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Forum de networking à l’occasion du 34e anniversaire de la KOICA

04. April 2025 um 13:30

L’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) a célébré, ce jeudi 4 avril 2025, son 34ème anniversaire, en réunissant des leaders de la scène internationale et des acteurs clés de la coopération au développement; et ce, lors d’un forum de networking stratégique à l’hôtel Mövenpick Lac à Tunis.

Cet événement, qui s’est déroulé de 9h00 à 13h00, a renforcé la place de la Tunisie comme partenaire privilégié pour la KOICA en termes de transformation numérique et de développement durable de la région MENA.

Le forum visait à souligner l’importance d’une coopération bilatérale entre la Corée du Sud et la Tunisie profondément ancrée dans des enjeux globaux de gouvernance numérique, d’énergies renouvelables, d’agriculture intelligente et de réformes institutionnelles. La rencontre a permis de faire le point sur les progrès réalisés dans ces domaines et d’explorer des pistes concrètes pour les projets futurs.

L’ouverture a été marquée par le discours de Tae-won LEE, ambassadeur de la République de Corée en Tunisie, qui a souligné l’évolution exceptionnelle de la République de Corée, passant d’un rôle de bénéficiaire d’aide à celui de partenaire stratégique dans le cadre de la coopération internationale.

Dans son allocution, M. LEE a insisté sur le fait que « la coopération au développement est essentielle pour la sécurité et la prospérité de notre communauté mondiale », et que les partenariats doivent évoluer pour aboutir à une « prospérité partagée, une démarche qui dépasse les simples échanges financiers pour s’ancrer dans des engagements mutuellement bénéfiques ».

Pour sa part, Namsoon LEE, directrice pays de la KOICA en Tunisie, a dressé un bilan éloquent des programmes soutenus par la KOICA en Tunisie. Elle a mis en lumière les contributions décisives de l’agence dans des secteurs clés tels que l’e-gouvernement, les énergies renouvelables, la numérisation de l’administration publique et l’agriculture intelligente.

« Nos projets en Tunisie sont conçus pour répondre aux défis contemporains, de la modernisation des systèmes publics à la mise en œuvre de solutions durables qui placent les citoyens au cœur de l’action », a-t-elle affirmé.

Mme LEE a aussi rappelé que la coopération multilatérale, tels que le Programme de bourses KOICA (CIAT) et le Programme des Volontaires KOICA (WFK), continue d’être un levier puissant pour partager des connaissances et renforcer les capacités locales.

Thématiques du Forum : vers une coopération bilatérale plus inclusive et innovante

Le forum a offert un cadre d’échange riche et diversifié, avec des interventions concrètes qui ont mis en avant des réussites significatives dans la coopération entre la Corée et la Tunisie. Parmi les points saillants :

  • Réforme des achats publics et numérisation : Mohamed Hassan, responsable senior des Programmes au sein de la KOICA, a présenté le système d’E-Procurement comme un modèle d’optimisation des processus administratifs, améliorant la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des fonds publics.
  • Plateforme TUNEPS & Gouvernance Publique : Sonia Ben Salem, contrôleur général de la Commande Publique – présidente de l’unité TUNEPS, a présenté le succès de la plateforme TUNEPS en tant que pilier de la transformation numérique du secteur public tunisien, un projet majeur soutenu par KOICA.
  • Coopération multilatérale pour le développement durable : David Andrevon, représentant de l’OIT (Organisation internationale du travail), a détaillé les enjeux et résultats du projet IPTIC, fruit d’une collaboration exemplaire entre la KOICA et des partenaires internationaux.
  • Gestion de projets et financement KOICA : la session dirigée par Imen Sellami a expliqué le processus de soumission du Projet Concept Paper (PCP), une étape clé pour initier les projets financés par la KOICA, mettant en lumière le rôle de ce mécanisme dans la mise en œuvre de projets concrets en Tunisie.

Un Forum proactif pour une coopération renforcée et une durabilité partagée

Au-delà d’un simple événement commémoratif, ce forum a permis de jeter les bases d’une coopération plus résiliente et inclusive entre la Tunisie et la Corée. À travers des débats ouverts et des échanges d’idées innovantes, l’objectif était de co-créer des solutions qui répondent non seulement aux besoins immédiats mais aussi aux objectifs de développement durable à long terme (ODD) de la Tunisie.

L’exposition mise en place durant le forum a été un moment clé pour partager les projets en cours et promouvoir les initiatives de développement par des échanges interactifs entre les différentes parties prenantes. Les matériaux de communication, présentés par les institutions tunisiennes et les agences de coopération internationales, ont permis de valoriser les efforts collectifs et de souligner l’importance de la transparence et de la synergie dans l’avancement des projets de développement.

Clôture et perspectives

Le forum a été clôturé par Namsoon LEE, directrice pays du Bureau de la KOICA en Tunisie, qui a exprimé sa reconnaissance envers les participants et a réaffirmé l’engagement continu de la KOICA à soutenir la Tunisie dans ses objectifs de développement. « Nos efforts collectifs doivent se traduire par des résultats tangibles qui vont au-delà de l’assistance technique. La  KOICA est prête à intégrer vos priorités pour une coopération pérenne et fructueuse », a conclu Mme LEE.

À la suite de la séance de clôture, les participants ont continué leurs échanges lors d’un déjeuner informel, cultivant ainsi des liens durables et explorant de nouvelles voies pour une coopération future.

Depuis sa création, la KOICA a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’innovation numérique, de l’éducation, de la résilience économique et de la réforme du secteur public en Tunisie. À mesure que la coopération bilatérale entre la Corée et la Tunisie se renforce, la KOICA demeure pleinement engagée à contribuer à la croissance durable de la Tunisie, à travers des programmes de développement stratégiques et des partenariats inclusifs.

Avec communiqué

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L’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) a été fondée en 1991 par le ministère sud-coréen des Affaires étrangères en tant qu’organisme gouvernemental d’aide publique au développement (APD), visant à améliorer l’efficacité des programmes d’aide par subventions de la Corée du Sud pour les pays en développement, en mettant en œuvre des programmes de coopération technique et d’aide au développement.

Présente dans plusieurs pays, la KOICA offre une expérience riche et authentique du développement économique de la Corée.

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Au 26e Forum de Réalités sur le tourisme, des réflexions de haut niveau, des recommandations à prendre en considération

Le Forum international de Réalités organisé les 27, 28 et 29 novembre 2024 à Hammamet sur le thème « Défis et nouvelles tendances du secteur du tourisme en Méditerranée », s’est achevé après 3 journées de travaux marqués par un niveau d’échange et de réflexion particulièrement élevé. Les recommandations formulées ouvrent des perspectives prometteuses pour l’avenir et témoignent de la richesse des discussions.

Taïeb Zahar, président du Forum, a estimé à la cérémonie de clôture que « Les perspectives du changement climatique présentent un défi majeur pour le secteur du tourisme qui est confronté à des problèmes aigus en matière de consommation et de la gestion de l’eau et de l’énergie.  »

Il a également rappelé que les pays des deux rives de la Méditerranée ont une responsabilité particulière dans la préservation de l’environnement car pouvant impacter tout le bassin méditerranéen et accélérer le déclin du secteur touristique.

« Il n’échappe à personne que les pays méditerranéens ont besoin d’un plan complet de leurs actions futures et pour relever les défis qui se posent devant le secteur du tourisme et notamment la question du sur-tourisme« , a-t-il affirmé.

En conclusion, M. Zahar a émis le vœu que les responsables politiques tiennent compte des analyses, des propositions et des recommandations émanant du Forum.

Celui-ci a en effet arrêté un certain nombre de recommandations émises par les experts et les participants lors des différentes conférences, panels et ateliers organisés à l’occasion.

Le Forum international de Réalités s’est déroulé en partenariat avec IE Med et LECE.

De même qu’il a bénéficié du soutien du projet « Promotion du Tourisme Durable » mis en œuvre par le ministère du Tourisme avec l’appui de la GIZ et financé conjointement par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et par l’Union européenne dans le cadre du programme « Tounes Wijhetouna ».

RECOMMANDATIONS : 

1- Rationaliser la consommation dans le secteur touristique notamment de masse, préserver les ressources naturelles et opter pour les énergies renouvelables comme le photovoltaïque.

2- Prendre en considération l’impact sur la faune marine et terrestre des activités touristiques pour les mieux contrôler et ne pas nuire à la durabilité de l’offre touristique.

3- Engager une réflexion approfondie autour de tous les défis qui se présentent à l’activité touristique et trouver les solutions idoines pour les relever.

4- Diversifier l’offre touristique : culturelle, sportive, rurale, saharienne et gastronomique et exploiter toute la potentialité du pays.

5- Parachever le cahier des charges relatif à l’hébergement alternatif dans l’objectif de supprimer les obstacles devant l’investissement et pour mieux réguler ce créneau.

6- Faire évoluer le travail promotionnel en adoptant de nouvelles solutions et techniques de marketing comme le digital et l’intelligence artificielle.

7- Suivre les nouvelles tendances du marché en misant sur la veille stratégique afin de s’y adapter et d’être en mesure de répondre à toutes les attentes de la clientèle par des produits appropriés.

8- Réviser les lois existantes en intégrant les risques liés aux changements climatiques dans la planification urbaine et côtière.

9- Développer une stratégie pour mieux gérer les ressources côtières en tenant en compte des impacts climatiques.

10- Mobiliser des fonds et rechercher des financements publics et privés pour soutenir les projets d’adaptation côtière.

11- Promouvoir des labels récompensant les pratiques respectueuses de l’environnement dans l’industrie touristique.

12- Opter pour des infrastructures préservant l’environnement qui utilisent les énergies vertes et qui intègrent des systèmes de gestion des déchets et de l’eau usée.

13- Encourager l’utilisation des moyens de transport verts et durables pour réduire les émissions en CO2.

14- Valoriser les expériences authentiques mettant en avant la culture locale et soutenant l’économie des habitants.

15- Mettre en place des partenariats entre les pays des deux rives permettant de trouver des solutions conjointes et de préserver la Méditerranée de la pollution et de la détérioration de l’espace marin.

16- Lutter contre la saisonnalité en développant des activités hors saison estivale afin d’encourager les arrivées touristiques sur toute l’année et limiter l’impact du tourisme de masse pendant l’été.

17- Changer la vision envers le tourisme qui est réduit à la simple entrée de devises et exploiter l’énorme potentiel offert par la Tunisie.

18- Créer une chaîne de valeur touristique maghrébine en exploitant les différents facteurs de complémentarité.

19- Intégrer les activités et les actions dans une vision globale regroupant les ONG, l’administration, les DMO et les acteurs touristiques.

20- Adopter une méthodologie de travail claire.

21- Changer l’image de la Tunisie.

22- Miser sur le tourisme régénératif et l’économie circulaire pour une gestion plus efficace du tourisme.

23- Passer d’un tourisme de produit vers un tourisme favorisant l’expérience en intégrant tous les acteurs locaux.

24- Ne plus considérer le visiteur comme un touriste mais plutôt en tant qu’invité.

25- Verser une partie de la taxe hôtelière aux DMO pour qu’ils puissent pérenniser et développer leurs activités.

26- Segmenter le marché touristique selon les pays de provenance afin de créer des produits plus adaptés.

27- Améliorer l’accessibilité et la propreté de la destination.

28- Diversifier les ressources de financement des projets touristiques durables : associés, Private Equity, convertible bonds, crowdfunding, etc.

29 – Sectoriser la Tunisie selon les régions et créer une identité touristique pour chaque région.

30- Revaloriser les déchets comme le compostage des déchets organiques et la réduction de l’emballage à usage unique.

31- Travailler plus sur la gouvernance dans le secteur touristique.

32- Organiser un forum annuel « spécial tourisme ».

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Le tourisme dans la région méditerranéenne au cœur des débats du 26e Forum international de Réalités

Levier économique fondamental pour l’économie des pays du bassin méditerranéen, le tourisme n’en demeure pas moins soumis à de nombreuses mutations tant structurelles que conjoncturelles.

Pour débattre de cette thématique d’une importance primordiale, le 26e Forum de Réalités a choisi cette année de placer ce rendez-vous sous le thème « Défis et nouvelles tendances du secteur du tourisme en Méditerranée ».

Cet événement grandiose rassemblera, d’une part, des experts et hauts responsables gouvernementaux et, d’autre part, de nombreux acteurs phares du secteur aux côtés de représentants de structures professionnelles et de la société civile actifs dans l’écosystème global du tourisme.

Ce Forum se tiendra du 27 au 29 novembre 2024 à l’hôtel Alhambra Yasmine Hammamet, avec le soutien de LECE, l’Union européenne, IEMed et la GIZ.

« Ce Forum est une tradition de débats géopolitiques de haut niveau initié depuis plus de deux décennies par Réalités et se veut être ‘’la voix du sud’’, enregistrant à la fois des participants et intervenants européens et maghrébins de très haut niveau », déclare Taieb Zahar, président du Forum international de Réalités.

« Cette année, nous avons fait le choix exceptionnel de décliner la thématique sur le tourisme, conscients que nous sommes de la nécessité de repenser ce secteur-clé au vu des transformations qu’il traverse », ajoute-t-il également.

Trois journées de débats

La conférence inaugurale lors de la première journée se penchera sur les enjeux du tourisme en Méditerranée avec la participation de plusieurs intervenants qui traiteront des stratégies à mener pour gérer les excès et préserver l’avenir dans une démarche visant à réinventer le tourisme.

La deuxième journée sera marquée par les allocutions des invités officiels, nationaux mais également internationaux, dont les partenaires du Forum. S’en suivra le bilan et les perspectives de la coopération tuniso-européenne et intramaghrébine dans le secteur du tourisme avec la participation de plusieurs experts.

Les perspectives d’un tourisme durable dans l’espace méditerranéen seront ensuite au cœur du débat qui abordera la question du nouveau modèle de développement dans l’espace méditerranéen pour un tourisme durable et responsable.

La journée d’achèvera par une dernière séance qui traitera des nouvelles tendances du tourisme dans l’espace méditerranéen.

La troisième journée du Forum de Réalités sera tout aussi riche en échanges de hauts niveaux puisqu’elle débutera par une réflexion approfondie sur la diversification des destinations et le développement des territoires abordés sous l’intitulé : « Au-delà du tourisme balnéaire, tourisme rural, culturel, gastronomique et de santé ».

S’en suivra une grande discussion intitulée : « Réinventer le tourisme par le numérique ». Les panélistes et experts participants aborderont le rôle des startups dans le domaine du tourisme climato-intelligent dans la Méditerranée.

Les défis du changement climatique et la nécessaire adaptation du secteur touristique en Méditerranée constituera le sujet de clôture du Forum qui s’achèvera par la présentation des différentes recommandations arrêtées au cours des 3 journées.

(d’après communiqué)

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L’appel du Forum mondial de la Mer de Bizerte pour un tourisme éco-responsable


Pour sauver la Méditerranée de la pollution, le Forum mondial de la Mer réuni à Bizerte a, entre autres, appelé les acteurs touristiques à adopter une approche éco-responsable dans le développement de leur secteur et leurs activités.

Le danger du réchauffement climatique est imminent pour la mer méditerranéenne nécessitant des  actions urgentes afin de sauver le bassin méditerranéen et la vie de plus de 500 millions de personnes habitant sur les deux rives, sud et nord.

La 7ème édition du Forum mondial de la Mer qui s’est réunie le 13 septembre 2024 à Bizerte s’est donnée pour mission d’élaborer un agenda d’urgence, ambitieux et pragmatique, pour « Sauver la Méditerranée ».

Plus de soixante-dix experts représentant une dizaine de pays méditerranéens et des responsables de la Commission européenne ont été au rendez-vous. Après une laborieuse journée de travail en débats et en échanges, ils ont établi une liste de recommandations qui sera adressée aux organisateurs de la Conférence Océan des Nations Unies(UNOC3), qui se tiendra à Nice, en juin 2025.

Sauver la Méditerranée

Rym Benzina, présidente de la Saison bleue et directrice du Forum de la Mer de Bizerte, a déclaré à cette occasion que cette année, les participants ont choisi de relier les deux rives parce que l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur l’océan aura lieu à Nice en 2025.L’événement a été donc l’occasion pour exposer les recommandations à adresser à l’UNOC3.

Baptisée « De Bizerte à Nice, un chemin pour restaurer la Méditerranée », cette édition a été consacrée à la conception de solutions pour la Méditerranée qui subit les conséquences du changement climatique.

Les experts invités ont ainsi exposé leur vision par rapport à la biodiversité et ont apporté leurs solutions pour lutter contre la pollution. Ils ont également mis en exergue l’importance de la science pour l’océan et le sujet de l’économie bleue durable.

Ils ont proposé, entre autres, des idées autour du tourisme, de la pêche, du transport maritime, etc.

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Construire des ponts avec l’Europe

« Nous portons aujourd’hui nos recommandations à l’UNOC3  pour dire que sur la rive sud, les choses ne sont pas pareilles. Nous subissons les conséquences du réchauffement climatique et son impact sur la Méditerranée alors que nous ne sommes pas les acteurs. Nous essayons de porter notre voix et de construire des ponts avec l’Europe pour avoir des financements par ce que les actions pour restaurer les écosystèmes sont coûteuses », a-t-elle indiqué.

Tourisme éco-responsable

Outre les actions de protection de la biodiversité proposées, les panelistes ont appelé à travailler sur le changement des mentalités et la sensibilisation du citoyen. « Nous pourrons aller, par exemple, dans des solutions comme le repérage des ressources des déchets plastiques. De cette façon, nous pourrons collaborer avec les pays voisins afin de s’immuniser contre ce fléau », a proposé la présidente de la Saison bleue.

Quant au secteur du tourisme, il est important de travailler sur les mentalités et le changement des habitudes vers un comportement éco-responsable.

Elle a proposé, à titre d’exemple, de ne pas consommer les poissons hors de la période de la pêche de chaque espèce et de mettre en place des systèmes de contrôle d’eau et d’énergie dans les établissements hôteliers afin d’arrêter le gaspillage et de rationaliser la consommation.

Un programme de 1 milliard d’euros

Pascal Lamy, président du Forum de la Mer de Bizerte, a de son côté souligné l’importance d’aborder la question de la pollution de la Méditerranée par les deux rives et d’impliquer le Forum de la mer de Bizerte dans le programme de régénération des écosystèmes marins, Starfish. Celui-ci se déroule du 2020 à 2030 avec une enveloppe totale d’un milliard d’euros dont l’essentiel va à des programmes de recherche et d’innovation.

« L’objectif est de régénérer l’hydrosphère européenne d’ici 2030 en traitant le problème de la pollution en Méditerranée », a-t-il expliqué.

Les intervenants ont aussi conclu que la tropicalisation de la Méditerranée résultant du changement climatique accentue l’urgence de dépasser la fragmentation actuelle de la gouvernance océanique.

Cela nécessite d’initier un processus de maïeutique pour que naissent dans les prochains mois des engagements forts pour l’océan et pour la Méditerranée. Ils ont appelé donc à initier des projets pragmatiques et efficaces mobilisant à la fois les autorités locales, les villes, le secteur privé et celui académique, les gouvernements et les communautés pour avancer vers des solutions concrètes pour la sauvegarde de la biodiversité et la restauration des écosystèmes.

Ils ont également considéré que la mobilisation des connaissances scientifiques et le renforcement des éducations sur les enjeux maritimes seront des piliers cruciaux permettant de transformer la Méditerranée en une université ouverte et en un espace d’engagement.

En matière de connaissances numériques et de gestion des données, le partage et la collecte des données  vont offrir aussi des outils précieux pour une meilleure compréhension et une action plus coordonnée face aux défis environnementaux et socioéconomiques.

KC

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