent une relative protection contre la volatilité du marché, du fait de leur décorrélation relative avec ses fluctuations et de leur rémunération attractive en dividende. Tunisie Valeurs cite SFBT et DÉLICE HOLDING.

Les valeurs de croissance. Disposant notamment d’opportunités au-delà des frontières, elles sont en bonne posture pour battre le marché. L’intermédiaire recommande l’achat des titres ONE TECH HOLDING, UNIMED, MPBS, SOTETEL, TELNET HOLDING et SAM. Ces valeurs sont exposées à l’innovation (technologie, santé et transition énergétique) et méritent, de ce fait, une prime par rapport au marché.

Les blue chips financières. Poids lourds du marché des actions, elles sont à recommander ne serait-ce que dans une optique de réplication de l’indice de référence. Plusieurs facteurs appellent toutefois à plus de sélectivité : le rallye boursier des dernières années, une conjoncture économique exigeante, une fiscalité plus pesante et la baisse des taux. S’y ajoute une réglementation prudentielle plus assertive, avec la convergence vers Bâle III, la migration aux normes IFRS et la nouvelle circulaire de la BCT régissant les importations des produits non prioritaires. Tunisie Valeurs limite son choix à la BIAT, AMEN BANK, BT, STAR, ASSURANCES MAGHREBIA VIE, TUNISIE LEASING & FACTORING et CIL.

Les distributeurs résilients. Dans cette catégorie, l’intermédiaire sélectionne les actions MONOPRIX et SMART TUNISIE.

Les publications financières, prochain moteur d’arbitrages

Il est impossible de prédire les mouvements du marché d’ici la fin de l’année, reconnaît la note. Le TUNINDEX pourrait être « tiraillé » entre l’attractivité des valorisations atteintes par les actions cotées et le manque de visibilité qui continue de peser sur la conjoncture, tant internationale que nationale.

Le premier semestre est historiquement la période où l’indice réalise l’essentiel de sa performance annuelle, en raison de la richesse des informations publiées : arrêtés des comptes de l’exercice précédent, assemblées générales ordinaires, annonces de dividendes et communications financières des sociétés cotées. La saison des publications n’est pas terminée pour autant. Au second semestre, les investisseurs accorderont une attention particulière aux réalisations semestrielles et aux indicateurs d’activité du T3 2026. Ces derniers sont un indicateur précieux de la tendance de l’activité et un signal précurseur de la rentabilité sur l’ensemble de l’année. Ces résultats devraient, en toute logique, entraîner des arbitrages dans les portefeuilles.

Par prudence, Tunisie Valeurs recommande de porter une attention particulière aux risques liés à la structure des bilans, à la soutenabilité des marges, à la capacité de génération de cash-flows et à la volatilité des bénéfices futurs. La performance du marché devrait dépendre de plus en plus de la capacité des investisseurs à identifier les valeurs présentant les fondamentaux les plus solides et les meilleures perspectives.

Géopolitique, énergie et taux : des risques extérieurs

La question géopolitique demeure incontournable. En Europe, la situation reste tendue et les menaces russes pesant sur la sécurité des pays européens se multiplient. La Tunisie, économie ouverte, demeure exposée à l’évolution de la demande européenne, la zone euro constituant un débouché vital pour plusieurs de ses secteurs.

La situation au Moyen-Orient exige une surveillance étroite. Tout embrasement du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, que la Tunisie importe. Une hausse prolongée des prix des hydrocarbures aurait un effet direct sur la facture énergétique du pays, ainsi que sur les coûts de production et de transport des entreprises.

La politique monétaire des principales banques centrales est un autre point de vigilance. Les pressions inflationnistes sont la conséquence directe du conflit armé en Iran et de l’offensive commerciale étatsunienne contre le reste du monde. Pour les juguler, les principales banques centrales ne ménageront aucun effort afin de resserrer la vis monétaire et de ramener l’inflation à son objectif de moyen terme, selon Tunisie Valeurs. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) ont changé de « ton » en septembre 2026, avec une hausse de 25 points de base de leurs taux directeurs, le 16 septembre pour la Fed et le 10 pour la BCE. L’évolution de ces taux sera déterminante pour l’orientation des flux internationaux de capitaux. Elle pourrait influer sur les trajectoires du dollar américain et de l’euro sur les marchés des changes.

Septembre a par ailleurs été marqué par une hausse des taux souverains, sous l’effet de la persistance des tensions inflationnistes, avec un Brent demeurant au-dessus de 100 dollars le baril, et de la dérive des finances publiques dans plusieurs pays.

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Décès d’Amel Baccouche, la voyante de « Choufli Hal »

20. Oktober 2026 um 15:07

La comédienne tunisienne Amel Baccouche, connue du grand public pour son rôle de « Janet, la voyante » dans la série « Choufli Hal », est décédée ce mardi 20 octobre 2026. Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nouvelle dans un communiqué.

Le ministère rappelle qu’au-delà de ce rôle, l’artiste avait exploré d’autres registres, à la télévision comme au théâtre. Il la range parmi les figures marquantes du théâtre et de la fiction télévisée tunisiens. Il souligne qu’elle a montré que la valeur d’un artiste se mesure moins au nombre de ses rôles qu’à la manière dont il les habite. Toujours selon le communiqué, Amel Baccouche avait commencé sa carrière dès l’enfance. Son talent s’était révélé au théâtre scolaire puis au lycée de la rue du Pacha. Avant qu’elle en devienne l’artiste qu’on connait.

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Énergie : la baisse des capacités de raffinage menace l’autonomie européenne

20. Oktober 2026 um 14:32

La filière européenne du raffinage réclame une stratégie industrielle de long terme pour préserver ses capacités de production. Alors que la contraction du secteur accentue les préoccupations concernant la sécurité énergétique, la compétitivité et la dépendance de l’UE aux importations de carburants.

Dans un communiqué, FuelsEurope, qui représente les intérêts de 40 entreprises actives dans la production et la distribution de carburants conventionnels et renouvelables, estime que les mesures d’urgence destinées à répondre aux tensions actuelles sur les marchés de l’énergie ne suffiront pas à garantir l’avenir du secteur. L’organisation salue les conclusions du Conseil européen du 15 octobre, dans lesquelles les dirigeants des Vingt-Sept ont souligné la nécessité d’optimiser à court terme les capacités et l’efficacité des raffineries européennes, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et des carburants. Elle appelle toutefois à aller au-delà de ces mesures conjoncturelles concernant le raffinage.

« Traiter les pressions actuelles sans garantir les capacités industrielles de demain constituerait une erreur stratégique », avertit Liana Gouta, directrice générale de FuelsEurope. Elle estime que l’Europe doit créer les conditions permettant aux raffineries de poursuivre leur activité, d’investir, de se transformer et de rester compétitives au cours des prochaines décennies.

Une capacité industrielle en recul

Le secteur européen du raffinage subit depuis plusieurs années une érosion de ses capacités, sous l’effet de fermetures d’installations, de marges sous pression et de la transformation progressive de la demande énergétique.

Selon les données sectorielles de FuelsEurope et de sa branche scientifique Concawe, l’Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Norvège et Suisse) comptait 72 raffineries classiques à la fin de 2025, pour une capacité de traitement primaire de 625,4 millions de tonnes par an. Cette capacité était inférieure de 167,6 millions de tonnes à celle de 2009, soit une baisse d’environ 21 %.

Cette contraction intervient alors que l’Europe demeure fortement dépendante des marchés internationaux pour son approvisionnement en produits raffinés. L’importation de pétrole brut ne suffit pas, à elle seule, à garantir la disponibilité des carburants nécessaires : le brut doit encore être transformé en diesel, essence, kérosène ou matières premières destinées à l’industrie chimique.

La sécurité énergétique et la défense en jeu

Pour FuelsEurope, le raffinage ne relève pas uniquement d’un enjeu commercial. Les installations européennes fournissent des produits indispensables aux transports, à l’industrie et aux activités de défense.

La disponibilité de carburants produits sur le continent est notamment déterminante pour les besoins militaires, la mobilité des forces et la résilience des infrastructures critiques. Une diminution supplémentaire des capacités locales pourrait accroître l’exposition de l’Europe aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, aux tensions géopolitiques et aux restrictions à l’exportation imposées par des pays fournisseurs.

Les récentes tensions sur les marchés énergétiques ont ainsi remis en évidence la vulnérabilité liée à la dépendance aux importations de produits finis. La constitution de stocks stratégiques demeure importante, mais elle ne remplace pas entièrement une capacité industrielle permettant de transformer le pétrole brut en produits adaptés aux besoins européens.

Concilier compétitivité et transition énergétique

Le débat pose également la question de l’équilibre entre les objectifs climatiques européens et la préservation des infrastructures énergétiques pendant la transition. Les raffineries doivent investir pour réduire leur empreinte environnementale, améliorer leur efficacité et adapter leur production, tout en faisant face à la concurrence internationale et à l’évolution de la demande.

Le 6 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé l’ouverture d’un dialogue stratégique sur l’avenir du raffinage européen. Cette initiative vise à examiner les conditions nécessaires au maintien d’une capacité de production jugée importante pour la sécurité des approvisionnements et la compétitivité industrielle.

Pour FuelsEurope, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance politique en une stratégie cohérente, associant visibilité réglementaire, investissements et adaptation industrielle.

L’Union européenne doit ainsi arbitrer entre la réduction progressive de sa dépendance aux combustibles fossiles et la nécessité de sécuriser, pendant cette transition, l’approvisionnement en carburants et produits raffinés. Pour le secteur, l’absence de planification à long terme risquerait d’accélérer les fermetures et d’accroître la dépendance extérieure du continent.

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Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027

20. Oktober 2026 um 14:19

Le gouvernement tunisien ambitionne de porter à 500 le nombre de sociétés communautaires en 2027 et de financer 250 d’entre elles. Ces objectifs figurent dans le document du projet de budget économique pour 2027.

Cette orientation vise à renforcer le rôle de ces sociétés communautaires dans la création d’emplois, la promotion de l’initiative collective et la production de richesse. Pour y parvenir, le gouvernement entend améliorer les conditions de création de ces structures, renforcer leur accompagnement et faciliter leur passage à l’activité effective afin de favoriser leur pérennité.

Le dispositif prévoit notamment d’améliorer l’accès au financement et aux circuits de commercialisation. Il comprend le renforcement de la ligne de financement dédiée aux sociétés communautaires, ainsi que la création d’une ligne d’autofinancement alimentée par les ressources du Fonds national de l’emploi.

Le gouvernement prévoit également de conclure des conventions avec des établissements financiers et de diversifier les sources de financement, afin de mieux répondre aux besoins de ces entreprises.

L’accompagnement constitue un autre axe du programme. Il est prévu d’élaborer un programme et un guide couvrant les aspects administratifs, juridiques, techniques et financiers, afin d’aider les bénéficiaires à surmonter les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de leurs projets.

Enfin, le développement d’une plateforme numérique dédiée à la commercialisation doit permettre d’améliorer la visibilité des produits et des services des sociétés communautaires et de faciliter leur accès au marché.

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Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

20. Oktober 2026 um 12:08

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

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L’agriculture bio tunisienne dépasse les 700 millions de dinars d’exportations en neuf mois

20. Oktober 2026 um 11:42

Les exportations tunisiennes de produits issus de l’agriculture biologique ont atteint environ 700 millions de dinars à fin septembre 2026. C’est ce que font ressortir les estimations annoncées mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh.

Cette performance a été évoquée à l’ouverture d’un atelier consacré à l’état des lieux et aux perspectives de l’agriculture biologique en Tunisie. À cette occasion, le ministre a souligné le rôle stratégique de cette filière face aux défis du changement climatique et du stress hydrique. Et notamment grâce à sa contribution à la préservation des ressources naturelles et à la valorisation des produits agricoles.

La Tunisie dispose d’atouts importants, en particulier dans l’huile d’olive et les dattes biologiques. Pour consolider les performances du secteur, Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité de diversifier la production, de développer les produits à forte valeur ajoutée et d’améliorer les revenus des agriculteurs.

Le renforcement des dispositifs de certification, de contrôle et de traçabilité constitue également un enjeu majeur. Il s’agit de garantir la conformité des produits tunisiens aux normes internationales, de consolider la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès aux marchés étrangers, notamment européen. Le ministre a, par ailleurs, plaidé pour le développement du marché local afin que les retombées économiques de cette filière profitent davantage aux producteurs et aux régions agricoles.

La coopération internationale contribue également à soutenir cette dynamique. Plusieurs projets menés avec l’Italie, la Suisse et la Belgique visent à favoriser le développement local, la durabilité des systèmes agricoles et la diversification des activités économiques, notamment à travers le tourisme agricole.

235 000 hectares consacrés à l’agriculture biologique

L’essor des exportations s’appuie sur une filière qui a connu un développement important ces dernières années. En 2024, les superficies consacrées à l’agriculture biologique en Tunisie avoisinaient 235 000 hectares, dont 144 000 hectares dédiés à l’oléiculture biologique. Ces chiffres placent le pays au premier rang mondial en matière de superficies consacrées à la culture biologique de l’olivier.

Le secteur comptait également 6 270 intervenants, comprenant des producteurs, des transformateurs et des exportateurs.

La reconnaissance mutuelle de la Tunisie par l’Union européenne, la Confédération suisse et le Royaume-Uni en tant que pays exportateur de produits biologiques a facilité l’accès de la filière aux marchés internationaux. En 2025, les exportations tunisiennes de produits biologiques avaient déjà atteint près de 750 millions de dinars.

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R. STAHL s’installe à Tunis pour aller plus vite dans le numérique

20. Oktober 2026 um 10:50

Le groupe industriel R. STAHL, spécialiste des solutions de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son bureau de Tunis, où une première équipe est désormais en place pour développer des logiciels et des services digitaux. L’inauguration a aussi été marquée par la signature d’un accord d’adhésion avec la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce.

L’inauguration officielle s’est tenue à Tunis en présence des collaborateurs, de représentants de la presse et de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie). Le groupe, qui se présente comme un leader technologique mondial de son domaine, entend structurer en Tunisie un pôle de développement logiciel destiné à accélérer le déploiement de ses solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS). Dans un second temps, le site a vocation à évoluer en Centre de Services Partagés.

La première équipe de Tunis accélérera le développement logiciel en lien avec les besoins du métier et élargira l’offre de services digitaux du groupe. Cette implantation doit soutenir le modèle « high mix, low volume » de R. STAHL ainsi que ses processus de bout en bout, dits « customer-to-customer ».

Tobias Popp, membre du Comité exécutif, explique que le groupe, riche d’idées dans le numérique, veut aller plus vite et a donc choisi d’implanter cette capacité en Tunisie, dont il juge les compétences solides, les talents prêts à relever ces défis et les experts capables de l’accompagner. R. STAHL n’étant pas spécialiste de l’informatique mais de la protection contre les explosions, c’est selon lui sur ce terrain que les deux expertises se rejoignent.

Le groupe affirme ainsi vouloir intégrer ses produits dans les processus numériques de ses clients, afin de les aider à créer de la valeur dans leurs propres activités, tout en rendant son cœur de métier toujours plus digital.

Lors de la cérémonie, R. STAHL et l’AHK Tunisie ont signé un accord d’adhésion. Le groupe a salué le soutien déterminant de la chambre tout au long d’un processus administratif exigeant, mené à bien dans un délai particulièrement court.

Fondée en 1876, R. STAHL fête cette année ses 150 ans. Spécialiste de la protection contre les explosions depuis environ un siècle, elle conçoit des équipements électriques, notamment pour l’éclairage, l’automatisation et l’appareillage de commutation, destinés aux secteurs à risques comme l’industrie pétrolière et gazière, la construction navale ou l’industrie chimique. Présent dans 17 pays à travers ses filiales, le groupe assure une distribution mondiale et conduit des projets internationaux sur plusieurs continents. Il compte sept sites de production, répartis notamment en Allemagne, en Inde, aux Pays-Bas, en Norvège et aux États-Unis, ainsi que 12 entités commerciales et plus de 50 partenaires. Il emploie environ 1 600 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’environ 300 millions d’euros.

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 Les cours de l’or reculent, la flambée du pétrole ravive les craintes d’inflation

20. Oktober 2026 um 10:44

Les cours de l’or ont reculé mardi 20 octobre pour la troisième séance consécutive, pénalisés par la hausse des prix du pétrole et les inquiétudes sur l’évolution de l’inflation américaine.

L’or au comptant cède 0,1 %, à 4 137,84 dollars l’once dans la matinée de mardi 20 octobre. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en décembre perdent également 0,1 %, à 4 165,34 dollars. Le Brent évolue autour de 110 dollars le baril, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son plus haut niveau en cinq mois… Une hausse durable du pétrole peut renchérir les coûts du transport, de la production et de la distribution, alimentant ainsi les pressions inflationnistes. Cette perspective complique la tâche de la Fed, qui cherche à ramener l’inflation vers son objectif de 2 %.

Les investisseurs attendent désormais la réunion de la Banque centrale américaine, prévue les 27 et 28 octobre. Selon les données de marché citées par Investing.com, les opérateurs anticipent largement un maintien des taux directeurs lors de cette réunion, tout en évaluant le risque d’un nouveau relèvement en décembre.

La Fed avait relevé ses taux de 25 points de base en septembre, portant sa fourchette cible à 3,75 %-4 %. Des taux durablement élevés tendent à pénaliser l’or, qui ne rapporte aucun intérêt, en augmentant le coût d’opportunité de sa détention par rapport aux obligations et aux placements rémunérés.

Les investisseurs surveilleront également le prochain indice américain des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, afin d’évaluer l’ampleur des pressions persistantes sur les prix.

L’argent et le platine résistent

Sur les autres marchés des métaux précieux, l’argent au comptant progresse de 0,1 %, à 57,13 dollars l’once, tandis que le platine gagne 0,5 %, à 1 650,65 dollars.

La trajectoire de l’or dépendra désormais de l’équilibre entre deux forces contradictoires : les tensions géopolitiques, susceptibles de soutenir la demande de valeurs refuges, et la perspective de taux d’intérêt élevés, qui réduisent l’attrait du métal jaune.

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Quand Trump exploite le chaos français pour nourrir son obsession anti-immigration

20. Oktober 2026 um 10:36

À l’approche des élections de mi-mandat, Trump et son vice-président instrumentalisent les violences en France pour alimenter leur discours anti-immigration. Au risque d’occulter les causes sociales et économiques de la crise.

 

Avec son cortège de magasins pillés, de vitrines éventrées et de scènes de désolation, la journée du 17 octobre 2026 a donné à Paris et à plusieurs grandes villes françaises des allures de champ de bataille, comme si manifestants et forces de l’ordre s’étaient livrés à une véritable bataille rangée. Des images de chaos qui resteront gravées dans la mémoire de nombreux Français, mais qui ont également frappé les esprits à l’étranger.

Lecture idéologique

Aux États-Unis, Donald Trump n’a pas tardé à chausser ses lunettes idéologiques pour interpréter ces scènes de chaos à sa façon.

« La France brûle ! », a-t-il écrit lundi 19 octobre sur son réseau Truth Social, en dénonçant les violences survenues dans plusieurs villes françaises. « L’immigration de personnes issues d’un monde totalement différent, des personnes animées par la haine, a détruit ce pays autrefois si grand », a-t-il affirmé. « Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il exhorté aux autorités françaises. « Ce qui se passe en France est lié à l’immigration, pas aux écoles ni à quoi que ce soit d’autre : c’est l’immigration », a-t-il encore écrit, rejetant ainsi les explications liées aux difficultés du système éducatif et aux revendications sociales.

Et d’avertir sans vergogne que « Paris sera bientôt une ville musulmane », établissant un lien entre immigration, islam et transformations démographiques.

Au-delà de ce constat alarmiste, le président américain en a profité pour attaquer la politique migratoire française, qu’il présente comme l’une des principales causes de ces violences. Il incrimine notamment une immigration venue d’« un monde totalement différent », dans une allusion à peine voilée aux jeunes des banlieues issus de l’immigration maghrébine.

Plus grave encore, Donald Trump reprend à son compte une théorie complotiste et raciste selon laquelle une élite chercherait délibérément à remplacer les populations occidentales blanches par des populations non européennes, majoritairement musulmanes.

Pourtant, il faut bien signaler que rien ne permet d’établir un lien entre ces violences et l’immigration. Les autorités françaises pointent plutôt du doigt des groupes d’ultragauche, des bandes de casseurs et de pilleurs, ainsi que des « factieux », pour reprendre le terme employé par Emmanuel Macron. Autrement dit, les faits incriminés relèvent avant tout de troubles à l’ordre public, et non d’un problème migratoire.

Discours électoraliste

Même son de cloche de la part du  vice-président J.D. Vance, qui a d’ailleurs bondi sur l’actualité française pour tenter un retour sur le devant de la scène médiatique. En effet, le conservateur de 42 ans sait que les élections de mi-mandat risquent de coûter cher aux républicains, et il ne s’est pas fait beaucoup entendre au sujet de la guerre en Iran ou de celle en Ukraine.  Or, en partageant les images de la mairie de Limoges et en accusant « les progressistes occidentaux » d’avoir « importé le tiers-monde au nom de la diversité », il a surtout cherché à présenter les émeutes françaises comme un avant-goût de ce qui attendrait les États-Unis si les démocrates revenaient au pouvoir. Ces derniers sont régulièrement accusés par le camp républicain de faire preuve de laxisme en matière d’immigration.

« J.D. Vance, avance William Genieys qui rédige une biographie du vice-président américain, s’est toujours présenté comme le porte-parole de la classe ouvrière blanche qui serait menacée de “déclassement“ ». Et d’ajouter : « D’ailleurs, lors de son fameux discours à Munich en février 2025, il s’était déjà permis de critiquer les gouvernements européens, responsables à ses yeux de laxisme envers l’immigration qui menacerait le mode de vie des blancs-chrétiens. Les récents commentaires du vice-président américain sont dans la droite ligne idéologique de ce discours qui avait fait couler beaucoup d’encre en Europe », a-t-il conclu.

Pour sa part, Elon Musk n’a pas laissé passer l’occasion de s’emparer des violences françaises pour alimenter son discours anti-immigration. Le patron de Tesla et de SpaceX  s’était déjà exprimé le 6 octobre au début du mouvement lycéen, assurant que cette colère n’avait rien à voir… avec les lycéens, mais tout avec « une lente invasion ».

Sur X, le milliardaire a relayé des images spectaculaires des pillages et des incendies, notamment celles des mairies de Limoges et de Marseille, en donnant aux événements une interprétation centrée sur l’immigration et l’insécurité. Une lecture qui rejoint celle de Donald Trump, au risque de réduire une crise complexe à une explication essentiellement migratoire.

Instrumentalisation

Comment expliquer l’intérêt soudain des deux têtes de l’exécutif américain – tous les deux malmenés dans les sondages – pour la crise française qu’ils brandissent comme une nouvelle illustration du prétendu déclin européen provoqué par l’immigration ? Par le calendrier qui leur offre une occasion inespérée : à deux semaines des élections américaines de mi-mandat, les violences en France deviennent une arme politique de plus pour justifier leur discours de fermeté migratoire.

Au final, la crise française est utilisée comme une mise en garde. Entre les lignes, Donald Trump et J.D. Vance assurent que si les électeurs ne votent pas pour des candidats prônant une fermeté absolue à l’égard des immigrés, ce qui se passe en France va arriver aux États-Unis. Et peu importe que cette lecture occulte les ressorts profonds de la crise française, à savoir le ras-le-bol d’une jeunesse frustrée et inquiète pour son avenir, la flambée du coût de la vie ou encore le rejet des mesures d’austérité envisagées par le gouvernement. Au risque de détourner le débat des causes sociales et politiques de la colère pour le ramener à leur obsession migratoire.

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«100 violons », un orchestre qui veut démocratiser la pratique musicale

20. Oktober 2026 um 10:35

À deux semaines de sa première sortie publique, le 1er novembre, « 100 violons » répétait le 18 octobre 2026 à Dar Bech Hamba, dans la Médina de Tunis. À l’issue de cette répétition, Zied Zouari a retracé, dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, la croissance d’un collectif né en mars d’une trentaine de violonistes et fort aujourd’hui de 400 membres actifs, puis présenté les spécificités du projet musical.

Entre le parfum d’authenticité de Dar Bech Hamba, au cœur de la médina, et la mélancolie des notes de violon, le temps suspend son cours et laisse la musique s’écouler. Zied Zouari et ses violonistes, jeunes comme confirmés, travaillent en symbiose, entre échanges, ajustements et musique.

Le projet dépasse toutes les attentes et toutes les prévisions de son fondateur. Né en mars 2026 d’un noyau d’une trentaine de violonistes, il compte en six mois 400 membres actifs, au terme d’une progression fulgurante que Zied Zouari décrit comme un engouement et une émergence totalement inattendus. Son rêve était de réunir 100 violonistes tunisiens sur une même scène, soit quatre fois moins que l’effectif actuel.

Beaucoup de ces musiciens sont encore en formation académique et relèvent de la catégorie des juniors. Pour l’artiste, il faudra plus que jamais travailler avec eux, afin que naissent un jour des projets portés par des personnes issues de régions où l’offre culturelle n’est pas accessible. Le collectif entend ainsi démocratiser la pratique musicale et décentraliser l’accès aux expériences artistiques.

Il se présente comme l’enveloppe orchestrale d’un répertoire en deux volets. Le premier réunit les compositions de Zied Zouari, qu’il a adaptées à cette formation spécifique. Le second revisite des chansons et des morceaux du patrimoine tunisien, envisagé dans sa pluralité, celui des différentes régions. Un morceau de la hadra tunisienne, entendu pendant la répétition, en fait partie.

L’artiste envisage par ailleurs un itinéraire culturel à travers les régions et leurs sites archéologiques. Chaque étape mettrait en lumière l’un de ces sites et ferait dialoguer la proposition artistique avec le patrimoine de la région concernée.

La constitution du collectif a connu une évolution. Le premier appel à candidatures, d’abord sélectif, visait un ensemble rapidement apte à monter sur scène avec une exigence de qualité. Face aux 209 candidatures reçues de partout, Zied Zouari a retenu une approche plus inclusive, afin de repêcher le maximum de personnes, remodelant ainsi ses stratégies et ses méthodes au fil du projet. Les membres se répartissent désormais en deux catégories. Dans l’ensemble des dix pôles régionaux, une partie ne sera qu’en formation, sans monter sur scène, mais s’inspirera des musiciens qui participeront aux spectacles.

Le projet avait déjà été présenté, dans une version réduite, devant le public et les professionnels, à Sfax le 27 mars 2026, lors du Festival du violon, indique le communiqué de presse. Le document le décrit comme un espace de formation et de création qui associe le patrimoine musical tunisien à l’ouverture sur la musique du monde, avec l’ambition de réunir à terme une centaine de violons sur scène.

Le 1er novembre, le collectif sortira en public pour la première fois. Trois pôles principaux, que Zied Zouari présente comme les fiefs du projet, y recevront chacun leurs voisins limitrophes. Tunis accueillera notamment Le Kef, Sousse Nabeul et Kasserine, Sfax Gafsa, Gabès, Médenine et Djerba. Chacun proposera à 17 h 30 une sortie de résidence publique, à l’issue d’une séance de travail semblable à celle du 18 octobre.

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Huile d’olive à forte valeur ajoutée : EUKLYDIA, l’IA 100% tunisienne qui valorise chaque dinar

20. Oktober 2026 um 10:11

Mieux valoriser chaque kilo d’huile d’olive exporté : c’est le pari d’EUKLYDIA. Dr Oumeima Laifa, sa CEO, dévoile à l’Économiste Maghrébin  sa méthode, ses premiers tests et l’enjeu pour toute la filière.

 

Pourquoi avoir choisi de vous intéresser à la valorisation de l’huile d’olive tunisienne à travers l’intelligence artificielle ?

L’huile d’olive tunisienne représente bien plus qu’un produit d’exportation. Elle porte un savoir-faire, une histoire et une identité nationale. Pourtant, la valeur que nous en tirons ne reflète pas toujours son potentiel. La question n’est donc pas seulement de produire une huile de qualité, mais de savoir comment la positionner, la commercialiser et la vendre dans les meilleures conditions.

EUKLYDIA est le premier cabinet d’intelligence artificielle à aborder cet enjeu non comme un simple problème technique, mais comme une question de valorisation économique et d’identité nationale. Notre modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, qui associe une connaissance globale des marchés à une gouvernance locale. Notre ambition est de mettre la technologie au service d’un objectif concret : permettre aux exportateurs tunisiens de prendre de meilleures décisions, de mieux défendre la valeur de leur huile et de renforcer leur position sur les marchés internationaux.

Pourquoi le passage du vrac au conditionné reste-t-il un enjeu majeur pour la filière ?

Ce passage ne dépend pas uniquement d’une marque ou d’un emballage. Il repose d’abord sur la qualité des décisions de l’exportateur : quels marchés cibler, quels segments de consommateurs privilégier, quel positionnement adopter, à quel prix vendre et comment se différencier de la concurrence.

Une huile peut être excellente sans être commercialisée à son juste potentiel. À l’inverse, une stratégie mieux construite permet de mieux valoriser ses caractéristiques et de capter davantage de valeur. Le conditionnement est donc un levier important, mais il doit s’inscrire dans une stratégie commerciale cohérente, fondée sur des données fiables et une bonne compréhension des marchés.

Concrètement, comment EUKLYDIA utilise-t-elle l’IA pour accompagner les exportateurs ?

Nous transformons des informations souvent dispersées en une feuille de route directement exploitable. Nous analysons les marchés, les prix, la concurrence, les attentes des consommateurs et les contraintes d’accès aux débouchés visés.

L’objectif est d’aider l’exportateur à identifier les opportunités, les marchés qui correspondent à son produit et les décisions susceptibles d’améliorer son positionnement. L’IA ne remplace pas l’expertise de l’entreprise : elle lui donne des outils supplémentaires pour décider avec plus de précision et d’anticipation.

Quels résultats avez-vous obtenus lors des premiers tests ?

Les premiers tests, menés auprès de deux exportateurs, ont montré des gains compris entre 20 % et 30 %, selon le processus métier concerné. Ces premiers résultats sont encourageants et confirment l’intérêt d’une approche fondée sur les données.

Il faut toutefois distinguer l’amélioration des indicateurs de performance liés aux processus métiers d’une hausse directe et systématique des bénéfices. La rentabilité dépend de plusieurs facteurs : les volumes vendus, les coûts de production et de conditionnement, les prix obtenus et les conditions d’accès aux marchés. Notre objectif est d’aider les exportateurs à mieux maîtriser ces paramètres pour améliorer leurs décisions et leur capacité à créer de la valeur.

Cette technologie est-elle accessible aux PME exportatrices ?

C’est précisément l’enjeu : rendre l’IA utile aux entreprises tunisiennes, quelle que soit leur taille. Les petites et moyennes structures ne disposent pas toujours de services spécialisés capables de collecter, d’analyser et d’interpréter toutes les informations nécessaires à une stratégie d’exportation.

Notre approche vise à rendre ces informations plus accessibles et plus faciles à exploiter. Il s’agit d’offrir aux exportateurs un appui à la décision adapté à leurs besoins, pour mieux évaluer les opportunités, choisir leurs marchés et orienter leurs investissements.

Comment évaluez-vous le retour sur investissement d’une telle solution ?

À partir de résultats concrets : une meilleure adéquation entre le produit et le marché ciblé, une politique de prix plus pertinente, moins de décisions commerciales prises à l’aveugle et une capacité accrue à saisir les opportunités.

Chaque dinar compte. Une amélioration même limitée de la valeur obtenue par kilo peut représenter un enjeu important lorsqu’elle s’applique à des volumes d’exportation significatifs. Mais cette progression doit être mesurée à partir des résultats effectivement obtenus par les entreprises, en tenant compte de leurs coûts et de leurs conditions commerciales.

Comment garantissez-vous la fiabilité des données et la confidentialité des informations des exportateurs ?

La qualité des recommandations dépend directement de la fiabilité des données et de la pertinence de leur interprétation. Il est donc essentiel de structurer les informations, d’en vérifier la cohérence et de tenir compte des spécificités de chaque marché.

La confidentialité est aussi un enjeu central, car les données commerciales peuvent concerner des prix, des clients, des stratégies et des relations d’affaires. La gouvernance des données doit permettre aux entreprises de bénéficier de l’analyse tout en préservant leurs informations sensibles.

Quel potentiel cette approche représente-t-elle pour les exportations tunisiennes d’huile d’olive, notamment vers des segments à forte valeur ajoutée ?

Le potentiel dépasse celui d’une seule entreprise. Si les exportateurs identifient mieux les marchés, affinent leur positionnement et vendent sur des segments à plus forte valeur ajoutée, les effets peuvent se répercuter sur toute la filière.

L’objectif n’est pas de remplacer les atouts historiques de l’huile d’olive tunisienne, mais de mieux les valoriser grâce à la technologie. L’IA peut rapprocher la qualité du produit de la valeur obtenue sur les marchés, à condition de s’accompagner d’une stratégie commerciale claire et d’une exécution rigoureuse.

La question est finalement simple : comment faire en sorte que la qualité de notre huile se traduise davantage dans sa valeur marchande ? C’est à cette question qu’EUKLYDIA entend apporter des éléments de réponse, en mettant une technologie conçue en Tunisie au service des exportateurs tunisiens.

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Attijari Leasing : les mises en force cumulées progressent de 1,5 % à fin septembre 2026

20. Oktober 2026 um 09:53

Attijari Leasing a mis en force 208,94 millions de dinars de contrats sur les neuf premiers mois de 2026. Ce montant était de 205,94 millions un an plus tôt, soit une hausse de 1,5 %.

Au troisième trimestre, il atteint 68,94 millions de dinars. C’est 4 % de plus que les 66,24 millions du troisième trimestre 2025. Ces données proviennent des indicateurs d’activité trimestriels de la société. Celles de 2026 ne sont pas auditées.   Une mise en force correspond à un contrat dont la facturation est entrée en vigueur. Les approbations, c’est-à-dire les contrats de leasing validés, progressent plus vite. Elles totalisent 305,62 millions de dinars à fin septembre, contre 258,91 millions à la même période de 2025 (+18 %). Le troisième trimestre représente 90,31 millions, contre 80,50 millions (+12 %). Sur l’ensemble de l’exercice 2025, elles s’élevaient à 348,24 millions. Le produit net de leasing s’établit à 25,14 millions de dinars sur neuf mois. Il progresse de 1 % par rapport aux 24,90 millions de 2025.

Il fléchit en revanche de 3 % sur le trimestre, à 8,78 millions après 9,06 millions. Les revenus bruts de leasing atteignent 240,74 millions de dinars sur le cumul (+4 %). Ils s’élèvent à 81,61 millions au troisième trimestre (+6 %). La société précise que cette rubrique n’apparaît plus dans ses états financiers depuis le changement comptable de 2008. Elle a été reconstituée pour les besoins de la communication. Les revenus nets sont calculés après déduction des amortissements financiers. Ils baissent de 2 % sur neuf mois, à 54,25 millions contre 55,24 millions. Sur le trimestre, ils reculent de 3 %, à 18,01 millions contre 18,59 millions. Les charges d’exploitation hors provisions regroupent les charges de personnel, les dotations aux amortissements et les autres charges d’exploitation. Elles s’élèvent à 15,19 millions de dinars sur neuf mois. C’est 6 % de plus que les 14,39 millions de la période comparable. Elles diminuent toutefois de 4 % au troisième trimestre, à 4,97 millions contre 5,18 millions.

Qualité du portefeuille

Le taux des actifs classés ressort à 8,21 % à fin septembre 2026. Il était de 8,63 % à fin septembre 2025. Les engagements classés regroupent le leasing et le factoring. Ils diminuent de 3 %, à 46,15 millions de dinars contre 47,78 millions. Le total des engagements en cours atteint 562,36 millions, contre 553,36 millions (+2 %). Les capitaux propres, hors résultat de la période, s’élèvent à 74,41 millions de dinars. Ils augmentent de 5 % par rapport aux 70,81 millions de fin septembre 2025. La trésorerie nette diminue de 77 %, à 1,64 million de dinars contre 7,15 millions. Les ressources de la société atteignent 419,43 millions de dinars (+1 %). Les emprunts bancaires en représentent 82 %, contre 75 % un an plus tôt. La part des emprunts obligataires passe de 25 % à 18 %.

Répartition par secteur

Dans le leasing mobilier, les approbations cumulées augmentent dans les cinq secteurs. Les services et le commerce pèsent 192,68 millions de dinars (+12 %). L’agriculture atteint 40,27 millions (+42 %) et l’industrie 32,56 millions (+5 %). Le tourisme totalise 16,66 millions (+49 %) et le bâtiment et travaux publics 16,40 millions (+49 %). Pour les mises en force de leasing mobilier, les services et le commerce reculent de 8 %, à 129,67 millions de dinars. Les autres secteurs progressent. L’agriculture atteint 30,97 millions (+25 %) et l’industrie 23,32 millions (+14 %). Le tourisme totalise 7,46 millions (+37 %) et le bâtiment et travaux publics 12,49 millions (+9 %).   Attijari Leasing indique avoir lancé son plan stratégique 2026-2030. Il est destiné à renforcer sa dynamique de croissance et à consolider son positionnement sur le marché du leasing. Il vise aussi à améliorer durablement ses performances opérationnelles et financières.

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le Fonds koweïtien de développement disposé à financer de nouveaux projets en Tunisie

20. Oktober 2026 um 09:50

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a examiné avec une délégation du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe les perspectives de coopération et le financement de nouveaux projets de développement en Tunisie.

La rencontre s’est tenue lundi, à l’occasion d’une visite de travail de la délégation du Fonds en Tunisie, selon un communiqué du ministère publié dans la soirée.

Les discussions ont notamment porté sur les projets financés par le Fonds koweïtien dans les domaines routier et des infrastructures, ainsi que sur les possibilités de renforcer la coopération bilatérale à travers le financement de nouveaux projets.

Salah Zouari a salué les relations entre la Tunisie et le Koweït, tandis que les représentants du Fonds ont réaffirmé leur disposition à soutenir davantage la Tunisie et à participer au financement d’autres projets de développement.

Le directeur général des Ponts et Chaussées ainsi que plusieurs cadres du ministère ont également pris part à cette rencontr

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Que réserve vraiment le PLF 2027 ? Emprunt, avances de la BCT et reprises de dettes

20. Oktober 2026 um 09:29

54,3 milliards de dinars de recettes, 68,9 milliards de dinars de dépenses : le projet de la loi de finances 2027 creuse un déficit de 14,6 milliards, qui sera comblé par l’emprunt et des avances exceptionnelles de la Banque centrale, tout en misant sur les entrepreneurs et les entreprises publiques.

Le texte prévoit 49,6 milliards de dinars de recettes fiscales, 4,33 milliards de recettes non fiscales et 350 millions de dinars de dons. Les crédits d’engagement atteignent 73 milliards. Aucune hypothèse macroéconomique ni ratio rapporté au PIB n’est précisé.

Un financement largement adossé à l’emprunt

Les ressources de trésorerie totalisent 28,122 milliards de dinars : 19,845 milliards d’emprunts intérieurs, 6,877 milliards d’emprunts extérieurs et 1,4 milliard d’autres ressources. Elles couvrent le déficit, le remboursement de 13,307 milliards de dinars de principal de dette, dont 6,823 milliards intérieurs et 6,484 milliards extérieurs, ainsi que 200 millions de dinars de prêts et d’avances nets du Trésor. Le projet autorise exceptionnellement la Banque centrale à accorder au Trésor jusqu’à 9,8 milliards de dinars, sans intérêts, remboursables sur quinze ans, dont trois de différé. Leur articulation avec les ressources précitées n’est pas explicitée. Les garanties publiques sur les emprunts et sukuk sont plafonnées à 9 milliards de dinars, et les prêts du Trésor aux entreprises publiques à 250 millions de dinars.

 

Lire aussi: Tunisie : le gouvernement table sur une croissance de 3,1 % en 2027

 

Les effectifs publics autorisés atteignent 692 702 agents. Les établissements rattachés disposent de 1,692 milliard de dinars, les comptes spéciaux du Trésor de 2,014 milliards et les comptes de fonds de participation de 48,086 millions de dinars.

Entrepreneuriat : 115 millions de dinars de financements ciblés

Le Fonds national de l’emploi mobilise plusieurs lignes de financement, nouvelles ou prolongées : 10 millions de dinars pour les start-up labellisées, sous forme de prêts de participation sans intérêts, 10 millions pour le fonds de roulement des petites entreprises accompagnées, 10 millions supplémentaires pour l’autofinancement des porteurs de projets et 5 millions pour les étudiants et stagiaires entrepreneurs.

Une enveloppe de 20 millions de dinars finance des prêts sans intérêts, plafonnés à 10 000 dinars et remboursables sur six ans, au profit des personnes à revenus modestes. Les dispositifs destinés aux personnes handicapées et aux entreprises des régions les moins développées sont renforcés respectivement de 5 et 10 millions de dinars. Les sociétés communautaires bénéficient de 40 millions supplémentaires, dont 5 millions pour des prêts d’autofinancement sans intérêts ni garantie.

Enfin, 5 millions de dinars sont consacrés à la prise en charge des cotisations sociales des nouveaux porteurs de projets éligibles, dans la limite du salaire minimum garanti : 100 % la première année, 75 % la deuxième et 50 % la troisième. La plupart des dispositifs sont prolongés jusqu’à fin 2028.

 

Lire également : Balance économique : croissance de 2,7 pour 2026 et 3,1 % pour 2027

 

Fiscalité : exonérations et soutien à l’investissement

L’exonération fiscale instaurée en 2024 est étendue, sous conditions, aux entreprises créées entre 2027 et 2030. Plusieurs secteurs restent exclus, notamment la finance, le commerce, les télécommunications, les mines et l’énergie hors renouvelables. Les sommes perçues par les autoentrepreneurs sont dispensées de retenue à la source à compter du 1er janvier 2027.

Dans l’industrie, les avantages de TVA sur les équipements importés sans équivalent local sont étendus aux équipements similaires fabriqués en Tunisie. Des exonérations douanières concernent certains intrants du cuir, de la chaussure, des cosmétiques, du bois et de l’ameublement. Des avantages sont également prévus pour les équipements de laboratoire des pôles technologiques et certains intrants laitiers. Pour encourager les exportations vers l’Afrique, notamment dans le cadre du Comesa et de la Zlecaf, l’État prend en charge 50 % des primes d’assurance-exportation pendant douze mois, renouvelables une fois.

Des suspensions de TVA concernent aussi certaines activités maritimes, les simulateurs de vol, la formation des pilotes et les marchés publics financés par des ressources extérieures affectées. Les avantages accordés à la Compagnie tunisienne de navigation sont prolongés jusqu’à fin 2027.

Énergie, agriculture et sécurité alimentaire

Les batteries de stockage d’électricité sont exonérées de droits de douane, de TVA et de certaines taxes. Les droits de douane sur les panneaux solaires sont ramenés à 10 %. Le projet élargit également les dispositifs de mise à niveau environnementale des entreprises.

Pour reconstituer le cheptel bovin, 40 millions de dinars seront mobilisés entre 2027 et 2030 : 35 millions pour soutenir l’acquisition de génisses gestantes par les petits éleveurs et 5 millions pour leur élevage.

La filière oléicole bénéficie d’une ligne de 100 millions de dinars destinée aux crédits de campagne et d’investissement à taux préférentiels. Un compte spécial du Trésor sera notamment alimenté par 10 % des droits à l’exportation de certaines huiles non conditionnées. Un taux fixé en 2024 est ramené de 50 à 40 %. Malgré la priorité accordée à l’eau dans le préambule, aucune mesure spécifique ne lui est consacrée.

Santé, logement et protection sociale

Le soutien à la Pharmacie centrale est prolongé jusqu’à fin 2027. Les avantages accordés à l’Agence nationale du médicament sont étendus à ses importations, tandis que le régime de TVA des services de santé est harmonisé. Les subventions destinées aux jardins d’enfants accueillant des enfants autistes et aux professionnels contractuels concernés deviennent non imposables. Le projet introduit également des dispositions fiscales relatives au logement social et à l’acquisition d’un premier logement.

Le fonds d’indemnisation des victimes sera financé notamment par 1 % de certaines primes d’assurance et des contributions annuelles de 3 ou 30 dinars selon les contrats. Les victimes d’accidents de la route disposent de trois ans pour saisir le compte de garantie. Pour financer la sécurité sociale, le prélèvement sur les jeux et concours passe de 40 à 60 %, le droit sur les voyages à l’étranger de 60 à 80 dinars et les droits de consommation sur certaines boissons alcoolisées augmentent.

Entreprises publiques : reprise de dettes

L’État abandonne les pénalités fiscales de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale arrêtées au 31 décembre 2026. Il reprend également les dettes envers cette caisse de plusieurs entreprises publiques, notamment la Sncft, la Société des transports de Tunis, l’Office des terres domaniales et la Société nationale de la cellulose et du papier alfa. La dette de la Société tunisienne du sucre envers la Société nationale de distribution des pétroles fait aussi l’objet d’une reprise. L’Office de l’aviation civile et des aéroports bénéficie d’un abandon du principal de ses dettes fiscales et des pénalités.

Commerce électronique et simplifications fiscales

Les plateformes numériques et les livreurs de produits vendus en ligne devront transmettre semestriellement au fisc l’identité de leurs fournisseurs et les montants des transactions. Les manquements seront sanctionnés par une pénalité de 5 % des opérations non déclarées, majorée de 200 dinars par information manquante ou erronée.

Les droits de douane sur les smartphones sont ramenés à 10 % et ceux sur les terminaux de paiement électronique à 0 %. Un droit de timbre de 20 dinars est instauré sur certains enregistrements supplémentaires de téléphones mobiles.

Enfin, le projet harmonise la TVA applicable au leasing et à l’ijara, adapte le régime d’enregistrement de certains marchés publics conclus avec des fournisseurs étrangers, simplifie des achats publics sensibles et allège les sanctions relatives aux infractions douanières purement formelles.

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Pétrole : le Brent se maintient autour de 110 dollars

20. Oktober 2026 um 09:16

Les cours du pétrole évoluent ce mardi 20 octobre près de leurs plus hauts niveaux en cinq mois, soutenus par les risques de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient. Les marchés surveillent parallèlement la reprise des flux de brut dans le golfe Persique et la possibilité d’un assouplissement des restrictions américaines sur les exportations énergétiques russes.

Le Brent gagne 0,50 %, à 110,10 dollars le baril ce matin, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 20 mai dernier. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) progresse de 0,24 %, à 103,91 dollars pour le contrat de novembre. Tandis que le contrat de décembre, plus actif, avance de 0,40 %, à 98,93 dollars.

Les tensions géopolitiques continuent d’alimenter une prime de risque sur les marchés pétroliers. Au moins 18 incidents visant des navires auraient été signalés sur une période de deux semaines, selon les données de Kpler, renforçant les inquiétudes sur la sécurité du transport maritime dans le Golfe.

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué le 19 octobre des attaques contre plusieurs cibles saoudiennes, notamment une installation d’Aramco à Yanbu, le champ pétrolier de Shaybah ainsi que les aéroports de Riyad et d’Abha… Ces développements entretiennent les craintes d’une nouvelle dégradation des approvisionnements régionaux, alors que le détroit d’Ormuz constitue un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. La reprise des flux de brut depuis le golfe Persique apporte un certain soulagement, mais elle reste exposée à de nouvelles attaques contre les navires et les infrastructures.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux transitant par le détroit avaient retrouvé environ 80 % de leur niveau d’avant-guerre. Les analystes mettent toutefois en garde contre la fragilité de cette amélioration

L’offre russe, une variable encore incertaine

Les marchés évaluent également les conséquences potentielles du décret du président américain Donald Trump levant certaines sanctions et mesures tarifaires liées à la Russie. Un assouplissement supplémentaire pourrait accroître la disponibilité de carburants sur les marchés internationaux et atténuer une partie des tensions sur l’offre. Aucune décision définitive n’a cependant été annoncée.

Dans l’immédiat, les cours restent donc sensibles à l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe. Tant que les risques pesant sur les routes maritimes et les infrastructures énergétiques persisteront, les opérateurs pourraient continuer d’intégrer une prime géopolitique dans les prix, malgré l’amélioration partielle des flux d’approvisionnement.

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Attractivité des marchés financiers africains : la Tunisie à contre-courant

20. Oktober 2026 um 08:55

Alors que l’Afrique progresse, la Tunisie fait du surplace. Dans l’Absa Africa Financial Markets Index 2026, publié le 14 octobre par Absa Group et le think tank OMFIF, elle se classe 27e sur 29 pays, avec 45 points sur 100. Seuls Madagascar et l’Éthiopie font moins bien. Le pays recule de quatre places en un an, de la 23e à la 27e position, d’après les classements recalculés selon la nouvelle méthodologie.

Le contraste est net avec la tendance du continent : 21 des 29 marchés évalués ont amélioré leur score, portés par un environnement macroéconomique plus favorable, des réserves de change en hausse et une meilleure transparence. La Tunisie fait partie des cinq pays en retrait, avec le Botswana, le Nigeria, l’Eswatini et le Rwanda.

Ses atouts tiennent à la transparence des marchés et à l’environnement fiscal et réglementaire (65 points), au cadre juridique (54) et à la profondeur du marché (50). En revanche, elle est pénalisée par l’accès aux devises (44), l’environnement macroéconomique (40) et surtout les fonds de pension, à peine à 17 points sur 100.

En tête, l’Afrique du Sud domine avec 85 points, devant Maurice (77) et la Namibie (71). Viennent ensuite l’Ouganda, le Kenya, le Ghana, le Botswana, le Nigeria, la Tanzanie et le Maroc, 10e avec 60 points. Le Cap-Vert (+7 points), le Ghana (+6) et la RDC (+5) affichent les plus fortes progressions. L’indice, qui couvre environ 80 % du PIB et de la population du continent, s’appuie sur 29 indicateurs répartis en six piliers.

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El Fouladh : la BID au chevet de l’acier tunisien

20. Oktober 2026 um 07:46

Une délégation de la Banque islamique de développement (BID) est en visite en Tunisie plus précisément à Bizerte depuis le lundi 19 octobre 2026 pour finaliser les négociations sur le financement de la modernisation de l’usine sidérurgique El Fouladh, à Menzel Bourguiba. Estimé à 330 millions de dinars (MDT), le projet vise à tripler les capacités de production pour atteindre environ 300 000 tonnes d’acier par an.

Reçue par le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, la mission, conduite par Momar Sow, rencontrera les responsables de l’entreprise et visitera ses installations jusqu’au vendredi 23 octobre. Au programme figurent aussi des échanges avec l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), des visites de laminoirs privés et du site de la future aciérie, avant une réunion de clôture au ministère de l’Économie et de la Planification.

 

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Selon le PDG de l’entreprise publique, Sami El Kobtani, cette visite constitue la dernière étape des discussions. Le projet prévoit l’installation d’un four-poche et d’équipements de coulée continue, ainsi que des travaux d’ingénierie et de génie civil. L’objectif est de mieux couvrir les besoins nationaux en billettes d’acier, aujourd’hui en partie importées, tout en préservant les emplois et en respectant les exigences environnementales.

Le financement n’est toutefois pas encore acquis : la délégation rédigera un rapport destiné au comité technique de la banque, qui préparera ensuite une note soumise à son conseil d’administration pour approbation.

Présente en Tunisie depuis 1975, rappelle-t-on, la BID y a déjà financé plus de 316 projets, pour un montant total de 6,5 milliards de dollars.

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