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L’olivier, moteur d’un modèle agricole durable en Tunisie

26. Februar 2026 um 06:00

En 2025, 352 projets de plantations d’oliviers ont vu le jour en Tunisie, pour une valeur de 39,1 MDT et bénéficiant de primes à hauteur de 14,9 MDT. Cette dynamique a permis d’intégrer 1 900 hectares de terres dans le cycle économique.

 

Une mécanique de financement public bien huilée

Ce bilan officiel, publié par l’ONAGRI, met en lumière un modèle de soutien public classique mais efficace dans le secteur agricole tunisien. L’investissement moyen par projet s’élève à environ à 0,111 MDT. Cela confirme la structure agraire tunisienne, dominée par de petites et moyennes exploitations. Ce ne sont pas des méga-fermes industrielles, mais une myriade d’agriculteurs qui modernisent ou étendent leurs oliveraies.

L’octroi de primes importantes n’est pas anodin. Elles représentent environ 38 % du coût total des projets. C’est un signal fort de l’État : l’oléiculture est une priorité nationale. Cette manne publique agit comme un catalyseur, rendant l’investissement viable pour des agriculteurs qui n’auraient pas pu se lancer seuls.

De plus, cet engouement permet d’exploiter des terres qui étaient en friche, sous-exploitées, ou utilisées pour des cultures à moindre valeur ajoutée. Les transformer en oliveraies, c’est faire le choix stratégique d’une culture pérenne, rentable et adaptée au climat.

 

Pourquoi l’olivier est-il si soutenu ?

Ce programme de plantations massives ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans une stratégie de développement agricole et économique cohérente. En fait, et face au changement climatique et à la raréfaction de l’eau, l’olivier est un arbre rustique et résilient. Il valorise des terres marginales et supporte la sécheresse.

Encourager sa plantation, c’est adapter l’agriculture tunisienne aux contraintes environnementales, tout en garantissant une production de base pour la consommation locale.

En outre, l’oléiculture est un puissant vecteur de maintien de la population rurale. Elle génère de l’emploi, aussi bien pour la plantation, l’entretien que pour la récolte, qui reste très manuelle. Intégrer 1 900 hectares, c’est créer ou stabiliser des centaines d’emplois directs et indirects dans des zones souvent défavorisées.

Enfin, la Tunisie est l’un des premiers exportateurs mondiaux d’huile d’olive. Chaque nouvel hectare planté aujourd’hui est une promesse de revenus en devises pour le pays dans trois à cinq ans, lorsque les arbres entreront en production. Dans un contexte de tensions sur la balance commerciale, c’est un enjeu majeur.

 

Les défis sous-jacents et questions en suspens

Derrière ces chiffres encourageants, se cachent des défis que cette analyse ne doit pas occulter. D’abord, la vraie question est qualitative. S’agit-il de plantations intensives, modernes et irriguées, ou de plantations extensives traditionnelles ? La réponse déterminera la productivité future et la compétitivité.

Ensuite, même si l’olivier est résilient, une plantation moderne a besoin d’eau, surtout les premières années. Ces 1 900 hectares supplémentaires vont-ils peser sur des ressources hydriques déjà surexploitées ? L’impact sur les nappes phréatiques est une question cruciale.

Finalement, au-delà de la plantation, que deviendra la récolte ? Le pari de l’État est que ces nouveaux volumes pourront être absorbés par les huileries, souvent vieillissantes, et valorisés à l’export. Cela suppose des investissements parallèles dans la modernisation de la transformation (passage aux systèmes continus, qualité de l’huile) et la promotion à l’export (huile conditionnée, bio).

Ce programme de plantations d’oliviers en 2025 est un excellent exemple de politique publique ciblée. C’est un investissement dans le patrimoine agricole du pays, dont les retombées économiques et sociales se mesureront sur la prochaine décennie.

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Huile d’olive : envolée des ventes à l’export

25. Februar 2026 um 14:48

130,9 mille tonnes d’huile d’olive tunisienne ont été exportées, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 84,1 mille tonnes au cours de la même période de la campagne précédente, ce qui correspond à une hausse de 55,7 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). La quantité de l’huile d’olive conditionnée représente seulement 11,6 %, le reste est exporté en vrac (88,4 %).

En valeur, la recette des exportations enregistrée durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026 est de 1 621,2 millions de dinars (MDT) contre 1 202,3 MDT durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 34,8 %.

 Seulement 15,7 % de la recette proviennent des exportations de l’huile d’olive conditionnées.

En janvier dernier, le prix moyen de l’huile d’olive a chuté de 3,2 % par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,33 D/kg à 11,94 D/kg.

Selon les catégories, les prix varient entre 8,81 D/kg et 16,69 D/kg. Comme toujours, c’est le marché européen (UE) qui en détient la plus grande part avec 55,4 % du volume des exportations, viennent ensuite l’Amérique du Nord (21,1 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique avec seulement 7,5 %.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive tunisienne est l’Espagne avec une part de 30,9 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne, suivi par l’Italie (18,9 %) et l’USA (16,8 %).

Exportation de 12,6 mille tonnes d’huile d’olive biologique d’une valeur d’environ 170,8 MDT (durant les trois premiers mois de la campagne 2025-2026)

Pour les exportations d’huile d’olive biologique, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, le volume des exportations a atteint 12,6 mille tonnes d’une valeur d’environ 170,8 MDT.

Néanmoins, la part de l’huile d’olive biologique conditionnée n’a pas dépassé les 7,9% du volume de l’huile d’olive biologique exportée.

Quant au prix, la moyenne du prix de l’huile d’olive biologique atteint est de 13,60 D/kg variant entre 12,74 D/kg pour le vrac et 23,62 D/kg pour le conditionnée.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive biologique tunisienne est l’Italie avec une part de 42 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026, suivi par l’Espagne (22 %), la France (16 %) et l’USA (12 %).

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Huile d’olive : la Tunisie domine le concours international Cléopâtre

17. Februar 2026 um 15:25

La Tunisie a décroché la première place au Concours international Al-Ahram de l’huile d’olive vierge extra « Cléopâtre », lors de sa deuxième édition tenue au Caire du 12 au 15 février courant.

L’ambassade de la République tunisienne au Caire a annoncé sur sa page officielle Facebook que les échantillons tunisiens en compétition ont obtenu 46 médailles d’or et cinq médailles d’argent.

Cette édition a réuni des délégations de plusieurs pays arabes et étrangers; ainsi que des juges et experts internationaux venus de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, d’Algérie et de Turquie.

Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du succès rencontré lors de la première, consacrée à l’inauguration de cet événement. Le concours se veut un hommage au riche patrimoine de l’Égypte antique, où l’olivier incarnait un symbole de prospérité et constituait un pilier fondamental de l’histoire agricole du pays depuis des millénaires.

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Huile d’olive : Le Financial Times annonce la Tunisie deuxième producteur mondial

06. Januar 2026 um 10:40

La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.

Selon le quotidien britannique, la production tunisienne est attendue entre 380.000 et 400.000 tonnes, avec des projections sectorielles pouvant atteindre 500.000 tonnes, un volume qui permettrait à la Tunisie de dépasser l’Italie, affectée par plusieurs campagnes marquées par la sécheresse et le stress climatique.

Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.

Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA

Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.

S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.

Une possible évolution ponctuelle du classement

Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.

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Huile d’olive : La Tunisie accélère ses négociations commerciales avec les grandes puissances

05. Januar 2026 um 09:57

La Tunisie avance à grands pas pour améliorer l’accès de son huile d’olive aux marchés internationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a annoncé récemment que des négociations sont à un stade avancé avec plusieurs partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, afin d’alléger les barrières douanières pesant sur les exportations tunisiennes.

Discussions avancées avec Washington

Selon le ministre, des pourparlers approfondis sont en cours avec les autorités américaines pour revoir les droits de douane appliqués aux exportations tunisiennes. L’objectif est clair : renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur le marché américain, dominé par de grands producteurs internationaux, et permettre aux exportateurs nationaux de mieux se positionner face à une concurrence intense.

Dans la même dynamique, Tunis a atteint un niveau avancé de discussions avec l’Indonésie, ouvrant la voie à une meilleure implantation de l’huile d’olive tunisienne en Asie du Sud-Est. Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leurs démarches auprès d’autres marchés clés de la région, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde, dans une stratégie visant à diversifier les débouchés et réduire la dépendance à un nombre limité de partenaires commerciaux.

L’Amérique latine, nouvel axe stratégique

Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’Amérique latine, malgré une concurrence déjà bien installée. À ce titre, la Tunisie est en passe de finaliser les derniers ajustements techniques avec le Brésil. L’exemption totale des droits de douane sur l’huile d’olive tunisienne devrait entrer en vigueur à partir de mars 2026, une mesure présentée comme un tournant stratégique pour le secteur.

Cette mesure est présentée comme un tournant stratégique pour le secteur, dans la mesure où elle permettrait aux exportateurs tunisiens d’accéder à l’un des plus grands marchés d’Amérique latine dans des conditions tarifaires nettement plus favorables. Le Brésil, fort de sa population et de l’évolution de ses habitudes de consommation, est perçu comme un relais de croissance potentiel pour les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée.

Au-delà du cas brésilien, les autorités tunisiennes entendent élargir cette dynamique à d’autres pays de la région, afin de consolider la présence de l’huile d’olive tunisienne sur des marchés encore peu exploités mais stratégiques à moyen terme.

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Huile d’olive : Le prix de référence de l’extra vierge relevé à 10,200 dinars le kilo

31. Dezember 2025 um 13:11

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de relever le prix de référence officiel de l’huile d’olive extra vierge à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries. Une mesure destinée à encadrer la campagne oléicole en cours et à soutenir les acteurs de la filière.

Un ajustement pour encadrer la campagne oléicole

Dans un communiqué conjoint, les deux départements ministériels ont annoncé la révision à la hausse du prix de référence de l’huile d’olive extra vierge, désormais fixé à 10,200 dinars le kilogramme. Cette décision intervient dans le cadre du suivi régulier de la campagne oléicole, marquée par des enjeux économiques majeurs pour le secteur agricole.

Les autorités soulignent que ce mécanisme vise avant tout à protéger la filière, en particulier les petits producteurs, tout en contribuant à la valorisation de la qualité de l’huile d’olive tunisienne, produit phare de l’agriculture nationale.

Un prix de référence appelé à évoluer

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont précisé que ce prix n’est pas figé. Il demeure mobile et fera l’objet de révisions hebdomadaires, en fonction des fluctuations du marché et de l’évolution de l’offre et de la demande.

Cette flexibilité vise à mieux accompagner les dynamiques du secteur, à limiter les déséquilibres et à garantir une meilleure transparence dans les transactions entre producteurs, huileries et autres intervenants de la chaîne de valeur.

L’objectif affiché est de renforcer la stabilité du secteur oléicole et d’en consolider le rôle stratégique dans l’économie nationale. La filière de l’huile d’olive demeure en effet un pilier des exportations agricoles tunisiennes et une source essentielle de revenus pour des milliers d’agriculteurs.

Cette révision du prix de référence s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue autour du secteur oléicole, confronté à la volatilité des marchés internationaux, aux coûts de production et aux impératifs de compétitivité.

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Huile d’olive : La colère des agriculteurs face à un prix jugé intenable

25. Dezember 2025 um 14:31

La fixation d’un prix de référence de 10 dinars le kilo pour l’huile d’olive au niveau des huileries déclenche une vive contestation chez les producteurs. Le Syndicat des agriculteurs tunisiens dénonce une décision qu’il juge déconnectée des coûts réels et avertit des risques sérieux pour l’avenir de la filière oléicole.

La décision conjointe des ministères de l’Agriculture et du Commerce d’instaurer un prix de référence mobile pour l’huile d’olive continue de susciter de vives réactions. Aujourd’hui, sur les ondes d’Express fm, le président du Syndicat des agriculteurs tunisiens (Synagri), Midani Dhaoui, a publiquement critiqué cette mesure, estimant qu’elle accentue les tensions au sein de la filière. Selon lui, le prix arrêté ne reflète ni la réalité des coûts de production ni les équilibres économiques du secteur.

Une décision qui fracture la filière

Pour le Synagri, la fixation du prix à 10 dinars le kilo au niveau des huileries a créé un climat de crispation inédit entre agriculteurs et propriétaires d’huileries. Midani Dhaoui affirme que cette situation a conduit certaines unités de transformation à refuser la réception des olives, paralysant partiellement la campagne oléicole dans plusieurs régions. Il dénonce une mesure « improvisée » qui n’a pas fait l’objet d’une concertation globale avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le cœur du désaccord réside dans l’écart entre le prix de référence fixé et les coûts réels supportés par les agriculteurs. Le président du syndicat souligne que la majorité de la production actuelle provient désormais de cultures irriguées, nettement plus coûteuses en raison de la hausse des intrants, de l’énergie et de la main-d’œuvre.

Dans ces conditions, le prix annoncé ne permettrait pas de couvrir les frais engagés, faisant peser l’essentiel de l’effort financier sur le seul producteur. Il estime que le prix réel devrait se situer à pas moins de 14 dinars le kilogramme, et ce, afin d’absorber les coûts de production, de transformation et de commercialisation.

Inquiétudes sur l’avenir de l’oliveraie tunisienne

Midani Dhaoui a également pointé la faible valorisation de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux. Malgré une qualité reconnue parmi les meilleures au monde, le produit tunisien demeure, selon lui, vendu à des prix inférieurs à ceux de nombreux concurrents. Il attribue cette situation à des politiques conjoncturelles et à des décisions prises dans l’urgence, sans vision stratégique à long terme.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le syndicat s’inquiète pour la pérennité d’un patrimoine agricole estimé à près de 120 millions d’oliviers. En l’absence de politiques proactives garantissant une rémunération équitable des producteurs, Midani Dhaoui redoute un désengagement progressif des agriculteurs et une fragilisation durable de la filière, pourtant centrale pour l’économie nationale et les exportations.

Appel à une révision des prix

Face à cette situation, le président du Synagri appelle les autorités à revoir leur approche et à fixer des prix « réels », alignés sur les coûts de production. Il estime qu’assurer aux agriculteurs des revenus décents constitue une condition indispensable pour préserver la filière, apaiser les tensions avec les huileries et maintenir la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce, ont conjointement annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des huileries. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Selon ce communiqué, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Tunisie : Vers une diplomatie de l’huile d’olive ?

23. Dezember 2025 um 08:00

Pour la première fois, la Tunisie consacre une journée entière à la diplomatie de l’huile d’olive. À travers cet événement inédit, les autorités affichent une ambition claire : transformer ce produit phare en outil stratégique de rayonnement économique, culturel et diplomatique.

La Tunisie semble vouloir franchir un nouveau cap dans la valorisation de son produit agricole emblématique. Lundi 22 décembre 2025, l’Académie diplomatique internationale de Tunis a accueilli le tout premier « Jour de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne », organisé conjointement par les ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères et du Commerce. Une initiative révélatrice d’une orientation assumée vers une diplomatie économique structurée autour de l’huile d’olive.

La forte mobilisation diplomatique, marquée par la présence de nombreux ambassadeurs, représentants d’organisations internationales et chefs de missions tunisiennes à l’étranger, traduit la volonté de faire de l’huile d’olive un vecteur d’influence et de positionnement international.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a souligné que l’huile d’olive tunisienne constitue un symbole profondément ancré dans l’identité nationale et la civilisation méditerranéenne. Il a mis en avant le rôle central des représentations diplomatiques et consulaires dans la promotion de ce produit à l’étranger, non seulement comme marchandise, mais aussi comme marqueur de qualité, de durabilité et de savoir-faire tunisien. Le ministre a également insisté sur l’apport déterminant des femmes rurales dans la préservation de la qualité de l’huile, ainsi que sur le rôle de la diaspora tunisienne comme relais naturel de promotion sur les marchés étrangers.

L’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a présenté l’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale et un instrument à part entière de la diplomatie économique. Il a exposé la nouvelle vision tunisienne fondée sur la qualité mondiale, l’augmentation de la valeur ajoutée à travers l’exportation d’huile conditionnée et la conclusion de partenariats internationaux. Le ministre a également mis en avant la capacité du secteur oléicole à résister aux changements climatiques, tout en rappelant la position de leader de la Tunisie dans la production d’huile d’olive biologique et les nombreuses distinctions internationales obtenues.

Cette orientation est confortée par les données avancées par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. La Tunisie figure parmi les principaux acteurs mondiaux du secteur, occupant le quatrième rang mondial en 2024 avec plus de 10 % de parts de marché. Les exportations tunisiennes d’huile d’olive atteignent aujourd’hui plus de 60 marchés internationaux, avec une progression avoisinant 16 % sur les cinq dernières années. Autant d’indicateurs qui renforcent l’idée d’une diplomatie économique et alimentaire assumée, ciblant notamment les marchés asiatiques, sud-américains et africains.

Au-delà des discours, le programme de cette journée a misé sur une approche concrète, mêlant interventions scientifiques, expositions culturelles, valorisation des produits des femmes rurales, présentation des entreprises exportatrices primées et séances de dégustation. Une manière de conjuguer savoir, image et expérience sensorielle pour renforcer l’attractivité du produit tunisien.

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Huile d’olive : La Tunisie quatrième exportateur mondial en 2024

22. Dezember 2025 um 13:50

La Tunisie s’est classée au quatrième rang mondial en 2024 en matière d’opérations d’exportation d’huile d’olive, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, ce lundi 22 décembre 2025.

Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une manifestation dédiée à la présentation et à la promotion du secteur tunisien de l’huile d’olive, organisée sous le slogan « La journée de la diplomatie au service de l’huile d’olive tunisienne », au siège de l’Académie diplomatique internationale.

Le ministre du Commerce a souligné que la Tunisie a réussi, lors de la saison écoulée, à pénétrer plus de 60 marchés répartis sur différents continents, précisant que sa part a augmenté de plus de 10 % sur le marché mondial.

Il a également évoqué une transformation profonde du modèle d’exportation, passant d’une logique fondée sur les volumes à une approche axée sur la valeur, ainsi que d’un export reposant sur la matière première à une commercialisation sous des marques tunisiennes fiables et reconnues.

Progression des exportations

Samir Abid a indiqué que la Tunisie a enregistré une progression de ses exportations d’environ 16 % au cours des cinq dernières années, mettant en avant un changement qualitatif notable à travers le développement des capacités locales de transformation et de conditionnement, le renforcement des systèmes de traçabilité et de conformité aux normes internationales, la diversification des marchés et la réduction des exportations d’huile d’olive en vrac.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé que l’huile d’olive tunisienne se distingue par une qualité élevée et une valeur sanitaire scientifiquement prouvée, soulignant également que l’huile d’olive biologique occupe une position avancée à l’échelle mondiale.

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Huile d’olive : la Tunisie devient le principal fournisseur de la Jordanie

15. Dezember 2025 um 17:51
Huile d’olive : la Tunisie devient le principal fournisseur de la Jordanie

La Jordanie a commencé à importer d’importantes quantités d’huile d’olive tunisienne afin de couvrir les besoins de son marché local. Selon le quotidien Addustour, l’Institution militaire de consommation prévoit d’assurer environ 5 800 tonnes d’huile d’olive, dont près de 80 % proviendront de Tunisie. Ces importations, qui se poursuivront tout au long du mois en […]

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Huile d’olive conditionnée : l’Office National de l’Huile lance sa campagne sur le marché intérieur

13. Dezember 2025 um 22:29
Huile d’olive conditionnée : l’Office National de l’Huile lance sa campagne sur le marché intérieur

Les ministres de l’Agriculture et du Commerce ont donné leur accord au démarrage par le Office National de l’Huile de deux programmes majeurs en vue de la saison 2025/2026 : la promotion de l’huile d’olive conditionnée sur le marché intérieur et la mise en œuvre d’un programme de stockage de l’huile d’olive. Cette décision fait […]

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Huile d’olive : L’État ajuste ses leviers pour sécuriser le déroulement de la campagne

13. Dezember 2025 um 11:45

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont tenu une réunion de travail conjointe consacrée au suivi de la campagne de l’huile d’olive, à un moment clé du cycle de production.

Présidée par les deux ministres concernés, la rencontre a porté sur l’évolution des opérations de collecte, de stockage et d’exportation. L’objectif affiché est d’anticiper les tensions liées à un volume de production élevé et d’assurer l’équilibre du marché tout en protégeant les producteurs.

Avancement de la récolte et état du marché

Les données présentées lors de la réunion font état d’un avancement de la récolte avoisinant le quart de la production attendue. Les échanges ont porté sur le niveau de la demande, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export, ainsi que sur les volumes actuellement stockés dans les huileries. L’évolution des prix, aux plans national et international, a également été examinée afin d’évaluer les marges de manœuvre disponibles pour la régulation du secteur.

Pression sur les huileries et rôle régulateur de l’État

Les professionnels de l’export ont salué l’intervention de l’Office national de l’huile, appelé à jouer un rôle central dans l’absorption des volumes issus d’une campagne qualifiée d’exceptionnelle. Selon eux, la mobilisation de l’Office constitue un facteur clé pour stabiliser le marché et éviter une saturation préjudiciable aux producteurs.

Les représentants des huileries ont, pour leur part, alerté sur l’augmentation continue des stocks, dans un contexte où le rythme de production devrait encore s’accélérer dans les semaines à venir, correspondant au pic de la saison. Cette situation impose, selon eux, des solutions rapides afin de garantir la continuité des opérations de transformation.

Appui financier et garanties pour les acteurs du secteur

Les établissements bancaires présents ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’ensemble de la filière. Ils se sont déclarés disposés à mettre en place des mécanismes de financement adaptés au profit des agriculteurs, des huileries et des exportateurs, afin de soutenir la fluidité des opérations et de prévenir les blocages liés à la trésorerie.

Les deux ministres ont, de leur côté, insisté sur la priorité nationale que représente la protection des producteurs, en particulier les petits exploitants. Ils ont souligné la nécessité de lever les obstacles rencontrés par les huileries, afin de garantir le bon déroulement de la campagne dans des conditions jugées équitables et soutenables.

À l’issue de la réunion, plusieurs décisions opérationnelles ont été actées. Les autorités ont donné le feu vert au lancement effectif du programme national de stockage de l’huile d’olive, déjà validé lors d’une réunion ministérielle antérieure dédiée à la préparation de la campagne. Il a également été décidé de lancer une action de promotion de l’huile d’olive conditionnée sur le marché intérieur.

Par ailleurs, une coordination renforcée avec le secteur bancaire sera engagée afin d’examiner les dispositifs de financement du stock détenu par les huileries. Les participants ont enfin insisté sur la nécessité de préserver l’image et la valeur de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux, considérée comme un enjeu stratégique pour l’économie agricole nationale.

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Santé : un élément spécifique de l’huile d’olive tunisienne pourrait réduire le risque d’Alzheimer

10. Dezember 2025 um 19:52
Santé : un élément spécifique de l’huile d’olive tunisienne pourrait réduire le risque d’Alzheimer

Lors de la quatrième édition du congrès international « De l’olivier à l’huile », le docteur Mohamed Bouaziz, expert mondial en oléiculture, a révélé que l’huile d’olive tunisienne renferme un composé chimique unique qui pourrait jouer un rôle clé dans la réduction du risque de développer la maladie d’Alzheimer. Selon lui, cette spécificité place la […]

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Un group turc s’intéresse à l’or vert tunisien

30. November 2025 um 14:32

Une entreprise turque a manifesté son intérêt pour le secteur de l’huile d’olive tunisienne, avec l’intention d’investir dans plusieurs maillons de la chaîne de valeur, selon un communiqué publié par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax.

La délégation turque, reçue par le président de la chambre, Habib Hammami, était accompagnée de représentants de l’ambassade de Turquie et du consul honoraire de Turquie à Sfax. La rencontre a réuni également des acteurs de la filière oléicole, producteurs et exportateurs.

Selon la chambre, le groupe turc souhaite engager des projets portant sur :
– des points d’achat ;
– des unités de stockage ;
– des stations de conditionnement ;
– des installations de raffinage ;
– des unités de traitement du grignon ;
– ainsi que des projets de plantation.

Un intérêt large qui couvre l’ensemble du cycle, de l’arbre jusqu’au produit fini.

Attractivité du secteur oléicole

Pour la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, cet engouement confirme la montée en attractivité du secteur oléicole tunisien sur les marchés internationaux. Elle estime que la dynamique enclenchée ouvre des perspectives nouvelles pour les exportateurs tunisiens et s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de l’huile d’olive à l’étranger.

Dans un contexte où la Tunisie reste l’un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux, ce positionnement des investisseurs turcs pourrait renforcer la valeur ajoutée locale… à condition que le cadre réglementaire et les intérêts nationaux soient préservés.

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Huile d’olive : Une stratégie 2026 pour conquérir de nouveaux marchés

28. November 2025 um 19:57

Un programme national de promotion de l’huile d’olive tunisienne pour l’année 2026 a été validé à la Maison de l’Exportateur afin d’étendre la présence du produit sur les marchés mondiaux.

Plus de trente actions sont prévues pour renforcer la compétitivité de la filière. L’objectif central : diversifier les destinations d’exportation au-delà des marchés traditionnels.

Une stratégie offensive pour 2026

Le plan, approuvé en présence des responsables du CEPEX, de l’ONH, de représentants du ministère des Affaires étrangères et de PACKTEC, s’articule autour de plus d’une trentaine d’initiatives. Il englobe la participation à des salons internationaux, l’organisation de missions d’exploration, des opérations promotionnelles ciblées à l’étranger, ainsi que l’accueil de délégations commerciales en Tunisie.

Les journées professionnelles organisées en partenariat avec les ambassades viseront à renforcer les réseaux d’affaires et à faciliter l’accès aux nouveaux marchés.

La stratégie met également l’accent sur la communication. Une vaste campagne de valorisation de la mention « Made in Tunisia » sera lancée, accompagnée de supports médiatiques modernisés. Parmi les nouveautés, la création d’un Prix national de la meilleure huile d’olive conditionnée pour la campagne 2025-2026, destiné à encourager la qualité et l’innovation dans la mise en bouteille.

Les participants insistent sur la nécessité d’une coordination interinstitutionnelle afin de renforcer la position de la Tunisie sur le marché mondial. Les priorités incluent la Chine, le Royaume-Uni, l’Amérique latine et les pays du Golfe, avec une stratégie de réservation anticipée de pavillons nationaux dans les salons majeurs pour maximiser la visibilité.

Consensus autour d’une diplomatie économique plus agressive

Les acteurs présents soulignent la pertinence d’une démarche inclusive et partagée pour renforcer la présence tunisienne sur les marchés porteurs. Les représentants du commerce extérieur appellent à une meilleure synergie entre diplomatie économique, organismes de promotion et secteur privé.

La création d’un prix national est saluée comme un signal fort pour stimuler la compétitivité et moderniser l’image de l’huile d’olive tunisienne.

Troisième exportateur mondial, la Tunisie a réalisé 4,5 milliards de dinars d’exportations d’huile d’olive durant les huit premiers mois de 2025, soit 53% des exportations agroalimentaires, vers 66 marchés.

La stratégie 2026 entend capitaliser sur cette dynamique tout en élargissant la présence tunisienne vers l’Afrique subsaharienne et la Russie, en complément des initiatives sectorielles déjà engagées.

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Huile d’olive en Tunisie : Appel à encadrer les prix entre 6 et 10 dinars

26. November 2025 um 10:52

Lors d’une intervention sur la radio nationale ce mercredi 26 novembre, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur, a proposé l’instauration de tarifs encadrés pour l’huile d’olive.

Il recommande des prix allant de 9 à 10 dinars, et 6 dinars pour la qualité moyenne. Il a également dénoncé la flambée des prix et les pratiques spéculatives alimentées par une « ingénierie sociale planifiée ».

Proposition de prix différenciés

Lotfi Riahi a appelé à fixer des tarifs accessibles pour l’huile d’olive, produit emblématique et de consommation courante en Tunisie. Il plaide pour des prix encadrés entre 9 et 10 dinars pour les catégories supérieures et à 6 dinars pour les qualités moyennes.

Il demande parallèlement l’instauration d’un plafond clair pour les marges bénéficiaires, estimant que les hausses actuelles ne reflètent ni les coûts réels ni l’intérêt du consommateur. Il a notamment pointé la hausse observée dans plusieurs secteurs, citant en exemple celui de l’habillement.

Dénonciation des pratiques industrielles

Le président de l’Organisation a dénoncé l’utilisation de matières premières subventionnées revendues ensuite à des prix non régulés, qualifiant ces pratiques de préjudiciables et contraires à l’équité économique.

Il a évoqué un phénomène plus large : la montée de l’ingénierie sociale numérique, qu’il considère comme une forme de manipulation subtile influençant le comportement des citoyens. Selon lui, certaines flambées de prix sont le résultat d’une stratégie planifiée favorisant la spéculation et affaiblissant la capacité d’achat des consommateurs.

Tensions inflationnistes

La question des prix des produits de base demeure sensible dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat, l’irrégularité de l’offre, et des circuits de distribution souvent opaques.

L’huile d’olive, malgré une production nationale importante, connaît régulièrement des hausses tarifaires contestées. Les consommateurs réclament davantage de transparence, tandis que les acteurs du secteur invoquent les coûts, l’exportation et les variations de récolte.

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Huile d’olive : Jusqu’à 150.000 tonnes seront stockées pour une vente à tarifs préférentiels

24. November 2025 um 13:10

Le ministère de l’Agriculture mise sur un dispositif exceptionnel pour soutenir la filière et soulager les consommateurs

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, a annoncé devant l’Assemblée des représentants du peuple que l’Office national de l’huile (ONH) sera chargé de stocker entre 100.000 et 150.000 tonnes d’huile d’olive. Cette quantité sera ensuite proposée sur le marché à des prix préférentiels afin d’amortir les fluctuations du marché et de soutenir à la fois les producteurs et les ménages.

Stabiliser les prix

Selon le ministre, cette mesure s’inscrit dans une stratégie visant à mieux réguler l’offre, notamment en période de récolte abondante ou de pressions sur les prix à l’exportation. En confiant à l’ONH le stockage de ces volumes exceptionnels, le gouvernement entend maîtriser les variations du marché, éviter les baisses brusques de prix et garantir un approvisionnement local accessible.

Ce mécanisme permet également de renforcer les réserves nationales en prévision d’éventuelles tensions internationales sur le secteur oléicole, un marché fortement dépendant des conditions climatiques et de la demande mondiale.

Des ventes promotionnelles déjà lancées

Cette annonce intervient alors que le ministère de l’Agriculture a déjà mis en œuvre un premier volet de son programme national de promotion de l’huile d’olive. En 2025, 250.000 litres d’huile d’olive extra vierge ont été mis en vente au prix de 12,5 dinars l’unité, une initiative destinée à rapprocher le produit du consommateur tunisien malgré la hausse générale des prix alimentaires.

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Huile d’olive : La Tunisie officialise une récolte record de 500 000 tonnes pour 2025-2026

17. November 2025 um 19:43

La Tunisie s’attend à une production exceptionnelle d’huile d’olive lors de la campagne 2025-2026. La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a annoncé ce lundi que la récolte devrait atteindre 500 000 tonnes, soit une hausse de 47 % par rapport à la saison précédente.

Selon la ministre, 300 000 tonnes de cette production devraient être destinées à l’exportation, confirmant l’importance du secteur dans les recettes en devises du pays.

Une stratégie centrée sur l’huile d’olive conditionnée

L’annonce a été faite à l’issue de la réunion du Conseil national de l’huile d’olive conditionnée, tenue au ministère. La ministre a rappelé que la Tunisie a réalisé une progression notable dans ce segment :

  • 1 300 tonnes exportées en 2006-2007,
  • 42 200 tonnes en 2024-2025.

Le gouvernement entend poursuivre cet effort en renforçant la présence de l’huile d’olive conditionnée sur les marchés étrangers, notamment en Asie, en Amérique latine, en Russie et dans les pays du Golfe.

Programmes 2025 et 2026 validés

Le Conseil a suivi l’avancement du programme promotionnel national pour 2025 et validé le programme 2026 destiné à élargir la visibilité de l’huile d’olive tunisienne. Les ministères des Affaires étrangères, du Commerce et de l’Agriculture seront associés à cette stratégie pour appuyer la présence du produit tunisien sur les marchés cibles.

Le ministère a également présenté le programme d’appui aux start-up actives dans l’exportation de l’huile d’olive conditionnée. Ce dispositif permettra aux nouveaux opérateurs de développer leurs capacités, d’obtenir les certifications nécessaires et de renforcer leurs actions de marketing et de prospection.

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Tunisie : Une récolte record en huile d’olive, dattes et agrumes !

10. November 2025 um 18:31

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a déclaré, lors de la conférence régionale du cinquième district consacrée à la promotion des dattes et de l’huile d’olive, tenue ce matin à Douz (gouvernorat de Kébili), que la Tunisie a réalisé cette année une récolte record en huile d’olive, dattes et agrumes. Il a souligné la nécessité de mobiliser tous les efforts pour réussir les opérations de stockage et de commercialisation de ces produits stratégiques.

Le ministre a mis en avant l’importance de renforcer la promotion locale des dattes et de l’huile d’olive, deux produits à forte valeur économique et sociale, mais aussi des symboles du patrimoine agricole tunisien largement reconnus à l’international.

Le directeur régional du Groupement interprofessionnel des dattes à Kébili, Ayyad Ben Hamed, a annoncé que la production nationale de dattes a atteint environ 400 000 tonnes cette saison, avec une stabilité des exportations malgré l’élargissement des débouchés à de nouveaux marchés.

Il a indiqué que la commission de commercialisation et de promotion du groupement a soumis plusieurs propositions, notamment la mise en place de mesures facilitant le transport des dattes depuis les zones de production, ainsi que leur stockage pour une durée maximale de dix mois afin de préserver la qualité de la récolte exceptionnelle. D’autres recommandations portent sur le renforcement des campagnes de promotion, le soutien financier aux exportateurs, la mise à jour du décret relatif à l’appui du stockage pour les petits agriculteurs, ainsi que la vente de dattes à prix préférentiel via les coopératives des agents de l’État et des entreprises publiques afin de stimuler la consommation locale.

Il a également évoqué la possibilité d’accorder des compensations aux exportateurs tunisiens vers le marché américain, en raison des droits de douane supplémentaires imposés sur certains produits tunisiens.

Une stratégie nationale d’exportation plus dynamique

Pour sa part, Mourad Ben Hussein, président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a souligné que cette rencontre vise à soutenir les entreprises exportatrices et à adapter les stratégies de promotion aux évolutions des marchés mondiaux.

Il a mis en avant les interventions du Fonds de promotion des exportations et les aides financières accordées aux exportateurs, tout en rappelant le rôle du CEPEX dans l’appui à la participation tunisienne aux foires internationales, l’organisation de missions économiques et l’accueil d’importateurs étrangers.

Lire aussi : Tunisie : Vers une récolte exceptionnelle d’huile d’olive

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