Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tunisia Africa Business Council – TABC) organisera, samedi 17 janvier 2026: une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement pour l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, et ce en partenariat avec l’Association tunisienne des investisseurs en Capital (ATIC),
Cette rencontre a pour objectif de présenter les solutions de financement disponibles pour soutenir les entreprises tunisiennes déjà actives sur le continent ou souhaitant s’y internationaliser.
Les thématiques abordées porteront notamment sur le rôle du capital-investissement en Tunisie et sur les Fonds d’investissement spécialisés (FIS).
La capacité de l’économie tunisienne à résister aux chocs et à en atténuer les effets demeure étroitement liée au renforcement de son autonomie économique et financière, ainsi qu’à l’amélioration de sa gouvernance. Ces facteurs constituent des leviers déterminants pour amortir les perturbations à court et moyen termes, selon une note d’analyse publiée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ).
Intitulée « Résilience de l’économie tunisienne : mesure et positionnement extérieur », cette analyse souligne que la résilience ne peut être envisagée sans la consolidation des acquis en matière de cohésion sociale. Elle met également en lumière les limites persistantes de la capacité productive nationale, dont les performances demeurent en deçà de celles des pays de référence.
Pour renforcer durablement la résilience de l’économie tunisienne, assurer la cohérence des politiques publiques face aux chocs et consolider le positionnement international du système économique, l’ITCEQ préconise une structuration des réformes autour de trois piliers fondamentaux : la capacité d’absorption, la capacité de récupération et la capacité d’adaptation.
Renforcer la capacité d’absorption
Selon le document, le renforcement de la capacité d’absorption passe avant tout par la réduction des coûts de financement et la diversification des sources de ressources financières, tout en facilitant l’accès au crédit afin d’élargir les marges de manœuvre des opérateurs économiques.
Il s’agit également d’atténuer les chocs à court terme et de créer les conditions nécessaires à l’investissement, tant pour la phase de reprise que pour la préparation des transformations structurelles. À cet égard, l’activation des accords commerciaux existants apparaît essentielle pour approfondir l’intégration commerciale, diversifier les marchés d’exportation et renforcer l’autonomie commerciale du pays.
Stimuler la capacité de récupération
Pour stimuler la capacité de récupération après les crises, l’analyse insiste sur la nécessité de stabiliser la production agricole à travers des politiques ciblées de modernisation des pratiques productives. Cela implique notamment une meilleure gestion des ressources hydriques et un soutien financier accru au secteur, afin de faire face aux aléas climatiques, réduire la dépendance alimentaire et garantir un approvisionnement régulier des marchés.
Parallèlement, la simplification des procédures administratives et la stabilisation du cadre réglementaire, en particulier fiscal, sont jugées indispensables pour améliorer le climat des affaires et offrir davantage de visibilité et de confiance aux investisseurs et aux opérateurs économiques.
Accélérer la capacité d’adaptation
L’accélération de la capacité d’adaptation repose, selon l’ITCEQ, sur le renforcement des mécanismes de reconversion professionnelle au profit des travailleurs des secteurs en difficulté, tout en favorisant la mobilité vers les filières à fort potentiel. Cette dynamique vise à assurer une réallocation plus efficace des ressources humaines.
L’analyse recommande également de développer les compétences d’avenir — numériques, vertes et managériales — en adéquation avec les besoins émergents du marché du travail et les mutations structurelles de l’économie. La rétention des talents constitue, à ce titre, un enjeu majeur, nécessitant la promotion de la formation continue et la mise en place d’un environnement attractif pour les compétences locales et expatriées, à travers des politiques de rémunération compétitives et des conditions de travail incitatives.
En conclusion, l’ITCEQ appelle à ériger la résilience économique en priorité transversale des stratégies sectorielles, territoriales et nationales de développement, en intégrant de manière cohérente les dimensions économiques, sociales et environnementales, afin de bâtir une économie tunisienne plus robuste, adaptable et durable.
La ratification par la Tunisie de la nouvelle convention avec l’Union européenne relative aux règles d’origine constitue un levier important pour l’économie nationale. C’est ce que met en évidence une note de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), publiée le vendredi 9 janvier 2026, intitulée « Règles d’origine UE–Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification ».
Selon l’IACE, cette ratification s’inscrit dans une dynamique de coopération renouvelée entre la Tunisie et l’Union européenne, fondée sur l’évaluation des acquis, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement de relations économiques et historiques solides. L’Union européenne demeure, à ce titre, le premier partenaire économique de la Tunisie dans l’espace euro-méditerranéen.
La note rappelle que la Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’UE en juillet 1995, ouvrant la voie à d’autres pays de la région. Trente ans plus tard, la ratification de la nouvelle convention marque une étape décisive dans l’évolution de ce partenariat.
1er janvier 2026, fin de la période transitoire
L’IACE souligne que la Tunisie a définitivement sécurisé l’application des nouvelles règles d’origine grâce à cette ratification, après les avoir appliquées de manière transitoire depuis mars 2025, sur la base d’une décision du Conseil d’association UE–Tunisie. À compter du 1er janvier 2026, la période transitoire prend fin pour les pays n’ayant pas ratifié la convention, entraînant la perte des avantages liés aux règles d’origine révisées.
Grâce à cette ratification, la Tunisie dépasse le régime des règles Pan-Euro-Méditerranéennes « historiques » de 2012 et bénéficie pleinement des nouvelles règles entrées en vigueur en 2025. Celles-ci prévoient un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des procédures administratives simplifiées et l’octroi de quotas additionnels, notamment dans le secteur textile.
Les avantages pour les secteurs industriels tunisiens
Les retombées sont particulièrement significatives pour les exportations textiles et, plus largement, pour l’ensemble des secteurs industriels. Les produits concernés par les règles de cumul assouplies et les quotas spécifiques — dont les jeans denim — conservent ainsi les avantages obtenus en 2025 et échappent à l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.
Cette avancée revêt une importance accrue dans un contexte marqué par les difficultés structurelles du secteur textile et habillement. Sa valeur ajoutée a reculé de 2 % au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9 % entre 2022 et 2024. Parallèlement, les exportations ont diminué de 1,8 % sur les onze premiers mois de 2025.
Préservation de 150 000 emplois et à sécurisation des recettes d’exportation
Dans ce contexte, la ratification de la convention contribue à soutenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an, soit environ 9 milliards de dinars en valeur brute.
En conclusion, l’IACE estime que l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son développement. La ratification de la nouvelle convention sur les règles d’origine vient renforcer les effets positifs de cet accord et consolider un partenariat stratégique clé pour l’économie tunisienne.
Dans la note intitulée «Règles d’origine Union européenne-Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification», dont nous reproduisons ci-dessus quelques extraits, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) affirme que cette nouvelle convention avec notre principal partenaire économique présente de nombreux avantages pour l’économie nationale, notamment en renforçant la compétitivité de nos exportations, en facilitant leur accès au marché européen et en accroissant leurs compétitivité et attractivité.
La Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’Union européenne, en juillet 1995, suivie par la suite par plusieurs pays de l’Est et du Sud de ce bassin. Il a été préparé par plusieurs mesures qui ont été prises au cours de la période 1991-1994 dont notamment :
● la loi de 1991 sur le commerce intérieur qui instaure les principes de concurrence sur les marchés et de liberté des prix avec l’intervention de l’État pour réguler ces mécanismes;
● la convertibilité courante du dinar qui permet le transfert de devises sans autorisation de la BCT pour les opérations de commerce extérieur de biens et services;
● l’adhésion de la Tunisie à l’OMC en mars 1995 en acceptant les principes de liberté du commerce international et de droits de douane plafonnés de commun accord.
Un partenariat historique
Cet accord, entré en vigueur en mars 1998, vise l’établissement d’une zone de libre-échange, sans droits de douane ni restrictions quantitatives (ou mesures d’effet équivalent), sur une période de 12 ans, avec des listes de «produits originaires définis au protocole n°4* 1» à libérer progressivement, à commencer par les biens industriels d’investissement, puis de consommation pour terminer avec les produits agricoles, avec des exceptions dont le quota sur l’huile d’olive exportée par la Tunisie de 56 700 tonnes/an, le reste étant exporté sous le régime du TPA, ou trafic de perfectionnement actif, où l’huile est transformée et réexportée. Réciproquement, certains produits agricoles importés par la Tunisie sont contingentés. Cet accord prévoit aussi des clauses de coopération dans les domaines politique, économique et financier, social, scientifique et culturel. À titre d’illustration, la coopération dans le domaine scientifique a permis aux enseignants-chercheurs de postuler aux programmes de recherche européens comme Erasmus.
(…) Suivant l’initiative de l’UE, en décembre 2011, pour engager des négociations avec plusieurs pays du Sud pour un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), la Tunisie a agréé en novembre 2012 d’engager des négociations de cet accord, qui ont débuté en octobre 2015 à Tunis. L’objectif est l’intégration progressive de l’économie tunisienne dans le marché unique de l’UE.
Les règles d’origine préférentielles
(…) Même si l’Aleca est en pause, la relation commerciale UE-Tunisie continue d’évoluer lentement avec l’accord d’application de règles d’origine préférentielles révisées, adoptées en 2023 et mises en application à partir de 2025 dans le cadre pan-euro-méditerranéen (PEM), selon lequel les exportateurs des pays partenaires, dont la Tunisie, peuvent bénéficier de dispositions plus souples pour le statut «originaire» définissant les produits d’origine locale, qui donne droit à une exemption totale des droits de douane.
L’objectif de la révision appliquée en 2025 ne porte pas sur l’accord d’association, qui prévoit l’exemption des «DD» sur les produits exportés vers l’UE qui sont d’origine locale, mais porte sur la définition de la notion d’origine locale, qui est devenue plus souple, notamment pour les produits textiles.
Pour la Tunisie : l’origine locale incluait les achats d’Algérie, du Maroc et de la Communauté européenne (accord d’association TUN-UE de 1995).
(…) Cette convention vise à transposer, dans un cadre multilatéral, les systèmes bilatéraux existants concernant les règles d’origine établies dans les accords bilatéraux de libre-échange conclus entre les parties contractantes à la convention.
De ce fait, le cumul de l’origine est devenu plus large, car il peut englober plusieurs pays du processus de Barcelone : l’origine locale des produits exportés inclut les achats provenant d’autres pays appartenant au processus de Barcelone avec lesquels la Tunisie a un accord de libre-échange (Maroc, Égypte, Jordanie, Turquie, pays Aele). Pour ces produits, les exportations se font au taux nul, sans limite.
La délégation de l’UE en Tunisie a publié un communiqué le 29/07/2025 sur la mise en œuvre des nouvelles dérogations pour certains produits textiles et d’habillement tunisiens exportés vers l’UE, selon lequel les dérogations couvrent notamment les pantalons (4,7 millions en denim), robes, chemises, T-shirts, sous-vêtements, maillots de bain, vêtements de travail, etc., indiquant que la coupe du tissu et la confection seront considérées comme une transformation suffisante.
Des quotas ont été définis et ouverts pour cinq ans, avec une application rétroactive à compter du 22 janvier 2025. Il est précisé que les produits respectant déjà les règles «standard» du protocole 4 des règles d’origine continuent à entrer sans droits et sans limite de quantité. Ces dérogations offrent une flexibilité supplémentaire (avec quota) pour améliorer la compétitivité vis-à-vis d’autres pays de production.
La portée d’une ratification
(…) Au 1er janvier 2026, la période transitoire prévue pour l’application des règles d’origine révisées pan-euro-méditerranéennes a pris fin pour les pays n’ayant pas ratifié la nouvelle convention régissant ces règles. Les règles d’origine plus favorables, appliquées à titre transitoire depuis mars 2025 en Tunisie sur la base d’une décision du Conseil d’association UE-Tunisie, ne sont plus applicables depuis cette date. Dans ce cadre, les règles pan-euro-méditerranéennes dites «historiques» de 2012 continuent de s’appliquer tant que la mise à jour de la convention n’est pas finalisée entre partenaires. La Tunisie conserve ainsi l’exonération des droits de douane prévue par l’accord d’association pour les produits répondant aux règles de 2012, mais ne bénéficie plus des facilités supplémentaires introduites par les règles révisées de 2025, notamment :
● l’élargissement du cumul d’origine avec certains pays méditerranéens du Sud ;
● les simplifications administratives ;
● les quotas additionnels accordés à certains produits textiles.
Cette situation place la Tunisie dans une position moins favorable que celle de plusieurs pays de l’espace euro-méditerranéen, notamment ceux ayant ratifié la convention avant la fin de l’année 2025 (Jordanie, pays européens non membres de l’UE) ou ayant obtenu une période transitoire prolongée lors de l’adoption des nouvelles règles (cas du Maroc).
La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a informé le ministère de l’Industrie des effets directs de cette situation sur les exportations concernées.
Depuis janvier 2026, les produits textiles précédemment couverts par les dérogations appliquées en 2025 sont soumis à un droit de douane de 12% à l’entrée du marché européen, ce qui affecte leur compétitivité, d’autant plus que ces produits avaient bénéficié d’une exonération totale à titre transitoire au cours de l’année 2025.
Le secteur textile et habillement connaît par ailleurs des difficultés structurelles avérées : la valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et les exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.
Ce secteur emploie environ 150 000 personnes et génère près de 3 milliards de dinars de recettes nettes d’exportation par an, ce qui justifie une attention particulière des autorités publiques.
In fine, au 01/01/2026, la période transitoire se termine pour les pays qui n’ont pas ratifié la nouvelle convention qui régit les règles d’origine locale ; les nouvelles règles favorables ne seront plus appliquées.
La Tunisie, quant à elle, a sécurisé définitivement l’application de ces règles grâce à la ratification de l’accord avec l’Union européenne, après les avoir déjà appliquées depuis mars 2025 sur la base de la décision du Conseil d’association UE-Tunisie.
Dans ce cadre, la ratification permet à la Tunisie de dépasser le régime des règles PEM «historiques» de 2012 et de bénéficier pleinement des nouvelles règles d’origine entrées en vigueur en 2025. Ces règles offrent un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des facilités administratives renforcées ainsi que des quotas additionnels, notamment pour les produits textiles.
Suite à la ratification, la Tunisie bénéficie de nouvelles mesures favorables, notamment aux exportations textiles, mais aussi aux autres secteurs industriels. Grâce à cette ratification, les produits bénéficiant des règles de cumul plus souples et des quotas spécifiques (notamment les jeans denim) conservent les avantages obtenus en 2025 et évitent l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.
Cette avancée est d’autant plus importante que le secteur textile et habillement connaît des difficultés structurelles. Sa valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et ses exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.
Dans ce contexte, la ratification contribue à maintenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an (soit 9 milliards de dinars en valeur brute).
En conclusion, l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son évolution après 30 ans d’application.
La ratification de la nouvelle convention renforce les effets positifs de cet accord et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’UE. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération fondée sur l’évaluation des résultats, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement des liens économiques et historiques entre l’Union européenne et son premier partenaire dans la région euro-méditerranéenne. *
La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.
Djamal Guettala
Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.
À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.
Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.
Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.
Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.
En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.
Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a annoncé que le coup d’envoi des soldes d’hiver sera donné le jeudi 29 janvier. Ils continueront sur 8 semaines.
Une question se pose cependant : pourquoi ne pas libéraliser les prix durant toute l’année ? Plusieurs boutiques le font sous la forme de « remise à la caisse » ou profitent des “Black Friday“ pour lancer des campagnes agressives durant quelques jours.
La raison d’être des périodes réglementées
Les soldes sont légalement encadrés et limités à des périodes précises, principalement pour réguler la concurrence et protéger les petits commerces. En empêchant une guerre des prix permanente, les autorités évitent que les grandes enseignes n’écrasent les acteurs plus modestes par des remises récurrentes.
Cette politique vise également à garantir une loyauté envers le consommateur en distinguant clairement les vraies périodes de déstockage des réductions marketing courantes. Cela permet aussi aux commerçants de gérer leurs stocks de façon cyclique et prévisible.
Impact d’une éventuelle libéralisation des prix
Si les prix devenaient libres toute l’année, les consommateurs pourraient effectivement bénéficier, en théorie, d’un coup de pouce immédiat sur leur pouvoir d’achat. La concurrence pourrait générer des promotions continues, offrant davantage de flexibilité pour acheter au bon moment sans attendre des dates officielles. Cela mettrait fin à l’attente semestrielle et rendrait les bonnes affaires potentiellement accessibles en permanence.
Cependant, cette libéralisation présenterait des risques à prendre en considération. Sans le cadre légal actuel, le prix de référence pourrait devenir fictif, les enseignes ajustant leurs tarifs initiaux à la hausse pour simuler des promotions permanentes, limitant ainsi le gain réel pour l’acheteur. Elle accélérerait aussi la concentration du marché au profit des grands acteurs capables de soutenir une guerre des prix constante, au détriment de la diversité commerciale. Une pression accrue sur toute la chaîne d’approvisionnement pourrait aussi en résulter, affectant à terme la qualité des produits ou les conditions de travail pour les fabricants locaux.
Il s’agit donc de faire le choix entre la liberté des prix et la stabilité régulée. Si l’assouplissement progressif de la loi, comme l’autorisation des promotions hors soldes, répond partiellement à l’envie de prix attractifs, une déréglementation totale pourrait brouiller les repères et avoir des effets indésirables à long terme. Une amélioration durable du pouvoir d’achat passerait plutôt par des mesures ciblées sur les revenus, la fiscalité et la transparence des marges, sans déstabiliser l’écosystème commercial dans son ensemble.
La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a clôturé, dans la soirée de ce vendredi 9 janvier 2026, une session qui a duré de longues heures, consacrée à l’interrogatoire de l’ensemble des prévenus en détention dans l’affaire Instalingo.
La Cour d’appel de Tunis a achevé l’audition de tous les suspects impliqués dans cette affaire et les juges ont passé au crible les dépositions des personnes détenues, cherchant à confronter les versions des faits avant d’entamer la phase finale du procès en appel.
Selon Me Mokhtar Jamaï, membre du comité de défense, cité par Mosaïque FM ce vendredi soir, le tribunal a officiellement fixé la date de la prochaine audience qui sera consacrée aux plaidoiries, au mardi 13 janvier 2026.
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a annoncé, ce vendredi 9 janvier 2026, les dates officielles des soldes d’hiver 2026.
Dans sa note, le ministère a confirmé la date du lancement de la saison des soldes d’hiver, soit le jeudi 29 janvier 2026, en précisant que celle-ci durera huit semaines cette année.
Le ministère a par ailleurs appelé les commerçants de tous les secteurs à s’engager pleinement pour stimuler l’activité économique et à appliquer des réductions adaptées au pouvoir d’achat et aux attentes des consommateurs, d’autant plus à l’approche du mois de Ramadan et de la fête de l’Aïd el-Fitr.
Pénalisé par les prises de bénéfices post-2025, le marché boursier a entamé la nouvelle année du mauvais pied. L’indice de référence a cumulé sur la semaine du 5 au 9 janvier 2026 une contreperformance de 1,54 %, terminant à 13 136,87 points, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.
Ainsi, depuis le début de 2026, le benchmark affiche une baisse de 2,3 %. La semaine écoulée a été marquée par une accalmie sur le front des échanges (comparativement à la semaine du 2 janvier 2026).
Une enveloppe de 29,4 MDT seulement a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de 5,9 MD. Notons qu’aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la semaine.
Le titre Sanimed s’est offert la meilleure performance de la semaine. Sans faire l’objet de transactions, l’action du producteur d’articles sanitaires s’est appréciée de 10,5 % à 0,630 D.
Analyse des valeurs
Le titre SIAME a affiché un beau parcours sur la semaine. L’action du spécialiste des appareillages électriques a affiché une embellie de 7 % à 2,740 D. La valeur a drainé un flux réduit de 87 mille dinars sur la semaine.
Le titre Cellcom a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire de la cote. L’action a trébuché de 8,3 % à 2,980 D. La valeur a brassé un volume limité de 103 mille dinars sur la semaine.
Le titre MPBS a figuré parmi les plus grands perdants de la semaine. L’action du spécialiste des panneaux de bois a cédé 7,2 % à 8,160 D. La valeur a été échangée à hauteur de 333 mille dinars sur la semaine.
Poulina Group Holding (PGH) a été la valeur la plus dynamique de la semaine. L’action du plus grand holding en Tunisie a abandonné 0,5 % à 18,8 D sur la semaine, tout en alimentant le marché avec des capitaux bien garnis de 3 MDT.
Le marché boursier a clôturé la séance de vendredi, 9 janvier 2026, sur une note positive. Le benchmark a légèrement progressé de 0,13% à 13 136,87 points dans un flux de 5,1 MDT, selon l’analyse de l’intermédiaires en Bourse, Tunisie Valeurs.
Le titre BH Leasing s’est hissé en tête de peloton avec une progression de 4,5% à 3,990 D. Sur la séance, la valeur a amassé un flux limité de 3 mille dinars.
Le titre Ciments de Bizerte a figuré parmi les plus fortes hausses de la séance. L’action du cimentier a inscrit une avancée de 3,6% à 0,570 D, dans un volume de 18 mille dinars.
Le titre Ennakl a affiché la baisse la plus prononcée de la séance (-3,7% à 14,300 D). L’action a brassé des échanges de 15 mille dinars sur la séance.
Le titre UADH a figuré parmi les plus grands perdants de la séance. L’action s’est délestée de 3,5% à 0,550 D. Notons que la valeur a été transigée à hauteur de 338 mille dinars sur la séance.
Poulina Group Holding a été la valeur la plus dynamique de la séance. L’action du holding s’est maintenue à l’équilibre, à 18,800 D, en alimentant le marché avec des capitaux de 673 mille dinars.
Dans une étude récente intitulée « Règles d’origine UE–Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification », l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) analyse les répercussions critiques de l’adoption de la convention révisée sur les règles d’origine préférentielles pan-euro-méditerranéennes (PEM).
Cette ratification, qui vient pérenniser les assouplissements appliqués de manière transitoire depuis mars 2025, est présentée comme le rempart indispensable contre le rétablissement de barrières tarifaires qui menaçaient directement la compétitivité du site Tunisie. En sécurisant ce nouveau cadre juridique, la Tunisie modernise son Accord d’association de 1995 et s’aligne sur les standards de ses concurrents régionaux. Evitant ainsi un décrochage économique majeur sur son principal marché d’exportation.
Une flexibilité accrue pour le cumul d’origine
L’analyse de l’IACE met en lumière une transformation profonde des mécanismes de l’origine locale, désormais régis par une souplesse renforcée pour l’obtention de l’exonération des droits de douane. Le pivot de cette réforme réside dans l’élargissement du cumul de l’origine à un vaste réseau de partenaires du processus de Barcelone, incluant notamment le Maroc, l’Égypte, la Jordanie et la Turquie. Cette évolution permet aux industriels tunisiens d’intégrer des matières premières provenant de ces pays tout en conservant le statut de « produit originaire » lors de l’exportation vers l’Union européenne. Pour le secteur textile, les simplifications sont majeures : des opérations de coupe et de confection sont désormais jugées suffisantes pour garantir l’accès en franchise de droits. Levant ainsi des verrous techniques qui pesaient historiquement sur la fluidité des échanges.
Un bouclier tarifaire pour le secteur textile
L’étude souligne l’urgence de cette stabilisation réglementaire au regard de la fragilité des indicateurs sectoriels observés en 2025. Le secteur du textile et de l’habillement, qui emploie 150 000 personnes et génère 3 milliards de dinars de recettes nettes annuelles, a vu sa valeur ajoutée reculer de 2 % sur les neuf premiers mois de 2025.Tandis que les exportations s’inscrivaient en baisse de 1,8 %. Sans la ratification de cette convention avant l’échéance de la période transitoire au 31 décembre 2025, les produits tunisiens auraient subi de plein fouet un droit de douane de 12 % à l’entrée du marché européen dès le 1er janvier 2026. Cette protection tarifaire retrouvée est d’autant plus cruciale que des pays voisins, comme le Maroc, disposaient déjà d’un avantage compétitif grâce à des périodes de transition prolongées.
Vers une intégration économique approfondie
En conclusion de ses travaux, l’IACE insiste sur la portée multidimensionnelle de cette ratification qui dépasse la simple gestion des flux de marchandises. Outre la sécurisation des quotas spécifiques, notamment pour le denim, le nouveau cadre introduit des simplifications administratives renforcées et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’Union européenne. En adaptant ses instruments commerciaux aux réalités des chaînes de valeur globales, la Tunisie renforce sa résilience industrielle et pose les jalons d’une intégration économique plus profonde. Ce passage aux règles PEM révisées constitue, selon l’Institut, un levier fondamental pour préserver l’appareil productif national et soutenir la dynamique d’investissement dans un environnement euro-méditerranéen en pleine mutation.
Avis aux amateurs de bonnes affaires. Le ministère du Commerce et du Développement des Exportations annonce dans un communiqué le coup d’envoi officiel des soldes d’hiver 2026. Ils commenceront le jeudi 29 janvier et dureront 8 semaines. Huit semaines pour dénicher la perle rare… ou juste un pull moins cher que votre”café quotidien”!
Le ministère invite tous les commerçants à se joindre à la fête en proposant des réductions attractives et des prix adaptés au portefeuille des consommateurs, histoire de faire sourire vos comptes en banque. Une attention toute particulière est recommandée à l’approche du mois de Ramadan et de l’Aïd al-Fitr, moments où les envies de shopping s’allient à celles de gourmands.
Alors, prêts à profiter des bonnes affaires sans vider votre compte en banque ? Les soldes vous attendent!
L’avenir de la Tunisian Saudi Bank (TSB) et les moyens de garantir son développement durable ont été au centre d’une réunion tenue mercredi entre la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, et le président du Conseil d’administration sortant de la banque, Abderrahman Mohamed Ramzi Addas, dont le mandat arrive à son terme, ainsi que le président du Conseil d’administration désigné, Iheb Ben Youssef Lanjawi.
Les échanges ont porté sur la mise en place d’un plan de réforme intégré visant à renforcer les capacités de la banque et à accompagner son évolution, à travers l’amélioration de la gouvernance et la modernisation des mécanismes de gestion. L’objectif est de garantir une utilisation optimale des ressources, d’accroître l’efficacité opérationnelle et de consolider la confiance dans l’établissement, afin de lui permettre de s’aligner sur les priorités et les mutations économiques, dans l’intérêt commun de la Tunisie et de l’Arabie saoudite, selon un communiqué du ministère des Finances publié jeudi.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération financière et économique entre les deux pays. À cette occasion, la ministre des Finances a réaffirmé la volonté de son département de poursuivre la coordination avec la partie saoudienne et de travailler conjointement pour soutenir la TSB et accompagner sa réforme.
L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.
Mohamed Sadok Lejri *
Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.
Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.
Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.
Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d’actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.
Tebboune et la docilité de vassal
Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d’accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 «il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines».
Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l’italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧𝑑𝑒𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.»
Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France ; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc ; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.
L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.
Macron déshonore la France
Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : «Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.» Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : «Non, non, non, tu ne peux pas faire ça». Avant de répliquer : «Si, je peux le faire, et je le ferai». Et le président américain de continuer son imitation. «Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”».
L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !
Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.
La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !
La Présidence de la République a rendu hommage au lieutenant principal Marouene Kadri, tombé en martyr lors d’une opération antiterroriste à Kasserine, en le décormant à titre posthume.
Marouene Kadri s’est vu attribuer à titre posthume l’insigne de la loyauté et du sacrifice, selon le décret n°1 de l’année 2026, signé le 7 janvier et paru au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) ce jeudi 8 janvier 2026.
Pour rappel, le lieutenant Kadri est décédé le 3 janvier dernier des suites de graves blessures lors d’une intervention sécuritaire antiterroriste menée aux abords du marché hebdomadaire de Fériana dans le gouvernorat de Kasserine.
Cette opération anticipative a permis de déjouer une attaque et d’abattre un terroriste classé dangereux et d’en arrêter un autre.
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prononcer un non-lieu en faveur de l’homme d’affaires Slim Chiboub dans une affaire de trafic de drogues. Dans la même procédure, l’un de ses proches a en revanche été condamné à dix ans de prison. Cette décision intervient dans un contexte judiciaire toujours chargé pour l’ancien gendre de Ben Ali.
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a tranché dans l’affaire dite de trafic de drogues impliquant l’homme d’affaires Slim Chiboub. La juridiction a décidé de prononcer un non-lieu en sa faveur, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui dans ce dossier précis.
Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité une attention particulière en raison du profil de l’intéressé et de la nature grave des accusations initiales.
Une lourde condamnation pour un proche
Si Slim Chiboub a bénéficié d’un non-lieu, la Chambre criminelle n’a en revanche pas blanchi l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire. L’un de ses proches a été reconnu coupable et condamné à dix ans de prison.
Cette peine lourde confirme que le tribunal a retenu l’existence de faits pénalement établis dans le cadre de ce dossier, tout en estimant que les éléments réunis ne permettaient pas d’engager la responsabilité pénale directe de Slim Chiboub.
Les éléments du dossier montrent que l’instruction a distingué entre les différents niveaux d’implication des personnes poursuivies. Le non-lieu prononcé en faveur de Slim Chiboub signifie, sur le plan juridique, l’absence de charges suffisantes pour justifier son renvoi devant une juridiction de jugement dans cette affaire précise.
La condamnation prononcée contre son proche confirme, en revanche, que le réseau ou les faits poursuivis ont bien été considérés comme établis par la justice.
Une situation judiciaire toujours sensible
Il convient de rappeler que Slim Chiboub, gendre de l’ancien président de la République Zine El Abidine Ben Ali, reste sous le coup d’un mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire encore pendante devant la justice.
Autrement dit, le non-lieu prononcé dans ce dossier de trafic de drogues ne met pas fin à l’ensemble de ses démêlés judiciaires, plusieurs procédures distinctes restant en cours ou en attente de jugement.
La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l’industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d’une session d’information tenue le 8 janvier 2026, révélant un ensemble de mesures inédites dans un contexte économique fragilisé.
Cette loi de finances marque plusieurs tournants. Le plus spectaculaire: la Banque centrale accordera 11 milliards de dinars à l’État sur 15 ans, sans intérêts et avec 3 années de grâce. Ce financement direct couvrira l’intégralité du déficit budgétaire, soulevant des interrogations légitimes sur les risques inflationnistes.
Le texte autorise désormais les particuliers à ouvrir des comptes en devises, assouplissant ainsi la réglementation des changes malgré un contrôle strict maintenu par ailleurs. Les familles tunisiennes de l’étranger bénéficieront d’une franchise douanière pour l’importation de véhicules, sous conditions de revenus. L’interdiction des transactions en espèces disparaît, et un impôt sur la fortune fait son entrée dans le paysage fiscal.
Autre innovation controversée; des augmentations salariales inscrites directement dans la loi, contournant les négociations classiques entre l’UGTT, l’UTICA et les partenaires économiques. Les débats parlementaires ont été vifs sur les taux, finalement non précisés dans le texte final.
Croissance atone et comparaisons régionales défavorables
Les performances économiques déçoivent. Après une année 2024 catastrophique à 0,5% de croissance contre 1,2% annoncé, 2025 ne devrait atteindre que 2,4% au lieu des 3,2% espérés, avec un troisième trimestre à croissance nulle. Pour 2026, le gouvernement table sur 3,3%, un objectif que Louzir juge atteignable uniquement avec des réformes structurelles.
La comparaison régionale est cinglante. La Chine maintient 5%, la Libye oscille entre 12,3 et 16,1%, l’Algérie affiche 4 à 8% grâce à une diversification ambitieuse au-delà des hydrocarbures. Le Maroc devrait terminer entre 4 et 4,5% après révision. La Tunisie rejoint ainsi le peloton de queue avec les économies européennes stagnantes.
L’inflation recule mais reste préoccupante. Après un pic à 9% en 2023, elle est retombée à 7% en 2024 et devrait s’établir à 5,6% en 2025. Ces taux dépassent largement les standards régionaux: 1% en Chine, 2,4% en Europe, 1,8% en Algérie, 2% en Libye et au Maroc. L’injection monétaire de la Banque centrale pourrait-elle inverser cette tendance baissière? La question reste ouverte.
Dépendance énergétique critique
La vulnérabilité énergétique s’aggrave dangereusement. Le taux de dépendance est passé de 8,4% en 2010 à 41,8% en 2015, puis 64,3% en 2025. Cette situation expose la Tunisie aux fluctuations des cours mondiaux alors que les subventions pèsent lourdement sur les comptes publics.
La baisse du prix du baril a néanmoins permis d’économiser environ un milliard de dinars, expliquant en grande partie la réduction du déficit 2025. Le budget 2026 table sur un baril à 63,3 dollars, une hypothèse jugée optimiste par Louzir compte tenu des tensions géopolitiques. La Tunisie affiche désormais l’un des prix à la pompe les plus bas mondialement, posant la question d’un ajustement progressif.
Dérive structurelle des comptes publics
L’analyse historique depuis 2010 révèle un déséquilibre inquiétant: le déficit a explosé de 743% tandis que l’investissement n’a progressé que de 21%. Les recettes ont augmenté de 247% dans le même temps. Louzir pointe un problème structurel durable nécessitant des réformes profondes, bien au-delà d’un simple accident conjoncturel.
Pour 2026, le déficit dépassera 11 milliards de dinars, représentant plus de 25% du budget total de 79 milliards. Les remboursements de dette atteindront 23,2 milliards, la masse salariale 25 milliards. Ces deux postes absorbent l’essentiel des ressources disponibles. Louzir résume: “Les dépenses sont engagées dès le départ, les recettes restent à aller chercher”. La pression fiscale tunisienne rivalise désormais avec celle des pays de l’OCDE et dépasse de seize points celle des pays africains. Les recettes fiscales représentent 75% des dépenses totales, finançant essentiellement le fonctionnement courant de l’État.
L’impôt sur les sociétés non pétrolières a bondi de 113% en trois ans, passant de 2,8 milliards en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s’explique par un durcissement des contrôles et l’imposition de secteurs comme la banque à des taux élevés.
Pour 2026, les recettes fiscales sont prévues à 47,7 milliards de dinars. Hormis la contribution exceptionnelle de 4% et l’impôt sur la fortune, le texte n’alourdit pas véritablement la fiscalité.
La TVA non recouvrée
Louzir livre un calcul édifiant. Avec un PIB de 187-188 milliards et un PIB marchand estimé à 70%, soit 132 milliards, l’application d’un taux moyen de TVA de 15% devrait théoriquement générer près de 20 milliards. Or, les recettes réelles oscillent entre 11 et 12 milliards: 10,4 en 2023, 11,8 en 2024, 12,8 prévus en 2026.
Cette différence de 7 à 8 milliards constitue un manque à gagner colossal, imputable aux transactions en espèces, à l’économie informelle et à l’évasion fiscale. Un problème d’équité majeur: ceux qui échappent à la TVA profitent des services publics sans y contribuer, pénalisant les acteurs respectueux de leurs obligations.
Interrogations sur l’impôt sur la fortune
Le rendement réel de ce nouvel impôt reste une énigme, les statistiques n’étant pas disponibles. Les montants évoqués lors des débats parlementaires semblaient dérisoires. Louzir estime toutefois que la réalité pourrait différer une fois le dispositif appliqué. Le montant risque d’être plus important que prévu, potentiellement pénalisant pour les entreprises si cet impôt s’applique aux actions, au détriment de l’investissement, seul moteur de croissance.
Les recettes non fiscales bénéficient des dividendes de la Banque centrale: un milliard de dinars en 2025 et 2026, témoignant de sa rentabilité actuelle. Les dépenses de gestion, prévues à 2,9 milliards pour 2026, restent problématiques face à la vétusté des équipements et aux besoins d’entretien sous-budgétisés.
L’hypothèse de stabilité du dinar semble plausible au vu de son comportement récent. Reste à voir si ces multiples innovations permettront d’atteindre les objectifs annoncés dans un contexte marqué par des fragilités structurelles persistantes.
La loi de finances pour 2026 marque une inflexion notable de la politique fiscale, avec une dominante claire en faveur de la baisse de la pression fiscale. Mais aussi une montée en puissance de la fiscalité indirecte et une prolifération de mesures non fiscales. C’est le constat posé par Faez Choyakh, associé chez EY en charge de la fiscalité, qui a analysé, dans le cadre d’une journée d’information organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) le 8 janvier 2026, les principales dispositions du texte à partir de ses équilibres globaux jusqu’à ses mesures les plus techniques.
Sur les 47 mesures recensées, plus de la moitié vont dans le sens d’une diminution de la fiscalité. Dix-sept mesures prévoient toutefois une hausse. Tandis que la fiscalité indirecte s’impose nettement avec dix-neuf mesures, contre seulement sept relevant de la fiscalité directe. À cela s’ajoutent près de quarante-cinq mesures non fiscales, illustrant selon l’intervenant une multiplication des fonds spéciaux et des lignes de financement, sans que ces aspects ne soient détaillés.
Première mesure emblématique : l’exonération totale de l’avantage en nature lié au transport du personnel. Jusqu’ici, l’administration fiscale considérait ce transport comme imposable; sauf pour les entreprises implantées dans les zones de développement régional. À compter de 2026, le transport fourni par l’employeur ne sera plus intégré à l’assiette de l’impôt sur le revenu, ni soumis à retenue à la source, quelle que soit l’activité de l’entreprise ou sa localisation.
L’exonération couvre aussi bien le transport assuré par les moyens propres de l’employeur que le recours à des prestataires de transport collectif; ainsi que le financement d’abonnements nominatifs aux transports publics. En revanche, les primes versées en numéraire devraient rester exclues du dispositif, le texte visant explicitement des services et non des versements en espèces. Des incertitudes demeurent toutefois sur la portée exacte du terme utilisé dans la version arabe de la loi, notamment quant à l’inclusion ou non des cadres.
Cette avancée fiscale risque néanmoins de créer une distorsion avec le régime social. La législation en matière de cotisations sociales demeurant très restrictive sur l’exonération du transport du personnel. À partir de 2026, de nombreuses entreprises pourraient ainsi appliquer un traitement fiscal et social différent à un même avantage.
Dons et subventions : une ouverture aux particuliers sans comptabilité
Autre évolution notable, l’élargissement de la déductibilité des dons aux personnes physiques ne tenant pas de comptabilité, comme les salariés, les retraités ou les titulaires de revenus de capitaux mobiliers. Jusqu’à présent, seules les personnes physiques soumises au régime réel pouvaient déduire certains dons, intégralement ou dans la limite de 2 % du chiffre d’affaires brut.
Désormais, ces contribuables pourront déduire du revenu global imposable les dons effectués au profit de l’État, des collectivités locales, des établissements publics, de certaines structures communautaires et d’associations limitativement énumérées par la loi, notamment dans les domaines social, culturel et sportif. Les personnes tenant une comptabilité restent quant à elles soumises au régime antérieur, avec la distinction entre dons intégralement déductibles et dons plafonnés.
Contribution exceptionnelle des grandes entreprises : la pérennisation
La loi de finances 2026 consacre également la pérennisation d’une contribution directe de 4 % à la charge des banques, des compagnies d’assurance, des opérateurs de télécommunications et des concessionnaires automobiles. Jusqu’ici temporaire et reconduite par périodes, cette contribution devient permanente et s’ajoute à l’impôt sur les sociétés ainsi qu’à la contribution sociale de solidarité.
Du côté des personnes physiques, une mesure favorable concerne les retraités et bénéficiaires de rentes viagères. L’abattement applicable à ces revenus, actuellement fixé à 25 % dans la limite d’un plafond, sera relevé progressivement à 30 %, puis 40 %; avant d’atteindre 70 % à l’horizon 2029. Cette évolution se traduira par une augmentation nette des pensions servies, même si elle soulève, selon Faez Choyakh, une interrogation de principe sur la cohérence fiscale. Les cotisations ayant déjà été déduites durant la vie active.
Contribution sociale de solidarité : statu quo en 2026
Les taux réduits de la contribution sociale de solidarité, initialement temporaires, sont prorogés d’une année supplémentaire. Pour 2026, aucun changement n’est à prévoir, tant pour les personnes physiques que pour les personnes morales. Ce qui évite toute adaptation des systèmes de paie ou des logiciels fiscaux.
La loi introduit une version renforcée de l’impôt forfaitaire destiné aux petits commerçants et exploitants. Fixé à un niveau élevé, entre 4 000 et 5 000 dinars, ce forfait s’accompagne en contrepartie d’une exonération du contrôle fiscal pendant six ans. Toutefois, le dispositif est assorti de nombreuses limites, notamment en cas d’accroissement injustifié du patrimoine ou de dépassement d’un plafond de chiffre d’affaires.
L’application pratique de cette mesure apparaît incertaine. Et ce, en raison d’un texte jugé imprécis, notamment sur la définition des zones rurales ouvrant droit à un abattement. Ces zones d’ombre pourraient, selon l’intervenant, compromettre son effectivité.
Impôt sur la fortune : un champ d’application considérablement élargi
Enfin, la réforme la plus structurante concerne l’impôt sur la fortune. Alors qu’il était auparavant limité à l’immobilier au-delà d’un certain seuil; le nouvel impôt s’étend désormais à l’ensemble des biens meubles et immeubles détenus par le contribuable et ses enfants mineurs, qu’il soit résident ou non résident.
Si certaines exonérations sont prévues, comme l’habitation principale avec son mobilier, les biens affectés à l’exploitation professionnelle ou certains véhicules, l’assiette reste très large. Elle inclut notamment les titres financiers, les créances, les liquidités détenues en espèces, les actifs incorporels, les objets de valeur, ainsi que les cryptoactifs. À la lecture stricte du texte, peu d’échappatoires subsistent, ouvrant la voie à d’importantes questions d’interprétation et à de futurs débats d’application.
À travers ces mesures, la loi de finances 2026 dessine un paysage fiscal contrasté. Lequel mêle allègements ciblés, renforcement de certaines contributions et élargissement significatif de l’assiette de l’impôt sur la fortune, au prix d’une complexité accrue.
Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.
Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.
Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.
Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.
Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.
Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.
Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.